Macron - Trump : les meilleurs amis du monde ? - C à Vous - 23/04/2018
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:08PrésentateurFait
« We have a very special relationship because both of us are probably the maverick of the systems. »
- 8:30PrésentateurFait
« If you follow the pulse, you never reform. You never fix the situation. Because you're always obsessed by following where people want to go. »
- 8:41PrésentateurFait
« I'm here to serve my people in my country and make it great again. That's somebody I know very well could say. »
- 12:10Locuteur non identifiéFait
« entre nos deux pays et nous-mêmes, je dois le dire, est inébranlable. »
- 12:20Locuteur non identifiéFait
« Nous avons une excellente relation, en fait, une amitié. »
- 12:26Locuteur non identifiéFait
« Vous avez un très bon dirigeant, un très bon président. »
- 13:38PrésentateurFait
« We were sitting together and we had this shake hand and it was to say now we will work together. »
Temps de parole
- Invité44 %
- Invité 226 %
- Invité 37 %
- Présentateur7 %
- Invité 45 %
- Locuteur 44 %
- Locuteur non identifié3 %
≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Un ami, un gars super. Voilà en quel terme Donald Trump parle du président Macron qu'il reçoit à partir de ce soir et pour trois jours pour une visite d'État. De son côté, Emmanuel Macron évoque une relation personnelle très forte avec le président américain. Relation nouée, souvenez-vous, à Paris en juillet dernier. Il sort le président américain qui salue Emmanuel Macron. C'est une poignée de main très cordiale, Thierry. Poignée de main cordiale, chaleureuse. Pas surprenante que lorsqu'on les a vus tous les deux au G20, où ils ont multiplié ce type de gestes et d'échanges. Et la bise à Brégille. La bise, des accolades, des poignées de main chaleureuses.
Résultat, toute la presse outre-Atlantique ne parle plus que de la bromance, l'amitié virile qui unirait les deux hommes. Macron, Trump, les meilleurs amis du monde, on en parle avec notre premier invité, l'historien spécialiste des États-Unis, François Durper. Bonsoir. Bonjour. Bonsoir François Durper. Bonsoir. Ben voilà, Nélisabeth vient enjouiller le mot juste. Vous le trouvez dans les magazines féminins aussi. La bromance. Évidemment, c'est cela. Voici donc dans quelques heures les retrouvailles du couple d'amis le plus baroque ou le plus mal assorti qui soit. L'héritier, entrepreneur, jouisseur, mal élevé, mal embouché, mais doté d'un incroyable flair politique.
Il a fait triompher contre tous les pronostics face à un produit de la méritocratie à la française, devenu à même pas 35 ans conseiller des puissants et banquier d'affaires, mais doté d'un incroyable flair politique. Il a fait triompher, etc. Voilà sans doute un point, le point qui les rapproche, la posture anti-système, tout au moins au départ, celle qui les a fait gagner l'un et l'autre. D'où cette visite d'État, la première depuis que Trump a accédé à la Maison-Blanche. Et ce n'est pas rien, une visite d'État, ça obéit à un protocole, un cérémonial très sophistiqué, ce qu'on appelle familièrement mettre des petits plats dans les grands.
Et ce que la Maison-Blanche a parfaitement illustré il y a deux heures avec la mise en ligne de cette vidéo sur le compte de Mélania Trump intitulé « Des mois de préparatifs ». Regardez, un rappot français américain qui s'enlace devant la Maison-Blanche. Ça vous plaît, Pierre ? Oui, ça me plaît bien. Oui, le rôle de Mélania, ce n'est pas juste parce que c'est la femme qui est au fourneau, c'est que c'est un rôle qui est codifié. C'est la première dame et la première dame, c'est l'hôtesse de la Maison-Blanche. Tous les autres rôles sont venus se rajouter, Léonard Roosevelt, mais à l'origine, c'est vraiment l'hôtesse de la Maison-Blanche. C'est une sorte de chef du protocole.
Oui, par exemple, Léonard Roosevelt faisait des plans de table pour faire passer l'idée des droits civiques auprès de son mari Roosevelt. Donc elle plaçait des militants des droits civiques aux côtés des principaux conseillers de son président. Alors au passage, on peut se demander pourquoi pas de visite d'État chez Trump depuis un an et demi ? On a dit qu'il n'était pas encore au point pour se prêter à l'ensemble des obligations de visite d'État, que c'était un cérémonial tellement lourd que… Et puis c'est un message aussi politique. On sait que sa campagne, il l'a faite sur le thème « Amérique d'abord ». Donc le fait de ne pas recevoir…
C'est vrai qu'Obama, par exemple, avait reçu assez rapidement le premier ministre indien, visite d'État. Donc là, c'est un double… Pour Emmanuel Macron, ça veut dire que c'est la visite d'État et la première visite d'État depuis 15 mois. Et chez les Européens, il est préféré à Theresa May, qui lui avait pourtant offert une visite d'État à Trump, mais ça avait été très critiqué dans son pays. Et au détriment d'Angela Merkel, avec qui les relations ne sont pas fameuses. Oui, c'est une relation aussi d'opportunité. C'est le seul ami possible en Europe. Alors, c'est vrai que ce que vous avez dit, la presse américaine le résume d'un mot « unlikely friendship ».
Ça veut dire une amitié totalement improbable. Mais il y en a eu d'autres. Mitterrand-Reagan, c'était quand même pas gagné d'avance. Quand Reagan a vu arriver quatre ministres communistes au gouvernement, il s'est dit « ça ne va pas être mon meilleur ami ». Les traits, Mitterrand-Reagan, c'était Hollywood, ce n'était pas du tout le même univers. Et ils se sont très bien entendus. Donc, ça veut dire qu'il peut y avoir une entente. La date peut-être du 14 juillet dernier, en tout cas à Fox News hier, Emmanuel Macron. Mais l'important, ce n'est pas que cette amitié soit sincère ou pas. La presse américaine dit « est-ce qu'il est vraiment sincère, ce Macron ?
» Mais c'est surtout de savoir si cette amitié est efficace. Et pour le moment, un an après la fameuse poignée de main bruxelloise, c'est plutôt inefficace. Puisque sur le climat, par exemple, Emmanuel Macron, il a beau passer un coup de fil, deux coups de fil, trois coups de fil, s'il a voulu sortir de l'accord de Paris, Donald Trump, il a réussi. On va venir au fond. Il y a cette proximité de parcours qu'on a résumé il y a un instant, cette proximité de caractère aussi. Et pour ça, Emmanuel Macron, dans son interview à Fox News diffusée cette nuit, a utilisé un terme de « western ». Regardez, écoutez.
We have a very special relationship because both of us are probably the maverick of the systems. I think President Trump's election was unexpected in your country and probably my election was unexpected in my country. I think we have a very strong personal relation based on the different meetings we had and especially the visits that your president gave to my country for Bastille Day in 2017.
Maverick, on l'a traduit par anti-conformiste, mais c'est un rebelle, c'est un homme qui s'affranchit des codes. Et c'est un vrai terme américain parce qu'il vient d'un éleveur texan qui s'appelait Samuel Maverick, qui est un cow-boy à la tête dure et qui a laissé son nom à ce caractère. Oui, et ça désigne les personnes qui sont vraiment hors système. C'est-à-dire que c'est une manière de dire, c'est quand même particulier, deux personnalités qui deviennent présidents qui n'ont jamais été élues. C'est rare déjà dans un pays, deux qui arrivent en même temps, par exemple aux États-Unis, depuis Eisenhower, aucun président n'avait jamais été élu. C'est la première fois.
En France, ce n'est jamais arrivé. Mais il y a aussi le comportement par rapport au système. Il l'a dit à Fox News hier soir, c'est aussi le fait d'être hors parti. Bon, évidemment, Emmanuel Macron, c'est un mouvement, ce n'est pas un parti. Et puis Donald Trump, il a bien un parti, mais avec lequel il a tellement de relations conflictuelles qu'on peut les associer l'un et l'autre. Le choix de Fox News, plein d'œil évident à Donald Trump. Il ne faut pas le surinterpréter parce qu'en fait, il a fait tous les autres médias américains, Emmanuel Macron. Donc il restait Fox News. L'intelligence, c'est de n'avoir pas refusé, d'avoir pas boudé.
Et finalement, juste avant la visite d'État, le fait de faire Fox News, la chaîne que Donald Trump regarde, la chaîne conservatrice, c'est plutôt très bien vu. Finalement, quand il arrive aux États-Unis, la plupart des Américains connaissent le président français, ce qui est quand même plutôt rare, y compris l'électorat conservateur. Alors il a fait aussi ce qui est très intéressant dans cette interview de Fox News, c'est qu'on connaît maintenant le Macron américain, le Macron qui parle en anglais. C'est-à-dire que ce n'est pas le même, ce n'est pas celui qui dit ça et puis ça, vous savez, et en même temps, il n'y a pas de M en même temps. Et l'anglais, il n'y a pas de M en même temps.
En anglais, c'est droit au but. Ça ne se dit pas beaucoup. C'est droit au but. L'anglais, c'est... Poutine, on lui demande... Non, Poutine, il faut s'en méfier. Il le dit directement en anglais. Vous allez revenir sur les réformes en France ? No chance, avec ce regard carnassier. Donc c'est du VO américain, non sous-titré pour les syndicalistes français. On va voir un autre extrait tout de suite. Un mot quand même pour dire que c'est la partie journalistique de Fox News, la moins idéologique. Bien sûr. Il y a une partie, celle que Trump, dont Trump est fan, qui regarde tous les matins, etc., qui tient parfois davantage du divertissement, du commentaire à outrance, etc.
Là, Wallace, en l'occurrence, c'est un journaliste assez respecté. Respecté, qui avait été... Alors, il est connu pour sa pass-down avec Bill Clinton. Absolument. Mais surtout, ils sont venus à Paris, à l'Élysée, ce qui montre l'intérêt de ce président français pour la presse américaine. C'est quand même, là aussi, plutôt rare. Et encore, l'intérêt, c'est ça va arriver où, là ? Est-ce que c'est simplement de l'agitation ou est-ce qu'on va avoir de bonnes nouvelles ? Clin d'œil, évidemment, absolument explicite de Macron à Trump, sa reprise d'une formule fétiche quand on demande au président français de justifier sa politique.
If you follow the pulse, you never reform. You never fix the situation. Because you're always obsessed by following where people want to go. I'm here to serve my people in my country and make it great again. That's somebody I know very well could say. But that's it. That's the whole story. And making great again means delivering good results, having more unity for the country, and being fair with the people.
Bon, alors ça, il l'avait préparé, évidemment. Oui, deuxième hommage au slogan de Donald Trump. Vous vous rappelez le « Make the planet great again », premier hommage à Donald Trump. Et il avait dit que c'est le président Donald Trump qui a... Donc il avait cité le président. Il y a tout dans ça. Il y a l'autocitation aussi, parce qu'après la rupture de Trump de l'accord sur le climat, on se souvient de l'allocution qu'avait faite Emmanuel Macron en anglais pour reprendre le slogan, détourner le slogan de Trump, pour le critiquer, absolument. Mais complètement. Et donc ça veut dire, je reprends son slogan, donc je me pose en m'opposant à lui.
En même temps, je dis l'inverse, mais tout en lui rendant au mal. C'est vraiment tout le symbole de cette relation qui se résume dans cette poignée de main. Il y a une fois une poignée de main qui écrase l'autre, c'est-à-dire que c'est le rapport de force absolu, mais en même temps qui dure, qui dure, qui dure. Donc elle est chaleureuse, elle est aussi dans le rapport de force. Mais à la fois, c'est un bras de fer. C'est les deux. On va y revenir avec Pierre dans un instant. C'est sans doute le résumé de ce qui va se passer. On va y revenir. Alors sur le fond, ce soir, il y a le dîner, on va reparler à Washington.
Et puis ensuite, on va rentrer dans le dur des discussions diplomatiques et des divergences qui sont quand même gigantesques entre la France et les États-Unis. Quelques dossiers clés, il faut les énumérer, François Durper. Le premier le plus sensible, sans doute, et là où la France a le plus d'intérêt, on n'en parle pas souvent, c'est l'accord sur le nucléaire iranien. C'est un enjeu diplomatique, c'est aussi un enjeu économique parce qu'il y a un énorme contrat de total de plusieurs milliards d'euros qui dépend du maintien de cet accord que Trump veut déchirer. Donc là, c'est les intérêts français. Il l'a dit d'ailleurs à Fox News, il a dit nous défendons nos intérêts.
Donc là, c'était très américain dans sa manière d'exposer les faits. Et là, évidemment, ça va être le juge de paix. Si le 12 mai, Donald Trump dit cet accord s'est terminé, ça veut dire que cette amitié, elle est totalement inefficace. Il n'aura pas réussi à faire bouger le président américain. C'est les intérêts de la France, c'est les intérêts de l'Europe, c'est les intérêts du monde. C'est le juge de paix parce qu'il y a des causes perdues. Le climat, c'est une cause perdue. Puis des causes gagnées, la lutte contre le terrorisme, on sait qu'on s'entend très bien. La guerre en Syrie, ils se sont appelés sept fois en une semaine. Donc c'est vraiment l'Iran.
Et puis le deuxième dossier, évidemment, la guerre commerciale ou pas avec l'Europe, ça sera vraiment ça, le menu des discussions. Sur l'Iran, la marge est quand même étroite. Il y a un conseiller à la sécurité nationale qui s'appelle Bolton, John Bolton, qui a été nommé il y a quelques semaines et qui est le faucon des faucons des faucons en quelque sorte. C'est-à-dire que quand vous dites les faucons, vous pensez qu'il y a des colombes, sauf que la particularité du cabinet de Donald Trump, c'est qu'il n'y a plus de colombes. C'est-à-dire que c'est le parti de la guerre qui est complètement autour de lui.
Et ça veut dire que sur cette question iranienne, il va y avoir un texte préparé par l'Europe qui va être donné aux Américains. Entre les électeurs, vous savez, il a beaucoup parlé de cet accord iranien pendant la campagne. Si Donald Trump doit choisir entre ses électeurs et l'Europe et cet accord iranien, il choisira ses électeurs. Alors on va entendre Trump qui n'est pas en reste, lui, pour parler de son jeune ami. Trump qui aime être flatté. Je pense qu'Emmanuel Macron l'a bien compris. C'est comme ça, c'est l'un des ressorts de la relation. Et donc qui le rend bien. On voit cette séquence. L'amitié
entre nos deux pays et nous-mêmes, je dois le dire, est inébranlable.
Nous avons une excellente relation,
en fait, une amitié.
Vous avez un très bon dirigeant,
un très bon président. Vous avez un président qui a du cran.
Et voilà.
Amical quand même, Donald Trump. Cette fameuse poignée de main, vous l'avez vu tout à l'heure, on y revient. On y revient. C'était un mois après l'élection d'Emmanuel Macron. Ils s'étaient retrouvés l'un et l'autre pour un sommet de l'OTAN à Bruxelles. Une poignée de main féroce, avait écrit le Washington Post. Le New York Times avait vu les jointures du président américain blanchir. Lui qui aurait même essayé de retirer sa main. Souvenez-vous.
Eh oui,
il a essayé de la retirer. On devrait la repasser au ralenti presque. Oh oui, il voit bien Donald Trump essayer de mettre un terme à la poignée de main. Voilà. Mais hier, justement, donc interviewé toujours par Fox News, la chaîne très Trumpice quand même, même si là, il y avait un journaliste qui est reconnu. Emmanuel Macron a commenté cette poignée de main bras de fer.
We were sitting together and we had this shake hand and it was to say now we will work together. Normally, it's a specialist to take you with. So I was very, I mean, seeing Prime Minister Abbé and some of the different victims, I resisted. But in fact, I mean, it was a very natural moment. I have to say and a very friendly moment.
Un moment très naturel mais qu'Emmanuel Macron avait un peu révisé parce qu'il avait regardé justement et on va faire avec lui. C'est ça qui explique cette poignée de main. Et puis quelques autres, quelques autres avant, comme par exemple l'Australien qui avait eu du mal à retirer sa main. Et puis quelques autres qui ont défilé et on va arriver bien sûr. Les victimes. Les victimes, comme disait Emmanuel Macron hier. Et on arrive A à B, sa main s'en souvient encore, disent les Japonais. Non mais c'est, la tête est extraordinaire quand même. Et c'est ça qui explique, enfin, tout part, ça s'est à l'air de passer vraiment par l'année.
Tout part de cette poignée de main parce qu'il l'a dit, il l'a préparée. Après il dit juste c'est naturel et c'est pas naturel puisqu'il l'a préparée. Il y a toutes ces poignées de main et puis il y a aussi celle qui n'a pas eu de poignée de main. C'est-à-dire Angela Merkel, celle qui se tourne vers Donald Trump qui n'a même pas un regard, qui n'a pas une poignée de main, qui n'a que l'indifférence de Donald Trump. Donc c'est cette espèce d'alliance entre les deux hommes, c'est aussi l'absence d'accord avec les autres. Et en particulier même en Angleterre.
Puisqu'on est dans le symbole, le couple Macron sera reçu ce soir pour un dîner intime par le président Trump à la Monde Vernon House. Ce lieu donc hautement symbolique s'il en est puisque c'est l'ancienne résidence de George Washington, premier président des États-Unis qui a reçu là-bas le marquis de Lafayette qui lui fera cadeau de l'imposante clé de la prison de la Bastille. Elle y est toujours, elle est accrochée derrière la porte. Et c'est ici aussi que George W. Bush avait déjà reçu Nicolas Sarkozy en 2007.
Le Mont Vernon au sud de la capitale américaine, c'est le lieu de l'ancienne résidence de George Washington. Suite et fin d'un voyage tout en symbole après un déjeuner consacré à l'examen des dossiers internationaux.
Alors on en parlait tout à l'heure après le dîner à la tour Eiffel. Il y a un an, vous pensez que Trump veut aussi en mettre plein la vue si je puis dire, en l'occurrence sur le fleuve Potomac au président Macron. Le choix de ce lieu est important ?
Oui, alors à chaque président français son père fondateur. François Hollande c'était Thomas Jefferson. Thomas Jefferson c'était l'ambassadeur des Etats-Unis en France. Le premier, là c'est George Washington. C'est une résidence importante parce que George Washington à l'époque Washington n'est pas la capitale. C'est les Philatélphies. On est à 20 km de Washington. Là c'est à 20 km de Washington mais la capitale n'existait pas à l'époque. Donc c'était vraiment sa résidence de premier président. Ce qui est important c'est que c'est une manière de dire on s'entend bien mais nos pays s'entendent encore mieux et c'est simplement les premiers alliés au-delà de cette relation personnelle.
Le marquis de Lafayette, Ruchambeau, ça fait de nous les premiers alliés. Ça c'est une vérité historique. Les Etats-Unis sont nés au traité de Paris en 1783 de la volonté en partie de la France. Donc ce qui est nouveau cette année c'est que nous sommes les premiers alliés mais nous sommes aussi les alliés les plus proches. C'est-à-dire la France reste la France aux côtés des Etats-Unis mais en plus la France est l'Angleterre.
C'est-à-dire premier et plus proche allié des Etats-Unis parce qu'évidemment Theresa May n'est pas là l'entente mais au-delà de Theresa May c'est David Cameron c'est le traumatiste d'août 2013 quand les Américains se retrouvent lâchés par les Anglais par le Parlement anglais. Et là les Américains se disent mais on a un autre pays la France où le Parlement est faible où l'armée est forte exactement l'inverse de l'Angleterre.
Et là on a un allié un peu plus fiable et c'est le début finalement Trump-Macron il faut peut-être prendre un tout petit peu de recul Macron bénéficie aussi du travail des deux derniers présidents déchirures de Chirac 2003 vous vous en souvenez de cette relation très très affectée par l'intervention en Irak mais ensuite quand même deux présidents qui retissent les liens entre nos deux pays. visite d'État qui a démarré ce soir qui va durer trois jours et qu'on n'a pas fini de commenter merci François Durper vous restez avec nous. merci François Durper