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interviewBFMTV· 22 mars 2022 145 min

Présidentielle 2022: Valérie Pécresse est "face à BFM"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:20
Locuteur 4

Je suis la seule à pouvoir battre Emmanuel Macron.

0:24
Locuteur 5

Je la soutiens, mais j'entends que mes idées soient représentées avec force.

0:30
Locuteur 4

On a besoin d'une femme pour faire et pas pour plaire. Bonjour ! Je sais gérer. Vous n'allez pas cramer la gueule. Ah non, moi, je vais rétablir l'ordre dans nos finances. Je vous appelle au sursaut ! Pour ce genre d'exercice, il y a encore du boulot, quoi. Si vous voulez des beaux parleurs, vous en avez plein dans cette campagne. Elle a choisi son camp, c'est une femme du centre. Aujourd'hui, l'offre politique à droite, c'est Éric Zemmour.

0:57
Locuteur 2

Le doute semble s'être installé chez les électeurs de droite.

0:59
Locuteur 4

Il semble que je sois la parole.

1:02
Locuteur 8

Suivez-moi !

1:10
Locuteur 7

Bonsoir à toutes et à tous, soyez les bienvenus sur BFM TV. Bonsoir Valérie Pécresse. Bonsoir. Candidate du Parti des Républicains à l'élection présidentielle, merci d'avoir accepté ce soir de vous avancer face à BFM, face aux journalistes de BFM TV et de BFM Business. Ils sont là, je vous les présente. Il est éditérialiste économique sur BFM TV et sur BFM Business. Bonsoir Emmanuel Lechypre. Bonsoir, bonsoir Madame Pécresse. Bonsoir. Alors vous promettez une forte augmentation du pouvoir d'achat et en même temps, vous êtes la plus soucieuse de la bonne tenue des finances publiques. Et donc je vous interrogerai pour savoir si tout cela est bien compatible.

Il pilote le live Toussaint tous les matins sur BFM TV, 9h midi. Bonsoir Bruce. Bonsoir Maxime. Bonsoir Valérie Pécresse. J'ai deux grandes questions. Est-ce qu'il y a un mystère, Valérie Pécresse ? Au fond, est-ce qu'on vous connaît vraiment ? Et puis, comment traversez-vous et vivez-vous cette campagne qui a parfois des allures de tempête ? Elle est éditorialiste politique sur BFM TV. Bonsoir Amandine Attalaya.

2:07
Locuteur 3

Bonsoir Maxime. Bonsoir Madame Pécresse.

2:09
Locuteur 10

Vous avez dit récemment vouloir ressortir le Karcher de la cave. Donc on va s'intéresser à vos propositions sur la police, sur la justice

2:16
Locuteur 3

et on parlera aussi d'immigration.

2:18
Locuteur 7

Lui aussi est éditorialiste politique à BFM TV. Benjamin Duhamel, bonsoir. Bonsoir Valérie Pécresse. Entre mauvais sondage et doutes sur votre ligne politique, on essaiera de comprendre pourquoi votre campagne patine. Spécialiste des questions internationales à la rédaction de BFM TV. Bonsoir Ulysse Gosset. Bonsoir. Bonsoir Valérie Pécresse. Ce soir, les chars russes sont prêts à foncer sur l'Ukraine en ordre de bataille, disent les Américains. Alors je vous demanderai, quelle est votre stratégie pour dissuader Poutine d'envahir l'Ukraine ? Que ferez-vous si vous êtes présidente et chef des armées ? J'ajoute Valérie Pécresse, une dose de suspense et d'inattendu dans cette émission.

Comment vont réagir les téléspectateurs face à vos propos ce soir ? Vous pouvez nous envoyer toutes vos remarques, vos incompréhensions, vos interjections, vos coups de gueule, vos félicitations aussi sur les réseaux sociaux avec le hashtag face à BFM ou en scannant le QR code qui apparaît à l'instant sur votre écran. Vous le scannez, c'est très simple et ça vous permet d'envoyer directement un mail à la rédaction. Et tout à l'heure, c'est acheté Chevalier qui relèvera vos remarques à l'antenne. Valérie Pécresse, c'est la tradition dans Face à BFM. On commence toujours par les questions d'actu. Valérie Pécresse, j'imagine que vous avez lu ce soir l'enquête de libération ?

3:36
Locuteur 4

J'en ai entendu parler.

3:37
Locuteur 7

Bon, la voici, cette enquête. Regardez au moins le titre, adhérent mort, fictif ou fantoche, Pécresse victorieuse d'une élection bidon. Libé met en doute ce soir la sincérité du scrutin qui vous a permis d'être désigné candidate par les adhérents des Républicains. Le journal raconte comment des élus ont fait des cartes, comme on dit, c'est l'expression consacrée, c'est-à-dire qu'ils ont fait adhérer au parti des personnes très éloignées de la politique, qui ne parlent pas français pour certaines d'entre elles, et à qui on a tout simplement donné des consignes de vote. Et Libération affirme que des élus proches de vous ont eu recours à ces méthodes pour vous permettre de gagner.

Que répondez-vous ce soir au journal Libération ?

4:16
Locuteur 4

D'abord, avant de vous répondre, Maxime Switek, je voudrais m'indigner. M'indigner du niveau de cette campagne. On est à 50 jours d'un scrutin où va se décider l'avenir de la France. Et aujourd'hui, de quoi est-ce qu'on va encore parler ? D'une manipulation de déstabilisation grotesque, qui est totalement à côté des vrais débats pour les Français. On a un président de la République qui se planque à l'Elysée, qui ne veut pas qu'on débatte de son bilan, qui est un bilan qui est calamiteux pour la France. On va décider aujourd'hui des grandes politiques pour notre pays, et on va passer un quart d'heure sur ce sujet. Et vous avez passé toute la journée dessus. Alors moi, je vais vous répondre.

Cette primaire, elle a été exemplaire. Elle s'est déroulée, j'allais dire, sans aucune contestation. S'il y avait eu le moindre doute, croyez bien qu'il y en aurait eu. Les LR ont décidé d'attaquer Libération devant le procureur de la République parce que toutes ces allégations sont là uniquement pour mener une campagne de déstabilisation. Croyez-moi, s'il y avait eu le moindre doute sur mon élection, elle aurait été contente.

5:21
Locuteur 7

Alors il y a quand même des éléments troublants qui sont mis sur la table ce soir. Par Libération, mais aussi par Mediapart. Est-ce que vous connaissez Tontonacul ? J'espère que je prononce bien son nom. Valérie Pécresse ? Absolument. Adjoint en maire de Villepinte. Il vous soutient. En décembre, dans un article de Mediapart, qui est repris aujourd'hui par Libération, il se vantait d'avoir fait adhérer 600 personnes appartenant à la communauté. C'est ce qu'il disait des Français originaires d'Asie. Et il ajoutait, on donne des consignes de vote, on explique, etc. Vous savez, les autres candidats font la même chose.

5:49
Locuteur 4

D'abord, cet élu est un élu de la République. Il est français. Et les chiffres qu'il donne sont des chiffres totalement fantaisistes. Voilà. Mais le sujet est simple. Moi, j'ai toujours respecté les règles. On m'a demandé de respecter les règles d'une primaire fermée. Moi, je voulais une primaire ouverte. J'ai respecté les règles d'une primaire fermée. Tous les autres candidats l'ont fait. Mais, M. Switek, est-ce que vous pensez un seul instant que si mes adversaires avaient eu le moindre doute, tout le monde avait accès aux listes des élus, s'ils avaient eu les moindres doutes, ils n'auraient pas contesté cette élection ? Cette élection, elle a eu lieu.

Elle a été tout à fait, j'allais dire, consensuelle dans ses résultats. Et là, aujourd'hui, ce qui est en train de se dérouler, c'est juste encore et une énième tentative de déstabilisation, de délégitimation de ma candidature.

6:35
Locuteur 7

La difficulté pour parler concrètement, c'est ce que raconte Libération ce soir, c'est qu'en réalité, par exemple, on ne peut pas vérifier qui a voté lors de ce scrutin.

6:40
Locuteur 4

Mais vous voulez empêcher M. Tontonacoul, qui est élu de la République, qui est d'origine cambodienne, boat people, français, qui d'ailleurs fait partie, je crois, de réserves citoyennes, vous voulez l'empêcher de voter à la primaire des Républicains ? C'est ça ce que vous voulez, M. Skutec ?

6:57
Locuteur 7

C'est ce que je veux comprendre. Absolument pas ce que je vous ai dit.

6:58
Locuteur 4

Eh bien alors, laissez-le voter, parce qu'il est français autant que vous.

7:02
Locuteur 7

Vous avez bien compris. Mais attendez, je n'ai absolument rien sous-entendu là-dessus. Je pense que c'est assez déplacé d'ailleurs de m'attaquer là-dessus, premièrement. Deuxièmement, ce qui est dit dans l'article de Libération dans Mediapart, c'est précisément que ce monsieur revendique lui-même d'avoir fait adhérer 600 personnes. Il y a autre chose dans l'article de Libération. Il y a Mayotte. Libération raconte qu'à Mayotte, des élus vous soutenant ont pu payer l'adhésion aux Républicains pour que certaines de leur connaissance puissent voter.

7:30
Locuteur 4

Alors, il se trouve que ce processus a été totalement contrôlé. Il y a eu des listes d'adhérents et il y a eu Philippe Bas qui a contrôlé toutes les listes d'adhérents. La vérité sur ce scrutin, c'est qu'il y a moins de gens qui étaient inscrits que de gens qui ont pu voter. Il y avait trois codes. Ils ont vérifié trois fois. Ils ont vérifié si les gens avaient des portables. Tout ça, monsieur Switek, c'est de la pure polémique. Si c'était vrai, mes adversaires l'auraient critiqué. Et il n'y a rien.

8:01
Locuteur 7

Vous dites manipulation. Vous avez commencé par là, Valérie Pécresse. Manipulation de qui ?

8:06
Locuteur 4

Écoutez, je n'en sais rien et je ne veux pas le savoir. Moi, je trace ma route.

8:10
Locuteur 7

Je vous pose la question parce que je reviens encore à ces enquêtes qui ont été publiées. Par exemple, témoignage d'un élu anonyme qui ne vous est pas favorable. Je le concède volontiers. Il explique, Valérie Pécresse a réalisé le casse du siècle. Bertrand s'est fait avoir comme un bleu. J'insiste sur le témoignage anonyme. Pour dire quoi ? Pour dire que visiblement... C'est courageux le témoignage anonyme. Pour vous dire que certains dans votre parti, visiblement, n'ont pas digéré votre victoire.

8:34
Locuteur 4

Écoutez, monsieur Switek, on n'a pas que des amis quand on veut devenir président de la République. Et ça n'empêche pas de diriger le pays. Et je pense aujourd'hui que vraiment essayer de jeter l'opprobre sur une primaire qui s'est faite à la satisfaction générale, c'est vraiment de la petite politique.

8:50
Locuteur 7

Les Républicains, vous l'avez dit ce soir par le biais de Christian Jacob, son président, le parti va attaquer Libération. Est-ce que vous vous joignez à cette attaque en justice contre Libération ? Et sur quel motif ?

9:00
Locuteur 4

Ce n'est absolument pas mon rôle. Moi, je suis là pour gagner cette présidentielle.

9:03
Locuteur 7

Mais sur quel motif le parti attaque ?

9:06
Locuteur 4

Dénonciation calomnieuse, diffamation, j'imagine. Puisque, en réalité, les faits qui sont mis en évidence ne correspondent pas à la façon dont s'est déroulée cette primaire.

9:16
Locuteur 7

Encore une fois, la difficulté, c'est de ne pas avoir les fichiers précisément pour vérifier qui a pu voter. Parce que, je donne un dernier élément, Libération raconte que des personnes décédées ont été inscrites sur les listes électorales du parti, qu'un chien, pardon, a même été inscrit, il s'appelle Douglas, il appartient à un militant Les Républicains pro-Éric Ciotti. Est-ce que ce scrutin était bien sérieux, Valérie Pécresse ?

9:38
Locuteur 4

Franchement, tomber si bas, ce n'est pas digne d'une émission politique sur la présidentielle. Franchement, je vous le dis.

9:45
Locuteur 7

Pardon, on a été surpris et troublés des révélations de Libération ?

9:48
Locuteur 4

Je vous le dis, ce n'est pas sérieux. Qu'il puisse y avoir un canular dans une primaire, demander à tous ceux qui ont organisé des primaires, ça peut arriver qu'il y ait un canular. Mais ça ne remet pas en cause la sincérité du scrutin. Il y avait 148 000 adhérents, il y a eu, je ne sais plus, 139 000 votants. Voilà, il faut quand même raison garder.

10:07
Locuteur 7

Valérie Pécresse, est-ce que vous connaissez le parc Châneau ? C'est à Marseille, grand centre de congrès à Marseille. On l'a appris aujourd'hui, c'est là qu'Emmanuel Macron va donner son premier meeting de campagne. Ce sera la semaine prochaine, le 5 mars. Le président sera donc enfin candidat. Vous l'attendez, ce moment-là, mais est-ce que ça change vraiment quelque chose pour vous et quelque chose à votre campagne que le président se déclare ?

10:31
Locuteur 4

Déjà, on va enfin parler de son bilan. Je pense que ce sera quand même plus intéressant pour les Français de parler de l'État de la France, de parler de la sécurité, de parler des services publics qui sont en capilotade, de parler du pouvoir d'achat qui est en berne, de parler de l'avenir aussi, de parler de la France d'après Covid qui doit complètement se réinventer. Ce sera plus intéressant de parler de la dette qu'Emmanuel Macron va laisser aux générations futures, dette financière, dette écologique. On va enfin pouvoir avoir ce débat. Et moi, je demande un débat avec Emmanuel Macron.

Quand on arrive en campagne le 5 mars et que les élections ont lieu le 10 avril, on doit au moins, c'est une question de décence, c'est une question de respect à ses adversaires, un débat sur le fond.

11:14
Locuteur 7

Mais cette critique sur le fond, vous la faites depuis des semaines, depuis des mois que vous êtes en campagne. Qu'Emmanuel Macron soit candidat ou pas, ça ne change rien.

11:22
Locuteur 4

Mais si, parce que tant qu'il n'est pas là, vous voyez bien que ce n'est pas ça qui vous intéresse. Ce qui vous intéresse, c'est plutôt les articles de Libération que de parler de l'État de la France. Il y a un certain nombre de journalistes qui vont, j'espère, m'interroger là-dessus. Mais objectivement, tant que ce n'est pas du face-à-face, les Français ne s'y intéressent pas. Vous avez 50%, M. Switek, des Français qui ne sont pas dans cette campagne. Pourquoi ils n'y sont pas ? Mais tout simplement parce que le président candidat n'y est pas. Et d'ailleurs, c'est un scandale qu'on puisse déclarer sa candidature aussi tard. Et si je suis président de la République, je changerai les règles.

Et ce ne sera pas un mois et demi avant le dépôt des candidatures. Ce sera au moins trois ou quatre mois avant. Il faut qu'on ait ce temps de débat démocratique. Moi, je veux débattre avec Éric Zemmour, je veux débattre avec Marine Le Pen et je veux débattre avec Emmanuel Macron.

12:10
Locuteur 7

Mais cette remarque-là, vous ne l'avez pas faite quand on attendait précisément la nouvelle candidature de Nicolas Sarkozy ?

12:14
Locuteur 4

Eh bien, écoutez, il s'est déclaré beaucoup plus tôt que le s'est déclaré Emmanuel Macron. Un peu plus tôt. Beaucoup plus tôt. Mais peu importe, il faut maintenant qu'on ait une règle claire. C'est juste pas possible. Je vous rappelle qu'en 2017, Emmanuel Macron a été élu sur un casse du siècle avec un François Fillon qui était très affaibli. Déjà, on n'a pas eu de débat à cette époque-là quasiment sur l'État de la France. C'est pas là-dessus que ça s'est joué, 2017. On ne peut pas avoir deux élections confisquées. Vous comprenez bien, on est un pays où il n'y a plus de votants. Déjà, au régional, on n'a quasiment pas eu de votants.

Au municipal, avec la crise Covid, on n'a pas eu de votants. Et là, on va avoir une élection présidentielle. Vous croyez que les Français vont se déplacer ? Emmanuel Macron, son souhait, c'est quoi ? Son souhait, c'est simple, d'escamoter cette campagne, d'enjamber cette campagne parce qu'il ne veut pas faire face à son bilan. Et par ailleurs, j'ai bien compris que j'étais la femme à abattre puisque les boules puantes arrivent en rafale sur moi depuis début janvier. Pourquoi je suis la femme à abattre ? Mais parce que tout simplement, il veut continuer son tango avec Éric Zemmour et Marine Le Pen parce que c'est le tango de la réélection assurée. Donc voilà.

13:23
Locuteur 7

Mais vous dites « je suis la femme à abattre », mais quand on regarde les sondages ce soir, par exemple, notre sondage de notre partenaire Elab, vous êtes quatrième à 11,5%. Certains sondages vous donnent un peu plus haut, je le dis évidemment. 2,5 points de moins que la semaine dernière. Vous pensez que l'entrée en campagne d'Emmanuel Macron peut inverser cette dynamique-là dans votre campagne ?

13:42
Locuteur 4

Mais moi je crois... Écoutez, vous parlez de la primaire des Républicains, dans laquelle personne ne me donnait vainqueur. Et qu'est-ce qui a fait que les Français se sont intéressés à moi, ou en tout cas les Républicains, les militants républicains se sont intéressés à moi ? C'est justement ces débats. C'est quand, en face-à-face, on a pu vraiment parler de l'État, du pays et des propositions concrètes que j'avais. Mais face-à-face, vous voyez, pas seulement face à des journalistes... C'est déjà bien ! Oui, mais les journalistes vont me poser des questions, mais ce n'est pas un moment de vérité. Vous me disiez, M. Toussaint, quelle est la vérité de Valérie Pécresse ?

La vérité, ma vérité, c'est que je suis une femme qui fait. Donc c'est dans le débat que je donne le meilleur de moi-même. Et moi j'ai envie et je demande ces débats. Sinon, ça veut dire qu'on a un candidat qui se cache.

14:30
Locuteur 7

Vous allez avoir deux heures pour parler de la France ce soir, Valérie Pécresse, avec nos journalistes, en l'absence d'Emmanuel Macron ce soir. J'en suis désolé, mais j'ai encore une question par rapport à la déclaration de candidature à venir d'Emmanuel Macron et à ce premier meeting annoncé à Marseille. C'est un petit clin d'œil qu'il vous envoie, Emmanuel Macron, aussi en allant à Marseille, le Sud-Est, où on compte un certain nombre d'élus, les Républicains, qui ont changé de camp, qui l'ont rejoint, Christian Estrosi, Hubert Falco, peut-être Renaud Muselier, le patron de la région, la semaine prochaine.

14:56
Locuteur 4

Mais Renaud Muselier est déjà parti, enfin, M. Suitel. Il vous adresse un petit clin d'œil, le président. Il a fait une liste commune avec LREM dès le premier tour des régionales. Il a failli planter les élections régionales des autres présidents de région. Donc, pour moi, Renaud Muselier est déjà un allié objectif d'Emmanuel Macron. Je serais très surprise qu'il appelle à soutenir ma candidature. En tout cas, pour l'instant, il n'en a rien fait.

15:17
Locuteur 7

Valérie Pécresse, vous êtes donc ce soir face à BFM et vu l'actualité de ces dernières 48 heures, nous avons choisi de démarrer ses face-à-face par les questions internationales. L'Ukraine, vous avez critiqué l'intervention diplomatique tardive et solitaire, va vous dire d'Emmanuel Macron. Mais qu'auriez-vous fait à sa place ? C'est la première question de cette émission. Ulysse Gosset, c'est à vous. Mais alors, Ulysse, il va falloir vous lever et arriver jusqu'au pupitre. Ulysse, merci.

15:47
Locuteur 4

J'étais un peu surpris, je me suis dit que M. Gosset réinvente les codes.

15:51
Locuteur 7

C'est sans doute le décalage horaire. Valérie Pécresse, la question que tout le monde se pose ce soir, c'est est-ce qu'on peut empêcher la guerre en Ukraine ? Ce soir, les Américains sont alarmistes à nouveau, mais finalement, ils n'ont pas eu tort. Mais ils disent ce soir que 100% des troupes russes nécessaires pour l'invasion de l'Ukraine sont en ordre de bataille. Alors vous, ce soir, quelle est l'analyse que vous faites de la situation ? Est-ce que c'est le début de l'invasion ? Est-ce que l'Ukraine est déjà envahie par les troupes russes ?

16:19
Locuteur 4

Écoutez, personne ne sait lire dans l'esprit de Vladimir Poutine, et surtout en ce moment. Et c'est vrai que ce matin, j'étais avec l'ambassadeur d'Ukraine en France qui me disait qu'il était réaliste sur la situation et qu'il avait vraiment une inquiétude sur un risque d'escalade et d'invasion. Maintenant, on a un Vladimir Poutine qui souffle le chaud et le froid, comme il a l'habitude de le faire, vous le connaissez. Il souffle le chaud et le froid, il dit qu'il veut négocier. Enfin, il a déjà roulé dans la farine Emmanuel Macron deux fois, une fois à Moscou, une fois en l'appelant au téléphone. Donc, aujourd'hui, on ne sait pas ce que veut exactement Vladimir Poutine.

17:02
Locuteur 7

Mais vous, ce soir, vous dites que l'invasion a commencé,

17:05
Locuteur 4

c'est le début de l'invasion, comme le dit Joe Biden aux États-Unis ? Moi, ce que je dis, c'est qu'il y a aujourd'hui des forces russes au Donbass, dans les deux républiques. Ce que je dis aussi, c'est que la reconnaissance de ces deux républiques est une absolue provocation. Elle doit être condamnée avec la plus grande fermeté et elle doit donner lieu à sanctions préventives pour prévenir l'invasion. Et c'est ce que les Européens ont voté à l'unanimité hier. Hier, c'est ce que les Américains ont fait ce matin. Il faut des sanctions préventives, des sanctions qui frappent dur pour dire à Vladimir Poutine, n'avancez pas.

Maintenant, qu'est-ce que j'aurais fait de différent du président de la République ? Parce qu'il a, ces derniers temps, multiplié les initiatives. Et moi, je suis dans une opposition qui est digne. Je ne m'opposerai pas à des initiatives d'un président qui essaye de trouver une solution.

17:52
Locuteur 7

Vous pensez qu'il faut appeler à l'Unité nationale et faire taire les divisions intérieures pour justement faire face à cette situation de crise et de guerre ?

17:59
Locuteur 4

L'Unité nationale, peut-être pas. Mais en tout cas, la dignité dans l'opposition. C'est-à-dire pas attaquer des choses qui ne sont pas attaquables. En revanche, qu'est-ce que j'aurais fait de différent ? Moi, je crois que peut-être, si les choses avaient été prises en amont, si elles avaient été prises différemment, on aurait pu éviter ça. Je m'explique. Ça fait presque trois ans qu'Emmanuel Macron n'avait pratiquement plus de relation avec Vladimir Poutine. Donc, quand il l'a appelé, en début d'année, il était déjà très tard. Ça faisait déjà un petit moment que les tensions avaient grandi.

Et ce malentendu sur l'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN et, j'allais dire, comment le processus de Minsk aurait ou n'aurait pas été respecté par l'Ukraine ? Bref, tout ça s'est envenimé sous nos yeux, sans que personne ne réagisse, ni Emmanuel Macron, ni l'Union européenne.

18:50
Locuteur 7

Sauf qu'avec Angela Merkel, il a voulu aller au Kremlin, il y a déjà de nombreux mois, avant qu'Angela Merkel ne quitte le pouvoir. Et l'Europe lui a dit non. Les Polonais, les Anglois ont dit non. Alors, qu'auriez-vous fait ? Vous seriez allé à Moscou quand même ?

19:02
Locuteur 4

Moi, je pense qu'il fallait au moins inviter Vladimir Poutine à venir. Mais il ne serait pas venu ? Eh bien, alors, aller au Kremlin avec Angela Merkel, ça aurait été un beau geste. Pour l'instant, moi, ce que je note, c'est que quand Emmanuel Macron s'est rendu à Moscou, il s'est rendu seul, il ne s'est pas rendu avec Olaf Scholz, le chancelier allemand, il ne s'est pas rendu avec les représentants de l'Union européenne, il s'est rendu seul. Ça a donné un peu le sentiment, à juste titre ou pas, qu'il instrumentalisait ce dialogue singulier avec Poutine dans le cadre de l'élection présidentielle. En tout cas, ça n'a pas été efficace.

Et moi, ce que j'aurais aimé, c'est que ce soit moins tardif. Et j'aurais aimé surtout que la relation franco-russe soit beaucoup plus étoffée pendant les dernières années. Ça n'aurait peut-être pas changé le résultat. Peut-être que Vladimir Poutine se conduira, j'allais dire, n'en fera qu'à sa tête. Et peut-être que tout ça n'est que manipulation. Mais enfin, ça valait le coup d'essayer.

19:57
Locuteur 7

Mais quand même, vous avez dit, il faut dire stop à Vladimir Poutine et vous avez demandé, exigé une fermeté d'acier. Oui. Vous pensez que ce n'est pas ce qu'a dit Macron, ce qu'a dit Biden, ce qu'a dit le chancelier allemand ? Tout le monde dit stop et pourtant il ne s'arrête pas. Alors vous auriez fait quoi ?

20:10
Locuteur 4

Je n'ai pas une baguette de magicienne. Je ne peux pas changer le cours des choses quand on a un dictateur qui décide d'enfreindre toutes les règles de droit et tous les traités internationaux. Je pense que sur la réaction ou à la reconnaissance des deux républiques, les sanctions immédiates, y compris, j'allais dire, qui peuvent porter atteinte aux intérêts français, c'est la bonne réponse. Il ne faut pas tergiverser. Maintenant, est-ce qu'on peut faire plus ? Je ne crois pas.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a abouti, c'était assez prévisible, puisqu'il est présidé en plus par les Russes, mais il a abouti finalement à une décision Michèle Michoud qui montre d'ailleurs que l'ONU, là-dedans, n'est pas vraiment l'instance qui peut régler les problèmes. Moi, ce que je crois, c'est qu'il faudra tirer un enseignement de cette crise. Quel enseignement ? C'est que le destin de l'Union européenne est entre ses mains. Et que maintenant, on ne peut plus s'en remettre uniquement à l'OTAN, il faut travailler avec l'OTAN, mais on ne peut plus s'en remettre uniquement à l'OTAN pour assurer la sécurité de l'Europe.

Moi, ce que j'avais proposé dès janvier, c'était de dire à Vladimir Poutine, faisons une grande conférence sur la sécurité en Europe. Russes, Européens, on pouvait inviter même les Britanniques, on pouvait inviter les Turcs. Mais là, c'est trop tard, Valérie Pérez, c'est trop tard. Oui, mais attendez, c'est trop tard. Vous me demandez ce que j'aurais fait si j'avais été au pouvoir.

21:33
Locuteur 7

Que ferez-vous si vous êtes élue ? Vous êtes chef des armées. Est-ce que vous envoyez des armes à l'Ukraine pour se défendre ?

21:38
Locuteur 4

Vous savez qu'il y a plusieurs types de pays. Il y a les pays qui envoient des armes et qui le disent, les pays qui envoient des armes sans le dire et les pays qui n'en envoient pas. Mais est-ce que la France devrait armer l'Ukraine ? Moi, ce que je crois, c'est qu'aujourd'hui, à ce stade, le rôle de la France en tant que présidente de l'Union européenne, enfin présidente de la présidence française, doit garder un rôle de médiation. Donc, il n'est pas souhaitable d'envoyer des armes en Ukraine aujourd'hui. On doit garder cette place de médiation. Mais, là encore, tout va dépendre de l'évolution de la situation et de l'évolution de la police.

22:10
Locuteur 2

La médiation ne marche pas. Qu'est-ce qui pourrait vous amener en tant que présidente ?

22:12
Locuteur 4

La médiation ne marche pas. On ne sait pas. Vladimir Poutine a dit qu'il voulait discuter.

22:16
Locuteur 2

Oui, enfin, pour l'instant, il envoie des troupes.

22:18
Locuteur 4

Oui, il fait. Mais il choupe le chaud et le croix.

22:20
Locuteur 7

C'est la diplomatie de la canonnière.

22:21
Locuteur 4

C'est la diplomatie de Vladimir Poutine et on la connaît. Mais si la désescalade se produisait, je crois que ce sujet de la conférence de sécurité européenne se reposerait. Et qu'est-ce qu'on dirait dans cette conférence de sécurité ? Là, on dirait. On est prêt à donner des garanties sur le fait que l'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN n'est pas d'actualité en échange d'une vraie stabilisation.

22:44
Locuteur 2

Mais vous ne répondez pas sur la livraison d'armes. Est-ce que vous êtes pour ?

22:47
Locuteur 4

Pas à ce stade.

22:49
Locuteur 2

Ah bon ? Et qu'est-ce qui vous amènerait éventuellement à décider d'envoyer des troupes ?

22:54
Locuteur 7

Si la guerre éclate, si l'Ukraine est envahie, si Kiev est menacée ?

22:58
Locuteur 4

Je ne crois pas que l'Union européenne enverra des troupes en Ukraine s'il y a la guerre en Ukraine. Je pense qu'aujourd'hui, ce qui va se passer, c'est que...

23:06
Locuteur 7

Mais la question, c'est vous, chef des armées, ce n'est pas l'Union européenne. Vous, la France, qu'est-ce que vous décidez ?

23:10
Locuteur 4

Je ne crois pas que la France ait à envoyer des armées en Ukraine à ce stade. Aujourd'hui, l'Ukraine n'est pas liée avec nous dans une alliance comme l'OTAN. Nous ne sommes pas aujourd'hui en mesure de protéger l'Ukraine.

23:24
Locuteur 7

Donc Poutine est libre d'avancer comme il veut ?

23:25
Locuteur 4

Non, il n'est pas libre parce que nous sommes en train de mettre en place des sanctions et des sanctions qui vont, j'espère, faire mal à la Russie.

23:33
Locuteur 7

Mais des sanctions, il y en a depuis des années, depuis 2014 notamment, elles n'ont pas empêchée de mener cette opération-là.

23:40
Locuteur 4

Il faut en mettre des plus durs. Le blocage par les Allemands de Nord Stream 2 est une sanction dure. C'est une sanction dure. Il va falloir la tenir dans la durée, mais c'est une sanction dure pour les Russes.

23:50
Locuteur 7

Est-ce que vous pensez que les sanctions qui sont prises actuellement, c'est la première salve, sont suffisantes ou insuffisantes ? Et par exemple, est-ce que vous pensez qu'il faut s'attaquer à la famille, à la fortune de Vladimir Poutine ? Est-ce qu'il faut bloquer ses avoirs en Suisse ou ailleurs et pas simplement les oligarques ?

24:07
Locuteur 4

Il faut envisager toute une série de solutions. Tout va dépendre de l'attitude de Vladimir Poutine dans les jours qui viennent. S'il y a invasion, s'il n'y a pas invasion, s'il y a guerre, s'il n'y a pas guerre. Mais bien évidemment, il y a une échelle de sanctions qui doit être utilisée le plus possible au fur et à mesure. et pour vraiment essayer d'obtenir un résultat.

24:25
Locuteur 7

Vous avez un avantage, Valérie Pécresse, vous parlez russe, vous connaissez bien la Russie.

24:29
Locuteur 4

On s'y était rencontrés à l'époque.

24:31
Locuteur 7

Exactement. Et vous êtes d'une certaine manière l'héritier de Jacques Chirac, qui avait réussi à nouer une relation de confiance avec Vladimir Poutine. L'héritière d'une certaine manière aussi de Nicolas Sarkozy, qui avait négocié durement pendant la crise de Géorgie. Si vous êtes au pouvoir, on va vous comparer à Angela Merkel, qui a été la dernière femme à essayer de négocier et qui n'est pas parvenue, elle non plus. Vous, cette connaissance de la Russie, est-ce que ça vous donne, je dirais, un moyen de dissuader Poutine et de le convaincre ?

24:59
Locuteur 4

Ce que je crois, c'est que le Vladimir Poutine que j'ai connu au tout début, quand j'étais chez Chirac, n'est plus le Vladimir Poutine d'aujourd'hui. Et il y a quelque chose qui a changé. Il est devenu tout à fait imprévisible et très incontrôlable. Et ce Vladimir Poutine-là, il faut évidemment dialoguer avec lui. Mais Angela Merkel disait qu'il fallait dialoguer, mais qu'il mentait toujours. Donc c'est très compliqué aujourd'hui de saisir cet homme-là. Et je pense que les rapports de force sont indispensables. Et quand je vois Marine Le Pen ou Éric Zemmour faire allégeance à la Russie, je me dis que ce n'est pas la France gaullienne que je défends.

C'est une France qui n'est pas debout, c'est une France qui est à genoux. Une France qui passe sous les fourches codines d'un tel homme qui ne respecte aucun traité et ne respecte pas la parole donnée.

25:51
Locuteur 7

J'ai une photo, j'ai un tweet à vous montrer à ce propos Valérie Pécresse. Regardez cette photo de François Fillon en compagnie, en face de lui. On va le voir du vice-premier ministre russe, photo prise la semaine dernière. François Fillon vient de faire son entrée au conseil d'administration de Sibourg, qui est un géant russe de la pétrochimie, qui est codirigé par un milliardaire russe et par un proche de Vladimir Poutine qui s'appelle Gennady Timchenko, qui est visé lui-même par les dernières sanctions prises par le Royaume-Uni. Est-ce que François Fillon est à sa place autour de cette table pour représenter face au vice-premier ministre russe un géant russe de la pétrochimie ?

26:30
Locuteur 4

Écoutez, François Fillon a quitté la politique. Et moi je crois qu'à partir du moment où il a quitté la politique, il a le droit de faire sa vie et on doit le laisser tranquille. Voilà, c'est ce que je pense.

26:39
Locuteur 7

Il y a un détail, pardon, mais sur la photo qui moi m'interpelle, ce sont les drapeaux. Il y a un drapeau russe et il y a un drapeau français. François Fillon n'est évidemment plus élu de la République, François Fillon n'est plus Premier ministre, mais quand on le reçoit visiblement, quand le vice-premier ministre russe le reçoit, il reçoit aussi François Fillon qui a été Premier ministre. Est-ce que là, il n'y a pas un mélange des genres ? Il n'y a pas quelque chose qui coince, vu notamment l'atmosphère récente ?

27:06
Locuteur 4

Écoutez, aujourd'hui il y a énormément de Français qui travaillent dans des entreprises russes et ce que je crois, c'est qu'on ne va pas le jeter l'opprobre sur chacun d'entre eux. Ils représentent les intérêts de la France, ils peuvent être d'ailleurs assez utiles dans des opérations de médiation que nous aurons à faire et je ne crois pas un seul instant que François Fillon soit là pour influencer la France en faveur de la Russie.

27:28
Locuteur 7

Pardon, mais vous dites qu'il y a beaucoup de Français qui travaillent avec des entreprises russes, peu ont le carnet d'adresse d'un ancien Premier ministre. C'est aussi ça qu'on vient chercher.

27:38
Locuteur

Certes.

27:38
Locuteur 7

Mais si la guerre éclate, Madame Pécresse, est-ce que vous allez demander à François Fillon d'arrêter ses activités avec deux sociétés russes contrôlées par des oligarques très proches du président du Kremlin ?

27:48
Locuteur 4

Mais attends, quelle serait ma légitimité pour lui demander cela ?

27:51
Locuteur 7

Parce que c'est la guerre.

27:52
Locuteur 4

Oui, mais il ne fait plus partie de la classe politique. Il ne travaille plus, il n'est pas dans mon parti, il n'est pas dans mon équipe de campagne. Enfin, quelle serait ma légitimité pour lui demander cela ? Aujourd'hui, je pense que chacun d'entre nous est face à sa conscience à chaque fois qu'il prend des décisions, que ce soit des décisions d'embauche, des décisions de travail, et voilà.

28:12
Locuteur 7

Les sanctions, encore un dernier mot sur ce point, elles vont avoir des conséquences pour les Français. Ça va faire monter le prix du gaz. Vous êtes prête à affronter cela si vous êtes à l'Élysée ? Et comment faire pour réduire la facture si on est face à une véritable guerre du gaz et pas simplement à une guerre en Ukraine ?

28:26
Locuteur 4

Alors, j'aurai le courage de dire aux Français que c'est le prix à payer. C'est le prix à payer pour qu'un État indépendant, à nos frontières, puisse essayer de retrouver la paix. Et je défendrai cette position. Et j'ajoute que j'ai une pensée aussi pour tous les États limitrophes de la Russie. Je pense aux États baltes, je pense à la Pologne, qui aujourd'hui sont très inquiets de cette situation, parce qu'ils se disent, si l'Europe ne soutient pas l'Ukraine aujourd'hui, qu'est-ce qui se passera si demain Vladimir Poutine décide de s'en prendre à nous ? Eux, ils sont dans l'OTAN, ils sont avec nous, ils sont liés avec nous par une alliance militaire.

Et eux, il faut envoyer les troupes, il faut les protéger.

29:06
Locuteur 7

Dernier point, si vous êtes élu, vous allez d'abord à Moscou ou à Bruxelles ? Ou est-ce que vous allez à Bruxelles et à Moscou pour essayer de dénouer la crise ?

29:15
Locuteur 4

Je vais d'abord à Berlin et à Bruxelles, comme tout président de la République doit le faire quand il est élu, pour nouer ce lien absolument indispensable avec nos alliés allemands. Et je vais à Bruxelles, et ensuite, nous décidons d'une stratégie commune. Parce que ce que je ne veux pas, ce que je ne ferai pas, c'est avoir une stratégie solitaire. Vous savez, l'arrogance en matière internationale, ça ne rime pas forcément avec influence. L'influence, ça se construit avec des alliances. Et aujourd'hui, nous avons besoin, face à l'hégémonie russe, on a besoin d'une alliance. Emmanuel Macron a été arrogant ? En tout cas, il a voulu incarner à lui seul la solution.

Et malheureusement, il s'est pris un camouflet.

30:05
Locuteur 7

Vous disiez tout à l'heure, et je vous redonne la parole.

30:07
Locuteur 4

Et si vous voulez, comparons la situation de la Russie avec la situation mutatis-mutandis du Mali ou à celle du Liban. Et on s'aperçoit que, que ce soit au Mali ou que ce soit au Liban, le président de la République a parlé très fort, mais que derrière, les actes et les résultats n'ont absolument pas suivi. Et au Mali, c'est quand le président de la République a commencé à dire qu'il allait retirer ses troupes, que les choses ont commencé à tourner vinaigre. Et quand Emmanuel Macron est allé voir Vladimir Poutine à Moscou, moi, il y a quelque chose qui m'a choqué, je ne sais pas vous, mais il y a quelque chose qui m'a choqué.

C'est quand, lors de la conférence de presse, Vladimir Poutine a dit devant Emmanuel Macron que les milices Wagner, celles qui sont aujourd'hui au Mali, ne sont pas liées au gouvernement russe, que ce sont purement des sociétés privées qui n'ont rien à voir avec lui. Emmanuel Macron n'aurait pas dû laisser dire ça. C'est totalement faux. On sait très bien que les milices Wagner sont en Afrique pour déstabiliser notamment les intérêts français et que leur arrivée au Mali a été l'une des raisons pour lesquelles nous avons dû nous désengager et qu'ils commettent énormément d'exactions et qu'ils alimentent le sentiment anti-français.

Donc vous voyez, il y a quand même un certain nombre de choses que je n'aurais vraiment pas faites comme Emmanuel Macron parce qu'il faut faire respecter les intérêts de la France dans le monde.

31:18
Locuteur 7

Donc Wagner, ce sont les mercenaires de Poutine au Mali ?

31:22
Locuteur 4

C'est ce que tout le monde sait et c'est ce qu'il faut.

31:25
Locuteur 7

Et c'est ce que vous dites ? C'est ce que je dis. Ce sont les mercenaires de Poutine ?

31:27
Locuteur 4

Ce sont des mercenaires russes qui sont manipulés par le pouvoir de Moscou. C'est ce que je dis.

31:32
Locuteur 7

Alors qu'est-ce qu'on fait au Mali ? Parce qu'aujourd'hui, on est chassé du Mali, l'ambassadeur de France a été expulsé. Vous faites quoi quand vous arrivez à l'Élysée pour rétablir la confiance ? Et est-ce que vous quittez non seulement le Mali, puisque ça va être le cas déjà et ça prendra des mois, les militaires se préparent, ça va être long. Qu'est-ce que vous faites ? Vous poursuivez le retrait, vous essayez de rester ou bien il faut partir ?

31:51
Locuteur 4

Ce que je crois, c'est que la mission, la mission de la lutte contre l'islamisme au Sahel, elle n'est pas terminée. Elle n'est pas terminée. On n'est venu pas par hasard au Mali. On est venu pour lutter contre un phénomène djihadiste qui se propage dans toute la région et qui peut déstabiliser totalement un certain nombre d'États africains. Donc là, aujourd'hui, vu la situation, on ne pouvait plus rester. On ne pouvait plus rester. J'ai expliqué qu'au départ, il y avait eu une faute d'Emmanuel Macron d'annoncer le retrait unilatéralement, qui a provoqué la réaction hyper violente de la Jeunte, l'arrivée des Wagner.

32:23
Locuteur 7

La Jeunte, elle était déjà au pouvoir avec ses mertonnaires.

32:25
Locuteur 4

Oui, mais elle a dit qu'on les laissait tomber. Donc ça s'est envenimé à ce moment-là. Elle s'est mise, après avoir un comportement tout à fait intolérable, on ne peut pas payer le prix du sang. Et nos soldats l'ont payé, 58 soldats morts au Mali. On ne peut pas payer ce prix du sang, pas demander à nos armées de protéger un pays qui ne veut pas de nous. Donc je pense qu'il faut se retirer. Effectivement, ça prendra du temps. Et il faut protéger nos troupes, protéger nos ressortissants. Mais il va falloir mettre en place une force d'intervention. Il faut revenir à Serval. Il faut revenir à une force Serval au Sahel.

32:56
Locuteur 7

Vous voyez vraiment dans l'uniforme de chef des armées, commandant en chef, ça vous va comme...

33:02
Locuteur 4

Ce n'est pas un peu machiste, ça, cette...

33:03
Locuteur 7

Non, non, mais je vous pose la question. Bien évidemment. Dans cette période de guerre et de crise, c'est vraiment une responsabilité pour la France essentielle. Écoutez, non seulement... C'est le bouton du PR éventuellement.

33:11
Locuteur 4

Non seulement je m'y vois, mais je pense qu'il va falloir qu'on remette à niveau nos armées. On a une loi de programmation militaire, qui est une loi qui a été adoptée pour, effectivement, rattraper le retard qui a été pris. Cette loi de programmation militaire, il va falloir la respecter. Et vous le savez, les marches sont hautes. À partir de 2023, il y a énormément d'investissements à faire pour remettre nos armées au bon niveau. Mais au-delà de ça, on voit bien qu'on a un certain nombre d'éléments critiques qui ne sont pas là. On n'a pas forcément assez de munitions pour faire des entraînements.

On n'a pas forcément les capacités d'intervention que l'on veut avec tous les outils d'intervention souhaitables. Donc, il va falloir qu'on décide, moi je le crois, un livre blanc sur la défense 2050 pour prendre en compte tous ces nouveaux conflits qui sont des conflits de plus en plus à haute intensité dans le monde. Parce que le monde aujourd'hui, il n'a jamais été aussi dangereux.

34:08
Locuteur 2

Donc, les Français doivent se préparer à la guerre ?

34:11
Locuteur 4

Les Français, s'ils veulent la paix, ils doivent se préparer à défendre leur territoire. C'est la priorité. Et ils doivent se préparer à se projeter pour aider leurs amis et pour protéger des territoires. Tout ça dans le cadre de l'OTAN. Là aussi, j'ai trouvé très irresponsable de la part du président de la République de dire que l'OTAN était en état de mort cérébrale. Ça a été une provocation. Quand on dit ce genre de choses, mais si on le dit, il faut que ce soit suivi d'une proposition, d'une proposition de réforme, d'une proposition de recomposition. Là, c'était juste un pavé dans la marre gratuit. Ça a un peu déstabilisé nos alliés. Ça n'a eu aucune conséquence.

On voit aujourd'hui que l'OTAN nous est indispensable. Et quand j'entends certains, Éric Zemmour dire, il faut quitter l'OTAN, enfin, voilà, on rêve. Sans l'OTAN, on ne peut pas se défendre. Donc, il faut qu'on reste dans l'OTAN. Mais il faut que dans l'OTAN, on construise un pilier européen. Européen, parce qu'on a besoin de reprendre en main notre destin. Et il y a la politique de défense européenne. Il ne faut pas lui... C'est timide. Oui, la politique de défense européenne, il ne faut pas la survendre. Là encore, moi, je ne serai pas dans les grands discours stratosphériques de bonnes intentions, comme l'est souvent Emmanuel Macron, qui a une diplomatie vraiment de la posture.

Ce que je préfère, c'est avoir des actes concrets dans la défense européenne. Mais en revanche, un pilier européen dans l'OTAN, ça, c'est crédible. Et à mon avis, c'est ce qu'il faut faire. Et je crois que notre armée l'attend. Merci beaucoup. Et je rajoute que dans l'OTAN, nous avons évidemment notre souveraineté d'intervention qui est maintenue, contrairement à ce que j'entends dire par certains dans cette campagne.

35:50
Locuteur 7

Merci, Ulysse. Je vous rappelle, vous qui nous regardez, que vous pourrez réagir au propos de Valérie Pécresse ce soir grâce au QR code qui s'affiche ici. Vous le scannez et ça permet d'envoyer directement un mail à l'émission. Vous pouvez aussi réagir sur les réseaux sociaux. Hashtag Face à BFM. On verra tout à l'heure Valérie Pécresse qui fait réagir ce soir. Je vous le dis déjà, Renaud Muselier est devant sa télé. Ah, il n'a pas trop apprécié ce que vous avez dit tout à l'heure. Il a tweeté. On verra ça tout à l'heure avec Ashley Chevalier. On verra la réponse de Renaud Muselier.

Mais d'abord, deuxième grande partie de ce Face à BFM, l'économie, vous avez mis sur la table plusieurs mesures importantes autour du pouvoir d'achat, notamment une hausse des bas salaires de 10% en proposition que vous avez ensuite nuancé, amendé. On va en parler avec Emmanuel Lechypre. C'est tout de suite. Emmanuel. Bonsoir Madame Pécresse. Ma première question portera en fait sur la préoccupation majeure des Français aujourd'hui qui est leur facture énergétique qui explose. Alors, je voudrais prolonger la question d'Ulysse Gosset. Quand vous dites sur le gaz, je dirais la vérité aux Français, il faut supporter des prix du gaz élevé pour tenir tête à Vladimir Poutine.

Mais qu'est-ce que ça veut dire précisément ? Est-ce que ça veut dire que ce sont les Français qui devront assumer seules la facture énergétique très élevée d'un pétrole cher, d'un gaz cher, d'une électricité chère ?

37:09
Locuteur 4

Écoutez, c'est une décision difficile effectivement de s'opposer à un pouvoir fort qui vous fait du chantage. Mais ça s'appelle l'indépendance de la France. Voilà. Donc, moi, ce que je souhaite, c'est mettre en place un bouquet de pouvoir d'achat pour les Français. Je souhaite les aider parce que je vois bien que pour beaucoup trop de nos compatriotes, dès le 10 du mois, on compte à l'europrès quand les factures ont été payées. Donc, on a besoin d'aider les Français aujourd'hui face à la vie chère et face à des salaires qui ne payent pas assez. Moi, je veux que le travail paye. Et c'est la clé de mon projet. On va y venir.

Sur la facture énergétique, là encore, il ne faut pas faire des fausses promesses. Qu'a fait le président de la République ? Il a fait une fausse baisse des prix de l'énergie. Il a fait une baisse des prix de l'énergie jusqu'à l'élection. Et après l'élection, on verra. Ce n'est pas le quoi qu'il en coûte, c'est le quoi qu'il advienne. Après l'élection, tout ira bien.

38:08
Locuteur 7

Je vous dis juste ce qu'a dit Bruno Le Maire ce matin, justement, sur les prix de l'énergie. Il a dit le gel du prix du gaz court jusqu'à l'été 2022. Si jamais il faut le prolonger car nous voyons une explosion du prix, ça me paraît indispensable de le faire. Donc, c'est le quoi qu'il en coûte énergétique.

38:24
Locuteur 4

Oui. Écoutez, on verra jusqu'où il arrive à tenir ce quoi qu'il en coûte. On voit bien qu'on est en période électorale. À ce stade, il est évident que les factures ne doivent pas augmenter et on maintiendra ce gel jusqu'en juin et on fera le point en juin. Mais on est en période électorale, donc il faut tout promettre aux Français, y compris des lendemains qui chantent. Je rappelle qu'on a 2 800 milliards de dettes, 200 milliards de déficits et que ça, c'est les générations futures qui paieront ces dettes.

38:55
Locuteur 7

Donc, vous dites aux Français, apprêtez-vous à ce que l'énergie occupe une part plus importante de vos billes.

39:00
Locuteur 4

Je leur dis, jusqu'en juin, on tient les engagements. En juin, on regarde où on en est et on va faire en sorte que les prix de l'énergie soient modérés. Mais qu'est-ce qui fait que les prix de l'énergie sont si élevés ? Ce qui fait que les prix de l'énergie sont si élevés, c'est parce qu'encore Emmanuel Macron a eu une politique de gribouille en matière énergétique depuis 5 ans. Une politique de gribouille en fermant Fessenheim, en annonçant la fermeture de 12 réacteurs nucléaires et en... Ils n'ont pas fermé. Non, mais qu'est-ce qui s'est passé ? On a aujourd'hui un EPR, Flamanville, un réacteur nouvelle génération, qui a combien d'années de retard ? Combien de milliards de surcoûts ?

Mais voilà, on n'est pas capable de mener un grand projet industriel dans notre pays de ce type. Oui, mais ça,

39:40
Locuteur 7

c'était bien avant. Et puis la flambée du pétrole, ce n'est pas la faute d'Emmanuel Macron.

39:44
Locuteur 4

Non, mais Emmanuel Macron est là depuis 10 ans. Il était quand même conseiller économique de François Hollande. Il a ensuite été ministre de l'économie de François Hollande. Et ensuite, il a été président de la République. Ça fait quand même 10 ans qu'il aurait pu s'occuper de faire en sorte que des projets industriels de ce type puissent voir le jour. J'entends que maintenant, il nous annonce des dizaines de champs éoliens. Il y a combien de champs éoliens réalisés en mer sous Emmanuel Macron ? Un.

40:11
Locuteur 7

Non, même pas. Enfin, une éolienne. Maritime, si elle est en train d'être...

40:17
Locuteur 4

Une éolienne maritime. Écoutez, oui, les champs éoliens, l'autorisation a été donnée quand, vous savez ? Elle a été donnée sous Nicolas Sarkozy en 2010.

40:24
Locuteur 7

Ça fait plusieurs années, de toute façon, c'est comme le nucléaire. Vous dites, il y a 5 ans, même un réacteur nucléaire, vous ne le construisez pas.

40:29
Locuteur 4

Mais je vais vous dire ce que je veux faire. Je pense que le sujet aujourd'hui, c'est produire plus, produire mieux, mais surtout produire plus vite. On ne peut pas vivre dans un pays où on met 11 ans pour sortir un projet industriel, où on met 15 ans pour sortir un EPR. Sinon, toutes les promesses que nous sommes en train de faire en matière énergétique sont vaines. Donc, le vrai sujet, c'est ce que je prône, c'est le choc de simplification des procédures, c'est un choc de compétence pour avoir des personnes formées, pour pouvoir vraiment mener ces projets industriels. Aujourd'hui, on en est loin. Le vrai problème d'Emmanuel Macron, c'est qu'il a beaucoup parlé, mais il a très peu gouverné.

Et aujourd'hui, le pays a besoin d'être gouverné. Il a besoin qu'on sorte les projets. Et il faut aussi que les recours juridictionnels ne nous empêchent pas en permanence de sortir des projets d'intérêt national.

41:20
Locuteur 7

vous proposez par exemple de diviser par trois le nombre d'institutions qui contrôlent, etc. Vous voulez un vrai choc de simplification. Et là, qu'est-ce qui fait qu'on peut vous croire ? Tout le monde l'a promis encore une fois et ça n'a jamais marché. Il y a toujours plus de conseils de ceci, d'observatoires de cela et c'est toujours de plus en plus compliqué.

41:41
Locuteur 4

Peut-être parce que dans ma région, je l'ai fait. Peut-être parce que j'ai une expérience de terrain. Peut-être parce que je sais comment m'y prendre. Vous voyez, sur tous les projets d'infrastructure, il faudrait qu'on ait une loi qui dise que les projets d'infrastructure d'intérêt national, d'intérêt régional, d'intérêt départemental, celles-là, elles sont d'intérêt majeur et qu'on ne puisse pas les bloquer parce que sur l'enquête environnementale, il y aura un lézard des murailles. Vous voyez qu'elle sera protégée.

42:07
Locuteur 7

Y compris pour les éoliennes, par exemple, une éolienne, ça met entre 7 et 9 ans à être construit entre le début du projet et la fin. Vous dites qu'il faut aller plus vite, par exemple ?

42:13
Locuteur 4

Mais il faut aller plus vite sur tous les équipements industriels. Sur l'éolien terrestre, on a un problème, c'est qu'on a atteint dans certains territoires le seuil d'acceptation, le seuil de tolérance. Parfois, il est même dépassé. Donc sur l'éolien terrestre, moi, je proposerais que les champs soient faits avec l'accord des populations. Il faut concerter et le faire avec l'accord des populations. Est-ce que ces champs sont acceptables dans nos paysages à l'endroit où ils le sont ?

42:41
Locuteur 7

Je voudrais quand même vous ramener sur les salaires, Valérie Peck. Pardon.

42:46
Locuteur 4

Enfin, la politique énergétique, ça va être d'abord de l'exécution. Ce n'est pas seulement des annonces comme d'habitude.

42:52
Locuteur 7

Non, c'est vrai, mais vous savez, c'est toujours fin du mois, fin du monde et c'est vrai qu'aujourd'hui, la fin du mois, c'est important. Donc, OK, rien de spécial sur les mesures énergétiques. Par contre, une des mesures phares de votre rapport...

43:01
Locuteur 4

Si j'enlèverais la TVA sur la... Pardon. La taxe de la facture d'électricité. Parce que la taxe sur la taxe, la taxe au carré, vraiment, franchement, ça me paraît ubuesque. C'est vraiment français et ça permettra de modérer la facture d'électricité des Français.

43:18
Locuteur 7

Votre mesure phare sur les salaires, vous avez dit 10% de hausse des salaires nets d'ici la fin du quinquennat, notamment pour les bas salaires.

43:25
Locuteur 4

Non, pas que pour les bas salaires. Jusqu'à...

43:27
Locuteur 7

C'était la première proposition.

43:28
Locuteur 4

Non, non, non, non. Je suis désolée, vous n'avez pas écouté. Votre première proposition,

43:31
Locuteur 7

c'était jusqu'à 2,2 SMIC.

43:34
Locuteur 4

Ben oui, ce n'est pas les bas salaires. C'est les salaires de la très grande majorité des Français, pratiquement jusqu'à 3 000 euros.

43:40
Locuteur 7

Simplement, maintenant, vous dites plutôt 3, on garantit 3%. Et c'est quoi la conditionnalité pour arriver après à 10% d'ici la fin du quinquennat ?

43:48
Locuteur 4

Je vous explique. On a dit 10% sur le quinquennat. Pourquoi on a dit 10% sur le quinquennat ? Parce que la France a fait le choix du chômage en mettant des revenus d'assistance élevés et des salaires trop bas. Donc, on a un vrai problème de différentiel entre le revenu d'assistance plus tous les avantages auxquels il donne droit et le revenu du travail avec toutes les charges qu'il entraîne. Voilà. Donc, on a ce sujet-là. Donc, on ne baissera pas les revenus d'assistance. Moi, j'ai entendu la droite pendant 15 ans dire il faut baisser les revenus d'assistance. On ne les baissera pas. Donc, comme on ne les baissera pas parce que c'est des revenus de survie, il faut augmenter les salaires.

Pour augmenter les salaires, il faut faire quoi ? Il faut baisser les charges. Pour baisser les charges, il faut faire quoi ? Il faut dépenser moins d'argent public. Alors, je sais, dans cette campagne, c'est très singulier, je suis la seule candidate à dire qu'il va falloir baisser les dépenses. On est champion du monde de la dépense publique, champion du monde des impôts. Et pourtant, nos services publics vont mal. Alors, il y a un vrai problème. Donc, moi, je vais m'y atteler. Je vais m'y atteler parce que c'est ça mon ADN, M. Toussaint. c'est de régler les problèmes. C'est ce que je fais depuis 20 ans et c'est à ça qu'on me reconnaît. Donc, je vais m'en occuper. Comment on fait ?

On prend 3% de cotisations retraites. 3% de cotisations retraites qui sont sur les salaires. Ça,

45:07
Locuteur 7

c'est tout de suite.

45:07
Locuteur 4

Tout de suite. Et alors, ce sera pour tous les salaires. Vous avez bien vu parce qu'effectivement, ça ne peut plus être les salaires jusqu'à 2,2 smic parce que ce n'est pas constitutionnel. Il faut que ce soit pour tout le monde. Mais le reste, tous les salaires. Oui, mais attendez, c'est très important. Les Français nous écoutent. Tous les salaires en juin avec moi augmenteront de 3% parce que j'enlèverai une partie des cotisations retraites que je ferai payer par l'État. Et ça veut dire que quelqu'un qui gagne aujourd'hui 1 400 euros net, il aura 500 euros de plus sur l'année de salaire dès l'année prochaine. Ensuite, je vais dialoguer avec les entreprises.

On va faire une conférence des salaires et un observatoire des salaires. Il se trouve que les entreprises ont prévu, c'est les estimations de la Banque de France, d'augmenter l'année prochaine leur salaire d'à peu près 2% de plus que l'inflation. Donc 3 plus 2, 5. Donc on a déjà atteint pour 2023 5% de hausse nette. Après,

46:03
Locuteur 7

vous promettez ce que les entreprises ont déjà prévu en fait ?

46:06
Locuteur 4

Non, je promets que les salaires dans mon quinquennat augmenteront de 10% et je vais y veiller. Mais je ne vais pas me substituer aux entreprises tout le temps. Si les entreprises veulent faire des hausses parce qu'elles n'arrivent pas à recruter, parce qu'elles veulent fidéliser, tant mieux et c'est ce qu'il faut. Ensuite, je vais négocier avec les entreprises, je leur ai dit, je l'ai dit au MEDEF, je vais négocier avec les entreprises d'améliorer leur compétitivité, leur environnement pour pouvoir, pour qu'elles puissent produire plus.

On va baisser les impôts de production de 10 milliards d'euros et puis je vais leur permettre de fixer totalement librement par accord d'entreprise le temps de travail. Mais pour que les salariés n'y perdent pas, au-delà de la 35ème heure, ce sera déchargé, défiscalisé. Comme ça, ils ne perdront pas en termes de pouvoir d'achat et ça les incitera à travailler un peu plus. C'est clair. Et puis je vais faire aussi du dénormage. Alors le dénormage, c'est un très gros mot. Les Français ne comprennent pas du tout de quoi je veux parler. Qu'est-ce que c'est ? C'est ce qu'ont fait les Suédois, c'est ce qu'ont fait les Canadiens.

C'est-à-dire qu'ils ont pris toutes les lois, toutes les normes, tout ce qui fait que construire en France, ça coûte 20% plus cher qu'en Allemagne. Et quand je dis 20%, c'est sans doute beaucoup plus que 20%, que ça prend 8 mois de plus. Donc le sujet aujourd'hui, c'est les normes. Les normes et la surtransposition des directives. Donc le choc de simplification. Mais le choc de simplification, mais il y a un vrai choc. Et comment je vais le faire ? Comment je vous prouve que je vais le faire ? Je vous prouve parce que par la méthode. J'ai dit que je mettrais un comité de la hache. Alors on m'a dit « Oh là là, un comité de la hache, c'est violent ».

Ben oui, mais un comité de la hache, c'est ce qu'ont fait Armand et Ruef sous le général de Gaulle. Parce que la vérité, c'est que dans le prochain mandat, il faudra remettre les pendules à l'heure aussi fortement que le général de Gaulle l'avait fait en 1958. Mais le comité de la hache,

47:54
Locuteur 7

comment ça fonctionne ?

47:55
Locuteur 4

Le comité de la hache sera auprès du Premier ministre et il sera chargé avec les parlementaires de recodifier tous les codes. Recodifier les codes en regardant si on n'a pas surtransposé les directives, en regardant si telles et telles normes sont indispensables ou pas. Et on supprimera de la norme. Plus on supprimera de la norme, plus on fera gagner de l'argent aux entreprises et aux pays. En Suède, ils ont estimé qu'ils avaient fait gagner un milliard d'euros aux pays par an avec le dénormage.

48:21
Locuteur 7

Les Américains ont fait la même chose mais eux c'était le marteau.

48:24
Locuteur 4

Nous c'est le comité de la hache.

48:27
Locuteur 7

Juste un petit mot, qu'est-ce que vous faites avec les fonctionnaires ? Est-ce que vous revalorisez le point d'indice ?

48:31
Locuteur 4

Non, ce n'est pas prévu. Moi ce que je vais faire avec la fonction publique, alors là aussi j'assume, j'assume de dire qu'aujourd'hui on peut faire mieux avec moins. On a des doublons à tous les étages. On a agenciarisé l'État, on crée une agence à côté de chaque ministère. Donc moi ce que je propose, c'est là encore une méthode. Je prends chacun de mes futurs ministres. Je demande au Premier ministre de les réunir. Chacun doit passer en revue son budget base zéro. Est-ce que c'est utile ? Est-ce que ce n'est pas utile ? Est-ce que ça peut fusionner ? Est-ce que ça peut être rapatrié au sein du ministère ? C'est ce que j'ai fait dans ma région.

Ça m'a permis de faire 2 milliards d'euros d'économies. Ça m'a permis de supprimer 10% des effectifs au siège de la région. Et ça m'a permis de redéployer des emplois vers les lycées où on en avait besoin. 200 000 suppressions dans l'administration administrante, les agences, les doublons, etc. Et ensuite, je recrée 50 000 postes dans éduquer, protéger, soigner, qui sont les trois priorités de mon quinquennat.

49:32
Locuteur 7

Vous traînez quand même deux grosses casseroles, Valérie Pécresse ?

49:35
Locuteur 4

Attendez, pardon, 50 000. Et puis ensuite, le reste, c'est un tiers pour la revalorisation des salaires. Pardon, je vous réponds. Un tiers pour la revalorisation des salaires qui se fera métier par métier. Parce que vous avez remarqué qu'Emmanuel Macron a augmenté quand même pas mal de salaires pendant ces six derniers mois. On voit que l'élection arrive. Et puis, il y a un tiers de cet argent qui viendra pour diminuer les déficits et diminuer les impôts.

49:59
Locuteur 7

Justement, quand je dis vous traînez deux casseroles, il y a la casserole Chirac, 95. On nous promet du pouvoir d'achat, on va réduire la facture sociale et on se prend dans la foulée des hausses d'impôts, etc. En 95,

50:11
Locuteur 4

je n'étais pas en politique, j'avais 20... Ce que vous prévoyez...

50:14
Locuteur 7

J'avais 30... Non, mais... Non, j'avais quel âge ? Ce que je veux dire, c'est que ce que vous prévoyez... J'avais 30 ans. Ce que vous prévoyez en matière... Ce que vous prévoyez en matière de réduction

50:23
Locuteur 4

des déficits... Même pas 30 ans, 28 ans.

50:25
Locuteur 7

Ce que vous prévoyez en matière de réduction des déficits et de la dette, aucun candidat ne le promet et aucun président ne l'a jamais fait. Donc, on se dit oulala, on va se prendre une cure d'austérité terrible. Et la deuxième casserole... Alors, c'est pas du tout d'austérité... Je termine parce que vous allez me répondre globalement. Et la deuxième casserole, c'est celle de Nicolas Sarkozy où, oui, il a un peu diminué les effectifs de fonctionnaires. Beaucoup diminué. Oui, et notamment les effectifs de policiers et on lui en a suffisamment fait le reproche.

Donc, qu'est-ce que c'est que ces emplois que vous considérez comme inutiles, comme doublons et qu'est-ce que c'est que les emplois utiles ?

50:54
Locuteur 4

Alors, très important, ce ne sera pas de l'austérité. Ce ne sera pas de l'austérité. Ça n'a aucun effet récessif de supprimer des doublons et des gaspillages. Ce n'est pas vrai. Ça n'a pas d'effet récessif de supprimer, de... Comment dire ? De digitaliser un certain nombre de fonctions. Non, ça n'a pas d'effet récessif. Dans ma région, là encore je le dis, j'ai supprimé 15 structures para-régionales qui étaient à 80% avec des frais de structure ou à 70% avec des frais de structure. J'ai réinternalisé tout l'argent. Ça n'a eu aucun effet récessif. Ce n'est pas de l'austérité.

51:29
Locuteur 7

Il n'y aura pas de hausse d'impôt, on est d'accord ?

51:32
Locuteur 4

Ben non, il y aura des baisses. D'accord. C'est le principe. Donc, ce n'est pas de l'austérité. Et deuxièmement, sur la question de Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy est le seul président de la République qui a vraiment réduit la voilure de l'État. De l'État ? De l'État. Absolument. Mais il l'avait fait avec une politique qui était une politique du rabot. C'est-à-dire qu'on ne remplaçait pas dans chaque ministère un départ à la retraite sur deux. Et c'était une règle qui devait s'appliquer à chacun. Le problème du rabot, c'est que ça conduit à supprimer des postes parfois là où ils sont utiles. Donc moi, je ne ferai pas cette méthode-là. Je vais fermer un certain nombre de structures.

Je vais décentraliser. Moi, je veux faire la loi de décentralisation la plus puissante depuis les lois de fer. Ce que je souhaite, c'est que désormais, il y ait des blocs de compétences. Voyez, prenons un exemple. L'économie, l'emploi, la formation. Pôle emploi doit aller aux régions. Ce n'est pas normal que les régions fassent tous les plans de formation, que Pôle emploi en fasse de son côté. Aujourd'hui, il faut que tout ça fusionne. Le médico-social, les EHPAD.

52:43
Locuteur 7

La réforme de l'État, c'est la priorité de votre quinquennat ?

52:45
Locuteur 4

C'est la mère des réformes. Mais c'est une réforme de l'État qui n'est pas seulement une réforme comptable, c'est aussi une réforme des grands services publics. Parce que moi, je veux un sursaut national pour l'école, je veux relever l'hôpital et je veux un plan hors sec pour la justice. Je veux sauver les grands services publics. Je n'ai toujours pas compris

53:01
Locuteur 7

quelque chose. Ces 200 000 fonctionnaires, postes de fonctionnaire que vous voulez supprimer, vous dites, on va les prendre dans les administrations administrantes. Ça fait plusieurs fois que je vous entends dire ça, mais est-ce que vous avez un exemple concret, compréhensible de tout le monde ici et de tous ceux qui nous regardent pour nous dire, là, on a un problème, on a une administration administrante qui ne fonctionne pas. Un problème, une agence, un exemple.

53:19
Locuteur 4

Non, mais je vous donne un exemple. J'en aurais toute une série. Mais prenons un exemple plus parlant sur ce que c'est que l'administration administrante. L'hôpital. Mon objectif, c'est de créer 25 000 postes de soignants à l'hôpital. Mais quand vous regardez l'hôpital français, l'hôpital public français, il y a beaucoup plus de frais de gestion dans l'hôpital français que la moyenne de l'Union européenne. Donc ça s'appelle l'administration administrante. C'est parce que nous, on met tellement de procédures qu'on crée des postes, on a des coûts d'administration partout, partout, partout. Donc vous supprimez des postes de manager à l'hôpital ?

Je supprime, je digitalise, je digitalise, je simplifie, je rends du pouvoir aux soignants qui aujourd'hui sont peut-être gérés par de l'administration. Si vous voulez, j'ouvre des lits, je ferme des bureaux. Voilà, c'est ça mon programme. On est sur la santé,

54:07
Locuteur

c'est la vie.

54:08
Locuteur 4

Mais, oui,

54:09
Locuteur 7

on va en écouter quelques-uns et vous allez voir, c'est pas gagné.

54:17
Locuteur 10

Peu de gens, c'est surtout des personnes âgées. On n'a pas forcément envie de quitter notre famille et de partir loin comme ça.

54:22
Locuteur 6

Et aussi, on se forme justement dans les dernières années sur les pathologies qu'on aimerait bien traiter plus tard. En déserts médicaux,

54:27
Locuteur 9

c'est moins varié. Et puis, si ça se trouve, on va mal faire parce que c'est les débuts et puis c'est bien qu'on soit encadré au début alors que dans les déserts médicaux, on n'a pas souvent l'équipement et tout dont on a besoin pour débuter une vie en tant que médecin.

54:38
Locuteur 7

Ça ne leur fait pas vraiment envie.

54:40
Locuteur 4

Eh oui, mais qu'est-ce que vous voulez à un moment donné ? Il faut servir. Quand on est médecin, on le fait par vocation. Alors, pour répondre à la réaction de la jeune étudiante en médecine qui disait je ne veux pas être laissée toute seule dans un désert médical, ça, c'est tout à fait pris en compte. Quel est mon projet ? Mon projet, c'est qu'aujourd'hui, quand on est un médecin généraliste, on a trois ans de spécialité. Un médecin spécialiste a quatre ans de spécialité.

Donc, moi, je rajoute une année de spécialité supplémentaire pour les médecins généralistes et je dis cette année de spécialité supplémentaire, elle se fera dans un désert médical mais dans un cabinet de groupe ou dans une maison médicale. Ce qui fait qu'on est encadré, on est avec du monde et ça permet que ce soit une année à la fois d'exercice mais aussi une année de formation. Et on a commencé à négocier ça avec les syndicats de médecins. L'objectif, c'est d'avoir du coup 4000 jeunes généralistes qui arrivent dans les départements en 2025.

Et avant 2025, on le fera sur la base du volontariat parce qu'on ne peut pas changer les règles du jeu des études sans avoir concerté avec les jeunes médecins avant. Donc ça se fera sur la base du volontariat dès novembre 2022 et ensuite en 2025 pour tous. Et l'idée, quand même, 4000, ça fait 40 jeunes généralistes et en plus des jeunes qui arrivent dans des territoires où souvent les médecins ont 70 ans, 75 ans parfois parce qu'ils sont en cumul emploi retraite parce qu'on n'arrive plus à les remplacer.

56:10
Locuteur 7

Valérie Pécresse, on ne manque pas que de médecins.

56:13
Locuteur 4

Non mais déjà, le généraliste, c'est le pivot du système. Alors,

56:15
Locuteur 7

c'est vrai, mais je parlais de tous les secteurs de l'économie. On est face à une pénurie de main-d'œuvre mais qui est extrêmement urgente. 82% des entreprises n'arrivent pas à trouver, à recruter, sans métier en tension. Concrètement, qu'est-ce qu'on fait à court terme ? Parce que je vous ai entendu sur la formation, mais la formation, c'est les résultats dans 3-5 ans. Qu'est-ce qu'on fait concrètement à court terme pour réduire cette pénurie de main-d'œuvre ? Est-ce que vous êtes prête, par exemple, quelle est votre position sur l'immigration de travail ?

56:45
Locuteur 4

Les quotas migratoires votés par le Parlement. Les quotas migratoires, c'est souple. Ça permet, s'il y a une demande ou un besoin, de donner des visas ou pas. Et ça permet de choisir aussi les pays d'origine des personnes qu'on accueille. Donc, évidemment, dans mon projet...

56:59
Locuteur 7

Les quotas par profession, pardon ?

57:00
Locuteur 4

Hein ?

57:01
Locuteur 7

Par profession, les quotas ?

57:01
Locuteur 4

Mais bien sûr, par profession. D'ailleurs, ça existe déjà en réalité. Il y a déjà, pour la délivrance des visas de travail, une réflexion avec les branches et les professions. Mais, au-delà de ça, moi, je pense qu'on ne peut pas, avec, 7% de chômeurs, c'est-à-dire le double de l'Allemagne, on est encore bien loin du plein emploi. Donc, les jeunes, il faut les mettre dans les métiers en tension. Et moi, je supprimerais, je le dis, le revenu d'engagement d'Emmanuel Macron. Ce revenu à 500 euros dans lequel on a 14 heures en mission locale d'accompagnement. Moi, ce que je souhaite, c'est faire un revenu jeune actif. Ce revenu, c'est exactement ce que vous dites.

C'est six mois de formation dans les métiers en tension et on sera payé 670 euros et on devra aller dans les métiers en tension après. Sinon, on rembourse la formation.

57:46
Locuteur 7

Et alors, Valérie Pécret, moi, je pense qu'il faut

57:47
Locuteur 4

emmener les jeunes vers des filières de réussite.

57:50
Locuteur 7

Oui, et pour inciter à reprendre le travail, vous faites une nouvelle réforme de l'assurance chômage et vous dites, entre guillemets, une vraie réforme de l'assurance chômage. Mais celle d'Emmanuel Macron, elle est considérée comme étant déjà assez dure pour les chômeurs sur les exigences en matière d'indemnisation, de durée de travail, etc., pour avoir accès aux droits. C'est quoi, pour vous, une vraie réforme de l'assurance chômage ?

58:08
Locuteur 4

Moi, ma réforme, elle touchera toutes les personnes qui gagnent plus de 2 000 euros et qui ont moins de 50 ans. Donc, tous ceux qui sont vraiment employables. Et quel sera le sujet ? C'est qu'au bout de 6 mois, soit on prend une formation vers un métier qui recrute, soit on prend l'emploi qui vous est proposé. Si on ne fait ni l'un ni l'autre, on aura 30 % de dégressivité. Mais vous réduisez la durée d'indemnisation, par exemple ? On aura 30 % de dégressivité si on ne prend ni une formation ni un emploi au bout de 6 mois. L'idée, c'est quoi ? C'est de retourner beaucoup plus vite à l'emploi. Ça permet de faire des milliards d'euros d'économies.

Je rappelle que ces milliards, je les utilise pour augmenter les salaires. Donc, la réforme, moi, ce que je veux, vous savez, François Fillon, en 2017, avait proposé un certain nombre de réformes. Mais ces réformes, il n'avait pas montré en quoi, parce qu'elles étaient... Bon, quand on dit aux demandeurs d'emploi qu'il va falloir reprendre un emploi plus vite, personne n'a envie de reprendre un emploi plus vite, d'être forcée à reprendre un emploi plus vite. Donc, c'est des réformes de responsabilisation. Mais, en même temps, si on leur dit si vous faites ça, ça veut dire que les salaires que vous allez toucher vont être plus élevés. Vous voyez, c'est une réforme gagnante.

C'est comme pour la réforme des retraites, où je dis, moi, je ferai la réforme des retraites pour que plus aucun Français qui a cotisé toute sa vie ne gagne moins du SMIC net. Parce que je pense que c'est aujourd'hui indigne de voir les retraités qui s'inquiètent de leur avenir et qui voient leur retraite désindexée et leur retraite qui baisse avec en plus la CSG qui leur a été augmentée. Donc, on ne peut pas dans un pays digne de ce nom maltraiter les anciens qui ont travaillé pendant 42 ans. Vous voyez, ce n'est pas possible.

59:55
Locuteur 7

Merci, Emmanuel Lechypre, que vous retrouvez tous les jours sur BFM TV et BFM Business. On en vient, Valérie Pécresse, à la dose de suspense de cette émission. Comment réagissent les téléspectateurs qui vous regardent ce soir ? Que pensent-ils de votre prestation ? On va voir ça tout de suite avec Ashley Chevalier. Ashley, qui nous rejoint ? La voilà.

1:00:14
Locuteur 4

Bonsoir, Ashley. Bonsoir, Maxime. Bonsoir, Valérie Pécresse. Bonsoir. J'ai une première bonne nouvelle pour vous. Il y a beaucoup de monde qui nous regarde ce soir parce qu'il y a beaucoup de réactions. Je vais être honnête, j'ai pris une sorte de raz-de-marée dans la figure à l'instant. Parmi ces téléspectateurs, il y a évidemment des anonymes et des personnes, disons, un peu plus connues, certains de vos collègues, ou en tout cas, que vous connaissez et ils contestent ce que vous dites. On va commencer avec un tweet d'Aurore Berger, députée LREM des Yvelines. C'est invraisemblable, nous dit-elle, invraisemblable à ce qui se passe dans cette émission.

Valérie Pécresse en vient à accuser Maxime Switek de racisme parce qu'il interroge la candidate sur l'enquête de libération et des centaines d'électeurs étrangers qui auraient voté au Congrès. Quelle est votre réaction, Valérie Pécresse ? J'ai dit à M. Switek que M. Tontonacoul était français, élu de la République et que donc, on ne pouvait pas le traiter d'étranger. Je pense que c'est factuel.

1:01:07
Locuteur 7

Je n'ai jamais traité ce monsieur de français.

1:01:09
Locuteur 4

Si, vous avez dit que vous faites voter les étrangers. M. Tontonacoul, il est français et il fait...

1:01:13
Locuteur 7

Vous voulez que je reprenne exactement ce que j'ai dit ? Je peux vous le redire, il n'y a aucun problème. Non, non, parce que, franchement, c'est déplacé. J'ai lu tout à l'heure ce qui est écrit dans l'article. Il vous soutient. Donc, en décembre, dans un article de Mediapart, il se vantait d'avoir fait adhérer 600 personnes appartenant. Ce sont ces mots à la communauté des Français originaires d'Asie. Ce sont les mots...

1:01:31
Locuteur 4

Mais ce sont donc des Français, M. Switek. Français. Vous venez de le prononcer. Français d'origine asiatique. Ça vous choque de faire voter les étrangers ? Non, jamais de l'avis. Jamais de l'avis.

1:01:45
Locuteur 7

Je vous ai dit, le problème, c'est d'avoir fait des cartes. D'avoir fait des cartes. D'avoir gonflé, comme ça, le nombre de personnes qui ont voté... Mais M. Switek,

1:01:53
Locuteur 4

s'ils ont envie de voter pour les uns ou pour les autres... Enfin, pardon. Mais vous savez très bien ce qu'il y a dans cette enquête.

1:01:59
Locuteur 7

Je ne sais pas. Vous savez très bien ce qu'il y a dans cette enquête. Il est dit, notamment, que parmi ces personnes, il y a des personnes qui ne parlent pas français, qui ne savent même pas

1:02:05
Locuteur 4

qui vous êtes. Mais M. Switek, vous ne pouvez pas vous contredire tout le temps. Non, je me contredire absolument pas. Français d'origine asiatique, ça veut dire quoi ?

1:02:11
Locuteur 7

Ça veut dire français. Mais évidemment. Ça veut dire français. Mais je n'ai jamais dit le contraire.

1:02:13
Locuteur 4

Et donc les Français d'origine asiatique n'ont pas le droit de vote ?

1:02:15
Locuteur 7

Mais je n'ai jamais dit ça, madame Fécret. Mais si, vous venez de le dire, vous dites qu'ils ne parlent pas français.

1:02:18
Locuteur 4

Bon, pardon. Jamais. Bon, vous vous emmêlez les pinceaux. Moi, je suis désolée ce que M. Tonton Akul dit qu'il a fait. Moi, je ne sais pas s'il l'a fait parce que je n'ai absolument pas accès aux listes électorales. Et je crois que... Enfin bon, je pense que ces chiffres sont totalement surgonflés. Mais ce qu'il dit, c'est j'ai demandé à des Français de soutenir Mme Pécresse. C'est ce qu'il dit. J'en sais rien, moi.

1:02:41
Locuteur 7

On donne des consignes de vote. On explique. Vous savez, les autres candidats font la même chose. Je n'ai jamais parlé d'étrangers. Voilà. On avance. Mais si.

1:02:47
Locuteur 4

Vous avez dit qu'il ne parlait pas le français. Autre réaction politique, celle de Renaud Muselier. Pas content non plus. Hallucinant. Valérie Pécresse raconte dans Face à BFM qu'en rassemblant et en additionnant, j'ai failli faire perdre la droite au régional raté. Meilleur score de la droite. 11 formations politiques unies pour notre région d'abord et une extrême droite balayée. Qu'est-ce que ça vous inspire ? Eh bien, ça m'inspire que Renaud pense à lui et pas aux autres parce que les autres présidents de région qui, eux, étaient en campagne et qui, eux, n'ont pas fait d'alliance avec LREM, eux, ont été en difficulté.

Ils ont été en difficulté parce que l'un d'entre eux, un président LR, Renaud Muselier, avait fait une alliance avec LREM et ça nous a beaucoup embarrassés dans notre élection. Voilà ce que je lui réponds. Mais en même temps, s'il y a trouvé son intérêt, je comprends qu'il l'ait fait. Mais moi, ce n'est pas une question d'intérêt, les alliances. C'est une question de conviction où on croit qu'on partage les mêmes valeurs que LREM ou on ne le croit pas. Si on les partage, on fait alliance. Si on ne les partage pas, on ne fait pas alliance. Et moi, je n'ai pas fait alliance. On va passer à la réaction d'un téléspectateur anonyme.

Il y a eu beaucoup de réactions lors de votre échange avec Ulysse Gosset sur un mot, un terme que vous avez employé, celui de dictateur. Alors, je vous ai regardé le message d'Arnoux. Est-ce bien raisonnable de parler de Poutine comme un dictateur ? Ce n'est pas comme cela que l'on va résoudre les problèmes. Il est manifestement un peu inquiet. Qu'est-ce que vous lui répondez ? M. Arnoux a raison. Il faut parler d'un dirigeant autoritaire. Ah, vous retirez le mot ? Oui, dirigeant autoritaire. Vous savez, de temps en temps, dans une émission, on peut retirer un mot.

1:04:25
Locuteur 7

Oui.

1:04:25
Locuteur 4

Vous auriez pu retirer le mot étranger.

1:04:27
Locuteur 7

Vous auriez pu retirer ce que vous avez dit à mon propos. Mais bon, ça, c'est autre chose.

1:04:31
Locuteur 4

Mais je ne le retirerai pas parce que vous avez vraiment mélangé les choses.

1:04:34
Locuteur 7

Non, non, pas du tout. Vous diriez à Vladimir Poutine les yeux dans les yeux, vous êtes un dirigeant autoritaire ?

1:04:39
Locuteur 4

Je crois qu'il se considère comme un dirigeant avec beaucoup d'autorité. Non, ce n'est pas la même chose.

1:04:44
Locuteur 7

Avec beaucoup d'autorité, un dirigeant autoritaire, ce n'est pas la même chose, vous le savez.

1:04:46
Locuteur 4

Je ne crois pas que ce qualificatif le choque. Enfin, j'ai gardé des commentaires plus légers, mais c'est aussi ça, la politique, parce que c'est un métier d'image. Beaucoup de commentaires sur votre veste rouge ce soir. Encore une veste rouge. Et j'ai un message de Jacques. Elle dit qu'elle veut jouer la carte féminine. Alors, pourquoi elle est toujours en pantalon ? Eh bien, parce que si Jacques était à ma place, il serait que quand on met une jupe, on peut filer des collants et que, n'est-ce pas, cher ami, c'est pas très facile. Vous avez le droit de me dire que c'est plus pratique.

C'est pas très facile de filer des collants et d'avoir à se préoccuper de détails vestimentaires quand on fait une campagne électorale. Je ne veux pas croire que tout est laissé au hasard. C'est plus pratique.

1:05:34
Locuteur 7

Merci beaucoup, Ashley Chevalier. Vous n'oubliez pas, vous pouvez toujours réagir à cette émission avec le QR code, notamment. Vous le scannez avec votre téléphone portable et ça vous permet d'envoyer directement un message à l'émission. Valérie Pécresse, on a bien compris depuis le début de l'émission à quel point une campagne pouvait être rude. On a bien compris aussi, notamment avec Ulysse tout à l'heure, à quel point les enjeux seront importants si vous arrivez à l'Élysée. On va essayer de voir maintenant à quel point votre parcours, votre histoire a pu vous préparer à cette épreuve-là. On voit ça avec Bruce Toussaint. Bruce. Alors le mystère Pécresse.

Voilà comment certains journaux parlent de vous et c'est vrai qu'il y a cette petite contradiction. On vous connaît bien depuis 20 ans maintenant que vous faites ce métier vraiment dans la lumière depuis que vous êtes député 2002. Et au fond, on ne connaît pas forcément bien votre personnalité et même votre parcours. Sont-ils même plus complexes que certains clichés le laissent parfois penser ? Et que se cache-t-il aussi derrière ce sourire qu'on voit peu ce soir ? Il faut être honnête. C'est de ma faute. Oui.

Derrière ce sourire qui parfois peut aussi me semble-t-il être une façade d'ailleurs vous me direz au fond dans quelques minutes si vous le voulez bien comment vous vivez cette campagne. Alors bon finalement quand on regarde votre parcours on se dit bah oui c'est évident c'est le fameux syndrome de la bonne élève. Itinéraire exemplaire bac à 16 ans HEC Léna deuxième de votre promo la promo Condorcet ça fait rêver ça fait rêver presque parce que c'est exceptionnel

1:07:29
Locuteur 4

Je sais c'est un gros défaut

1:07:30
Locuteur 7

Et alors voilà c'est ce que j'allais vous dire est-ce qu'aujourd'hui est-ce que c'est finalement mal vu d'être brillante ou de faire partie de l'élite parce que c'est comme ça aussi souvent qu'on résume l'affaire ?

1:07:42
Locuteur 4

Pour être présidente de la République il faut beaucoup travailler et donc je pense que c'est plutôt rassurant pour les Français de se dire que je suis une femme qui travaille beaucoup et je pense que quand on confie ses économies quand on confie l'avenir de ses enfants à quelqu'un on a plutôt envie que ce soit quelqu'un de solide et de quelqu'un qui va se battre pour vous et moi ma vie ça a été ça ça a été me battre d'abord pour m'administrer dans ma circonscription ensuite pour m'administrer dans ma région se battre pour changer leur vie c'est ça mon moteur c'est ça qui me fait vibrer c'est ça qui m'anime et maintenant je veux le faire au niveau du pays

1:08:17
Locuteur 7

Vous l'avez rappelé tout à l'heure avec Ulysse Gosset vous avez appris le russe très jeune alors on raconte ça fait partie de votre légende maintenant le fameux stage en Russie vous aviez quel âge ? 15 ans ?

1:08:28
Locuteur 4

15 ans et 16 ans deux étés de suite

1:08:29
Locuteur 7

et puis vous avez aussi étudié le japonais vous parlez combien de langues Valérie Pécresse ?

1:08:34
Locuteur 4

je ne les parle plus parce qu'en réalité vous savez avec l'âge on les perd donc le russe je l'ai un peu conservé c'est à dire que je le comprends quand je l'entends le japonais je ne le parle plus

1:08:44
Locuteur 7

vous parlez l'anglais ? je parle bien l'anglais oui vous n'aurez pas besoin de traducteur lorsque vous serez présidente si c'est le cas pour vous exprimer avec les dirigeants de ce monde

1:08:54
Locuteur 4

c'est arrivé par le passé un président de la république parle dans sa langue il ne parle jamais dans la langue dans une autre langue alors après le fait de parler anglais permet d'avoir des échanges informels

1:09:06
Locuteur 1

si vous allez à la maison blanche je parlerais français

1:09:10
Locuteur 4

je parlerais français mais ensuite je parlerais avec Joe Biden en anglais dans des instances un peu moins solennelles je pense que c'est important pour un dirigeant de parler dans sa langue

1:09:20
Locuteur 7

votre maman témoigne dans le journal Le Monde elle dit je lui ai donné une éducation classique bourgeoise et catholique tout ce qu'on lui reproche aujourd'hui vous êtes d'accord avec ce jugement ?

1:09:34
Locuteur 4

je ne sais pas si c'est comme ça que je vois ma mère je pense que surtout ce qu'elle m'a donné comme éducation c'est qu'elle m'a appris effectivement des valeurs peut-être un peu désuètes la politesse le respect de l'autre et puis surtout elle m'a dit sois indépendante bosse fais-toi ta place dans la vie donc voilà j'ai suivi ses conseils

1:09:57
Locuteur 7

mais est-ce que vous assumez d'être classique dans le monde d'aujourd'hui où bon on va chercher les aspérités on va chercher les personnalités un peu hors normes

1:10:06
Locuteur 4

je suis hors normes monsieur Toussaint je suis classique je suis hors normes

1:10:10
Locuteur 7

bien vu

1:10:11
Locuteur 4

je ne suis pas déjantée

1:10:12
Locuteur 7

exactement

1:10:13
Locuteur 4

et vous savez quelqu'un de classique finalement il y a moins de mauvaises surprises

1:10:17
Locuteur 7

en 1981 vous avez 14 ans je vous rappelle votre date de naissance au passage c'est bien 1967 67 oui on avait avec lui vous avez 14 ans François Mitterrand est élu président de la République le 21 mai regardez ces images le jour de son investiture il se rend au Panthéon où êtes-vous ce jour-là ?

1:10:35
Locuteur 4

au Panthéon

1:10:36
Locuteur 7

voilà est-ce que vous pouvez nous dire pourquoi ?

1:10:38
Locuteur 4

parce que j'étais une petite fille curieuse de tout parce qu'à l'époque j'étais d'une famille gaulliste et vous savez les gaullistes se sont beaucoup divisés en 1981 il y a ceux qui ont continué à voter Giscard et puis il y a ceux qui ont voté Mitterrand donc moi je me disais qui est ce Mitterrand et j'avais l'impression de vivre un moment d'histoire il faut dire que l'alternance en 1981 c'était les rues de Paris envahies par par le peuple de gauche donc je suis allée voir parce que parce que je voulais être là

1:11:04
Locuteur 7

un peu fascinée aussi par le moment historique

1:11:07
Locuteur 4

je voulais être là où l'histoire se fait voilà comme j'ai voulu à l'époque quand j'étais quand j'étais à Moscou être dans les républiques au moment de l'indépendance c'est quelque chose de très fort d'être là où l'histoire se fait après malheureusement j'ai été beaucoup déçu par François Mitterrand dans son septennat mais

1:11:26
Locuteur 7

je me demandais si vous avez failli être de gauche

1:11:29
Locuteur 4

est-ce que j'aurais pu être de gauche le problème de la gauche c'est qu'elle était terriblement dogmatique et terriblement idéologique et ça c'est quelque chose que je ne suis pas moi je suis je suis pragmatique et puis j'ai vraiment une histoire familiale très forte avec le gaullisme donc pour moi d'ailleurs le gaullisme pour moi n'est ni de droite ni de gauche à l'origine je me voyais comme ni de droite ni de gauche mais en revanche les gens qui étaient de gauche ils étaient vraiment de gauche parce qu'ils n'étaient exaimés pas à la droite vous voyez j'avais le sentiment que le sectarisme était à gauche et que l'ouverture était plutôt chez les gaullistes

1:12:06
Locuteur 7

c'est vrai qu'un de vos premiers votes ça a été écologiste ?

1:12:12
Locuteur 4

oui alors ça devait être ça devait être 29 je ne sais plus oui peut-être j'ai voté Wechter une fois je me souviens je ne sais plus à quelle élection

1:12:22
Locuteur 7

vous regrettez ou pas ?

1:12:25
Locuteur 4

ah bah écoutez Antoine Wechter m'a soutenu au dernier régional donc vous voyez tout arrive c'était un investissement non non et puis je considère que quand on est jeune être écologiste enfin ou plus exactement avoir une vraie fibre écologique c'est assez logique c'est assez logique de s'intéresser à la lumière

1:12:41
Locuteur 7

ça pourrait être logique après aussi

1:12:42
Locuteur 4

ça peut être logique après mais je pense que les grands partis de gouvernement apportent des solutions moi je me sens beaucoup plus écologiste que les membres de LV ça va peut-être les surprendre mais j'ai battu monsieur Bayou le patron du parti Europe Ecologie Les Verts à la région Île-de-France parce que je pense que j'ai convaincu les Franciliens dans une région qui est l'une des plus polluées de France que l'écologie des résultats c'était moi et que en fait quand on veut enfin voilà l'écologie du blocage de l'azade de l'idéologie où on est contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre ben finalement ça n'apporte pas du bien-être à la population en revanche une écologie sincère et pragmatique de droite ça peut le faire

1:13:29
Locuteur 7

dans votre discours au Zénith vous avez parlé de blessures de cicatrices mais sans vouloir vous épancher c'est vrai que c'est pas forcément évident de dire ce genre de choses dans un meeting mais ce soir vous avez dit que vous aviez été victime d'une agression sexuelle lorsque vous aviez une vingtaine d'années à l'époque les femmes se taisaient aujourd'hui elles parlent et vous d'ailleurs saluez cette libération de la parole Valérie Pécresse qu'est-ce qui vous est arrivé ?

1:14:02
Locuteur 4

j'étais dans j'ai fait la bêtise que font beaucoup de jeunes femmes j'allais dire naïves candides et et qui croient que l'humanité est bonne j'étais dans un dans un immeuble j'ai ouvert j'ai fait le code j'ai laissé entrer derrière moi un jeune homme et c'était un immeuble qui n'avait pas d'ascenseur et donc j'ai monté l'escalier et il m'a agressé dans l'escalier il m'a sauté dessus dans l'escalier et j'ai hurlé et heureusement c'était un vieil immeuble et il y avait quelqu'un qui a entendu derrière la porte que je hurlais et qui est sorti précipitamment de son appartement donc il ne s'est rien passé enfin plus exactement il s'est passé suffisamment pour que je sois sous le choc mais pas suffisamment pour que ce soit vraiment pour que ce soit vraiment indélébile

1:14:50
Locuteur 6

mais ça a été

1:14:51
Locuteur 4

quelque chose d'extrêmement violent ça a été un choc parce que et je pense que toutes les femmes qui écoutent me comprennent ça a été un choc parce que ça a été la fin de la naïveté ça a été la fin de la naïveté ça a été la fin de on se promène dans la rue et on se sent en sécurité et ça c'est quelque chose de très fort chez moi je sais ce que c'est que de se dire quand on est dans la rue qu'on ne peut pas se mettre en...

parce que j'étais à l'époque en jupe courte c'était c'était une époque où j'avais 20 ans voilà donc je sais ce que c'est que de se dire qu'on ne peut pas se promener en jupe toute seule qu'on ne doit pas laisser rentrer quelqu'un dans un immeuble avec soi qu'on doit se méfier que voilà que l'univers n'est pas peuplé de gens bons

1:15:33
Locuteur 7

merci d'avoir eu ce témoignage parce que je pense que le fait d'entendre une candidate à la présidentielle dire ce genre de choses même si ça ne permet qu'à une seule femme une seule personne et bien de parler à son tour je pense que ça vaut le coup et ça valait le coup et je vous remercie d'avoir vu ça

1:15:52
Locuteur 4

d'autant plus monsieur Toussaint que je pense que ça ne peut pas avoir une femme présidente de la République pour la première fois ça ne peut pas être sans conséquence pour la vie des femmes il faut forcément et moi je l'ai intégré dans le cadre de mon projet il faut qu'un certain nombre de sujets qui ne sont pas traités et qui concernent les femmes puissent l'être sous mon quinquennat évidemment on pense aux violences faites aux femmes je pense aussi à la situation des familles monoparentales tous ces sujets qui sont des sujets de femmes doivent aussi trouver un écho dans mon quinquennat

1:16:26
Locuteur 7

On est à 45 jours du premier tour honnêtement est-ce que vous imaginez que ce serait aussi dur cette campagne ?

1:16:37
Locuteur 4

Mais ce qui est dur c'est qu'il n'y a pas de campagne ce qui est dur c'est que finalement tout le monde est dans son couloir et qu'on attend le président de la république candidat qui ne vient pas et les français ne sont pas dedans les français étaient en vacances de février on a du mal à les intéresser or c'est l'avenir de la France

1:16:56
Locuteur 7

Oui mais vous-même vous avez subi des attaques il y a eu des accidents entre guillemets Oui j'ai raté un meeting j'ai raté un meeting mais une campagne Pas seulement on ne peut pas dire que ce soit un long fleuve tranquille pour l'instant

1:17:08
Locuteur 4

Ah non c'est même un peu plus du catch dans la boue que je ne l'imaginais mais écoutez je crois que

1:17:15
Locuteur 7

Donc comment est-ce que vous réagissez face à cela ?

1:17:17
Locuteur 4

Pour être président de la république à un moment il faut traverser la bourrasque il faut traverser la tempête Moi je me souviens d'avoir vu Jacques Chirac j'étais à ses côtés en 2002 quand Lionel Jospin l'avait traité de vieilli usé, fatigué j'étais aux côtés de Nicolas Sarkozy en 2007 quand il a eu tout ses enfin mené une campagne avec en plus des problèmes familiaux j'ai été en 2012 au moment où il y avait eu vraiment une espèce de bronca contre lui donc je sais qu'un président de la république doit avoir des cicatrices donc voilà je commence à avoir plein de cicatrices et c'est peut-être ça que les français attendent de moi c'est peut-être qu'à un moment donné justement je prenne des coups et s'apercevoir que je peux les rendre j'ai l'étoffe

1:18:03
Locuteur 7

Après il faut quand même se lever le matin faire campagne parcourir la France où est-ce que vous trouvez les ressources pour cela ? Est-ce que c'est votre parcours ? Est-ce que c'est votre entourage ? Qu'est-ce qu'il y a en vous ? Qui vous donne ça ?

1:18:19
Locuteur 4

Peut-être une énergie peut-être une envie peut-être peut-être une ambition pour mon pays moi je me suis levée en me disant en me disant je ne peux pas laisser la France encore cinq ans comme ça

1:18:30
Locuteur 8

voilà

1:18:30
Locuteur 4

parce que je pense que Emmanuel Macron est très brillant Emmanuel Macron fait des très beaux discours mais je ne sais pas ce qu'il fera pour le pays il va promettre le contraire dans le prochain mandat de ce qu'il a fait dans celui-ci il va nous promettre de réparer l'école alors qu'il l'a laissé abandonner il va promettre de réparer la santé alors qu'il l'a laissé abandonner il va nous promettre des frontières alors qu'elles sont aujourd'hui ouvertes à tous les vents il nous promett de doubler les policiers alors que la justice est sous l'eau est-ce qu'on peut croire cette personne et est-ce qu'on peut la suivre ?

1:19:02
Locuteur 7

une fois de plus je vous parlais de quelqu'un d'autre et pas de vous oui mais je vous dis ça comme ça pourquoi êtes-vous sur la défensive Valérie Pécresse c'est ce qu'on peut ressentir en vous voyant dans des émissions de télévision comme ce soir ou parfois dans les dans les meetings aussi

1:19:19
Locuteur 4

moi je ne me trouve pas sur la défensive mais alors si vous me trouvez sur la défensive qu'est-ce qu'il faudrait que je vous dise pour que vous ne me sentiez pas sur la défensive

1:19:29
Locuteur 7

je veux bien croire à votre sincérité là-dessus mais je crois que c'est quand même un sentiment général d'ailleurs Xavier Bertrand vous dit au lendemain du Zénith sois toi-même Valérie est-ce que c'est pas un peu ça aussi le problème aujourd'hui pour vous ?

1:19:47
Locuteur 4

écoutez il me semble que je suis moi-même mais je suis moi-même dans l'action je suis moi-même dans les propositions je suis moi-même dans les contacts humains je suis moi-même quand je rencontre les français sur le terrain je suis moi-même quand j'improvise au Cannet un meeting totalement totalement acapella et effectivement c'est un exercice qui me va beaucoup mieux d'improviser acapella que de lire un discours

1:20:10
Locuteur 7

oui je note aussi que vous vous comparez à d'autres figures historiques regardons c'est très court mais on va voir quelques exemples en effet de ces personnalités auxquelles vous vous référez

1:20:24
Locuteur 4

Angela Merkel Margaret Thatcher deux femmes ont toujours protégé leur peuple en fidèle héritière du général de Gaulle à côté de Nicolas Sarkozy j'ai beaucoup appris

1:20:38
Locuteur 7

vous avez même dit d'ailleurs je suis deux tiers Merkel un tiers Thatcher mais pourquoi pas 100% Pécresse

1:20:45
Locuteur 4

parce que je voulais aussi que les français imaginent le pouvoir au féminin parce que c'est pas si simple d'imaginer un pouvoir au féminin et qu'est-ce que je voulais faire avec les deux tiers les deux tiers Merkel un tiers Thatcher c'était leur faire toucher du doigt que contrairement à ce que dit Eric Zemmour l'autorité ne se dissipe pas quand la femme arrive et que dans les pays qui nous ont qui nous entourent et bien il y a eu des femmes qui se sont battues mais je pense que le sujet c'est qu'est-ce que je peux faire pour ce pays qu'est-ce que je peux faire pour vous

1:21:19
Locuteur 7

ce qui peut parfois troubler Valérie Pécresse c'est que sur certains sujets on vous a senti un peu hésitante un exemple qui est marquant la manif pour tous bon alors vous aviez défilé contre la loi Taubira

1:21:34
Locuteur 4

comme la droite sur le mariage de la droite

1:21:38
Locuteur 1

est-ce que vous le regrettez ?

1:21:42
Locuteur 4

mais à l'époque ce que j'ai pourquoi j'ai défilé j'ai défilé parce qu'il y avait une brutalité de cette loi et une brutalité que je trouvais que je trouvais inouïe et ce que je voulais à l'époque je défendais l'union civile voilà c'était ça ma position bon après dès que la loi a été votée pardon mais c'était en 2012 ça fait 10 ans alors moi je veux bien qu'on me reproche dans toute ma carrière politique une fois d'avoir exprimé des doutes puissants sur une réforme mais j'ai exprimé ces doutes je les éprouvais et je l'assume j'assume de les avoir éprouvés après en 2013 quand la loi a été votée j'ai dit quoi ?

j'ai dit qu'en républicaine je l'appliquerai et depuis je n'ai jamais varié mais là aussi je vous le dis on pouvait être contre le mariage gay en 2012 et pas être homophobe et le procès en homophobie contre tous les gens qui étaient dans la rue ce jour là est un mauvais procès il y en avait certainement mais la plupart des gens qui se sont opposés à cette réforme ne l'étaient pas

1:22:48
Locuteur 7

le 10 avril

1:22:50
Locuteur 4

ils étaient juste inquiets par une réforme qui arrivait brutalement sans avoir été concertée d'ailleurs vous remarquerez que enfin bon c'est c'est c'est ce que vous vouliez dire allez-y non mais ce que je veux dire c'est que quand on ne crispe pas la société les choses se passent mieux donc prendre le temps de la concertation prendre le temps de l'explication prendre le temps de l'apaisement c'est jamais inutile notamment sur les sujets de société Madame Merkel puisque vous l'avez cité tout à l'heure Angela Merkel a voté contre le mariage gay en Allemagne mais ça parce que à un moment donné c'est des votes de conviction d'intime conviction on a le droit d'avoir des intimes convictions et de ne pas partager mais ça ne ressemblait pas

1:23:26
Locuteur 7

à votre conviction c'est pour ça que ça a surpris

1:23:28
Locuteur 4

et pourquoi ça ?

1:23:30
Locuteur 7

parce que vous sembliez incarner une autre ligne et d'ailleurs c'est ce qui peut être

1:23:34
Locuteur 4

je défendais l'union civile

1:23:36
Locuteur 7

vous a fait à un moment donné sortir de votre parti aussi

1:23:38
Locuteur 4

non je défendais l'union civile mais l'union civile à l'époque c'était déjà être progressiste à droite à l'époque on ne s'en rend pas compte mais c'était être progressiste à droite

1:23:45
Locuteur 7

si le 10 avril à 20h vous n'êtes pas au second tour vous faites quoi le 11 avril ? le lendemain du premier tour vous n'êtes pas qualifié vous faites quoi le lendemain matin ?

1:23:58
Locuteur 4

mais monsieur Toussaint

1:23:59
Locuteur 7

cinéma

1:23:59
Locuteur 4

monsieur Toussaint personne ne se projette dans une élection en pensant qu'il ne va pas la gagner personne je vous pose la question autrement

1:24:08
Locuteur 7

si vous permettez est-ce qu'il y a une vie en dehors de la politique ? pour vous ou est-ce que c'est quelque chose qui est viscéral au fond et pour vous c'est ça et point quoi ?

1:24:17
Locuteur 4

mais non il y a ma famille il y a mes amis il y a le cinéma il y a la littérature il y a le théâtre il y a le sport il y a la nature moi je suis j'adore on appelle ça la sylvothérapie il paraît j'adore marcher au milieu des arbres absolument mais j'ai des plaisirs très simples vous savez faire la cuisine me balader voir un bon film manger un bon fromage c'est des choses très simples c'est ma vie

1:24:46
Locuteur 7

juste un mot si vous permettez je peux faire monsieur cinéma parce que vous avez cette fameuse séquence où on vous a entendu dire que vous étiez cinévore alors deux questions très simples quel est le dernier film que vous avez vu et quel est votre film préféré ? d'abord le dernier que vous avez vu

1:25:02
Locuteur 4

c'est Madres Parallelas Madres Parallelas d'Almodovar j'ai réussi à prendre deux heures et c'est une très belle histoire de femme comme d'habitude chez Almodovar

1:25:14
Locuteur 7

et est-ce que vous avez un film de chevet comme on dit enfin un film préféré que vous aimez revoir un classique

1:25:20
Locuteur 4

j'en ai plusieurs mais un de ceux que je préfère c'est Eve de Mankiewicz ah oui

1:25:25
Locuteur 7

All About Eve

1:25:28
Locuteur 4

All About Eve All About Eve

1:25:30
Locuteur 7

pourquoi celui-ci ? l'histoire de femme

1:25:31
Locuteur 4

parce que d'abord j'adore Bette Davis oui pardon monsieur Bostoussin j'aime les histoires de femmes mais c'est formidable peut-être parce que je m'identifie peut-être parce que je m'identifie mais All About Eve c'est donc Bette Davis l'inimitable l'incomparable Bette Davis et c'est surtout une histoire sur l'ambition et en même temps sur prendre de l'âge qu'est-ce que ça veut dire derrière enfin voilà c'est une très jolie histoire

1:25:57
Locuteur 7

vraiment j'abuse 10 secondes encore si vous entrez à l'Elysée

1:26:01
Locuteur 4

Bostoussin aime bien le cinéma visiblement

1:26:03
Locuteur 7

ah oui oui comme ça si vous entrez à l'Elysée donc il y aura un premier monsieur comment est-ce qu'on dira du coup parce que je ne sais pas comment on va faire

1:26:11
Locuteur 4

ce sera une grande nouveauté oui et effectivement il faudra que si un mari de présidente rentre à l'Elysée il faudra lui trouver effectivement un rôle une place une place plutôt qu'un rôle une place parce que je pense que ce n'est pas forcément aussi facile que je ne suis pas sûre qu'il sera monsieur Pièce Jaune

1:26:35
Locuteur 7

merci merci merci Bruce vous parliez des femmes à l'instant Valérie Pécresse

1:26:42
Locuteur 4

mais peut-être que si peut-être qu'il trouvera ça très intéressant mais je...

1:26:45
Locuteur 7

vous parliez des femmes Valérie Pécresse le Parlement a prolongé aujourd'hui le délai légal pour pratiquer une interruption volontaire de grossesse ce délai est passé de 12 à 14 semaines est-ce que vous validez ? est-ce que vous auriez voté pour cette prolongée ?

1:27:00
Locuteur 4

mais vous savez ça c'est très macronien on a aujourd'hui un problème avec l'interruption volontaire de grossesse on a un problème parce qu'aujourd'hui problème d'accès ?

oui parce que les centres IVG n'ont pas assez de moyens parce que ça ne marche pas parce qu'il n'y en a pas assez sur le territoire et parce qu'il y a de la désertification médicale donc on a un problème on fait une loi et cette loi c'est une loi un peu dessus en avant repoussons les délais parce que comme on n'arrive pas à avoir accès on va repousser les délais il n'y aura pas plus de centres IVG avec les délais repoussés dans les territoires donc c'est une loi qui modifie les équilibres de la loi VEC auquel je suis attachée moi je trouve que les équilibres sont les bons et qu'il ne résout pas les problèmes des femmes résoudre les problèmes des femmes c'est faire ce que je fais dans ma région c'est financer les centres IVG c'est financer le planning familial c'est financer des consultations de jeunes filles et c'est les jeunes filles qui dans les délais peuvent interrompre leur grossesse c'est typique de la gouvernance d'Emmanuel Macron un problème, pas de solution une loi et une loi pas appliquée

1:28:03
Locuteur 7

pardon mais ceux qui soutiennent cette loi qui a encore une fois été votée aujourd'hui disent que précisément il y avait urgence ils reconnaissent effectivement ce manque de centres il y avait urgence parce qu'un certain nombre de femmes n'arrivent pas à trouver d'endroit dans les délais pour faire pratiquer cette IVG

1:28:16
Locuteur 4

donc il fallait les aider en urgence je suis présidente d'une grande région et aujourd'hui je n'ai pas reçu de message en ce sens dans ma région de femmes qui me disaient pourquoi ? parce que dans ma région je mets en place des centres IVG je les équipe je fais en sorte qu'on a mis en place une application qui s'appelle le e-pass contraception qui permet à toutes les jeunes filles de savoir où s'adresser d'être guidées d'avoir des consultations anonymes donc à un moment moi je résous les problèmes des femmes je ne suis pas là en train de voter des lois pour instrumentaliser les sujets de société pour me donner bonne conscience

1:28:52
Locuteur 7

Valérie Pécresse c'est l'un des piliers de votre programme la sécurité remettre de l'ordre dans la rue c'est même le titre du chapitre dans votre programme qui est consacré à la sécurité comment faites-vous pour remettre de l'ordre dans la rue ? et bien vous êtes ce soir face à Amandine Attalaya pour en parler

1:29:07
Locuteur 4

Amandine bonsoir madame Pécresse bonsoir vous voulez mettre des gros moyens pour la police pour la justice vous voulez aussi changer la politique d'immigration agir pour les prisons on va parler de tout cela mais on va commencer avec une mesure que vous êtes la seule à proposer et qui donc a retenu notre attention vous voulez doubler les peines encourues dans certains quartiers de France qui s'appellent des quartiers de reconquête républicaine ce sont des quartiers difficiles où il y a plus de policiers c'est pas des quartiers difficiles je vous coupe c'est des quartiers de reconquête républicaine des quartiers dans lesquels la République n'existe pas les mots ont un sens c'est pas des quartiers difficiles c'est des quartiers de reconquête républicaine très bien c'est les hauts lieux du trafic de la fourgue et des caïds bon donc quand même des quartiers difficiles et pour que les gens comprennent bien ça veut dire que si par exemple je commets un délit à Orléans qui n'est pas l'un de ces quartiers je n'aurai pas la même peine que si je commets le même délit à la Courneuve qui est dans une zone de reconquête républicaine pas dans toute la Courneuve pas du tout dans toute la Courneuve dans le quartier de reconquête républicaine de la Courneuve exactement mais donc madame Pécresse sous votre quinquennat ça veut dire que les citoyens ne sont plus égaux devant la loi c'est exactement tout le contraire je rétablis l'égalité pour les habitants de ces quartiers qui ont le droit à la sécurité comme vous ils ont le droit d'être égaux à vous qui n'habitez pas dans un quartier de reconquête républicaine ce système il existe il existe au Danemark ça s'appelle les peines aggravées je crois les peines aggravées et c'est un système qui a retenu mon attention parce que les Danois ont décidé de mettre fin aux ghettos et comme vous l'avez compris moi aussi j'ai l'intention de mettre fin à ces ghettos d'enfermement urbain qui sont livrés à tous les trafics il y a 62 quartiers de reconquête républicaine ça vous choque pas que dans la France d'aujourd'hui il y a des quartiers qu'on appelle reconquête républicaine moi ça me choque non mais là on n'est pas

1:31:04
Locuteur 10

sur un débat sur le mot pour bien comprendre votre mesure

1:31:07
Locuteur 4

mais attendez je vous explique ma mesure on a 30% de policiers supplémentaires dans ces quartiers si on commet un acte de délinquance dans ces quartiers à l'intérieur de la zone de reconquête républicaine et bien on aura ce sera une circonstance aggravante et on aura plus de sanctions au Danemark ça marche ça a permis de ramener et de pacifier ça veut dire c'est plus grave de commettre un cambriolage à la Courneuve qu'à Neuilly mais ce ne sera pas des cambriolages pardon c'est pas des cambriolages on n'y va pas pour cambrioler on y va pour faire des réseaux de deal et des réseaux mafieux c'est ça et quand les réseaux mafieux seront dans ces endroits on les iraille

1:31:43
Locuteur 7

donc les mafieux iront à Orléans

1:31:44
Locuteur 4

non alors je vous explique je vous explique pardon je finis quand même ça existe déjà si aujourd'hui c'est pas pour autant non mais attendez je tiens à le dire c'est juste un détail important je peux quand même vous expliquer de domiciliation simplement des gens ou est-ce que ça dépend du lieu où l'acte est commis c'est le lieu où l'acte est commis je veux récupérer rendre à la République ces 62 zones c'est typique là encore d'Emmanuel Macron allez on zone une zone où on dit il n'y a plus de République on y met plus de policiers mais on n'y met pas plus de sanctions si on n'y met pas plus de sanctions les policiers font leur travail mais il n'y a pas plus de sanctions alors je finis en vous disant que ça existe déjà ça existe dans les transports en commun si vous commettez un acte dans la rue et si vous commettez un acte de violence dans les transports en commun vous serez plus sanctionné si c'est dans les transports en commun ça n'a rien à voir et vous le savez très bien Madame Pécresse parce que ces circonstances agravantes dont vous parlez s'appliquent sur tout le territoire français et donc ne rompent en rien l'égalité devant la loi mais si il rompt en l'égalité parce que c'est territorialisé Madame Dati en scène garde des Sceaux oui écoutez moi j'ai travaillé avec j'ai travaillé avec une demi-douzaine de constitutionnalistes sur ce projet donc je suis désolée de vous dire Madame Dati pense néanmoins que ce n'est pas constitutionnel elle a dit récemment elle a tort j'ai beaucoup d'affection pour Rachida elle pense cela c'est une question c'est son interprétation du droit j'ai travaillé avec beaucoup de spécialistes du droit constitutionnel

1:33:09
Locuteur 8

c'est la phrase de Rachida Dati

1:33:10
Locuteur 4

elle dit qu'elle pense que ce n'est pas constitutionnel moi je vous dis que ça l'est et pardon mais j'étais professeure de droit constitutionnel pendant 8 ans et elle enceinte ministre de la justice bah oui ça se vaut mais quelqu'un d'autre en a parlé dans votre propre parti Eric Ciotti

1:33:25
Locuteur 10

qui aujourd'hui vous soutient notamment lorsque vous aviez débattu face à lui c'était peu avant que vous emportiez le congrès et lui parle de la non-efficacité à ses yeux de cette mesure je vous propose qu'on l'écoute c'est très court

1:33:37
Locuteur 5

je suis un peu sceptique sur cette mesure parce que d'abord dans ces quartiers il y a des réseaux de trafiquants il y a des réseaux mafieux on peut le dire qui souvent commettent les délits à l'extérieur ou les crimes à l'extérieur

1:33:52
Locuteur 4

donc lui dit ça ne marche pas puisqu'ils ne commettent pas les crimes dans ces quartiers c'est très très bien parce qu'il y a eu un article je crois que c'est dans le point ou dans l'express la semaine dernière qui explique le succès de cette mesure au Danemark donc je vais me permettre de vous l'envoyer et de l'envoyer monsieur Ciotti ça a permis mais écoutez vous savez dans un parti on n'a pas tous le même avis et pour une fois vous voyez vous ne pourrez pas dire que je suis sous l'influence de monsieur Ciotti puisque c'est ma mesure et j'ajoute que ça n'est pas que vous vous réserverez jusqu'au bout

1:34:21
Locuteur 9

madame Pécresse

1:34:21
Locuteur 10

vous vous y engagez ce soir

1:34:23
Locuteur 4

mais enfin mais enfin c'est une plaisanterie cette question non c'est une plaisanterie cette question je vous dis que je veux reconquérir ces zones ces quartiers de non-droit pour leurs habitants parce que les habitants ont besoin et ont droit à la même sécurité que vous qui n'habitez pas dans ces quartiers vous non j'ajoute que ce n'est pas l'alpha et l'oméga de mon programme en matière de justice puisque je propose un plan hors sec pour la justice de 5 milliards d'euros donc il y a bien autre chose dans mon plan 5 milliards c'est pour les tribunaux non pardon 5 milliards c'est pour les tribunaux et pour les magistrats 9 milliards si on compte les prisons donc j'ai un plan pour la justice qui est un plan extrêmement ambitieux et qui comporte un certain nombre de mesures notamment un an de prison ferme pour tous ceux qui s'attaquent aux forces de l'ordre ou bien ou bien des mesures comme le retour des peines planchers pour les multirécits et les violents donc il y a toute une série de mesures qui sont effectivement des mesures de sanctions parce que si on n'a pas de sanctions on n'a pas d'efficacité demandez aux policiers ce qu'ils en pensent demandez leur moi il se trouve que

1:35:29
Locuteur 10

c'est très compliqué en effet dans ces quartiers et vous avez une autre proposition qui a marqué que vous avez développé pendant les débats

1:35:34
Locuteur 4

notamment vous dites qu'il faut envoyer dans les quartiers difficiles ce que vous appelez des brigades coups de poing donc on met à la fois la police le fisc la justice tous travaillent ensemble et pourquoi pas l'armée dites-vous si nécessaire alors vous précisez que c'est pour sécuriser les interventions de la police ça interroge parce que les militaires ne sont pas formés pour faire du maintien de l'ordre ils ne souhaitent d'ailleurs pas en faire et ils ne sont pas équipés non plus pour faire du maintien de l'ordre alors question très simple je précise je précise il y a une arme qui s'appelle le groupement blindé de la gendarmerie nationale le groupement blindé de la gendarmerie nationale c'est un groupement comme son nom l'indique qui est militaire oui donc on parle des gendarmes mobiles mais ça ça existe déjà non un groupement blindé de la gendarmerie le groupement blindé de la gendarmerie peut venir en sécurisation de ces opérations de police étant donné que les gendarmes eux sont formés au maintien de l'ordre

1:36:29
Locuteur 7

ça peut se faire pendant les manifestations par exemple

1:36:31
Locuteur 4

ça peut se faire dans les manifestations par exemple et l'objectif c'est vraiment de mettre tous les moyens lorsqu'on fera des opérations des descentes de police dans ces quartiers à la suite des enquêtes mais le vrai sujet c'est de coupler cyberpolice de coupler la justice et le fisc vous savez très bien que dans tous ces réseaux aujourd'hui le sujet du blanchiment est un sujet absolument majeur et donc moi je souhaite qu'on puisse qu'on puisse travailler sur ces questions de cyberpolice et éventuellement même créer un cyberparquet certains s'inquiétaient

1:37:08
Locuteur 10

pour finir sur cette question de l'intervention de l'armée sur le fait

1:37:13
Locuteur 4

qu'elles puissent les militaires s'ils devaient aller dans ces quartiers puissent tirer Marine Le Pen avait dit par exemple après votre intervention Valérie Pécresse fait du gros rouge qui tâche quand on envoie l'armée on assume la responsabilité que l'armée tire or moi je n'assume pas mais vous nous dites ce soir il est évidemment hors de question d'envoyer des militaires qui puissent tirer ce ne sera pas l'armée de terre qu'on en verra mais non bien entendu que non c'est les groupements blindés de la gendarmerie nationale voilà très bien vous voulez par ailleurs faire un effort massif pour les prisons vous voulez construire 20 000 places de prison supplémentaires il n'y a pas que moi parce que je crois qu'Emmanuel Macron en avait promis aussi je ne sais combien de milliers 15 000 vous avez vu le jour oui mais ça c'est vous voyez c'est Emmanuel Macron je promets et je ne tiens pas et vous voulez aller vite et donc pour aller plus vite vous voulez créer aussi des centres de détention qui seraient construits notamment dans des préfabriqués si nécessaire ou bien des algécos par exemple où vous voulez mettre des gens qui purgent des courtes peines avec un bracelet électronique est-ce que vous pouvez m'aider à comprendre parce que normalement quand on a un bracelet électronique c'est déjà c'est à la cheville oui en effet ce n'est pas un bracelet au poignet le geste n'est pas le bon mais c'est pour en tout cas ne pas aller en prison et précisément pour décharger des prisons qui aujourd'hui sont pleines et explosent donc quelle est la logique si on a un bracelet électronique d'aller dans un centre de détention et bien la logique c'est juste exactement ce que vous dites c'est qu'aujourd'hui les courtes peines ne sont pas exécutées elles ne sont pas exécutées parce que les prisons sont pleines vous savez que monsieur Dupond-Moretti vient de faire une circulaire qui a choqué énormément les magistrats parce qu'il a demandé qu'on n'incarcère plus bon nos prisons sont indignes elles sont surpeuplées moi j'étais il se trouve il y a il y a 10 ans rapporteur du budget des prisons 20 ans rapporteur du budget des prisons donc c'est un sujet que je connais bien j'ai visité à peu près la moitié des prisons de France mais c'est pas parce qu'on a des prisons indignes qu'on ne doit plus incarcérer vous comprenez bien que le juge quand il juge c'est en fonction de la gravité de l'acte et en fonction de la dangerosité du criminel qu'est-ce qui se passe on renvoie dans leur quartier on renvoie chez eux des délinquants sous bracelet électronique qui sont parfois des gens violents moi ce que je souhaite c'est que les personnes qui sont violentes qui sont condamnées à des courtes peines on les mette hors d'état de nuire alors oui je créerai ce que j'appelle des prisons provisoires c'est des prisons provisoires en attendant que les nouvelles soient construites parce que quand je vais arriver il faudra 4 ou 5 ans pour pouvoir construire les prisons que je veux il se trouve que j'ai un autre métier à la région je construis les lycées donc je vois bien combien de temps on met pour construire et c'est plus facile de construire un lycée que de construire une prison donc on mettra 4 ou 5 ans pour tout sortir mais il faut incarcérer plus dès maintenant et donc ces prisons provisoires ça marchera comment ?

et bien ce seront ça peut être effectivement des préfabriqués dans la cour d'une prison actuelle ou ça peut être des hôtels désaffectés des casernes désaffectées et on y mettra avec de l'administration pénitentiaire des personnes qui sont sous bracelet électronique avant de vous demander une précision supplémentaire quand ils sont sous bracelet électronique s'ils sortent et bien ça bip et donc enfin ça bip ça sonne et donc on les repère et donc il faut qu'ils restent à l'intérieur et on les met hors d'état d'union on les éloigne de leur quartier là encore j'ai entendu le président de la république nous dire ma priorité éloigner les délinquants des quartiers où ils commettent leurs actes comment on fait ?

avec ces centres vous savez qu'il y a avec Dupont-Maurécy dans ces centres de détention

1:40:50
Locuteur 7

Valérie Pécresse pour renforcer l'administration pénitentiaire est-ce que vous pourriez faire appel aussi aux privés ?

1:41:00
Locuteur 4

non c'est pas prévu aujourd'hui moi je suis plutôt sur l'idée de recruter davantage de fonctionnaires dans l'administration pénitentiaire

1:41:06
Locuteur 10

et ça prend beaucoup de temps ça prend un an et demi en tout cas pour former un agent pénitentiaire donc comme vous voulez aller très vite

1:41:11
Locuteur 4

et ouvrir ces centres très vite ça va être difficile de trouver des gens pour les surveiller mais tout va être difficile parce que le pays ne va pas bien et que nos services publics ne vont pas bien et qu'on a un vrai problème de recrutement dans tous les métiers et la question c'est de savoir si c'est réaliste mais est-ce qu'on peut écouter ensemble Eric Dupont-Moretti qui le garde des Sceaux qui commentait votre mesure cette mesure cette idée

1:41:30
Locuteur 1

Madame Pécresse elle voudrait que des gens qui ont le bracelet destiné à éviter la prison on les enferme dans des prêts fabriqués et il faudrait sortir des agents de la pénitentiaire pour aller garder ces gens qui ont un bracelet c'est d'une sottise abyssale

1:41:50
Locuteur 4

en effet comme vous dites c'est un combat de catch cette présidence écoutez je conseille à monsieur Dupont-Moretti d'aller dans les quartiers où les caïds reviennent avec leurs bracelets électroniques et de demander aux victimes ce qu'elles pensent de voir revenir les caïds totalement impunis avec des bracelets électroniques qui deviennent la légion d'honneur des voyous moi tous les maires m'alertent tous les maires m'alertent sur ces délinquants quand ils sont éloignés du quartier le calme revient quand ils sont dans le quartier le calme n'est pas je vous rappelle que le père Hamel si ça vous a échappé le père Hamel il a été assassiné par un terroriste qui était sous bracelet électronique et qui a profité des heures où il avait le droit de sortir de chez lui pour venir l'assassiner voilà à quoi sert un bracelet électronique ça n'est pas efficace pour amener la sécurité en Seine-Saint-Denis que je connais bien puisque j'ai mis le siège de ma région en Seine-Saint-Denis je l'ai sorti des beaux quartiers de Paris je l'ai installé au cœur d'un département qui concentre tous les défis de l'avenir en Seine-Saint-Denis on m'a raconté les commissaires m'ont raconté l'histoire d'un délinquant sous bracelet électronique qui avait réussi dans la nuit à faire l'aller-retour à Bruxelles pour chercher un camion de drogue donc vous voyez ces bracelets électroniques ça ne permet pas d'assurer la sécurité des quartiers je ne comprends pas bien ces bracelets électroniques vous dites ça ne marche pas c'est inutile donc en fait il faut aller directement en prison pour les caïds violents ça ne ramène pas le calme je veux que les courtes peines soient exécutées au maximum c'est pour ça que je ferai des prisons provisoires et ça marche aussi pour la délinquance en col blanc où vous savez que par exemple les français ont en tête que Nicolas Sarkozy récemment a été condamné dans l'affaire Big Malion à un an de prison ferme avec un aménagement de cette peine sous bracelet électronique il a fait appel ça vaudrait et vous pensez que les délinquants vous pensez que les délinquants en col blanc pourrissent de la même manière leur quartier que des délinquants caïds violents qui menacent leurs voisins disons que c'est une affaire d'appréciation sur qui nous lie le plus ça s'appelle un juge d'application des peines et c'est son rôle d'apprécier la dangerosité des personnes et la nécessité ou non de les incarcérer à propos des prisons Madame Lecresse

1:44:00
Locuteur 10

toujours que vous connaissez justement très bien vous avez repris récemment une idée d'Éric Ciotti qu'il avait développé pendant les débats de la primaire c'est de faire payer aux détenus une partie de leur séjour en prison je suis désolée

1:44:11
Locuteur 4

c'était aussi dans mon programme pardon de vous décevoir et d'avoir des idées qui sont les mêmes parfois que certains de mes camarades j'aimerais simplement savoir combien est-ce qu'il paierait ses détenus par jour et par mois écoutez c'est très précis comme question j'ai pas d'idée ce que je sais c'est combien ça coûte à la société aujourd'hui ça coûte à peu près 110 euros par jour un détenu un détenu en prison donc il faudrait leur faire payer au moins une cote part de ces 110 euros et ça me paraît juste mais comment est-ce qu'on ferait dans la mesure où très peu d'entre eux travaillent en prison à peine 20% ceux qui travaillent gagnent 350 euros par mois en moyenne et les pays qui leur font payer les séjours leur font payer environ 600 euros par mois donc comment ça marche vous êtes en train de me dire que des pays réussissent à leur faire payer 600 euros par mois et que nous c'est zéro donc on a une vraie marge de progression alors oui mais en même temps c'est à vous madame Pécresse

1:45:03
Locuteur 10

d'avoir travaillé cette proposition vous vous rendez compte ça veut dire

1:45:07
Locuteur 4

que je pourrais aller jusqu'à 600 euros ça n'est pas mon objectif d'aller jusqu'à 600 euros de frais d'hébergement dans les prisons aujourd'hui c'est 110 euros par jour maintenant c'est tout chargé avec l'ensemble de ce que ça coûte moi ce que je souhaite c'est qu'il y ait une contribution est-ce que c'est sa famille qui doit payer pardon s'il y a un mineur en prison sa famille doit payer écoutez je n'ai pas creusé la proposition jusqu'à savoir si les mineurs eux aussi seraient concernés par la mesure ça me paraît assez logique que les allocations familiales que les parents touchent pour un enfant mineur qui est en prison puissent être consacrés à rembourser la société qui l'héberge dans une prison de la République c'est quand même un peu choquant d'ailleurs je vais vous dire ça choque y compris les départements quand un jeune délinquant est placé ou quand un jeune à protéger est placé soit à la PJJ soit à l'aide sociale à l'enfance ça choque que les allocations familiales continuent d'être touchées par les parents alors que le jeune est pris en charge soit par le département au titre de l'aide sociale parce qu'il était maltraité dans sa famille maltraité dans sa famille soit par la PJJ donc la justice parce qu'il est délinquant c'est quand même un peu choquant donc on peut imaginer que les parents puissent verser une cote part et que par exemple les allocations familiales qu'ils touchent alors que leur enfant mineur est en prison puissent venir indemniser la pénitentiaire ça me paraît pas en tout cas insensé j'y avais pas pensé mais maintenant que vous m'en parlez je trouve que l'idée peut être creusée

1:46:44
Locuteur 10

vous avez une phrase marquante récemment vous avez dit que

1:46:47
Locuteur 4

vous vouliez ressortir le Karcher de la cave allusion évidemment à Nicolas Sarkozy quand les français aujourd'hui pensent au bilan de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité il se rappelle aussi qu'il y a eu de nombreuses suppressions de postes de policiers et de gendarmes en tout 11 392 pour être plus précis 6790 gendarmes en moins et 4 602 policiers en moins pendant son quinquennat est-ce que c'était une erreur ? Mais la question que vous devez vous poser c'est est-ce qu'il y a eu moins de délinquance sous Nicolas Sarkozy et moins de crimes commis ou est-ce qu'il y en a eu plus ?

Et la vérité la Cour des comptes l'a révélé il y a quelques semaines et vous le savez très bien c'est qu'à l'époque il y avait moins de délinquance ça veut dire quoi ? ça veut dire qu'on faisait plus avec moins d'effectifs aujourd'hui on a augmenté les effectifs mais on a 32% pardon je peux finir on a 32% de hausse des violences en France avec plus d'effectifs de policiers c'est un succès donc ça n'était pas une erreur ? je ne dis pas que je viens d'expliquer

1:47:46
Locuteur 7

quelle violence et sur quelle durée ?

1:47:47
Locuteur 4

je viens d'expliquer que le rabot n'était pas forcément une bonne mesure mais à l'époque on faisait mieux avec moins donc sachez-le reconnaître ça veut dire qu'on était plus efficace la notion de performance des services publics ce n'est pas un gros mot de se dire qu'on peut faire mieux avec moins d'argent des impôts des français moi en tout cas ça ne me choque pas vous voyez et c'est quelque chose que je vais essayer de promouvoir cet esprit de la performance publique dans tous les services de tous les ministères alors aujourd'hui il n'est pas question pour moi de supprimer des postes de policiers qu'est-ce que je veux faire ?

je veux qu'ils ne passent plus 40% de leur temps nos policiers 40% de leur temps à faire de la procédure je veux leur simplifier la procédure pénale je veux leur rendre du temps d'enquête je veux leur donner des moyens technologiques de mener là encore ces enquêtes parce que c'est bien de recruter des policiers et ils sont contents d'être plus nombreux mais ils n'ont pas les moyens pour agir et quand vous n'avez pas les moyens pour agir vous n'êtes pas épanoui dans votre travail donc moi je suis indéfectiblement au soutien des forces de l'ordre mais je vais surtout leur donner les moyens d'agir c'est les 5 milliards dont vous avez parlé pour l'équipement et l'investissement dans la police et j'ajoute que c'est indigne d'avoir des commissariats des tribunaux qui ressemblent parfois enfin j'allais dire complètement vétustes alors que les polices municipales qui se créent elles se créent dans des conditions qui sont dignes et modernes donc il faut absolument qu'on réinvestisse

1:49:13
Locuteur 7

j'ai une précision à vous demander Valérie Pécresse vous avez déclaré tout à l'heure on a des peines pas exécutées car les prisons sont pleines vous le savez monsieur Dupond-Moretti vient de prendre une circulaire qui a choqué beaucoup des magistrats parce qu'il demande à ce qu'on incarcère plus moins

1:49:31
Locuteur 4

qu'on incarcère plus

1:49:33
Locuteur 7

oui pardon qu'on incarcère plus effectivement Eric Dupond-Moretti qui regarde l'émission

1:49:38
Locuteur 4

je suis très regardée

1:49:40
Locuteur 7

oui effectivement vous êtes très regardée vous demande ce soir par notre intermédiaire de quelle circulaire parlez-vous ?

1:49:47
Locuteur 4

écoutez la circulaire dont on m'a parlé quand je suis allée visiter le tribunal de Tours et où on nous a dit qu'il fallait incarcérer moins et que c'était la stratégie qui était demandée par le ministère

1:49:57
Locuteur 7

parce que le ministre Dupond-Moretti nie avoir pris une circulaire qu'elle est dans ce sens

1:50:00
Locuteur 4

écoutez alors on m'aura donné une fausse information quand j'étais au tribunal de Tours alors

1:50:04
Locuteur 7

ah bah écoutez

1:50:05
Locuteur 4

je suis assez surprise

1:50:07
Locuteur 7

lui aussi visiblement devant sa télé puisqu'il nous regarde ce soir

1:50:11
Locuteur 4

ce qui est certain c'est que pendant le quinquennat d'Emmanuel Macron on a plutôt j'allais dire sorti des prisonniers de prison alors il y avait la crise Covid mais franchement le réarmement de la justice même si monsieur Dupond-Moretti a augmenté le budget cette année on en est très très très loin il faut augmenter le budget d'au moins 50% pour qu'on remette les choses aux normes vous savez qu'on a près de deux ans de stock d'affaires non jugé en matière civile et en matière pénale on est entre un an et 18 mois ça veut dire qu'on est devenu on a une justice aujourd'hui qui n'a pas les moyens de juger efficacement et c'est pas la faute des magistrats c'est pas la faute des greffiers c'est la faute du manque de moyens moi je ne veux pas que notre justice devienne la justice des victimes oubliées voilà la justice des victimes oubliées c'est pas ma France

1:51:02
Locuteur 7

une précision importante vous disiez tout à l'heure que les violences avaient augmenté de 32% sur 5 ans et sur quelle violence les violences physiques aux personnes merci Valérie Pécresse on avance il reste 46 jours 46 jours avant le premier tour je remarque quand même

1:51:17
Locuteur 4

que vos détoxeurs pour l'instant il n'y en a pas trop

1:51:20
Locuteur 7

les détoxeurs tout le monde regarde tout le monde commente c'est bien c'est commenté c'est riche ce soir c'est vivant je le disais ah bah oui absolument je le disais vos sondages sont orientés à la baisse on le lise en début d'émission la perspective d'un deuxième tour est loin d'être assurée pour vous pour le moment pourquoi est-ce que ça coince on va voir ça avec Benjamin Duhamel Benjamin bonsoir Valérie Pécresse bonsoir alors avant de commencer cette interview je voudrais revenir sur des propos que vous avez tenus au tout début de l'émission vous avez dit je suis prête à débattre avec Marine Le Pen et Éric Zemmour jusque là corrigez-moi si je me trompe ce n'était pas votre position est-ce que donc ce soir vous nous dites vous êtes prête à accepter des débats en tête à tête avec Marine Le Pen ou avec Éric Zemmour

1:52:07
Locuteur 4

oui parce que j'attendais de savoir qui aurait les parrainages moi aujourd'hui je suis persuadée que les deux vont les avoir et donc je considère je considère que maintenant le moment des débats est venu

1:52:18
Locuteur 7

donc si BFM TV vous propose je fais un peu de pub vous propose un débat avec Marine Le Pen vous accepterez parce que Marine Le Pen et Éric Zemmour étaient demandeurs jusque là et pas vous

1:52:28
Locuteur 4

non parce qu'il n'avait pas aujourd'hui je n'étais pas certaine qu'il serait candidat à cette élection maintenant je pense qu'ils vont l'être donc je pense que le moment des débats est venu et par ailleurs BFM TV mais d'autres chaînes m'ont fait des avances aussi sur ces questions là

1:52:43
Locuteur 7

très bien alors Valérie Pécresse après votre désignation par le Congrès LR il y avait une dynamique vous aviez mis en scène mis en avant cette unité de votre famille politique et puis on a le sentiment que la machine s'est grippée comme le montre notre sondage Elab aujourd'hui vous êtes à 11,5 en 4ème position tout près de de Jean-Luc Mélenchon question simple est-ce que vous avez fait des erreurs ou est-ce que c'est juste que vous n'avez pas d'espace politique entre Éric Zemmour et Emmanuel Macron ?

1:53:08
Locuteur 4

écoutez il y a sûrement j'ai sûrement eu des erreurs

1:53:11
Locuteur 7

lesquelles

1:53:12
Locuteur 4

mais aujourd'hui je ne vais pas revenir dessus aujourd'hui mon sujet c'est de défendre un projet pour la France et ce projet pour la France qui s'appelle Nouvelle France

1:53:21
Locuteur 7

vous avez pu le dérouler mais est-ce qu'il n'y a pas une forme d'inventaire non je ne l'ai pas déroulé du tout aujourd'hui parce qu'on a parlé

1:53:25
Locuteur 4

d'un certain nombre de sujets mais on n'a pas parlé de cette France de la pré-Covid que je veux construire parce que la vérité c'est qu'aujourd'hui tout va changer dans les 5 prochaines années la France va complètement changer dans son rapport au travail dans son rapport au territoire dans son rapport à la famille dans son rapport à la technologie

1:53:43
Locuteur 7

mais cette dynamique elle est à la baisse

1:53:45
Locuteur 4

on a besoin aujourd'hui oui mais on a besoin aujourd'hui de parler de tout ça et de libérer les énergies des Français pour qu'on se redevienne d'un pays non pas de la précaution mais de l'innovation et de la création

1:53:55
Locuteur 7

donc il y a des erreurs qui ont été faites et qui expliquent ce faux plat certains disent elle n'a pas d'oxygène entre Éric Zemmour et Emmanuel Macron et ce qui explique encore une fois ce score de 11,5%

1:54:04
Locuteur 4

mais c'est effectivement le rêve de la Macronie de continuer à danser en duo avec les extrêmes comme ils l'ont fait aux européennes et qu'est-ce qu'il dit 11,5%

1:54:15
Locuteur 7

ce n'est pas la Macronie 11,5%

1:54:17
Locuteur 4

si quand même c'est parce que depuis janvier je suis la femme à abattre la femme contre laquelle on concentre absolument toutes les attaques toutes voilà des plus huberlus des plus huberlus aux autres et en revanche Marine Le Pen n'est jamais attaquée par la Macronie Éric Zemmour un petit peu plus Éric Zemmour il est à 13,5% plus haut dans d'autres sondages

1:54:42
Locuteur 5

oui ben voilà enfin pas d'inquiétude

1:54:44
Locuteur 4

ce que je veux dire ce que je veux dire c'est qu'aujourd'hui j'ai décidé de rendre coup pour coup et j'ai décidé surtout de dévoiler de dévoiler ce projet vous avez déjà vu que j'ai trouvé mon style

1:54:54
Locuteur 7

au canet

1:54:56
Locuteur 4

au canet

1:54:57
Locuteur 7

plus qu'au délit

1:54:57
Locuteur 4

débat live complet sans notes et acapella et on va continuer à aller on va continuer à aller à la rencontre des français parce que je vais les convaincre de ce projet que je porte

1:55:10
Locuteur 7

alors je sais que les sondages vont et viennent comme la queue du chien mais j'y reste quand même un moment un de vos principaux arguments est de dire je suis la mieux placée pour battre Emmanuel Macron sauf que quand on regarde les sondages de second tour vous faites soit autant soit moins bien que Marine Le Pen quand vous êtes testée regardez 58-42 c'est le sondage IFOP du jour là où face à Marine Le Pen c'est 55 et demi 44 et demi est-ce que vous ne perdez pas votre principal argument de campagne ?

1:55:37
Locuteur 4

je pense que au meeting du Zénith un certain nombre de mes messages ont été ont été mal entendus notamment sur un certain nombre de questions ils ont été même détournés donc je vais les réaffirmer je vais réaffirmer quelle est ma vision

1:55:54
Locuteur 7

de la France ce qui explique ces sondages mais le fait est qu'aujourd'hui vous n'êtes pas la mieux placée pour battre Emmanuel Macron

1:55:59
Locuteur 4

mais je vais le redevenir

1:56:00
Locuteur 7

on verra Valérie Pécresse il y a un homme parce que je vais vous dire

1:56:04
Locuteur 4

pourquoi aujourd'hui moi j'ai la conviction que Marine Le Pen et Éric Zemmour amèneraient le pays au désordre et à la faillite ils ont des projets qui ne sont pas du tout crédibles au plan économique et au plan sociétal ils vont cliver la société moi je ne veux pas cliver la société je veux la rassembler et je veux la reconstruire donc ma démarche est beaucoup plus positive

1:56:26
Locuteur 7

Alors Valérie Pécresse il y a un homme qui incarne les tiraillements idéologiques de votre campagne c'est Éric Ciotti sur une ligne très à droite parfois d'ailleurs en rupture avec l'histoire de votre famille politique regardez

1:56:36
Locuteur 1

pas plus que je n'ai accepté dans le passé d'alliance avec le Front National et ceci quel qu'en soit le prix politique pas plus que je ne l'ai accepté dans le passé je n'accepterai demain de débat avec son représentant

1:56:58
Locuteur 5

entre Éric Zemmour et Emmanuel Macron je vote je voterai pour Éric Zemmour je le dis je le redis Vous vous dites Chirakienne

1:57:09
Locuteur 7

Valérie Pécresse qu'est-ce qui s'est passé en 20 ans entre 2002 et 2021 ?

1:57:15
Locuteur 4

Mais d'abord je pense que Marine Le Pen c'est le Rassemblement National Éric Zemmour c'est plus subtil Éric Zemmour c'est le complice c'est le complice du Rassemblement National Éric Zemmour il veut l'union de la droite et de l'extrême droite donc il non mais pardon je peux vous répondre monsieur Duhamel vous êtes bon il veut la fusion moi je suis radicalement contre cette idée même de fusion parce que ça ça fait sauter cette digue entre l'extrême droite et la droite et moi cette digue je considère qu'elle est structurante du paysage français Madame Fécresse

1:57:48
Locuteur 7

comment pouvez-vous dire que cette digue est structurante alors que l'un de vos plus proches dit précisément que dans un second tour opposant Emmanuel Macron il dit pas qu'il vote Éric Zemmour il dit qu'il choisirait

1:57:57
Locuteur 4

Éric Zemmour mais c'est pas pareil puisque Éric Zemmour veut agréger les deux moi peu importe le sujet aujourd'hui c'est que j'ai autour de moi des personnalités qui sont de droite et qui luttent contre le Rassemblement national et qui n'ont pas de compromission avec le Rassemblement national

1:58:15
Locuteur 7

je comprends pas la différence que vous faites entre Marine Le Pen et Éric Zemmour c'est à dire que vous épargnez tous les français la comprennent oui certains considèrent même qu'Éric Zemmour est sur une ligne plus radicale que Marine Le Pen plus à droite plus à l'extrême droite

1:58:26
Locuteur 4

bah écoutez il est à mon avis il a récupéré à côté de lui effectivement un certain nombre des nervis de l'extrême droite pour moi pour moi pour moi il est le complice de l'extrême droite mais c'est plus subtil il est le complice

1:58:40
Locuteur 7

est-ce que Jacques Chirac en son temps aurait accepté d'avoir un membre éminent de son entourage de son parti disant ce que dit Éric Zemmour à savoir il avait quelqu'un

1:58:49
Locuteur 4

qui s'appelait Charles Pasqua et je vous assure qu'il disait exactement la même chose qu'Éric Ciotti

1:58:52
Locuteur 7

mais on est d'accord que vous ne partagez pas ce que dit Éric Ciotti ce que dit Éric Ciotti pardonnez-moi

1:58:57
Locuteur 4

mais moi moi je vais vous dire ce que je partage moi je serai au deuxième tour voilà c'est tout je serai au deuxième tour et je vais battre Emmanuel Macron

1:59:05
Locuteur 7

alors une question malgré tout parce qu'il y a des critiques dans votre camp notamment au lendemain du Zénith il y a eu cette réunion où vraisemblablement d'ailleurs on le sait ça nous a été raconté Jean-François Copé et Xavier Bertrand ont laissé entendre qu'Éric Ciotti prenait trop de place dans vos idées derrière les photos et je reprends ce terme là vous avez dit à Amandine Attalaya tout à l'heure

1:59:21
Locuteur 4

vous n'étiez pas à cette réunion c'est pas passé du tout comme ça

1:59:24
Locuteur 7

alors écoutez c'est ce qui a été raconté sans démentir d'ailleurs des principes aux intéressés est-ce que vous êtes sous influence d'Éric Ciotti Valérie Pécresse ?

1:59:30
Locuteur 4

Je ne suis sous influence de personne et j'ai toujours eu une politique très ferme d'ailleurs excusez-moi mais reprenez quand même tout ce que j'ai dit pendant la primaire de la droite les propos que j'ai tenus pendant la primaire de la droite ici sur BFM c'est les mêmes que ceux que j'ai tenus dans mon discours aux idées exactement les mêmes

1:59:49
Locuteur 7

donc pas sous influence et Éric Ciotti ne prend pas trop de place dans cette campagne

1:59:53
Locuteur 4

mais enfin il y a l'aile droite et il y a il y a l'aile gauche si je puis le dire comme ça et il y a beaucoup de talent autour de moi On sent quand même

2:00:00
Locuteur 7

que l'aile droite prend un peu plus de place que l'aile gauche

2:00:02
Locuteur 4

Excusez-moi sur le travail c'est quand même c'est quand même un sujet que Xavier Bertrand porte et je le porte avec encore plus de force avec ma mesure sur les 10% donc et sur l'international Michel Barnier est à mes côtés et sur les questions ukrainiennes sur les questions de défense il a une place absolument imminente mon projet santé est un projet tout à fait tout à fait construit qui permettra de ramener de la santé dans tous les déserts médicaux en créant des alliances locales de santé en aidant les infirmiers à venir à prendre des responsabilités en travaillant avec les pharmaciens en travaillant avec l'ensemble des professionnels de santé c'est Philippe Juvin qui le fait donc arrêtez de penser qu'il y a dans mon équipe une autre personne qui serait enfin mon équipe c'est une équipe voilà et je la dirige et c'est pas l'équipe qui me dirige et c'est pas l'équipe les mousquetaires mais il y a aussi Bruno Retailleau qui est en train de travailler sur les 100 premiers jours de mon mandat il y a Laurent Wauquiez il y a François Baroin il y a Christelle Morancet il y a Christelle Morancet il y a Florence Portelli il y a Annie Gennevard qui dirige l'ensemble de mes comités de soutien ben voilà il y a énormément de talent dans mon équipe et ça fait ça fait une équipe très solide

2:01:19
Locuteur 7

alors Madame Pécresse vous parliez tout à l'heure du second tour je suis désolé de vous poser la question mais il y a cette hypothèse où vous n'y seriez pas quand on vous pose la question du choix que vous seriez susceptible de faire entre Emmanuel Macron Éric Zemmour et Marine Le Pen vous répondez en permanence je serai au second tour d'ailleurs vous n'êtes pas la seule donc ça c'est sûr je vais vous la poser différemment quel est le plus grand danger pour le pays entre Emmanuel Macron Marine Le Pen ou Éric Zemmour

2:01:44
Locuteur 4

moi je veux mettre fin au mandat d'Emmanuel Macron je veux battre Emmanuel Macron et je veux battre Éric Zemmour et Marine Le Pen donc pour moi ce sont trois adversaires

2:01:56
Locuteur 7

donc vous les renvoyez dos à dos en termes de danger

2:01:58
Locuteur 4

pour la France ce sont des adversaires et aujourd'hui je n'ai pas à choisir mes adversaires ce que je veux aujourd'hui c'est gagner donc vous ne m'attirerez pas à répondre à une question à laquelle je ne veux pas répondre en la posant différemment

2:02:10
Locuteur 7

j'essaye

2:02:10
Locuteur 4

vous pouvez vous pouvez vous pouvez j'ai une phrase à vous soumettre vous avez tous les droits

2:02:16
Locuteur 7

c'est votre plateau le vôtre aussi ce soir ne l'ouvoyons pas ne tergiversons pas nous devons faire battre Marine Le Pen car elle peut aujourd'hui gagner cela veut dire en clair voter Emmanuel Macron même à contre-coeur et nous devons éliminer le plus grand danger pour le pays est-ce que vous savez qui disait ça le 27 avril 2017 dans le Céloi ? est-ce que ce type de mots là là pour le coup vous faites une différence très claire en expliquant que Marine Le Pen est un plus grand danger qu'Emmanuel Macron ?

2:02:48
Locuteur 4

écoutez monsieur Duhamel c'est fantastique ce débat sur le deuxième tour mais on va déjà passer le premier non mais quand on aura passé le premier on en parlera

2:02:57
Locuteur 7

oui mais je vous pose une question parce que malgré tout madame Pécresse la question de votre ligne vous avez quitté les républicains en 2019 après la défaite de la droite aux européennes en expliquant que la ligne de Laurent Wauquiez était pas la vôtre trop conservatrice

2:03:10
Locuteur 4

trop à droite mais ça n'est pas vrai c'est une histoire que vous racontez tous ça n'est pas vrai j'ai quitté que Laurent Wauquiez

2:03:16
Locuteur 7

raconte lui-même d'ailleurs

2:03:16
Locuteur 4

non c'est inexact quand nous sommes quand Laurent Wauquiez a pris le parti je suis restée dans le parti et j'ai dit quoi et j'ai dit quoi j'ai dit quoi j'ai dit qu'il y avait dans le parti deux droites qui étaient réconciliables dans le même parti et que moi ce que je voulais c'est que les deux droites travaillent ensemble donc je suis restée dans le parti pour construire une droite qui était une droite qui avait toutes les sensibilités en son sein donc je suis restée pourquoi j'ai quitté les républicains au lendemain des européennes c'est parce que j'ai eu le sentiment qu'ils m'ont claqué la porte au nez Laurent Wauquiez venait de démissionner et moi je pensais qu'il fallait qu'on fasse une direction collégiale qu'on fasse réadhérer du monde qu'on fasse des nouvelles élections pour la présidence pour la présidence du parti et on m'a répondu circule il n'y a rien à voir et donc j'ai eu le sentiment que les républicains me mettaient dehors c'est ça qui s'est passé donc j'ai dit écoutez si j'ai pas d'influence sur le parti si je ne peux pas peser sur le parti je m'en vais ça n'était pas une querelle de ligne c'était une querelle parce que j'ai dit que le parti était verrouillé de l'intérieur cadenassé et que je n'y avais aucune influence donc c'était un moment de ras-le-bol alors que j'avais soutenu la liste aux européennes

2:04:27
Locuteur 7

jusqu'au bout absolument madame Pécresse il y a quand même un décalage entre la Valérie Pécresse de l'époque qui disait effectivement je reste dans le parti mais attention à la ligne de Laurent Wauquiez trop conservatrice trop à droite et aujourd'hui la Valérie Pécresse qui refuse de faire une différence dans un éventuel second tour entre Emmanuel Macron Eric Zemmour et Marine Le Pen vous comprenez bien que j'ai pas dit

2:04:45
Locuteur 4

que je refusais de faire une différence monsieur Diamel j'ai dit que je ne me prononcerai pas sur ce second tour et vous pouvez me poser la question 14 fois je ne me prononcerai pas sur ce second tour voilà j'ai absolument pas dit quelle serait ma position je ne la dirai que le jour du second tour si je n'y suis pas mais je continue à vous dire que j'y serai

2:05:05
Locuteur 7

et à ce moment là vous aurez un choix républicain j'aurai le choix que j'aurai j'ai essayé une quinzième fois vous êtes témoin oui oui je compte je mets les petites petites questions

2:05:13
Locuteur 4

c'est bien mais à un moment l'obscitation devient

2:05:17
Locuteur 7

point des besoins d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer sur les parrainages d'ailleurs ça peut s'appliquer à d'autres situations sur les parrainages pour qu'il y ait des débats parce que vous avez dit que vous vouliez débattre avec Marine Le Pen et Éric Zemmour il faut qu'ils puissent effectivement être candidats à ce jour Éric Zemmour et Marine Le Pen visiblement sont inquiets ils sont encore assez loin des 500 requis en janvier un de vos bras droits Geoffroy Didier avait dit si des LR parrainent Éric Zemmour ils s'excluent eux-mêmes des républicains est-ce que c'était une erreur d'avoir dit ça et est-ce que ce soir vous incitez notamment les élus LR à donner leur parrainage pour que précisément Éric Zemmour et Marine Le Pen puissent être candidats

2:05:56
Locuteur 4

je vais vous dire ce que je pense je pense que cette espèce de mise en scène du on n'a pas les parrainages on ne va pas les avoir c'est horrible on est les candidats anti-système etc c'est une mise en scène qu'on a à chaque élection moi j'ai aucun doute sur le fait que nos adversaires vont avoir leur parrainage je n'ai aucun doute qu'ils y seront je pense qu'un certain nombre de maires de manière tout à fait tout à fait j'allais dire démocratique vont les parrainer David Lysnard David Lysnard a demandé aux maires de France de parrainer mais je le dis le rôle des maires républicains c'est d'abord de parrainer leur candidate voilà mais si certains pensent que pour la démocratie il faut parrainer n'est pas soutenir c'est pas la même chose voilà et on peut très bien comme David Lysnard le président des maires de France me soutenir et décider de parrainer Mélenchon pour qu'il ait ses parrainages voilà parrainer n'est pas soutenir c'est ma position

2:06:53
Locuteur 7

exemple très concret visiblement ce soir chez Éric Zemmour on s'attend à ce que le député européen les républicains François-Xavier Bellamy annonce demain qu'il va donner son parrainage à Éric Zemmour précisément au nom de la démocratie est-ce que cela vous choque est-ce qu'il a raison de le faire s'il le fait

2:07:12
Locuteur 4

s'il dit qu'il me soutient et que son soutien politique m'est acquis ça ne me choque pas

2:07:18
Locuteur 7

vous avez un doute là-dessus

2:07:19
Locuteur 4

non j'en ai pas non j'en ai pas mais je dis ça vous me demandez si ça me choque

2:07:24
Locuteur 7

mais donc ce n'est plus la ligne de Geoffroy Didier qui disait en janvier ceux qui parraineront Éric Zemmour s'excluent eux-mêmes excusez-moi

2:07:30
Locuteur 4

mais la ligne c'est moi qui la fixe et je l'ai toujours dit j'ai toujours dit parrainer n'est pas soutenir si vous reprenez toutes mes prises de position depuis le début je l'ai toujours dit après votre meeting du Zénith en revanche si c'est parrainer et soutenir on est sorti des républicains ça veut dire qu'on s'en va

2:07:45
Locuteur 7

après votre meeting du Zénith vous avez été l'objet de commentaires venant de l'opposition mais venant aussi parfois de votre camp et en réponse vous avez mis en avant la misogynie supposée de ces attaques et il y a une ancienne candidate à l'élection présidentielle qui visiblement est d'accord avec vous on va regarder

2:07:58
Locuteur 3

c'est beaucoup plus difficile pour les femmes qui prétendent accéder au pouvoir suprême d'échapper à la norme multiséculaire de ce que les sociologues du pouvoir appellent l'homme blanc réputé hétéro par définition dans la conscience ou même dans l'inconscient nous sommes considérés dans les cercles du pouvoir d'abord comme des intruses

2:08:21
Locuteur 7

Est-ce que vous avez l'impression de vivre la même histoire qu'elle en 2007 à savoir commentaire supposément misogyne des gens plus ou moins loyaux dans votre camp est-ce que vos deux campagnes se font écho ?

2:08:34
Locuteur 4

Je vais vous dire je ne me sens pas plus victime de misogynie que toutes les femmes de France dans leur vie quotidienne je pense que malheureusement quand les femmes prennent des responsabilités elles sont elles sont parfois victimes maintenant ce que je pense moi je ne vais pas faire une campagne de victime mon sujet c'est effectivement ce meeting n'a pas été la réussite que j'escomptais pour des tas de raisons c'était la première fois que j'avais une salle aussi incandescente de 7000 personnes il y avait des sujets de retour son qui ont fait que ce n'était pas très audible bref mais moi j'apprends j'apprends et je progresse voilà et donc les français vont me voir dans un format qui me ressemblera plus

2:09:17
Locuteur 7

Je rebondis sur ce que vous dites j'apprends et je progresse ça veut dire que vous avez le sentiment que vous avez une marge de progression dans cette campagne pas vous ? si moi tous les jours je ne suis pas candidat à l'élection présidentielle pas vous pour moi moi je ne me permettrais pas de porter un jugement sur vous

2:09:30
Locuteur 4

écoutez de toutes les façons on peut progresser tout le temps dans toute la vie c'est ma philosophie et c'est ma philosophie aussi pour chaque français

2:09:38
Locuteur 7

juste un petit mot sur cette accusation de misogynie est-ce que ce n'est pas un peu facile d'avoir sorti cette carte ? Marine Le Pen par exemple on l'a interrogée elle a dit moi ça fait très longtemps que je fais de la politique je n'ai jamais voulu sortir cette carte parce que franchement ça ne me fait pas

2:09:51
Locuteur 4

la vérité c'est que c'est une journaliste de BFM qui ne m'interviewait pas du tout là-dessus qui ne m'interviewait pas sur le meeting qui m'interviewait sur les femmes en politique et qui m'a dit est-ce que vous avez le sentiment qu'il y avait des relents misogynes et j'ai répondu c'est vrai que quand Emmanuel Macron a raté son meeting

2:10:10
Locuteur 5

de la Porte de Versailles de la Porte de Versailles

2:10:13
Locuteur 4

en 2016 avec une voix une voix de tête on l'a un peu on l'a moins critiqué que moi que moi mais

2:10:22
Locuteur 7

il a été très moqué pour cette séquence-là elle est restée encore cette séquence-là

2:10:25
Locuteur 4

bah écoutez sans doute mais je vous assure le le j'allais dire le le le le Pécresse bashing le torrent de bashing que j'ai reçu après les élites a été hallucinamment violent

2:10:39
Locuteur 7

parce que vous êtes une femme

2:10:40
Locuteur 4

non pas forcément que ça mais la voix est un sujet c'est ce que j'expliquais à votre journaliste la voix est un sujet pour les femmes qui est un sujet très difficile voilà parce qu'on n'a pas les mêmes voix que les hommes et c'est quelque chose qui dans toute une carrière politique est très complexe à gérer mais là encore je vous le dis je ne suis pas une victime je ne le serai jamais et la question et ce n'est pas un argument que j'utilise

2:11:01
Locuteur 7

Valérie Pécresse on va parler de la statue du commandeur à droite du parrain vous savez de qui je veux parler

2:11:07
Locuteur 4

Nicolas Sarkozy

2:11:09
Locuteur 7

voilà exactement il ne vous soutient toujours pas il a même dit des choses franchement désagréables sur vous en privé je vais poser la question différemment au fond est-ce que vous avez vraiment besoin de son soutien on sait que lui en son temps quand il était candidat en 2007 il avait assumé une forme de rupture dans la continuité avec Jacques Chirac à l'époque est-ce que vous avez besoin de son soutien

2:11:30
Locuteur 4

d'abord ce que je veux dire c'est que Nicolas Sarkozy reste le dernier grand président réformateur de France voilà et que tout le sépare d'Emmanuel Macron on parlait tout à l'heure de l'Ukraine lui il avait réglé la situation georgienne quand il était président de Curty menait la présidence française de l'Union Européenne donc à l'époque

2:11:51
Locuteur 7

il avait eu un cessez de feu qui ensuite avait été moyennement respecté

2:11:54
Locuteur 4

bah si

2:11:55
Locuteur 7

les régions en Géorgie sont toujours je parle sous le contrôle d'Ulysse Gosset sont toujours occupées par les Russes

2:12:00
Locuteur 4

enfin il avait fait reculer les chars russes et il avait eu quand même les remerciements du gouvernement georgien à l'époque et j'ajoute qu'à l'époque la France était respectée parce que Nicolas Sarkozy venait de gérer la crise des subprimes en se mettant j'allais dire au coeur des affaires du monde mais ça c'est l'expérience de Nicolas Sarkozy je pense que tout l'éloigne et le différencie d'Emmanuel Macron donc moi je n'imagine pas un seul instant qu'ils ne me soutiennent pas maintenant je trace ma route je trace ma route et rien ne m'arrêtera pourquoi

2:12:32
Locuteur 7

en fait quand on lisait notamment les confidences dans le Figaro où il disait des choses pas aimables elle ne sait pas comment faire campagne elle ne parle pas assez de moi le karcher mais elle n'a rien compris pourquoi à un moment ne pas avoir je ne sais pas si le mot est bon une forme de réaction d'orgueil qui est de dire mais bon bah s'il ne veut pas me soutenir il ne me soutient pas et puis je n'ai pas besoin de lire

2:12:48
Locuteur 4

vous savez ces propos rapportés moi je ne les regarde pas je ne les lis pas vous savez ils nous ont été confirmés par ailleurs oui mais peu importe mais peu importe ce n'est pas mon sujet mon sujet c'est les français le projet la France et comment effectivement réussir à convaincre c'est ça mon sujet c'est pas aller lire les pages les bonnes pages qui vous passionnent tous

2:13:12
Locuteur 7

mais oui mais elles nous passionnent tous mais pas que nous le sympathisant les républicains qui gardent effectivement dans son coeur Nicolas Sarkozy l'ancien président il regarde cette émission il lit le Figaro et il se dit mais au final pourquoi n'était-il pas au premier rang du Zénith pour votre premier meeting pourquoi ne soutient-il pas franchement clairement la candidate de son parti et bien il faut aller lui demander mais est-ce que vous comprenez est-ce que c'est une différence de certains ont dit il y a des problèmes de personnalité vous n'étiez pas la chouchou de Nicolas Sarkozy qui préférait à l'époque Rachida Dati Nathalie Kosciuscomorizet est-ce que c'est un problème de ligne c'est quoi le problème entre vous

2:13:48
Locuteur 4

moi je ne vois pas de problème voilà

2:13:52
Locuteur 7

donc vous espérez est-ce qu'il y a un scénario vous imaginez qui pourrait certains disent il pourrait y avoir une sorte d'accord de gouvernement avec Emmanuel Macron par exemple certains disent que quand ils ont déjeuné ensemble Nicolas Sarkozy a même dit tu devrais nommer Christine Lagarde à Matignon lors d'un second mandat si on en est au point de donner des conseils pour Matignon à Emmanuel Macron c'est qu'on n'est pas très éloigné de lui

2:14:15
Locuteur 4

un président de la république a toujours le droit de donner des conseils un ancien président à un président de la république moi vraiment ces sujets là ne sont pas au coeur de ma campagne et ce que je veux aujourd'hui c'est vraiment tracer une route et c'est ça que les français attendent de moi c'est que je trace une route c'est que je leur montre où je vais emmener la France en 2027 et c'est ça qu'ils attendent de moi

2:14:37
Locuteur 7

donc sous l'influence de personne ni Eric Ciotti ni Nicolas Sarkozy

2:14:40
Locuteur 4

Nicolas Sarkozy je lui dois je lui dois d'être là aujourd'hui devant vous voilà et ça je ne l'oublie pas et je ne l'oublierai jamais le reste c'est une nouvelle histoire

2:14:51
Locuteur 7

merci Valérie Pécresse merci beaucoup Benjamin Valérie Pécresse Achelé Chevalier va nous rejoindre à nouveau pour voir ce qui fait réagir depuis le début de l'émission dans vos propos Achelé on vous attend vous voilà

2:15:04
Locuteur 4

j'ai enfilé mon costume de juge de paix tout à l'heure vous avez eu un différent avec Maxime au sujet des étrangers vous avez dit que Maxime expliquait que des étrangers étaient appelés à voter à la primaire LR on a recoupé la séquence il n'a pas dit ça écoutez

2:15:24
Locuteur 7

le journal raconte comment des élus ont fait des cartes comme on dit c'est l'expression consacrée c'est à dire qu'ils ont fait adhérer au parti des personnes très éloignées de la politique qui ne parlent pas français pour certaines d'entre elles et à qui on a tout simplement donné des consignes de vote et Libération affirme que des élus proches de vous ont eu recours à ces méthodes pour vous permettre de gagner que répondez-vous ce soir au journal Libération

2:15:49
Locuteur 4

bon qui ne parle pas français c'est quand même tout à fait choquant c'est tout à fait choquant parce que

2:15:57
Locuteur 7

c'est l'enquête de Libération Madame Pécresse bon très bien c'est l'enquête je n'ai pas dit étranger voilà

2:16:03
Locuteur 4

je vous en donne acte je vous propose qu'on referme la parenthèse on en reste là autre question qu'on m'a posée ce soir dans la boîte mail de BFM TV avez-vous compté le nombre de fois où Valérie Pécresse a cité Emmanuel Macron lors de cette émission alors non je n'ai pas compté

2:16:19
Locuteur 9

parce que je reçois un flot de messages

2:16:20
Locuteur 4

et j'ai déjà ça à gérer en revanche beaucoup de questions regardez comme celle-ci pourquoi les explications de Madame Pécresse sont toujours dans la critique d'Emmanuel Macron au lieu de rester sur son programme nous dit Copernic 150 mais parce qu'aujourd'hui le sujet c'est qu'on a un candidat président qui se cache et que moi ce que je souhaite c'est que les français regardent regardent le bilan regardent l'état de la France avec un regard vraiment lucide et réaliste et c'est pour ça aussi que je l'interpelle et c'est pour ça aussi que je veux débattre avec lui mais mes propositions je pense que j'ai réussi à en développer un certain nombre je peux y passer encore une petite heure avec vous si vous avez envie que je vous parle davantage encore d'autres propositions comme comment je libérerai les énergies locales ou comment je ferai revenir les chercheurs exilés Alors une heure non

2:17:17
Locuteur 7

on a quelques minutes encore mais une heure non ça va coincer derrière si je puis dire

2:17:21
Locuteur 4

J'ai une information pour vous

2:17:23
Locuteur 9

vous êtes attendu dans les Outre-mer j'ai reçu beaucoup de messages ce soir de personnes qui me demandaient quand vous allez venir les voir j'ai sélectionné

2:17:31
Locuteur 4

cette question de Claisonne-B nous sommes à moins de 40 jours de l'élection bon il n'a pas le calendrier complètement en tête vous n'avez fait aucun déplacement en Outre-mer quelle sera la place des Outre-mer au sein de votre quinquennat ?

Alors il se trouve que j'ai une relation très privilégiée avec les Outre-mer parce que dans ma région nous accueillons énormément de Français ultramarins et j'ai noué des partenariats avec tous les grands territoires d'Outre-mer la Réunion Mayotte la Martinique la Guadeloupe la Guyane pas les territoires du Pacifique parce qu'ils étaient vraiment pour eux vraiment éloignés de l'île de France mais vraiment ces territoires ont des partenariats donc je me suis rendue dans ces territoires à plusieurs reprises y compris avant la crise Covid pendant la crise Covid un peu moins donc je les connais je les connais très bien pour moi les Outre-mer sont absolument clés dans une stratégie de rayonnement de la France et je veux leur donner les moyens de leur développement et je travaille sur un projet d'égalité réelle entre les territoires d'Outre-mer et la métropole est-ce que vous irez ?

je souhaite y aller je souhaite y aller je n'ai pas encore la date précise mais je souhaite évidemment m'y rendre

2:18:53
Locuteur 7

mais vous irez forcément avant le premier tour de la présidentielle ?

2:18:56
Locuteur 4

je souhaite m'y rendre avant le premier tour de la présidentielle enfin j'ai un mea culpa ce soir c'est bien aussi de le reconnaître il se passe des choses

2:19:04
Locuteur 7

dans cette émission grâce à vous

2:19:05
Locuteur 4

j'ai peut-être fait une erreur il y a eu énormément de critiques sur la question que je vous ai posée tout à l'heure sur votre pantalon je tiens quand même à dire que je ne suis que le messager des questions des téléspectateurs je n'aurais peut-être pas dû sélectionner celle-là

2:19:18
Locuteur 9

je vous ai mis un commentaire question sur le pantalon idiote

2:19:22
Locuteur 4

on élit un président de la république nous dit Guy conclusion peu importe une présidente une présidente quand même peu importe la façon dont vous vous habillez le plus important c'est votre campagne selon ces téléspectateurs et bien ça prouve qu'il a écouté le débat avec beaucoup d'attention et ça me touche donc je le remercie je remercie Guy

2:19:43
Locuteur 7

merci beaucoup Ashley Chevalier Valérie Pécresse on va revenir au début de cette émission on parlait tout à l'heure avec Ulysse Gosset de la situation en Ukraine une situation qui a évolué pendant l'émission il y a une carte que l'on va pouvoir vous montrer ce soir carte que l'on trouve désormais sur le site du Quai d'Orsay la France a décidé ce soir de placer tout le territoire ukrainien en zone rouge c'est à dire que la France demande à tous les ressortissants français de quitter le pays elle demande à tous les ressortissants français de ne plus aller en Ukraine c'est évidemment une information très importante ce soir on sent d'une certaine manière qu'un conflit que la menace de ce conflit devient de plus en plus pressante quelle est l'urgence aujourd'hui pour éviter j'allais dire le pas de trop qu'est-ce qu'on fait concrètement ce soir pour éviter le pas de trop vers ce conflit Valérie Pécresse

2:20:33
Locuteur 4

je pense qu'il n'y a pas d'autre solution que la diplomatie il faut continuer il faut continuer à nouer des liens il faut continuer à appeler à appeler Moscou pour essayer d'empêcher ça et très vite il va falloir mettre en place de l'aide humanitaire parce que si une invasion a lieu ça veut dire quoi ça veut dire que les popules des centaines de milliers d'Ukrainiens vont prendre la route et vont se déplacer donc il faudra aussi que la France soit au premier rang et moi j'y veillerai premier rang de cette aide humanitaire pour les personnes déplacées parce que ça risque si l'invasion se déclenche de devenir un des premiers problèmes que nous aurons à régler

2:21:16
Locuteur 7

mais vous dites qu'il faut continuer à appeler Vladimir Poutine avec quels arguments supplémentaires par rapport à ce qui n'a pas fonctionné ces dernières semaines

2:21:24
Locuteur 4

on peut réfléchir peut-être à des sanctions supplémentaires mais j'imagine que l'Union Européenne doit être complètement mobilisée sur cette question des sanctions on en a voté déjà tout un volet à l'unanimité hier je pense que ou ce matin je pense qu'il va falloir il va falloir travailler encore à essayer de mettre plus de poids encore dans le rapport de force avec Vladimir Poutine

2:21:47
Locuteur 7

mettre plus de poids vous savez ce que ça veut dire Valérie Pécresse en teinte de sanctions ça veut dire se rapprocher du cœur du pouvoir russe ça veut dire se rapprocher de Vladimir Poutine ça veut dire cibler des traits proches de Vladimir Poutine la famille de Vladimir Poutine Vladimir Poutine lui-même est-ce que vous dites ce soir vu la menace oui il faut aller vers cette solution

2:22:03
Locuteur 4

en tout cas elle s'envisage dans le cadre d'une stratégie européenne évidemment mais elle s'envisage

2:22:12
Locuteur 7

vous parlez de stratégie européenne est-ce qu'il faut que la France aujourd'hui avec Emmanuel Macron demain point d'interrogation est-ce que vous pensez que la France doit être moteur dans ces discussions-là est-ce que la France doit porter un discours plus ferme face à Vladimir Poutine plutôt que d'essayer de trouver une espèce d'équilibre pour essayer de le faire changer d'avis

2:22:31
Locuteur 4

le rôle de la France dans les dernières semaines était vraiment d'être le médiateur parce qu'en tant que présidente de la présidence française de l'Union européenne nous avions ce rôle de médiation et je ne reprocherai pas à Emmanuel Macron d'avoir tenté de le jouer vous voyez je ne dis pas que des choses négatives sur le président de la République certains l'ont accusé d'instrumentaliser le conflit pour sa présidence pour sa campagne présidentielle moi je ne lui ferai pas ce reproche parce qu'on avait besoin qu'il joue son rôle de président de l'Union européenne ce n'est pas président de l'Union européenne c'est chef de la présidence française aujourd'hui maintenant c'est évident que si une invasion avait lieu les choses changeraient parce que si une invasion a lieu ça veut dire que la médiation a échoué ça veut dire que la France doit prendre des positions plus fermes

2:23:23
Locuteur 7

qu'est-ce que vous dites ce soir aux français présents en Ukraine à qui on a parlé nous ces derniers jours sur l'antenne de BFM TV et ce sont des gens qui ont des liens avec l'Ukraine des liens familiaux qui sont mariés avec des Ukrainiens des Ukrainiennes qui ont la famille là-bas et qui ne voulaient pas partir qui avaient du mal à partir qu'est-ce que vous leur dites ce soir ?

2:23:39
Locuteur 4

je leur dis que je pense à eux que je sais exactement ce qu'ils doivent ressentir à l'idée de se retrouver sur la route obligés de quitter l'Ukraine et je leur dis que si je suis présidente de la République mais d'ores et déjà j'imagine le Quai d'Orsay nous les accueillons

2:23:59
Locuteur 7

et j'ai une dernière question ce sera ma dernière question ce soir Valérie Pécresse qu'est-ce que vous dites aux Ukrainiens ce soir ?

2:24:07
Locuteur 4

je dis aux Ukrainiens que la France est à leur côté et sans réserve aucune et qu'on va tout faire pour essayer d'éviter cette invasion et que si cette invasion a lieu et bien on prendra des mesures supplémentaires pour les aider humanitaires et militaires

2:24:24
Locuteur 7

merci beaucoup merci Valérie Pécresse d'avoir été face à BFM ce soir je remercie évidemment mes camarades qui vous ont interrogé ce soir également Ashley qui a quitté ce plateau merci à vous de nous avoir suivis merci à BFM

2:24:37
Locuteur

merci à BFM merci à BFM

Présidentielle 2022: Valérie Pécresse est "face à BFM" — Valérie Pécresse · Pourquijevote