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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 17 juin 2026 136 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleTransportsEnvironnement & énergie

[DIRECT] Patrick Pouyanné , PDG de TotalEnergies est auditionné à l'Assemblée - 17/06/2026

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 44 %Attaque 31 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les bénéfices de Total en France au 1er trimestre 2026, en distinguant raffinage et distribution ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Quel coût a représenté le plafonnement des prix des carburants pour Total ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne pas envisager un encadrement administratif des prix et marges ?

  • 14:00RelanceRéponse directe

    Total a-t-il réalisé un bénéfice exceptionnel en mars via des opérations de trading ?

  • 15:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce normal que Total, en période de crise, ne contribue pas davantage à compenser les coûts de la guerre ?

  • 17:00RelanceRéponse directe

    Pourquoi Total mélange-t-il cotisations sociales et impôts dans ses déclarations fiscales ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Patrick PouyannéFait
    « Nous ne sommes pas en position dominante. Nous représentons 25 % de part de marché de la distribution en France. »
  • 10:20Patrick PouyannéFait
    « Nous avons une raffinerie sur deux en France. Heureusement qu'on les a encore nous et qu'on les a gardé. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bien mes chers collègues, [grognement] il convient tout d'abord que nous proposions à la présidente de l'Assemblée nationale un nom de commissaire pour siéger au comité national d'orientation de la société anonyme BPI France. Il s'agit en effet de remplacer monsieur David Amiel qui a été nommé en début de législature et qui a cessé comme vous l'imaginez de pouvoir y siéger du fait de ses fonctions ministérielles. Je suis saisi de la candidature de monsieur Christopher Besg.

J'espère que prononce bien. S'il n'y a pas de position, je propose qu'il en soit décidé. Bien, on en vient au deuxème point, notre ordre du jour.

L'audition de monsieur Patrick Pouyané, président directeur général de Total énergie. J'avais souhaité qu'il soit auditionné devant notre commission avant même que nous décidions de créer une mission flash sur la taxation des carburants et le rendement fiscal de la hausse des prix. Euh et donc on va à travers cette audition cumuler un peu les deux choses, c'est-à-dire à la fois notre audition de commission et celle qui va être intégrée dans la mission flash dont le rapporteur est Philippe Brun.

Je note qu'il est un peu paradoxal parce que c'était pas au départ prévu dans le calendrier que l'audition de monsieur Pouyan finalement se déroule, j'espère après la guerre, en tout cas, il faut le souhaiter, mais aussi en pleine période de canicule puisque lundi prochain, on prévoit le jour le plus chaud qu'il y aura eu sur la planète et on sait que évidemment les énergies carbonées n'y sont pas pour rien. Il me semblait qu'au regard de l'ensemble des problématiques fiscales auxquelles sont confrontées les grandes sociétés françaises multinationales, l'audition du président directeur général de Total Énergie pouvait être à la fois très instructive et particulièrement utile. Nous sommes en effet intéressés par l'ensemble de la fiscalité s'appliquant à Total énergie et plus encore les dispositions fiscales les plus récentes qu'il s'agisse de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, de la taxe sur les rachats d'action ou bien encore des dispositions destinées à la mise en offre du pilier 2 de l'OCDE relatif à l'imposition minimale des multinationales.

Dans un contexte de crise pétrolière, je l'ai dit, cette audition a relief encore plus particulier. Nous serons également intéressés, monsieur Pouyanet, par vos analyses relatives aux effets de cette crise sur vos profits et vos marges et par répercussion sur la fiscalité à laquelle vous pourriez être soumis. Je tiens à dire que je vous remercie de votre présence et d'avoir accepté rapidement euh cette audition.

Sans plus tarder, je vous cède la parole pour un propos introductif. Euh monsieur le président, messieurs les rapporteurs, mesdames et messieurs les députés, merci d'abord de me de me recevoir donc pour cette audition qui va donc être consacrée à la taxation de ce que nomme parfois les profits ou les super profits de la fiscalité des multinationales. Et donc je vais essayer en introduction de vous donner quelques éléments factuels sur la réalité de Total énergie.

Euh je suis accompagné de ma directrice fiscale Nathalie Monietti puisqueil s'agit de matière parfois très technique. Euh j'ai noté également donc que l'audition porterait sur la mission conduite par le député Philippe Brun consacré attraction des carburants. Je n'ai pas prévu d'aborder ce thème dans la dans le propos liminaire mais je suis sûr bien sûr qu'il y aura beaucoup de questions.

Donc je je vais me consacrer aujourd'hui pour les propos liminaires d'une part au résultats et d'autre part à la à la fiscalité. Bon, d'abord les résultats de Total énergie. Pour rappeler le cadre, en 2025, la compagnie a réalisé un résultat net ajusté après un pot de 15,6 milliards de dollars, donc à peu près 4 milliards par trimestre.

Le cours du baril, il était à 69 dollars du baril. Ça c'est 2025. Cette même année-là, en 2025, nous avons supporté 19 milliards d'impôts sur les bénéfices de taxes à la production des royalty qu'on paye dans plusieurs pays.

Donc, un résultat de 16 15,6 16 milliards et des impôts et taxes à la production de 19 milliards, ce qui fait un taux effectif d'imposition sur les bénéfices de plus de 40 %. Donc, pour ceux qui pensent qu'on fait de l'optimisation fiscale, je préférais payer 25 ou 35 % d'impôts en France que 40 % mondialement. C'est un commentaire.

En 2022 pour 2e élément de cadrage où le prix du baril était bien plus élevé, il était à 101 dollars du baril, le taux d'imposition sur les bénéfices était de 50 % de plus de 50 % passé de 40 à 50. Alors et la compagnie avait payé en 2022 35 milliards d'impôts et taxes à la production à comparer au 19 milliards de l'an dernier. C'est donc une deuxième remarque.

Le taux d'imposition de nos bénéfices augmente avec le cours du baril car les pays producteurs ont bien prévu des mécanismes qui leur permettent de capturer une plus grande partie de une grande partie de proportion de la rente pétrolière quand le baril est élevé. Par exemple, le Congo, on passe de 46 % d'imposition quand le bris est bas à 59 %. Le Danemark en Europe passe de 40 % à 54 64 % selon les les cas.

Sont deux exemples. Et autre commentaire, pourquoi je parle de pays producteur ? C'est qu'on parle du résultat de Total énergie. 70 % 70 % du résultat vient en fait de notre activité de production de pétrole et de gaz.

En gros, 45 % pour le pétrole, 25 % pour le gaz et gaz naturel liquéfié. Il y a 10 % dans l'électricité, 10 12 % qui croit et puis il y a 20 % dans les activités dites aval, c'est-à-dire raffinage, trading et marketing. Donc quand on parle de fiscalité totale énergie, c'est essentiellement bien sûr la partie production, donc les pays producteurs qui prélèvent l'essentiel des impôts et taxes.

Au cours de ce premier trimestre 2026, donc on a affiché un résultat de 5,4 milliards pour un coût moyen de 81 dollars du baril. À le comparer à 4 milliards en moyenne, je vous disais pour 69 dollars du baril, il y a rien dans cette affaire de d'extraordinaire. Rien n'est tombé du ciel.

C'est d'une continuité de résultat. En fait, c'est le résultat de cette ce résultat est le résultat d'un travail qui a été fait depuis plusieurs années et qui permet d'ailleurs de souligner les les points forts de l'entreprise. Total énergie en 2015 avait un point mort.

Le point mort, c'est le prix du baril qui nous permet en gros d'avoir un résultat positif. Il était à plus de 80 dollars du baril. Depuis 10 ans, nous avons travaillé avec l'ensemble des équipes dans le monde en choisissant des des un certain nombre d'actifs à à le baisser à 25 dollars du baril.

Ce qui veut dire que quand le baril est à 25 dollars, au-dessus de 25 dollars, l'entreprise commence à avoir un cashfow positif. pour atteindre pour couvrir son dividende, elle a besoin de 25 dollars de plus, donc à peu près 50 dollars. Et donc quand le baril va aller de 69 dollars à 81 dollars à la fiscalité près, effectivement c'est revenu parce qu'encore une fois, nous avons baissé le point mort de l'entreprise de 80 à 25 dollars du baril sont des recettes supplémentaires pour l'entreprise.

La crise en question nous a quand même coûté et nous coûte encore aujourd'hui à peu près 15 % de nos productions qui ne puisqu'on ne peut pas produire au Moyen-Orient ou plus exactement on ne peut pas exporter du Moyen-Orient centre de production. Donc nous avons dû arrêter des activités de production donc 15 % de notre production a été arrêtée. Ce qui correspond en gros lorsque on fait les calculs à peu près 8 dollars du baril pour compenser cette perte de production.

Ce qui nous a permis de de résister, de présenter les résultats qui ont donné lieu à des commentaires favorables, c'est le fait qu'on a en fait un portefeuille extrêmement diversifié. On on est une entreprise mondiale qui avons on ne produit pas d'hydrocarbure en France. Donc depuis 100 ans, on a et compte tenu des risques géopolitiques, pas pas seulement aujourd'hui, mais passer notre politique, ça consiste [raclement de gorge] à diversifier nos productions.

Et par exemple, le plus gros pays producteur aujourd'hui et qui est fournisseur de plus de cashfow de l'entreprise, c'est le Brésil en fait, ce qui est peu connu, mais c'est au Brésil que on a une activité qu'on a développé depuis 10 ans d'ailleurs, ce qui explique une partie d'ailleurs du mouvement que je viens de faire où à peu près on on prend on a une diversification de notre portefeuille. De la même façon sur le gaz naturelquéfié, on est la seule entreprise malgré l'arrêt du Qatar. Le Qatar, c'est à peu près 20 % des exportations de gaz naturel et dans le monde.

Nous sommes la seule entreprise à avoir maintenu, avoir jamais déclaré la force majeure vis nos clients qui l'ont bien apprécié notamment en Asie parce que nous sommes capables comme nous produisons du gaz naturel équéfié dans 11 autres pays, euh bah d'approvisionner nos clients, d'assurer la sécurité d'approvisionnement de nos clients partout dans le monde. Enfin 4è point, on a développé au fil des années l'intégration entre raffinage, trading, distribution, l'aval qui nous permet à la fois de faire face à la volatilité de marché, de garantir la sécurité d'approvisionnement de nos clients notamment en France et où nous avons proposé, comme vous le savez une politique commerciale unique au monde pour protéger leur pouvoir d'achat. Mais je suis sûr que il y aura des questions sur ce point.

Enfin, dernier point de la résilience de l'énergie, l'électricité puisque depuis 5 ans, depuis 2020, nous avons décidé d'investir dans cette nouvelle énergie qui correspond fait à peu près 10 % de nos ventes et donc 10 % de de nos résultats et de notre cashfow aujourd'hui. Donc c'est sur cette intégration qu'on qu'on parie, sur cette diversité qui nous a permis d'amortir le choc de la fermeture d'Ormus et et puis quelque part de pouvoir mettre en œuvre des politiques plus je dirais supportrices de nos clients. Un point ça marche pas toujours comme ça les cycles pétroliers, il y a des hauts, il y a des bas.

Je reviens sur l'année 2020 où le prix du baril en moyenne était plutôt à 40 dollars. Cette année-là, la situation était beaucoup plus difficile et euh mal et je vous rappelle que cette année-là, d'ailleurs le Total Energie n'a fait appel à aucune demande d'aide publique d'aucune sorte. C'était à nous d'assumer et c'est tout la l'idée d'ailleurs de baisser le point mort de l'entreprise doit être capable d'être résilient quand les cycles sont bas et effectivement quand les cycles sont plus hauts de tirer partie du travail qui est réalisé.

Euh en France, puisque j'en viens à la France, nous avons des activités industrielles de raffinage, pétrochimie qui malheureusement sont structurellement peu rentables pour diverses raisons, notamment le coût de l'énergie, mais aussi le coût du CO2, mais aussi divers divers facteurs qui font que et j'en suis j'en suis pas le plus heureux du monde, au contraire, nous y avons une activité qui en fait est relativement peu rentable puisque'au cours des 10 dernières années, nous avons eu six exercices déficitaires en 2018, 2019, 2020, 2021, 24 et 25. Nous avons eu des exercices positifs en 22, 23 et je l'espère en 26. Euh en fait l'acité de raffinage à elle seule a accumulé plus de 5 milliards d'euros de perte fiscale au cours des des depuis une quinzaine d'années.

C'est donc bien le signe d'une activité structurement déféricitaire qui quand elle fait des bénéfices va effectivement payer nous permettre de payer l'impôt sur les sociétés. Un commentaire d'ailleurs sur je vois des des commentaires sur le mécanisme de report déficitaire que la France a plafonné à seulement 50 % du profit NUEL. En fait, c'est comme le dit l'OCDE un mécanisme essentiel au bon fonctionnement de l'impôt sur les sociotiques car il garantit que l'entreprise est imposée sur sa rentabilité moyenne au fil des cycles économiques.

Malgré cela, nous continuons à investir en France. Nous avons le souci de maintenir la sécurité approvisionnement du pays en investissant dans nos raffineries. Nous avons encore trois raffineries qui produisent du de l'essence et du diesel.

Gonfreville en scène maritime dont Jeanloire Atlantique est faisin [raclement de gorge] plus d'au bi de rapine rut et nous y consacrons en moyenne plus de 500 millions d'euros. la raffinerie de Donche par exemple, nous avons fait un investissement dans les unités nouvelles récemment au cours des dernières années pour 500 millions d'euros qui vont démarrer cette année. Donc on a fait ce choix-là qui est un choix d'entreprise responsable qui tient qui fait en sorte que d'assurer je dirais l'approvisionnement et la sécurité d'apprisement du pays.

Alors en terme de fiscalité deuxème partie après avoir parlé des résultats, je le fais dans un esprit de transparence. D'ailleurs, la directrice fiscale Nathalie Monietti nous a proposé depuis 2019 de publier un rapport annuel de transparence fiscale. Nous sommes très en avance sur les obligations européennes qui ne s'appliquent à nous qu'à compter de la fin de l'année 26.

Donc ça fait plusieurs années que nous publions un rapport de transparence fiscale que je vous invite à lire. Il y a beaucoup d'informations et je vais revenir sur l'essentiel de ce qu'il contient. [grognement] Euh d'abord, vous lirez dans ce rapport que Total Energie, la contribution la France fait partie des cinq pays sur 130 dans lesquels la compagnie paye le plus d'impôts et de taxes de toute nature.

Alors, peu d'impôts sur les sociétés mais il se trouve qu'on a on contribue aux finances publiques françaises pour à peu près 2 milliards d'euros par exemple en 2025 et c'est un chiffre que l'on retrouve à peu près chaque année entre 21,8 milliards et 2,2 milliards selon les années. Il comprend divers impôts de taxes nature, vous en avez cité certaines, la taxe sur les rachats d'action récemment, 173 millions d'euros en 2025, il comprend aussi des cotisations patronales, sociales puisque nous avons 35000 salariés en France qui sont bien les conations sociales sont bien les prélèvements obligatoires qui contribuent aux finances publiques. Al il y a peu d'impôts sur les sociétés parce que pour les raisons que j'ai évoqué sur la je dirais les les résultats faibles de nos activités industrielles françaises et en fait parce que surtout on respecte deux grands principes essentiels qui font de la fiscalité à l'échelle internationale.

Il y a deux principes le premier principe c'est la territorialité de l'impôt. Le deuxième principe c'est le principe de non double imposition du même bénéfice. Et la France a signé de nombreuses conventions fiscales et a fait le choix de la territorialité.

Je vais y revenir. Donc, ce sont les activités qui sont opérées en France qui sont soumises à l'impôt sur les sociétés. Et la France s'inscrit à travers de nombreux conventions fiscales, il y en a plus de 120 je crois dans le principe également de non double imposition.

Nous sommes l'entreprise française qui paye le plus d'impôts sur les bénéfices au monde. J'ai parlé des chiffres, j'ai dit 32 milliards en 2022, 19 milliards en 2025, c'est en gros 100 milliards au cours des 5 dernières années avec un taux moyen de 43 %. Et encore une fois, je le répète, contre un taux d'IS en France de 258 %, il est assez fiscal d' il est assez facile d'en déduire que ou bien ma risqué fiscale n'est pas compétence mais qu'on n'est pas très bon dans les délocalisations de nos profits dans des pays à faible fiscalité parce que si nous l'étions choisi plutôt d'être fiscalisés en France que d'être fiscalisé dans les pays producteurs.

Il se trouve encore une fois que nous payons l'impôt là où nous faisons des bénéfices qui est bien normal vu de ces pays-là. Alors effectivement, il y a un débat. Pourquoi est-ce qu'on devrait taxer les profits total énergie réalisés à l'étranger ?

Certains ont imaginé des mécanismes pour dire qu'il faudrait répartir au chiffre d'affaires. Il se trouve que je pense que les pays producteurs seraient pas d'accord. Je vous rappelle encore une fois, c'est le deuxième principe qui s'y oppose.

C'est le principe de non double imposition puisque lors sommes taxés dans les pays producteurs et je vais revenir sur des taux de taxation. Euh du coup, on ne peut pas être taxé deux fois sur le même profit. Taux taxation, j'en ai parlé, mais en Norvège c'est 78 %, Royaume-Uni, 78 %.

Les les Émirats arabes Unis, c'est beaucoup plus que ça. Plus de 90 %, 50 % en Angola, euh 64 % ou 54 % au Danemark. D'où le taux d'imposition moyen de l'entreprise puisqueencore une fois l'essentiel de ces bénéfices vient de ces activités de production d'hydrocarbure.

Donc les taxés en France seraient une double imposition, ce qui est contraire encore une fois au droits fiscals international et à toutes les conventions fiscales signées par la France. De la même façon, répartir selon le chiffre d'affaires reviendrait quelque part à transférer de la taxation des taxes des États-producteurs qui sont souvent pour ce qui nous concerne des pays émergents euh Angola, Nigéria, enfin les pays que je viens de citer euh seul habilité à taxer les issues profits de leur qui sont issus de leurs ressources naturelles en faveur des états de consommation qui sont plus développés. Donc, il y aurait là un paradoxe à faire de tels transferts qui encore une fois euh cette discussion a eu lieu dans le cas des des échanges relatifs à au à la à la fiscalité internationale qui a amené l'OCDE et ça a bien évidement été repoussé par les États producteurs.

Euh, on pourrait deuxième idée revenir sur le principe de territorialité. Alors, ça c'est une deuxième idée que j'ai vu également dans l'appresse. En fait, je vous rappelle que ça existait.

Ça s'appelait le bénéfice mondial consolidé. Total énergie jusqu'en 2010 était soumis à un régime qui s'appelait le bénéfice mondial consolidé qui faisait que l'on considérait l'ensemble des profits et les pertes que nous réalisions dans l'ensemble des pays du monde dont on déduisait bien sûr l'impôt que nous payions localement puisqu'on peut pas être payé deux fois. Ce régime mobilage mondial consolidier, c'est votre parlement en 2011 qui a décidé de l'abolir.

Et il l'abolit parce que il considérait que c'était une niche fiscale qui pouvait nous permettre d'imputer des pertes réalisées à l'étranger, notamment dans des pays où on fait que de l'exploration. l'exploration ce n'est pas toujours une activité positive et donc qu'il fallait pas nous en laisser le bénéfice. À l'époque, la direction fiscale avait démontré que sur les 11 dernières années d'application du régime de 2000 à 2010, nous aurions payé exactement la même chose en France avec ou sans le régime du bénéfice mondial consolidé.

Donc il y avait pas d'optimisation cachée et d'où le fait que d'ailleurs mon prédécesseur Christophe de Marjori ne s'était pas opposé à l'abandon de ce régime mondial consolidé. Donc pour ceux qui pensent qu'il faut revenir sur le principe de territorialité, je n'ai aucune difficulté. Vous pouvez réinstaurer le régime du bénéfice mondial consolidé, nous l'appliquerons, mais encore une fois, vous pouvez pas seulement taxer les profits et vous pouvez pas les taxer deux fois.

Donc on prendra les profits mondiaux, on déduira les impôts payés, on ajoutera les pertes des pays d'exploration. On dépense 1 milliard par an dans l'exploration. Il y a des pays où aujourd'hui on fait de l'exploration et on ne on fait des pertes euh et on fera le calcul et en fait ça ne conduira pas à payer plus d'argent en France.

De la même façon d'ailleurs que le mécanisme instauré par l'OCDE, je pense que vous l'avez cité, on y reviendra, qui s'appelle Globe 2, ne nous a pas conduit et ne nous conduit pas à payer plus d'impôts en France. Je vous rappelle l'idée qui était dépense développée par l'de, c'est qu'il fallait un espèce d'impôt sur les bénéfices mondiales minimal qui a été fixé à 15 %. Et l'idée c'était que si dans certains pays ont payé moins 15 %, le pays de siège, donc la France pour nous aurait bénéficié de la différence entre le 15 % et l'impôt local.

Qu'est-ce qui s'est passé ? Bien évidemment, d'ailleurs, ça nous arrange. Tous les pays ont remonté leurs impôts sur les sociétés au moins à 15 %.

Donc il y a aujourd'hui et s'ils ne l'ont pas fait, ce qui est le cas de trois pays en Europe, la Bulgarie, l'Irlande et bien où on a une activité extrêmement faible. En fait, on leur paye à eux puisqu'ils ont le pouvoir selon le l'affaire de l'OCDE, même s'ils ont pas remonté leur IS de de à 15 %, on doit leur payer le complément à 15 %. Donc, ils exigent, ça apporte un nom babar, le complément.

Donc en fait cette affaire de de l'OCDE Globe 2 génère une activité très intense de la part des équipes fiscales puisquil nous faut consolider les bénéfices et les impôts dans 2800 filiales à travers le monde travail de Titan pour un résultat pour la France qui est en fait nul puisque et j'en viens d'ailleurs à de à un pays dont de temps en temps je découvre qu'il est un paradis fiscal qui ne l'est pas qui s'appelle la Suisse la Suisse où nous avons effectivement des activités de trading sont localisées en Suisse. Elles sont pas localisées en Suisse pour des raisons d'optimisation. Elles sont légalisées en Suisse parce que toutes les équipes de trading de commune de matière première et de pétrole mondial sont à Genève.

C'est là-bas que se retrouve d'ailleurs la plupart des concurrents. Et le taux de fiscalité en Suisse, il est à 15 %. il est à 15 % euh parce que la Suisse s'est alignée sur l'impôt minimum mondial et donc tout le monde est à Genève et donc voilà, on y a une activité, on y a plus de 1000 personnes.

L'activité réelle, c'est pas de l'optimisation fiscale. Il se trouve que le les entreprises de de négocies international de pétrole sont localisées à Genève pour la plupart d'entre elles et c'est donc là qu'on trouve les équipes à recruter et à développer. Voilà.

Donc la Suisse toute fiscalité à 15 % comme Singapour qui est un autre pôle d'activité de négoie qui est également un taux de fiscalité de 15 %. De ce point de vue-là, je je le redis, la réforme de de l'OCDE une quelque part a une bonne chose. Alors d'ailleurs, j'en reviens sur les paradis fiscaux.

Dans ce rapport de de transparence fiscale que nous publions, vous verrez qu'à la fin de l'année 2025 ou 2024, puisque 25 sera publié début 2000 fin d'année 26, il faut à peu près 18 mois pour arriver à tout consolider. Il ne nous reste que sep filiales dans des 10 paradis fiscaux sur plus de 1500, sur près de 1500. Donc 7 sur 1500, il y en avait une trentaine en 2015.

On a pris la décision euh de sortir de l'ensemble de ces soisant paradis. Alors les sept, je vais être très transparents. Il y en a une au bas à parce qu'il se trouve qu'on a acheté des actifs à une autre entreprise en 2024, les actifs pétroliers en Malaisie dont la filiale était localisée en bas à nous avons pris également la décision concomitamment de sortir cette filiale des bases notamment qu'elle n'apporte absolument rien fiscalement.

C'est souvent pour des raisons juridiques. Il y a deux raisons qui ont conduit historiquement les entreprises à considérer des ce genre de de localisation juridique. C'est le droit juridique applicable et puis c'est tenir des comptes en dollars parce que malheureusement en France, je n'ai pas le droit de tenir les comptes de mes sociétés en dollars.

Et c'est bien dommage parce que au lieu de je préférais avoir des filiales en France que d'avoir des filiales aux Pays-Bas. aux Pays-Bas, j'ai le droit de tenir des comptes en dollars. Alors pour me dire pourquoi vous voulez tenir des comptes en dollar et pas en euros, mais il se trouve que dans le monde que dans lequel je suis, tous les cours internationaux, tout se passe en dollars.

Il se passe ne se passe pas en euros. Donc je si la si le parlement pouvait voter une réforme permettant aux sociétés françaises de tenir des comptes en dollars, je ramènerai encore plus de filiales en France. C'est beaucoup plus simple pour moi de gérer des sociétés pour nous, pas pour moi pardon, pour mes équipes, de gérer des sociétés, c'est pas moi qui les gère, les filiales en dollar en France que de devoir gérer les mêmes filiales en dollars aux Pays-Bas. [grognement] Euh donc il y en a une au Bahamas, il y en a une au Bermud qui porte les activités de l'usine Yémen LNG.

Nous aimerions bien les bouger mais Yemen, le Yémen est en guerre depuis 10 ans et nos partenaires qui sont avec nous ont d'autres chat à fouetter. Et les dernières participations sont cinq filiales dans lequels nous sommes minoritaires qui correspondent à des projets au Nigeria Angola Oman dans lequel là aussi on dépend pour les relocaliser du bon vouloir enfin de la bonne volonté de nos partenaires. Sachant qu'en fait il n'y a aucun avantage fiscal sur ces ces petites filiales puisqueen fait les profits sont taxés dans les pays producteurs concernés.

Donc là encore, c'était localisé là pour des raisons d'ordre comptable et juridique. Bon enfin un dernier commentaire je veux faire c'est sur les prix de transfert puisque dès qu'on parle de société de fiscalité municip national il y a un serpent de mer des prix de transfert. Je me rappelle avoir été auditionné par le président Crel et lui avoir expliqué.

Le prix de transfert c'est quoi ? C'est comment en interne entre nos activités de production de pétrole et nos activités de training, nos activités de raffinage à quel prix nous vendons nos produits ? La règle est très simple chez Total Energie.

Tout se passe au prix de marché international. Donc le prix de transfert, c'est le prix du marché international. Donc quand j'ai lu que il y avait des activités de training qui achetaient du pétrole à 50 dollars, du baril à nos filiales de production pour le revendre à 100 dollars à nos raffineries, je suis désolé, c'est totalement impossible.

C'est absolument pas la pratique et c'est pas c'est pas impossible pour deux raisons. D'abord, c'est pas notre pratique. C'est contrôlé par beaucoup d'administration fiscale et surtout la le pays producteur bien évidemment n'acceptera jamais lui que l'on sous-côte le prix de transfert puisque la fiscalité qui s'applique en Angola, c'est bien sur le prix qui est de vente de nos hydrocarbures de notre pétrole angolais que l'on vend à notre activité à notre filiale de trading. qu'on le fait au prix international et de la même façon entre notre activité de trading et l'activité de raffinage, lorsqu'on lui vend du brut, ça se passe au prix international.

Tout ça c'est très contrôlé. Chez Total Ennergie, il y a à peu près en permanence 50 inspecteurs agents du du FIS de Bercy en permanence qui auditent nos comptes, qui les contrôle, qui recontrôlent et que je sache, ils n'ont jamais trouvé qu'il y ait matière à à nous redresser sur cette affaire de prix de transfert. Donc il y a des règles internationales, nous les observons et c'est pas cela qui fait que nous faisons de l'optimisation fiscale.

Encore une fois, je vous répète, si je voulais faire de l'optimisation fiscale, je chercherai plutôt à rapatrier des résultats sur la France, un taux de fiscalité à 25 35 % qu'à mon taux moyen à plus de 40 % ou 50 %. C'est juste une question de bon sens. Voilà ce que je voulais vous dire en introduction.

Je vais pas par pas aller plus loin sur à la fois les origines des profits Total énergie et les principes qui animent la enfin qui animent. C'est pas nous qui les fictions, ce sont les autorités des divers pays qui gèrent la fiscalité de l'entreprise comme Total énergie. Merci de votre attention.

Merci. Alors voilà comment on va procéder. Je vais poser un certain nombre de questions.

Après, ça sera le rapporteur général, après ça sera le rapporteur Philippe Brun de la mission Flash et ensuite ce sera les orateurs de groupe. Et je voulais, je crois que je vous en ai informé euh par une de des personnes qui travaillent avec vous, mais on a deux formes de questions. On a soit des questions au choix de ceux qui les posent où on fait question votre réponse question votre réponse dans une sorte de ping-pong, soit le choix de poser toutes les questions en même temps et vous répondez par la suite. [grognement] Euh moi je choisirai la première version et avec des questions, vous allez le voir qui concern à la fois la question de la fiscalité mais aussi la question de la mission flash sur le prix des carburants. [grognement] Vous avez mis enfin total en tout cas mis un plafonnement des prix 1,99 € sur l'essence et 2,25 € sur le gazol.

On comprend du discours que vous avez notamment développé que c'est selon vous une contribution suffisante à l'effort collectif et que d'une certaine manière vous auriez ainsi fait votre part euh ce qui permettrait euh de ne pas vous imposer de manière exceptionnelle ou d'aller plus loin dans le blocage des prix. Donc j'ai donc une première question sur vos bénéfices. Au premier trimestre dans les bénéfices la monde, on était à presque 5 milliards d'euros plus 51 % par rapport au trimestre 1 2025.

J'aimerais mais cette fois-ci pour la France vous poser les mêmes questions sur vos bénéfices du 1er mars 2026 au 1er juin 2026 donc sur la France si possible en distinguant le raffinage et la distribution et en le comparant avec 2025 exactement sur la même période en commission des affaires économiques. Votre représentant c'était pas vous a déclaré que la marge pour le mois de mars sur le raffinage par exemple a été exceptionnellement bonne au mois de mars. La distribution a été significativement inférieure en mars par rapport à Jeanvifrier.

Je suppose donc que vous avez des chiffres pas le résultat fiscal de la France. Enfin, je le connais pas équipe me le dire. Ce que je peux vous dire c'est que la marge effectivement était élevée.

On s'en est pas caché d'ailleurs, elle est encore élevée. La marge de raffinage aujourd'hui, elle est de 13 dollars pas les chiffres fiscal que je demande, c'est les bénéfices. Encore une fois, je connais les résultats mondiaux.

Je ne connais pas les résultats de la France. Le résultat de la France au premier au niveau fiscal est estimé à peu près à 500 millions de d'euros sur le premier trimestre et et au mois de mars. Je pas le mois de mars, désolé, je ne connais pas ça.

Ce que je sais, c'est que la marge de raffinage était faible en janvier-février. Donc l'essentiel doit venir du mois de mars pour répondre par inférence. Mais voilà, donc 500 millions d'euros, la marge effectivement est montée avec la crise, ce qui est d'ailleurs une surprise puisqueen général dans nos métiers quand le prix du pétrole monte, les marges de raffinage ont tendance à baisser.

C'est pour ça qu'on parle d'intégration. Donc le prix du ma pétrole est beaucoup monté, la marge de raffinage est aussi montée. Elle reste elle est encore élevée, hein, elle était, je l' regardé ce matin, elle était à près de 13 14 dollars du baril.

La moyenne sur les dernières années, c'est 5 à 6. Donc vous voyez, donc on la multip. Pourquoi ?

Parce que la crise des trit d'Omous, elle a eu deux impacts. Elle a eu un impact sur le le brut, sur le pétrole où effectivement vous aviez à peu près 10 millions de barils par jour de pétrole qui ne pouvaiit plus alimenter le marché mondial qui a été largement compensé d'ailleurs quand on regarde ce qui s'est passé depuis 3 mois par la Chine notamment. La Chine a beaucoup réduit ses importations de pétrole, 4 millions de barils par jour.

Elle a quelque part aidé le monde sans doute d'ailleurs parce qu'elle ne voulait pas avoir un impact fort sur l'économie, la marge mondiale. C'est un pays qui fonctionne à l'export essentiellement la Chine. Euh les États-Unis ont été aidé également puisqu'ils ont beaucoup prélevé sur le stock et ils ont exporté 2 millions de barils de par jour de plus de pétrole que ce qu'ils font.

Ils sont passés de 4 à 6 en prélevant sur leur stock. Donc ces deux pays ont à peu près absorbé 60 % de la du choc sur le pétrole. C'est pour ça d'ailleurs qu'on le prix est monté haut mais il est monté moins haut que ce qu'on pouvait craindre à un moment.

Euh et puis mais malheureusement il y a eu une deuxième crise, c'est l'accuse des produits pétroliers. Et l'acquise des produits pétroliers, c'est pourquoi ? C'est que les raffineries du Moyen-Orient, par exemple pour nous en France, euh ce sont des raffineries beaucoup plus modernes qui produisent énormément de diesel, diesel et kérosène.

Et nous dépendons par exemple nous, mais surtout l'Asie, mais également nous, nous nous importions à peu près 25 % du diesel consommé en France était importé du Moyen-Orient. Donc il y a eu sur de catégories de produits un impact plus fort proportionnellement sur les marchés mondiaux diesel et kérosine le kérosè est monté à près de plus de 200 dollars du baril qui reste encore présent qui reste encore présent parce que c'est pas parce qu'on réouvre le trois d'Ormous et qu'on va chercher du pétrole qu'on a réouvert encore et il va rester un peu plus présent parce que malheureusement dans le conflit les Iraniens n'ont pas détruit d'installations de production de pétrole mais ils ont attaqué ils ont touché des raffineries Et notre raffinerie par exemple en Arabie a subi trois attaques de drone et aujourd'hui elle ne fonctionne qu'à 70 % de sa capacité et on aura des travaux de remise en état qui vont nous prendre sans doute au-delà de la fin de l'année 2026. Donc il y a eu sur les produits pétroliers plus d'impact d'où les marges et qui reste encore présent puisque oui le prix du pétrole a réagi aux annonces de l'accord USA iran.

Tant mieux vers 80 dollars mais les marges de raffinage restent élevé. C'est objectivement nous n'avions jamais vu un phénomène, un mécanisme dans l'histoire de l'entreprise. On voyait les deux en 2022, on avait vu un peu ce phénomène transitoire.

On avait les deux paramètres qui étaient orientés vers le haut. Voilà. Donc euh pour répondre à votre question, euh 500 millions d'euros sur le premier trimestre qui est pour ça que j'ai dit dans une interview que je pensais que nous serions amenés à payer de l'impôt sur les bénéfices en 2026 si l'année se poursuit et si nos raffineries continuent à tourner.

Merci. Donc vous avez pas les chiffres sur Mars. Bon votre représentant commission affaire éco manifestement avait des chiffres.

Vous aviez donné d'ailleurs une autre indication sur l'explication de la hausse monsieur le président. Je doute. Non non comment je vais finir ma phrase si vous voulez bien.

Vous aviez donné une autre explication. Vous aviez dit que c'était votre capacité à capturer la hausse des prix. C'était le 29 avril qui expliquait aussi les marges exceptionnelles de total au premier trimestre.

Vous le répéteriez ? Bien sûr, je viens de je viens de vous l'expliquer. C'est exactement ce que je viens de dire.

Notre point mort étant à 25 dollars du baril. Encore une fois, je nous avons construit une entreprise, nous avons qui est extrêmement résiliante quand les prix sont bas. Et quand les prix sont plus élevés, oui, comme je vous l'ai démontré, nos profits sont plus élevés, nos impôts sont plus élevés également et ce sont les pays producteurs qui tirent le premier parti.

Ce qui est bien normal, c'est dans ces pays-là que l'on fait nos bénéfices. Donc la mécanique et celle-là et je l'assume complètement, y compris la phrase que j'ai pu prononcer. D'accord.

Euh, est-ce que vous pouvez nous indiquer ce que vous a coûté le plafonnement des prix que vous avez décidé et quels sont vos profits sur la période nette de cette perte de recettes ? Est-ce que vous avez une idée de ça ? C'est-à-dire profit sur les pertes de recettes.

Malheureusement, il y a pas de profit, c'est des pertes. D'accord. Non, mais je répète ma question.

On va s'entendre ensemble. Je vous pose la question, vous répondez. D'accord.

Merci. Donc, est-ce que vous pouvez nous indiquer ce que vous a coûté le plafonnement des prix ? puisque laav dit que ça ça par que que ça vous a coûté quelque chose le placement que vous avez décidé décidé en France à la distribution pour l'instant il d'abord il continue il est pas fini donc je peux pas je sais où on en est à peu près aujourd'hui et il y a plusieurs façons de le calculer puisqu'on peut le faire par référence au prix moyens pratiqués par nos concurrents.

On peut le faire par rapport à ce que nous ayons pratiqué comme prix indépendamment de la crise on en est à peu près à 200 millions d'euros aujourd'hui. D'accord. Merci.

à peu près parce qu'encore une fois il y a pas de comptabilité précise des sur comme vous le savez nous on a proposé quand je dis nous c'est le groupe auquel j'appartiens plutôt un blocage des prix avec en jouant sur la marche des raffineurs. Ce qu'avait fait le gouvernement en 1990 à l'époque vous aviez réalisé un excellent exercice malgré un mois de blocage des prix. Est-ce que vous avez éventuellement compté en comparaison ce que vous aurait coûté un tel mécanisme sur la période passée c'est-à-dire en bloquant les prix à 70 € le litre ? qui correspondait au prix du carburant avant le déclenchement de la guerre.

Est-ce que vous avez une idée de ça ? Non, j'ai pas d'idée. Pourtant, vous avez dit que c'était quelque chose qui aurait pu même susciter votre départ de France.

Donc, il y a Je pense pas avoir jamais prononcé ces mots-là. J'ai simplement dit que si le gouvernement décidait un mécanisme de taxation, bah à ce moment-là, on se remettrait au mécanisme de taxation et que on n'allait pas rajouter un plafonnement des prix par-dessus. Bien.

Est-ce que euh à partir de maintenant là, les prix commencent à baisser à la pompe ? Euh est-ce qu'on pourrait pas envisager d'après vous comme modèle idée de contribution parce que je continue à penser que vu les bénéfices, il devrait y avoir une une contribution de total par rapport à l'effort national, un encadement un encadrement administratif des prix et marges à partir de maintenant qui permettrait d'accélérer la baisse des prix vers 1,70 € puisque là on a par contre une butée dans le temps. Est-ce que vous pensez pas que c'est quelque chose qui serait à la fois possible pour vous et bon pour l'économie ?

Je suis pas favorable à l'encadrement par l'administration des prix et des marges. Je vous serez pas étonné par ma réponse. Je pense pas que ça soit la meilleure solution pour le pays pour euh faire face à c pay au niveau du pouvoir d'achat des des gens.

Aussi le pouvoir d'achat est important. D'ailleurs, c'est pour ça je veux dire je reviens sur quand même ce que nous avons fait. Nous sommes la seule compagnie pétrolière au monde à avoir appliqué cette mécanique de plafonnement.

Donc recevoir des critiques alors que nous sommes les seuls à avoir fait cela. J'en ai d'ailleurs des critiques de mes pères pétroliers qui me demandent pourquoi j'ai fait cela et j'ai introduit une drôle d'idée dans l'esprit d'un centre de gouvernement. On l'a fait volontairement euh de façon à protéger les Français et on ne le fait qu'en France parce qu'effectivement c'est là que nous avons euh notre siège et qu'on y a un certain attachement à notre pays.

Donc critiquer par rapport à cette mesure, j'avoue de pas avoir du mal à la comprendre. Alors maintenant, pourquoi je vous réponds que pas nécessairement ? Je regardais l'évolution entre les cotations qui baissent depuis le début de la semaine et la façon dont les prix sont pratiqués à la pompe depuis le début de la semaine.

Et bien, je vois que nous sommes en train de répliquer jour après jour euh le le prix d'approvisionnement est passé au cours des depuis le début juin de 1, attendez, je regarde sur le diesel. J'avais pris le diesel comme exemple de 1,9 à 1,85. Euh et bien lorsque vous regardez à la pompe, on est passé euh de 1, de 2 enfin je vois plus les chiffres de 209 à 194.

Donc on on réplique à la baisse. Vous pourrez vous en assurer. Le gouvernement a un outil euh sur le qui le suit précisément.

Je peux vous dire que les ministres convoquent régulièrement les patrons de toutes les distributions dans le pays et suivent et ont mis les outils en place de suivi. Donc nous répliquerons à la baisse la façon dont les prix baisseront. Mais par rapport au début de la crise, au début de la crise, le coût d'approvisionnement, il était à 1,65.

Aujourd'hui, il est à 1,85, il y a 20 centimes. Donc on peut pas dire qu'on va être à 1,70 tout de suite. On sera à 1,70 au fur et à mesure que la crise va se résorber.

C'est d'ailleurs pour ça que nous maintenons notre engagement parce que les prix dont je vous parle sont des prix moyens. Il y a un centre de stations rurales en France et on en a 1200 dans lesquels les coûts de logistique, les coûts d'amener euh des carburants sont plus élevés que dans les grands centres urbains. Et donc aujourd'hui, alors où je vous parle, il y a 2000 stations en France qui continuent à bénéficier du plafond de 1,99 sur l'essence.

Donc le plafond sur l'essence, il est encore effectif pour 2000 stations. Il apporte quelque chose, il protège le pouvoir d'achat des Français. Et sur le diesel euh le prochain weekend fête des paires, on a dit qu'on appliquerait 209.

Il y a 1000 stations en France qui vont être en bénéficié. La bonne nouvelle, c'est que s'il n'y a que 1000, c'est qu'il y a 2300 stations qui vont afficher un prix plus bas. Donc on va pas faire le prix unique, on va faire un plafond.

On va quand même pas remonter le prix alors que les prix baissent. On va faire le plafond. Mais il y a encore 1000 stations et ce sont souvent encore une fois des stations rurales qui profitent les en premier lieu de ces politiques de plafonnement puisqu'elles ont des coûts d'approvisionnement les plus élevés.

Ouais. sur les critiques qui vous ont été faites sur la question du plafonnement. Certaines sont venues des autres distributeurs qui ont expliqué notamment que la marche faisait très peu au niveau de la distribution 2 à 3 centimes si je me trompe pas mais qu'en plus en réalité cette baisse vous avez permis de prendre des parts de marché au niveau de la distribution.

Est-ce que vous avez des éléments là-dessus ? La prise de part de marché se traduit par des paires plus importantes. Donc la prise de part de marché oui j'ai des élément sur la distribution ça se traduit par des se traduit pour totale énergie.

Bah oui, ça le plafonnement, je peux l'imputer à qui dans l'entreprise c'est plus vous vendez d'essens à la pompe, plus vous faites des en ce moment oui, puisque le plafond est inférieur est inférieur au prix de revient. Je rappelle que c'est pas puisque c'est ma chaîne intégrée qui me permet de financer. Alors maintenant, les volumes, je les ai, ils ont augmenté d'à peu près 15 % dans nos sur dans nos stations parce que les Français sont venus, il y a même des weekends où ils ont augmenté de 30 %, ce qui a provoqué d'ailleurs des pas mal de queue à la aux diverses pompes de Total énergie. pour tous ceux qui et je sais qu'il y a pas mal de gens qui le font et moi-même d'ailleurs on arrive parfois à attendre longtemps et puis des fois il y a pas le produit résiduel on sa mobiliser tout le monde donc il une augmentation sachant que le marché français a globalement baissé puisque les prix restant élevés les français ont moins consommé il s'est contracté entre eux 10 et 15 % donc oui les Français ce qui prouve d'ailleurs que cette politique de protection du pouvoir d'achat les français ont été sensibles puisqu'ils sont venus beaucoup plus en masse je dirais vers les stations Totalénergie, c'est plutôt une bonne nouvelle pour notre entreprise qui a pas la réputation d'être une entreprise avec des stations totales énergie pas cher mais pour le coup le repositionnement en terme de vis-à-vis des Français de notre réseau moi me satisfait en tant que PDG de l'entreprise.

Donc volume + 15 %. J'ai une dernière question sur cette question du prix. Je vais passer sur le la fiscalité après.

Fin février et début mars, il a fallu 2 semaines pour que le prix du 100 plomb et du gazol prennent entre 20 et 40 centimes du litre et s'installe autour de 2 €. Étant donné la situation au Moyen-Orient, tous les acteurs ont l'air de s'attendre à une détente claire. Est-ce que on peut donc s'attendre ?

Est-ce que les prix de la pompe baissent tout aussi rapidement qu'ils ont augmenté ? Mais ça dépendra des cours internationaux. Encore une fois, le brut est à 80 dollars, mais les marges de raffinage n'ont pas baissé pour l'instant, ce que je vois.

Donc pour l'instant, je suis à 95, on était à 115. On oui, la réponse à votre question est ça dépend des cours internationaux et encore une fois nous serons tout à fait transparents et nous répliquerons et nous démontrerons comment nous appliquons à la baisse comme à la hausse. C'est l'engagement que nous avons pris.

Vous voyez, je reçois tous les jours ce tableau assez compliqué donc je m'en occupe. On préoccupe moi-même pour être certain que les équipes répliquent bien. Donc j'ai un tableau, on me montre les coûts d'approvisionnement, les coûts pratiqués selon les divers réseaux et et je suis moi-même chaque soir pour voir si on est bien sur la trajectoire que cequelle nous ont engagé.

Donc l'engagement a été pris et j'ai des courbes, je peux vous en montrer une mais monsieur le président qui bah oui ben je peux pas la je peux les passer je je l'ai transféré seront je pense que le votre rapporteur de la mission flash carburant nous a posé un de questions écrites nous y répondron d'cord très bien euh toujours à propos de de la question des marches et du risque de spéculation le Financial Time a calculé que Total énergie aurait réalisé un bénéfice exceptionnel d'un milliard de dollars en un mois rien qu'en achetant en mars des cargaisons de pétrole qui devait être livré en mai. Euh le 28 avril, Total a déclaré à l'Assemblée nationale, c'était pas vous, mais un de vous représentant à deux reprises, de ne pas savoir d'où la presse tenait ce chiffre. Le problème, c'est que Total n'a pas fourni d'autres chiffres en réponse.

Donc ma question est simple. Quel bénéfice Total a-t-il réalisi avec cette opération qu'on peut caractériser de trading exactement et qui avait peu à voir avec, j'allais dire une conséquence uniquement de problématiques d'approvisionnement ou de la guerre mais bien une conséquence de spéculation ? Non, mais d'abord j'ai répondu à la question dans une interview que je vous invite à lire dans le Figaro.

J'ai expliqué ce qui s'était passé. Nos activités, nos trava nos nos acteurs nos activités de training avaient observé que il y avait euh au mois de février la marine américaine se massait à l'entrée des trois d'Ormousse. Ils en avaient déduit qu'il allait peut-être se passer quelque chose.

C'est une prise de ils ont pris un choix. Donc, ils se sont mis à l'achat sur le pétrole, ce que d'autres compagnies n'ont pas fait. Ils ont pris un risque important.

Çaen est réexpliqué entre nous parce que ce qui n'avait pas vu, c'est que le D3 pouvait se fermir en pouvait se fermer en 2 3 jours et quand vous vous achetez à terme euh et bien si vous n'avez pas la livraison physique, vous recevez pas le pétrole physique, vous êtes vous pouvez être non seulement pas faire des gains, vous pouvez faire des pertes. Il se trouve que comme nous sommes pétroliers, nous produisions du pétrole à Abu Dhabi, nous avons accès au terminal de Fugera. Donc on a pu récupérer ce baril et effectivement sur cette opération là et qui était une opération s'appelle pas cette spécalition d'observation du marché et d'achat de pétrole, c'est pas de la spéculation parce qu'ils auraient pu se tromper, ils auraient pu aussi surtout se heurter à la non livraison du pétrole.

Ils ont gagné de l'argent. Il y a eu d'autres opérations parce que les traders ne font pas ça que dans un sens parce que justement leur activité est encadrée par nous. Ils n'ont pas, ils ont des limites de risque et lorsqu'ils prennent une position dans un sens, ils doivent prendre des positions dans d'autres sens de façon à équilibrer leur portefeuille et tout ça est contrôlé tous les jours et donc il y a eu d'autres opérations qui au même moment elles se sont révélées perdantes.

Voilà donc c'est une activité de négoce qui que beaucoup d'entreprises pétrolières pratiquent. Nous l'avons qualifié lorsqu'on a publié le lorsqu'on a publié le les résultats du premier trimestre, nous avons dit nous avons été transparents en disant que les résultats du trading pétrolier avaient été excellents ce trimestre et effectivement ils sont à peu près c'est transparent. Vous trouvez les résultats de notre activité de trading pétrolier dans notre document d'enregistrement.

C'est à peu près 2 milliards par an de résultat, donc 10 % à peu près des résultats de l'entreprise. Euh et ce trimestre là, bah au lieu de faire 500 millions, ils ont plutôt fait 500 millions de plus. Ça va pas se répliquer tous les trimestres, mais ça c'est à eux de le gérer.

Euh, une petite question globale sur cette question. Vous avez dit vous-même que vous avez eu des marges euh très importantes au niveau mondial de 5 milliards d'euros plus 51 % au 3 trimestre. Euh 500 millions en France si j'ai bien compris.

Manifestement, ça va au moins continuer pendant quelques mois. On est dans une situation où le coût de la guerre pèse sur tout le monde, pèse sur les Français par le pouvoir d'achat, pèse sur la collectivité nationale et on va être amené notamment à des annulations de crédit pour essayer de compenser cette question. Est-ce que vous vous comprenez que à partir du moment où une entité en l'occurrence totale en France, elle fait des surpris pendant cette période, on est certains estiment normal, j'en fais partie que d'une manière ou d'une autre, vous contribuiez à cette compensation de ce qui a coûté la guerre.

Mais encore une fois, c'est pas nous qui avons déclaré la guerre. Je pense pas que ce soit la France non plus d'ailleurs. C'est pas les Français non plus.

D'accord. Mais la fiscalité Total Ennergie, je l'ai dit, il y a un cadre international. Je fais confiance au fait que la France est un état de droit.

Euh et donc attendez là, je vous parle pas de Excusez-moi, je vous parle Non, non, mais vous allez me répondre sur la fiscalité après je vais venir là. Je vous parle de chacun va être amené à faire des efforts, on est d'accord ? l'État va être amené à faire des efforts.

Les Français font déjà beaucoup d'efforts. Donc ma question c'est est-ce que ne vous pensez pas que dans les différents acteurs euh qui euh sont impactés par la guerre et en l'occurrence vous vous êtes impacté de manière positive, c'est les chiffres, est-ce que vous croyez vous trouvez pas normal quelque part que pourrait vous être demandé une contribution exceptionnelle ? Mais je si vous trouvez la base de la contribution exceptionnelle dans la dans le respect des règles de droit, nous y contribuerons.

C'est votre décision. Nous avons frit nous une contribution volontaire. Rien ne nous obligait à plafonner le prix à la pompe.

Absolument rien. Si nous l'avons fait, c'est parce que j'ai tiré les leçons de ce qui s'était passé en 2022 2023 et que j'ai pensé qu'il était responsable de notre part de faire un acte volontaire. On peut toujours me dire qu'il n'est pas suffisant.

Je je vois que les les Français l'ont apprécié. Donc, puisqu'ils l'ont apprécié, j'ai pris on a pris nous-même la décision collectivement de dire qu'on le poursuivrait tant que la guerre durera. Après euh chacun est libre considérer si ce que nous avons fait est suffisant ou insuffisant.

Euh je pense qu'il est euh en tout cas sur le fond, je je répète que je pense qu'il vaut mieux euh et la répartition des rôles de ce point de vue à mon avis était intéressante. C'était pas à nous Total énergie puisque j'ai été sollicité par plusieurs groupes je dirais de de consommateurs, les pêcheurs, les agriculteurs, les les pour décider si on faisait des rabés aux uns et aux autres. C'est pas à la totale énergie de décider quels sont les groupes les plus fragiles dans le pays.

Nous avons décidé une mesure pour l'ensemble des Français qui à mon avis a permis utilement de compléter ce que par ailleurs le gouvernement pouvait décider. Donc à la réponse à votre question, ma réponse est nous ferons ce qui ce que décider les les représentations nationales dans le respect des règles de droit et encore une fois Total énergie va payer en 2026 beaucoup plus d'impôts que ce qu'on a payé en 2025 mais on va les payer au pays producteur et donc c'est là que nous faisons l'essentiel de nos profits. En France, si les résultats se maintiennent au cours du 2e, 3e et 4e trimestre, et bien nous serons amenés à payer l'impôt sur les sociétés sur les activités bénéficiaires conformément y compris la la surtaxe d'IS qui est prévue conformément à la loi française.

OK. Au moins d'accord une chose avec une chose avec vous, c'est pas à vous effectivement de le décider. ça aurait été à l'état de décider clair un blocage des prix ou un mécanisme euh vous contraignant à certains euh cette contribution.

J'ai une dernière question à vous poser. Euh bon là on a je vais je vais la commencer par un désaccord. Euh c'est pas la première fois où vous répondez sur la fiscalité payée en France en mélangeant les cotisations et les impôts.

Alors si je veux pas vous faire l'injure, je j'allais dire presque jouer si ça passe, mais je vais pas vous faire l'injure de penser que la question des cotisations, qui est un salaire différé, qui est une manière de euh solidifier notre modèle social, c'est pas la même chose que l'imposition. Donc au niveau imposition, forcé de constater que depuis des années, par rapport au volume de votre chiffre d'affaires, vous payez un appôt sur les sociétés nul ou ridicule. Bien.

Bon, moi je considère euh cela normal. Ça aurait pu peut-être être étrifié par le pilier, mais qui ne verra pas le jour. Je pense qu'il faut qu'il y ait des mécanismes de rectification qui, euh, j'allais dire rectifie en fonction du chiffre d'affaires.

Il y a eu des taxes de proposé euh les bénéfices déclarés. Mais j'ai une question à vous poser par rapport à ça. Donc ça c'est pas une question, c'est je sais que vous n'êtes pas d'accord avec ça.

C'est le la prop c'est la position qui est la mienne. Euh vous avez dit enfin madame Patrier qui est à côté de vous a dit "Nous n'avons pas de résultat dans les paradis fiscaux et vous venez de donner une énumération de certains paradis fiscaux." Comme vous le savez le problème c'est que la liste des paradis fiscaux officiels ne recoupe pas la liste des pays à fiscalité tellement privilégié notamment en Europe que l'on peut considérer que d'une manière ou d'une autre ce sont des pays à fiscalité privilégié.

Donc je voudrais savoir si vous avez des filiales dans des pays comme l'Irlande, le Luxembourg, le Pays-Bas, c'est tous les pays à fiscalité très privilégiée. Et j'aimerais savoir pourquoi la Suisse est totalement absente des 54 pages de votre rapport que vous appelez de transparence fiscale parce que il y a le taux d'imposition affiché mais on sait très bien que ensuite il y a des taux d'imposition implicites et en Suisse de ce point de vue-là il est considérablement réduit. Le taux d'imposition en Suisse est encore une fois de de 15 %.

On a fait une exercice qui consiste à aller plus loin que les obligations européennes puisqu'on publie dans ce rapport toutes les pays soumis aux obligations européenne qui d'ailleurs ne couvre pas tous les tous les euh tous les paradis fiscaux. On a rajouté un certain nombre de nous-mêmes. Considérant que certains pays, je pense pas que la Suisse soit un paradis fiscal.

Encore une fois euh on n pas de problème pour être transparent sur la Suisse ici pour satisfaire à vos à votre demande. Encore une fois, la Suisse est alignée sur l'impôt minimol mondial de 15 %. Et euh les juste pour dire ce qu'il y a dans ce rapport, dans ce rapport, vous trouvez 60 10 pays euh dans tous les pays de l'Union, y compris Luxembourg, y compris Irlande où il y a on a quasiment rien.

Donc vous pouvez vous trouverez des choses très réduites. Euh ces pays représentent 90 % des impôts que nous payons, 90 % et 75 % des profits. Donc on est transparent sur 90 % des impôts.

On peut vouloir être transparent pour 100 %. Et les fameux restes du monde représentent donc 25 % des profits. Ils ont un taux de fiscalité moyen de 18 %. 18 % entre 15 et 25.

Et il y a deux pays contributeurs essentiels puisque maintenant qu'on m'a attiré mon attention là-dessus, c'est Suisse et Singapour. Donc nous regarderons dans quelle mesure on publiera ces deux pays dans les prochaines années. Mais encore une fois, je je renvoie aussi puisque vous demandez de respecter les décisions que prendra l'État à l'État.

L'État nous donne des obligations de publication. Nous les avons préampés 7 ans avant, 5 ans avant. Je n'ai vu dans aucun des textes publiés ni par l'Union européenne ni par l'État français les obligations de publier un centre de des des résult des des impôts sur un centre de pays comme la Suisse et Singapour.

Donc euh je sais bien qu'il faut qu'on fasse notre même notre propre police. Je suis transparent avec vous aujourd'hui mais sur ces exercices que je vous rappelle aujourd'hui la plupart de mes collègues du K40 sont pas très contents qu'on ait publier ce rapport puisqu'ils considèrent que l'obligation qui va leur être faite fin 2026 conduit pour eux à révéler de pas mal de de je dirais de secrets commerciaux et qu'il y a une contestation du bien fondé de la ce fameuse directive sur le le reporting fiscal des États auquels sont soumis les entreprises européennes mais par exemple absolument pas les entreprises américaines ou les entreprises chinoises, les entreprises de bien d'autres pays. Bon, nous nous avons précédé le sujet puisqueon est souvent on nous pose beaucoup de questions.

Donc vous avez un rapport qui déjà est très complet et j'y ai ajouté des éléments aujourd'hui. Merci monsieur Pouyané. Les questions du rapporteur général.

Merci monsieur le président. Monsieur le président directeur général, écoutez, d'abord je veux avant de poser des questions, moi je veux soulever relever que nous avons la chance en France d'avoir une entreprise de taille mondiale qui rôle qui joue un rôle stratégique, qui est rentable, qui est résiliente. Et s'il y a pu avoir des effets directs sur la pompe en France, posons-nous la question.

Est-ce que si nous n'avions pas une entreprise nationale de type total, est-ce si nous avions Exon mobile en France, est-ce que vous croyez qu'il y aurait eu volontairement une limitation du prix à la pompe ? probablement pas. Donc nous n'avons pas suffisamment de capacité de nous réjouir tous les jours de notre possibilité à peser sur les affaires du monde pour nous dire en plus on va affaiblir les quelques outils dont nous disposons.

Maintenant, j'ai deux ou trois questions à vous poser. D'abord, une question qui n'a rien à voir avec les fiscalités qui est une question technique. Monsieur le président, je vous ai écrit à ce sujet.

Euh le Surinam, je crois que d'ailleurs vous êtes impliqué au Surinam, la Guyana sont des pays qui euh ont de ont une activité de d'extraction. On y trouve du pétrole. Euh vous avez fait quelques tests, je crois, en Guyane française euh qui semble-t-il n'ont pas été concluants.

Est-ce que vous considérez que définitivement sur le territoire national, il y a pas de ressources pétrolières ? Est-ce que vous considérez que les techniques futures d'extraction, leur rentabilité sont telles que nous n'y arriverons jamais ? Est-ce qu'il faut oublier not une capacité à à trouver du pétrole sur dans un département français ou région française ?

Oui, je allez-y. Pardon. L'audition portée sur la fiscalité et les résultats, là on s'éloigne assez.

Donc je je voudrais pas qu'on ouvre, je vais vous répondre monsieur le rapporteur puisque rapporteur m'avez écrit, je vais vous répondre par écrit mais je voudrais pas que le ça soit l'occasion de d'élargir trop loin le champ de la de l'audition aujourd'hui. Bon je le redis parce que je l'ai déclaré déjà devant la représentation nationale. Je vous rappelle l'histoire nous avons trouvé en Guyane des hydrocarbures sur un puit qui s'appelait Zaï qui date de d'une découverte qu'il gé 2013-24. euh où nous avons trouvé des quantités réduites, 50 millions de barils, ce qui est beaucoup trop faible pour pouvoir exploiter un développement puisque c'est du grand offshore.

En gros, pour pouvoir développer un un gymant contre offshore, il faut trouver de l'ordre de 500 700 millions de barils. On a eu un puit positif. L'entreprise s'est alors engagée dans une campagne dite d'appréciation.

On a foré cinq puits supplémentaires qui ont tous été négatifs, ce qu'on aurait jamais fait dans aucun autre pays. Lorsqu'on fait une découverte limité, on va en général faire un puit, deux puits pour voir si on trouve l'exhantion. On n pas trouvé l'extension et encore une fois, je pense qu'à l'époque, on a voulu faire un peu de être certain que on ne laissait rien derrière nous.

Donc il y a eu des hydrocarbures en quantité beaucoup trop fait pour soit commerciaux. Donc on a fait le dernier puit. Alors toutes ces hydrocarbures, ils étaient pas très loin quand j'ai une carte de la frontière avec le Brésil.

Donc ils étaient complètement à à l'est du bassin Guyanais. On est allé faire les découvertes du Surinam ou du Guyana sont totalement sont à l'ouest. Et en fait alors j'ai une carte, je pourrais la je l'ai montré, je la montre à beaucoup de personnes.

Je suis même je me suis déplacé voir le président du conseil régional de Guyan pour la lui montrer. Problème c'est que personne ne nous croit. Moi je peux pas je comme on ne croit pas je il se trouve que le bassin du Guyana Surinam est totalement déconnecté géologiquement.

Ce n'est pas le même bassin sédimentaire que le bassin de la Guyane. Entre les deux, il y a un haut structural. J'ai des cartes en couleur qui l'imagent et donc mes géologues disent c'est enfin j'en suis certain déconnecté.

Donc on ne parle pas du même sujet. C'est pas parce qu'on a trouvé à l'ouest du Surinam qu'on va trouver en Guyane. C'est pas le même bassin.

Je rappelle le dernier puit qu'on a foré en France en 2019, dernier puit forêt avant que les lois interdissent de forêt. Il était on était reparti justement vers l'ouest du bassin Guyan en disant on sait jamais, on a rien trouvé. Donc si vous me posez la question aujourd'hui, d'abord vous êtes un scientifique donc je je je vais pas dire il n'y a pas d'hydrocarbure en Guyan puisquon en a trouvé en quantité faible non commerciale.

Maintenant si on me demande si Total énergie est prêt à revenir forêt en Guyane, la réponse est non. Je ne mettrai pas d'argent de Total énergie pour aller forer de nos puits d'exploration en Guyade. Je considère énormement que nous avons déjà beaucoup dépensé plus près de 400 millions d'euros pour un résultat négatif.

Voilà la situation. Après, je laisse à la représentation nationale le soin de savoir si des lois de prohibition sont une bonne chose ou non. J'ai tendance à penser que s'il y avait pas la loi de prohibition, le débat serait peut-être moins présent.

La prohibition, ça donne toujours le sentiment qu'on veut cacher des choses. Donc, je suis contre les lois de prohibition. C'est comme la prohibition de l'alcool qu'on proit à Chicago, on la prohibition de l'alcool, ben les gens buvaient plus ou la prohibition au Moyen-Orient.

Je pense que c'est pas une bonne idée de vouloir interdire les choses parce que du coup ça génère des mauvaises idées. Maintenant, je suis pas encore une fois la position de Total énergie est claire. Euh nous avons fait le travail euh on peut s'être trompé mais on a fait beaucoup de travail, on a beaucoup forêt donc nous n'irons pas forêt sur le bassin de Guyane si la représentation nationale l'autorisait à nouveau.

Monsieur le rapporteur. Voilà. Mais c'est loin du dossier d'aujourd'hui.

Oui. Donc je vois bien qu'on Je vous en prie. C'est loin du dossier d'aujourd'hui mais comme je je vous avais écrit, je me suis permis de poser cette question et d'ailleurs vous savez Pierre Dacit tout est dans tout et réciproquement.

Donc sur tout à l'heure vous avez dit j'ai noté cela, si la loi a été modifiée permettait aux sociétés françaises de tenir des comptes en dollars, peut-être que nous nous interrogerions sur le rapatriement d'activités économiques en France. C'est c'est une piste intéressante. Est-ce que donc je l'ai bien noté, est-ce que vous avez d'autres pistes de ce type qui vous permettrai de dire au fond oui, si la loi évoluait dans ce sens, nous Total Energie, nous aurions nous probablement nous rapatrierions d'autres activités économiques sur le territoire national.

Non, c'est la enfin merci la question et merci de l'avoir noté. Je je m'engage aujourd'hui, je prês à le dire. C'est plus simple pour nous de gérer des filiales en France où nous avons des sociétés Mir où nous consolidons que de gérer des sociétés aux Pays-Bas.

Euh je dire ça pas a pas d'intérêt et au Pays-Bas, il y a pas d'optimisation fiscale non plus puisque les les Pays-Bas exigent que les sociétés aient une activité réelle aux Pays-Bas et cetera. Donc la réponse est oui. C'est une piste, c'est la principale piste que je connais qui nous permettrait de mettre j'en connais pas d'autres aujourd'hui de ce point de vue-là.

Alors bien sûr euh en terme d'investissement en France, la situation est viidente, là on parle de localisation d'entivité juridique. L'investissement en France, il est aussi lié au cadre fiscal français euh qui est relativement mouvant. Et pour revenir sur la le le l'échange que nous avons eu de savoir si les codisations sociales étaient des prévements obligatoires ou pas, j'avais le sentiment que ça allait été vu les budgets de l'État.

Euh il est clair qu'aujourd'hui il y a des il y a deux obstacles qui se qui sont euh à la fois le coût du travail dans d'autres pays qui est élevé et d'autre part il y a le fait que la fiscalité étant fluctuante quand euh les grandes entreprises sont soumis à des fiscalités plus élevées ça ne nous incite pas à plus investir en France. Ça c'est un autre sujet. Fermer votre micro.

Alors vous êtes désormais également côté à New York. Euh vous avez plusieurs fois à titre personnel exprimé votre volonté de continuer à à tenir la cotation sur la place financière de Paris euh et c'est précieux dans le débat. Toutefois euh quelles évolutions du cadre réglementaire et fiscal français pourraient non pas vous mais enfin conduire Total énergie à abandonner la cotation sur la place financière de Paris pour ne conserver qu'une cotation américaine ?

Autrement dit, est-ce qu'il y a des lignes des lignes rouges euh qui conduiraient à la disparition de la place de Paris ? Alors, nous ne nous ne quitterons pas la place de Paris, ça serait totalement déraisonnable. 90 % de nos actionnaires, ils sont encore aujourd'hui localisés.

Pourquoi nous avons ouvert la cotation à New York ? Parce que malheureusement depuis 5 ans, je vais revenir au pourquoi depuis 5 ans, qu'est-ce qui s'est passé depuis 5 ans, notre actionnariat a profondément évolué. Nous avions environ 27 % je parle de d'investisseurs institutionnels, je pense pas des particuliers, 27 % d'investisseurs institutionnels français, ils sont aujourd'hui à moins de ils sont autour autour de 12 % aujourd'hui nous avons perdu 15 % d'actionnaires institutionnels français alors que c'était une marque de fabrique de l'entreprise.

Il se trouve que le capital de l'entreprise côté institutionnel était largement détenu. 27 % c'est notable de la même façon que l'ENIS et les Italiens, BP c'est les Anglais. il y avait une espèce de de concomitance euh et ces 15 % sont passés côté investisseur institutionnel américain puisque maintenant il représente 52 % euh ce depuis ce trimestre.

Donc on a accompagné le fait que le marché je dirais les actions énergétiques et pétrolières s'est déplacé vers les États-Unis. Alors pourquoi ? Bah c'est un certain nombre de règles qui que vous votez messieurs les parlementaires régulièrement qui conduisent à à fixer un cadre d'investissement dit responsable.

C'est les directives SFDR qui sont en débat au Parlement européen. C'est les décisions du gouvernement de français d'exclure Total énergie des listes des investissements d'irresponsable à cause des énergies fossiles. C'est tout un tas de décisions qui ont poussé les investisseurs français à considérer que ils n'étaient pas responsable entre guillemets de garder des actions de totale énergie.

J'en suis le premier navré. Nous passons notre temps à leur expliquer le contraire. C'est pas vraiment notre intérêt.

Je Donc là, il y a il y a une action à mener sur le plan réglementaire. Euh il y a un débat en cours au Parlement européen pour savoir si une entreprise qui produit du pétrole et du gaz peut être considérée comme une entreprise en transition comme Total énergie puisque même si nous continuons à produire ce pétrole et ce gaz dont tout le monde a besoin en ce moment, on narrête pas de de me parler de carburant depuis 3 mois. Donc heureusement que nous continuons à le produire.

Euh et bien on a investi, on investit chaque année hein 4 milliards par an pour construire un électricien. On était à 0 % en 2020, on est à 10 % de notre activité vente production en 2000 euh 25, on sera à 20 % en 2030. Donc on investit dans la transition et notamment dans les énergies renouvelables de façon à être en disqualifié en transition.

On verra si le débat au Parlement européen nous permet d'être éligible ou non à ces fonds d'actionnaires. C'est un débat pour moi très important parce qu'il renvoie quelque part à ces notions de nationalité, de souveraineté. Alors, décidément.

Merci. Dernière question. Quand quand on regarde sur les 20 dernières années et on compare le CAC 40 et le Joe Jones, on a on a une observation qui est assez frappante.

À Paris, un/art des sociétés un/art des sociétés ont été renouvelé. Un/4 aux États-Unis, la moitié. Est-ce que vous avez une analyse, une explication, un commentaire sur le fait qu'il y a un faible taux de renouvellement des entreprises les plus importantes en France ?

Est-ce que c'est lié au cadre réglementaire, difficulté d'innovation ? Quelle est votre analyse ? Moi, je pense d'abord que la France a la chance d'avoir de très grandes entreprises qui fonctionnent bien et il se trouve qu'elles sont pérennes, ce qui est plutôt pas mal euh dans plusieurs secteurs.

Alors, nous n'avons pas effectivement euh en France comme en Europe d'ailleurs un un secteur je dirais technologique notamment dans tout ce qui est digital qui soit très vivant. Il faut, c'est un vrai sujet à l'échelle européenne, pas qu'à l'échelle française. Il y a derrière sans doute des raisons de vous le dites liées au mécanisme d'innovation, au goût du risque, à l'envie de mettre du capital dans des activités plus risquées.

C'est pas ce qui c'est pas vraiment le sujet qui me concerne moi, mais je dirais je vois dans votre question, il y a deux façons d'y répondre. une façon positive qui est on a des entreprises françaises qui fonctionnent bien et qui sont pérennes. Il y en a plusieurs.

On doit s'en réjouir et c'est pour ça que je pense qu'il faut attention à ne pas surcharger la fiscalité de ces grandes entreprises parce qu'elles sont très utiles au pays, y compris dans dans plusieurs domaines et pas que dans le domaine de l'énergie comme le mien. Et puis effectivement, il y a un manque aujourd'hui, je dirais de capital. En fait, la vraie question c'est pourquoi le l'épargne va pas et ne va pas vers les capitales des entreprises technologiques privées.

Là, il y a tout un champ bien évidemment de à réformer. Euh, je me suis déjà prononcé, je pense qu'on c'est lié aussi à au fait que l'épargne est très attiré par le financement de la dette publique française, par les États qui absorbent. Il y a aussi moins de goût du risque et ça renvoie plutôt alors je suis pas un expert pour le coup à d'autres réglementations.

Vous parlerez pour interroger nos collègues banquiers assureurs dit bal 3 et autres affaires qui aujourd'hui après la crise de 2008 il y a eu en fait une divergence entre les deux côtés de l'Atlantique hein. Au début en 2008 les Américains étaient liés avec nous pour dire on va mieux réglementer le monde financier donc on va verbal. La vérité c'est que ils l'ont fait mais ils sont revenus en arrière largement.

Ils ont à nouveau déréglementé pendant que nous européens on a largement réglementé le secteur financier. Ce secteur financier est C'est pour ça que lorsque il y a une réforme majeure, je pense en Europe qui est l'Union du marché de capitaux et de l'épargne, il faut juste pas simplement croire que parce qu'on va déverrouiller quelques points, si on ne déverrouille pas la réglementation qui contraint l'investissement dans les entreprises et notamment les règles de balle, j'ai peur qu'on ait fait que une partie du chemin. Donc voilà, mais ça ça renvoie, il faut plutôt interroger mes collègues du monde financier sur ce point.

J'ai le rapporteur général. Merci. Euh rapporteur de la mission Flash Philippe Brun.

Merci monsieur le président. Monsieur le président directeur général, merci d'être devant nous aujourd'hui. Nous sommes les représentants d'une France qui vit un véritable drame social depuis le 28 février dernier.

Nous sommes les représentants d'une France qui ne peut pas vivre durablement avec une essence ou un gasoile à plus de 2 € le litre. Et nous vivons dans nos circonscriptions, notamment rurales où les trajets domicile travail sont supérieurs à 60 km. De très grandes difficultés et des grandes difficultés qui ne sont euh que très partiellement résolues euh par les offres commerciales de Total, euh compte tenu de la circonstance qu'aujourd'hui près de 2 ti3 des Français s'approvisionnent dans les supermarchés et que il y a mérité peu de stations totales dans notre ruralité.

Alors l'objectif de cette mission flash est de trouver des solutions pour que le prix demeure raisonnable et mes premières questions porteront sur la manière dont Total appréhendre le marché en tant qu'acteur en situation de position dominante. J'ai devant moi le communiqué que vous avez sorti au premier trimestre 2026 et qui n'a pas d'ailleurs manqué de faire parler dans la presse. C'est celui dans lequel vous euh fais état pardon de votre résultat.

Et dans ce communiqué, vous vous félicitez de votre capacité à capturer la hausse des prix grâce à un portefeuille intégré de business performant et diversifié dans le pétrole. Je m'interroge sur le sens de cette phrase, vous féliciter de capacité à capturer la hausse des prix. Qu'entendez-vous par là ?

Comment vos activités dans le secteur de l'énergie influent-elle sur votre stratégie en matière de carburant ? Monsieur Pouillan. Bon, je vais revenir, monsieur Br, d'abord sur euh Nous ne sommes pas en position dominante.

Nous représentons 25 % de part de marché de la distribution en France. C'est pas une position dominante. Nous avons une raffinerie sur deux en France.

Heureusement qu'on les a encore nous et qu'on les a gardé. Euh donc euh je je considère pas qu'on est une exposition dominante. Je comprends très bien ce que vous dites.

Euh on s'est pris on a un engagement vis-à-vis d'ailleurs des des stations rurales, c'est que on veille à ce que 90 % des Français soient à moins de 15 à 15 minutes de nos d'une station totale énergie. Euh j'ai d'ailleurs demandé dans votre département pour voir si c'était le cas. Je vous confirme 94 % de la population de l'heure se situe à à moins de 15 minutes d'une station totale énergie et 65 % à moins de 10 minutes.

Voilà, on a fait je voulais vérifier que l'engagement que nous avions pris était vrai. Alors c'est pas parfait. Euh euh mais les Français ont su trouver l'adresse des stations totales énergie pendant cette période.

Pour revenir sur votre question euh oui euh il se trouve que on peut avoir des situations où les prix montent et où nos installations ne fonctionnent pas. C'est malheureusement ce qui s'est passé en partie en 2022. En 2022, si nous n'avons payé qu'une très faible contribution, il y avait une taxe exceptionnel sur le raffinage qui avait été décidé au niveau européen, nous avons payé qu'une très faible contribution.

Pourquoi ? parce que l'usine de don j'étais arrêtée et parce que les usines de Normandie et et faisant fais des problèmes et Normandie s'était mis en greffe. Donc le résultat c'est que là où on aurait dû avoir des résultats conséquents et donc payer une contribution plus forte sans doute plutôt 100 à 150 millions, on a payé 30 millions.

Voilà. Donc cette année, il se trouve que je me félicite et c'était aussi un commentaire que je faisais d'ailleurs qui est dans ce communiqué vis-à-vis des équipe de Total Energie pour dire que les usines fonctionnent, tant mieux. Et c'est comme ça, c'est ce que j'appelle capturer la la hausse.

C'est pas toujours le cas, c'est pas aussi évident que tout fonctionne quand en même temps les prix sont plutôt favorables. Moi, j'ai pas de de honte à le dire et euh et je trouve qu'il faut se féliciter d'une entreprise qui est capable d'augmenter ses profits quand l'environnement le fait. Mais de la même façon, encore une fois, je n'ai vu personne se plaindre euh quand nos résultats étaient très fortement négatifs en 2020.

J'aurais aimé entendre le même concert que ce que j'ai entendu en en 2026. Euh et d'ailleurs, on n' pas demandé qu'on se plaigne de la même façon qu'on ne demande pas de de nous critiquer aujourd'hui. Donc oui, on a un système, on est une entreprise qui encore une fois, je vous l'ai dit, est l'essentiel des bénéfices.

C'est là qu'il y a dans l'analyse, je lis, c'est pas le raffinage, le trading et le marketing. Certes, c'est ces activités de l'Aval, mais l'essentiel du résultat de Total énergie au premier trimestre 2026 est venu de nos activités de production. C'est eux qui contribuent.

Alors certes, les autres ont eu un meilleur résultat au premier trimestre 2026 qu'au premier trimestre 2025. Et je me suis expliqué pourquoi. Euh mais c'est pas de là que vient l'essentiel des ressources de totale énergie.

Donc on fait des on a on a pris une décision encore une fois volontaire de répartir une partie de ces je dirais de ces résultats exceptionnels vers les clients français. Monsieur Brun hop, je vous emmènerai dans ma circonscription, vous verrez qu'on est bien plus de 15 minutes d'une station totale. Je vous partager le président vous a posé la question sur l'opération prix unique et son coût pour total.

Cette opération, vous nous avez dit à l'instant qu'elle pense vous pensez qu'elle a coûté environ 200 millions d'euros. Alors est-ce que c'est un chiffre mensuel ? Est-ce que c'est chiffre sur l'ensemble de la période ?

Et euh quand on compare ces 200 millions d'euros avec votre résultat opérationnel et y compris le chiffre que vous venez de nous donner, c'est-à-dire sur le coût de l'exploration en Guyane pure perte à 400 millions d'euros, comment vous évaluez l'importance de cet effort dans les finances globales du groupe ? Ben fo euh pardon, excusez-moi. Euh euh c'est un chiffre à date, hein.

C'est une évaluation à date, un ordre de grandeur à date. Donc depuis le début, euh ben je considère que par rapport à ce qu'on a dépensé à l'époque, je crois qu'en 2023, on avait dû dépenser 400 à 500 millions d'euros. C'est tout à fait sur une période qui avait duré plus longtemps.

On est dans la ligne droite de ce qu'on a pu dépenser. Donc j'ai pas de je me je ne compare pas cet effort-là à d'autres efforts. Je le regarde à l'ône de ce marché euh où encore une fois on a on a cherché à protéger les consommateurs français. [raclement de gorge] Merci.

La mission Flash a auditionné des producteurs, des pardon distributeurs indépendants qui ont vu leur part de marché diminuer et leur chiffre d'affaires divisé par deux, notamment en raison de la concurrence créée par votre offre. Euh nous constatons également que cette offre vous a permis par exemple de valoriser votre portefeuille de client par exemple sur la vente d'électricité, les clients électricité bénéficiant d'une garantie de prix. Euh quel a été le gain pour votre groupe de cette opération marketing notamment dans le sur le gain de clients dans le secteur de la vente d'électricité ?

Relativement limité 50000 clients aujourd'hui donc c'est pas extraordinaire. Pour l'instant, les Français ont du mal à faire le lien entre Total Ennergie fournisseur de carburant et Total Ennergie fournisseur d'électricité, même si nous avons plus de 4 millions de de clients en France, mais on est encore en devenir sur ce sujet-là. On a aussi d'ailleurs indépendamment du on a voulu faire le lien puisque Total énergie est non seulement un pétrolier, un gazier mais aussi un électricien essayer de dire à nos clients ben on peut contribuer à toutes vos énergies.

On a d'ailleurs lancé une offre sur l'électricité qui euh je pense que pendant 3 ans les Français peuvent avoir un une garantie d'un prix électricité 10 % plus bas que le prix le prix public moyen qui est pratiqué en France. Donc voilà. Donc c'est la volonté de faire les deux mais c'est pas encore complètement probant.

Par contre, on a près de 800000 abonnés à électricité déjà qui bénéficient d'ors et déjà de la garantie de prix. Donc on a un flux de 50000 nouveaux, on a 800000 abonnés à électricité qui ont compris que moyenant la précupération d'une carte, ils sont capables de de garantir le prix pendant toute l'année à moins de 1,99 sur l'essence et sur le diesel. Donc on peut penser qu'on fidélise aussi ces 800000 clients-l à travers l'offre conjointe.

Ce qui est délibéré de notre part. Une interrogation monsieur le président directeur général sur le taux de rupture de stock dans vos stations. D'après les calculs que nous avons fait avec la mission Flash, 80 % des stations en rupture en France sur le gasoile étaient des stations total énergie alors que vous représentez 20 % total des stations en France.

Vos concurrents notamment vous accusent d'avoir peu approvisionné euh vos stations. D'avoir vérité fait essentiellement un coût marketing pour empêcher le parlement de prendre les mesures qui s'imposaient notamment vis-à-vis des surprofits réalisés par votre groupe sur le premier trimestre. Nos concurrents, il faudrait qu'il sachent soit je prends des parts de marché, soit j'approvisionne pas mes stations volontairement. pourrait choisir.

Euh nous avons bien évidemment grâce à d'ailleurs au soutien de l'État puisque je vous rappelle qu'en France normalement on ne peut pas réapprovisionner les weekends les camions citaires ne peuvent pas fonctionner en France. On a eu l'autorisation spéciale de la part des pouvoirs publics de pouvoir le faire pour réapprovisionner. Effectivement, il y avait un tel appel sur nos stations que certaines se retrouvaient en rupture.

Euh j'ai moi-même fait face un jour à la possibilité de m'approvisionner en en essence dans une station. Ça m'est arrivé donc, mais je peux vous dire que là-dessus les équipes de Total énergie alors au contraire, elles ont travaillé d'arrache pied partout en France et je tiens à les féliciter devant vous tous pour d'arrache-pied faire face à cet afflux de consommateurs dans des conditions qui étaient pas toujours très simples parce qu'il y avait des queu importantes qui débordaient sur les les routes nationales. Sur les autoroutes, c'était même parfois un peu dangereux.

Donc non, nous avons fait tout ce que nous pouvions pour réapprovisionner et donc les concurrents ne peuvent pas nous accuser à la fois de prendre des parts de marché et de faire semblant de faire du marketing. Non, on a on a réellement fait tout ce qu'on pouvait pour approvisionner nos stations au fur et à mesure des weekends dans lesquels on on faisait ces promotions spéciales. Alors les profits vous démontrer les profits du groupe Total énergie augmenté de 51 % au premier trimestre 2026 par rapport à la même période en 2025 et bénéfice netorité publique s'est levé à près de 5 milliards d'euros au cours de ce trimestre et le dividende versé aux actionnaires a été augmenté de 6 %.

Quelles sont vos prévisions pour le second trimestre ? Euh il est probable que le 2e trimestre sera plus élevé que le premier puisque le près la crise a continué en avril mai, juin. Donc euh alors qu'au premier trimestre, c'était mars.

Mais encore une fois, j'ai pas j'ai pas encore tous les résultats euh du trimestre à la date où on se parle, mais je m'attends à ce que les résultats soient plus élevés qu'au premier trimestre. Ou alors c'est qu'il y a quelque chose qui se passe pas bien et on ne capture pas la hausse des prix, ce qui est peut-être pas impossible. On verra ce qui s'est passé dans les divers métiers.

Euh voilà ce que je peux vous dire pour le dividende. Non, il est fixé une fois par an. Le conseil d'administration a fixé, je vous rappelle qu'on on fonctionne chez toénergie par comme la loi française par on fixe un dividende annuel mais en fait on le paye par contre trimestriel.

L'accomte trimestriel est est fixé une fois par an pour tous les trimestres. Il est à 91 centimes d'euros et il est fixé pour les futurs les futurs trimestres au fur et à mesure de l'année. Donc il n'augmentera pas ça je peux le dire.

Groupe Total Ennergie distribue du carburant dans de nombreux pays, notamment dans des pays qui ont adopté une fiscalité allégée sur le carburant pendant la crise. Quel est votre regard ou votre avis sur les mesures mises en place en Espagne, en Pologne, en Autriche, en Italie, dans tous ces pays qui ont adopté une fiscalité allégée sur le carburant à la pompe ? Ouais, il se trouve que nous ne distribuons pas d'essence dans ces pays-là.

Le seul pays en Europe où nous distribuons directement des carburants, c'est la Belgique puisque nous avons cédé euh tous nos réseaux qui c'était en Allemagne, aux Pays-Bas, en Italie parce que on écoute ce que le Parlement européen vote. Il vote une transformation profonde du transport routier vers le véhicule électrique en 2035. Et donc comme on anticipe qu'il va avoir une décroissance des marchés pétroliers en Europe, ce qui serait logique, on a décidé de de ne pas conserver ces activitésl.

On fait plutôt d'ailleurs de des activités de recharge électrique dans ces pays-là, mais donc j'ai donc j'ai pas de commentaire à faire sur les politiques des pays en question puisque nous n'y sommes pas présents. Euh en fait, moi sur le fond, je me réjouis que l'État français cette fois-ci est en soit été fait preuve de parsimonie pour gérer cette crise et d'y avoir contribué parce qu'on peut pas à la fois se plaindre le déficit des défenses publiques. Mais ça c'est le citoyen qui parle et par ailleurs demander que l'État se substitue en permanence aux diverses crises.

Donc je pense que ils ont cherché à gérer l'État a chercher à gérer par des publics ciblés et ça me paraît une politique adéquate en France. Encore une fois, c'est pas à moi qui revient de de la commenter. Voilà, c'est bon.

Dernière question. Comment comptez-vous vous positionner dans les prochains mois afin d'alléger la charge pour nos concitoyens qui subissent cette hausse des prix du carburant et ne pas donner le sentiment que cette crise qui affecte fortement le pouvoir d'achat des Français profite à votre groupe ? On se positionnera de la même façon qu'on le fait aujourd'hui en maintenant les platformements.

Alors encore une fois, j'ai j'ai le sentiment que les marchés pétroliers vont se détendre. Donc à ce moment-là, ce qu'on fait depuis depuis 5 jours, on répliquera à la baisse de façon fidèle vis-à-vis des Français la la réplication des marchés pétroliers. L'autre questionnement que nous n'avons pas traité au niveau du comité exécutif, c'est dans la mesure où on a repositionné la marque, comme une marque défend le pouvoir d'achat, est-ce que dans une situation normale, on se on continue ce positionnement de façon euh plus agressive ou est-ce qu'on revient à nos pratiques anciennes ?

Ça, c'est un débat qu'on aura au niveau euh au niveau de la compagnie, mais on l'a pas encore eu. Ma mon point de vue, c'est qu'on a plutôt intérêt à capitaliser sur ce qu'on fait dans l'attachement pour fortifier le lien entre les Français et notre compagnie. Rassemblement national.

Alors, je sais pas qui prend la parole. Monsieur le président, directeur général, vous êtes à la tête d'un groupe qui était français. Je dis était parce que on peut aujourd'hui se poser la question.

Bien sûr, Total a son siège en France. Le groupe est soumis aux lois françaises. Il est côté à la bourse de Paris.

Il emploie 35000 personnes en France. Il donne à la France trois raffineries. On y reviendra. son PDG [grognement] vous-même êtes français et vous avez été formé dans nos plus grandes écoles d'ingénieur polytechnique et les mines.

Et quand on regarde votre conseil d'administration, il y a h administrateurs français mais mais il y a aussi six administrateurs de diverses nationalités. L'actionnariat est de plus en plus international. La part française a fondu en 15 ans et un actionnariat qui devient de plus en plus américain 40 %.

Une cotation ouverte à New York depuis le 8 décembre 2025. Oui, total, principalement côté à New York. Quel symbole !

Et il y a aussi ces bénéfices qui ne sont plus faits en France mais à l'étranger. Pas de bénéfice en France, pas d'impôt sur les sociétés en France. Et je ne parle même pas de la fermeture historique des raffineries en France.

La France en avait 24, elle en a désormais six dont trois exploités par total. Alors, j'aimerais vous poser ces questions. D'abord, considérez-vous que vous êtes à la tête d'un champion national.

Est-ce que quand Total investi produit partout dans le monde, c'est avec un drapeau français ? [grognement] Êtes-vous intéressé, plus particulièrement par un actionnariat qui serait davantage français et quelle piste vous pouvez suggérer en ce sens ? Est-ce qu'un fond souverain français permettrait de rendre l'actionnariat à nouveau plus français ?

Peut-on faire encore mieux sur l'actionnariat salarié français ? Et enfin, pensez-vous d'une golden chair de l'État au sein du groupe Total ? Je vous remercie.

Merci monsieur Renault. Monsieur Pouillané, nous ne sommes pas principalement côté à New York, nous sommes principalement côtés à Paris. 90 % des actions sont à Paris, 10 % aux États-Unis, donc c'est pas principalement.

Euh, nous avons trois raffineries, nous avons aussi deux biraffineries puisqu'on a transformé des raffineries en biorfinerie, mais c'est elle compte puisque le marché en Europe évolue vers encore une fois les les la bio les biocarburants contenu de l'évalution du contenu carbone, donc elle compte aussi. Donc, mais c'est vrai que il y a eu une réduction très forte en Europe hein, depuis 2009, 30 raffineries se sont ont été fermées. 30 en Europe.

Naturalement, ça pose la question d'ailleurs le conflit au moyen pose la question comment on va faire pour combiner souveraineté de l'Europe et approvisionnement la sécurité d'approvision de l'Europe et la volonté de décarboner l'Europe parce que garder les raffineries dans un marché fondamentalement déclinant la réponse est que alors qu'on nous dit qu'en 2040 on sera à 90 % de réduction du carbone ça saute pas aux yeux pour les dirigeants d'entreprise pétrolière que nous sommes. Donc il va falloir se poser la question collectivement de savoir comment on fait des pour éviter de se retrouver dans la situation de l'Australie ou de la Californie. qui n'ayant plus de raffinerie sont obligés d'importer tout leur carburant et et ça leur coûte beaucoup plus cher.

Donc, il y aura une question de comment combiner décarbonation de l'énergie européenne et maintien de la sécurité d'approvisionnement puisque même si le marché diminuera, il y aura encore beaucoup de véhicules à à combustion en 2050 qui circuleront en Europe, même si le flux sera tari. Le champion national. Oui, nous sommes une champion nationale.

Oui. D'ailleurs, le le monde entier, vous avez pas besoin de prendre une Golden Chair. La plupart des gens pensent que l'État est actionnaire de Total énergie, que vous faites un contrant.

Donc c'est ça sert à rien. La Golden Share d'ailleurs, elle est illégale la Golden Share puisque la Commission européenne lorsqu'on a fusionné Total et Elf a a elle est intervenue au niveau de l'anticoncentration pour dire il y a une condition, c'est que l'État français doit lâcher la Golden Share. Donc donc une Golden Sher ne régèlera rien.

Elle a des pouvoirs limités et elle sera illégale. Donc l'entreprise sera amenée à à la contester. Euh nous avons été très clairs sur ce sujet.

Euh alors après, vous posez une bonne question, l'actionnariat mais nous sommes nous serions nous sommes pas les sommes pas heureux d'avoir vu l'actionnariat français fondre. J'ai essayé d'expliquer ce qui s'est passé. Le phénomène profond dit ESG dit politique qui ont été qui ont été adoptés au niveau européen et au niveau français. euh ont fait que les institutionnels français ont accéléré le mouvement de désengagement de Total énergie.

J'en suis pas content hein parce que perdre sa base perdre sa base normale et classique d'actionnaire, ça a pesé très largement euh sur la valeur de l'entreprise et je pense que la souveraineté de l'entreprise passe aussi par la sa valeur boursière. Aujourd'hui, il se trouve que on a dépassé cela puisque l'entreprise s'est réapprécié fortement. Il se trouve que la crise du D3 d'Ormous a aussi remis en lumière la valeur que que la valeur l'importance je dirais de l'énergie mondiale et dans l'économie de toutes nos sociétés de pays consommateurs.

Donc je pense qu'il y a un lien, on voit à nouveau un appétit vers les entreprises énergétiques et je et je m'en réjouis. Après l'actionnariat salarié, un mot, c'est une action que nous développons énormément. Il y avait l'entreprise, il y avait les salariés représentaient 5 % du capital.

Maintenant c'est 8e entreprise qui vaut plus cher passé de 150 à 200 milliards. Chaque année, chaque année de je suis PDG, c'est faisit tous les 2 3 ans, c'est chaque année, nous offrons au salariés la capacité d'acheter du les actions. Ils épargnent énormément puisqu'ils y consacr à peu près 500 millions d'euros par an mondialement.

Nous avons 70000 salariés qui sont actionnaires. Il se trouve que l'année des 100 ans, nous avons pris une mesure exceptionnelle. On a distribué 100 action à tous les salariés dans le monde.

Donc, on a favorisé l'actionnariat salarié. Je suis extrêmement favorable à tous les mécanismes qui peuvent favoriser l'actionnat salarié parce que c'est à mon avis la meilleure réponse que l'on apporte à la question du l'alignement entre le salaire et le capital entre et aujourd'hui nos salariés reçoivent à peu près 350 millions d'euros par an de dividende en tant que en tant qu'actionnaire. Donc tout ça, ça conforte, je dirais, le lien entre nos salariés et l'entreprise.

Donc toute mesure qui favorise l'actionnariat salarié sera sera bienvenue. Pour le reste, c'est à vous de décider ce qui sera bien de faire. Un fond souverain, tout dépend de l'importance du de l'actionnariat qu'il aura et de l'argent.

Je suis pas sûr que l'argent public soit le mieux placé chez Total Energie, même si ça rapporte pas mal d'argent en l'occurrence, mais ça c'est un choix qui appartient à à la représentation nationale. C'est pas à moi d'en d'en décider. L'entreprise a une valeur de peu près 200 milliards d'euros.

Merci Jean-Ren Casnov. Micro micro. Hop.

Merci. Merci monsieur le président. Monsieur le président, moi je voudrais comme l'a fait le rapporteur général évidemment saluer euh l'entreprise Totale énergie, saluer sa performance et euh évidemment la société ne paye pas d'impôt sur les sociétés en France.

Je vous avais expliqué pourquoi, mais je préfère voir le baril de pétrole à moitié plein et saluer effectivement l'importance du groupe pour notre souveraineté énergétique, pour les emplois de qualité qui sont créés en France, pour l'indépendance de notre de notre pays. J'aurais monsieur le président deux questions. La première, c'est le rapport sur la transparence fiscale où effectivement il y a beaucoup beaucoup d'informations sur l'ensemble des pays dans lesquels vous opérez.

Quel est quel est le taux de fiscalité moyen aujourd'hui en 2025 du groupe Total énergie ? Vous avez expliqué qu'en France vous aviez plutôt un taux à 25 % qui était plutôt bas et que vous aviez des pays comme la Norvège vous opériez avec des taux plutôt élevés. Quel est le taux moyen aujourd'hui ?

Euh et pas pas en en prélèvement obligatoire, je parle bien en fiscalité. Deuxème question qui rejoint des points qui ont été soulevés déjà, vous avez un actionnariat qui bouge, qui évoluait, qui évolue. Vous avez dit que l'actionnariat français baissait.

Quelle est la pression aujourd'hui de vos actionnaires sur vos implantations en France et et en Europe et donc sur la fiscalité prévisionnelle dans notre pays ? Merci. Monsieur Puy.

Euh la première question, c'est bien au niveau mondial, euh le taux moyen euh est à peu près 43 % en ce moment. Euh il était à 41, il va monter, il est un peu en train de monter euh au fur et à mesure que les prix euh sont plus élevés. Je vous ai dit qu'il avait été à plus de 50 % en 2022.

Euh donc effectivement, c'est plus élevé que l'auto fiscalité française qui est dans la moyenne. Le 25 % pratiqué en France l'IS, c'est la moyenne de l'OCDE, hein, qui est à 424,8. Donc la France a voulu se ramener dans la moyenne de l'OCDE, ce qui me paraissait une politique normale.

Bon, il se trouve que vous avez décidé d'une surtax sur les grandes entreprises qui fait plutôt 35 que 25 en fait lorsqu'on fait les calculs, ce qui est pas de mon point de vue la même si s'applique pas directement à nous, mais encore une fois je le c'est pas une volonté de notre part et si en 26 il s'applique, ben on appliquera la on appliquera le taux moyen. Donc voilà ce que je peux vous répondre. Donc il se trouve qu'effectivement les pays producteurs, mais c'est le cas de beaucoup de matières premières, les pays producteurs ont des fiscalités qui sont en général très élevé hors du droit commun.

Euh considérant qu'en fait c'est une rente minière qu'il faut partager et que cette rente, les ressources naturelles étant localisées chez eux et leur appartenant, ils ont un un droit supplémentaire et ça ça varie beaucoup selon les pays. Euh euh il y a il y a en fait tout ça relève de discussion à l'échelle de chacun des contrats de chacun des pays, mais la moyenne est plutôt effectivement au-dessus de largement au-dessus des 25 % d'où le fait que l'accusation d'optimisation fiscale n'a pas lieu d'être. Votre deuxième question était monsieur euh votre deuxième question monsieur le l'évolution de de l'actionnariat et le et l'impact que ça la pression que ça met sur vos implantations en France et et en Europe ?

Non, c'est pas honnêtement je c'est pas l'évolution de l'actionnariat qui influence nos décisions d'investissement. Lorsqu'on décide de transformer une raffinerie en bioraffinerie, nous le faisons parce qu'il y a un marché européen. Nous nous investissons en fonction du du marché.

Il se trouve que l'Europe est un sujet complexe offre dans le domaine de l'énergie une transition, je dirais vers des énergies moins carbonées plus fortes que dans d'autres marchés. Donc on essaie de s'adopter à ce marché-là. Après, ce qui est clair, c'est que euh je l'ai dit tout à l'heure, il y a des obstacles aujourd'hui à l'investissement en Europe qui sont de trois natures.

Un, c'est un prix de l'énergie qui est relativement élevé, ce qui est pas le cas en France. Je me réjouis d'avoir pu signer un contrat à long terme qui protège les raffineries françaises avec EDF, le fameux CAPN. On a mis un peu de temps à l'accoucher, mais on a signé un contrat qui nous permet d'assurer l'approvisionnement en électricité décarboné dans des bonnes conditions.

Donc ça sera pas un argument que je pourrais utiliser au détriment des raffineries françaises. Très bien. Vous avez un coût du travail plus élevé, un temps du travail qui est plus faible.

C'est la réalité de notre pays. Il me faut pour assurer une rotation sur une raffinerie en en France 8 personnes. Là, il m'en faut 6 en Allemagne.

Bon, c'est un coup. Et puis après l'instabilité fiscale est pas extrêmement favorable à retenir l'investissement dans le pays. Maintenant ça nous on fait des choix qui sont largement pilotés par les compétences de nos collègues, par la transition énergétique et les marchés qu'on peut envisager.

On sait qu'on aura un marché des carburants qui va diminuer. Donc la transformation de raffinerie en biouraffinerie est une façon d'accompagner ce mouvement. La question qu'on se pose aujourd'hui c'est est-ce que l'Europe est vraiment sérieuse sur 2035 ?

Parce que le pire pour nous, c'est de transformer les rafies en biorapfie puis ne pas avoir le marché derrière parce que ce sont des marchés complètement réglementés. Donc je veux pas qu'on aille trop vite non plus et donc je préfère trouver le bon rythme. C'est une discussion très compliquée pour être honnête.

Les débats qui ont lieu au niveau européen sur le fameux 2035 que je comprends pour les constructeurs automobiles et je vais pas me positionner là-dessus font que nous on regarde tout ça en se disant "Mais à quel rythme devons-nous vraiment investir dans les bornes de recharge ? À quel rythme devons-nous investir dans les biocarburants ? parce que ce sont des marchés qui sont complètement le résultat de réglementation et donc voilà les questions qu'on se pose.

Merci. On passe à Cher Azad Bentorky pour le la France assoumise. Merci monsieur le président.

Monsieur le président, directeur général, 51 % de hausse des bénéfices au premier trimestre pour total des milliards versés aux actionnaires et pendant des mois, on nous a vendu votre ristourne avec le prix du carburant à moins de 2 € comme un geste social 200 millions pour lequel on devait vous remercier. Le problème ce n'est pas que vous gagnez de l'argent mais bien que cet argent vous refusez de redistribuer. Au même moment, le financier TAM révélait que vos traders à Genève avaient empoché plus d'un milliard de dollars en spéculant sur le pétrole.

Pendant la guerre au Moyen-Orient, 1 milliard de profits de guerre contre 200 millions de charités d'images. Voilà le vrai rapport de force. Le pétrole brut acheté en Angola ou ailleurs est vendu par votre filiale suisse à vos propres raffineries françaises et c'est votre filiale suisse qui fixe le prix de session entre les deux.

C'est donc elle qui décide où atterrir votre marge. Genève vend cher à la France. La marge reste en Suisse, là où l'impôt est le plus faible.

Vos raffineries françaises apparaissent donc comme par magie peu rentable année après année quand la guerre en Ukraine a fait exploser les marges vos margos raffineries françaises ont soudainement dégagé des bénéfices et vous avez soudainement payé des impôts en France. Le problème ce n'est pas que le que les raffineries françaises ne rapportent rien. Le problème c'est qu'elles sont organisées pour ne rien apporter ici dans votre propre rapport.

Une ligne intitulée reste du monde 5,9 milliards de bénéfices en 2024 soit un/4 de vos profits mondiaux planqués sous une étiquette sans payer. Un ouvrier de votre raffinerie en Normandie paye ses impôts ici chaque mois sans pouvoir y échapper. Vous vous déplacez vos profits comme on déplace des pions et après ça on demande au peuple de se serrer la ceinture pendant que les multinationales décident seul combien ell redonnent au pays qui les a enrichis.

Monsieur le président, directeur général, le problème ce n'est pas que Total gagne de l'argent, c'est que plus elle gagne, moins elle donne à la France. Alors, voici mes questions. Quand publierez-vous les comptes détaillés de Totsa Geneva incluant la méthode de calcul de vos prix de session en interne ?

Et enfin, engagez-vous à détailler reste du monde pays par pays avant la fin de l'année. Je vous remercie. Merci monsieur Pouyan.

Vous posez la question des prix de transfert, je vous ai affirmé, je le réaffirme solennellement, que les prix de transfert sont les prix internationaux. Donc la filiale de Total énergie en Suisse vend à nos raffineries au prix international des produits et du brut. C'est surveillé, attesté, audité par l' par le fisque français qui bien évidemment regarde comme nous.

Cette règle, je vous l'ai dit dans mon discours, elle est avérée. Donc ce discours, cette question consistant à dire qu'il y a une manipulation qui se passe en Suisse, je suis désolé, c'est totalement faux. Je c'est totalement faux.

Il se trouve que l'acquisition l'activité de trading est localisée en Suisse pour les raisons que je vous ai indiqué qui est que c'est là que se trouvent toutes les activités de négoce pétrolier de tous nos concurrents. Elles sont en Suisse. Donc on est là-bas comme eux.

Elles achètent l'activité de training, achète le brut au pays producteurs au cours international du pétrole et les pays producteurs bien vivant y veillent. Et cette activité lorsqu'elle revendent soit du pétrole, soit qu'elle apporte des carburants, lorsqu diesel, puisqu'on importe du diesel en France à nos raffineurs et à nos marketeurs en France le font au cours international. Je m'y engage, vous pouvez venir l'auditer.

C'est surveillé et donc cette fable contristant à dire qu'il y aurait une manipulation, elle est totalement inexacte tant côté producteur que côté consommateur et le fix français il veille comme nous-même. Donc là-dessus, je je m'oppose en faux. Ce n'est pas la réalité de ce qui se passe.

J'ai répondu sur la catégorie reste du monde. Je vous ai dit que là-dedans l'essentiel c'était la Suisse et Singapour, que la moyenne est à 18 % de cette paquet là. Nous en faisons beaucoup.

Vous en demandez plus. On examinera encore une fois voter une loi qui nous obligera à le faire. Pourquoi Total énergie devrait le faire pendant que tous mes concurrents ne le font pas ?

Pourquoi devrais-je révéler des données commerciales sur nos activités alors que mes concurrents ne le font pas ? Il y a aussi cette dimension là qu'il faut prendre en compte. Euh donc je j'ai vu des bêtises écrites comme quoi reste du monde était fiscalisé à 4 %.

Visiblement, [raclement de gorge] il y a des experts économiques qui ne savent pas calculer ou qui font exprès de ne pas savoir calculer. Le taux, je répète, était 17,8 % euh sur l'année 2025 de la catégorise du monde. Je peux pas m'engager à publier avant la fin de l'année parce qu'il se trouve qu'il faut 18 mois aux équipes pour publier tout cela.

Donc le rapport de l'année 2025 paraîtra, si je comprends bien début [grognement] début début 2027. permettraz de vous dire que quand vous mettez des cotisations à l'imposition, les experts peuvent peut-être s'interroger. Non, un prélèvement obligatoire.

Non, c'est pas une imposition. C'est votre définition à vous. Non, c'est pas la mienne.

C'est celle celle des finances publés. Non, non, non, c'est faux ce que vous dites. Ça ne rentre pas l'opposition dans la faux.

Donc, je l'enlève. Donc, il y a 1 milliard de cotisation dans ce que j'ai dit. Pour revenir à votre question, il y a 1 milliard.

Non, c'était le rapporteur spécial qui parlait tout à l'heure, tout comme le rapporteur général a parlé et je vous donnerai la parole Marieine Dalos pour votre groupe. Voilà. Merci.

Merci monsieur le président. Euh, monsieur Pouyanet, total affiche un résultat net ajusté de 15,6 milliards de dollars en 2025, vous l'avez dit, un bénéfice net de 4,96 milliards d'euros au trimestre 1 2026, porté évidemment par la flambée des prix des hydrocarbures lié à la guerre au Moyen-Orient et au blocage du D3 d'Ormouse. Dans le même temps, vous avez indiqué que Total énergie ne payerait aucun impôt sur les sociétés en France en 2025.

Vous venez de tenter de nous expliquer pendant plus d'une heure que la crise du D3 d'Ormous était un risque pour totale énergie. et il y avait un coût pour l'entreprise. Alors, admettez, monsieur Pouyané, que malgré tout votre talent, nous ayons un peu de mal à y croire.

Déjà, compte tenu de la hausse avérée et spectaculaire des bénéfices au premier trimestre, je rappelle plus 51 % sur 1 an. Aussi parce que dans votre propoliminaire, vous avez omis le milliard de profit que vous avez fait après avoir acheté des cargaisons de pétrole juste au début de la crise avant que le président Cocrel ne vous interroge sur ce sujet. Vous dites que ce n'est pas de la spéculation, juste une opération d'observation du marché.

Mais prendre des risques, ça fait partie de la définition de la spéculation. Enfin, vous avez même scénarisé en avril 2026 une ère de pénurie énergétique sur si la crise du détroit d'ormous durait plus de deux ou 3 mois. En disant cela, monsieur Pouyané, en tant que dirigeant de totale énergie, ce n'est pas neutre.

Vous exercez une pression, vous ajoutez de l'anxiété supplémentaire pour les Français et les milieux économiques. Vous envoyez un signal fort au marché et ainsi bien sûr vous préparez les esprits à une nouvelle hausse de prix. Dans vos explications, cela a été dit par le président Cocrel, vous cumulez les taux nominaux sur la production de l'impôts sur les bénéfices qui ne sont pas de même nature et comme l'a souligné le président, vous faites semblant de confondre cotisation sociale et impôts qui ne financent pas tout à fait la même chose.

Donc ma question est simple. Pouvez-vous chiffrer la contribution de total aux grands services publics de l'éducation, de la formation initiale de vos 35000 salariés, de vos ingénieurs, au financement des routes, à l'armement ou à la défense de la France ? Tout ce qui n'est pas financé par les cotisations sociales.

Enfin, pour que plusieurs pays plusieurs pays européens ont mis en place une taxation des super profits, plusieurs propositions ont été déposées en ce sens, nous allons explicitement menacé de suspendre le plafonnement des prix à la pompe. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ? Merci monsieur Pouyan.

C'est la réponse vi vous la donner. Les cotisations sociales représentent 1 milliard des 2 milliards que j'ai indiqué. Donc c'est 1 milliard plus 1 milliard.

Après je ne sais pas s'il va à l'éducation nationale ou à une autre activité. C'est pas moi qui décide, c'est vous au Parlement qui décidez à quoi consacre ce consacre ces ces fonds publics. Voilà 2 milliards globalement 1 milliard plus 1 milliard.

La réponse à votre question. Euh non, j'ai pas on a je n'oserais pas menacer qui que ce soit. Chacun je respecterai les décisions qui sont prises.

Nous avons pris un acte volontaire. J'ai simplement fait remarquer que s'il y avait une si le parlement s'orientait vers une taxation supplémentaire, ben nous entier les leçons sur les plafonnements, c'est tout. Ça me paraît logique.

On peut pas vouloir nous prendre deux fois la même argent. Marie-Christine Dalouse. Oui, merci monsieur le président.

Monsieur le président, directeur général, moi je voudrais vous faire part de notre légitime fierté et je pense que toutes et tous dans cette commission, on devrait s'accorder au moins cela d'avoir un fleuron industriel français total énergie, c'est vraiment pour la France, c'est important. Je regrette que on nit pas tous cette vision là. Alors, je voudrais souligner un paradoxe.

Vous avez dit tout à l'heure que le système bancaire français ne vous donnait pas la capacité à avoir des comptes en dollars alors qu'on sait tous très bien que la cotation du prix du pétrole enfin du baril est en dollar. C'est c'est un vrai paradoxe et je pense qu'il faut qu'on arrive à avancer dans une législation qui permettrait au système bancaire français de de côté enfin d'avoir des comptes en dollars. J'ai une deux questions.

La première concerne le vous avez tout à l'heure fait état de 4 milliards d'investissements annuels et notamment beaucoup à destination de la transition énergétique. Quand on sait que vous avez perdu depuis quelques années 15 % d'investisseurs institutionnels français, vous étiez vous avez signaler passer de 27 à 12 %. Qu'est-ce qui pourrait mobiliser les investisseurs français aujourd'hui à passer outre ces règles obsol pour moi obsolète sur une vision dans la mesure où vous investissez sur la transition énergétique ? comment on peut revenir à rappeler les institutionnels français à réinvestir sur total énergie ?

Et ma dernière question, c'est vous avez dit tout à l'heure que bon, les cours du brut allaient aujourd'hui seiser, revenir à peu près au niveau enfin on sait pas s reviendront au niveau d'avant-crise. Mais moi ce qui m'interpelle, c'est toutes les raffineries qui ont été, comme vous l'avez très bien remarqué le dit tout à l'heure, qui ont été abîmé par ce cette crise, cette guerre au Moyen-Orient. à quelle échéance, à quel horizon vous voyez la réhabilitation justement de ces raffineries pour rétablir un un flux à peu près normal et revenir à des prix d'équilibre.

Merci monsieur. Merci monsieur Pen. Alors ma première remarque sur les dollars, c'est pas tant le système bancaire, je peux ouvrir des comptes en dollars, c'est que je n'ai pas le droit de tenir les comptes des sociétés en dollar.

Et ça c'est entre vos mains à vous parlement. Il suffit d'ajouter dans un texte de loi qu'une société de droits français peut tenir des comptes en euros ou en dollars avec des des règles de conversion à définir. C'est ce que je fais au Pays-Bas où j'ai donc je peux le faire en dollar.

Encore une fois, ça nous a conduit à mettre pas mal de sociétés dans des pays qui le permettent. Donc c'est juste c'est vraiment je peux ouvrir un compte en dollar comme un particulier dans des banques françaises. C'est le fait que je n'ai pas droit de tenir les comptes de la société Total Éergie SE en dollars.

Donc je dois exprimer tous mes comptes en euros, mon dividend d' euros et après faire des conversions et cetera. C'est ça le point. C'est vraiment complètement une question de d'un amendement simple dans un texte.

Euh deuxièmement, ben écoutez, je pense que j'ai été frappé spectaculairement par ce qui s'est passé sur le secteur de la défense. La défense était antiG, anti irresponsable jusqu'à il y a 1 an. La défense, les fonds étaient c'était considéré comme irresponsable. tout d'un coup parce qu'il y a la guerre, parce qu'on comprend qu'il faut investir massivement dans la défense.

Au nom de la souveraineté, vous avez requalifié la défense comme éligible à tous ces fonds. Et bien moi, je vais vous dire simplement, j'essaie que développer cet argument auprès des pouvoirs publics puisque vous m'offrez l'opportunité. Le même argument de souveraineté, le même argument de souveraineté énergétique pour le continent européen et pour notre pays devrait vous conduire exactement au même raisonnement sur l'énergie.

On a besoin d'industrie de défense, on a besoin d'industrie de l'énergie dans ce continent. On peut pas se contenter de dépendre que de l'extérieur. Euh pour l'instant, oui, nous sommes établis, nous restons là.

Et je je pense que l'argument, c'est un argument de souveraineté. J'en m'en suis ouvert au pouvoir public et au premier ministre et cetera. Après, on me dit c'est compliqué politiquement de revenir en arrière.

Moi, je pense que j'ai été frappé de la vitesse à laquelle le mouvement a été fait sur la défense. J'ai donc bon espoir, j'en profite pour de convaincre les représentations parlementaires françaises et européennes d'également revenir sur ce sujet. Et là, vous enverrez un signal très fort parce que les investisseurs n'attendent que ça, pouvoir réinvestir dans nos entreprises.

Voilà ce que je puis me permettre comme conseil. Euh à quel rythme tout ça va revenir ? Ça c'est une vraie question.

Euh euh je reviens des États-Unis la question. Certains disent euh 6 mois. Moi, je pense que pour tout réguler, il va falloir 6 6 mois, un mois à 1 an pour remettre tout ça en état.

Bon, il faut vraiment que le D3 se réouvre véritablement. Euh j'en profite parce que je aujourd'hui tout le monde va observer ce qui se passe vraiment sur le terrain et va y avoir un peu d'inquiétude parce que si on ouvre 2 mois ou 3 mois de négociation pour un accord à fournir euh vous savez on a tous vécu nous avions 11 pétroliers bloqués dans le D3 d'ormousse. C'est compliqué de gérer pendant 3 mois des équipages et des pétroliers bloqués qui ne peuvent plus bouger.

C'est un coup en plus. On a réussi à en faire sortir trois. On en a encore h.

On va tous les sortir pour les ramener. On va regarder vraiment si la paix est vraiment là. Et je pense que je ne suis pas seul à tenir ce raisonnement.

Beaucoup vont le tenir. Donc je pense que ça va prendre un peu de temps pour se remettre en état. Euh ce qui est physique, les dommage physique, il faut sans doute une année pour les réparer.

Mais disons, je pense qu'on doit pouvoir rétablir un fonctionnement normal de tout ce marché dans les dans les 6 mois qui viennent pour autant qu'on rentre vraiment dans une période d'ouverture du D3. Et bassas pour les écologistes. Merci monsieur le président.

Monsieur Pouillon ça a été dit au premier trimestre Totalénergie a vu son bénéfice net bond dire de 50 % à 5,8 milliards de dollars. Ceci grâce notamment à l'achat de 34 millions de barils début mars, soit le double du mois précédent dans une opération qu'on ne peut qualifier que de spéculative. Total énergie n'a pas créé la crise mais elle en profite et ce sont les Français qui payent.

Ces bénéfices ne sont pas illégaux, mais il ne serait pas illégal de les taxer. Selon un récent sondage de l'Institut VBLINEN, 70 % des Français se disent favorable à une taxe sur les profits exceptionnels des entreprises pétrolières. Et vous le savez d'ailleurs, les écologistes ont déposé une proposition de loi dans ce sens. 57 % des Français pensent que Total énergie ne contribue pas à la hauteur de ce qu'il pourrait et 50 % que le plafonnement des prix dans vos stations est une mesure insuffisante.

D'où ma première question, monsieur Pouyané, est-ce que les Français ont tort de vouloir une taxation des surprofits pétrogasiers, n'est-ce pas une mesure pleinement légitime et nécessaire pour financer le soutien aux Français dans cette crise ? Ma deuxième question Total Energie affirme dans sa communication être, je cite, pleinement engagé dans sa stratégie de transition équilibré et faire des renouvelables une un pilier stratégique. À l'épreuve des faits, pourtant ce sont plutôt le pétrole et le gaz qui semblent avoir votre préférence.

Total Ennergie investit 18 fois plus dans l'exploration et l'exploitation d'hydrocarbure que dans ce que vous appelez le bas carbone. Votre groupe soutient plus d'une centaine de nouveaux projets d'extraction à travers le monde dont 30 projets dit bombe carbone du Surinam à la Namibie en passant par le Brésil. Votre communication parle de transition.

Vos investissements eux continuent de parler de pétrole et de gaz. Ma question sera donc la suivante. Monsieur Pouyané, admettez-vous que tout nouveau projet d'extraction pétrolière compromet la possibilité de maintenir le réchauffement climatique ena de 1,5°.

Je rappelle que le JC et l'Agence internationale de l'énergie appellent à ne plus investir dans de nouveaux projets pétroliers et gaziers si l'on veut maintenir un monde vivable. Et c'est la raison pour laquelle il serait d'ailleurs aberrant de réintroduire les entreprises pétrolières dans les critères ESG. Merci monsieur Pouan.

Ben, il y a 50 % des Français qui pensent qu'on peut faire plus. Il y en a 50 % qui pensent que c'est bien. Donc, je retiens le verre à demi plein et pas le verre à demi-vide.

Sachant que à la fin, encore une fois, ce que je vois, c'est que les Français sont venus massivement vers nos stations services parce que malgré tout, nous les protégeons. Donc voilà ce que je peux vous dire sur ce point-là. Euh je sais pas d'où vous sortez le ratio 18.

Moi je connais mes investissements. 16 milliards, 4 milliards dans les énergies bar carbone, 12 milliards dans le pétrole et le gaz. Ça fait pas 18 fois plus, ça fait trois fois plus.

Et je l'assume, je l'assume parce que l'énergie d'aujourd'hui c'est le pétrole et le gaz. Celle qui fait qu'on nous réclamait aujourd'hui de continuer à fournir du carburant. Donc je dois continuer à assurer l'approvisionnement et la secroionnement de de l'Europe, de la France.

C'est une mission que nous avons et nous le continuerons à le faire. Et en même temps, nous sommes résolus résolument dans la transition parce que 4 milliards parmi les acteurs pétroliers au monde, vous me montrerez un autre acteur pétrolier qui dépense autant dans ses énergies bas carbone. Et nous voulons devenir un électricien de taille tout à fait parmi les deux plus grosses industries électriciens au monde, ce que nous serons en 2030 et nous avançons.

Donc je sais bien qu'on peut toujours me dire que c'est pas assez. Nous considérons que nous en faisons déjà beaucoup mais on doit conserver cet équilibre. La transition c'est pas tout ou rien.

C'est il faut faire pour reprendre une expression célèbre en même temps les énergies d'aujourd'hui et celles de demain. Voilà, c'est l'exercice d'équilibre dans lequel nous sommes. On peut apprécier la qualité de ce que nous faisons de diverses façons.

Nos résultats ont l'air de plaider pour le fait que pour l'instant l'équilibre est pas si mal pas si mal trouvé que cela. Sophieette pour les démocrates. Merci monsieur le président.

Monsieur le directeur général. Président directeur général. Tout d'abord, je m'associe au rapporteur général pour vous féliciter pour votre entreprise et vous remercier des actions que vous entreprenez pour pour la France.

J'aurai trois questions. Premièrement, sur l'arbitrage entre justice fiscale et dispositif de soutien, vous présentez le plafonnement de vos prix à la pompe comme une alternative exclusive à toute fiscalité de crise et nous le reconnaissons. Mais la représentation nationale a besoin d'éléments objectifs pour arbitrer entre les outils disponibles.

Pouvez-vous nous donner une quantification précise du coût de net de ce dispositif pour Total énergie en France après la prise en compte des effets de volumes et des marges sur l'ensemble de la chaîne raffinage, distribution, trading ? Sans cette transparence, il nous est difficile de comparer l'efficacité respective d'un plafonnement commercial et d'un instrument fiscal ciblé. Deuxièmement, 2è question sur les perspectives du marché du gaz.

Alors que les cours du pétrole refluent, l'accord signé ce weekend entre les États-Unis et l'Iran offre un soulagement que les experts qualifient déjà de temporaire. Les estimations montrent que le prix du gaz en Europe reste supérieur de 30 % à sa moyenne de février, plombé par les incertitudes du dédroit d'Ormuse et un manque d'incitation économique pour le remplissage de nos stocks hivernaux. Quelles sont vos projections d'approvisionnement en général pour l'hiver prochain et redoutez-vous un maintien durable de cette prime de risque ?

Enfin, sur la cohérence de notre stratégie face aux transitions, on en a parlé là, ces dernières questions. Cette crise agit comme une piqû de rappel sur l'urgence d'électrifier nos usages. Or, les carburants professionnels restent truffés d'exemption quand l'électricité subit une assise deux fois plus lourde que celle du gaz naturel.

Mais ce décalage fiscal masque un paradox paradoxe pardon industriel encore plus profond que votre groupe vie de front. D'un côté, nous devons planifier la sortie des énergies fossiles. De l'autre, la crise a prouvé que nous avons un besoin vital de maintenir nos raffineries nationales pour garantir notre souveraineté immédiate.

Monsieur le président, comment gérez-vous cette injonction contradictoire ? Comment pensez-vous qu'il faille faire évoluer la fiscalité et le soutien public pour accompagner la reconversion de ces sites lourds sans créer d'approvisionnement ni sacrifier notre tissu industriel ? Je vous remercie.

Merci monsieur le président. Bon, je vous ai répondu l'ord de grandeur c'est 200 millions d'euros. Donc je vais pas ajouter plus d'éléments à vous de juger si c'est suffisant ou pas.

De toute manière en faisant tout cela, c'est pour ça que je dis qu'il y a pas de menace, c'est que de toute manière le plafond s'applique et que vous pourrez prendre des lici de fiscalité. Après, moi je ne ferai qu'observer ce qui se passe et si je constate que notre geste et je le considéré comme insuffisant, je pense que nous ne le répliquerons plus. Voilà ce que je peux simplement vous dire.

Il faut aussi qu'on gère l'entreprise de façon responsable. sur le le gaz, c'est une très bonne question euh parce qu'en fait l'approvisionnement mondial de gaz naturel liquéfié dépend quand même 20 % du Qatar qui et un peu d'Abu Dhabi Qatar qui se retrouve vers le 3ous. On peut pas s'amuser à redémarrer des unites de liquéfaction pour les réarrêter.

Donc la question quand est-ce qu'on va vraiment redémarrer les identifions du Qatar est une question complexe aujourd'hui avec les qu'on discute avec les autorités du Qatar et c'est clair qu'on a besoin de cet approvisionnement pour faire face à l'hiver pour être clair. Sinon, il y a certes une montée en puissance des productions américaines mais pas suffisantes si on donc ça c'est une question qui fait qu'aujourd'hui d'ailleurs les marchés du gaz européen ne se sont pas détendus. Ils se sont pas détendus quand vous les suivez.

Ils se sont même un peu montés parce que qu'est-ce qui se passe ? On attaque la saison d'été où la demande en gaz est plus forte en Asie. Il fait beaucoup plus chaud en Asie, donc c'est la forte consommation et nous on va commencer à restocker du gaz pour l'hiver.

Donc on a là un risque et il est urgent de pouvoir ramener le Qatar dans le dans le marché. Ça peut être une des complications auxquelles on fera face. On ne verra pas les prix du gaz qu'on a vu en 2022 parce qu'en 2022 ils étaient complètement hystériques.

Là je pense qu'on restera dans mais je ne m'attends pas à ce qu'il baissent de la même façon qu'on va voir les prix des carburants baissés. Je pense queon rentre dans la saison plutôt de tension sur le gaz. Donc la le sujet Qatar est un sujet important pour nous euh même si Total Energie, je vous rappelle, est le plus gros exportateur de gaz naturel liqufié américain au numérant aux États-Unis et qu'on amène l'essentiel en Europe et on va continuer à le faire.

Euh les assises sur l'électricité et le gaz, moi je veux vous dire ce que je pense c'est que moyen d'accord sur l'énergie, mieux c'est de façon générale. Alors je suis favorable à l'électrification, je pense qu'il faut électrifier. Pour autant et d'autant plus je favorable en France à l'électrification parce qu'en France on a une base d'énergie décarbonée réelle, le nucléaire plus des renouvelables.

Il faut surtout pas arrêter les politiques renouvelables parce qu'en fait ce qui est frappant dans cette crise c'est qu'il y a eu la France n'a pas vu d'impact de la crise sur son prix d'électricité. Pourquoi ? Parce qu'on a une abondance d'électricité et c'est très bien d'avoir cette abondance.

Ça nous a permis de d'absorber la crise mais elle vient à la fois du bon fonctionnement des centrales nucléaires mais aussi des énergies renouvlables. Il faut maintenir cette politique. Pourquoi je dis ça ?

Électrification, c'est bien. Électrification à l'échelle europe PN, c'est moins clair quand on décide de faire que des véhicules électriques alors que l'électricité n'est pas décarbonée. J'ai du mal à comprendre la logique de toutes ces décisions et je pense qu'il serait temps que l'on réfléchisse à la question du transport routier, pas seulement à l'ône de ce que consomme un véhicule, mais de la chaîne complète.

Voilà. Bon, sur les accises, j'avouer que je pense qu'il faut plutôt que de remonter les unes, faut baisser les autres. ça serait mieux de façon à égaliser les axis des deux des deux carburants.

N'oubliez pas qu'il y a quand même beaucoup de Français qui se chauffent encore au gaz et il faut aussi penser à eux. Donc je pense que c'est un sujet, il faut faire attention à pas non seulement parce que vous avez quand même 3 millions de Français qui se chauffent au FUEL, vous en avez 8 ou ne qui se chauffent au gaz, ça fait 12 millions de français. Si euh au motif on taxe plus le gaz et euh le fuel à la fin, ça fait quand même.

Donc la question de la transition qui vous est posée, c'est à quel rythme pouvons-nous aller graduellement un signal prix qui permet d'aller graduellement pour sortir de ces chauffages là vers des chauffages électriques différents mais je pense que c'est très compliqué et et moi je si j'ai une recomandation, ne faites pas ça de façon brutale parce qu'il faut penser aussi à tous ces consommateurs qui subiraient [grognement] ces chocs. Voilà ce que je pouvais vous dire madame François Jolivet pour le groupeis. Merci monsieur le Merci monsieur le président.

Monsieur leur président directeur général, les les députés du groupe Horizon indépendant se réjouissent de la réussite de votre groupe et et nous considérons que si vous êtes présent à la commission des finances alors que dans d'autres états, ça ne pourrait pas être possible parce qu'ils n'ont pas de groupe pétroliers domiciliers sur leur territoire, c'est sans doute que votre existence est une réussite chez nous et sans doute que certains de mes collègues qui sont venus vers vous pour vous parler ont peut-être un peu oublié ça en tout C'est ce que je pense personnellement. Moi, je voudrais vous vous interroger, monsieur le président directeur général sur deux sujets. Le premier sujet, vous et c'est en réaction à vos propos introductifs, vous avez indiqué que les conditions d'approvisionnement des stations qui sont les vôtres, que lorsque vous êtes distributeur et notamment aux zones rurales était plus difficile mais que finalement au bout du bout, elle finissait par avoir le meilleur prix est approvisionné.

J'aurais dire à mes collègues que chez nous le carburant c'était 2,28 en essence et et 243 en moyenne chez les autres pour le gasoil et que c'était que 1,99 et et de et de et 221 pour le groupe total et heureusement que nous avons eu sauf qu'on avait des décalages de de livraison. Donc voilà, on tape sur un groupe français mais il n'empêche que c'est lui qui a baissé les prix sur le territoire. Euh d'ailleurs, nous avons d'autres distributeurs, monsieur le président de la commission des finances qui sont français et eux étaient encore plus, c'était 2,63 sur l'autoroute dans l'Inde, l'autoroute à 20.

Donc euh en gasoile. Donc je voudrais vous vous demander comment est-ce que vous imaginez la mutualisation et un retour à la mutualisation peut-être parce queil y a des tarifications qui sont différentes parce que vous avez vos vos sociétés, vos agences de distribution, elles ont une personnalité morale et donc je sais que vous êtes organisé avec une comptabilité analytique parfaite et cetera et cetera et cetera. Je voudrais savoir comment un est-ce que vous pouvez redonner priorité aux zones rurales en approvisionnement.

Je m'explique, chez nous, notre premier diplôme c'est le permis de conduire parce que si on n'a pas le permis de conduire, on n pas de travail et donc on est contraint d'avoir des des du carburant pour mettre dans notre voiture. Ça c'est la première question. Et deuxièmement, vous avez un grand plan d'électricité.

Alors sans doute qu'en 2050, ce ne sera pas terminé, mais en tous les cas, ça va déjà commencer. Vous avez déjà des concurrents qui réfléchissent y compris en zone rurale à s'installer et quels sont les signes que vous pourriez faire aux zones rurales parce qu'en fait les chargeurs total on ne les voit pas encore sauf au bord des autoroutes. Par contre en zone rurale ils n'y sont pas en tous les cas pas dans le département de l'Inde.

Merci monsieur le président. Sur la deuxième question en fait ils n'y sont pas mais parce que nous pensons que l'habitat en zone rurale est un habitat beaucoup plus horizontal je dirais et que c'est très facile pour les particuliers d'installer une bande de recharge chez eux. Et d'ailleurs, c'est une recommandation.

Moi aussi, j'ai une recommandation à faire aux habitants des zones rurales, c'est aller vers le véhicule électrique. Oui, les zones rurales roulent plus pour aller travailler, poser les enfants à l'école le matin. Il trouve que je viens de ce secteur-là originellement et je sais ce quelle est la vie.

Mais le véhicule électrique, de ce point de vue-là est un vrai atout. Vous pouvez le charger à votre domicile pendant la nuit. Vous faites des économies pendant la journée tant que on n' pas décidé d'augmenter les taxes sur la recharge de l'électricité des véhicules.

Je dire donc je pense que c'est c'est un conseil que je leur donne. Pour moi, il est très adapté. Il est bizarrement aujourd'hui très urbain et en fait il est très adapté aux zones rurales.

Ce qui nous empêchera pas nous. Donc je j'en profite pour vous dire ce que je pense vraiment. Donc premier conseil, regardez ce véhiculeel, vous pouvez le recharger chez vous et objectivement investir dans des bandes de recharge, c'est elles seront très peu utilisées euh et ça sera plus de la com que qu'une réelle aide.

Vous pouvez les brancher chez vous la soir. Euh sur le premier point sur les zones rurales, c'est une très bonne question qu'on va se poser dans la politique marque commerciale après la crise. Je me rends compte effectivement qu'il y a un décalage qui est objectivé hein.

Le coût d'approvisionnement est beaucoup plus lourd. Euh il faut qu'on réfléchisse dans la politique commerciale, en même temps, les volumes sont plus petits. Quelle est la politique que l'on va suivre sur nos stations Total énergie classique ?

Je dirais euh après la crise, sachant que moi, en tant que PDG, j'aimerais bien capitaliser sur le mouvement favorable des Français vers vers notre marque euh pour voir comment on peut gérer cela. Donc c'est un chantier que je l'ai ouvert, je peux pas vous annoncer. Par contre, ce que je veille, c'est qu'il y a pas eu de fermeture dans les zones rural mais il était engagé après la crise des gilets jaunes.

On a même ouvert une cinquantaine de stations et encore une fois, je regarde si le maillage français est toujours assuré. Donc voilà, si je laissé faire pour être honnête le système classique dans l'entreprise, nous fer en fermerons plusieurs. Il faut absolument que dans les zones rurales, par ailleurs, on arrive à développer ces stations deviennent des lieux de vie et des lieux de commerce pour l'équilibre.

Elles peuvent pas vivre que du carburant. C'est souvent des gérants qui ont absolument besoin d'un soutien, y compris d'ailleurs de services comme la poste et cetera. Il faut ramener sur les stations service des zones rural plus de services pour leur permettre que ces gérants arrivent à trouver un équilibre un peu correct pour leur assurer un niveau de bille juste pas très élevé mais juste correct.

Merci Charles Decourson. Monsieur le président, quatre petites questions. On a créé une taxe sur les rachats d'action à compté de 2026.

Hors total faisait partie des entreprises qui avaient beaucoup recours à cette technique financière. Alors, est-ce que cette taxe a-t-elle entraîné une modification de votre politique de distribution des dividendes et de rachat d'action ? 2è question, quelles sont les chances pour sortir des contraintes de l'ESR, les productions de gaz et de pétrole en Europe ? 3è question, vous avez indiqué dans votre propos liminaire que vos raffineries françaises avaient perdu 5 milliards en 15 ans.

Alors que vos autres raffineries en Europe, elles d'après ce que vous avez déclaré dans une autre audition, sont excédentaires. Alors, pourquoi cette situation en France et est-ce que les reports déficitaires ont été entièrement repris par les 4 années sur les 10 dernières où vous avez été excédentaire ou est-ce qu'il reste encore des reports déficitaires ? Et puis dernière question que vous avez commencé à évoquer.

Êtes-vous prêt après cette crise à mutualiser les prix d'avoir un prix unique dans toutes vos stations ? Parce que les stations en milieu rurale, elles sont 20 25 centimes le litre de plus que dans la grande distribution pour donner des ordres de grandeur. Ça j'ai répondu à monsieur le député que on a regardé le chantier.

Il y a objectivement c'est plus cher à à à exer. En fait la vérité c'est que la grande distribution utilise l'essence comme un produit d'appel. Donc quand ils nous nous ont accusé récemment d'avoir fait on a juste imité ce qu'il faisait nous de notre côté.

Bon on va regarder le sujet. Je peux pas vous répondre mais c'est un sujet donc j'ai bien en tête et voir comment on peut sera peut-être pas simple de se remettre au même prix mais on va regarder le sujet. Euh la taxe sur les rachats d'action on l'a on l'a payé.

Bon je vous rappelle que la France a le l'attaque sur les rachats d'action la plus élevée au monde. 1,3 % en fait le mécanisme s'exprime pas comme ça. C'est 8 % d'ag à la fin ça revient à 1,3 % 173 millions d'euros.

Les États-Unis avaient institué une taxe à 1 %. Il y a pas beaucoup de pays qui ont une telle taxe. La vérité, le Royaume-Uni n'en a pas, l'Italie n'en a pas, la Belgique n'en a pas.

Enfin, il y a beaucoup de pays qui n'ont pas de telle taxe. Au niveau européen, elle n'a pas été adoptée. Je rappelle qu'un rachat d'action, c'est une politique financière qui consiste simplement à un moment où le dividende que l'on paye à nos paye à nos actionnaires un dividende qui rapporte 5,5 % et on peut s'endetter chez le total énergie à 3,5 %.

Au fait, c'est un choix de politique financière. Je préfère m'endetter à 3,5 % que distribuer un dividende à 5 et demi. Alors, je le fais dans on préfère basculer et et racheter des actions et remplacer par des fonds obligataires.

Voilà. Voilà ce qui est caché derrière tout ça. Il y a pas de s'il y a pas de miracle.

Ça nous permet après de maintenir le dividende, d'augmenter le dividende. Lorsqu'on a racheté 5 %, on augmente le dividende de 5 %. Euh donc sur cette taxe là, voilà ce que je peux vous dire.

Je pense que à l'époque vous nous avez pas entendu, j'avais dit au pouvoir public que tant que c'était compliqué de se dire non puisquil y avait 1 % aux États-Unis, on est allé un petit peu plus haut, ça serait dommage que ça aille beaucoup plus haut parce qu'à ce moment-là, on se posera des questions sur ce la politique. Ça pas eu d'influence directe. Il se trouve que le montant de rachat d'action diminue pour d'autres raisons.

C'est que la priorité aujourd'hui que j'ai donné à l'entreprise, c'est l'investissement dans l'entreprise avec le conseil d'administration, on en a revu tout cela et que et également de désendetter l'entreprise. Donc on est plutôt donc il se trouve qu'on a plutôt baissé les rachats d'action en ce moment. Mais il reste une politique encore une fois financière essentiellement.

C'est pas une politique d'ailleurs à tel point les gens pensent qu'on rachète des accents pour faire monter le cours de bourse. Il se trouve que j'ai jamais vu le lien. D'ailleurs depuis qu'on a baissé le cours de bourse n'arrête pas de monter.

Donc si j'ai même vu le lien, il est plutôt inverse. Donc c'est pas une politique boursière, c'est une politique financière de meilleur placement de des des fonds et de la trésorerie de Total énergie. Votre question sur les rebords déficitaires, ils sont toujours de 5 milliards en fait. hein, malheureusement parce que il y a eu des années entre-temps, donc j'ai toujours 5 milliards d'euros, nous avons 5 milliards d'euros de report déficit, ce qui fait comme on peut en imputer que on imputera 50 % mais les 5 milliards d'euros, j'ai peur qu'au rythme des bénéfices, même si on fait cette année 500 millions, il faudra du temps pour les pour les épuiser.

Enfin, j'espère qu'on fera plus de bénéfices et encore une fois ça me permettra de ça nous permettra de dire qu'on paye un impôt sur les sociétés plus élevées. Voilà. Euh votre autre question c'était rachat d'action euh rural et report félicitaires.

J'en ai raté une je pense. Contra investissement social us. Dernière question probabilité euh qui est un accord pour sortir les la production de gaz et d'électricité de le SR ce qui nuit.

Non mais ça je suis pas ça je on dit travail on dit travail mais dès qu'on fait travail auprès du Parlement européen nous dit qu'on fait du lobbing il paraît que c'est pas bien vu. Et donc on nous accuse de vouloir défendre nos points de vue. On travaille là-dessus.

Je suis je sais que le gouvernement français est plutôt favorable à notre thèse aujourd'hui ce que j'ai entendu avec un certain intérêt. Après, on verra quel est le critère que l'on met de façon à traduire le qualificatif en transition. Moi je pense que si on consacre plus de 20 % de nos investissements à des activités bas carbone, ça devrait déjà un événement assez important.

Il y aura pas beaucoup d'entreprises européennes qu'il seraient. Je pense qu'on serait que trois entreprises européennes à respecter un tel critère. Voilà.

Donc je favorable. Merci Girouverni. Ah pardon monsieur le président.

Merci. Avec Bernard Anna, Total Ennergie figure parmi les bouc émissaires favoris des sociocommunistes. Quand il y a un problème, c'est à vous qui se tourne.

Il vous reproche de ne pas vous comporter comme une administration d'état, tout en oubliant que vous ne représentez que 25 % des parts de marché en France. En plus, si vous avez réalisé des profits grâce à vos activités de trading, c'est la catastrophe. Il existe une sorte de réflexe pas viovelin qui associe complotisme, fantasme d'une économie administrée et qui a la dendure.

Tout semble être fait pour que vous ne luttiez pas armégal avec vos concurrents dans la location mondiale des capitaux. Et pour nous placer à la merci d'entreprise étrangère, cela a été dit, ils viendront sans doute s'en plaindre dans 20 ans. Si on compare grossièrement les historiques boursiers, j'ai regardé Exon [grognement] Mobile a pris 135 % en 5 ans, Total Energie a pris 79 % à 5 ans, soit un écart de 56 points ou 70 %.

Vous nous indiquez vous-même avoir perdu 15 % de vos investisseurs institutionnels français en raison de règles prudentielles excluant Total énergie de ce qui est considéré comme responsable. Aujourd'hui, on vous demande impérativement de fournir du pétrole et du gaz à des prix préférentiels et dans le même temps, on vous explique que vous n'êtes pas responsable pour la planète, ce qui vous fait perdre des investisseurs et donc une partie de votre capacité à financer votre mission si je comprends bien. Pensez-vous que cette attitude, cette attitude quasi schizophrénique soit tenable à long terme ?

Devons-nous comprendre que la crise n'est pas suffisamment grave actuellement pour un réveil collectif similaire à ce que vous nous avez indiqué pour ce qui concerne les politiques publiques relatives à la défense ou au nucléaire ? Je vous remercie. Merci monsieur Agrégot.

Moi, je souscris à vos propos. Je peux pas j'ai pas j'ai pas vu la question. Enfin, vous vous je je suis souscrit à vos propos.

Euh voilà, c'est tout ce que je peux dire. Donc euh je veux pas être plus long que ça. Merci pour vos propos.

Voilà, c'était un très bon avocat de de vos propositions. Mais j'ai noté, monsieur le président, qu'il y a plusieurs avocats parmi dans la commission. Donc ça aussi j'ai noté.

J'ai noté. Donc et je m'en réjouis que parce que quelque part il y a un truc il y a quelque chose de paradoxal qui il y a quelque chose de paradoxal d'avoir une grande entreprise pétrolière et d'avoir la chance d'en avoir une parce que nos ancêtres je vous rappelle pourquoi la France a a une entreprise qui s'appelle Total énergie. Oui, c'est la compagnie.

Parce que en en 1924 le gouvernement a pensé après la première guerre mondiale s'est rendu compte qu'il avait un problème d'accès aux hydrocarbure et a pris à la Deutsche Bank les actions dans la société irakienne de pétrole. Il y a pas un il y a pas un champion allemand du pétrole parce que le gouvernement français à l'époque avait compris l'importance de la souveraineté énergétique et notamment des hydrocarbures dans ce cas. J'ai j'ai quatre questions rapides à mon avis.

Il y a il y a peut-être encore des avocats, vous allez voir. Euh donc je je les prends mais vraiment vous posez juste la question parce que monsieur Pouyanet doit partir. Donc j'ai Daniel Carteron à qui je souhaite bienvenue dans la commission.

Merci monsieur le président. Ma question sera tournée vers l'avenir. [grognement] Effectivement, vous avez récemment enfermé que la France ne risquait pas de pénurie énergétique.

Vu que je dois abréger, je vais abréger. Quelles sont vous les principales vulnérabilités énergétiques de notre pays et quelle décision rapide devrait être prise pour renforcer durablement notre souveraineté énergétique ? Monsieur Pad.

Oui, merci. Merci monsieur le président. Euh déjà, je voulais vous dire que je suis un citoyen et je voulais vous remercier de des efforts que vous avez fournis pour pour les les Français.

Euh, il se trouve que j'ai une 40 ans plus de 40 ans d'expérience dans l'industrie et je suis très fier d'avoir un Florent français comme total en tant que citoyen français. Et donc je voulais juste rappeler quelques règles. Les bénéfices financent l'avenir et la rentabilité est une condition d'indépendance et vous vous avez de la rentabilité et donc c'est quand même à souligner et ça vous permet de d'investir aujourd'hui dans l'avenir.

Question le dépat le débat ne doit pas opposer pouvoir et d'achat et entreprise. La question aussi est de savoir comment produire une énergie accessible, fiable et durable. Donc ma question elle est très simple.

Considérez-vous que l'Europe dispose aujourd'hui d'une stratégie énergétique suffisamment réaliste pour garantir son indépendance et quelle évolution réglementaire attendez-vous des pouvoirs publics pour permettre aux acteurs industriels comme Total énergie d'y contribuer pleinement ? Merci Nicolay, je pose, je prends toutes les questions ça conclure. Oui, merci monsieur le président.

Deux questions. Que pensez-vous d'un rétablissement de la TICPE flottante qui permet de stabiliser le prix par rapport aux fluctuations du cours du baril. Le ministre l'Escure était réticent lors d'une dernière audition et parlait de la complexité de ce système.

Mais que qu'en pensez-vous ? Et deuxième question, on a pendant la crise constaté une hausse beaucoup plus forte du gazol que de l'essence. Les gazoles étant particulièrement utilisés en France et notamment dans nos régions rurales.

Pouvez-vous nous expliquer les raisons de cette différence ? Merci Carlos Martin Bilongo. Monsieur Pouyané, au premier trimestre 2026, Total d'énergie a dégagé près de 5 milliards d'euros de bénéfices en hausse de 51 % sur un an dans le contexte de flambé des prix et des autocabur liés aux conflits internationaux.

Pendant que les Français payent plus sur leur énergie, vos actionnaires se partagent près de 7 milliards d'euros de bénéfices. Ces profits interviennent dans un contexte marqué par des contestation de plus en plus forte autour de plusieurs de vos projets. Au Mozambique, votre projet Mozambique LNG prévoit la production de 13 millions de tonnes de gaz naturel liquifié par an.

Les ONG estiment qu'il pourrait générer entre 3 et 4,5 milliards de tonnes de CO2 équivalent sur son cycle de vie, soit davantage que les émissions annuelles de l'Union européenne. Ces projets est par ailleurs entouré d'une plainte visant en totale énergie pour homicide involontaire en assistance à personne en danger ainsi que des accusations de complicité de crimes de guerre, de torture et de disparition forcé. En Ouganda, en temps niveau projet Tilanga et sont accusés de menacer le dépassement de plus de 100000 personnes et la sécurité alimentaire et euh engagé dans des zones.

Existe-t-il pour total d'énergie une ligne rouge climatique ou en matière de droits humains qui vous conduirait à renoncer à des projets rentables ? Merci madame. Deonge.

Très vite et on arrête là. Faut fermer votre micro monsieur. Merci.

Merci monsieur le président. Euh monsieur le président directeur général, notre groupe le rassemblement national s'associe aussi pour vous féliciter pour la qualité, le succès de l'entreprise. Le groupe total plafond s pris à la pompe depuis la crise au Moyen-Orient, ce qui bénéficie au consommateurs et ne coûte rien aux finances publiques.

Cela soulage le portefeuille des Français jusqu'au mois au mois de juin 2026, mais cela aussi permet de compenser l'effet élasticité des prix par un attrait du consommateur pour l'enseigne totale. Donc cela favorise l'augmentation des quantités vendues au profit du groupe Total énergie. Ce plafonnement des prix pourrait peut-être désorganiser le marché concurrentiel des carburants au détriment des stations indépendantes que nous voyons disparaître et ce qui les fragilise.

Cette attractivité ne risquerait-elle pas de déboucher à terme sur un quasi monopole sur ce marché des carburants ? Merci. Merci.

C'était la dernière question. Je vous laisse conclure. Merci monsieur le président.

Bon euh vulnérabilité énergétique, la France est en bonne situation. Encore une fois, il faut mettre en œuvre le programme nucléaire, maintenir les investissements renouvelables, peut-être trouver des modalités de soutien renouvelable. Je me suis exprimé sur sujet différent de ce qu'on fait aujourd'hui.

Voilà ce que je recommande. On a une surdiesellisation, je réponds à une autre question de notre parc parce qu'historiquement, on a une politique fiscale très en faveur du diesel qui fait que nos raffineries malheureusement ne produisent moins de diesel parce qu'elles sont anciennes produisent plus d'essence que diesel. Donc tout ce qui va vers moins de diellisation est une bonne idée.

Euh de ce point de vue-là, le le réajustement de la fiscalité diesel essence qui a été voté par le Parlement est une bonne idée. Je pense qu'on pourrait aussi réfléchir à favoriser les biocarburants un peu plus en France. C'est une voie qu'on va voir un peu apparaître partout.

Alors après, il y a un sujet fiscal qui est caché derrière mais c'est le sujet. T si flottante, ça paraît une bonne idée. Je pense que les pouvoirs publics sont en train de démontrer que malheureusement si on fait flotter la taxe vers le bas quand le prix monte comme en même temps les consommations baissent à la fin pour les finances publiques.

C'est pas une très bonne équation. Et donc je pense qu'il est là le sujet. Ça paraît enfin sur le fond en tant qu'énergéticien, je trouve que c'est une bonne idée, mais on voit que ce qu'avait dit le gouvernement est en train de se réaliser, c'est-à-dire que vous allez perdre deux fois sur la taxe, sur le volume et à la fin c'est une question d'équip de finances publique qui me revient pas de de commenter.

Donc je pense que c'est un choix encore une fois collectif, mais on peut pas vouloir faire de la transition et baisser toutes les taxes. À un moment, il faut quand même que les signaux prix qu'on envoie au consommateur soient cohérents. Ce point de vue là, ce que je pense.

Au niveau européen, non, la politique est pas est pas cohérente. Non, on n pas on n pas une politique européenne qui va vers la souveraineté. C'est pas vrai.

On ne pense que énergie décarbonée, c'est pas la réalité de la planète. Je pense que c'est une erreur. Il va falloir garder un système là aussi la transition.

Il va falloir car garder les raffineries en fonctionnement pour assurer la sécurité d'approvisionnement. Je pense qu'on a un problème d'échelle de temps. Il faut faire la transition de façon résolue mais pas comme on l' pas comme cela.

Il faut aussi poser la question aux clients à quel rythme on peut aller pour qu'ils acceptent cette transition parce que moi ce qui me frappe c'est que quand les énergies coûtent sont décarbonées mais coûtent plus cher, les gens ne les achètent pas. Et c'est ça le sujet. Don je pense qu'on a un problème de cohérence collective.

La France de ce point de vue-là est un très bon élève. Encore une fois, on a notre énergie décarbonée mais c'est pas le cas dans beaucoup de pays européens et donc on on se fait embarquer dans des politiques qui me paraissent pas totalement donc je pense qu'il y aurait matière à revoir tout cela. Euh nous avons un code d'éthique, nous le respectons partout où nous sommes.

J'entends vos critiques sur ce qui se passe dans d'autres pays au Mozambique ou en Ouganda. Je sais que les équipes de travail total énergie travaillent parfaitement respectant le code d'éthique à la fois sur le droit humain et sur les autres questions. Je peux pas en dire plus sur le sujet qui est pas l'objet de cette commission.

Euh et enfin dernière question. Bon, je pense que les les stations rurales en fait comme il y en a pas tant que ça, elles ont chacune une zone de chalise qui est assez isolée parce que les Français ne font pas 30 ou 40 km pour aller chercher la station Total énergie. Donc oui, on a un maillage qui essaie de couvrir le territoire.

Je l'ai dit à monsieur Brun. Euh je pense qu'ils ont euh ils ont eux-mêmes une politique euh et euh je peux pas enfin on peut pas à la fois euh euh vouloir protéger euh nos clients et en même temps euh vouloir se préoccuper euh de toutes les stations. Mais ce que je pense c'est que encore une fois ces stations-là euh quand pour observer le maillage français, elles ont leur espace.

La question pour ell c'est pas tant le carburant que de développer leur chiffre d'affaires au niveau des boutiques et d'autres services publics pour arriver à leur permettre de vivre. Voilà comment je je vois le sujet. Mais merci encore pour tous pour vos commentaires et vos encouragements à poursuivre l'action de l'entreprise.

Je suis sûr que les équipes de Total énergie y ont été extrêmement sensible. Merci. Merci monsieur Patrick Pranet.

Je vais vous raccompagner pendant la François Jolivet prend ma place. Monsieur Algre Piot, vous venez également pour présenter votre proposition de loi. Quoi ?