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InterviewFrance Culture — L'invité(e) des Matins (sur Site radio)· 2 mai 2016 14 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalJustice

L'Europe fiscale peut-elle être transparente?

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:20OuverteRéponse directe

    Vous avez lancé une pétition. Que dit-elle ?

  • 1:50OuverteRéponse directe

    Quelles seraient les missions de ces équipes d'enquête ?

  • 3:45RelanceRéponse directe

    Une amnistie fiscale serait-elle plus efficace ?

  • 6:10OuverteRéponse directe

    Que faire contre des mécanismes légaux d'optimisation fiscale ?

  • 11:50OuverteRéponse directe

    Pourquoi Google ou Amazon ne paient-ils pas d'impôts là où ils font leurs affaires ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35Invité politiqueFait
    « Elle dit que le temps de l'impunité est terminé et que cette fois-ci, il faut vraiment réagir aux Panama Papers. »
  • 0:42Invité politiqueFait
    « Il faut que les banques et les intermédiaires qui ont aidé à l'évasion fiscale massive soient traduites devant la justice. »
  • 1:16Invité politiqueFait
    « Nicolas Sarkozy les avait décapités et lui, très volontairement. Il détestait les enquêtes financières, il déteste les juges d'instruction. »
  • 6:22Invité politiqueFait
    « Nous sommes face à un système de vol organisé. C'est vol de recettes fiscales d'autres pays. »
  • 9:44Invité politiqueFait
    « En 2013, le Luxembourg avait déjà été classé par le Tax Justice Network comme un paradis fiscal au même niveau que les Seychelles. »
  • 10:20Invité politiqueChiffre
    « Au Luxembourg, seuls 5% des entreprises installées ont une activité réelle. »

Temps de parole

  • Eva Joly62 %
  • Présentateur29 %
  • ?6 %
  • Invité3 %

≈ 44,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Locuteur

Je

0:06
Présentateur

viens de le dire, l'affaire des Panama Papers, l'affaire LuxLeaks avec le procès d'Antoine Deltour, un lanceur d'alerte. Tout ceci pose des questions inédites à nos démocraties et aussi à nos économies. Bonjour Eva Jolie, vous êtes députée européenne depuis 2009 et vous êtes vice-présidente de la commission taxe du Parlement européen. Vous avez lancé une pétition. Que dit cette pétition ? Elle a déjà recueilli 520 000 signatures.

0:34
Locuteur

Elle

0:35
Eva Joly

dit que le temps de l'impunité est terminé et que cette fois-ci, il faut vraiment réagir aux Panama Papers. Il faut que les banques et les intermédiaires qui ont aidé à l'évasion fiscale massive soient traduites devant la justice. Et pour cela, il faut constituer des équipes qui peuvent faire l'enquête. Parce que vous savez que la justice est d'un État, elle a la tête sous l'eau. Et que si vous confiez cette enquête à la brigade financière ou à la brigade spécialisée dans la lutte contre la grande délinquance financière et fiscale, ils n'ont plus la capacité de le traiter. Ce n

1:15
Locuteur

'est

1:15
Eva Joly

pas par mauvaise volonté. Mais Nicolas Sarkozy les avait décapités et lui, très volontairement. Il détestait les enquêtes financières, il déteste les juges d'instruction. D'ailleurs, la première chose qu'il fera s'il revenait mal au pouvoir, et Dieu le prévient, c'est de supprimer les juges d'instruction.

1:31
Locuteur

Et

1:32
Eva Joly

donc, les brigades ne sont pas en état d'absorber ces enquêtes. Donc, ce que je dis dans cette pétition, c'est que si on ne veut pas que l'impunité reste

1:41
Locuteur

par

1:41
Eva Joly

absence de capacité, il faut créer des équipes dignes de ce nom, pluridisciplinaires, pour s'occuper de l'enquête.

1:49
Locuteur

Alors,

1:50
Présentateur

qu

1:50
Locuteur

'est

1:50
Présentateur

-ce qu'elles pourraient faire, ces équipes ? Sur quoi, selon vous, faut-il enquêter, Vajoli

1:54
Locuteur

?

1:55
Eva Joly

Mais bon, il faut partir des renseignements qui maintenant sont sur la table, grâce aux journalistes. D'abord,

2:02
Locuteur

ces

2:03
Eva Joly

renseignements, nous aurions dû les avoir grâce à l'action des politiques. Mais cela, et pour des raisons que j'explique à les livres, nous ne l'avons jamais eue. Donc, c'est par des hackers et par des journalistes que nous avons les informations. Nous avons donc le nom des sociétés d'écran créées avec leurs bénéficiaires réels. Nous n'avons pas systématiquement les comptes que ces sociétés ont créés ailleurs. Donc, il y a un énorme travail à faire pour identifier les comptes, les flux financiers, déterminer d'où viennent les fonds.

2:37
Locuteur

Et

2:38
Eva Joly

en tout état de cause, vous avez là du blanchiment de fraude fiscale et peut-être d'autres infractions comme la corruption. Mais pour découvrir cela, il faut des enquêteurs. Et avec toute l'estime que j'ai pour nos enquêteurs, qui sont très bons, ils ne sont pas assez nombreux. Donc, si on ne crée pas une équipe, nous n'aurons pas de résultats. Rappelez-vous, la liste HSBC, 3000 noms, 7000 noms,

3:06
Locuteur

et

3:06
Eva Joly

nous n'avons eu qu'un procès. Le reste est resté feutré, géré par Bercy, avec le verrou de Bercy, qui empêche l'opinion de connaître ce qui se passe. Donc,

3:18
Locuteur

c

3:18
Eva Joly

'est ça aussi que je demande dans cette pétition, c'est que je veux que nous mettons fin à ce privilège de l'ancien régime qui fait que seul le ministre des Finances peut décider qui doit être poursuivi, ce qui est employé en France politiquement, systématiquement.

3:36
Locuteur

Vous

3:37
Présentateur

vous situez au niveau des principes, vous vous situez au niveau de la loi Eva Jolie,

3:41
Locuteur

ce

3:41
Présentateur

qui est relativement logique, au vu de votre ancien métier. Est-ce qu'il ne serait pas plus efficace de faire une amnistie fiscale qui permettrait, par exemple, à tous ces gens qui ont utilisé des mécanismes d'évasion fiscale de rapatrier leur argent en France, une proposition qui est faite par les Républicains aujourd'hui, par une partie d'entre les Républicains ? Qu'en pensez-vous ?

4:05
Locuteur

C

4:06
Eva Joly

'est ce que nous avons déjà fait après la liste HSBC. On avait, à la demande déjà des conservateurs, ouvert ce qu'on appelait la cellule de dégrissement, qui avait été un grand succès au point de vue répatriement et amnestie, parce qu'ils n'ont pas eu de poursuite pénale. Alors moi, je dis non. Je trouve que le temps de l'impunité est terminé. Vous comprenez bien que pour les citoyens qui, eux, payent leurs impôts, qui ont des pénalités s'ils ont 24 heures de retard et qui obéissent, c'est vraiment,

4:41
Locuteur

là,

4:42
Eva Joly

vraiment une question de justice de classe. Ça, c'est la délinquance des riches.

4:47
Locuteur

C

4:48
Eva Joly

'est la délinquance. Et donc, celle-là, elle échappe toujours. Elle reste impunie. Et donc, je pense que si nous voulons que la démocratie soit vivante, la justice, elle est très importante. Et c'est parmi les très graves fautes de François Hollande, c'est de ne pas avoir pris ce problème-là à bras le corps. La justice, il a trouvé un très mauvais état et il n'a pas lévé le petit doigt pour que ça s'améliore.

5:17
Locuteur

Dans

5:18
Présentateur

les affaires médiatisées, il y a des questions de fraude fiscale commises par des particuliers. Et puis, il y a le versant optimisation fiscale qui est souvent le fait des entreprises. Vous en parlez dans le livre que vous venez de publier, Le loup dans la bergerie, qui a été co-écrit avec la journaliste Guy Mettefort, Eva Jolie. Et là, on découvre qu'au Luxembourg, puisque votre livre parle du rôle de Jean-Claude Juncker, qui est donc président de la Commission européenne, mais qui est aussi un homme politique luxembourgeois, on découvre qu'il y a au Luxembourg un certain nombre d'immeubles où beaucoup de gens en travaillent, puisqu'il

5:53
Locuteur

y

5:53
Présentateur

a 1450 entreprises situées dans le même immeuble. Il s'agit évidemment de boîteaux-lettres fictives. Et là, tous ces mécanismes, toutes ces boîteaux-lettres qui sont autant de mécanismes d'optimisation fiscale sont évidemment légales au Luxembourg.

6:10
Locuteur

Que

6:10
Présentateur

peut-on faire contre ces mécanismes qui sont légaux, mais évidemment qui posent un certain nombre de problèmes ?

6:17
Locuteur

Il

6:18
Eva Joly

faut bien comprendre que nous sommes face

6:21
Locuteur

à

6:22
Eva Joly

un système de vol organisé. C'est vol de recettes fiscales d'autres pays.

6:30
Locuteur

Et

6:31
Eva Joly

c'est ça qui est insupportable. Et de dire que c'est légal,

6:34
Locuteur

vous

6:35
Eva Joly

savez, qu'est-ce que c'est que le Luxembourg

6:37
Locuteur

? C

6:38
Eva Joly

'est un tiers du département de Loire-et-Cher. C'est 2000 km².

6:43
Locuteur

Si

6:43
Eva Joly

vous regardez une carte du monde, c'est un petit point, vous ne le voyez pas.

6:47
Locuteur

Et

6:47
Eva Joly

que le Luxembourg soit le siège d'à peu près toutes les entreprises multinationales au monde,

6:55
Locuteur

la

6:55
Eva Joly

raison, nous la connaissons, c'est parce que le Luxembourg,

6:59
Locuteur

ce

7:00
Eva Joly

n'est pas vraiment un État. Ils ont fait commerce de leur souveraineté

7:04
Locuteur

et

7:05
Eva Joly

ils vendent ce qu'on appelle le rescrit fiscaux. Ils disent, vous venez chez moi, vous ne payerez pas d'impôts. Vous payerez 0,5% ou 0,3%. Et comme ça, vous ne payerez pas d'impôts en France, en Italie, en Espagne, en Angleterre. Et par contre, le Luxembourg a évidemment un peu de revenus, mais des revenus à laquelle elle n'avait aucun titre. Et donc, elle utilise la loi, elle utilise l'Union européenne et la réglementation européenne à son unique profit.

7:37
Locuteur

Et

7:38
Eva Joly

cela, si vous voulez, pour moi, qui lutte contre le paradis fiscaux et qui est rentré en politique pour lutter contre le paradis fiscaux, m'être trouvé avec Jean-Claude Juncker, qui est l'architecte de tout cela, à la tête

7:51
Locuteur

de

7:51
Eva Joly

la Commission européenne, c'est tout un symbole. Cela indique la direction que l'Union européenne a prise, les intérêts qu'elle défend et la place des citoyens.

8:02
Présentateur

On écoute Jean-Claude Juncker.

8:05
Locuteur

Il était

8:06
Présentateur

à peine élu à la tête de la Commission européenne qui éclatait le scandale des Luxembourg. C'était en novembre 2014, Eva Jolie.

8:14
Locuteur

Aucune

8:15
Invité

pratique illégale

8:16
Locuteur

ne

8:17
Invité

m'éconnue.

8:18
Locuteur

Mais

8:19
Invité

il y a

8:19
Locuteur

probablement

8:20
Invité

eu,

8:21
Locuteur

au

8:22
Invité

moins

8:22
Locuteur

j

8:23
Invité

'en ai l'impression, un accès

8:26
Locuteur

d

8:27
Invité

'ingénierie fiscale

8:28
Locuteur

au

8:29
Invité

Luxembourg

8:30
Locuteur

comme

8:31
Invité

dans d'autres pays.

8:33
Locuteur

Ne

8:34
Invité

me décrivez pas comme le grand ami du grand capital.

8:37
Locuteur

Cela

8:38
Invité

a dû beaucoup amuser dans les étages supérieurs des entreprises luxembourgeoises et européennes. Le grand capital a de meilleurs amis dans cette maison que moi-même. Croyez-moi. Croyez-moi.

8:51
Locuteur

Vous

8:52
Présentateur

décrivez Eva Jolie et Jean-Claude Juncker comme un homme extrêmement sympathique, affable,

8:57
Locuteur

plutôt

8:58
Présentateur

rigolo pour

8:59
Locuteur

les journalistes,

9:00
Présentateur

dans un monde assez gris et technocratique. Un homme qui, finalement, cache en quelque sorte assez bien son jeu.

9:08
Locuteur

Il

9:09
Eva Joly

a deux faces. Il connaît merveilleusement bien les arcanes du système qui est très compliquée de l'Union Européenne parce qu'il y est depuis toujours.

9:23
Locuteur

Il

9:23
Eva Joly

a connu 14 ministres de finances français.

9:28
Locuteur

Donc,

9:29
Eva Joly

il les survit tous. Et donc,

9:31
Locuteur

ça,

9:32
Eva Joly

c'est une qualité, évidemment, de connaître le système comme ça de fond en comble. Mais il faut voir qui il est, ce qu'il a fait. Ce n'est pas inconnu. Vous savez, en 2013,

9:46
Locuteur

le

9:46
Eva Joly

Luxembourg avait déjà été classé par le Tax Justice Network comme un paradis fiscal au même niveau que les Seychelles. Donc,

9:56
Locuteur

ce

9:56
Eva Joly

n

9:56
Locuteur

'est

9:56
Eva Joly

pas une surprise. Et la différence, et là où il a tort, la différence entre le Luxembourg, la Belgique ou l'Irlande, c'est qu

10:07
Locuteur

'ils

10:08
Eva Joly

n'ont pas basé leur développement sur le commerce de leur souveraineté. Ils sont ça aussi. L'Hollande, par exemple, ils sont ça aussi. Mais ce n'est pas l'essence même. Au Luxembourg, seuls 5% des entreprises installées ont une activité réelle.

10:26
Présentateur

Juste pour expliquer aux auditeurs, l'idée pour des entreprises comme Google, comme Amazon, c'est d'avoir un siège social ou un

10:35
Locuteur

siège

10:35
Présentateur

monde à l'intérieur des frontières du Luxembourg. Que ce soit donc un siège social européen ou un siège social mondial. Une fois qu'on a ce siège

10:46
Locuteur

situé

10:47
Présentateur

dans ce pays, on est soumis à une fiscalité luxembourgeoise. Vous l'avez décrite tout à l'heure, Eva Joly, elle est très intéressante. Ce qui n'empêche pas de faire des affaires ailleurs.

10:56
Locuteur

Ce

10:56
Eva Joly

serait très simple si c'était comme ça. Je veux dire, si c'était une compétition fiscale où les Luxembourgs attiraient parce que leur taux était plus attractif, ce n'est pas ça le problème. La fiscalité luxembourgeoise est de 29%.

11:12
Locuteur

Mais

11:13
Eva Joly

ils ne

11:14
Locuteur

l

11:14
Eva Joly

'appliquent pas parce qu'ils négocient

11:16
Locuteur

par

11:17
Eva Joly

entreprise par entreprise le taux qui va s'appliquer à cette entreprise.

11:22
Locuteur

Et

11:22
Eva Joly

d'ailleurs, ça c'est le contraire de l'égalité devant l'impôt. Et ça constitue souvent une aide publique illicite. D'ailleurs, notre commissaire à la concurrence, Margrette Vestager, continue les enquêtes initiées par Almuda. Et a condamné le Luxembourg

11:47
Locuteur

pour

11:48
Eva Joly

des aides illicites.

11:49
Locuteur

Il

11:50
Présentateur

y a une chose, malgré tout, que je ne comprends pas bien. On explique toujours dans les cours de droit, ou en tout cas de droit fiscal, qu'une entreprise doit payer des impôts sur les bénéfices qu'elle réalise dans un pays. Dans ces conditions, comment cela se fait-il que des entreprises comme Google ou Amazon, dont la portion d'affaires réalisées à l'intérieur des frontières luxembourgeoises est évidemment marginale ? Pourquoi ces entreprises ne payent-elles pas leurs impôts là où elles font leurs affaires, c'est-à-dire principalement en France, en Allemagne, en Italie ? Eva Jolie.

12:26
Locuteur

Alors, parce

12:29
Eva Joly

qu'ils ont des rédivances pour l'utilisation de la marque, par exemple.

12:36
Locuteur

Et

12:36
Eva Joly

la propriété intellectuelle est détenue par la filiale luxembourgeoise. Et donc, toutes les filiales de tous les pays au monde remontent ces royalties au Luxembourg. Et là, ils ont ce qu'on appelle le patent box, c'est un régime spécifique,

12:54
Locuteur

assez

12:55
Eva Joly

attractif pour la propriété intellectuelle. Mais même ça, ils ne respectent pas. Ça, c'est 5%. Je vous dis que les taux qui payent Ikea ou McDonald's résultent.

13:06
Locuteur

Et

13:06
Eva Joly

ça, jusqu'à maintenant, ces rescrits fiscaux n'étaient pas publics. Mais vous pouvez les comprendre en regardant les comptes

13:14
Locuteur

que

13:15
Eva Joly

le taux d'imposition ne correspond à rien.

13:17
Locuteur

Et

13:18
Eva Joly

vous voyez, c'est une distorsion de la concurrence. Amazon paye extrêmement peu d'impôts en France. Les libraires du coin, lui, ils payent 30%.

13:28
Locuteur

Et

13:28
Eva Joly

donc, ça, c'est une violation d'un principe constitutionnel qui est l'égalité des citoyens devant les impôts.

13:34
Locuteur

On

13:35
Présentateur

voit que ce sont des matières assez complexes. Il est particulièrement difficile pour les opinions publiques de s'en saisir. Tout simplement parce qu'il faut déjà expliquer en quoi il y a optimisation fiscale ou fraude fiscale. On va vous retrouver à 8h15, Eva Jolie. On évoquera le rôle des institutions européennes. Et puis, ce que vous préconisez pour en finir, ou en tout cas contrer l'évasion fiscale, est tenter d'aider les lanceurs d'alerte.