L'Allemagne achète 35 F-35 américains… la ministre des Armées répond aux députés
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteÉludée
L'Allemagne achète 35 F-35 américains… la ministre des Armées répond aux députés
- 2:36OuverteRéponse directe
Quelle garantie pour préserver notre modèle d'exportation face à la fédéralisation de la défense ?
- 4:37RelanceRéponse partielle
Comment défendre le mécanisme SAFE face au choix américain de l'Allemagne ?
- 5:09OuverteRéponse directe
Comment contenir l'Allemagne dans une tentation d'agir seule ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Chiffre
« L'industrie perd 10000 emplois par mois en Allemagne au moment où nous nous parlons. »
Temps de parole
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Nous franchissons une nouvelle étape. L'Allemagne ne se contente plus d'acheter américain. Elle accueille déjà sur son sol des capacités de production américaine et cherche à aller encore plus loin. Vous êtes fait rouler dans la farine avec le soi-disant couple franco-allemand. Vous avez multiplié les courbettes devant Ursula Van Derleyen, ancienne ministre allemande de la défense et voilà aujourd'hui le résultat de cet aveuglement. Contenir l'Allemagne dans une tentation qui est une tentation d'agir seule. Vous connaissez la situation allemande. L'industrie perd 10000 emplois par mois en Allemagne au moment où nous nous parlons. Et le sujet de l'Allemagne c'est effectivement de faire du transfert de technologie sur son territoire. Restons évidemment lucides.
Le réflexe européen progresse à la faveur de notre mobilisation historique pour accélérer la souveraineté européenne, mais il n'est pas encore acquis. Les États-Unis fournissent toujours près de la moitié des importations d'armement des pays européens et la part française sur ce marché reste modeste. Laurent Jacobelli pour le groupe Rassemblement national. Après 10 années de macronisme, les domaines dans lesquels la France rayonne encore à travers le monde sont suffisamment rares pour qu'on les soulligne. Avec plus de 21 milliards d'euros de commande à l'export en 2025, notre industrie de défense en fait incontestablement partie. Instrument de puissance économique et politique, levier d'influence diplomatique, il en reste au moins un. Notre politique d'exportation
est l'assurance vie de notre souveraineté industrielle puisqu'elle conditionne la pérennité de nos grands programmes. Oui, nous sommes fiers de notre modèle d'exportation, mais nous savons aussi qu'il s'agit d'un édifice fragile tant les vieilles lunes macronistes pourraient le déstabiliser. Ce modèle est menacé. Par exemple, lorsque le président de la République oublie qu'une coopération repose d'abord sur des besoins opérationnels et des convergences stratégiques et non pas sur des lubis européistes. L'échec programmé de l'avion du futur, le SCAF ou l'avion [raclement de gorge] prédit, tenait pour partie aux profondes divergences de politique industrielle et d'exportation que nous avions avec l'Allemagne. Si ce projet incongru avait vu le jour, vous
auriez octroyé à l'Allemagne ni plus ni moins qu'un droit de véto sur nos exportations. Pure folie quand on sait que le secteur aéronautique représente 40 %, vous l'aviez dit madame la ministre, de nos ventes à l'étranger. Cet édifice est aussi menacé lorsqu'on tente de substituer la préférence européenne à la souveraineté nationale au moment même où la plupart des États européens continuent de se fournir outreatlantique ou en Corée du Sud pour certains, n'est-ce pas ? Une fois encore notre partenaire, j'aurais envie de dire concurrent allemand qui a acheté récemment pas moins de 35 F35 américain. Et d'ailleurs, de quelle préférence européenne parlons-nous quand on sait que peuvent être fabriqués ou assemblés en Europe du matériel venu de l'espace
extraeuropéen mais assemblé sur le sol européen avec donc un label européen. Madame la ministre des armées, quelle garantie apportez-vous pour préserver notre modèle d'exportation et notre industrie de défense face au risque d'une fédéralisation de notre défense ? Merci beaucoup. Le marché français seul ne permettrait pas à l'ensemble de nos entreprises de se développer. En aucun cas, il ne s'agit d'aller vers une fédéralisation. Il s'agit simplement de parler d'interopérabilité. Parce que sur un théâtre comme le théâtre européen, il est tout à fait important qu'effectivement les pays avec lesquels nous avons des accords puissent travailler en partenariat. Maintenant, si je devais aller un pas plus loin pour répondre à la question que vous m'avez
posé, finalement la question que vous posez, c'est la convergence des politiques d'exportation des États-membres qui finiraient par confier le contrôle export à la Commission européenne dans une espèce d'approche de communautarisation et nous ne sommes absolument pas dans cette approche. Le contrôle des exportations est un outil de souveraineté. C'est un acte de gouvernement indissociable de la politique étrangère et pour nous, les exportations comme les transferts ne constituent pas un marché comme les autres. susceptible d'être soumis à un régime de liberté de circulation et doivent de se fait rester dans le contrôle national. Donc très concrètement, la volonté de la France, c'est évidemment d'être présent et de continuer et merci d'avoir salué notre
position de 2e exportateur mondial. Je permets de rappeler également puisque nous sommes dans une période budgétaire quand 10 ans le budget des armées sera doublé et c'est un élément absolument majeur parce qu'il est strictement national et que c'est celui qui permettra à nos industries de pouvoir fonctionner correctement parce qu'elles auront des commandes en matière d'équipement à travers les programmes qui sont ceux d'équipement de nos armées. Monsieur Junior Alimongi, nous avions déjà les preuves que l'Allemagne ne faisait pas le choix de l'armement français ni plus largement celui d'une véritable préférence européenne. Le Scaf est aujourd'hui en grande difficulté. Le MGCS est à l'arrêté et l'Allemagne assume désormais pleinement son choix américain. Mais
nous franchissons une nouvelle étape. L'Allemagne ne se contente plus d'acheter américain. Elle accueille déjà sur son sol des capacités de production américaine et cherche à aller encore plus loin. Prenons le patriote, elle produit déjà en Bavière des PAC 2 sous licence américaine et cherche maintenant à obtenir l'autorisation de produire en Europe les packs 3 de Lock Martin. Tout cela malgré les grands discours sur la prétendue souveraineté industrielle européenne. Vous êtes fait rouler dans la farine avec le soi-disant couple franco-allemand. Vous avez multiplié les courbettes devant Ursula Van Derleyen ancienne ministre allemande de la défense et voilà aujourd'hui le résultat de cet aveuglement. Dès l'heure, comment pouvez-vous encore défendre le mécanisme
safe censé renforcer la BTT européenne alors que l'un des principaux États-membres fait clairement le choix de l'industrie américaine ? Je termine avec la question de monsieur Limangier en rappelant qu'en Europe, l'Allemagne et la France représentent uners de la population 40 % du PIB, donc 40 % du budget de l'Union européenne. Donc effectivement, même si la situation est difficile, il est compliqué d'imaginer qu'il y ait une Europe forte sans coopération franco-allemande. Alors, c'est vrai que nous avons le sujet du SCAF ou du MGCS, mais on a aussi une grande réussite. Je rappelle quand même qu'Abus est quelque chose qui fonctionne. Donc je pense qu'on peut aussi regarder ce qui fonctionne et qu'aujourd'hui l'objectif est non seulement d'arrimer l'Allemagne à une
organisation concrète des de l'interopérabilité mais aussi de contenir l'Allemagne dans une tentation qui est une tentation d'agir seule. Vous connaissez la situation allemande, elle perd l'entreprise l'industrie perd 10000 emplois par mois en Allemagne au moment où nous nous parlons. Et le sujet de l'Allemagne c'est effectivement à travacher de faire du transfert de technologie sur son territoire. D'où la nécessité pour nous de continuer à travailler et à réussir à maintenir cette interopérabilité. La ministre vous a-t-elle convaincu ? Dites-le-nous en commentaire et pensez à liker et à vous abonner pour ne rien manquer d'instant public.
Catherine Vautrin