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interviewRMC· 27 septembre 2021 3 min

Valérie Pécresse : "La justice est débordée"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Valérie Pécresse

Bien, Valérie Pécresse, faut-il aujourd'hui en politique, en France, être radicale ou radicale pour être entendue ? Ce que je crois, c'est qu'il faut surtout avoir des propositions pour résoudre les problèmes. On parle beaucoup aujourd'hui d'insécurité. On parle aujourd'hui beaucoup de la crise d'autorité que traverse le pays. Et c'est un thème récurrent, y compris à l'extrême droite. Oui, mais c'est un thème récurrent, y compris à l'extrême droite. Or, comment est-ce qu'on règle le problème ? Le sujet aujourd'hui, c'est notre justice.

Notre justice qui est débordée, qui est sous l'eau, submergée, avec un stock d'affaires sur lequel personne ne dit rien, qui est un stock colossal d'affaires non jugés. Alors, tout le pays est bloqué. Et le problème, c'est l'impunité. J'étais, il y a quelques jours, dans le quartier sensible de Lyon, qui s'appelle la Duchère, avec des policiers. Eh bien, l'un d'entre eux avait été agressé, classement sans suite. J'étais dans la Drôme avec des maires. L'un d'entre eux avait été agressé, classement sans suite. Donc, le sujet aujourd'hui, c'est que la justice est débordée. Elle n'a plus les moyens... C'est la sanction, là. Elle n'a plus les moyens de sanctionner vite et efficacement.

Les sanctions ne sont pas exécutées. Donc, moi, quand je serai présidente de la République, je proposerai un plan hors sec pour cette justice. Un plan hors sec pour leur permettre de juger en comparution immédiate les flagrants délits. Les flagrants délits... Je vous donne un exemple. Le président de la République a été giflé. Comparution immédiate de son agresseur. Mise sous écrou, c'est-à-dire emprisonnement immédiat de son agresseur. Eh bien, ça, c'est bien. Ça, c'est juste. Le problème, c'est que ce n'est pas ce qui arrive à nos policiers. Quand on agresse nos policiers, quand on adresse nos médecins, quand on agresse nos maires et quand on agresse les simples citoyens.

La sanction immédiate. Enfin, la sanction... Comparution immédiate en cas de flagrant délit. Oui. En cas de flagrant délit. Y compris pour des mineurs multirécidivistes. Parce que les mineurs sont jugés, vous le savez, plus d'un an après les faits. Comment voulez-vous éviter ce phénomène de bande de jeunes, de nouveaux barbares que l'on voit dans tous les quartiers aujourd'hui populaires de France et qui se répandent d'ailleurs dans les territoires ruraux où ils font aussi des ravages ? Aujourd'hui, nous avons besoin d'une sanction rapide. Quand on est jeune, on doit avoir une sanction rapide. Vous connaissez la phrase. Ce qui est important dans une sanction, c'est pas tant sa sévérité.

Il faut évidemment qu'elle soit sévère. Mais c'est pas tant sa sévérité que sa certitude. Il faut être certain que si on commet une infraction, on sera puni vite. Comparution immédiate. Impunité zéro. Et par ailleurs, on a un vrai problème. C'est qu'on n'incarcere plus dans notre pays. On n'emprisonne plus. Quand vous êtes condamné jusqu'à un an de prison ferme, vous n'allez pas en prison. Il faut revenir sur cette loi qui aménage les peines jusqu'à un an de prison ferme. Il faut qu'on puisse faire des courtes peines de prison.

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