"L'OMC l'interdit ? Je m'en fiche ! On désobéit !"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
y'a pas longtemps je rencontrais un cadre de l'industrie sucrière un lobbyiste même il écrivait ainsi et il me dressé ce tableau dans les années 2000 on a fait entrer le sucre et donc la betterave dans la mondialisation avec la disparition des taxes douanières s'était négocié avec l'organisation mondiale du commerce en même temps l'union européenne sortait étude après étude pour montrer que la libéralisation c'était la solution ils ont fait sauter les quotas ce qui a conduit à une surproduction et un effondrement des cours maintenon maintenant en gros c'est le brésil qui fixe les prix au niveau mondial et de fait le cours de la betterave a plongé divisé par deux en deux ans l'année dernière quatre sucreries ont fermé et plie-le chez moi dans la somme et aussi tout ribot donc annie est la seule réponse de l'europe du gouvernement face à cette crise face à cette dérégulation économique c'est d'y ajouter la dérégulation smic le retour des néonicotinoïdes pour cause de concurrence justifie ton pour cause de compétitivité et c'est la même histoire à peu près pour les céréales la viande ou le lait face à ce fléau mondial global que proposez-vous depuis deux ans avec les égales hymne un du bricolage une usine à gaz légistatives à base de contrats et d'accords cadres d'indicateurs de prix et de médiation sans surprise c'est sparadrap ne tiennent pas comme c'est un fiasco que proposez vous aujourd'hui avec ces et galim un ennemi comme la presse mon collègue dominique potier vous re bricoler du bricolage avec un petit mieux parce que vous parlez maintenant timidement de rapport de force de contrainte mais enfin vous re colmater du colmatage pourquoi parce que vous tourner autour du pot la mondialisation parce que vous n'osez pas attraper le taureau du libre-échange par les cornes vous me direz vous qu'est ce que vous proposez vous le savez qu'est ce que je propose depuis quatre ans maintenant de réguler de réguler les marchés agricoles avec des quotas de production d'importation avec des coefficients multiplicateurs avec surtout des prix plancher pour que les marchés soient plus stable pour que les agriculteurs soient mieux payés c'est du bon sens j'ignore si les paysans mais c'est du bon sens de l'évidence ah ce bon sens à cette évidence monsieur le rapporteur en commission vous avez opposé aux exagérations et vos sophismes vous avez poussé les hauts cris comme quoi je réinvente et les kolkhozes l'étoile rouge cela très sûr le campagne mais ces instruments les quotas les prix planchers bruxelles on a usé pendant des décennies et sans que l'union père européenne ne s'apparente à l'union soviétique vous m'avez alors répliqué avec un goût du paradoxe que le prix plancher devient verrez vite un plafond je serais curieux de voir à quoi ressemble votre maison mais vous n'êtes manifestement ni architecte ni mation cédric villani vous l'a dit à sa manière dans son style en mathématiques on parle de minorant et de majorant et il ferait beau voir que l'on prétende que les deux ans viennent systématiquement à se confondre même notre collègue agriculteurs du modem nicolas turquois voulais signaler ces notions de planches et de plafonds peuvent avoir du sens elle protège le producteur des verres assiettes variations excessives des prix en commission je voulais donc martelé prix plancher prix plancher prix plancher à la buvette après ces débats un député marcheurs et bon connaisseur des marchés agricoles s'est moqué de moi mais arrête conçoit avec les prix plancher tu sais très bien que c'est interdit par l'union européenne le débat déjà se situerait là ça serait plus franc ça je m'en fiche je lui ai répondu ont désobéi il a ri puis il ajouté et même au dessus l'om c'est interdit je m'en fiche encore plus j'ai répliqué ont désobéi on aura des différents ça prendra des années devant la justice pendant ce temps là on verra bien quelle partie prendront les gens les paysans votre collègue alors conclu apaisé bon au fond n'a pas tort ça a marché pendant des années avec des quotas des prix minimum et ça dérangeait personne voilà la bataille qui mérite d'être mené pour l'agriculture mais aussi pour l'industrie mais aussi pour notre santé mais pour notre planète tout entière et je vous reparle rappellerait les propos de nicolas hulot la mondialisation les traités libre échange sont la cause de tous les problèmes écologiques et je rappellerai les propos du président de la république l'an dernier est vite oubliée délégué notre alimentation notre protection à d'autres est une folie la bataille que nous devons mener c'est pour une déglobalisation organisé pour une déglobalisation choisie et non subie pour une déglobalisation qui passe par d'autres accords par d'autres prêter et non par des guerres par des conflits par des peuples rendu fou de haine de colère food est appauvri fou de n'être pas écouté voilà le scénario que vous devriez écrire aujourd'hui celui d'une exception agriculturelle tout comme nous avons une exception culturelle que la terre et ses fruits sortent du libre échange
François Ruffin