Vincent Jeanbrun, ministre du Logement, est l'invité de La politique s'éclaire
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et l'invité politique dans la politique c'est clair, c'est Vincent Jean-Brin. Bonjour et merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes ministre les républicains de la ville et du logement.
Une question sur Jack Lang qui a annoncé hier soir sa démission de l'Institut du monde arabe. A-t-il pris la bonne décision ? C'était plus que nécessaire et je suis ravi qu'on ait accepté cette décision et que l'Institut du monde aade puisse avoir très prochainement un autre visage, un autre porte-parole pour poursuivre sa mission.
Hm hm. Ça entche un peu quand même euh un peu plus, j'ai j'ai envie de dire, la classe politique. Écoutez, on va voir ce que la justice euh qui pourra peut-être se saisir, que ce soit sur la la question euh des comptes offshore ou sur la question euh de la Fermstein, mais euh il dira "Mais ce qui est sûr, c'est que là le l'image était terrible." Donc euh je suis heureux qu'on puisse clore ce chapitre.
Vous avez certainement lu l'interview du Premier ministre ce matin dans la presse quotidienne régionale. Il parle d'un ajustement gouvernemental qui devrait intervenir d'ici au 22 février. Vous souhaitez rester au gouvernement ?
Je pense qu'on a envie de continuer le travail mais c'est une décision du premier ministre ou du président de la République. Le sujet c'est de quoi a besoin le pays. Et ça fait des mois qu'on dit à vos micros que le pays a besoin de stabilité. il avait besoin d'un budget et de lignes claires et des objectifs qui soient lisibles dans le temps, au moins jusqu'à la présidentielle.
Et c'est pour ça que le premier ministre parle d'un réajustement en terme de de casting du gouvernement pour qu'on garde collectivement un maximum de stabilité. Après, personne est titulaire de son poste et si on peut être utile, on continue. Sinon, on fera autre chose.
Il y a pas de souci. Rachidatiel doit quitter le gouvernement pour des questions de lisibilité par exemple par rapport à au municipal à Paris. Rachida a dit clairement qu'elle voulait se consacrer pleinement à la campagne municipale, se consacrer pleinement au Parisiens et faire en sorte que Paris retrouve sa splendeur après des années d'érance.
Donc je trouve que c'est très louable et très courageux de sa part de dire je me consacre à 100 %. Gérald Darmanin, lui affiche de façon un peu masquée ses ambitions pour 2027. Sébastien Lecnu avait érigé une règle qui était de ne pas faire de politique quand on était au gouvernement.
En tout cas, pas de politique politicienne au sens de de la présidentielle. Est-ce qu'il a rempli le contrat ? Est-ce que vous pensez qu'il peut rester ?
Gérald d'arrmanin est une grande personnalité politique de ce pays et il continue à s'intéresser au destin de ce pays et tant mieux, c'est une chance. Maintenant, il est totalement à sa tâche en tant que ministre de la justice. Il a un projet de loi extrêmement sérieux et attendu qui est dans les tuyaux.
Et donc moi, je suis heureux qu'il puisse poursuivre son engagement pour défendre ces textes là. Euh ce que nous a demandé le Premier ministre, c'est ne pas faire de politique partisane pour justement prendre de la hauteur, être utile au pays et faire toujours passer l'intérêt des Français avant les intérêts partisans. C'est ça le sujet.
Et là-dessus, euh Gérald Darmanin remplit parfaitement cette mission et le contrat. Les Français ont demandé de la stabilité, ils sont certainement contents aujourd'hui qu'il y ait ce budget. C'est ce que vous vous disiez.
Est-ce que soulagé ? Est-ce que ce gouvernement peut aller jusqu'en 2027 ? Le sujet c'est pas de savoir si le gouvernement va aller jusqu'en 2027 ou pas.
Le sujet c'est de savoir est-ce qu'on va être utile dans les mois qui nous séparent de cette élection de 2027. L'élection présidentielle va permettre de trancher un certain nombre de sujets qui eux pour le coup sont un peu partisans, sont un peu clivants et ce sera le rôle de l'élection présidentielle et le rôle du gouvernement d'ici là c'est de pouvoir être utile au pays et de faire comment on est ule quand on a pas de majorité et quand on a mis des mois à voter un budget ou peut être l'objet d'un compromis avec beaucoup d'habilité beaucoup de d'intelligence. Le premier ministre a réussi à créer des espaces de dialogue et de compromis qui n'existaient quasiment pas historiquement dans notre pays.
C'est comme ça qu'on a le budget de la sécurité sociale voté dans une logique de compromis, qu'on a un 493 qui s'applique pour voter le budget mais après des discussions qui permettent d'avoir un 493 discuter un 493 qui finalement vient valider un budget qui a été largement partagé. Tout ça c'est une nouvelle méthode et ça permet d'espérer effectivement de voter des textes pour clarifier les compétences de l'État, clarifier les compétences des collectivité pour réformer le 1000 feuille institutionnel ici en en Île-de-France notamment sur la question du Grand Paris. Il y a tous ces sujets on est convaincu qu'on peut avoir un compromis et faire avancer le pays.
Moi ça me paraît fondamental. Sébastien Lecnu ne sera pas candidat à la prochaine présidentielle. Vous le regrettez ?
Mais encore une fois, la situation, elle est catastrophique. Pendant quelques mois là, on a pensé qu'on aurait même pas de budget pour notre pays. Donc l'ambition de se dire est-ce que je suis candidat au poste d'après et cetera, ça n'anime aucun membre du gouvernement et ça n'anime pas le premier ministre.
Il l'a dit, il l'a redit avec beaucoup de clarté, il est là pour être au service des Français et et déjà la tâche est rude, elle est immensément compliquée et moi je suis je suis très fier d'être dans un collectif gouvernemental piloté par Sébastien Lecnu qui qui fait un travail extraordinaire. Mais vous vous rendez bien compte que la tâche est tellement dure que il faut y être à 100 % pour pas dire 200 % et arrêter les les enfin peut pas être en parallèle en train d'essayer d'ambitionner une campagne nationale qui mérite là aussi un pleintemps. Donc chacun son rôle a des candidats, on porter des projets pour la France, les Français trancheront et en attendant le gouvernement il est utile et à la tâche.
Alors vous vous êtes à la tâche aussi avec un un plan de relance du logement parce que ça va mal dans ce secteur là. 2 millions de logements qui doivent être supplémentaires qui doivent être construits d'ici 2030, 400000 en 2026. Comment on y parvient alors qu'il y a il y a eu 275000 mises en chantier l'année dernière seulement ?
Vous avez raison de le dire. Moi, j'ai d'ailleurs souvent dit, je suis pas ministre du logement, je suis ministre de la crise du logement parce que la situation, elle est terrible. Et pourquoi c'est terrible ?
Parce que quand on produit pas de logement, ben on loge pas bien les Français et voir on les loge pas du tout. Ce qui est évidemment inacceptable dans un grand pays comme le nôtre. Euh il y a un enjeu de qualité de vie, il y a un enjeu de de capacité à se projeter dans l'avenir, il y a un enjeu de pouvoir d'achat, il y a un enjeu de transition écologique.
C'est tout ça quand on parle de logement. Et là euh avec cette cette ambition qui a été présentée par le premier ministre d'avoir un grand plan de relance du logement, et bien on a mis sur la table pas mal d'ingrédients. Le premier ingrédient pour moi, c'est peut-être le plus important, c'est de créer un collectif.
On a créé l'équipe de France du logement avec tous ceux qui de près au de loin participent à la production de logement, le logement privé, le logement social avec ceux qui le construisent, ceux qui le financent et cetera. C'est cette équipe de France du logement qui a signé en bas d'un contrat partagé le plan de relance du logement. Et les chiffres qu'on vous donne, c'est pas une annonce d'un ministre, c'est pas l'annonce du premier ministre, c'est après avoir mis tous ces acteurs autour de la table, on a dit c'est ambitieux mais 2 millions de logements d'ici 2030, c'est possible.
Ensuite, la deuxième chose c'était dans le budget, un statut fiscal extrêmement généreux qui va permettre à celles et ceux qui vont décider d'investir dans la pierre d'avoir une baisse significative de leurs impôts. Et donc là aussi, je rentre pas dans le détail mais tous les professionnels pourront accompagner les Français qui disent "Bon bah plutôt que garder mon argent sommeillé à la banque, je vais pouvoir investir dans la pierre. ce sera rentable pour moi et surtout ça permettra à une famille française de se loger.
Juste un chiffre comme ça, mais un/art des familles françaises dorment dans un appartement qui loue un petit bailleur privé, c'est-à-dire un petit propriétaire qui a 1 un et demi euh un ou deux logements. Ça ça me paraît important. Et puis le reste, moi c'est ma conviction profonde, c'est simplifier les choses.
Simplifier, simplifier, simplifier. On a su faire du beau, du propre, du confortable et du sécurisé au moment des Jo. On l'a fait vite et bien.
Pourquoi ? parce qu'on a compressé les démarches administratives, on a compressé un certain nombre de règles et donc moi ce que je veux et ce que je porterai dans les prochains textes de loi avec le premier ministre, c'est une grande simplification avec une idée simple, c'est que comme pour les JO, dans les endroits identifiés par les maires et les préfets comme étant d'intérêt général, et bien on puisse accélérer les procédures comme on l'a fait pour les GIO, comme on l' fait pour Notre Dame. Voilà quelques exemples mais c'est tout un ce matin de construire 400000 logements d'ici la fin de l'année 2026.
L'objectif c'est 2 millions d'ici 2030 et évidemment si vous faites la moyenne ça fait à peu près 400000 tous les ans. Vous prenez l'engagement ce matin de 2 millions d'ici 2030, c'est l'engagement qui 400000 en 2026. Je peux C'est l'ambition évidemment mais si vous si on en fait 380 cette année et on en fait 40000 de plus l'année suivante c'est pas le plus grave.
Le plus important c'est qu'on atteigne les 2 millions d'ici 2030. C'est ça. Ça va être quand même difficile.
C'est ce qu'on comprend. Non, c'est c'est pas ça. C'est que on est on est tous déterminés et pour que ce soit pas juste des annonces, moi je réunirai cette fameuse équipe de France du logement le plus régulièrement possible pour qu'on puisse vous tenir au courant d'ailleurs et vous dire voilà où on en est.
Voilà où on en est. Est-ce qu'on est loin des 400000 ? Est-ce qu'on s'en rapproche ?
Est-ce qu'on les dépasse ? On a le droit de rêver. Mais en tout cas, cette cet objectif de 2 millions de logements d'ici 2030, il est très très clair et ça commence dès maintenant avec rien que pour le logement privé, 50000 logements de produits de plus que les années précédentes dès cette année.
Est-ce que c'est vraiment un un problème de de pénurie ? Parce qu'on voit qu'il y a quand même plein de logements vacants, il y a des bureaux vides et il y a moyen de pouvoir loger davantage. Est-ce que vous avez suffisamment pris la mesure de de ces logements vacants ?
Attention à la statistique parce qu'en réalité si vous vous demandez s'il y a des résidences vacantes dans les zones très détendues, je peux stigmatiser aucune région, aucun département, vous avez des zones loin des métropoles où il peut y avoir des logements vacants, mais c'est pas parce que le logement est vacant que quelqu'un a spécialement envie d'aller habiter. Le sujet, c'est l'adéquation entre le logement vacant et l'endroit où on a envie d'aller travailler, on a envie de s'installer. Après, vous avez raison, il y a des bureaux vides notamment et on sait que le bureau se porte mal.
Euh ça fait partie des réflexions que que je porte pouvoir avoir une logique de conversion accélérée des bureaux vers du logement. Et pour ça, ça pose la question finalement d'avoir des logements dit reconditionnés. Vous savez, on a maintenant des téléphones, des ordinateurs reconditionnés.
C'est pas exactement le même que si c'était à neuf. Par contre, c'est tout aussi fonctionnel. Vous avez des règles toutes bêtes dans notre pays, mais le droit du travail et le droit du logement, c'est pas le même.
Ce qui fait que quand vous avez des bureaux, la place de parking fait pas tout à fait la même place. la les marches dans les escaliers font pas tout à fait la même hauteur. Et donc ce qui est compliqué aujourd'hui en France, c'est que si vous voulez transformer un bâtiment de bureau en bâtiment de logement, avec les règles du droit aujourd'hui, il faut quasiment changer la taille des marches, changer la taille des places de parking et cetera.
C'est là où je parle peut-être de reconditionner un logement qui lui doit être au top des normes de sécurité, au top des normes environnementales. Donc le confort de l'appartement, il est au top. Ce qui n'empêche pas que la résidence, elle puisse avoir peut-être euh deux trois petites choses qui soient plus proches du monde du travail que du monde.
Il y a aussi le marché locatif. Est-ce que l'encadrement des loyers n'a pas tué ce secteurlà ? J'ai fait de il y a une mission actuellement en cours qui avait été euh initiée par ma prédécesseur Valérie Lettard.
Euh et on attend le résultat pour voir justement quel a été très sérieusement l'impact de l'encadrement des loyers. Est-ce que quand on encadre les prix, ça a un impact sur la production, ce qui est en général la règle en économie ou pas ? Euh et ce débat continuera à avoir lieu évidemment.
Donc vous vous êtes moi j'étais mère pendant 10 ans, j'ai jamais appliqué l'encadrement des loyers parce que je considère que mais pour autant je veux pas être dans le dogmatisme de toute partie supprimer là éventuellement. C'est c'est pas le sujet. D'ailleurs, l'Assemblée a plutôt voté favorablement à continuer l'expérimentation avec une idée simple, c'est que moi, je crois à la à l'autonomie des maires et leur capacité à avoir une boîte à outil.
Donc à titre personnel, je crois pas l'encadrement des loyers, mais je connais des maires frontaliers par exemple de la Suisse qui nous disent "Moi, si j'ai pas un outil pour encadrer les loyers en tout en partie, j'arrive plus à loger mes habitants." Donc pas de dogmatisme, je vous ai dit ma conviction personnelle. Maintenant, c'est le débat parlementaire qui qui nous fera dire ce qui vous aviez alerté sur la suspension de ma prive rénomme à cause de l'absence de de budget.
Donc maintenant, on a un budget. Quand le dispositif va-t-il reprendre ? Et oui, on avait dit pas de budget, pas de guichet.
C'était pour tous ceux qui nous disaient une loi spéciale finalement c'est pas si de mal. C'est un bel exemple ce qui pouvait manquer. Et la bonne nouvelle, c'est que le budget ont été voté dès la promulgation de la loi de finance. prend quelques jours, vous savez, puisque le euh le Conseil constitutionnel regarde la toute la le sérieux de la loi, euh et bien on pourra rouvrir dans les dans les jours qui suivent.
Euh donc là, ça veut dire incessamment sous peu et avant fin février, on aura la on aura la réouverture de ma prime pour quel montant à louer c'est vraiment une question de jour. Là, on a le même budget que l'année précédente. Donc euh on a pu dans ce contexte budgétaire extrêmement contraint défendre cette ambition qui est une ambition de transition écologique mais qui est aussi une ambition de pouvoir d'achat parce que et j'étais dans un très bel espace conseil euh ma prime rénove euh hier avant-hier pardon euh et on voyait l'impact pour les familles qui s'étaient fait accompagner en terme de confort de vie, en terme de conforme thermique et surtout en terme de pouvoir d'achat.
Euh donc tout ça est extrêmement important et donc je suis très heureux d'annoncer effectivement la réouverture de ma primie d'ob. Un mot sur le les DPE, les diagnostic qui encadre finalement les les locations. C'est difficile aujourd'hui de rénover l'ensemble du logement.
Est-ce qu'il faut revenir sur ces diagnostics ou pas ? Revenir sur le DP en tant que tel, non. Parce qu'il faut garder cette ambition de transition écologique et de pouvoir d'achat.
C'est toujours les deux. En revanche, il faut être pragmatique et on voit bien aujourd'hui, on a un risque de voir 700000 logements en France qui sortent du parc de location à cause de cette ce qu'on appelle la descence énergétique. Donc le DPE.
Euh ce que je veux pousser moi, c'est la proposition loi qui a déjà été adoptée au Sénat sous l'impulsion de la sénatrice Amel Gaker qui propose d'étaler les travaux dans le temps et donc de dire pour ceux qui seraient prêts à s'engager fermement par contrat, je fais les travaux en 3 ou 5 ans, à ce moment-là, on peut continuer à louer. Pourquoi c'est important ? Parce que notre ambition, c'est qu'à la fin les les logements aient été rénovés.
Si vous dites aux familles et notamment on a beaucoup de petits propriétaires qui sont âgés, qui n'ont pas la possibilité d'avoir un crédit s'ils n'ont plus le revenu du loyau. Donc c'est très important l'occasion d'y revenir mais il y aura évidemment une attention toute particulière là-dessus. M.
Vincent Jeanbrun