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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 18 décembre 2023 43 min

CMP immigration : le gouvernement dans la main des LR

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Applaudissements] [Musique] [Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous heureux de vous retrouver pour une nouvelle semaine de sens public une semaine où je vous propose de revenir sur les faits marquants de l'année 2023 les bouleversements économiques ce sera pour demain l'actualité internationale on y reviendra mercredi et ce soir notre bilan politique nos invités on chois les personnalités et les dates les plus marquantes comme ce 16 mars où Elisabeth borne choisit le 493 pour faire passer sa réforme des retraites c'est sur votre réforme sur le texte du Parlement fruit d'un compromis entre les deux assemblées que je suis prête à engager ma responsabilité aussi sur le fondement de l'article 49 aléa 3 de la Constitution j'engage la responsabilité de mon gouvernement autre date marquante le 27 juin la mort de Naël et les émeutes qui ont suivi dans plus de 550 villes de France avec comme conséquence politique le rassemblement national et Jordane Bardella qui font partie des gagnants de ces 12 derniers mois on verra aussi comment la nupè S autodétruite et à quel point Emmanuel Macron et son gouvernement sont dépendants deslr pour continuer de réformer le pays car c'est l'actu de ce 18 décembre la commission mixte paritaire réunie depuis 17h à l'Assemblée nationale tout le monde attend cette fumée blanche d'une CMP conclusive fruit des efforts d'Élisabeth borne pour obtenir l'accord des parlementaires républicains un échec est-il encore possible à l'inverse comment va réagir l'aile gauche des députés renaissances si le texte se rapproche trop de celui qui avait été voté au Sénat la majorité relative d'Emmanuel Macron peut-elle exploser avant d'entendre nos experts et nos envoyés spéciaux ont fait le point sur les dernières négociations avec Samia de chia ils se sont retrouvés à 17h à l'Assemblée nationale SEP députés et SEP sénateurs chargés de trouver un compromis sur le projet de loi immigration l'avenir du texte est suspendu à un accord entre la majorité présidentielle et la droite je sais pas si je suis confiant mais en tout cas on va tout faire pour qu'il y a un accord c'est un texte de compromis j'espère qu'il va en sortir avec des concessions part et d'autrre et euh c'est la seule façon d'y arriver dans ce bras de fer la droite est en position de force l'Assemblée nationale a rejeté le projet de loi du gouvernement sans même l'examiner le seul texte voté par le Parlement reste celui du Sénat une version considérablement durci par leslr qui risque de braquer l'aile gauche du camp macroniste parmi les principaux points d'achopement la réforme de l'amee l'aide médicale d'État pour les étrangers la droite accepte finalement de la reporter le gouvernement s'est engagé à lancer la réforme dans un autre texte examiné au premier semestre 2024 autre point de friction les prestations sociales la droite veut exiger des étrangers qu'il vivent depuis au moins 5 ans sur le sol français pour toucher les allocations familiales ou encore les aides au logement là aussi un compromis semble avoir été trouvé avec la majorité les républicain avaient évoqué 5 ans nous on leur a dit attention il y a des gens qui contribuent à ces allocations familiale en travaillant c'est pour ça qu' a une proposition 30 mois pour ceux qui travaillent 5 ans pour ceux qui travaillent pas les discussions étaient plus tendues sur la régularisation des travailleurs sans papier dans les métiers en tension l'aile gauche du camp macroniste y tenait absolument alors que la droite en a fait une ligne rouge un accord serait en bonne voie mais rien n'était encore finalisé sur ce point avant le début de la réunion le gouvernement dans la main des LR les conséquences politiques de cette commission mixte paritaire on en débat avec Laur Salvin bonsoir bienvenue vous êtes directrice générale de verriant excantar public et vous venez de réaliser une étude pour la Commission européenne sur l'opinion publique dans dans l'Union européenne Bruno cotrez bonsoir bienvenue vous êtes politologue chercheurs au CNRS et au cvipof j'accueille Rachel bignas bonjour et ben bienvenue vous êtes journaliste spécialiste des questions d'immigration pour l' hebbdomadaire Marianne Marianne d'ailleurs qui euh consacre son dernier numéro à ce thème de l'immigration les cinq vraies questions pour sortir de l'impasse Mathieu croisson bonsir mathieist politique et puis on est en en direct en duplexe également avec Quentin calmc qui est à l'Assemblée nationale pour nous faire vivre voilà cette commission mixte paritaire on sera on sera avec vous dans dans un court instant Quentin mais je voudrais quand même faire un premier tour de table avec nos invités ici lors Salvin ceux qui jouent le plus gros sont peut-être pas à l'intérieur de la de la CMP de la commission mixte paritaire je pense à la première ministre et peut-être à son ministre de l'Intérieur et puis par ailleurs aussi à Emmanuel Macron certainement on peut aller jusque là on est d'accord je crois que pour pour la première ministre qui a en plus repris les reennes sur ce sujet ces derniers jours c'est vraiment euh alors aujourd'hui et demain mais bon effectivement il y a déjà il faut pas oublier un premier tour qui est aujourd'hui c'est un enjeu énorme de crédibilité notamment sur la façon de faire de la politique je crois que c'est un sujet qui est traité par le gouvernement depuis plus de 18 mois sujet de de de l'immigration et on a du mal à comprendre pourquoi on en arrive là aujourd'hui dans l'urgence avec visiblement une pension de séance on ne sait pas pourquoi peut-être pour des dernières demanda à Quentin dans un instant tractation effectivement donc là c'est vraiment sur la méthode je pense aussi que Elisabeth borne elle va être jugée sur la méthode de faire des politiques publiques aujourd'hui ouais parce que Bruno cotr c'est dans le bureau d'Élisabeth borne que tout s joué depuis depuis 3 4 jours oui tout est remonté au niveau de Matignon effectivement alors en partie c'est lié au fait que les républicains semblent-il n'avaient pas une confiance optimale dans le ministre de l'Intérieur donc il avait remonter à à Matignon vous dites ça en terme élégant voilà mais aussi on voit bien parce que ça concerne un domaine d'action publique régalienne extrêmement important qu'on imagine mal que du côté de Matignon on doit pas être on serait pas au premier rang donc évidemment donc c'est remonté au niveau de Matignon c'est effectivement dans le bureau de la premierre ministre que ces tractations ont eu ont eu lieu avec un double signification la signification effectivement qu'un portage institutionnel important par la première ministre mais aussi la première ministre dans son rôle un de ses rôles principaux qui est cor coordinatrice animatrice mais en tout cas coordinatrice de la majorité parce qu'il va falloir sacrément serrer les rangs sans aucun doute demain oui alors ça on ireviendra un peu plus tard parce que c'est l'un des enjeux de à la fois de cette fin d'après-midi et évidemment de la journée de demain en fonction de ce qui découlera de cette commission mixte paritaire Rachel Binas pour il faut rappeler qu'Élisabeth borne elle vient quand même de la gauche et et quand on voit d'après les informations qu'on a ce ce qui va ressortir de cette CMP et le contenu de ce texte il y a il y a quelques coupleœuvre à avaler pour pour pour la première ministre c'est ça aussi le bilan de ces derniersr de ces derniers tout fait pour elle et pour toute l'aile gauche de la macrony si je puis dire c'est pour ça que l'enthousiasme qu'on avait vu lors du vote de la motion de de Roger était à prendre à relativiser pour la gauche c'était une espèce de de victoire à la pyus alors certes sur le coup en effet la gifle comme on a expliqué avait été donné mais en réalité sur le moyen et long terme c'est peut-être la droite et également armmanin parce que Gérald armanin incarne encore hein cette aile plus à plus à droite il n'a pas rompu avec ses convictions et avec avec sa famille d'origine c'est peut-être lui quelque part qui va qui pourrait en sortir éventuellement gagnant dans la mesure où tout à fait ça c'est intéressant alors qu'on on on on le juge plutôt affaibli depuis depuis quelques jours al il est on ne sait pas exactement quel va être l'issue de de ce texte toujours est-il que ce texte qui au départ a été présenté à l'assemblée de manière un petit peu plus on va dire à soupliit par rapport à sa version à la version sénatoriale mais là va revenir plutôt durci et en cela ça pourrait être l'échec de l'aile gauche de la macronie mais aussi de la gauche dans son ensemble qui n'est pas arrivé justement à faire de ce texte à le transformer pour qu'il corresponde à à ses convictions la gauche relativement inaudible sur les questions de d'immigration Quentin Calmet est avec audre vetaz et redam Rabit au à l'Assemblée nationale donc tout près de de la salle où cette commission mixte paritaire se se réunit que reste-t-il à négocier on parlait de de ces rendez-vous qui ont lieu à Matignon notamment une dernière fois hier soir ce dimanche soir qu'est-ce qui reste à négocier et bien Thomas ça fait même l'objet d'une suspension de la CMP est ce qu'il reste à négocier pour vous placer un petit peu le le décor regardez sur ces images de redim rabbit effectivement vous voyez les journalistes qui sont cantonnés à la salle des quatre colonnes ça change de la moquette rouge du Sénat et effectivement qui sont les députés sénateurs de la CMP qui sont réunis au bout du couloir la Réunion qui n'a toujours pas repris à l'heure où l'on se parle car elle aura duré au final quelques minutes 5 minutes 17h convocation de la SMP 17h05 suspension de cette réunion car très rapidement un point a été et bien mis en exerg comme étant problématique entre Renaissance et leslr c'est un député d'ailleurs Renaissance qui est venu nous l'expliquer ici en salle des quatre colonnes cela concerne les APL les aides au logement en urence en cas de regroupement familial donc un point très technique de ce texte immigration car vous le savez dans l'accord qui est en cours de négociation entre LR et Renaissance il y a la conditionnalité de ces allocations à une certaine durée de présence sur le territoire pour les étrangers et donc Renaissance veut en exclure les APL en cas de regroupement familial et cela coince avec leslr qui se serait rendu compte de ce point juste au moment du déclenchement de la réunion de la SCMP d'où cette suspension toujours en cours à l'heureù se parle Thomas merci beaucoup Quentin évidemment vous nous faites signe on retourne à l'Assemblée dès qu'il y a du du nouveau tout au long de de de ce débat Bruno cotress je reviens vers vous parce que ce qui est en train de se passer c'est aussi la conséquence de cette pression qui a été mise par Emmanuel Macron sur ellisabeth borne et et sur ses équipes pour faire une et aussi sur les parlementaires d'ailleurs pour pour que cette commission mixte paritaire se déroule là aussi vite je me souviens d'hervy Marseille le président du groupe Union centriste ici Sénat disant mais non il nous faut du temps c'est pas un texte si simple à à discuter dans son ensemble oui parce que du côté d'Emmanuel Macron sans doute on on souhaite avoir ce dossier un peu derrière soi le chef de l'État a sans doute d'autres ambitions pour son deuxème mandat que d'avoir ce point sur l'immigration s'il veut continuer à vouloir incarner ce en même temps il va bien falloir un moment donné qu'il redresse un peu au centre qu'il parle de sujets qui soi des sujet autre que de sujet que de sujet régalien il a sans doute C cet agenda en tête il nous a annoncé une grande de quelque chose de grand pour le début de l'année 2024 une grande annonce ou quelque chose de très important donc on imagine que pour lui c'est très important qu'au vu du 31 décembre il puisse dire devant les Françaises et les Français que la démocratie a fonctionné que au fond dans une situation sans majorité sa première ministre est arrivé à trouver le le compromis et donc d'envoyer un message pour 2024 qui sont un message de nouvelles réformes ou de nouveaux objectifs c'est évidemment très très très très très important on voit que du côté des républicains il y a une une forte forte forte très forte pression de de cohérence c'est un mot qui est très souvent utilisé par Bruno retaillot en particulier et on voit que de leur côté il s'agit de ne pas ouvrir la moindre brèche dans l'idée que tel tel tel élément viendrait remettre en cause cette position de fermeté qu'ils ont on va y revenir avec avec Mathieu sur le le la stratégie DLR mais mais quand même alors Salvin toujours sur le gouvernement parce que depuis 48 he c'est peut-être la méthode cé mais on a on entend beaucoup de de de cadres de de la majorité présidentielle ou du gouvernement bah dire on est confiant ouion les croire bah je pense qu'ils ont bien raison de de dire ça par s'il disait qu'ils étaient inquit ça sera un petit peu on est assez d'accord voilà mais ceci dit moi je reviens juste sur sur un point que que Bruno soulignait je pense que on est vraiment en plein décalage entre ce que souhaiteraient les Français ce ce à quoi ils pourraient s'attendre et justement la volonté présidentielle d'aller VI de faire avancer les choses et cetera les Français il faut quand même oublier qu'ils sortent comme les Européens d'ailleurs d'une période après covid après conflits internationaux après inflation massive et cetera d'une crise sans précédent et donc quand on les interroge les crises succèdent aux crises exactement et quand on les interroge on leur si on leur demande est-ce qu'il faut qu'on continue à avancer vite qu'on continue à réformer le pays et cetera les Français sont attendez faites une pause en fait on a besoin de souffler et là on voit qu'effectivement le Président il est complètement en décalage avec les Français mais quand je dis les Français c'est aussi certainement les députés parce que finalement les députés les sénateurs sont des Français comme les autres mais si si vous posez la question de de de la confiance des effectivement il peut pas dire autre chose mais elle peut aussi ne pas être conclusive cette commission mixte paritaire absolument enfin à l'heure où on se parle c'est encore une hypothèse c'est pas l'hypothèse la plus la plus évidente mais c'est une hypothèse c'est une hypothèse comme effectivement alors j'avoue que dans les mémoires des surs on a souvent aussi le avril en tête voilà ça ça ça reste il ne faut pas sauter le premier tour en fait hein et là effectivement c'est encore il est encore possible que ça n'arrive pas est-ce qu'ils disent ça par prophétie autoréalisatrice je sais pas en tout cas c'est sûr qu'ils ont envie aussi d'y croire pourquoi parce que sil n'y croit pas en fait on peut là pour le coup c'est un vrai une vraie crise plus qu'une crise démocratique c'est une crise gouvernementale monumentale et effectivement avec des conséquences qui risquent d'être beaucoup plus larges que seulement euh euh comment dire la démission de la première ministre par exemple ou de ou de Gérald Arman bon donc on est au soir du premier tour si je vous si je vous ents bien du premier tour exactement Mathieu les LR parlons des LR ils tiennent leur revanche oui c'est un peu Noël avantleheure pour éc CTI et ses lutin la droite avait démarré l'année de la pire des manières souvenez-vous avec la réforme des retraites qui avait jeté une lumière crue sur ses divisions internes sur son absence de responsabilité sur son absence de crédibilité sur son absence de fiabilité pour secourer la mémoire courte je rappelle quand même que la droite dont tous les candidats promettait depuis 20 ans la retraite à 65 ans et dont les sénateurs votaient chaque année une proposition de lo en ce sens avait fini par se débiner piteusement à l'Assemblée pour un projet de loi qui ramenait la retraite à 64 ans et les voilà aujourd'hui donc cette droite qui était un peu déconfite décomposés dictant leur ligne sur ce projet de loi immigration une ligne dure on l'a dit en l'occurrence tenant leur mains tenant dans leur mains pardon la majorité qui est bien obligée de composer le tout au prix de manœuvre politicienne certes mais mais comme on dit au football seul le résultat compte et l'histoire retiendra donc que c'est leur texte qui s'impose quand même pas mal pour un parti qui n'avait pas dépassé la barre des 5 % à la dernière présidentielle et qui compte le groupe parlementaire le plus familique de son histoire à l'Assemblée Seris sur le gâteau ils sont même parvenu à faire mordre la psière un ancien transfuge qu' s'était mis à détester gerérald daran est-ce que pour autant on peut parler d'une victoire sur toute la ligne bah tout ceci n'est pas gratuit quand même et pour les LR l'addition euh peut quand même être assez salée d'abord je le disais sur la forme les cûpts tactiques successifs d'accord ça se révèle payant au final mais ça soulligne quand même quoi qu'on dise Bruno rotillot une une absence de cohérence ou de fiabilité pour cette formation politique qui était quand même un ancien parti de gouvernement sur le fond ensuite en décalquant un grand nombre pour ne pas dire la totalité des propositions du RN en matière d'immigration les LR ont pris le risque de se lancer dans une forme de surenchère qui pourrait se révéler à terme mortifère les lecteur finissant toujours par préférer l'original à la copie selon l'expression consacrée de leupen paire et puis depuis qu'elle a été chassée du pouvoir en 2012 la droite n'a pas travaillé elle n'offre ni regard neuf sur les évolutions de la société ni de solution nouvelles pour répondre aux enjeux actuels ou futur autant d'impasse que leur victoire sur ce texte d'immigration qui était quand même je le rappelle encore un copiercollé de beaucoup de propositions de de Marine Le Pen mais autant de autant autant d'impasse que cette victoire ne serait masqué est-ce qu'elle a su reconstituer son unité alors oui pour ce qui est ici au Sénat mais ça reste encore démontré à l'Assemblée où son groupe reste éclaté entre les macroomatibles vous souvenez des 17 signataires d'une tribune il y a 15 jours dans la presse les légitimist c'estàdire ceux qui obéissent encore à Eric cotti et Olivier marlex et les auto-entrepreneurs comme le député du Lot Aurélien Pradier qui votent comme ça leur chante y compris sur la partition est différente raison pour laquelle le vote de demain sera particulièrement scruté dans la majorité mais aussi chez les LR alors on va parler ensemble des LR avant ça vous avez cité évidemment Bruno ta on est écoute une des dernières réaction du du président du groupe LR ici au Sénat si le texte sert de très très près le texte du Sénat si la boussole de ce texte c'est celui du Sénat alors il n'y aura pas de problème ni au Sénat bien entendu ni à l'Assemblée nationale il y aura une très petite minorité qui pourrait soit s'abstenir ou ne pas le voter très franchement si c'est le texte du Sénat le gouvernement met de son côté un atout pour le vote ensuite à l'Assemblée nationale Rachel B Mathieu faisait référence à l'original et à la copie et le au duel entre LR et rassemblement national le RN n'a qu'un représentant dans cette dans cette CMP il y a là une opportunité pour pour le parti LR pour les républicains bien sûr je Seris moins sévère c'est je ne dirais pas que les républicains n'ont pas travaillé au contraire là où ils ont une carte majeure à jouer et qu'il joue c'est qu'il ne laisse pas le monopole de la droite à Emmanuel Macron c'était ça le risque pour lesr cétait d'être complètement liquidé justement après ce qu'on peut qualifier de fiasco ou d'échec à la campagne présidentielle or il ne se laisse pas faire alors d'cuns diront c'est peut-être le dernier échamp du signe mais toujours est-il que au Sénat ils ont travaillé et que boruno rotao travaille également ses question qu'on soit d'accord ou pas avec lui c'est un fin connaisseur il y a des gens comme stéphanini derrière qui sont des experts he de de ces questionsl la par exemple la est-ce est-ce qu'ils font exister pardon nous interrompe est-ce qu'ils font exister une ligne sensiblement différente Simp ce sur quoi insistait math de de celle du rassemblement national alors si vous voulez bien sûr qu'il y a des sujets il y a des points qui viennent qui vient de se croiser mais c'est eux par exemple qui ont profité de leur niche parlementaire pour tenter de dénoncer les fameux accords franco-algériens dont on a pas mal parlé c'est eux aujourd'hui qui décident de se lancer contre l'aide médicale d'État en la réduisant on va dire à de l'aide médicale d'urgence prog bien sûr ensuite est-ce que qui a commencé qui est le premier c'est c'est autre chose mais on on les entend quand même beaucoup sur les sur les titres sur les titres sur les régularisations sur les on entend quand même beaucoup la droite ensuite expliquer que qui copie l'in qui copiutre c'est peut-être qu'on a tout simplement oublié que c'est l'ADN de la droite d'avoir ce type de position dans l'histoire de la droite c'est pas des positions qui sont complètement exotiques et qui sont folkloriques ça fait partie de cet ADN là et peut-être que jusque là on l'avait oublié mais il se rappelle au bons souvenir des politiques de gauche ou du centre Bruno cotres est-ce que les électeurs du rassemblement national ou les sympathies du du parti LR ou les sympathisants LR va élargir ils attendent une sorte de preuve d'efficacité sur cette question de très important oui c'est très important d'abord il faut rappeler que toutes les enquêtes d'opinion montrent que les sympathisants des républicains sur ces questions sont aujourd'hui plus proche des sympathisants rassemblement national que des sympathisants Renaissance le parti présidentiel c'est pas la même chose sur l'économie sur les questions régaliennes c'est clairement ce qui se passe et effectivement il y a la question de l'efficacité parce que prouvez-nous que vous pouvez peser quoi prouvez-nous que vous vous pouvez peser mais il y aura aussi la question de l'efficacité de ces mesures entre aujourd'hui l'élection présidentielle parce que un effet inattendu de ce qui est en train de se passer pourrait être par exemple d'obliger du coup le rassemblement national à se extrémiser à nouveau sur ces questions on a beaucoup dit que Éric Zemour avait centrer Marine Le Pen et cetera mais si au fond les républicains aujourd'hui ont des positions qui étaient avant cell du rassemblement national est-ce que ça ne va pas conduire le rassemblement national dans la perspective de 2027 de se entre guillemets radicaliser sur ces sur ces questions dans une logique de concurrence avec Zemour qui sera tout qui sera toujours là sans aucun doute ou Marion maréchal et donc ça c'est peut-être le vrai Paris stratégique que font les républicains de dire il faut qu'on réoccupe effectivement ça de manière à rebasculer le rassemblement national vers des positions qui vont apparaître trop extrêmes pas compatible avec l'exercice du gouvernement alors on parlait de la de la gauche une réaction justement d'une sénatrice socialiste la sénatrice socialiste de Paris Marie-Pierre de de la Gonterie pour elle la droite s'est couchée devant le rassemblement national on l'écoute la droite s'est couchée devant le Front national c'est-à-dire que on l'a vu au Sénat la droite sénatoriale la droite française qui a une tradition pourtant par rapport à cela a décidé de rompre cette digue qui existait encore et de mettre en place effectivement tous les dispositifs à sa disposition de mise en place d'une d'une préférence nationale et ce qui est assez inquiétant c'est de voir qu'effectivement le gouvernement semble vouloir un texte quel que soit son contenu même si la droite décide de dériver vers cette extrême droite et ce qui est assez curieux bien évidemment c'est la position des macronistes nous verrons tout à l'heure mais c'est aussi la position des centristes don ce n'est pas l'histoire h pierre de la gonrie qui participe à cette commission mixte paritaire lors Salvin comment les Français perçoivent justement ce thème d'immigration d'abord est-ce que c'est remonté dans les préoccupations des Français peut-être à la faveur de cette de cette actualité et ensuite effectivement est-ce qu'ils ont le sentiment d'une d'une gauche inaudible ou d'une droite trop proche du rassemblement national comment vous l'avez analyser ça en fait effectivement on voit depuis plusieurs mois que le sujet de l'immigration remonte au niveau vous voyez à peu près de 2015 de la crise la crise migratoire donc là aujourd'hui bah dans la dernière enquête que nous avons réalisé pour la Commission européenne justement c'est la troisème préoccupation des Français euh derrière le pouvoir d'achat et et et la santé alors qu'il y a encore quelques années c'était plutôt dans les 56èm préoccupations donc là il y a vraiment un un un enjeu euh le problème moi je dirais pour les Français c'est de savoir de quoi on parle quand on parle du sujet de l'immigration est-ce qu'on parle du sujet de l'immigration clandestine et en gros les Français quand on leur pose la question de l'immigration c'est vraiment en numéro 1 ce qui arrive euh est-ce qu'on parle de l'intégration et ça ça arrive plutôt en 3oème position est-ce que ça est-ce qu'on parle de du coût économique vous voyez il y a plein de sujets et plein de ramifications sur ce sujet de de l'immigration donc aujourd'hui les français ce qui est certain c'est qu'on voit dans dans les enquêtes d'opinion ce monde beaucoup plus radicaux qu'il y a quelques années sur tout tout ce qui est régulation contrôle sortie du du territoire et retour aux frontière et là en ce sens on pourrait dire que l'opinion des Français est plutôt et de plus en plus d'accord d'ailleurs avec les idées du rassemblement national vous savez on vient de sortir le le le baromètre de l'image du rassemblement national pour le le monde et franceino et justement c'est la première année depuis 84 où il y a on a une majorité de Français qui considèrent que le RN n'est pas un danger pour la démocratie euh et donc effectivement quand on dit et quand les les les les différents hommes et femmes politiques disent effectivement le risque c'est que finalement on fasse le jeu du RN ou que on en arrive à à à calquer les positions de des républicains sur celle du du RN mais en fait pour les Français une majorité de Français ça pose pas forcément de problème donc c'est là aussi où il faut qu'on fasse attention à nos arguments parce qu'on risque aussi de stigmatiser une partie de la population qui ne va pas comprendre pourquoi on utilise tel et tel argum alors que c'est pas du tout en Phe avec ce qu'il pens non je parlais d'identité politique je parlais pas de j'avais pas d'anathème mot il se trouve que c'est un projet qui est quand même très très à droite et dont beaucoup de propositions figuraient je le rappelle dans dans le le le le programme de Marine Le Pen alors oui c'est vrai que vous avez raison de souligner que brune rotillot est un fin connaisseur de de de ces problématiques d'immigration je disais il y a pas non plus une nouvelle approche il y a pas non plus de nouvelles mesures les seules mesures qui sont sorties sont les mesures de durcissement des conditions actuelles qui existaient alors que ce soit toit sur la déchéance de nationalité par exemple c'est ça existe dans le droit français c'est c'est appliqué au comptegoutte alors là on veut le faire pour les pour les auteurs de crimes contre les représentants des forces de l'ordre mais g Marine Le Pen était beaucoup l'avait aussi dans son dans son programme que ce soit sur la préférence nationale et c'est vrai que cette problème d'allocation sociale qui est je rappelle que ça concerne les les étrangers en situation régulière qui travaill qui ne pourrait les toucher que au bout de 5 ans dans la version de la droite ce qui le cas pour le RSA mais ce qui est pas le cas forcément pour toutes les les autresoc notamment les allocations dit contributives c'estàd celle pour laquelle quand on est salarié on cotise et on devrait pouvoir avoir droit enfin ça ça crée une différence entre le fait qu'on soit français ou étranger bref donc une forme de préférence nationale tout ça est quand même teinté on peut je le dis pas d'un point de vue moral encore une fois chacun peut avoir ses convictions mais d'un point de vue originalité c'est c'est quand même très très teinté c'est là où l'explication alors elle convint ou elle convent pas de Bruno rotillot notamment là-dessus et est assez fine c'està-dire qu'il déplace euh il se justifie d'une autre manière il ne va pas dire bien sûr mais nous dragons un électorat qui était jusquelà perdu ou alors nous répondons à des attentes dans nos circonscriptions que que que l'on peut qui peuvent remonter il dit et c'est malin c'est euh le résultat d'une comparaison européenne quand on compare la France aux autres pays de l'Union européenne on se rend compre sur la me sur le regrouement familial sur les conditions de langue et cetera qu'on fait partie des pays les moins exigeants ou les plus souple et c'est pour une mise à niveau ave exactement pour une mise à niveau avec l'ensemble de nos voisins que l'on temps vers ce type de mesure c'est assez malin dans l'argumentation Bruno voilà il y a la face d'argument et puis il y a quelque chose qui est vraiment très important qui revient chez lui sans cesse qui est cette exigence de de cohérence voilà et donc d'où l'idée de faire monter les enchères par exemple sur laame et on voit bien que sur la question de laame il y a la fois la volonté pour les républicains de ne pas apparaître un jour comme entre guillemets les dindons de la phare c'est-à-dire d'avoir aidé le gouvernement aujourd'hui pour découvrir dans quelques semaines que sur la me au fond ça ne va pas du tout dans les directions souhaitées par les républicains et puis la question de la cohérence parce que beaucoup d'électeur de droite ont dit bah finalement quand la droite était au pouvoir elle faisait pas les idées de la droite Nicolas Sarkozy a beaucoup reçu ses critiques après 2012 beaucoup de de sympathisants des républicains disaient bah voilà la la droite elle ne sait pas appliquer les mesures de la droite quand qu elle quand elle gouverne donc on voit que c'est une question effectivement de retisser une identité politique pour les républicains ils adoptent une stratégie politique assez classique dans la vie politique et ce qu'on appelle la triangulation aller chercher dans le camp d'en face ou chez ses concurrents des arguments solelérés appropriés après il faut la crédibilité eux ils sont encore perçus quand même par l'électorat comme un parti qui parle de la loi de l'ordre de la sécurité donc c'est c'est c'est pas c'est pas une triangulation si incohérente que ça HM alors vous parliez de l'aide médicale d'État effectivement euh euh les LR ont fait monter en quelque sorte les enchères avec le gouvernement sur sur ce thème il réclamait un engagement écrit de la première ministre pour euh réformer cette ame au mois de janvier c'estàd elle serait sortie du texte là discuté en CMP pour être euh consacré avec un texte en soit au mois de janvier écoutez sur ce thème la députée LR Annie Genevard qui participe à la commission mixte paritaire l'ame l'aide médicale d'État est en effet ce qu'on appelle un cavalier législatif il est pas tout à fait dans le périmètre de la loi mais en même temps le problème est est très important aujourd'hui les Français ont du mal à se soigner et comprendrai mal que certains soient traités notamment les étrangers en situation irrégulière accède au même panier de soins que même pour lesquels c'est c'est devenu difficile donc ce sujet est très important la première ministre s'est engagé à écrire à nous écrire pour nous dire dire que ça ferait l'objet d'un texte dédié sur la base du rapport Stéphanie nievvin bon aujourd'hui ce que nous voulons ce que nous attendons dans cette lettre c'est que le gouvernement s'engage à réformer laame non pas pour en élargir le périmètre mais pour en diminuer précisément le périmètre lettre qu'Élisabeth borne a envoyé à Gérald armanin dans l'après-midi elle s'engage à ce que il y ait un texte j'ai dit Gérard Larcher merci beaucoup Elsa dariula qui est la réctrice en chef de l'émission qui m'a immédiatement corrigé merci Elsa heureusement que que tu es là euh donc envoyer à Gérard Larcher évidemment et ça n'est pas du tout la même chose engagement à mettre ce cette réforme de la me au programme dès le mois de janvier peut-être Rachel bignas parce que notre débat il est beaucoup sur la stratégie politique mais aussi sur le contenu du texte vous disiez tout à l'heure la France est peut-être la plus souple des pays européens c'est vrai aussi pour laame si on comp par ce qui existe ailleurs l'aide médicale d'État alors il y a un rapport publié en 2019 par l'Inspection des finances et des affaires sociales qui notait que nous étions alors je cite l'un des pays les plus généreux de l'Union européenneon sans doute le le plus généreux pour plein de raisons on ne met plus depuis 2012 en place un ticket modérateur comme ça a pu être le cas c'est le cas en Espagne ça peut être le cas également en Italie c'est plus le cas et en effet on a un panier de soins qui ressemble fortement au panier de soins du cotisant classique traditionnel à ce titre on ne se contente pas de l'AMU l'aide médicale d'urgence nous on étant on est on est bien plus généreux deux chiffres sans sans noyer le le téléspectateur mais qui permet de montrer un petit peu l'évolution et les et les enjeux parce que depuis ça création c'est exactement c'était quand 1999 2000 on va dire 99 2000 on doit ça à Martin aub et Gérard couchner environ 80000 personnes ont bénéficié à cette époque pour un coût de 139 millions d'euros aujourd'hui on atteint environ ont 400000 euh bénéficiaires pour une dépense d'environ 1,2 milliard d'euros c'est le milliard le plus scruté euh de France par notamment par notamment la droite c'est un enjeu extrêmement important le gouvernement au départ ne souhaitait pas mettre ce sujet sur la table il y a 1 an un an et demi au début de la loi asile immigration et puis bah maintenant la droite pousse elle travaille dessus depuis un certain nombre d'années je pense au rapport par exemple de Véronique louvagie député de Lorne euh qui euh publie des rapports sur ce sujet c'est le un point de crispation extrêmement important au sein même de la macronie alors ce qui est passionnant bah justement sur sur les enjeux de cette fin d'après-midi c'est qu'il y a d'abord vous dit premier tour ce soir cette commission mixte paritaire c'est toujours suspendu hein d'ailleurs est-ce qu'elle sera conclusive ensuite bon imaginons qu'elle le soit il y a le deuxième tour à l'Assemblée et au Sénat de demain pour voir si le texte va être voté ou pas et sil va fracturer euh la la majorité présidentielle mais on peut même la aajouter un troisème tour avec avec ce texte sur l'aide médicale d'État en janvier parce que les les mêmes causes produiront les les mêmes effets alors Salvin c'estàd que cette c'est c'est cette ce risque de de d'implosion au sein même de Renaissance on va voir une peut-être une réponse demain il y en aura une autre en janvier absolument et je suis pas sûr effectivement que le gouvernement avait mesuré à quel point ce sujet était explosif je me souviens il y a un petit peu moins d'un an on discutait on on finalisait les retraites on discutait ici des retraites de la façon dont le gouvernement a mis en place les retraites et l'immigration arrivé à bas bruit et et et et justement on disait en fait ils sont en train de de de refaire les mêmes erreurs que sur les retraites c'est-à-dire partir bille en tête sur un texte sur des mesures sans forcément expliquer et faire de la pédagogie sur le projet de société qu'il dessine à travers ce texte et là donc moi c'est pas le en même temps qui me gêne c'est le le en même temps sans sens sans sens vous voyez c'estàd que là sans cap sans cap on voit pas effectivement quel est le projet pour la société et comme ce sont des sujets extrêmement sensibles qui touchent à nos valeurs à nos valeurs d'accueil d'identité et cetera au moins le 3è tour de janvier quelque part ou février il aura un seul sens voy pourit aussi considérer alors que le cap c'était justement d'avoir un texte équilibré avec une partie incarnée par Géral une autre par Olivier du sopte enfin voilà en l'urence ça marche ça donne effectivement comment dire un qualificatif à la réforme qui est équilibré mais ça donne pas le sens profond et puis surtout comment dire les valeurs auxqueles il se rattache et moi je crois que ce qui manque aujourd'hui aux Français aussi c'est de pouvoir se dire cette politique publique elle est mise en place pour tel projet de société et pour finalement la France d dans 10 ans quoi Mathie c'est quand même assez habile cette histoire de sortir la me du texte d'abord parce que il avit de fortes Chan que ce soit censuré par le Conseil constitutionnel on entendait le son le son de Danny johv qui rappelait que c'est ce qu'on appelle un cavalier législatif en quand un sujet n'a rien à voir avec la chouroutementit fait censurer ensuite parce que oui Elisabeth borne a demandé au ministre concerné comme elle le dit dans son courrier de prendre des mesures soit réglementaires soit législatives pour réformer la me je dire si ce projet se plante ça ça n'andquera pas le gouvernement je il n'y tient pas comme à la prunelle de ses yeux donc si la majorité sindait en janvier sur un vote ou un peu plus tard sur la réforme de laame ça serait moins problématique pour Emmanuel Macron que si ce projetlà ne passe pas demain h alors il y a un autre enjeu évidemment dans dans cette loi combien de dans combien de débats on en a on en a parlé de la régularisation des étrangers qui travaillent dans des secteurs en tension le ministre de l'Intérieur il est revenu sur sur le texte alors le texte retouché par les sénateurs donc l'article 3 devenu article 4 bis Gérald daran les étrangers qui respectent la loi et qui travaill sont les bienvenus dans la communauté nationale les étrangers qui ne respectent pas la loi qui sont des tueur qui ne respectent pas les de la République doivent être exclus du territoire national ça ça sera la discrétion du préfet donc il faut il faut que l'on régularise il faut qu'on accompagne ceux qui veulent travailler en France qui travaillent dans nos restaurants qui travaillent dans le BTP qui travaillent durement dans l'agriculture cela je pense qu'ils sont les bienvenus dans la communauté nationale et effectivement ce sera la discrétion du préfet et dans les métiers dit en tenstion tout le monde voit qu'il y a des endroits où on arrient pas assez à recruter et dans des zones géographiques spécifiques et puis tous ceux qui ne respectent pas de la République doent être exclu ce texte il prévoit quoi qu'on puisse régulariser la nourrice celle qui travaille auprès de vos enfants l'ingénieur le serveur le médecin et puis qu'on puisse exclure enfin le criminel et on retrouve l'analyse du départ Mathieu 1 le méchant avec les méchants et gentil avec les gentils Rachel bignas il y a il y a aux abonnés absents le patronat sur ce débat c'est alors que le patronat on peut dire n'a pas enfin j'allais dire a été tendre avec le le gouvernement a été tendre avec le patrona depuis le début du du premier quinen Macron ça fait partie de la la logique on va dire libérale du président de la République et là ils répondent pas présent au moment où ils ont peut-être le plus besoin d'eux c'est vrai c'est vrai alors on entend on peut entendre on peut entendre certaines branches s'exprimer on entendu la restauration par exemple qui appel de ses vœux une régularisation ça peut permettre à certaines branches pas seulement je pense pas forcément à la restauration mais de se faire l'économie d'une réflexion sur ses propres conditions de travail en se disant ben que une main d'œvre justement extérieur à la France pouvait être de bonne àoi so en effet le le MDEF est assez discret et assez discret depuis le le début alors il y a eu des changements au sein aussi de exactement qui se veut un peu plus social disons et qui certainement a n'est pas forcément convaincu par cette immigration qui viendrait en France il faut dire que on a certains rapports hein là-dessus si on fait une petite comparaison payocde on a une immigration qui est parmi la moins qualifiée de l'ensemble des pays de l'OCDE donc qui peut avoir des difficultés à s'intégré pour beaucoup qui ne maîtrisent pas je pense par exemple au demandeurs d'asile qui obtiennent même l'asile qui ne maîtrisent pas leur propre langue maternelle en en écriture et en lecture ce qui peut rendre compliqué l'apprentissage du français donc toute une partie du patronat explique de manière plus ou moins officielle qu'elle préférait quelque part que l'on forme les Français qui sont aujourd'hui sans qualification ou sans emploi plutôt que faire venir une main d'œuvre qui ne correspond peut-être pas aux besoins du du marché mais en effet le seul moment où on les a un tout petit peu entendu c'est sur la question du français parce qu'il était question et leur premier réflexe a été de s'opposer d'apprendre le français sur les heures de travail leur premier réflexe a été de dire non finalement ils se sont assouplis là-dessus mais en effet on peut pas dire qu'il marche main dans la main avec le gouvernement qu'on puisse dire euh Bruno C je reviens sur le le dessin de Gérald Haran du ministre de l'Intérieur qui a présenté sa démission j'allais dire une première fois à au président de la République desmions refusé imaginons encore une fois l'hypothèse n'est pas la plus plausible mais que que cette commission mixte paritaire a priori on va retourner voir Quentin calm dans un instant mais la suspension de séance dure assez longtemps malgré manifestement imaginons que cette CMP ne soit pas conclusive qu'est-ce qui peut se passer derrière est-ce que un Gérald Haran un peu euh voilà sauter pardon du d'être un peu trivial sur ce sur ce ce sur ce texte cette absence de réforme certain c'est qu'il ne pourrait pas présenter une deuxième fois sa démission parce que là elle serait bien évidemment accepté il est impossible au chef de l'État deux fois de refaire le même scénario on sait que le chef de l'État n'aime pas agir sur la composition du gouvernement dans l'immédiat sous la contrainte voilà ça donne le sentiment euh de dramatiser ça donne le sentiment de reconnaître un échec bien bien évidemment euh j'imagine que si tel devait être le cas ça ne peut être fait que dans une recomposition un tout petit peu plus large ça peut pas être simplement enlever de mise l'intérieur parce que même si on lui substituit quelqu'un d'autre le problème politique reste entier si jamais la CMP n'est pas conclusive ça veut dire que l'accord n'a pas pu être trouvé avec les républicains et c'est pas le fait de remplacer le le ministre actuel par un autre qui va régler qui va régler le problème et lui il est parmi les anciens républicains qui travaillent avec Emmanuel Macron il est quand même celui qui qui est le mieux à même normalement de trouver cet accord il a toujours investi les questions de sécurité il a toujours voulu incarner un positionnement dans le droitfil de Nicolas Sarkozi sur ces sur ces questions donc on s'imagine que si lui n'y arrive pas on imagine mal quelqu'un d'autre alors on on retourne à l'Assemblée nationale retourner voir Quentin calm qui est avec audre vetaz et redem Rabit sur place donc Quentin vous nous confirmez que cette suspension de séance qui est intervenue très très vite euh elle elle continue exactement ça fait plus d' 1h30 1h 40 même que cette suspension de la réunion de la commission mixte paritaire est en cours elle a duré effectivement 5 minutes cette réunion de la CMP au bout de 5 minutes après l'appel en fait des membres de la CMP il y a eu cette suspension et leslr qui seraiit dans une salle qui jxte la salle de la CMP pour discuter entre eux et ce que l'on voit depuis maintenant 30 30 minutes ce sont des parlementaires de gauche qui se succèdent ici en salle des en salle des quatre Coles des quatre colonnes ici à l'Assemblée nationale où les journalistes sont réunis et ces parlementaires de gauche que ce soit les socialistes les communistes les écologistes ils dénonc ce qui se joue autour de cette CMP ils appellent même à suspendre la CMP et à la reprendre après les vacances de la suspension pour Noël c'est le cas par exemple de Patrick canner le président du groupe socialiste au Sénat il a eu cette expression parce qu'on lui demandait aussi est-ce que c'est pas une mise en scène cette suspension et ces desésaccords entre LR et Renaissance il a dit si c'est un théâtre d'ombre le spectacle n'a pas encore commencé merci beaucoup Quentin vous m'offrez la transition on va écouter tout de suite le président du groupe socialiste CNA Patrick caner c'est un scandale je dire on a le les administrations ont travaillé il y a eu des négociations qui ont lieu pendant 4 jours avant la CMP et aujourd'hui on voilà on commence par une suspension de séance qui est encore en cours donc ce n'est pas acceptable donc si la majorité et la droite qui veulent un accord entre eux ne sont pas d'accord qui reporte le dossier et puis on se reverra plus tard Bruno cotress les les les leaders de la gauche s'expriment là dans la salle des quatre colonnes mais il pèse pas suffisamment lourd au sein de cette commission mixte paritaire non normalement cette commission mixte elle est clairement dominée par le Centre le centre droit à la droite voilà donc effectivement la gauche regarde plutôt en et c'est bizarre d'ailleurs la réaction du sénateur caner qui demande à ce qu'on remette ça au au lendemain parce que évidemment on imagine bien que si tel devait être le cas d'une certaine manière ça enterre un petit peu le un peu le dossier Emmanuel Macron a dit que si ça passait pas en cmt en CMP pardon de toute façon lui pensait plutôt retirer son son projet alors Salvin est-ce que c'est la capacité je continue de de me projeter de d'Emmanuel Macron finalement à réformer le pays qui est en train de se jouer très clairement bah absolument effectivement lui il a pour ambition de continuer à à réformer le le pays je pense qu'il va peut-être un petit peu trop vite il va aller un petit peu trop vite et là on voit bien même plus largement que la réforme du pays je pense que c'est aussi la capacité à mettre en place des politique publique qui puisse être voté dans un parlement qui évidemment n'a pas la majorité absolue et puis c'est aussi également la capacité à trouver des compromis et donc effectivement on le rappelait des compromis ça peut des compromis ça peut coûter cher la capacité à trouver des compromis au cas par cas euh avec les différents courants politiques aujourd'hui en France je pense que si on avait une dissolution demain je pense que ça résoudrait pas beaucoup euh la situation politique et on n' pas encore trouvé vraiment la clé justement pour pouvoir faire de la politique autrement avec cette configuration là qui est vraiment très particulière merci beaucoup merci à tous et et à bientôt sur sur Public Sénat

CMP immigration : le gouvernement dans la main des LR — Élisabeth Borne · Pourquijevote