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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 20 mai 2026 24 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalÉconomie & entreprises

Budget de la défense, Guerre en Iran... Catherine Vautrin dans le "8h30 franceinfo"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Ce budget est-il à la hauteur des enjeux ou se contente-t-il de recoller les morceaux ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça change concrètement ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui manque le plus à la France : missiles, drones, munitions ou hommes ?

  • 4:30OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'on se rapproche d'une économie de guerre ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    À quoi préparez-vous les esprits avec ce texte ?

  • 8:30OuverteRéponse directe

    Faites-vous confiance au président américain sur l'Iran ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30Catherine VautrinChiffre
    « 8 milliards de plus rien que pour les munitions. C'est plus d'argent pour les avions de combat. »
  • 2:30Catherine VautrinFait
    « La France est l'armée d'Europe la plus entraînée. »
  • 3:30Catherine VautrinFait
    « Nous avons besoin de lutte antirrone. »
  • 5:30Catherine VautrinChiffre
    « La France est le 2e pays exportateur en matière d'armement. »
  • 7:30Catherine VautrinFait
    « La position de la France, c'est une position défensive. La France n'attaque pas, la France se défend. »
  • 20:00Catherine VautrinChiffre
    « La mission représente 42 pays. »
  • 26:00Catherine VautrinFait
    « La Suède depuis les années 80 n'avait pas travaillé sur sa flotte. »
  • 28:00Catherine VautrinFait
    « Les Grecs et les Suédois se sont parlés et ça a été très important. »
  • 30:00Catherine VautrinFait
    « Il y a une vraie nécessité à ce que nos concitoyens puissent avoir un choix qui permette une présence des valeurs que nous représentons. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Catherine Vrin. Bonjour Agat Lambré. Bonjour Paul.

Bonjour à tous. Merci d'être avec nous sur France Info. Vous êtes ministre des armées dans un contexte de guerre en Ukraine et au Moyen-Orient.

Et justement hier, les députés ont voté largement une rallonge de 36 milliards d'euros pour la défense d'ici 2030. Le budget des armées doit atteindre 63,3 milliards d'euros par an, deux fois plus qu'en 2017. Le Rassemblement national a voté pour mais avec des réserves.

On écoute Laurent Jacobelli. Ce texte qui est un petit texte d'expert comptable où on attendrait un texte de stratège mais je vais vous dire même si c'est 10 15 milliards réels, ça va une fois encore dans le bon sens puisque nos armées ont besoin d'être soutenues. Le premier ministre lui-même avait dit que l'idéal ce serait un budget de 100 milliards d'euros.

Catherine Votrein, est-ce que c'est un budget qui est vraiment à la hauteur des enjeux ou un budget qui se contente de recoller les morceaux ? Alors déjà, je vais évidemment dire tout mon respect pour les experts comptables et euh après évidemment c'est un enjeu extrêmement important, le monde a changé. La loi qui a été votée en 2023 prévoyait une actualisation en 27.

Le monde ayant changé, nous avons décidé d'aller plus vite et de le faire dès cette année. 36 milliards supplémentaires, vous venez de le dire et je vous remercie de l'avoir dit, en 10 ans, nous aurons doublé le budget des armées. C'est dire l'effort de la France et c'est vrai que cet effort va devoir se poursuivre et devra se poursuivre au-delà de 2027 parce qu'il s'agit de souveraineté, il s'agit d'équiper nos armées, il s'agit aussi de voir le format.

Là, c'est une loi qui permet de donner plus de moyens à très court terme. Oui. Qu'est-ce que ça change concrètement ?

Qu'est-ce que ça change concrètement ? extrêmement concrète. 8 milliards de plus rien que pour les munitions.

C'est plus d'argent pour les avions de combat. C'est plus d'argent pour une nouvelle tramechar, c'est plus d'argent pour l'espace. La tramechar, ce sont les chars.

Vous savez que aujourd'hui l'armée de terre dispose d'un char qui s'appelle le char Leclerc qui est un char dont tout le monde reconnaît l'intérêt. Sauf que ce char, il est en fin de vie. Il terminera sa vie dans les années 38.

Ce qui veut donc dire que nous devons déjà évidemment anticiper et donc créer un nouveau char. Et c'est ça la tramchar, c'est des crédit pour travailler sur un nouveau char. Aujourd'hui, qu'est-ce qui manque le plus à la France ?

Est-ce que ce sont des missiles, des drones, des munitions ou des hommes et des femmes ? Alors déjà, [raclement de gorge] on va dire que la France est l'armée d'Europe la plus entraînée. Donc nous n'avons pas de rupture capacitaire majeure.

Ça c'est un point très important. En revanche, évidemment, nous devons faire évoluer, accompagner nos équipements. On parle des drones matin, midi et soir.

Nous avons besoin de drone, pardon, [raclement de gorge] nous avons besoin de lutte antirrone. Voilà, typiquement des équipements qu'il faut acquérir. Nous avons besoin de plus de munitions parce que si vous voulez une armée entraînée, encore faut-il qu'elle puisse tirer, tirer à balle réelle, tirer tout type de munition et donc cela nécessite de pouvoir les remplacer.

Ce sont l'ensemble de ces éléments que nous allons acquérir. Et puis un autre élément très important, c'est la maîtrise de notre territoire. C'est la maîtrise de l'information, c'est la maîtrise de la communication et ça c'est l'espace d'où des crédits pour avoir plus de satellites, pour être plus souverain dans ce domaine par exemple.

Catherine Vin, est-ce qu'on se rapproche d'une économie de guerre ou on en est très loin encore ? Vous savez, je crois qu'il faut arrêter avec des termes qui quelque partent tout dire et rien dire. Si je devais le faire un peu brutalement, ce qui est certain, c'est que notre volonté, c'est évidemment d'être toujours en avance pour gagner une guerre, il faut l'avoir anticipé.

Pour l'avoir anticipé, il faut l'avoir prévu. Ce que l'on voit, c'est que non seulement le monde a changé, mais si nous prenons les retours d'expérience de l'Ukraine, les retours d'expérience de 71 jours maintenant au proches et Moyen-Orient, nous voyons que nous avons besoin par exemple de beaucoup travailler sur la défense de notre ciel. Ça veut donc dire travailler sur notre aviation de chasse.

Ça veut dire travailler sur la lutte antidrone. Tout ça derrière c'est tout ce que nous faisons avec nos armées, les industries de l'armement. Je rappelle que la France est le 2e pays exportateur en matière d'armement.

Ce sont 2400 emplois sur le territoire. Et c'est un point très important parce que quand on dit que nous mettons 36 milliards de plus entre maintenant et 2030, ce sont autant de commandes pour l'industrie de l'armement qui à plus de 80 % est une industrie française. Madame Votrein, vous avez réagi au Rassemblement national qui dénonce un petit texte d'expert comptable.

J'aimerais vous faire réagir à une autre expression d'un communiste qui dénonce dans ce texte. Il dit, "Ce texte ne prépare pas seulement les armées, il prépare aussi les esprits à accepter la guerre comme normalité politique." Madame la ministre des armées, à quoi préparez-vous les esprits avec ce texte ?

Je prépare les esprits à travailler sur la souveraineté de notre pays. Ça veut dire être préparé. Vous savez que la position de la France, c'est une position défensive.

La France n'attaque pas, la France se défend. Pour être craint, encore pour être respecté, il faut être craint. Pour être craint, il faut être entraîné.

Il faut être équipé. C'est cela notre objectif. Et on voit que nous sommes dans un monde dans lequel la force de plus en plus prend le pas sur les lois et les règlements.

La volonté de la France, c'est de dire on respecte les textes, on respecte bien évidemment tous les accords. Pour autant, nous sommes prêts à nous défendre avec deux piliers. Une armée qui s'appuie d'un côté sur la dissuasion conféré le discours de l'île longue du président de la République le 2 mars dernier et une armée conventionnelle qui est donc une armée entraînée et qui dispose de l'ensemble des équipements dont elle a besoin.

Qu'il s'agisse de la marine qu'il s'agisse de l'armée de terre ou de l'armée de l'air. Et moi, je veux rendre hommage à l'ensemble des femmes et des hommes qui composent nos armées qui au quotidien sont des gens qui s'entraînent et qui sont opérationnels. Catherine Vain, Donald Trump a annoncé qu'il renonçait à une attaque contre l'Iran après un appel des dirigeants euh du golf.

On écoute le président américain. J'étais à 1 heure de frapper l'Iran. J'ai jamais dit quand, mais on était tout proche.

Ma décision aurait dû intervenir aujourd'hui et on aurait pas été là à parler de cette salle de balle. Voilà, Donald Trump qui a assuré que des négociations sérieuses avaient lieu. Est-ce que vous faites confiance au président américain ou avec lui ? vous dites il faut s'attendre à tout, il est trop imprévisible.

Vous connaissez la position de la France depuis le 2 mars dernier, elle était extrêmement claire. Le président de la République dans son adresse au français a toujours dit que nous choisissions la voie diplomatique. Donc pour nous, ce qui est extrêmement important, c'est la capacité à discuter avec les belligérants.

Les belligérants, ce sont l'Iran d'un côté, les États-Unis de l'autre, Israël qui est dans cette guerre qui a besoin que nous puissions échanger, discuter. Mais est-ce que vous redoutez des nouvelles frappes américaines ? à 1 he de frapper finalement j'ai renoncé ce que je retiens c'est la deuxième partie de la phrase et ce qu'il faut faire c'est l'accompag c'est accompagner toute cette démarche et c'est le sens de ce qui a été fait dans cette constitution d'un groupe multinational militaire avec 42 pays.

J'ai fait la semaine dernière une conférence coprésidée avec mon collègue anglais. L'objectif c'est de regarder comment par voie diplomatique on a capacité à accompagner des bateaux à passer hormouse parce que la vraie façon de régler cette guerre c'est la voie diplomatique. Sébastien Lecorn a prévenu hier que la situation allait durer.

Le premier ministre prévient que les guerres hybrides ou les queres directes vont se multiplier. Qu'est-ce qu'est-ce que vous pouvez nous sous-titrer cette phrase ? Qu'est-ce qu'il entend par là ?

À quelle guerre hybride faut-il que la France se prépare ? Et nous avons des menaces qui sont des menaces régulières avec des attaques qui peuvent être des attaques informatiques. C'est ce type de choses sur lesquelles nous devons nous préparer.

D'où tout le travail que fait la France et que fait la France avec l'ensemble de ces services. Parce que nous venons beaucoup de parler de nos armées. Je voudrais aussi rendre hommage à nos services secrets.

Je pense bien évidemment à la DGSE, je pense à la DRM qui sont des gens qui au quotidien sont là pour justement traquer ces menaces. On a beaucoup parlé de terrorisme. Très concrètement, ce sont ces services qui nous permettent de nous préparer et de travailler et c'est absolument indispensable.

Catherine Votrein, vous avez reçu votre homologue des Émirats arabes unis hier l'occasion de renouveler l'accord de coopération en matière de défense entre les Émirats et la France. Les Émirats parmi les premiers frappés par l'Iran, cible numéro 1. Si les combats repartaient, notre Charles de Gaulle est à quelques centaines de kilomètres.

Que se passe-t-il si euh les Émirats nous appellent à l'aide demain ? Alors, vous avez pu voir que nous avons avec les Émirats un accord de défense, ce qui fait que dès le mois de mars, quand les Émirats ont été attaqués, à ce moment-là, ils ont demandé à la France de les aider. Et ce que nous avons fait dans le cadre de cet accord de défense, c'est que nous les avons accompagné parce que la France est un partenaire fiable.

Un partenaire fiable, c'est un partenaire qui dès lors qu'il est appelé parce que il est attaqué, il peut faire l'objet d'une aide. Aujourd'hui, la position du Charles de Gaulle sur ordre du président de la République, le Charles de Gaulle qui finalement en mars était dans le grand nord a fait route vers la Méditerranée orientale. Puis de la Méditerranée orientale à passer comme vous le savez le canal de Suè et le D3 de Babel Mandel et est aujourd'hui il est dans le golfe d'Aden et au moment où on se parle, il est dans le golfe d'Aden.

Dirige vers le D3 Dorm. dans le golfe d'Aden. Au moment où nous nous parlons, nous avons large de la péninsule arabique.

Vous y étiez on est on est plus on est plus près de Jibouti. Dans le GF d'Aden, vous êtes encore assez près de de Jibouti. Ils ils ont d'ailleurs fait escale pendant 3 jours à Jibouti.

J'ai effectivement la semaine dernière rencontré l'ensemble de nos forces sur le Charles de Gaulle, 1800 marins engagés, impliqués. Et n'oubliez jamais que quand on parle du Charles Gaulle, on parle d'un groupe aéronaval. C'est-à-dire que non seulement nous avons un porte-avion, mais nous avons 20 rafales marines, nous avons des frégates, nous avons un bâtiment ravitailleur et ça c'est quelque part la force de la France et la capacité de la France à rayonner.

Et je voudrais insister sur ce point parce que quand la guerre a commencé, la France a été le seul pays qui a été en capacité d'avoir immédiatement des frégates qui ont fait route vers la Méditerranée orientale. On avait une frégate qui était au sud de Chypre puisque Chypre avait été menacé. Nous avions dans le cadre de l'opération européenne à Spides de Frégat qui étaient en mer rouge.

Donc on voit on est le seul pays européen en capacité de déployer autant de mar exactement on voit la capacité quand on parle d'une armée entraînée, la marine nationale a montré sa capacité à être déployée dans un temps extrêmement rapide sur ord du président de la République. Et ça vraiment je pense que quand on cherche à quoi sert l'argent de la loi de programmation militaire, voilà une déclinaison extrêmement concrète justement. Pardon, c'est juste pour rebondir sur ce que vous disiez, pardon.

Après, je laisse mon collègue euh justement l'Allemagne en ce moment est en train de se réarmer et veut devenir l'armée la plus puissante d'Europe. Vous vous dites notre budget justement, il va servir à réarmer la France. Mais il y a aussi des gens qui disent que ce budget ne produit rien et c'est notamment les critiques des insoumis que ce budget ne sert pas à financer l'industrie française, le char du futur, l'avion du futur.

Qu'est-ce que vous répondez ? Mais vous savez, je crois qu'il faut regarder les choses très concrètement. L'année dernière, nous avons passé pour la France 26 milliards d'euros de commande.

Alors, si ça c'est rien, je peux vous dire que les entreprises concernées sont particulièrement heureuses. Et les mêmes qui disent ça me disent "Mais vous avez vu comment sur le budget d'une année sur l'autre, vous passez des crédits qu'il faut payer ?" Parce que comme vous l'imaginez quand on commande un bateau, pour prendre un exemple, le bateau vous le payez pas l'année où vous le commandez, vous le payez sur 10 15 ans.

Ce qui veut dire que chaque année dans mon budget, je paye une partie du bateau que j'ai commandé. Et concrètement, le budget de la défense au moment où nous nous parlons est évidemment très contraint par ces commandes qui ont été passées. Et ça, c'est bien la meilleure preuve que effectivement nous commandons et que donc les 36 milliards servent à du matériel.

Et pour l'immense majorité, le matériel c'est du matériel Naval Group, entreprise que les Français connaissent bien demander aux habitants de Cherbourg, de l'Orient, de Brest à toutes nos vies et de Toulon si Naval Group n'est pas une entreprise extrêmement importante pour le territoire. Combien coûte le Charles de Gaul puisque l'engagement militaire a un coup, l'intensification de nos opérations extérieures a coûté plus d'un milliard d'euros depuis le début de l'année, disait le ministre de l'économie il y a un mois. Alb Mikowski, journaliste à France Télévision, spécialiste des questions internationales, pense que ça coûte 50000 € de l'heure, donc à peu près 1 million. d'euros la journée.

Combien une journée en mer coûte pour le Charles de Gaul ? Alors, nous ne raisonnons pas en journée en mer pour le Charles de Gaulle. Aujourd'hui, nous avons eff des budgets qui sont effectivement des budgets qu'on pourrait qualifier de fonctionnement qui sont liés.

Vous avez plein de choses à prendre en compte. Vous avez 1800 personnes, ce sont autant de salaires. Vous avez des un bateau qui effectivement fonctionne avec ses propres chaufferies puisque comme vous le savez le Charles de Gaul a ses propres chaufferies.

Donc le sujet il est pas sur le coût journalier, le sujet il est sur le choix qu'a fait la France sur le Charles de Gaulle hier, demain sur le France libre qui est de faire partie de ces quelques pays dans le monde capable d'afficher. É, c'est un budget. Vous vous dites le Charles de Gaulle, les hommes, la chaufferie, il y a aussi les frégates.

Est-ce que vous pouvez nous donner un ordre d'idée ? Bon, Mikozi dit 50000 € de l'heure, je donnerai pas je donnerai pas d'ordre d'idée, je donnerai je donnerai une idée de ce que cela représente en terme de puissance. C'est 45000 tonnes de diplomatie et c'est la capacité à montrer la force de notre diplomatie militaire.

Et c'est ça qu'il faut retenir. Et le choix qui a été fait par le président de la République au mois de décembre dernier de lancer la construction du France Slip qui est le successeur du Charles de Gaulle qui arrivera en 38, c'est un positionnement de la marine français. On entend très bien mais ça nous donne pas une idée du coup.

En revanche juste une petite question parce qu'il faut qu'on avance. Combien de temps le Charles de Gaul va-t-il rester dans la région ? L'USS Gérald Ford dépêché au Moyen-Orient par les États-Unis est resté 326 jours en mer.

C'était un record. Euh est-ce que le Charles de Gaul pourrait rester aussi longtemps où il faut relever les hommes ? Comme vous le savez, c'est le chef des armées qui est le président de la République qui donne les ordres pour ce bâtiment.

Pour autant, il y a des hommes qui certains ont déjà été relevés. Il y a des capacités à avoir quelques roulements, mais dans tous les cas, c'est le président de la République qui décidera du moment qu'il jugera opportun pour que le Charles de Gaulle fasse route vers Toulon. Il pourrait rester tout l'été.

C'est au président de la République d'en décider. Dans un instant, Catherine Vrain, on va parler du D3 d'Ormouse, toujours sous le contrôle de l'Iran qui est au cœur de cette guerre au Moyen-Orient. Mais pour l'instant, c'est l'info en une minute, il est 8h48 TC Philippine Tibodo.

L'accord sur les droits de Dou n'éteint pas vers un commerce transatlantique équilibré, salue la présidente de la Commission européenne après l'arrangement provisoire trouvé entre les eurodéputés et les États-membres de l'Union européenne pour mettre en œuvre l'accord [musique] commercial conclu l'été dernier avec les États-Unis. Alors que Donald Trump met la pression pour que cet accord [musique] sur les droits de douanes soit appliqué avant début juillet. L'épidémie d'Ébola pourrait durer longtemps, prévient l'Organisation mondiale de la santé.

Alors que le virus fait des ravages notamment dans l'est de la République démocratique du Congo, l'OMS alerte sur l'ampleur de l'épidémie suspectée d'avoir déjà fait plus de 130 morts. Trois concerts de Patrick Bruel annulés en décembre au Canada. Le chanteur est désormais visé par neuf plaintes.

Plusieurs autres seront déposés dans les prochains jours. Selon l'avocate de Flavie Flamand, [musique] l'animatrice accuse Patrick Bruel de viol et lui réfute toutes les accusations. Ils affronteront le PSG le cœur léger lors de la finale de Ligue des Champions Arsenal et champion d'Angleterre.

Le club londonien attendait ce titre depuis 22 ans. France info le 830 France info. Agath Lambret Paul Larouturou avec Catherine Vrain, ministre des armées et des anciens combattants.

On parle du D3 d'Ormous Paul. Question très simple madame Vrin. Où en est ce matin la mission mise m mis sur pied par Paris et Londres pour sécuriser le détroit d'Harmuse ?

Je l'évoqué il y a quelques minutes. Euh aujourd'hui, la mission représente 42 pays. Nous avons la semaine dernière travaillé avec euh ces différents pays pour voir qui était en capacité euh de fournir quoi.

En d'autres termes, si euh nous avons, je reprends vraiment l'ordre dans lequel nous travaillons. Première approche, c'est une discussion avec les belligérants, donc États-Unis, Iran qui ne sont pas membres de cette mission puisqu'ils sont belligérants. L'idée c'est de pouvoir déconflicter, donc d'échanger pour avoir au minimum incesser le feu.

Déconflicter, c'est trouver la paix. C'est trouver ce que je disais au minimum incesser le feu, au mieux évidemment la paix. Dans un deuxième temps, une discussion avec les assureurs et les armateurs pour que des bateaux puissent effectivement passer le D3.

Et trois navires français qui sont bloqués. Et troisièmement, c'est la capacité à ce moment-là, si besoin était, d'escorter. Quand on dit escorté, il peut y avoir un enjeu qui peut-être un enjeu de déminage.

C'est pour ça que certains pays proposent de mettre à disposition des bâtiments qui sont des bâtiments de déminage. Et la France a déjà un bateau qui est déjàouti qui est un bateau des mineurs pour être concrète. Les Belges ont ce type d'équipement, les néerlandais ont ce type d'équipement.

C'est une première confirmé comme la presse américaine ce matin qu'il y a des mines dans les tr confirme rien à ce stade. Je l'ai lu comme vous. J'ai entendu ce matin cet élément.

Moi, au moment où nous nous parlons, je n'ai aucune certitude sur le sujet, mais dans tous les cas, nous anticipons la nécessité potentielle de déminer, d'où l'idée d'avoir les bâtiments qui permettent de le faire. Et donc vraiment, c'est d'abord voie diplomatique, ensuite escorte des bateaux. Mais ce qui se joue, et c'est vraiment ça qui est important, c'est bien évidemment la liberté de navigation.

Oui, justement Catherine Vrain, pardon parce que aujourd'hui c'est l'Iran qui a la main sur le D3 d'ormous. L'Iran qui veut désormais imposer un droit de passage au navire. Est-ce qu'on peut accepter de payer pour passer ?

C'est exactement le fond du preu. Alors, permettez-moi de dire que il y a pas que l'Iran, il y a Oman. Parce que si vous regardez le D3 d'Ormouse, euh c'est en partage entre Oman et l'Iran.

Premier élément. Deuxème élément, ce qui se joue, c'est précisément de dire la liberté de navigation fait partie des accords internationaux. C'est les ce sont les fameux accords de Montgombé.

Et l'objectif c'est évidemment de garder cette liberté de navigation. Mais qui fait respecter le droit international ? Parce qu'on dit il faut respecter droits international.

C'est bien c'est l'objet c'est l'objet de c'est l'objet des négociations diplomatiques et c'est ça qu'on veut obtenir. C'est l'objet même de ces négociations, c'est d'obtenir de revenir à la liberté de navigation. On a quel moyen de pression ? parce que le président disait il y a quelques jours qu'il fallait dissocier le D3 d'Ormous des négociations en cours entre les béérants.

Pour l'instant le sort du D3 d'ormous n'est pas vraiment dissocié. De quel moyens de pression dispose-on si on en a d'ailleurs des moyens d'échange de discussion avec chacun des des béérants et particulièrement de l'Iran. Catherine Vrin.

Fin mars Paris a refusé le survol de son territoire à certains avions américains qui contenaient des armes à destination d'Israël et du Moyen-Orient. Euh dans quelle mesure notre territoire et nos bases ont pu servir euh dans cette guerre ? Est-ce que des avions ensuite ont pu survoler la bases ont été utilisé ?

Sa vous le savez, nous ne sommes pas partis à la guerre, nous ne sommes pas belligérants et c'est ce qui a conduit les décisions prises une fois encore par l'exécutif. Une fois qu'on a dit ça, ce que la France a accepté, c'était des avions qui étaient des avions ravitailleurs. En d'autres termes, des stations, j'oudrais dire des stations services aériennes puisque ce sont des avions qui vont ravitailler.

Donc on n pas fermé notre espace aérien comme l'Espagne l'a fait. Nous n'avons pas fermé notre espace aérien, mais pour autant nous avons exigé ces règles, c'est-à-dire des avions qui étaient des avions ravitailleurs. Catherine, votre quatre frégat pour un contrat estimé à 4 milliards d'euros, la Suède vient d'acheter des frégates françaises.

Ça faisait 50 ans qu'elle n'avait pas conclu un tel contrat. C'est quoi ? C'est un emblème du réarmement à l'œuvre.

Alors, c'est une d'abord une très très belle victoire de l'équipe France. tout service confondu auquel je veux rendre hommage depuis notre ambassadeur à Stockholm à l'ensemble de nos services et la fierté des entreprises française c'est Naval Group hein qui est derrière premer point deème point effectivement la Suède depuis les années 80 n'avait pas travaillé sur sa flotte donc c'est un énorme enjeu pour la pour la Suède et c'est un très bel exemple de coopération européenne parce que là nous travaillons entre pays européens en décembre la France avait acheté deux avions de surveillance à la Suède Et là euh ces quatre FDI puisque tel est leur nom fréquente de défense et d'intervention, cela fait suite à la vente que nous avions faite à la Grèce. Pourquoi je vous raconte ça ? parce que les Grecs et les Suédois se sont parlés et ça a été très important de voir ce club finalement des pays qui acquièrent ces fameuses frégates qui sont un bel exemple d'innovation française et qui pour l'Orient est une excellente nouvelle parce que c'est essentiellement à l'Orient que ces frégates sont produites produites après les avions qui échangent sur nos avions.

Le rafale se vend partout dans le monde sauf chez beaucoup de nos voisins européens qui lui préfèrent le F35 américain. Est-ce que ça vous agace ? Alors en tout cas, c'est un objectif que de démontrer la force du rafal.

Et c'est tellement vrai que dans la loi qui a été votée hier à l'Assemblée nationale, il y a un passage au standard F5 du Rafal, c'est-à-dire une rénovation à MIV cet avion pour le rendre encore plus fort, pour lui permettre des emports différents, pour lui permettre plus d'allonge avec notamment réservoir plus important. Et donc c'est effectivement là aussi améliorer la compétitivité de cet avion. Et c'est vrai que je pense que nous pouvons faire des progrès sur le continent européen et nous y travaillons.

Catherine Vrin, c'est la question qui pafine sa stature à l'approche de la présidentielle. Les candidats ou potentiels candidats cherchent à rencontrer les armées pour paufiner leur stature internationale. On se rappelle Valérie PC sur le Charles de Gaulle ou Éric Zémour en Côte d'Ivoire en 2022.

Est-ce que à l'approche de la présidentielle vous avez été sollicité et qu'est-ce que vous répondez ? Alors moi, je suis très vigilante. Je comprends parfaitement la nécessité de connaître nos armées, de connaître le fonctionnement de nos armées et les femmes et les hommes qui composent nos armées.

Après, ce sont des gens qui sont évidemment concentrés, occupés au quotidien, particulièrement dans le contexte que nous connaissons. Et donc moi, je suis simplement vigilante à ce que rien n'obère l'activité qui est à l'heure et vous savez que les et vous savez que d'autre part les militaires ont un devoir de réserve et donc que nous devons tous homme politique doit réserver doit respecter ce droit de réserve des sollicité peu d'intérêt. Il y a un autre débat en ce moment et on vous entend peu sur le sujet politique, c'est qu'il y a beaucoup de candidats Bruno Retaillot, Édouard Philippe, Gabriel Atal qui doit annoncer sa candidature en fin de semaine.

Est-ce que ça vous inquiète cette multiplication des candidats et est-ce que vous appelez un système de départage comme une primaire ? Alors la primaire, moi qui suis issue des rangs de la droite républicaine, j'ai pu voir les résultats de la primaire. On peut pas dire que ça a été particulièrement [grognement] un résultat positif.

Une fois qu'on s'est dit ça, ce qui est certain, c'est qu'il y a une vraie nécessité à ce que nos concitoyens puissent avoir un choix qui permette une présence des valeurs que nous représentons du centre gauche au centre droit, du centre droit au centre gauche aux valeurs qui sont les nôtres. Et donc moi je suis très vigilante à ce qui est effectivement cette représentation et éviter évidemment un deè tour Le Pen Mélenchon. On a bien compris que vous étiez très prudente avec votre parole.

C'est pas pour rien que votre ministère est surnommé la grande muette mais est-ce que vous déjà sans nous dire qui vous avez déjà choisi votre candidat ou votre candidate ? J'ai encore un peu de temps. Et vous pensez qu'on va pouvoir les départager sans primaire ?

C'est en tout cas on a une énorme et vraiment j'insiste sur ce mot une énorme responsabilité et je pense que celles et ceux qui partagent les valeurs qui sont les nôtres ne nous pardonneraient pas de ne pas agir en femme et hommes responsables que nous devons être pour le pays. Merci beaucoup Catherine Vin ministre des armées et des anciens combattants d'avoir répondu aux questions de France info. Merci Paul à demain.

Restez avec nous tout de suite les informer.