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Discours / meetingyoutube.com· 5 avril 2022 16 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleEnvironnement & énergieÉducation & rechercheInstitutions & élections

Anne Hidalgo - Discours

Source d'origine 1 locuteur

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Attaque 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:51PrésentateurPromesse
    « Eh bien, elle propose une augmentation du SMIC de 200 euros net par mois. »
  • 6:50PrésentateurChiffre
    « C'est 4 milliards d'euros qui rentreront dans les caisses de l'État »
  • 5:15PrésentateurChiffre
    « puisse obtenir une bourse de 5 000 euros. »
  • 12:51PrésentateurChiffre
    « que l'AAH à taux plein, qui est actuellement à 903 euros, »

Temps de parole

  • Présentateur99 %

0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:15
Présentateur

Bonjour à tous, vraiment vous saluer tous et tous, parce que j'ai pu saluer celles et ceux qui étaient au premier rang, mais je n'ai pas pu aller vous saluer chacun individuellement. Je souhaitais vraiment le faire au démarrage de cette intervention, vraiment de remercier les associations et les partenaires qui ont organisé ce temps d'échange et de rencontre. Je pense que dans le cadre d'une élection présidentielle qui est vraiment très importante, c'est bien qu'il y ait des temps d'échange, de débats et de discussions pour que chacun puisse se faire son point de vue très simplement sur les différentes candidatures et sur les différents projets.

Si je suis là aujourd'hui, c'est pour représenter la candidature d'Amir Algo, que nous voyons ici en photo avec son affiche de campagne et son slogan, « Ensemble, changeons d'avenir ». Je crois que ce slogan, il dit beaucoup. Je dis beaucoup parce que dans neuf jours, vous le savez maintenant, la France a rendez-vous avec son destin. Ça veut dire quoi qu'elle a rendez-vous avec son destin ? Ça veut dire que nous allons avoir l'occasion, toutes et toutes, chacune et chacun, de se dire finalement dans quelle France voulons-nous, qu'est-ce que nous attendons, qu'est-ce que nous voulons, quelle politique nous voulons voir conduite dans notre pays.

Est-ce que nous voulons d'une France où les inégalités ne cessent de progresser ? Est-ce que nous voulons d'une France où l'écologie n'est qu'une variable d'ajustement ? Est-ce que nous voulons d'une France du chacun pour soi ? Est-ce que nous voulons d'une France de l'indifférence ? Ou alors, au contraire, est-ce que nous voulons d'une France plus juste ? Est-ce que nous voulons d'une France plus forte ?

2:02
Locuteur

Est-ce que nous voulons d'une France plus solidaire ?

2:06
Présentateur

Est-ce que nous voulons d'une France plus écologiste ? Et est-ce que nous voulons d'une France plus démocratique ? Cette France-là, c'est celle que je porte et que je représente à travers celle que porte notre candidate, Ami Dalgo. Alors, Ami Dalgo, je ne sais pas si vous la connaissez, Ami Dalgo, c'est une femme engagée, c'est une femme qui a été élue,

2:29
Locuteur

il faut que j'aille moins vite, c'est ça ?

2:32
Présentateur

Oui, excusez-moi, je vais peut-être un peu plus. Ami Dalgo est une femme engagée, c'est une femme qui a été élue et réélue maire de Paris, Paris, donc notre capitale. C'est une femme qui est la seule candidate de gauche à avoir l'expérience de la gouvernance. Yannick Jadot est députée européenne, Fabien Roussel est députée. Ami Dalgo, elle a mis les mains dans le corps du livre, dans sa ville, pour métamorphoser sa ville, pour transformer sa ville avec les habitants. Et puis, Ami Dalgo, c'est une candidate qui a fait preuve, qui a démontré sa capacité à marier les enjeux sociaux avec les enjeux écologiques, tout en prenant en compte cette dimension démocratique.

Aujourd'hui, notre pays, la France, est traversée par beaucoup de crises. Crises économiques, crises sociales, crises écologiques, crises démocratiques. Face à ces crises, face à ces urgences, Ami Dalgo propose des solutions concrètes, des solutions fortes et des solutions justes. Face à la crise sociale, d'abord. Eh bien, elle propose une augmentation du SMIC de 200 euros net par mois. Elle propose également que nous mettions enfin en place l'égalité salariale entre les femmes et les hommes sur le prochain quinquennat, c'est-à-dire entre 2022 et 2027. L'objectif, c'est qu'à la fin du quinquennat, ne gagnez plus cette inégalité qui est vraiment insupportable au 21e siècle.

Et puis, elle a aussi un message à destination des jeunes. Vous le savez, le quinquennat d'Emmanuel Macron s'est ouvert sur la baisse des APL de 5 euros. Et le quinquennat d'Emmanuel Macron se termine avec, vous l'avez vu, pendant la pandémie, l'augmentation des fils dans les banques alimentaires et où on comptait beaucoup, beaucoup, beaucoup de jeunes. Et c'est ce gouvernement, celui d'Emmanuel Macron, qui s'est opposé à mettre en place un LSA jeune qui aurait permis à chacune et à chacun de traverser, entre guillemets, plus confortablement cette séquence. Donc, Anne Hidalgo a fait de la jeunesse un axe fort de son programme.

D'abord, en proposant la mise en place d'un revenu minimum jeunesse de 564 euros par mois. Ensuite, en proposant que chaque jeune de 18 ans, quelle que soit son origine, quelle que soit sa condition sociale, puisse obtenir une bourse de 5 000 euros. 5 000 euros, 5 000 euros, ça n'est pas pour faire je ne sais quel loisir, c'est pour mener un projet qui lui tient à cœur. Peut-être que nous avons des jeunes qui ont besoin de financer leur permis de conduire. Peut-être que nous avons besoin de jeunes, enfin, des jeunes qui ont besoin, pardonnez-moi, peut-être de financer un véhicule, de pouvoir se loger. Eh bien, c'est un capital de départ que prône Anne Hidalgo.

Elle propose également, pour nous toutes et tous, de faire en sorte de mettre en place un bouclier logement. Qu'est-ce que c'est un bouclier logement ? Un bouclier logement, c'est permettre que nous ne dépensions pas plus d'un tiers de nos revenus à la question du logement. Et puis, bien sûr, toujours pour faire face à cette crise sociale, elle propose naturellement d'assurer partout l'accès aux soins. Ensuite, je l'évoquais tout à l'heure, nous traversons une crise écologique. Effectivement, ce quinquennat est un quinquennat pour rien sur les enjeux de demain. Alors, avec Anne Hidalgo, nous faisons un certain nombre de propositions. D'abord, lutter contre la précarité énergétique.

Vous le savez, il y a un certain nombre de logements et de Français qui vivent dans des habitations très difficiles, qui dépensent beaucoup d'argent pour pouvoir se chauffer, etc. Et donc, nous proposons effectivement de lutter contre ces logements insalubres. Nous proposons également de mettre en place un ISF climat et biodiversité pour financer la transition écologique. C'est 4 milliards d'euros qui rentreront dans les caisses de l'État pour mener une politique ambitieuse en matière écologique.

Ensuite, naturellement, elle propose aussi de changer le modèle agricole en permettant, par exemple, que 30 % de la surface agricole française soit exploitée en agriculture biologique d'ici 2030, en interdisant les pesticides et les néonicotinoïdes, en aidant à l'installation des jeunes agriculteurs. C'est un métier difficile et nous devons naturellement les accompagner, et notamment à travers le triplement des aides à la formation. Oui, en plus, ce quinquennat, vous le savez, ce gouvernement a été condamné par deux fois pour une action climatique. Donc, il y aura vraiment beaucoup de travail et beaucoup d'enjeux sur ces sujets, y compris à l'échelle internationale.

Et c'est pourquoi Anne Hidalgo propose de porter à l'ONU la création d'un tribunal de l'environnement et de consacrer les droits de la nature. Crise sociale, crise écologique, je vais vous parler aussi maintenant de la crise démocratique. Oui, notre pays traverse un moment de trouble où, au fond, les citoyens n'ont plus forcément confiance en leurs représentants politiques. Les citoyens demandent à être davantage associés aux politiques qui sont conduites par, naturellement, les élus locaux.

C'est pourquoi nous proposons un ensemble de mesures pour associer davantage les citoyens à la vie politique, notamment à travers un dispositif dont vous avez dû entendre parler, qui s'appelle le référendum d'initiative citoyenne et qui permet d'associer les citoyens aux choix qui les concernent. Elle propose également à Anne Hidalgo la reconnaissance du vote blanc qui est attendue par de nombreux Français depuis très longtemps.

Elle propose aussi de reconnaître le vote à 16 ans, parce que nous le savons, les jeunes s'engagent de plus en plus à la fois pour des choses qui leur tiennent à cœur, on en parlera peut-être tout à l'heure, pour la cause animale, pour l'égalité femmes-hommes, pour lutter contre le racisme, pour lutter contre toutes les formes de discrimination. Et finalement, ces jeunes n'ont pas de moyens de s'exprimer, j'allais dire, électorale, et de faire en sorte que leur sujet de préoccupation soit mis à l'ordre du jour de l'agenda politique. Et donc, à travers cette proposition, c'est une manière de les associer plus directement.

Et puis, bien sûr, cela passe aussi par une augmentation des moyens de l'État pour lutter contre les discriminations, lutter contre le racisme, lutter contre le sexisme, lutter contre, encore une fois, je le disais tout à l'heure, mais toutes les formes de discrimination. Cela passe aussi par une priorité à l'école. L'école est un formidable outil pour permettre, souvent on parle d'ascenseur social, moi je parlerais d'escalier social, parce qu'il ne s'agit pas de monter dans son ascenseur et d'appeler sur les boutons.

Il appartient à chacune et à chacun par les efforts qui le mènent de pouvoir effectivement progresser, mais la République doit garantir à chacun la possibilité que si l'on a la volonté, quelle que soit sa condition, qu'il puisse y parvenir. Et c'est un enjeu fort que porte Anne Hidalgo, et ça passe notamment d'abord à faire en sorte que le métier d'enseignant soit à nouveau attractif, c'est-à-dire augmenter les salaires des enseignants qui sont les moins bien pays d'Europe. En France, il faut le savoir. Cela passe aussi par une lutte, alors là je me rends compte que j'ai été trop trop long, par une lutte contre les ghettos scolaires.

J'embraye, puisque le maître du temps me rappelle à l'ordre et la raison de le faire, c'est aussi la vision que nous portons pour permettre une société plus inclusive. Alors c'est un mot qui est souvent moqué et qui pourtant me paraît essentiel et central pour Anne Hidalgo, parce que ce mot, il permet finalement le vivre ensemble, et il permet à vivre ensemble, quelle que soit nos singularités, et de faire en sorte que finalement nos différences soient une chance pour la France.

Alors l'objectif d'Anne Hidalgo, c'est de permettre l'accessibilité universelle, réelle, de permettre à chacun de pouvoir se déplacer, de permettre à chacun de pouvoir comprendre, d'appréhender le livre, notamment en développant aussi le facile à lire et à comprendre, de faire en sorte que les services publics soient accessibles à toutes et à tous, quelles que soient les difficultés qui nous frappent. De faire en sorte que les services numériques soient accessibles aux personnes en situation de handicap, et aussi parce que c'est une priorité, elle mettra en place un ministère d'État chargé de l'autonomie des personnes en situation de handicap et des personnes âgées. Pourquoi ?

Parce que ce doit concrétiser, ce volontarisme politique, et cela doit permettre aux ministres qui seront en charge de ce dossier de s'assurer de la transversalité des mesures, parce que vous le savez le petit peu, il ne s'agit pas d'agir que dans le domaine du logement. Bien sûr que nous devons faire en sorte qu'il soit 100 % adaptable, 100 % accessible à tous. Mais il faut aussi agir dans les villes pour permettre effectivement une bonne appropriation de l'espace public pour chacun. Et puis, nous mènerons aussi un combat, parce qu'il nous tient à cœur, c'est l'individualisation du calcul de l'allocation d'autonomie personnes en situation de handicap, la H.

et nous ferons en sorte que, eh bien, cette mesure entre en vigueur dès 2022, dès septembre 2022. Et nous lancerons aussi une grande concertation pour faire en sorte que l'AAH à taux plein, qui est actuellement à 903 euros, c'est-à-dire en dessous du seuil de pauvreté, nous considérons que ça n'est pas acceptable et nous lancerons effectivement des négociations pour nous permettre de compenser, si vous voulez, le gap qu'il y a entre le seuil de pauvreté et l'AAH, qui est actuellement de 366 euros.

Alors, comme le temps passe et que le temps presse, je regarde toujours la montre, voilà, beaucoup de mesures dans l'éducation, par exemple, avec le paquet sur la mise aux normes des établissements scolaires, ce n'est pas possible que des collèges, que des lycées, des écoles ne soient pas accessibles à tous et à tous. Nous mettrons aussi le paquet pour faire en sorte que chacun puisse être accueilli dans la maison de la République, dans les écoles. Nous mettrons aussi le paquet sur l'emploi. Ce n'est pas normal que le taux de chômage des personnes en situation de handicap soit le double des personnes, j'allais dire, qui n'ont pas cette situation.

Ça n'est pas acceptable et donc cela passe par aussi un certain nombre de mesures concrètes, comme le plan zéro aux jeunes en situation de handicap sans solution à la sortie de leur curse scolaire. Cela passe aussi par un accompagnement individualisé sur les fins de carrière. Cela passe aussi par la prévention des licenciements pour une aptitude qui ne sont pas non plus acceptables. Et puis enfin, parce que vous parlez de la démocratie, en même temps, nous avons chacun promiscié sur l'avenir de notre pays, nous avons aussi une volonté, j'en terminerai par là, de faire en sorte que les campagnes électorales soient enfin accessibles à tous. Et pourquoi ?

Parce que là aussi, il n'est pas acceptable que lorsque l'on est en situation mondiale, et je remercie encore les associations qui permettent ce bon échange, et j'allais dire que chacun de chez soi doit pouvoir accéder à toute la propagande, doit pouvoir l'appréhender, doit pouvoir se faire en avis. Ce n'est pas acceptable. On laisse le sentiment qu'il y a des citoyens de la première catégorie, des citoyens de la seconde catégorie, nous sommes tous la France. Donc, chacune et chacun doit se prononcer librement, dans la bonne position. Alors, simplement pour conclure, car je crois que j'arrive vraiment, vraiment au bout, il ne faut pas se résumer.

Moi, je me dis que nous pouvons changer d'avenir, nous pouvons faire face aux difficultés en appliquant des mesures plus justes, plus efficaces, plus sociales, et surtout inspirer de la proximité des politiques publiques qui ont été menées par les socialistes dans les régions, dans les départements, dans les communes. Alors, vraiment, le 10 avril, je vous invite et je vous appelle à soutenir massivement Anne-Daline. Merci.