Louis Aliot (RN): "Je n'imagine pas qu'une élection présidentielle soit contrariée par le fait que des banques privent certaines formations politiques de prêts bancaires"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Les banques, est-ce qu'elles vont vous suivre alors que, je le disais et on l'entend bien, il y a quand même encore certains juristes qui disent que potentiellement, là, dans quelques mois, elles se retrouvent soit avec un bras électronique, soit...
Non mais d'accord, mais je veux dire...
C'était déjà pas évident quand même la dernière élection.
Oui, mais ce qui n'est pas normal en démocratie quand même. Parce que là, ça dépasse le cas de Marine Le Pen. Nous sommes en démocratie, il y a des partis politiques, article 4 de la Constitution, et il y a des banques qui refusent de prêter à des partis politiques solvables. C'est ça qui est inquiétant pour la démocratie. Si François Bayrou avait décidé de faire la banque pour la démocratie... Il avait promis de faire la banque pour la démocratie.
Et il avait d'ailleurs, je crois, symboliquement décidé de donner sa signature à Marine Le Pen.
Et d'ailleurs, les banques sont très hypocrites, parce que dans leur fichier clientèle, eh bien, il y a au moins 40% des gens qui votent au Rassemblement National. Ils ne les veulent plus comme clients. Donc ces banques devraient jouer le sens de l'intérêt général, le sens de la démocratie, du pluralisme politique, et prêter comme ils prêtent à toutes les entreprises aujourd'hui. En tout cas, on l'imagine, c'est moins le cas.
Vous n'avez pas de doute ? Vous n'avez pas de doute, vous ne vous dites pas ?
Mais je n'imagine pas qu'une rélection présidentielle soit contrariée par le fait que des banques privent certaines formations politiques et certains candidats de prêts bancaires, alors qu'ils ont les moyens de les rembourser. Ça, effectivement, je n'imagine pas. Ça, effectivement, je ne l'imagine pas.
Louis Aliot