Colère des agriculteurs : débat entre François-Xavier Bellamy et Pascal Canfin
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bienvenue dans esprit libre la nouvelle émission de débat et de décryptage du Figaro et du Figaro Magazine le bonheur n'est plus dans le prê un agriculteur se suicide tous les 2 jours un sur C vit sous le seuil de pauvreté les exploitations ferment les unes après les autres sans que les agriculteurs ne soient remplacés mais les agriculteurs ont décidé de faire entendre leur colère les tracteurs roulent sur Paris et désignent un coupable l'Union européenne l'Union européenne qui tuait l'agriculture française à cûp de traité de libre échange de normes et d'écologie punitive dans cette émission nous avons voulu poser la question l'Union européenne est-elle le vrai coupable ou est-elle un bouc émissaire idéal pour y répondre de députés européens Pascal campfin député bonjour député Renaissance et également président de la commission Environnement du Parlement européen et François xayier belamid député LR député EUR européen également depuis une semaine vous vous invectivez je dirais ou vous vous interpellez disons à coup de de tribune d'entretien interposé de tweet parfois vous allez pouvoir vous expliquer face- à face pendant une heure tout de suite le face- à faceace François Xavier bami Pascal campfin dans esprit [Musique] libre Pascal cf François xavierami bonjour bonjour bonjour ravi de vous recevoir pour parler pendant une heure des grands enjeux de fond de cette de cette crise agricole François Xavier Belami on va commencer avec vous parce que vous êtes l'homme par qui le scandale arrive si j'ose dire c'est une tribune qui m'a qui m'a inspiré cette cette cette émission une tribune que vous avez publié dans Le dans le Figaro et dans laquelle vous pointez la responsabilité écrasante je cite vos mots euh de la Commission européenne dans dans la crise que nous vivons aujourd'hui vous pointez également nommément Pascal cfin que vous vous dites promoteur finalement de de ce pacte vert euh qui qui qui fait beaucoup parler et des normes qui vont avec pourquoi pourquoi ce ce ce ce coup de gueule et est-ce que l'Union européenne est vraiment coupable ou est-ce que vous vous exprimez maintenant parce que on est à la veille d'une campagne européenne non cette inquiétude ça fait des années que nous l'exprimons avec ma collègue Anne Sander avec laquelle j'ai signé ce texte et qui a été pendant tout ce mandat en commission de l'agriculture pour défendre l'agriculture face à un agenda finalement très très idéologique vous avez dit en commençant que nous nous étions invectivé je crois c'est le point le plus important il ne faut surtout pas mettre d'invective là-dedans au contraire nous nous avons et c'est un débat que nous partageons depuis des années avec Pascal enfin nous avons eu l'occasion de partager des visions qui sont divergentes et aujourd'hui j'espère nous allons pouvoir les expliciter pour tous ceux qui nous suivront il me semble qu'aujourd'hui nous sommes devant un choix décisif pour l'avenir non pas seulement de notre agriculture mais on en parlera peut-être plus largement l'avenir de notre continent et de ce modèle de production en Europe que nous avons me semble-t-il le devoir de défendre or ce modèle de production il a été effectivement fragilisé de manière extrêmement dangereuse par les politiques menées au cours des dernières années par la Commission européenne et soutenue par des parlementaires au sein du Parlement européen parlementaires qui allaient de la gauche parfois la gauche la plus radicale au vert au socialistes et à certains membres du groupe renu notamment la délégation française de de renaissance et et Pascal cenfin a été comme président de la commission de l'environnement l'un des grands artisans de cette stratégie vous avez évoqué le pacte vert le pacte vert c'est beaucoup de textes nous en avons soutenu beaucoup ensemble je pense par exemple à la barrière carbone à l'entrée du marché unique c'était effectivement un de nos engagements de campagne de 2019 c'est je crois quelque chose dont nous avions besoin pour mieux prot protéger le marché français le marché européen et pour reconstruire des conditions de concurrence loyal pour ceux qui produisent en Europe c'est exactement l'inverse que font d'autres textes du pacte vert et notamment celui qui nous a sans doute le plus opposé un texte qui s'appelle restauration de la nature ce texte avait pour but dans la stratégie dite de la ferme à la fourchette il y avait un ensemble de dispositions et restauration de la nature fait partie de cette stratégie avait pour but de protéger l'environnement on ne peut qu'être d'accord avec l'objectif mais les moyens qu'il met en œuvre ont pour principal et fait d'organiser la décroissance de notre production et notamment de notre production agricole et pour nous ce qui se passe aujourd'hui avec la colère des agriculteurs n'est pas du tout malheureusement une surprise ça fait des années que nous disons le danger que représente cette stratégie de décroissance qui d'un côté asphyxie ce qui produisent en Europe avec des règles des normes des contraintes de plus en plus lourdes il y a aussi un problème français en Europe parce qu'effectivement quand on crée un texte à Paris on le sur à Bruxelles on le sur sur transanspose souvent à Paris et puis simultanément ouvre notre marché et nos collègues macronistes ont voté par exemple en faveur d'un accord de commerce avec la Nouvelle-Zélande donc une contradiction absolue dans cette dans C on va venir François Xavier bami mais laissons répondre Pascal Canfin depuis de semaines vous êtes un peu accusé d'être le père de toutes ces ces normes européennes qui empoisonnent la vie des agriculteurs est-ce le cas et au-delà de votre personne même question qu'à François Xavier B ami est-ce que l'Union européenne porte une responsabilité écrasante ou est-ce que c'est un bouquet missère dans cette affaire bien je vais on va rentrer dans le détail de chacun des textes européens en étant le moins jargonneux possible euh mais je voudrais dire que quand j'entends j'écoute les agriculteurs qui manifestent et avec lesquels on dialogue au quotidien notamment avec le Premier ministre il y a des revendications multiples certaines touchent l'Europe d'autres pas du tout hein quand on les agriculteurs accusent l'actalis à juste titre de baisser le prix du lait alors queils font des marges considérables ça n'a strictement rien à voir avec l'Europe et la politique agricole commune bon ce sont des exemples très concrets qui font que le sujet dont on va parler là est important mais il se met dans un ensemble de causes qui justifient une colère que je comprends et parmi lesquelles encore une fois certaines causes ont strictement rien à voir ni avec le Green Deal ni avec l'écologie ni avec l'ORD maintenant euh un point aussi de de méthode euh par rapport au mot d'invectif que vous avez évoqué moi je pense qu'on peut se dire qu'on se respecte beaucoup on se respecte notamment sur une raison une raison une raison importante qui est que François Xavier bami est un député européen qui travaille et je pense que moi aussi et et il arrive que plus à droite que nous que toi il y en a qui dit qui raconte beaucoup de choses mais qui travaille beaucoup moins nous on travaille on travaille les textes parfois on est d'accord parfois on n'est pas d'accord parfois on vote ensemble parfois on vote pas ensemble mais au moins on travaille et je pense que c'est quelque chose qui est fondamental de partager cette valeur travail c'est la responsabilité fondamentale d'un él donc si je prends le le la racine de notre désaccord c'est le mot que tu viens d'employer qui serait de dire le Green Deal le pacte vert la stratégie européenne c'est une stratégie de décroissance or il n'est nulle part nulle part nous n'avons voté de texte nulle part dans aucune des lois européennes dont on parle il est écrit que nous allons organiser la décroissance réduire la production fixer des objectifs de baisse de production et cetera deuxème élément aucun des textes sur lesquels nous n'avons pas été d'accord hein et que nous nous avons voté que vous n'avez pas voté aucun de ces textes n'est en vigueur aujourd'hui aucun ça je pense que c'est un fait incontestable aucun donc vous êtes professeur de philosophie je pense qu'on peut facilement comprendre qu'il y a une forme d'illogisme à considérer la responsabilité de la crise actuelle et de la situation dramatique de nos agriculteurs est lié à des textes qui ne sont même pas encore entré en vigueur Pascal qu'enfin c'est pas les premières certes elles vont entrer en vigueur mais il y a aussi une forme de protestation contre une accumulation et une inquiétude bien sûr mais ce que je dire c'est que les situations réelles objectifes de difficultés sur les prix sur les négociation commerciales sur les sujets de concurrence déloyal dont on va parler sur lesquels nous sommes assez largement d'accord tout ça existe aujourd'hui et ne peut pas être attribué à des R qui ne sont pas en vigueur c'est simplement une question de logique la seule règle la seule règle que nous avons voté depuis le début du lancement du pacte vert c'est le verdissement de la politique agricole commune c'était même avant le pacte vert c'était ça faisait partie du pacte vert on va dire avant en tout cas on l'a voté et vous l'avez voté mais et je l'ai voté mais vous l'avez voté et Jordan Bardella l'a voté et donc moi je trouve qu'il y a une forme d'hypocrisie à dire Aro sur l'Europe Aro sur les normes quand la seule la seule qui est encore qui est d'ors et déjà maintenant entrée en vigueur et qui concerne la partie des normes environnementales la PAC étant bien plus large que celle-là mais sur la partie verte de la PAC ce qu'on appelle le verdissement de la PAC je l'ai voté j'assume mais vous l'avez voté François x franis la mieux la la la colère des agriculteurs je je je l'entends depuis des années euh moi aussi et cette colère elle est aussi liée à ce qui a été discuté décidé délibéré nous travaillons mais les agriculteurs travaillent beaucoup aussi et ils suivent de très près ce qui se passe dans les institutions européennes et ils ont vu à quel point la tonalité effectivement qui les concerne a changé ce qui je crois est le plus éprouvant pour eux au-delà même de la question du revenu qui vous l'avez dit n'est pas une question spécifiquement européenne au-delà même de la question de la fiscalité on parle du gazol non routier qui a été le le point de départ de cette contestation ce qui est aujourd'hui infiniment éprouvant pour les agriculteurs c'est le sentiment d'être en permanence suspecté contrôlé surveillé soumis à une aval avanche de contrainte et effectivement cette avalanche de contrainte qui se discute au Parlement européen elle part d'un partipris de de défiance et elle conduit à un résultat de décroissance vous dites que nous n'avons jamais voté un texte qui parle de décroissance effectivement on n' jamais voté un texte qui disait notre objectif c'est la baisse de la production mais en revanche on a voté des textes qui avaient pour effet connu prévisible prévu la décroissance de la production européenne c'est le cas de ce texte sur la restauration de la nature qui n'est même pas encore entré en vigueur en effet mais qui a pour effet prévisible c'est ce que disent les études d'impact qui ont été réalisées par des universités allemandes par le Département de l'Agriculture américains même nos amis américains nos concurrents américains s'inquiètent de la stratégie européenne en matière de décroissance agricole à travers farm to fork et c'est le cas même de l'étude d'impact réalisée par les experts de la Commission européenne elle-même pour ma part ça fait depuis 2021 c'est-à-dire depuis qu'on connaît ces études d'impact que je dis que nous disons nous n'avons pas le droit simplement pas le droit de rentrer dans une une stratégie qui aurait pour effet nous disent les experts de la Commission de faire baisser de 13 à 15 % la production agricole en Europe de faire baisser le revenu des agriculteurs d'augmenter le prix pour les consommateurs d'augmenter notre dépendance aux importations de faire baisser nos exportations à destination de pays qui ne produisent pas leur alimentation et donc de créer de l'insécurité alimentaire pour des millions de personnes c'est ça sur la p dernier point pardon sur la p je termineus très important sur la PAC on a voté une pack effectivement qui avait pour effet d'insister sur la nécessité d'une transition environnementale mais personne ne la conteste y compris les agriculteurs qui ont soutenu cette pack personne ne conteste qu'on veuille faire mieux qu'on veuille faire bien qu'on veuille préserver l'environnement dans cette pack il y avait notamment une disposition qui consistait à mettre en Jer des sols le point de départ proposé par la Commission c'était 10 % de Jer on s'est battu on a obtenu un texte qui à la fin c'est celui qu'on a voté propose 4 % de jcher ces jacher elles ont été heureusement suspendues au début de la guerre en Ukraine parce que la guerre en Ukraine a déstabilisé les circuits alimentaires mondiaux et nous nous poussons maintenant pour que cette suspension déjà cher cette dérogation soit maintenue par la Commission européenne on a un désaccord avec la commission sur ce point en tous les cas on peut pas rentrer dans une logique qui consisterait à faire abstraction de la situation du monde et le point problématique dans le texte restoration la nature c'était de passer avec ces 4 % de Jer à une stratégie qui aurait ajouté et pardon c'est un peu technique mais c'est très important et là sans doute c'est un point de désaccord qu'on a ensemble ajouter à ces 4 % de Jer 10 % de gel de la surface agricole utile en Europe et ça pour le coup ça aurait été une folie heureusement nous avons réussi à combattre ces 10 % nous le PPE mais c'est un point qui nous a évidemment opposé de manière très forte et je crois que c'est évidemment un sujet de débat qui est sur la table aujourd'hui grâce à la colleur des agriculteurs mais qui est un sujet d'intérêt national et d'intérêt continental pour tous les Européens alors ce qui ce qui est très intéressant c'est que en en en 5 minutes d'échange on on a on a convergé sur la PAC vous avez voté la PAC j'ai voté la PAC mais j'ai jamais contesté ça personne contesté d'autres sont sur des les plateaux pour critiquer les mesures de la PAC ils ont pour pourtant voté deuxièmement vous défendez le fait que la mise en jacher soit suspendue cette année nous aussi c'est exactement ce que vient de dire encore le Premier ministre de l'Assemblée nationale et c'est ce qu'on va essayer d'obtenir dès cette semaine dès cette semaine jeudi c'est un accord européen pour le fait que la mise en gcher des fameux 4 % que nous avons tous voté soit suspendu c'est une demande très forte des agriculteurs on l' défend et on la défend ensemble bon vous voyez bien dans derrière les et je vais venir encore une foagent DESC croissances mais c'est pour vous montrer que derrière les caricatures qui sont faites et c'est le problème du de la polarisation extrême des débats quand on commence à discuter dans le fond on a beaucoup de points d'accord maintenant on a un point de désaccord on a un point de désaccord qui serait que je nous aurions voté et j'aurais été à l'origine mais peu importe nous aurions voté quelque chose qui dirait il faut geler 10 % des terres agricoles avec toutes les conséquences que vous évoquez bien évidemment puisque si vous gelez 10 % des terres agricoles et que vous ne changez rien par ailleurs bah oui la production baisse les rendements euh globaux diminuent et donc les revenus diminuent et donc notre importation notre dépendance aux importations augmente mais vous pensez vraiment que je suis suffisamment stupide pour promouvoir cela la réponse est non pourquoi parce qu'en fait on a jamais jamais dans aucun des textes qui a été proposé suggérer euh contraint de geler 10 % des terres agricoles ce que nous avons dit et pour le coup on l'a dit à plusieurs reprises et ça on le soutien c'est de dire que sur 10 % de la totalité des terres agricoles pas ferme par ferme d'accord il y a mais 10 % de la totalité de la superficie agricole utile il y ait ce qu'on appelle des éléments positifs pour la biodiversité des élément positifs pour la biodiversité quand vous faites une ha quand vous êtes en Normandie et qu'il a des et il y a pas déjà cher en Normandie par contre il y a des e s'appelle le bocage et ben ça c'est un élément positif pour la biodiversité et on a un plan e en France qui veut remettre des ha notamment là où elles ont totalement disparu ce qui est négatif pour l'érosion des sols donc pour les agricultteurs et pour les rendements des agriculteurs ce qui est évidemment négatif pour la biodiversité parce que quand il y a plus d'habitat pour les oiseaux les abeilles et cetera bah il y a plus de d'animaux et ce qui pose un problème pour la la la pollinisation puisque ce qui fait qu'il y a pollinisation c'est précisément parce qu'il y a des habitats par exemple pour les abeilles donc cette logique là de dire il faut remettre des que c'est un exemple concret d'élément positifs pour la biodiversité qui est le le jargon juridique que nous avons utilisé je pense que tout le monde est d'accord tout le monde est d'accord qui est contre le fait de dire on va remettre le plan est français le plan est français il est soutenu par tout le monde et donc il y a une il y a eu alors si je suis un tout petit peu sévère je vaux dire il y a une volonté de désinformer si je suis un peu moins sévère je veux dire il y a eu un raccourci je vouslais chacun jugera de je mets 10 % de terrain avec des éléments positifs pour la biodiversité au total ça veut dire que si une ferme en particulier ne peut pas le faire bah c'est pas un problème parce que sur une autre ferme ailleurs dans des parcs naturels et ce on peut mettre non pas 10 % mais 30 % 40 % et et là c'est là où on a un désaccord parce que c'est la racine du problème parce que moi je suis contre je suis contre un agenda de décroissance agricole évidemment évidemment vous expliqueres rapport de l'Université des Pays-Bas d'Allemagne qui aler sur une base de la production est-ce que ils sont des ils sont des r a vous avez cité je peux vous même dans ajouter une autre néerlandaise et cetera d'ailleurs financée par mon Santo peu importe toutes ces études JC été financé par des non je dis que l'étude meronandaise l' été toutes ces études y compris celle du GRC d'ailleurs critiqué par les propres services de la Commission ce qui montre que l'expertise dite indépendante de la commission est Ré indépendante parce qu'elle a été critiquée par les les fonctionnaires eux-mêmes de la commission font un raccourci font un raccourci ce raccourci c'est de dire quand je mets des des éléments positifs pour la biodiversité alors égal j'achè alors évidemment une fois que j'ai fait égal j'chè bah égal baisse de production et cetera par ailleurs deuxième point je conclu là-dessus allez-y il y avait il faut vraiment qu'on s'arrête là-dessus vous avez employé le mot des informations je crois que c'est très important qu'on mette au clair les chose sur ce point précis parce qu'il est au cœur du débat et pour ma part moi je crois à la vie démocratique je crois au pluralisme à la nécessité d'éclivage je pense qu'on peut avoir des désaccords en se respectant on le disait à l'instant mais je pense qu'on n pas le droit de ne pas assumer les positions qu'on défend alors comme je savais que ce serait au cœur du sujet je me suis permis d'imprimer le texte concerné de l'annexe 4 de ces part de terre agricoes présentant des particularités topographiques à haute diversité c'est ce à quoi vous faisiez allusion l'article 14 14 dit on est bien d'accord c'était le texte original de la commission vous n'en êtes pas à l'origine mais vous l'avez soutenu le texte que vous avez soutenu non non pardon pardon c'est très important le texte de la commission disait que 10 % de la surface agricole de l'Union devait intégrer ses particularités topographique à haute diversité et je lis maintenant la caractérisation de ces parts de terre agricoes présentant ses particularités elles ne peuvent pas être utilisés à des fins de production agricole y compris pour le pâurage ou la protection production fouragère donc soyons très clair c'est bien en réalité d'un gel de la surface agricole utile de 10 % qu'on parle et toutes les études d'impact je sais que vous avez accusé beaucoup de ceux qui les avaient rédigés d'avoir été financés par des lobbyes ou d'avoir été intéressés d'une quelconque manière mais à un certain moment vous disiez est-ce que je suis assez stupide pour avoir défendu ça pardonnez-nous d'être assez triviaux pour lire les textes que vous avez soutenu et les textes que vous avez soutenu parlent précisément de cette stratégie de décroissance pour le reste pardon pardon juste un dernier mot en réalité mais je ne vous le reproche pas vous assumez cette visionl vous la défendez d'une façon extrêmement précise et très explicite et je je vous ai lu parce que je m'intéresse à ce que vous dites j'ai lu par exemple le texte que vous avez proposé à Terranova en 2023 pour expliquer votre vision de l'avenir de l'agriculture dans lequel vous décrivez la pack actuelle comme étant extrêmement défaillante dans la prise en compte des enjeux environnementaux vous vous dites qu'il faudrait conditionner tous les financements de la PAC à ces éléments de contractualisation écologique en tous les cas qu'il faudrait aller vers une forme de transformation de la pack en soutien aux agriculteurs vers une pack qui serait éventuellement en soutien mais surtout d'abord un moyen d'incitation à des transformations environnementales et vous dites finalement est-ce qu'on a vraiment besoin de cette production agricole est-ce qu'on pourrait pas assumer sa décroissance à partir de son remplacement par exemple par de la viande de synthèse par du lait de synthèse ce que vous évoquez en disant qu'à travers ce lait de synthèse ce lait fabriqué en laboratoire je vous site avec des techniques génétiques on pourrait c'est votre expression se passer entièrement de vache jamais dit ça c'est votre expression alors pour le coup ch vous m'avez accusé avec cette phrase soidisant entre guillemets j'ai relu l'étude mais pas j'ai relu ce j'ai érit ch pour désolé de pas l'avoir imprimé mais pour le coup c'est sur le site de teranova Terranova vous allez sur je n'ai jamais écrit ça vous parlez du la synthèse ouii ça votre vision de l'avenir de l'agriculture fait on pe parce que c'est aussi une vision du monde je vous reproche pas de la défendre je vous reproche juste une chose de dire une chose à Paris et de faire le contraire à reproch que de la caricaturé mais pardon mais c'est ce que d' on peut avoir des désaccords non ce que j'ai je suis favorable au fait que par exemple pour l'alimentation animale on puisse se passer de d'utiliser des d'autres animaux et qu'on puisse créer de la viande de synthèse absolument de la viande absolument d'abord à des animaux on donne d'abord bien sûr que si la moitié tout à fait sauf que peut-être vous ne le savez pas mais la moitié la moitié de la surface agricole utile en France est utilisée pour l'élevage et une partie très significative de ça d'accord c'est on fait des animaux pour nourrir d'autres animaux parce que c'est les carcasses c'est des des c'est des choses dont on ne mange pas donc il y a une grande partie du modèle économique qui repose non pas sur l'alimentation humaine mais sur l'alimentation animale c'était à l'époque à l'époque les la la vache folle scandale de la vachev on avait transformé les vaches qui sont des ruminants en consommateurs d'autres animaux j'espère que ça n'est pas tout à fait le cas aujourd'hui dans l'élevage français je crois pas que ce qui était un scandale c'était le les traitements les trait le fait qu'il y a eu des problèmes sanitaires mais le modèle économique mais ce que vous évoquez dans la note Panova qu'on soit très clair c'est la fottech la fottech pardon c'est pour l'alimentation humaine le lait dont on parle c'est pour l'alimentation humaine justement essayz de ne pas tout mélanger s'il vous plaît franç bel am si on veut on a commencé par avoir un débat qui reposé sur les faits maintenant vous m'accusez de choses que je n'ai jamais dit et vous faites des grandes généralités donc j'en reviens vous déf de ce vous silî arrêtez car vousit l'article de qui a été voté vous répondez quoi alors pas où est le mot jacher je n'ai pas parlé de jaer j'ai parlé de gel de la surface agricole on transforme ch jamais quand vous quand vous gelez d'accord quand vous gelez ça veut dire que vous mettez en jaer vous mettez en non pas du tout vous avez parlé de on peut parler de Mar on peut parler d' pour la production trèsair ça va créer une baisse de la production non parce que les Rapp sortons de ce débat produ le bout de la phrase mais pas la totalité si vous faites françoisavierier il y a un panier d'options dans d'ailleurs ça vous lisez une ligne c'est c'est excusez-moi mais vous lisez une ligne sur deux pages donc pourquoi il y a deux pages c'est l'un des critères c'est l'un des critères c'est ce que je veux dire non mais si on peut équilibrer le temps de parole ce serait formidable donc on finit là-dessus parce qu'il y a beaucoup de sujets à évoquerment évidemment mais donc il y a plus il y a un panier d'options qui sont offerts aux agriculteurs et tant mieux parce que s'il y avait une seule option ce serait la catastrophe dans ces options il peut y avoir l'âcher comme il peut y avoir autre chose et s'ils choisissent une de ces options parmi les temps alors il y a telle et telle condition on va pas tout r on va pas rentrer dans le détail simplement si ex compliqué justement c'est bien évidemment extrêmement compliqué pour être le plus proche possible du terrain parce qu'un agriculteur en Grèce en Lituanie en France et c'est pas la même chose donc il y a des tas d'écosystèmes différents donc on rentre un peu dans j'en reviens je reviens donc ça veut dire que j'insiste sur le fait que la caricature qui en a été faite est fausse deuxièmement toutes les études qui ont été faites n'intègrent aucune une aucune des mesures que nous prenons en parallèle pour accompagner les agriculteurs et leur donner davantage de solutions j'en donne une sur lesquelles nous sommes d'accord les nouvelles techniques génomiques nouvelles techniques génomiques de façon à ce que les semences soi accélérer de façon à ce qu'on regarde les les éléments qui peuvent se faire dans la nature à l'intérieur de la même espèce et j'insiste sur ce point puisque c'est ça qui est la grande différence avec les OGM c'est que c'est à l'intérieur il y a pas de croisement d'espèces c'est à l'intérieur de la même espèce la semaine dernière la semaine dernière nous avons voté ensemble d'ailleurs dans la commission environnement que je préside le développement l'autorisation en Europe des nouvelles techniques génomiques ce qui était une demande très forte des agriculteurs donc oui moi je suis pour l'innovation alors c'est pour ça que je suis pour l'innovation aussi pour ne pas la laisser et c'est d'ailleurs un rapport et on va venir sur le lit synthèse si vous voulez la viande de synthèse à Singapour et aux États-Unis et qui défend cette position les sénateurs LR les sénateurs LR où il y a un rapport du Sénat piloté par les sénateurs LR qui disent quoi qui disent on doit s'interroger et c'est exactement ma position j'ai pas la réponse parce que ça pose plein de sujets vous avez raison mais on doit s'interroger sur le fait de se dire est-ce que cette innovation là et bien on va se laisser tailler des croupières deain par ceux qui sont en train de les développer et dont les coûts aujourd'hui sont plus élevés mais demain ont vocation à diminuer drastiquement quels sont les trois pays au monde qui ont déjà autorisé les brevets les start-ups et cetera tout est parti c'est les États-Unis Singapour et Israël d'accord est-ce que demain on va laisser sur des marchés qui sont des marchés où euh euh on ne consomme pas directement la viande ou on consomme pas directement le lait ou alors qu' sont des marchés ultra transformés donc je parle pas de l'escalope de poulet je parle pas de la bouteille de lait mais vous prenez des de la poudre de lait par exemple je suis absolument certain absolument certain que dans 5 ans c'est la poudre de lait de synthèse qu'on importera de Singapour des États-Unis et d'Israël et nous on sera là et on dira ah ben non nous on Fa pas vous me faites vous me faites la transition parce que les agriculteurs à la limite beaucoup quand on les écoute expliquent qu'il pourrai accepter les normes qui sont même parfois pour une forme de de de sobriété mais qui ne comprennent pas qu'on leur impose des normes et qu que dans le même temps on importe de de de pays qui eux-mêmes ne respectent pas ces ces ces normesl ils mettent notamment en cause les traités de libre échange il se trouve qu'il y a un traité qui vient d'être voté c'est le le le traité avec la Nouvelle-Zélande je crois que vous l'avez voté pourquoi donc deux choses pourquoi on vote certains accords de libre échange et on s'oppose à d'autres accords de libre échange je vais donner celui pour lequel on s'oppose fortement et sans Emmanuel Macron je peux vous dire que l'accord Mercosur avec le Brésil Argentine et toute la zone d'Amérique du Sud serait déjà en vigueur c'est la France parfois toute seule toute seule un contre 27 qui a dit jamais nous ne ratifierons cet accord résultat des courses cette semaine on a obtenu que il n'y ait toujours pas d'accord mercosour et je constate que un report de l'accord nous sommes d'accord sur ce sujet absolument un report parce que nous sommes minoritaires en Europe mais pour l'instant nous mettons un veto d'accord et on le continuera à le mettre parce que nous sommes contre cet accord pour la Nouvelle-Zélande par contre donc là-dessus on est totalement aligné je note que je note que malheureusement les deux personnalités politiques au sein de la Commission européenne qui pousseent le plus le plus pour cet accord c'est le commissaire au commerce PPE votre famille politique la présidente de la commission PPE votre famille politique je ferme cette parenèse je je note simplement ce sont des sujets qui sont plus nationaux que politiques on en conviendra il y a des Verts au Parlement européen qui votent tous les accords de libre échange il y a des collègues su d'accord tout ça pour dire que nous sommes vraiment vraiment pas responsabl de cette situation contrairement à ce que j'ai pu entendre je suis très heureux que la France tienne cette position je me borne à observer que sur le Mercosur ça n'a pas toujours été le cas Emmanuel Macron en 2017 déclaré qu'il fallait signer le plus rapidement possible le Mercosur en 2020 déclaré qu'on serait gagnant à signer le mercosour on est très reconnaissant aux agriculteurs aussi d'avoir porté cette cause je penseon va venir à la Nouvelle-Zélande mais ça fait franchementami pouvez pas accuser Emmanuel Macron de pas être solide droit dans ses botes sur le mercosour sur le mercosour RZ sur la Nouvelle-Zélande parce que on a compris que vous serez pas d'accord mais les les moi je suis pas dans une logique de principe pour ou contre les accords de libre échange parce que ça c'est de l'idéologie et c'est du dogmatisme alors vous avez ceux qui sont toujours pour et vous avez ceux qui sont toujours contre moi c'est pas ma ligne et c'est pas ligne de la majorité on regarde accord par accord est-ce que c'est notre intérêt c'est pas notre intérêt sur la Nouvelle-Zélande et demain le Chili parce qu'on va voter le Chili aussi je vais vous expliquer pourquoi et on a aucun problème je prends l'ensemble de la de l'accord Nouvelle-Zélande pourquoi on est gagnant à cet accord parce qu'on a besoin d'alliier dans la zone pourquoi on a besoin d'All dans la zone fraisé divis géopolitique on a besoin d'allier dans cette zone pour pourquoi parce queon est dans un combat géopolitique face à la Chine et qu'on a besoin d'aller dans la zone Indo-Pacifique si on ni toute la complexité de la réalité géopolitique du monde et ce n'est pas du tout ce que vous faites évidemment on s'enlève une contrainte qui est que on a besoin d'allier dans un monde compliqué dans un monde qui est de plus en plus tendu entre la Chine d'un côté les États-Unis de l'autre deuxièmement sur la partie purement agricole qui est un élément d'un ensemble plus largeon peut pas nier c'est ma responsabilité politique c'est de regarder la totalité il y a des perdants dans cet accord il y a des perdants à cet accord c'est la filière mouton mouton il y a des gagnants à cet accord c'est la filière V et spiritueux parce que le vin et le spiritueux exporteront davantage en Nouvelle-Zélande et il exporent pas de toute façon ah ça je veux dire prod qué à ce momentl ouis bah si mais quand même ça compte à ce momentlà si vous dites que je peux supprimer toutes les aides à la filière vin et spiritueux de toute façon ils sont tellement bons tout le monde entierant sil vous pla ce sont les premiers à vouloir des aides les premiers à vouloir des accords de libre échange c'est parce que c'est leur intérêt hein ils sont pas stupides bon donc oui il y a des gagnants et des perdants comme tout accord et c'est pour ça que on va mettre en place une stratégie d'accompagnement des filières qui sont les plus impactés par ailleurs la Nouvelle-Zélande a déjà dit que elle n'utiliserait pas ces cota pourquoi parce qu'en fait le marché néo-zélandais c'est la Chine et d'ailleurs c'est logique d'un point de vue de dimension et c'est logique d'un point de vue de proximité géographique simplement comme ils anticipent le fait que ça peut se tendre avec la Chine de main et personne n'est dupe de cela et personne ne peut ignorer les tensions géopolitiques autour de la Chine Taiwan et cetera c'est pas l'objet du débat mais tout le monde doit l'avoir en tête eux se disent j'ai besoin besoin quand même au cas où d'avoir une alliance avec les Européens et nous on joue cette carte là parce que c'est l'intérêt global et c'est pareil sur le Chili sur le Chili c'est notre intérêt d'aller chercher pour la transition énergétique pour être moins dépendant de la Chine c'est notre intérêt d'aller chercher le lithium chilien et donc en face effectivement il y a des contreparties mais soit on arrête de discuter avec tous ceux qui sont des démocratie et nos partenaires économiques et à ce moment-là on ferme le jeu et je peux vous dire que beaucoup de filières agricoles céréalièr et de d'exportation de porc par exemple ou de poudre de lait ou de vin de spiritueux B seront les premiers perdants parce que eux ce sont des exportateurs et d'ailleurs notre balance est exportatrice ça prouve bien qu'on a intérêt économiquement au ACC mais pour Le Rest c'est plus le cas oui mais alors donc il il faut TR faut dire que il faut dire que en fait des c'est une information qu'il faut préciser bien sûr vous avez raison mais c'est pas lié à des accords qu'en plus on a toujours pas voté puisquils sont toujours pas en vigueur François Xavier bellamis sur la l'accord sur la Nouvelle-Zélande vous l'avez voté j'ai voté contre l'accord sur la Nouvelle-Zélande euh moi je ne suis pas hosyle à la liberté aux échanges au commerce pas du tout et je partage l'avis de Pascal cenfin quand il dit qu'au fond ça doit être d'abord une question de pragmatisme de stratégie et d'intérêt à défendre j'ai cependant un désaccord majeur c'est que je crois qu'on n'a pas le droit de laisser euh notre Union européenne rentrer dans une telle situation d'incohérence qu'elle impose toujours plus de contraintes de règles de complexité à ceux qui produisent sur son sol et qu'ensuite elle ouvre toujours plus ses marchés à des production extérieure qui ne respecte pas nos règles or qu'on le veuille ou non la Nouvelle-Zélande ne produit pas de la même manière que nous et par ailleurs par ailleurs je me permets de le dire il y a quand même aussi un un une question de cohérence politique à tenir on peut pas passer notre temps à dire qu'on défend l'environnement on peut pas passer notre temps à dire qu'on veut des productions plus raisonnées qu'on veut revenir à une forme de respect des équilibres libre que l'écologie impose et ensuite une fois qu'on a rendu la vie presque impossible à ceux qui travaillent chez nous pas seulement dans l'agriculture d'ailleurs mais aussi dans toutes les autres filières faire venir de l'autre bout du monde des agneaux qui traversent les océans dans de l'azote liquide et des tonnes de litres de lait en poudre qui arrive jusque chez nous parce que pardon mais les gens à qui on prétend parler d'environnement et à qui on impose ça ils ont de quoi se taper la tête contre les murs et de quoi dire comme le font les agriculteurs aujourd'hui qu' marche sur la tête vis juste dire une derè chir sur deux choses pas les gagnants et les perdants le sujet c'est qu'on a le devoir de traiter tous ceux qui travaillent sur notre sol avec la dignité qu'il mérite et on n' pas le droit de dire à des gens qui se battent dur je pense à nos éleveurs auin en effet qui vivent aujourd'hui avec beaucoup de difficultés la réintroduction par exemple du loup la réintroduction des grands prédateurs qui qui sont un un vrai grand problème de survie pour l'élevage au vin aujourd'hui notamment l'élevage dans la nature l'élevage dans les pâurages qui qui constitue aussi un élément clé de l'aménagement des territoires de la vie de nos de nos territoires on n' pas le droit de leur dire ensuite en fait on va vous mettre en concurrence avec une production industrielle néozélandaise euh et et en plus on passe notre temps à leur faire des leçons d'écologie et des leçons d'environnement encore une fois c'est une question aussi de respect pour ceux qui produisent un dernier élément le sujet est aussi d'avoir un regard stratégique sur la production européenne produire en Europe ça peut coûter plus cher que de devenir dépendant d'une protection extérieure ça peut coûter plus cher mais on s'est rendu compte ces dernières années que ça devait être essentiel nous c'était notre première engagement en 2019 on avait dit la nécessité de protéger le marché européen pas parce qu'on a peur de la concurrence mais pour rétablir des conditions de compétition loyal c'est ce qu'on a fait ensemble avec la taxe carbone aux frontières c'est pas qu'on ait peur de la concurrence ou de la liberté c'est qu'on a pas le droit d'organiser contre ceux qui produisent chez nous cette concurrence des loyale qui vient du décalage entre les règles qui sont imposées à nos propres producteurs et aux producteurs mondiaux on est rentré dans cette expérience incroyablement traumatisante pour tous nos pays que avec le covid on a été obligé de de voir nos infirmières se faire des blouses avec des sacs poubelles pour aller à l'hôpital parce qu'on avait plus de quoi fabriquer de quoi les protéger on savait plus faire des masques on savait plus faire des tests et on s'est rendu compte de notre dépendance avec la guerre en Ukraine on s'est rendu compte que nos forces armées ont 3 jours de munition dev all et qu'on sait plus les fabriquer donc on a touché du doigt ce que ça voulait dire d'être devenu dépendant est-ce qu'on doit faire la même chose maintenant avec notre agriculture pour se rendre compte du problème parce que les tensions géopolitiques qui surviennent elles peuvent effectivement aussi demain créer une crise alimentaire mondiale et à ce moment-là c'est pas le lait en pou néo-zélandais qui nourrira nos enfants et donc il faut qu'on ouvre les yeux sur cette nécessité on s'est battu au Parlement européen ça a été aussi un de nos points de désaccord et j'ajoute ça juste en une phrase mais on s'est battu aussi pour défendre cette vision stratégique de la production européenne sur des enjeux aussi important que l'énergie nous avons défendu avec notre délégation pendant des années l'énergie nucléaire qui était l'occasion d'un combat très idéologique de la part de gens qui dans la Commission européenne mais aussi chez les écologistes européens chez certains membres de la de la gauche européenne combattait la filière nucléaire et d'ailleurs vous avez aussi expliqué qu'il fallait absolument c'était ce que vous défendiez en 2018 quand vous étiez à l'époque au WWF vous disiez que se lancer dans la construction de nouvelle centrale nucléaair ce serait un suicide industriel je vous cite quand j'ai déposé au Parlement européen un amendement pour inclure le nucléaire dans les fonds de repip poweru 210 milliards d'euros vous avez voté contre avec toute votre délégation nous nous défendions au contraire la nécessité de faire en sorte que nous puissions produire notre énergie en Europe pendant que vous votiez pour inclure le gaz dans les fonds de transition juste donc la dépendance la dépendance qui est aussi liée à ce modèle d'énergie intermittente les éoliennes les panneaux solaire qui en fait ne nous permettent pas de compter sur la sécurité d'approvisionnement cette vision stratégique de la production en Europe c'est celle que nous avons défendu et nous l'avons défendu c'est vrai souvent il faut bien le dire sous vos critiques assez rudes vous expliquez à l'époque que nous étions climatooscepti que nous étions le trumpisme européen nous avec nos collègues des républicains parce que nous avions le mérite de dire bah oui c'est vrai que on peut pas passer c'est notre temps à rendre la vie impossible à ceux qui produisent en Europe pour ensuite se rendre dépendant de ceux qui produisent ailleurs c'est ça la réalité Maron luiême parle souveraineté alimentaire et de souveraineté européne nous aussi aucun problème à parler de souveraineté alimentaire parlons de la souverain parlons de nos dépendances je peux pas répondre sur le nucléaire sinon on commence à partir dans toutes les directions c'est dommage B je veux bien je veux bien mais à ce momentl on change l'angle du débat qui n'est plus tout à fait agricole j'ai aucun problème sur l'agriculture mais la souveré alimentaire est-ce qu'on s'expose pas à une dépendance très très important premier sujet les clauses miroir d'accord on est d'accord pour dire que nous ne devons pas mettre en concurrence nos agriculteurs sur des normes environnementales d'un côté si les importations qui rentrent dans le marché européen ne les respectent pas trit nouvellezée ce que disent les agriculteurs on va pas envoyer des fonctionnaires européens en nouvellezée exactement vous devez vous venez à l'instant de donner la réponse pourquoi ces close miroir ne sont pas dans les accords de libre échange pourquoi elles sont pas dans les accords de libre échange François Xavier bami tout simplement parce qu'il faudrait les négocier avec nos partenaires et que bien évidemment ils en ont pas forcément envie donc ce qu'on fait c'est qu'on les négocie pas on fait quelque chose de beaucoup plus radical on les applique et on les décide nous-même je vous donner deux exemples les antibiotique nous on a interdit des de nourrir les enfin de nourrir pardon excusez-moi de soigner les animaux avec certains antibiotiques c'est pas le cas par exemple aux États-Unis ou ailleurs et bien on a interdit l'importation de bœuf américains ou canadiens ou brésilien soigner avec les antibiotiques qui sont interdits chez nous clause miroir revendication française victoire française mais dans l'accord Nouvelle-Zélande c'est pas le cas mais s'il vous plaît je je viens de le dire vous ne négociez pas ça dans les accords de libre échange mais vous ne le négociez pas dans les accords de libre échange parce que vous les appliquez de manière souveraine ailleurs et je vois pas comment on va empêcher ce que vous dit justementun aucun François Xavier bami vous êtes un bon connaisseur du droit européen aucun accord de libre échange d'accord n'est supérieur au droit européen ce qui veut dire que je négocie certains éléments des tarifs douaniers avec nos partenaires pour des raisons géopolitiques que nous assumons totalement parce que on veut construire une Europe puissance et si on veut construire une Europe puissance face à la Chine face à Poutine face aux États-Unis de Trump et ben il faut bien des partenaires et des alliés c'est tout c'est comme ça c'est la vie de par contre on ne négocie pas avec eux les clauses miroires on les impose à côté des accords et ça écrase les accords donc je donne un deuxième exemple les néonicotinoïdes nous avons vous savez vous savez bien interdit en France et en Europe des néonicotinoïdes c'est pas si clair que ça parce souvent quand on parle aux agriculteurs il disent que c'est utilisé en Allemagne et en Belgique exactement bon donc on l'a interdit en France puis on s'est dit c'est pas normal donc on l'a introduit on l'a interdit en Europe c'est fait non ah si 4 sur 5 sont interdits en Europe oui mais sauf que aujourd'hui les Allemands et les Belges donnent des dérogations à leurs agriculteurs tout à fait et peut-être que vous avez vu que la justice belge saisie par la Commission européenne en octobre 2023 a condamné le propre gouvernement belge qui avait mis des dérogations contre la vie de la Cour de justice qu'est-ce que ça veut dire c'est un peu technique mais ça veut dire quoi ça veut dire que si on construit pas une architecture européenne intégré et ben à ce moment-là c'est la concurrence des loyales et c'est la loi de la jungle entre nous et donc on a fait exactement ce que les agriculteurs demande à savoir pas de norme chez nous qui ne s'impose pas en Europe on a gagné cette bataille avec la Commission européenne qui maintenant interdit les néonictinoïde partout en Europe mais attendez j'ai pas je suis pas allé au bout du raisonnement et donc c'est fait il y a des pays qui veulent tricher et ben on les condamne et maintenant la dérogation belge elle est sortie du jeu et puis ça c'est à l'intérieur de l'Europe et maintenant ce qu'on fait avec les noic oï c'est que depuis le 1er janvier 2023 c'est l'importation de produits avec des résidus de néonicotinoïdees du Brésil des États-Unis du Canada c'est trois pays essentiels sont interdits c'est nous qui l'avons fait d'accord c'est notre victoire donc tous les autres partis politiques parlent de ces clauses miroir nous on les fait c'est la grande différence et je peux vous dire que les agriculteurs ils voient la différence j'ai l'impression qu'on vit pour le coup sur ce point j'ai vraiment l'impression qu'on vit dans des réalités parallèles parce que quand vous allez voir des betterraviers dans le arjdhui effance parelques anné seul notre filièrere effondré on voit arriver en France du sucre qui est fabriqué dans les autres pays européens en utilisant ces dérogations n'ont pas tout été condamné la Roumanie et la Belgique pourêre très précis et c'est parce qu'on a la capacité deire commez justement maintenant c'est interdit et surt c'est très intéressant B parce que le jour où en fait on Nura plus du tout de production sucrière en Europe on va pas arrêter de consommer du sucre donc on le fait venir déjà d'ailleurs d'Ukraine qui est fabriqué avec des B il rest il resteu de temps just je termine juste en disant sur les sur les sur les clos mirror on va pas s'en sortir en essayant d'exporter nos contraintes et notre complexité dans le reste du monde ça ne marchera pas donc il y a un moment où il faut aussi qu'on garde la capacité de produire en Europe et ça veut dire être raisonnable être pragmatique le défi climatique il est devant nous mais la réalité du défi climatique c'est pas que comme le pense la Cour des comptes c'est l'élevage beauovvin qui créa le problème du déérèglement climatique le vrai problème il se trouve dans le fait que la Chine a annoncé en 2022 qu'elle ouvrait deux nouvelles centrales à charbon chaque semaine les ordres de grandeur ils sont là et l'Europe elle peut retrouver son sens en servant de levier à la décarbonation des grands producteurs mondiaux si l'Europe arrête complètement d'émettre du carbone si l'Europe arrêtre complètement de polluer elle peut y parvenir en arrêtant complètement de produire mais à ce compteel elle va devenir entièrement dépendante tion le sujet et ça c'est pour le coup un magnifique défi non parce que nous sommes responsables de ça parce que nous sommes des consommateurs et en consommant ce qui a été si on fait si précisément on fait la relance du nuclé si on est en train de faire dans une région que je connais bien la région des haute-fan dont je viens la réindustrialisation verte des Haut- defance de Valencienne à dkererque des dizaines de milliers d'emplois industriels qui avaient disparu quand moi j'étais gamins qui sont en train de revenir parce que on fait les voitures électriques les batteries les puces et cetera ça c'est la transition ça c'est la transition réité précisément mais vous êtes d'incroyablement déf vous ne croyez pas en nous croyz pas en nous vous ne croyez pas dans la capacité des agriculteur à faire des choses et de l'innovation du prog technologique vous dites surtout pas laissons-le aux Israéliens Singapour et au là vous dites surtout pas n'allons pas dans cette direction parce que les Chinois vont gagner mais pas du toutor capit c'est que nous pvons gagner cette bataille industrielle face à la Chine je ne dis pas que c'est facile he on n'est pas là pour faire des choses faciles je dis qu'on peut les gagner il y a une chose qu'on gagnera jamais c'est d'être moins dépendant de l'Arabie Saoudite et du Qatar monsieur bami si on reste attaché au fait de dépenser 110 milliards d'euros l'année dernière qu points de PIB 110 milliards d'euros en achat de pétrole et de gaz et quand on fait ça on se rend dépendant de qui on on se rend dépendant de l'Algérie régime démocratique que vous souigne que vous que vous auquel vous êtes très attaché j'imagine on sera dépendant de qui de la de de la l'Arabie Saoudite du Qatar du Kazakhstan et des États-Unis demain peut-être de Donald Trump donc ça veut dire quoi ça veut dire que réduire notre dépendance aux énergies fossiles c'est augmenter notre souveraineté géopolitique notre autonomie dans un monde compliqué et c'est réduire notre dépendance à qui à des pays qui rég qui financec l'islam radical au premier rang desquels les puissances du golf auquel auprès desqueles nous achetons massivement notre pétrle et notre et donc si vous voulez qu'on soit moins dépendante je ne vous accuse pas évidemment mais la réalité c'est que si on reste dépendant du pétrole et du gaz et parce qu'on ne ferait pas la transition écologique et ben résultat des courses on est dépendant de régime qui financel radical notre volonté c'est d'être indépendant et on peut gagner cette bataille et nous on y croit parle l'Ukraine vous nous avez parlé tout à l'E est-ce que je peux répondre sur ce r vous prêchiez unconvaincu pascalenfin pour j'ai défendu la filière nucléaire avec détermination même quand vous la combattiz non pardon excusez-moi là pour le coup on va quand même mettre les chos à'estce qu'on a voté rcemment qu'on pas trop tardel une fois que les filières sont c'est comme pour les vous nous avez parlé de recours en justice mais une fois que les filières sont sont à PL c'est plus compliqué de les redresser quand même il a déjà des consé voulez la revendication principale des agriculteurs c'est qu'il une concurrence équitable c'est exactement ce qu'on est en train d'organiser je vous a donner des exemples précis sur le sujet précis des je termine juste sur ce point qui qui qui nous rend dépendant aujourd'hui des importations d'énergie fossile ceux qui effectivement ont combattu pendant des années la filière nucléaire ceux qui ont fermé F ceux qui ont fait voter la programmation pluriannuelle de l'énergie qui devait fermer 14 réacteurs nucléaires supplémentaires et je termine juste en un point pardon pardon pardon c'est pas le nucléaire ça fait de l'électricité d'accord le pétrole le pétrole ça fait du carburant d'accord donc arrête arrête c'est totalement faux ce que vous venez de dire sauf si sauf si SAF V justement il y a quand même une connexion entre les deux il y a auss auss a il y a aussi une connexion entre les deux parce qu'il y a deux grands choix de mix énergétiqu en Europe il y a celui que la France pouvait encore considérer comme étant d'une actualité incroyable avec un un mix énergétique fondé massivement sur le nucléaire qui nous rendit extrêmement résilient et de l'ARE côté pardon renouvelable suppose le complément des importations gazières c'est la raison pour laquelle vous avez voté pour l'inclusion du gaz dans le fond de transition juste et nous l'avons combattu donc vous voyez qui nous rendépendant des fossiles votre votre parti a voté très largementis désolé lement il reste 5 minutes il reste 6 minutes il faut qu'on parle de de de une partie de transfert des fonds de la PAC aux subventions à la Turquie donc on va peut-être éviter de se soupçonner d'alimenter des régimes étrangers qui nourissent l'islam politique c'est pas nous qui l'avons fait pardon et et par ailleurs tous les amendements que nous avons déposé pour mettre fin aux subventions qui sont versées à la Turquie dans le cadre d'un processus d'adhésion qui est devenu un scandale moral vous avez toujours combattu les amendements que nous avons déposés sur ce point donc on va peutre g peut-tre rentrer on on vous mettra pas d'accord là-dessus sur le nucléaire ce sera un autre débat juste sur l'Ukraine euh l'Ukraine ça ce qui fait peur aux agriculteurs c'est effectivement l'élargissement qui a été décidé et dès maintenant on apporte juste rappeler quelques éléments factuels et vous vous pourrez répondre on importe dès maintenant sans droit de douane tout un tas de de produits d'Ukraine mais c'est surtout que l'Ukraine le 4e producteur mondial de de céréales ce sont d'immenses exploit tion de 500000 hectares parfois la taille du Jura ce sont aussi des salaires à 200 € mensuels et pour le coup l'absence total de normes phytosanitaires idem avec le le poulet que qu'on importe aujourd'hui massivement pour le coup on n'y est pas du tout en terme de normes équivalente est-ce qu'on prend pas un risque là de mettre tout simplement à bas notre modèle agricole européen 100 % d'accord avec ce que vous venez de dire c'est pour ça que là maintenant a priori cette semaine on va obtenir de changer les règles pour remettre des tarifs donc des tarifs douaniers sur les importations notamment de poulet puisque c'est la filière qui est la plus touchée en France et en Europe sur ce qui vient d'Ukraine pourquoi pourquoi on est dans cette situation il faut jamais oublier que si on est dans cette situation c'est parce que l'Ukraine a été attaqué par la Russie sinon on aurait jamais fait tout ça bien la Russie l'Ukraine est en guerre cont contre l'invasion russe défend nos valeurs et donc on a une solidarité économique légitime avec eux et c'est pour ça qu'on a baissé les droits de douan sur un certain nombre de production pour leur permettre d'écouler leur production qui sinon serait resté bloqué maintenant il se trouve que dans ce contexte que l'on soutient il y a un cas particulier qui est celui de la volaille où la filière est totalement déstabilisée et ça fait 2 ans qu'on a alerté 2 ans par écrit la Commission européenne en disant on est bien évidemment solidaire mais sur ce point-là attention c'est trop risqué et c'est pour ça que maintenant alors vous allez me dire c'est trop tard ça fait 2 ans qu'on le dit je suis d'accord mais plus 74 % vous pouvez me donner tous les chiffres que vous voulez je les partage on a même signé des des questions écrites à la Commission européenne pour dire ça ne peut pas durer il a fallu cette crise he je suis d'accord je pense qu'on est d'accord là-dessus il aura fallu cette crise pour que on retrouve un point d'équilibre parce que je pense que personne dans cette salle ne dit ok on va plus être solidaire avec les Ukrainiens mais qu'on retrouve le point d'équilibre qui fait que on remet sur un certain un nombre de quotas des tarifs voir bien distinguer ce qui vient dans nos assiettes dans l'Union européenne et ceux qui transitent par l'Union européenne mais qui repart ailleurs par exemple au Moyen-Orient voilà ce travail est en train d'être fait je voulais rassurer la filière volaille sur de ce point de vue et j'ai très très bon espoir que dans les tous prochaines heures tous prochains jours ce soit un dossier qui soit mainant derrière zavier bami c'est c'est une bonne chose si si si c'est fait je crois qu'Ursula V lon disait qu'il en était pas question si elle a changé d'avis c'est tant mieux elle a pas changé spontanément d'avis mais ce qui se pose à plus long terme c'est l'entrée tout simplement de l'Ukraine de dans l'Union européenne qui à ce moment-là sera le le plus grand producteur de céréales par exemple en Europe ce qui risque de de de de bouleverser totalement l'équilibre de la politique agricole comment on anticipe cela est-ce que quelqu'un l'anticipe d'ailleurs aujourd'hui d'abord il y a il y a le sujet immédiat qui est celui que que vous évoquez que Pascal qu'enfin évoquit c'est effectivement une alerte qu'on a partagé nous aussi depuis 2 ans nous n écrivons courrier sur courrier nous alertons la Commission européenne et c'est vrai que ça pose plus largement un problème qui moi m'a marqué pendant tout ce mandat je retrouvé l'autre jour j'étais alors un tout nouveau parlementaire je je le la première intervention que j'ai faite dans l'hémicycle de Strasbourg c'était en juillet 2019 était pour déplorer que Ursula van Derlon n''est pas évoqué à un seul moment dans son intervention c'était la première intervention qu'elle faisait devant le Parlement et qu'elle n'it pas évoqué une fois la question de l'agriculture al l'agriculture c'est historiquement la première politique européenne c'est aujourd'hui encore le premier budget des politiques européennes et donc il y a d'une certaine manière et j'avais dit dans cette intervention que l'agriculture ne pouvait pas devenir une variable d'ajustement des politiques européennes c'est ce qu'on aura vécu pendant une grande partie de ce mandat et nous nous sommes battus contre cette incroyable dénis de de réalité malheureusement c'est terrible qu'il estit fallu 2 ans pour arriver à faire en sorte que sur la question du soutien à l'Ukraine on sorte de cet effet de bord absolument catastrophique pour nos propres producteurs l'adhésion à l'Ukraine l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne elle de toute façon c'est une question qui se pose pour le moyen et long terme en réalité aucun pays en guerre ne va rentrer dans l'Union européenne et l'Ukraine ne rentrera pas c'est c'est un vrai débat que nous avons sur la table nous notre position est très claire nous disons que nous n'avons pas le droit je crois de de de de faire de fausses promesses à l'Ukraine je ne crois pas que l'Ukraine puisse devenir membre à part entière de l'Union européenne parce que vous l'avez dit à l'instant les différences entre nos pays sont tellement grandes tellement structurelles que ça transformerait et même ça déstabiliserait totalement tout le continent et toutes les politiques mises en œuvre sur le continent européen en revanche je crois aussi que nous n'avons pas le droit de fermer la porte à l'Ukraine parce que peut-être certains le diront avec trop de facilité mais les Ukrainiens aujourd'hui sont attaqués parce qu'ils veulent être européens et là il y a un enjeu géopolitique vous parliez de la Nouvelle-Zélande je crois qu'on a pas besoin nécessairement d'avoir des accords de libre échange pour créer des parten des partenariats forts dans un monde où la démocratie est attaquée mais c'est vrai qu'aujourd'hui on a le devoir de faire en sorte que toute cette région du monde qui est aujourd'hui à l'est du continent européen puisse être arrimé à l'Europe probablement pas par l'adhésion pleine et entière et par le statut de membre plein et entier de l'Union européenne ce serait évidemment des problèmes monstrueux y compris sur Schengen y compris sur beaucoup d'autres éléments de ce qui fait l'Union européenne d'aujourd'hui mais en créant une manière d'arrimer ces pays à l'espace européen d'une façon qui soit solide et qui soit en même temps respectueuse des des des gens qui travaillent aujourd'hui qui vivent en Europe qui ont le droit de pouvoir garder une forme de stabilité de nos de nos politiques sur le et sur ce point nous sommes totalement d'accord et bien on terminera l'émission sur sur un point d'accord on aurait pu faire quasiment deux émissions parce que c'était passionnant il y a beaucoup de de questions qu'on n pas aborder mais je crois que c'était quand même éclairant merci d'avoir été avec nous et on se retrouve le mois prochain pour un nouveau numéro d'esprit libre et puis vous pourraz retrouver ce débat dans le Figaro Magazine dans 15 jours merci à bientôt
François-Xavier Bellamy