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interviewBFMTV — BFM Politique· 21 janvier 2024 47 min

Éric Zemmour, président du parti Reconquête, ex-candidat à l'élection présidentielle - 21/01

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:14
Locuteur 2

Bonjour, bonjour à tous.

0:17
Présentateur

Vous regardez BFM Politique, votre grande interview politique du dimanche. Notre invité aujourd'hui est président de Reconquête. Bonjour, Éric Zemmour. Bonjour, Benjamin Duhamel. Merci beaucoup d'être avec nous aujourd'hui. Dans quelques instants, on parlera de la grogne, de la colère des agriculteurs, également de la question de l'école, de la question de la natalité abordée par le président de la République. Avec moi pour vous interroger aujourd'hui, Amandie Natalaya. Bonjour, Amandie. Marion Mourgue, chef adjoint du service politique du Parisien. Bonjour, Marion. Voilà toutes ces questions, toutes ces thématiques à aborder avec vous dans quelques instants.

Mais juste avant, le journal, Philippe Godin.

0:49
Locuteur 4

Et l'actualité de cette nuit journée, c'est bien sûr la colère des agriculteurs qui ne retombent pas. Troisième nuit de mobilisation sur l'A64 près de Toulouse. La rencontre hier avec le préfet n'a pas vraiment apaisé les esprits. Antoine Forestier, vous êtes sur place pour BFM TV. Pour l'heure, les agriculteurs ne sont pas prêts du tout à l'EU et le camp.

1:09
Locuteur 10

Non, ils n'ont pas été vraiment satisfaits de ces échanges avec le préfet de Haute-Garonne hier en fin d'après-midi à Toulouse. Le préfet leur a demandé du temps à expliquer que c'était des dossiers complexes et qu'ils ne pouvaient pas apporter de réponse tout de suite. Sauf que ces agriculteurs, ils n'ont plus le temps. Ils veulent des réponses concrètes. Ils veulent des représentants politiques. Ils attendent des ministres ici sur le terrain qui leur apportent des solutions concrètes à tous leurs problèmes. Leurs problèmes face à leurs revenus qui sont très faibles. Leurs problèmes face à des maladies qui touchent leurs élevages.

Et donc, ils demandent des solutions, des aides de l'État à ce niveau-là. Et également, une des problématiques qui les touche beaucoup, c'est la taxation du gasoil non routier. Et là aussi, cela commence à plomber leur budget. Et ils demandent, sur ces différents thèmes, que les ministres se déplacent sur le terrain et viennent leur apporter des solutions. La situation reste donc identique depuis 4 jours sur l'autoroute A64. On est entre Toulouse et Tarbes au niveau de carbone. Vous le voyez sur ces images de Morgane Dumont. On a une file immense de tracteurs qui sont garés ici, qui s'allongent de jour en jour.

Un droniste hier nous expliquait qu'il y avait 1,2 km de tracteurs tout au long de cette autoroute et qui restera bloqué encore toute la journée. Et certainement demain, la prochaine étape, c'est une réunion entre les syndicats agricoles qui sont reçus, la NSEA et les jeunes agriculteurs, demain à Matignon avec Gabriel Attal, le Premier ministre.

2:24
Locuteur 4

Et on suit l'évolution de la situation avec vous, Antoine Forestier, avec Morgane. Dumont, dans l'actualité, également un élu une nouvelle fois pris pour cible. Le maire de Marc-en-Barreuil, dans le Nord, a déposé plainte. Le système de freinage de sa voiture a été volontairement sectionné. Les conséquences auraient pu être dramatiques. Clément Govin avec Arthur Meriot.

2:42
Locuteur 9

En rentrant de ses vacances de Noël, c'est une découverte inquiétante qu'a faite le maire de Marc-en-Barreuil, Bernard Gérard.

2:50
Locuteur 8

Reprenant notre véhicule, mon épouse a constaté qu'il y avait un voyant rouge qui s'allumait. Elle était allée chez son garagiste. Et notre garagiste nous a confirmé que les câbles ABS avaient été sectionnés.

3:03
Locuteur 9

Ces câbles contrôlent le système d'anti-blocage des roues de sa voiture. Sans la prudence de sa femme, les conséquences d'une telle dégradation auraient pu être dramatiques. L'élu, qui soupçonne un acte malveillant, a donc décidé de porter plainte contre X.

3:16
Locuteur 8

Ça ne peut pas être quelque chose de fortuit. On n'est pas passé sur une pierre ou des choses comme celle-là. Apparemment, ce n'est pas un animal. C'est ce qui a été déterminé.

3:28
Locuteur 9

Depuis sa plainte, Bernard Gérard a reçu de nombreux messages de soutien, notamment ceux de ses administrés, qui ne comprennent pas cette volonté de s'en prendre à lui.

3:37
Locuteur 1

C'est vrai que ma première réaction, c'est d'avoir été vraiment choquée. Premièrement, ça se passe à Mork-en-Barreul. Et sur une personne comme Bernard Gérard, on ne peut pas voir un élu local plus proche de ses citoyens et de leurs préoccupations.

3:48
Locuteur 6

Moi, je ne comprends pas. On arrive à des situations telles et j'en suis vraiment nœuvrée pour lui. On aurait pu envoyer un courrier ou on allait toquer à sa porte et puis tout simplement lui dire ce qui ne va pas.

3:57
Locuteur 9

Une enquête est en cours. Mais si ce sabotage est avéré, il s'ajoutera à la longue liste des actes malveillants à l'encontre des élus. L'année dernière, les agressions visant les maires ont progressé de 15%.

4:09
Locuteur 4

Je vous retrouve à 13h pour Affaires suivantes avec Dominique Rizet. Ce sera juste après BFM Politique, Benjamin Duhamel.

4:18
Locuteur 2

BFM Politique, Benjamin Duhamel.

4:23
Présentateur

Éric Zemmour, président de Reconquête, invité de BFM Politique. Et je signale à tous ceux qui nous regardent chez eux qu'ils peuvent interroger directement notre invité en flashant ce QR code qui apparaît à la droite de votre écran. Et nous relayerons vos questions tout au long de cette émission. Éric Zemmour, la colère des agriculteurs gagne du terrain près de Toulouse. On l'a vu il y a un instant dans le journal. L'autoroute A64 est toujours bloquée. Des agriculteurs qui dénoncent les excès de normes, des revenus en baisse. Est-ce que vous cautionnez la méthode, le blocage de cette autoroute ? Écoutez, je n'ai pas cautionné des méthodes. Il n'y a pas de violence. Il y a des blocages.

Il y a effectivement des gens qui ne peuvent pas rouler sur cette autoroute. Mais franchement, on a connu bien pire. Non, moi, si vous voulez, il faut comprendre cette colère, ce sentiment de désespoir des agriculteurs qui remonte à très loin, si vous voulez. Essayons de regarder très rapidement le tableau de l'agriculture française. Pour vous donner une première idée, en 1970, il y avait 1,5 million d'entreprises agricoles. Il n'y en a plus que 400 000. Vous voyez la dégradation et la perte d'exploitation agricole. Deuxièmement, vous savez qu'il y a un agriculteur qui se suicide tous les deux jours. Déjà, ça fait des années qu'on le dit.

On devrait quand même en prendre acte et essayer de comprendre et de faire quelque chose pour ces gens-là. Alors, pourquoi ils se suicident ? Parce qu'en fait, ils sont au cœur de toutes les désolations françaises, de tous les abaissements français, les dégradations françaises du service public. Par exemple, ils sont au cœur de tous les déserts médicaux. J'ai une agricultrice qui, il y a quelques semaines, m'a raconté qu'elle s'était arrachée une dent elle-même. Vous vous rendez compte ? On est revenu au XVIIe siècle. Attendez, parce que c'est important de poser ce tableau-là. J'entends et on va venir dans un instant sur les questions de fond, mais juste sur le blocage de l'autoroute.

Vous faites partie des responsables politiques qui considérez souvent qu'il y a un problème d'autorité, qui cite souvent Jean-Pompidou, il faut arrêter d'emmerder les Français. Est-ce que là, c'est une méthode d'action politique que vous jugez légitime ? Je ne suis pas syndicaliste. Si vous voulez, je sais très bien qu'il y a des méthodes d'action qui peuvent embêter les gens, mais qui bloquent et qui font comprendre quelque chose. Je répète, il n'y a pas de violence, il n'y a pas de dégradation. On n'a pas brûlé des écoles, des services publics, comme dans d'autres cas.

Alors non, attendez, juste en région Occitanie, un bâtiment de la Direction de l'Environnement a vu ses vitres souffler après une explosion. Deux tags ont été retrouvés sur place pour en faire référence au CAV, le comité d'action viticole, un groupe radical de viticulteurs. Ça, c'est de la violence. Oui, et évidemment, je condamne toute violence. Mais essayons d'aller au-delà. Essayons de comprendre ce qui se passe et de voir ce qu'on peut faire. C'est quand même plus important, me semble-t-il.

Donc je disais qu'ils étaient au cœur de toutes les dégradations françaises, qu'ils subissent en plus la violence de bande venue de toute l'Europe et du Maghreb, qu'en plus, et c'est là qu'on est au cœur du sujet, ils subissent la tyrannie, je pèse mes mots, la tyrannie de la Commission de Bruxelles. Est-ce que vous savez, Benjamin Duhamel, que désormais, la Commission de Bruxelles détermine les périodes où les agriculteurs peuvent semer, peuvent récolter ? Et s'ils s'adaptent, j'ai fini ma phrase, et où s'ils s'adaptent à un changement de climat ou d'autres, ils sont sanctionnés et ils ne touchent pas leurs aides.

7:57
Éric Zemmour

Mais sur cette question de la concurrence des autres pays européens, de l'inflation de normes...

8:02
Présentateur

Ce n'est pas exactement la même question.

8:03
Éric Zemmour

En tout cas, de ce poids de l'Union Européenne, on entend beaucoup le Rassemblement National et Jordan Bordella qui veut être le porte-voix des campagnes. Vous avez un peu les mêmes combats, les mêmes thématiques. Quelle est votre plus-value dans cette question ? Puisque le Rassemblement National, de fait...

8:19
Présentateur

Attendez, vous voulez qu'on parle du Rassemblement National ou vous voulez qu'on parle de l'agriculture ? Parce que si vous voulez parler de la Rassemblement National, moi, je ne suis pas au Rassemblement National et j'ai des désaccords de fond. Et on peut poser la question après. Moi, je veux parler d'abord de l'agriculture. Pardonnez-moi, ce n'est pas la même question. Mais on va parler du Rassemblement National. Mais comment justement vous entendez, vous, sur l'agriculture ? Eh bien voilà, vous allez m'entendre. C'est pour ça que je veux répondre à votre question. Mais je répondrai ensuite à la question du Rassemblement National.

Sur l'agriculture, je disais donc qu'il y a la Commission de Bruxelles qui tyrannise les agriculteurs de toute l'Europe d'ailleurs. Et en plus, nous avons un gros problème en France spécifique qui est la surtransposition des normes. C'est-à-dire que les écologistes ont imposé leur agenda à la Commission de Bruxelles et au Parlement européen. Ce qui fait qu'on accumule les normes pour empêcher le giflosade, etc.

Et le résultat, c'est que l'administration française prend un malin plaisir à laver plus blanc que blanc, à faire toujours plus et à imposer à nos agriculteurs ce que l'administration allemande ou l'administration espagnole ou l'administration hollandaise n'imposent pas à leurs propres agriculteurs.

9:27
Éric Zemmour

C'est-à-dire que nos agriculteurs sont concurrencés doublement.

9:32
Présentateur

Ils sont concurrencés d'abord par des produits qui viennent de l'extérieur de l'Union européenne et qui ne respectent aucune norme. Et deuxièmement, ils sont concurrencés par les Espagnols, les Allemands, les Hollandais et d'autres à l'intérieur de l'Union européenne qui respectent moins les normes que nous respectons. Mais donc il faut faire quoi ? Du protectionnisme ? Le protectionnisme n'est pas un mot interdit, vous savez, Benjamin Duhamel. Non, mais sauf que quand on sait que l'agriculture française est exportatrice nette, si vous dites il faut bloquer les produits, il faut arrêter les échanges avec tel ou tel pays, il y aura réciprocité.

Et dans ce cas-là, vous aurez les mêmes agriculteurs, les céréaliers notamment, qui diront attendez, nous ça va nous pénaliser aussi. Vous avez raison, mais d'abord Benjamin Duhamel, un tarif protectionniste ou protecteur n'a jamais empêché de commercer. Deuxièmement, les pays qui nous vendent leurs produits, qui ne respectent pas les normes, par exemple le Maghreb ou l'Amérique du Sud ou l'Ukraine, ce ne sont pas ces pays-là à qui on vend, on vend à d'autres pays. Donc vous voyez, il n'y a pas la même chose. Et leurs produits sont moins chers.

Donc il faut aussi dire, est-ce que vous êtes aussi prêt à dire aux consommateurs français, vous allez payer votre poulet, vous allez payer toute une série de produits, plus chers que s'ils sont produits en France ? C'est un autre sujet. Oui, mais vous avez raison, ce n'est pas un sujet négligeable. Je voulais simplement répondre à votre question. D'abord, votre question, j'y réponds. Donc il faut bloquer les produits qui ne respectent pas nos normes. Mais là, vous avez raison. Évidemment, les produits agricoles français sont plus chers, mais parce que, premièrement, la main-d'œuvre est beaucoup plus chère.

On en revient à notre histoire qui est sur toute l'économie française des charges trop importantes. Et par ailleurs, les normes sont appliquées trop strictement. Donc il faut jouer sur ces deux...

11:19
Éric Zemmour

Vous dites qu'il faut un Frexit sur l'agriculture, il faut sortir de ses normes ? Mais je n'ai jamais dit ça. Alors, justement, comment vous faites ?

11:23
Présentateur

Je vous répète que les Allemands et les Hollandais respectent moins strictement les normes. Si déjà l'administration française pouvait commencer de moins persécuter nos agriculteurs, ça serait déjà pas mal.

11:33
Éric Zemmour

Vous disiez tout à l'heure, il y a un vrai problème sur l'écologie, d'après vous. C'est-à-dire, il faudrait à un moment donné dire un peu stop à l'écologie. Ça rappellerait d'ailleurs la phrase de Nicolas Sarkozy. Quand il disait l'écologie, ça commence à bien faire. Il l'avait dit au Salon de l'agriculture. Vous reprendriez ces mots aujourd'hui ?

11:47
Présentateur

Écoutez, je pense d'abord que les écologistes, l'écologie politique, oui, ça fait longtemps que ça commence à bien faire. Je pense que les Verts sont depuis longtemps des gauchistes, en vérité, qui poursuivent un agenda d'extrême-gauche, qui se moquent complètement de l'environnement et de la nature pour imposer leur vision du monde féministe, transgenre, etc., etc., et immigrationniste. Donc, effectivement, il faut lutter contre les écolos et contre les Verts. Et par ailleurs, il faut...

12:20
Éric Zemmour

Il n'y a pas d'écologie de droite ?

12:21
Présentateur

Il n'y a pas... Mais vous avez raison d'avoir l'écologie au départ et de droite. Donc, on pourrait remonter à très loin, au XIXe siècle, les premiers à avoir compris... Ce n'est pas vous faire croire, Céric Zemmour, que quand on écoute vos discours ou qu'on va écouter votre campagne présentielle, on ne peut pas dire que le sujet de l'écologie était celui qui était le plus présent. Non, vous avez raison. Mais parce que je pense qu'il y a des sujets fondamentaux qui menacent la France. Par exemple, le grand remplacement et l'appauvrissement économique. Le réchauffement climatique existe. Je ne le nie pas.

Je vois, par exemple, je discute avec nos agriculteurs qui nous disent qu'effectivement, il y a un changement de climat, etc. Il y a un réchauffement climatique. Voilà, il y a un réchauffement climatique. Là-dessus, il n'y a pas de sujets. Absolument. Ce que je dis, c'est que l'homme s'est toujours adapté. Et donc, il faut s'adapter de nouveau. Sans absolument persécuter nos propres agriculteurs, sans sacrifier notre industrie automobile, etc. Parce que, vous savez, le réchauffement climatique, les vrais responsables du réchauffement climatique aujourd'hui s'appellent les Américains et les Chinois. Tout le monde le sait. Nous sommes une goutte d'eau dans la mer.

Rapidement, Marion Mourg, avant de parler de l'école.

13:26
Éric Zemmour

Du rassemblement national. On a vu, justement, ces dernières années, un vote des agriculteurs qui est passé plutôt d'un vote de droite, UMPLR, à un vote rassemblement national. Comment vous faites pour exister dans cette équation, sachant que dans cinq mois, il y a les élections européennes ?

13:40
Présentateur

Alors, il faudrait aller au-delà. Moi, je ne viens pas du rassemblement national. Je ne suis pas un dissident du rassemblement national. Je n'ai rien à voir avec le rassemblement national. Ma tradition politique, c'est la tradition du RPR, la tradition du gaullisme, la tradition de Charles Pasquois qui était un ami ou de Philippe Séguin. Première chose. Deuxième chose, j'ai des désaccords fondamentaux avec le rassemblement national. Sur ce sujet de l'agriculture ? Sur tous les sujets. Par exemple, sur l'agriculture, c'est quoi le... Je vais vous dire, en économie, parler d'économie, je ne suis pas socialiste.

Je n'applique pas les méthodes qui auraient ravi la gauche des années 70 comme le rassemblement national. On a le sentiment que vous dites exactement la même chose avec Jordan Bardella. Quand on dit Jordan Bardella et Mario Marechal, c'est le même discours. Je vous dis, par exemple, j'insiste sur les baisses de charges. Je n'insiste pas sur l'assistanat, j'insiste sur le travail. Je sais que le rassemblement national, il y a quelques mois, a refusé de voter un texte qui obligeait ceux qui recevaient le RSA à travailler. Moi, je l'aurais voté.

je sais que le rassemblement national a une politique économique socialiste et je ne suis pas en désaccord avec le rassemblement national seulement sur l'économie. Madame Le Pen considère que l'islam est compatible avec la République, pas moi. Madame Le Pen considère qu'il n'y a pas de guerre de civilisation, pas moi. Madame Le Pen vient de voter à la fin de l'année un texte sur l'immigration qui régularise 10 000 clandestins. Je ne l'aurais pas voté. Madame Le Pen donne de l'argent de la solidarité nationale, les allocations sociales aux étrangers après un certain délai, pas moi. Et on voit, ça nous faut beaucoup de désaccord.

Et on aura l'occasion de reparler de ces différences-là, notamment sur la question de l'immigration. Une question d'Amandine Atalaya sur l'école.

15:30
Éric Zemmour

Oui, parce qu'Emmanuel Macron a beaucoup parlé de l'école lorsqu'il a fait sa conférence de presse la semaine passée. Il a fait plusieurs annonces. Il faut expérimenter l'uniforme, dit-il, enfin la tenue unique. On généralisera si c'est concluant. Les élèves doivent apprendre la marseillaise. On va revoir les cours d'éducation civique. Tout ça est plutôt à droite, plutôt conservateur. Est-ce que là, vous vous dites, enfin, il a compris, j'applaudis ?

15:52
Présentateur

Écoutez, je ne vais pas, ça a commencé avec M. Atal. Je ne vais pas critiquer leurs propos puisque ce sont exactement les miens pendant la campagne présidentielle.

16:02
Éric Zemmour

C'est-à-dire, ils font du Éric Zemmour, c'est ça que vous voulez dire ?

16:04
Présentateur

Vous savez, même le président a repris même mon slogan de la campagne présidentielle. Pour que la France reste la France ! Mais c'est lui qui fait du Zemmour ou c'est vous qui faisiez du Macron ? Excusez-moi, moi je me souviens d'Emmanuel Macron qui faisait campagne en disant qu'il n'y avait pas de culture française et qui faisait l'ode à tous les Sénégalais, les Algériens. Je me souviens de son discours de Marseille. Donc je pense que c'est plutôt lui qui fait du Rix Zemmour. Mais c'est quoi ? Vous dites que c'est une bataille culturelle qu'il utilise vos mots ? Est-ce que c'est sincère ? Est-ce que c'est... Ah, vous savez, est-ce que c'est sincère ? Moi, je ne suis pas dans sa tête.

Je n'en sais rien et je m'en moque en vérité. L'important, ce sont...

16:40
Éric Zemmour

Est-ce que c'est largement droitisé pour vous ?

16:41
Présentateur

Là, écoutez-moi.

16:42
Éric Zemmour

Il y a un changement de ce président ?

16:44
Présentateur

Là, mais le président passe son temps à passer de droite à gauche et de gauche à droite. C'est le reproche majeur que je lui fais. Il n'a pas de colonne vertébrale. Donc là, il prend les mots en 2022 après la présidentielle. Il a pris les mots de Mélenchon. Aujourd'hui, il me prend mes mots. Très bien. Maintenant, moi, j'attends des actes. On parlait de l'école. Évidemment, quand M. Attal interdit la BAYA, je ne peux qu'applaudir. Quand M. Attal dit qu'il faut créer des classes de niveau en clair, il faut supprimer le collège unique. C'est exactement ce que je proposais pendant la présidentielle. Maintenant, j'attends des actes.

Vous savez, je suis responsable et président d'un mouvement qui s'appelle Parent Vigilant, qui a 75 000 membres et qui me fait remonter tout ce qui se passe dans les classes et les écoles et qui traque le moindre élément dans les enseignements qui peuvent, d'une façon ou d'une autre, être en désaccord avec la vision idéologique que vous portez. Benjamin Duhamel, choisissez bien vos mots. Nous ne traquons rien. Vous avez affiché sur les réseaux sociaux des enseignants dont vous déploriez les enseignements. Nous n'affichons pas de nom.

Nous dénonçons quand les écoles françaises font de la propagande à nos enfants, de la propagande immigration, de la propagande de genre, de la propagande LGBT, de la propagande... Voilà. Nous refusons effectivement qu'il y ait ce type de propagande. Donc, je pense que, pour l'instant, rien n'a changé. Rien n'a changé depuis le passage de M. Attal au ministère de l'Éducation nationale. Il y a toujours autant d'associations... Par exemple,

18:15
Éric Zemmour

sur l'uniforme, si on prend la question de l'uniforme, est-ce qu'il y a une accélération puisque désormais, Emmanuel Macron prône sans expérimentation dans les écoles ? Vous dites, très bien, ça va dans le bon sens et on a passé entre guillemets la seconde sur cette question-là ?

18:27
Présentateur

J'attends de voir les uniformes dans les classes. J'attends. J'attends de voir les classes de niveau que je propose depuis des mois. J'attends. Est-ce qu'il n'y a pas un petit côté école des choristes un peu sépia ? Au fond, on a beaucoup parlé et on va en parler dans un instant concernant la polémique liée à la ministre de l'Éducation nationale, des heures qui manquent dans le public. Est-ce que, vraiment, on résout les problèmes de l'éducation nationale en parlant uniforme, en parlant marseillaise, en parlant éducation civique ? Est-ce que c'est vraiment le problème central de l'école pour les enfants aujourd'hui ? Deux choses.

Un, vous avez tout à fait raison de parler des heures qui manquent parce que, là aussi, M. Attal avait promis qu'il n'en manquerait pas une et on voit que rien n'a changé. Les parents vigilants m'ont fait remonter cette histoire dans le collège de Pierre de Ronsard, vous savez, à Chartres-le-Loire, dans la Sartre, où il y a 25% des professeurs qui manquent. Donc, vous avez tout à fait raison là-dessus, c'est un problème majeur. Mais je ne peux pas vous laisser dire que le reste n'est pas fondamental. Si vous voulez, aujourd'hui, l'école, depuis 20 ans, s'est effondrée.

On le voit dans les classements PISA, ça fait 30 ans que je le dis, l'école s'est effondrée parce qu'elle a changé de paradigme. À l'école française de jadis, qui était, qui reposait sur le mérite, l'excellence, le travail, nous avons troqué une école qui repose sur l'inclusion, sur l'enfant au centre de l'enseignement, sur le savoir qui n'est plus transmis mais qui doit être créé par les enfants. L'uniforme, ça ne fait pas grand-chose à tout ça. C'est ça qu'on a du mal

20:05
Éric Zemmour

à comprendre. Est-ce qu'il n'y a pas un changement de culture tout simplement ? Non, mais des jeunes élèves, en quoi l'uniforme rétablit vraiment l'autorité ou gomme les inégalités ?

20:12
Présentateur

Elle ne rétablit pas l'autorité, elle rétablit, un, une certaine égalité entre les gens, elle règle les problèmes de costumes islamiques et troisièmement, elle permet de faire comprendre aux enfants que l'école est un sanctuaire où il y a le culte du savoir et non pas qu'on introduit les éléments de l'extérieur. Voilà. C'est tout. Mais je ne vous dis pas que c'est fondamental. Pour moi, je vous l'ai dit, ce qui est fondamental, c'est un, supprimer le collège unique, donc remettre les fameuses classes de niveau et pas seulement en français et en mathématiques mais dans toutes les matières. Deux, remettre le mérite, l'excellence, les examens, le savoir transmis, c'est ça qui est essentiel.

La Marseillaise, c'est aussi un symbole. Moi, je me souviens, je l'ai enseigné. C'est déjà dans les textes. C'est déjà dans les textes. Absolument, mais elle n'est plus enseignée. Elle n'est plus enseignée. Qu'est-ce que ça veut dire ? Vous avez très bien compris. Qu'est-ce que ça veut dire la Marseillaise ? Ça veut dire qu'on apprend de nouveau aux enfants à aimer la France, à aimer son histoire. Juste un dernier mot avant de la pub quelques instants, puisqu'on parle de la jeunesse. Cette semaine, un de vos tweets a beaucoup fait réagir. Le voici, vous avez relayé le titre d'un article de Libération sur l'Africation. Nouveau chic de langage des adolescents avec ce commentaire, le vôtre.

Le grand remplacement n'existe pas, donc un commentaire ironique. Pour ceux qui nous regardent et qui ne savent pas ce qu'est l'Africation, cela vient du latin. Africare, qui veut dire frotter contre et c'est le fait de remplacer des ti par des chi, des di par des dji. Par exemple, Amandine ici présente, cela donnerait Amandine. Cela n'a donc rien à voir avec l'Afrique. Un linguiste dans le Figaro précise même que cela a toujours existé, notamment dans les langues romanes. Vous vous êtes trompé, vous avez plaqué cette obsession de l'immigration sur la langue française ? Benjamin Duhamel. J'aime beaucoup, vous savez, paraître un imbécile aux yeux d'un idiot est un plaisir de fin gourmet.

Vous connaissez ce mot-là. Donc j'ai beaucoup aimé cette semaine. Pas pour vous. Pour tous les gens qui m'ont tombé dessus, qui me sont tombés dessus en disant qu'on fond à Africation, il n'y a qu'un F et à Africation, il y a deux F et à Africation. Très bien. Je veux bien passer pour un imbécile. Maintenant, je vais vous dire qui parle comme ça ? Qui dit qui parle comme ça à part la jeunesse maghrébine des banlieues ? Tout le monde le sait. Pardon, Éric Desmour, à Marseille. À Marseille. Le linguiste en l'espèce dit que ça existait quand on fait dans les langues romanes. Oui, des linguistes disent qu'il n'identifie pas l'origine.

Ne tombez pas dans le panneau de ces pseudo-sachants qui ne sont en fait que des militants. Moi, je ne tombe pas dans ce panneau. À Marseille. Mais à Marseille, ce n'est plus une des français. Qui dit que c'est seulement les maghrébins ? Excusez-moi, les pieds noirs et les maghrébins ont vécu ensemble pendant un siècle. Les pieds noirs influencés par les Espagnols et les Italiens. Pardon, Éric Desmour, mais vous semblez dire avec une forme d'évidence quelque chose qui n'est pas adhéré. Excusez-moi, Benjamin Duhamel, qui aujourd'hui parle de cette manière ? Qui ? Tout le monde sait que c'est la jeunesse maghrébine et africaine et les jeunes français qui sont tellement à culturés par eux.

Éric Desmour, c'est quoi ? C'est au doigt mouillé ? Écoutez, je laisse les gens juger. Ils le savent très bien comme moi.

23:17
Éric Zemmour

Mais on a toujours pari à ce mot, vous saviez ce qu'il voulait dire ou vous vous êtes trompé ? Je ne suis pas trompé du tout.

23:22
Présentateur

Je vous répète, je sais très bien qui s'exprime comme cela. J'entends moi, je marche dans la rue, j'entends les gens parler, j'entends les jeunes parler. Je vois comment les jeunes de nos familles sont acculturés par l'influence maghrébine et africaine. Je vois tout ça, j'encends tout ça. Vous vouliez dire

23:38
Éric Zemmour

que c'est une origine africaine et vous le réaffirmez.

23:41
Présentateur

Mais ni africaine. Oui, maghrébine et africaine. Bien sûr que je le réaffirme, bien sûr. En tout cas, visiblement, le linguiste dans le Figaro qui n'est pas un journal de gauche que je sache ne dit pas cela du tout. Mais bon, là-dessus, on vous a entendu. On se laisse quelques instants et on revient à tout de suite dans BFM Politique. Restez avec nous. Éric Zemmour, invité de BFM Politique, Éric Zemmour, juste avant de continuer ces questions, une question d'un téléspectateur. Il s'appelle Erwan et voilà ce qu'il vous demande. Comment jugez-vous le verdict du procès de l'affaire Théo ? Je rappelle ce verdict.

Les trois policiers ont été condamnés à de la prison avec sursis de trois à douze mois. Celui responsable du coup de matraque a également été condamné à cinq ans d'impossibilité de porter une arme et de possibilité d'exercer son métier sur la voie publique. Comment est-ce que vous jugez ce verdict ? Écoutez, je ne vais pas être plus royaliste que le roi puisque mon ami Thibaut de Mondurial qui était l'avocat de ces policiers a trouvé le jugement équilibré. Je m'aligne sur lui. Maintenant, je voudrais dire deux choses très vite. La première, c'est évidemment s'il y a des abus, des bavures, etc. Elles doivent être sanctionnées. C'était le cas.

Je crois que la police française est une des polices du monde les plus surveillées et les plus sanctionnées. Deuxièmement, je tiens à dire que je trouve malsaine cette accentuation permanente médiatique sur les rares cas délictueux ou de bavures, etc. Alors qu'il faut le rappeler ici à vos téléspectateurs. Ce sont les policiers qui sont agressés, attaqués, provoqués tous les jours. qui sont blessés et attaqués par des voyous dans tous ces quartiers islamisés. Et je voudrais dire que ce jeune Théo, vous comprenez, qu'est-ce qu'il faisait là ? Qu'est-ce qu'il est venu provoquer les policiers pour les empêcher de faire leur travail ?

Excusez-moi, moi, quand un policier arrête quelqu'un, je ne vais pas me mêler. Je ne vais pas me battre avec un policier. Vous venez de le dire, la justice s'est prononcé. Il n'a pas été condamné pour rébellion. Ce qui s'est passé, c'est qu'il s'est interposé dans un contrôle et qu'il se retrouve handicapé à vie avec un coup de matraque et une fissure de 10 centimètres à l'anus. Je peux expliquer que le sujet, c'est le fait qu'il s'est interposé dans un contrôle. J'ai dit ce que j'ai dit au début sur le jugement. Maintenant, je vous dis, moi, moi, et j'imagine que vous, c'est la même chose, si vous voyez la police arrêter quelqu'un ou contrôler quelqu'un, vous n'allez pas vous interposer.

Ce que je veux dire, moi, j'ai de la compassion pour tout le monde. J'ai de la compassion pour tout être humain qui est blessé. C'est normal, on a de la compassion pour ce jeune homme parce qu'il a été blessé, il est handicapé, etc. Maintenant, je veux dire que, je le répète, il n'avait pas à aller provoquer les policiers. Moi, vous savez, je parle avec des policiers tous les jours. La vérité, c'est qu'ils sont provoqués tous les jours par ces jeunes de banlieue. Tous les jours, ils viennent au contact pour les provoquer, pour se moquer d'eux, pour les insulter, pour les frapper.

Et comme la police française est hyper surveillée, qu'elle est surveillée par les médias, qu'elle est surveillée par la hiérarchie, qu'elle ne peut rien faire en vérité, qu'ils ont peur de sortir leur arme, qu'ils ont peur de se battre. Donc, ils en profitent. La justice a jugé que ce n'était pas de la violence légitime. Je peux vous dire que ce jeune homme, dans le pays de ses parents, je pense que la police serait moins tendre avec lui. C'est-à-dire que tous ces jeunes gens viennent de pays où la violence, où la police est d'une rare brutalité. Il est français ? Oui, mais je vous le dis, c'est tout. Je vous dis qu'il y a des différences de traitement. Il devrait demander à ses parents.

Comment, dans le pays d'origine de ses parents, la police traite les gens qui se mêlent comme ça ? Je ne vois pas bien le rapport. Moi, je vois très bien le rapport. Mais la justice a reconnu que la violence utilisée par les policiers n'était pas légitime. Je vous répète, Benjamin Duhamel, que moi, j'estime que quand on est devant des policiers qui font leur travail, on ne va pas s'interposer et on ne va pas se mêler et on ne va pas les provoquer. Après, évidemment, il y a des risques. Question de Marion Mourke sur la polémique autour de la ministre de l'Éducation nationale.

28:02
Éric Zemmour

Oui, elle se retrouve très en difficulté depuis son arrivée au gouvernement et hier, Mediapart révélait que le fils de la ministre aurait bénéficié d'un système de contournement de parcours sup à Stanislas pour intégrer la classe préparatoire. Est-ce que vous dites aujourd'hui, il y a trop de polémique, elle est trop en difficulté, elle ne peut plus rester au gouvernement ?

28:23
Présentateur

Vous savez, moi, je n'aime pas ce genre de réaction. Je trouve que c'est de la vieille politique. Demander la démission d'un ministre, demander. Moi, j'essaye de rester sur le fond, c'est ça qui m'intéresse. Je trouve que cette ministre s'est très mal défendue, que ses arguments étaient assez médiocres et à côté de la plaque. Elle aurait dû dire d'abord, tout simplement, que c'était son droit le plus strict de mettre ses enfants dans une école privée.

Tous les Français qui le peuvent mettent désormais leurs enfants dans les écoles privées parce que l'école publique s'est effondrée, parce que le niveau scolaire est lamentable et qu'en plus, il y a parfois de la violence et de ce que je vous ai dit tout à l'heure sur la propagande dans ces écoles. Donc, tous les Français rêvent de mettre leurs enfants dans l'école privée et simplement, il y en a qui n'ont pas les moyens. Voilà le seul argument défendable et entendable.

29:19
Éric Zemmour

Mais sur le contournement dont a bénéficié son fils grâce à un système mis en place à Stanislas, ça vous choque ou pas ? Écoutez,

29:25
Présentateur

je pense que le système, les deux systèmes d'ailleurs, Afelnet et Parcoursup, sont pour moi pervers. Je veux dire par là qu'Afelnet, vous savez, c'est ceux qui vont rentrer dans les lycées, est absolument perverti par le coefficient social qui chamboule complètement tout et qui favorise les gens des banlieues de façon scandaleuse. Par ailleurs, vous savez que les notes qui sont prises en compte ne sont plus les notes au point près mais entre 10 et 15, on a la même affectation. Bref, il n'y a plus de méritocratie dans l'école de la République de façon définitive.

Donc, est-ce que ce n'est pas un problème d'avoir une ministre de l'Éducation nationale dont le fils a contourné ce système Parcoursup que, par ailleurs, vous déplorez ? Absolument. Évidemment que ce n'est pas bien de contourner la règle mais je pense que la règle n'est pas bonne. Le système n'est pas bon. Je préfère qu'on rétablisse des examens à l'entrée de la sixième, de la seconde et évidemment un véritable bac qui soit plus sélectif. Vous voyez, ça serait beaucoup plus juste.

30:31
Éric Zemmour

Donc, elle n'a plus rien à faire au gouvernement pour finir sur ce thème. Si elle s'est mal défendue, si son fils a contourné Parcoursup, comment peut-elle défendre aujourd'hui les thèmes qui, par ailleurs, vous sont chers sur l'école ?

30:40
Présentateur

Je vais vous dire quelque chose.

30:42
Éric Zemmour

C'est évident ?

30:42
Présentateur

Le sort de la ministre de l'Éducation n'importe peu.

30:46
Éric Zemmour

Pour vous, ça ne change rien sur le fond du dossier ?

30:47
Présentateur

Exactement. Ça ne change rien sur le fond du dossier. En plus, si j'ai bien compris, M. Attal aura la haute main sur ce ministère. Elle, elle s'occupera surtout des Jeux olympiques. Je trouve d'ailleurs que, si vous voulez, le fait de mettre dans le même ministère les Jeux olympiques et l'école me paraît un peu bizarre. j'aurais préféré qu'on mette plutôt la culture et l'école dans un même grand ministère et qu'on supprime le ministère de la culture. Mais je crois que vous voulez m'en parler. Juste avant de parler de natalité et d'économie, un mot sur ce qui doit advenir cette semaine, la décision du Conseil constitutionnel sur la loi immigration.

Quand elle a été votée, vous aviez dénoncé une loi, je cite, « pire que rien ». Donc, si je suis votre logique, vous souhaitez que le Conseil constitutionnel la censure. Je ne souhaite rien. Je pense que cette loi, il n'y aura rien, il n'y a rien dedans. Il y a pire que rien, comme je l'ai dit, parce qu'il y a la régularisation de 10 000 clandestins en plus des 30 000 qu'on régularise tous les ans. C'est ça que le RN et LR ont voté, je tiens à le dire, que ces 10 000 vont devenir vite 30 000, 40 000, 50 000 avec le regroupement familial.

32:02
Éric Zemmour

Il n'y a pas que ça, et d'ailleurs, c'est pour le reste que les Français aussi plébiscitent aujourd'hui quand on regarde les sondages. Vous savez,

32:08
Présentateur

en vérité, les Français n'ont pas lu la loi.

32:10
Éric Zemmour

Est-ce que si vous citez juste le Rassemblement national et LR, vous ne vous dites pas « j'ai raté quelque chose » sur ce que là, en votant, le RN a été plus malin que moi ? Non,

32:17
Présentateur

c'est eux qui ont raté quelque chose. C'est eux qui ont raté une occasion de ne pas voter. Une loi qui est néfaste pour les Français, mais les Français, vous savez, ils n'ont pas lu la loi attentivement. Ils voient ça, le bruit médiatique autour. Et là, il faut reconnaître qu'entre Marine Le Pen et les LR, ils ont fait un remarquable bruit médiatique et un coût médiatique assez habile. Je le reconnais volontiers. Moi, ce que je vois, c'est les résultats à long terme. À long terme, il y aura toujours le droit du sol, il y aura toujours le droit au regroupement familial, il y aura toujours les 150 000 droits d'asile, on ne fait rien contre. Excusez-moi, ça ne changera rien.

Il y aura toujours 500 000 immigrés. l'égo, je parle bien de l'égo, de plus. Mais de toute façon, le président s'en moque, le Premier ministre s'en moque et si j'ai bien compris, LR et le RN s'en moquent puisque tout le monde ne parle que de lutter contre l'immigration illégale. Ce qu'ils ne font pas d'ailleurs puisque vous savez très bien qu'on renvoie 12% des OQTF. Moi, je veux arrêter l'immigration légale. L'immigration légale, c'est le regroupement familial, ce sont les étudiants. Donc plus d'étudiants, plus de regroupement familial, le droit d'asile réduit à quelques... Quelques centaines. Absolument. Absolument.

Les vrais combattants, le vrai fonctionnement du droit d'asile comme c'était avant, c'est-à-dire les combattants de la liberté et non plus de droit au regroupement familial et non plus ces 100 000 étudiants par an. Excusez-moi, je ne prendrai que quelques étudiants haut de gamme qui apportent vraiment à la France et qui ne nous coûtent pas. Voilà. Oui, c'est assez simple et c'est parce que le Rassemblement National et le LR ont voté. Loin de là. Avant, une question de Marion Bourque sur la question de la natalité, vous en parliez, la culture. C'est une des images de la semaine.

On a vu le président de la République se déplacer à Clichy-sous-Bois avec sa nouvelle ministre de la Culture, Rachida Dati. En expliquant notamment, je vais citer une phrase qu'il a pu dire à quelqu'un qui le voyait là-bas, il a dit « Vous avez vu comme moi la ministre de la Culture, quand elle voit des jeunes de Clichy, ils se disent « Je l'aime beaucoup car elle me ressemble. » Parlons de Rachida Dati. C'est un modèle d'ascension républicaine, Rachida Dati au ministère de la Culture ? Écoutez, moi, je n'ai jamais vu Rachida Dati comme Albert Camus, voyez-vous. Ça, elle dirait que c'est du mépris de classe. Non, ce n'est pas du mépris de classe parce que je viens de la même classe qu'elle.

Donc moi, j'ai vécu en banlieue aussi exactement comme elle. Je viens exactement de la même classe qu'elle. Vous savez, mon grand-père était cordonnier.

34:32
Éric Zemmour

Mais ça veut dire qu'elle ne me la fait pas le coup de la classe. Vous ne la reconnaissez pas comme légitime à ce poste ?

34:36
Présentateur

Je dis que Benjamin Duhamel parle de méritocratie républicaine. Je ne la vois pas. Je vois plutôt la discrimination positive. C'est-à-dire que Nicolas Sarkozy l'a mise comme ministre de la Justice en 2007 parce que ses parents étaient maghrébins. Il l'a dit lui-même. Par ailleurs, je voudrais quand même m'arrêter une minute sur ces ateliers Médicis. Moi, ça m'a intéressé. J'ai vu Atelier Médicis. J'ai pensé qu'on allait faire étudier à ces jeunes les beautés de Florence. Et je me suis renseigné sur le programme. Alors, je vais vous donner le programme.

En janvier, c'était une sociologue maghrébine d'ailleurs comme par hasard qui venait leur parler de sociologie des minorités, de violence politicaire. Vous avez vu le programme quand vous êtes survenu ? Oui, j'ai vu le programme. Il y a eu un orchestre, breakdance. C'est quoi ? Ce n'est pas de la culture suffisamment... En février, le programme, c'est initiation à la danse rail avec un groupe kiff-kiff-blady. Donc, en fait, qu'est-ce que c'est ? Pardonnez-moi. Ça, c'est avec nos impôts, Benjamin Diol. Le problème, c'est que ce n'est pas de la culture française. Et alors ? Tchaïkovski, c'est un compositeur russe et que ce n'est pas de la culture française ? Excusez-moi.

On me dit qu'il faut, puisque c'est le discours désormais du président de la République, de faire des Français, de remettre la culture française à l'honneur, etc. Là, ce n'est pas la culture française. Du rail et du breakdance, ça pose un problème. Oui, ça pose un problème. C'est le Maghreb qui parle au Maghreb. Mais à l'école, il faudrait enseigner ça avec toi, alors ? Excusez-moi. Excusez-moi. J'aurais aimé qu'on a pris à ses enfants les pièces de théâtre françaises, Molière, Racine, Flaubert, encore faut-il... Que des auteurs français à l'école, par exemple ? Oui, que des auteurs français ou européens. Oui, madame.

36:18
Éric Zemmour

Mais c'est une fermeture d'esprit. Non, ce n'est pas une fermeture d'esprit.

36:20
Présentateur

C'est que là, si vous voulez, quand je dis que toutes ces contrées et ces banlieues sont des enclaves étrangères, ça me donne raison. C'est-à-dire que vous n'avez une population... Donc, selon vous, Rachid Adati est un vecteur de cela ? Absolument, Rachid Adati est un vecteur de cela, oui. Oui, en faisant comme première sortie médiatique... Mais c'est quoi ? À cause de ses origines ? Mais pas du tout. En faisant comme première sortie les ateliers médicistes, les autres ministres de la culture n'étaient pas d'origine maghrébene et faisaient la même chose.

36:48
Éric Zemmour

Mais est-ce que vous n'allez pas trop loin là sur Rachid Adati ? Ça fait quelques jours qu'elle est nommée. Vous l'accusez déjà finalement de ne pas être à sa place ?

36:54
Présentateur

Je l'accuse... Pas du tout. Je l'accuse de faire comme les autres. Elle fera comme les autres. C'est ce que j'ai dit le premier jour. Et je maintiens et son premier déplacement, le... Vous savez, le ministère de la culture aujourd'hui, il faudrait le supprimer. Il faudrait mettre un ministère du patrimoine et des beaux-arts. Et si vous voulez, parce que le ministère de la culture aujourd'hui, qu'est-ce que c'est ? C'est ça. C'est exactement ça les ateliers médicistes. C'est-à-dire que c'est la culture woke qui s'impose. C'est, si vous voulez, on finance des films qui racontent que des migrants de qui sont professeurs de philosophie...

Si tant est qu'on puisse définir précisément ce qu'est le wokeisme. Benjamin Duhamel, elle se soumettra à l'idéologie de son ministère. C'est lui quelque chose. On verra. Parce qu'elle n'a aucune idéologie. Elle n'a qu'une carrière à poursuivre. On l'a bien vu puisqu'elle a trahi les LR pour aller chez Macron. Question de Marion Mouk sur la natalité. Juste après, on parle d'économie.

37:43
Éric Zemmour

En conférence de presse, Emmanuel Macron a insisté sur le réarmement démographique et il veut accompagner cela d'un plan contre l'infertilité. Alors, la gauche s'est émue contre ce terme. Je reprends l'expression de Sandrine Rousseau qui dit que l'utérus des femmes n'est pas une affaire d'État. Vous dites au contraire Emmanuel Macron met le doigt sur quelque chose d'important et il faut accompagner ce mouvement ?

38:04
Présentateur

Sandrine Rousseau m'amuse beaucoup parce que si je comprends bien elle qui nous explique avec toutes les féministes et toute la gauche que le privé est politique. Donc, c'est une affaire d'État que de savoir à quelle heure un homme doit faire la vaisselle mais ce n'est pas une affaire d'État de savoir combien d'enfants nous allons avoir dans le pays. Première chose. Deuxième chose, M. Macron parle d'or. Il a tout à fait raison. La natalité s'effondre en France. Maintenant, comme d'habitude, il ne prend pas les bons moyens et il ne va pas au bout de la logique. C'est-à-dire ? Je m'explique. Nous avons deux problèmes.

Le premier problème, c'est que la natalité française baisse et on est loin maintenant du taux de renouvellement qui est de 2,1 enfants par femme. Mais nous avons un problème dans le problème. C'est-à-dire que nous avons une natalité des femmes d'origine étrangère extra-communautaire qui explose. Nous avons une natalité des femmes algériennes qui est à 3,6 enfants par femme. Pareil pour les Marocaines, les Tunisiennes, les Turcs et les Africaines. Elles font plus d'enfants, je parle des Algériennes et des Maghrébines, que dans leur propre pays. C'est-à-dire qu'il y a une surnatalité de ces femmes-là par rapport à leur propre pays où elles font moins d'enfants.

Donc, je pense que là, vous savez qu'aujourd'hui, en 2023, 29% des enfants qui sont nés sont avec un ou deux parents extra-communautaires. Et il naisse français. Et il naisse français. Et c'est pour ça que je veux supprimer le droit du sol. Ça ne vous a pas échappé, cher Benjamin Duhamel. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'au fond, il faut avoir un discours politique consistant à dire spécifiquement aux femmes blanches « Allez-y, faites des enfants. » Benjamin Duhamel, je parle des femmes françaises. Je pense qu'aujourd'hui, nous vivons, je le dis depuis des années, nous vivons en danger de mort pour le peuple français.

Il y a un autre peuple qui s'installe, qui fait beaucoup d'enfants, qui développe sa culture avec nos impôts et qui s'impose partout, qui est une espèce de colonisation dans d'innombrables endroits où la culture française, où les mœurs françaises régnaient. Aujourd'hui, à Clichy-sous-Bois comme à Marseille, ce dont vous m'avez parlé, ce ne sont plus les mœurs françaises qui règnent. C'est un autre peuple, une autre civilisation. On peut ne pas être naïf et voir qu'il y a des endroits où il y a des problèmes d'islamisme, des problèmes d'intégration, de dire Clichy-sous-Bois et Marseille, ce n'est plus la France.

Ce n'est plus, excusez-moi, ce n'est plus le peuple français à part quelques exceptions et ce n'est plus la culture française. La culture française, ce n'est pas le rail, Benjamin Duhamel, ce n'est pas les kebabs partout et le halal. Ça, ce n'est pas la culture française. Pardonnez-moi, si vous pensez que c'est la culture française, libre à vous, mais pas moi. Je ne crois pas que ça remette en cause le fait que ce sont des villes françaises. Ce sont des villes en France. Ce n'est pas la même chose. Qu'est-ce que vous pensez

40:52
Éric Zemmour

par exemple des mesures d'Emmanuel Macron, et que vous voulez qu'il y ait davantage de naissances avec des Françaises ? Qu'est-ce que vous pensez par ailleurs du congé de naissance que propose Emmanuel Macron ? Six mois que pourraient prendre indifféremment d'ailleurs les femmes et les hommes. Vous, vous étiez opposé au congé paternité pendant votre campagne. Donc j'imagine que vous n'êtes pas du tout d'accord.

41:12
Présentateur

Non, non, je pense que c'est un piège pour les femmes qui veulent rester avec leur enfant pendant deux ou trois ans comme elles le font aujourd'hui. C'est un piège parce que sous couvert d'égalité, on va réduire le temps qu'elles ont envie de consacrer à leurs enfants. Donc je suis hostile effectivement à ces femmes. Et d'inciter les pères à passer davantage de temps avec leurs enfants ? Je sais très bien que les pères passent leur temps avec leurs enfants. Je ne suis pas sûr. Vous savez, tous les psychanalystes vous disent que jusqu'à six mois, un an, les enfants ne connaissent que leur mère. Donc moi, je me fuis aux travaux scientifiques.

Deuxièmement, je voudrais dire que tous les spécialistes de la petite enfance vous disent ça. Donc en résumé,

41:48
Éric Zemmour

le père va travailler et la mère reste avec l'enfant. C'est une vision que vous assumez la mère le porte,

41:54
Présentateur

chère madame.

41:56
Éric Zemmour

Le père ne porte pas l'enfant jusqu'à presse du contraire.

41:59
Présentateur

Est-ce que vous savez que puisque manifestement vous faites comme tout à l'heure avec l'affrication, c'est-à-dire que vous prenez de haut mes réflexions, je vais vous dire, est-ce que vous savez que la femme enceinte aujourd'hui, la science a découvert que la femme enceinte développe des éléments qui justement ont un lien avec le bébé et qu'elle le garde dans son organisme ? Est-ce que vous savez ça ? Ce n'est pas le père qui développe ça. Est-ce que vous savez qu'il y a aux gens ?

42:29
Éric Zemmour

Il peut développer un autre lien, le père.

42:30
Présentateur

Oui, bien sûr. Mais je ne dis pas, mais comprenez bien, je ne dis pas qu'il ne faut pas développer le lien avec le père. Au contraire, c'est très important. Je ne vous dis pas le contraire. Je vous dis que ce n'est pas le même et que, donc, je réponds à votre question. Maintenant, moi, j'ai des mesures. Je propose une prime de naissance de 10 000 euros dans toutes les zones rurales, c'est-à-dire français actifs. Je propose ça parce que je pense que c'est une mesure qui peut relancer la natalité française.

Maintenant, je pense qu'au-delà des mesures économiques, financières, il faudra aussi revenir sur le sabordage par François Hollande de la politique familiale et revenir à l'universalité des allocations. Mais je pense qu'il y a aussi une bataille culturelle à mener. Il y a une bataille culturelle à mener pour qu'on arrête et pour qu'on combatte les déclarations à la Sandrine Rousseau. Un mot avant de vous soumettre une question de téléspectateurs sur la question de l'économie. J'ai été étonné de vous entendre dire chez nos confrères de BFM Business que vous souhaitiez supprimer tout impôt de succession.

Quand on sait qu'à peu près 80% des Français ne payent pas de ces impôts de succession compte tenu du niveau de l'héritage dont ils peuvent bénéficier... Je voudrais bien voir d'où vous sortez vos chiffres, ça serait intéressant. Il suffit de regarder l'abattement et à partir de quel niveau on paye l'héritage. Est-ce que des frais de succession, est-ce qu'au fond, énormément d'impôts ? Énormément. Tout au long de notre vie et qu'il faudrait déjà les réduire. J'espère qu'on va en parler. Donc, les impôts de succession, cet impôt sur la mort devrait être supprimé. Et je vous assure que ce ne sont pas seulement les riches qui payent l'impôt sur les successions.

Donc, ça veut dire qu'on baisse cet impôt, on baisse d'autres impôts aussi ? Vous savez, ça pourrait permettre, par exemple, aux entreprises industrielles et agricoles d'être transmises aux enfants. Ce que font très bien les Italiens, par exemple. Vous voyez, les entreprises industrielles italiennes sont transmises à leurs enfants parce qu'ils n'ont pas de droit de succession. Et nous, nous sommes achetés par les Chinois ou par les Américains ou par d'autres. Encore une question puisqu'il me reste un peu de temps avant la question d'un téléspectateur.

La liste Mario Maréchal aux Européennes dans les sondages plafonne dans la plupart des sondages sous le niveau de François-Xavier Bellamy et les Républicains. Pourquoi est-ce que ça ne décolle pas ? Écoutez, plafonner, je ne suis pas d'accord avec vous. Entre 5 et 6 %, sous les Républicains. Non, non, à 6, de 6 à 7, voire à 8. Les Républicains, au contraire, eux, plafonnent à 8. J'ai même un sondage récent où ils descendent en 6 et où la liste de Mario Maréchal est à 7. Je ne fais pas de pronostic. Je ne fais pas de pronostic. Je dis que la liste des Républicains en 2019 était partie de 14 et qu'elle a fini à 8. Là, elle part de 8. Donc, je ne sais pas où elle finira.

En plus, la liste des Républicains a un gros problème, c'est que M. Bellamy est tout seul à penser ce qu'il pense et à voter ce qu'il vote. C'est-à-dire que tous les gens qui sont avec M. Bellamy pensent le contraire de M. Bellamy et la liste, les députés LR qui sont dans un groupe qui s'appelle le PPE, ces gens-là votent avec les socialistes et avec les verts au Parlement européen encore une fois contre ce que pense M. Bellamy. Donc, M. Bellamy est tout seul dans sa liste. Donc, c'est très bien. Il sera content. Il va faire campagne. Mais moi, je dis aux électeurs de LR ne votez pas pour lui. Ça ne sert à rien parce qu'il est tout seul à représenter ce qu'il représente.

En revanche, nous, nous pensons tous la même chose et Marion Maréchal est une très bonne tête de liste. Il nous reste une minute. Comme promis, Sandrine, téléspectatrice, vous demande Karim Benzema a porté plainte contre vous pour diffamation. Qu'en pensez-vous ? Je rappelle ce que vous aviez dit, qu'il était en équipe de France pour l'argent et faisant notamment le lien entre sa pratique de l'islam et la mort de Samuel Paty et Dominique Bernard au nom de la charrière. C'est lui-même qui l'a dit. Il l'a dit un jour que son pays, c'était l'Algérie et que la France, c'était pour la carrière, etc. Deuxièmement... Lui dit l'inverse. Comment ? Dans cette plainte, il dit l'inverse.

Il dit j'ai grandi en France où je suis né. L'inverse de n'être pas français de cœur, de ne pas aimer, de n'avoir jamais aimé la France est inexacte. Écoutez, moi je conteste ça. Et deuxièmement, je pense que quelqu'un qui fait en permanence de la propagande pour la charia, pour le Coran, dans la charia et dans le Coran, il y a le djihad. Il a une influence énorme. D'ailleurs, je crois que le ministre de l'Intérieur lui-même l'avait... Il dit qu'il y a des liens avec les frères... Exactement. Sans preuve d'ailleurs. Voilà. Merci beaucoup, Éric Zemmour, d'avoir été l'invité de BFM Politique. Merci Amandine. Merci, merci. Merci Marion.

Vous retrouvez tout de suite Affaire suivante avec Dominique Rizet et Philippe Godin. Quant à moi, je vous retrouve ce soir à 18h, pour que ce n'est pas tous les jours dimanche. Une interview exceptionnelle. La première réaction de Théo Louaka après le verdict dans l'affaire Théo qui a donc condamné trois policiers à de la prison avec sursis. À ce soir, l'info continue et vive la politique.