Gaëtan Dussausaye : "Quand respecterez-vous la parole du peuple ?" (QAG)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:25Invité politiqueFait
« 90% des Français sont insatisfaits de la réforme des retraites ? Ce n'est pas votre problème. »
- 0:30Invité politiqueFait
« 55% des députés de cette Assemblée ont été élus sur la promesse de son abrogation. Ce n'est toujours pas votre problème. »
- 0:36Invité politiqueFait
« Ce n'est pas votre problème car en réalité, l'augmentation de l'âge légal de départ à la retraite a toujours été au cœur du projet de la Macronie. »
- 0:43Invité politiqueFait
« Pour Édouard Philippe, c'est la retraite à 67 ans. Pour les députés Macronie, c'est la retraite à 65 ans. »
- 0:52Invité politiqueFait
« Qui disait le 25 avril 2019, deux points, j'ouvre les guillemets, tant qu'on n'a pas réglé le problème du chômage dans notre pays, franchement, franchement, ça serait assez hypocrite de décaler l'âge légal. »
- 0:59Invité politiqueFait
« Réponse, c'est Emmanuel Macron. »
- 1:06Invité politiqueChiffre
« La France est le cinquième pays de l'UE avec le plus fort taux de chômage. »
- 1:10Invité politiqueChiffre
« Dans notre pays, un jeune sur six est au chômage. »
- 1:22Invité politiquePromesse
« Notre réforme, elle abroge la retraite à 64 ans. »
- 1:26Invité politiquePromesse
« Notre réforme, elle met le paquet sur les carrières longues, sur toutes ces femmes, sur tous ces hommes qui ont commencé à travailler avant 20 ans »
- 1:52Invité politiqueFait
« Elle rend enfin aux Français les deux années volées en réalité par la Macronie. »
Temps de parole
- Gaëtan Dussausaye100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Merci Madame la Présidente. Monsieur le Premier Ministre, dans quelques heures, le conclave sur les retraites prendra fin. Si au Rassemblement National, nous sommes attachés au dialogue social, force est de constater que ce conclave s'est transformé en un véritable dialogue de sourds. Où est le dialogue quand des organisations syndicales comme Patronale ont claqué la porte des discussions ? Où est le dialogue quand, dès les premiers jours du conclave, on contraint les échanges à la non-remise en cause de la retraite à 64 ans ? 90% des Français sont insatisfaits de la réforme des retraites ? Ce n'est pas votre problème.
55% des députés de cette Assemblée ont été élus sur la promesse de son abrogation. Ce n'est toujours pas votre problème. Ce n'est pas votre problème car en réalité, l'augmentation de l'âge légal de départ à la retraite a toujours été au cœur du projet de la Macronie. Pour Édouard Philippe, c'est la retraite à 67 ans. Pour les députés Macronie, c'est la retraite à 65 ans. Je vous propose donc un petit exercice de mémoire. Qui disait le 25 avril 2019, deux points, j'ouvre les guillemets, tant qu'on n'a pas réglé le problème du chômage dans notre pays, franchement, franchement, ça serait assez hypocrite de décaler l'âge légal. Réponse, c'est Emmanuel Macron.
La France est le cinquième pays de l'UE avec le plus fort taux de chômage. Dans notre pays, un jeune sur six est au chômage. Ce à quoi les Français assistent en réalité, ce n'est plus un débat entre macronistes, mais un véritable bal d'hypocrite. Alors vivement, vivement la réforme de Marine Le Pen et de Jordan Bardella. Notre réforme, elle abroge la retraite à 64 ans. Notre réforme, elle met le paquet sur les carrières longues, sur toutes ces femmes, sur tous ces hommes qui ont commencé à travailler avant 20 ans et qui ont cotisé, croyez-moi, bien plus longtemps que n'importe quel parlementaire sur ces bancs.
Surtout ces Français qui, de la Syrie à l'usine, de la ferme au chantier, usent leurs mains, usent leurs têtes, usent leurs corps pour produire et créer de la richesse. Notre réforme, c'est une réforme de justice. Elle fait le choix d'une jeunesse au travail et la récompense comme elle le mérite. Elle rend enfin aux Français les deux années volées en réalité par la Macronie. Alors ma question est simple. Monsieur le Premier ministre, cesserez-vous de chercher à gagner du temps ? Et quand abrogerez-vous la retraite à 64 ans ?
Gaëtan Dussausaye