Colis chinois : c | Chaque voix compte - 17/12/25
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 38 %Défensif 22 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quels sont les chiffres clés du rapport sur les colis importés ?
- 4:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi seulement 0,008 % des colis sont contrôlés ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Les douanes sont-elles dépassées par le e-commerce ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quelles mesures proposez-vous pour endiguer la fraude ?
- 10:00RelanceRéponse directe
Les plateformes comme Chine sont-elles responsables des produits vendus ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Quels produits non conformes ont été saisis à Roissy ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Romain EskenazChiffre
« 0,008 % des colis qui arrivent chez nous sont contrôlés par les douanes. »
- 4:00Romain EskenazChiffre
« Sur un million de produits importés dans l'Union européenne l'année dernière, seul 82 ont été contrôlés. »
- 6:00Romain EskenazChiffre
« 775 millions de paquets ont transités par la capitale l'année dernière, c'est quatre fois plus qu'il y a 3 ans. »
- 7:00Romain EskenazFait
« Il y a eu un mouvement historique depuis 30 ans qui fait que nous nous trouvons dans une situation d'extrême faiblesse en matière économique. »
- 8:00Romain EskenazPromesse
« La fin de l'impunité pour les sites comme Chine ou TMU, responsable des produits vendus sur leur plateforme. »
- 9:00Romain EskenazPromesse
« Une hausse de la taxe sur les petits colis, mesure déjà annoncé par la Commission européenne. »
- 12:00Romain EskenazChiffre
« 12 % pour les normes européennes, les normes françaisees étant plus strictes. »
- 13:00Romain EskenazChiffre
« En 2024, la douane a saisi plus de 21 millions d'articles contrefait. C'est quatre fois plus qu'en 2020. »
- 15:00YanbacChiffre
« 90 % contrefaçons saisie sur ces 21 millions, vous avez près de 4 millions de contrefaçons qui ont été saisies sur chaîne de tri. »
- 21:00Grégory CarChiffre
« 57 % des chargeurs contrôlés étaient non conformes. »
- 31:00Nicole DupréchiraChiffre
« Un français sur trois soit sera confronté à un trouble psychiatrique au cours de sa vie. »
- 32:00Nicole DupréchiraChiffre
« La commission évalue l'investissement de l'État à 64,5 milliards d'euros pour le handicap et 27,8 milliards pour la santé mentale. »
- 35:00Marie-Rose MorauFait
« Les bébés aussi ont des souffrances psychiques avérées. »
- 2:00Fait
« aujourd'hui des interventions qui se font mais des prises en charge qui se font 6 mois, un an plus tard à cet âge là, ça n'a aucun sens, ça marche pas »
- 4:00Chiffre
« le Canada, ils ont combien de soignants par habitant ? Parce que vous le dites, en fait, la première chose dont on manque, c'est des ps comme organisation »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[musique] [musique] Bonsoir à tous et bienvenue [musique] dans chaque voix compte sur LCP Canal 8. Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec pour m'accompagner ce soir Loup [musique] Fritel, journaliste politique à Paris Match. Bonsoir Loup.
Bonsoir et merci d'être là au côté de Laurent Guimier. Bonsoir Laurent. Bonsoir Adel.
Vous allez bien tous les deux ? Très très bien. Très bien.
C'est parti pour le sommaire de chaque voix compte avec à la une ce soir colis chinois et faillite française. Les conclusions de la mission d'information sur le contrôle des produits importés en France sont tout bonnement effarantes. 0,008 % des colis qui arrivent chez nous sont contrôlés par les douanes.
Alors, la France se donne-elle vraiment les moyens de freiner ce tsunami ? Ce rapport peut-il servir d'électrochoc à quelques jours de Noël alors que les commandes culminent ? Et bien nous [musique] en parlons ce soir avec Romain Eskenzie.
Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes député socialiste et vous avez présidé cette mission d'information sur les contrôles de produits importé en France.
Vous allez nous raconter tout ce que vous avez découvert à vos côtés. Grégory Car directeur de l'Observatoire de la Consommation à l'UFC. Que choisir ?
Bonsoir. Bonsoir et merci d'être là. Et bonsoir Yanbac.
Bonsoir, vous êtes administrateur des douanes et chef du bureau de la politique tarifaire et commerciale à la direction générale des douanes et droits indirects. Merci d'être là parce qu'on a beaucoup de questions aussi à vous poser. À suivre aussi dans chaque voix compte Lou Fritel.
Elle est off de loup. De quoi allons-nous parler ce soir ? Ah ben cette fois je vous emmène à Rome où une partie de l'élite nationale conservatrice s'était donné rendez-vous la semaine dernière.
Ensuite ce sera quelle histoire ? Et c'est Laurent Guigier. Ben, je vous parle d'un animal qui n'est pas arrivé [musique] par les colis euh de Chine et les plateformes, mais qui est plutôt dans vos grands magasins.
C'est ce fameux loup d'Intermarché dont tout le monde parle. Je vous raconte les recettes du succès de ce coup de com assez magistral. Et puis dans la 2e partie de chaque voix compte, place à la question qui fâche, nous parlerons de la commission d'enquête parlementaire sur la la santé mentale avec là aussi les conclusions d'un rapport qui sont hallucinantes.
Nous en débattrons avec Nicole Dubréchira, la présidente de cette commission d'enquête, Sébastien Saintpasteur, son rapporteur et nous serons aussi avec Marie-Rose Morau qui est psychiatre et qui dirige le service de la maison de de Solen à à Paris. Nous attendons aussi vos réactions ou vos questions à nos invités. Vous pouvez flasher le QR code qui s'affiche ici à 20h30.
Rendez-vous [musique] avec Marco Pomier pour Bourbon Express, le journal de l'Assemblée nationale. On parlera d'audiovisuel public notamment. Voilà pour le menu du soir.
Installez-vous confortablement. Jacques Voicte, c'est parti. Descs contrefaits, des jouets dangereux, des produits frelatés, des armes pourtant interdites.
Le Père Noël n'est pas une ordure, mais il risque d' en avoir un paquet dans sa hôte cette année des ordures. Et toutes ces petites merdouilles qu'on commande en un clic arriveront a priori sans encombre chez vous. C'est ce qu'on apprend à la lecture du rapport de la mission d'information sur les produits importés que vous avez présidé, Romain Eskenaz.
Vos chiffres sont sans appel. 0,008 % des colis qui arrivent en France sont contrôlés. 2 minutes pour comprendre avec Baptiste Gargartier. [musique] Des produits importés dans l'Union européenne et des contrôles quasi inexistants.
Constatlant d'un rapport présenté aujourd'hui à l'Assemblée. Fraude systématique Far West mandataire fantôme. Le bilan est sans appel.
Il y a eu un mouvement historique depuis 30 ans qui fait que nous nous trouvons dans une situation d'extrême faiblesse en matière économique. À Paris, les aéroports sont inondés de colis. 775 millions de paquets ont transités par la capitale l'année dernière, c'est quatre fois plus qu'il y a 3 ans.
Des produits importés d'Asie principalement, souvent non conformes, provenant du commerce en ligne. Sur un million de produits importés dans l'Union européenne l'année dernière, seul 82 ont été contrôlés. et plus de 96 % d'entre eux étaient contrefaits ou non conforme.
Du mobilier, du matériel électronique, des bijoux, des joues et aussi ou même encore des vêtements. Des produits dont les substances sont toxiques ou dangereuses pour le consommateur. Mais le rapport pointe aussi une concurrence déloyale aux entreprises françaises.
Ce matin, le ministre du travail appelle au sursaut. Il est temps de se défendre. Il est temps de mettre en place des mécanismes solides de se protéger.
Il faut se protéger de produits qui sont pas aux normees, de produits qui sont dangereux, de produits qui sont en dumping social. Il faut se protéger. Ça c'est l'amont.
C'est absolument vital. C'est une forme de guerre économique. Alors, quelles sont les marges de manœuvre ?
Les parlementaires auteurs du rapport listent 29 recommandations. La fin de l'impunité pour les sites comme Chine ou TMU, responsable des produits vendus sur leur plateforme, une hausse de la taxe sur les petits colis, mesure déjà annoncé par la Commission européenne et qui entrera en vigueur dès l'été prochain. Enfin, l'envoi d'inspecteur français en Chin au Brésil est plébiscité pour mieux contrôler les conditions de travail.
Les auteurs du rapport entendent bel et bien déposer une proposition de loi en début d'année prochaine. D'ici là, ce sont environ 2 millions de colis qui transiteront chaque jour par la capitale. Alors Romain Esken vous attendiez à ça quand vous avez lancé vos travaux il y a maintenant 6 mois ?
Franchement non. Pour être tout à fait franc, on a commencé nos réflexions, même si on comptait les élargir aux produits manufacturés, sur les produits agricoles. On relève que c'est environ 25 % des produits agricoles qui ne respectent pas les normes françaises. 12 % pour les normes européennes, les normes françaisees étant plus strictes.
Mais c'est au fil des auditions, notamment des fédérations professionnelles, fédération du textile, de l'ameublement, du jouet, de l'électronique, on a réalisé l'ampleur du phénomène de ces petits colis. On a été accueilli aux douanes de Roissie et je tiens sincèrement à saluer à la fois le travail des douaniers qui sont des femmes et des hommes de conviction qui croient en leur métier, qui croient en la protection de notre économie, à la lutte contre la fraude, à ça c'est pour le contrôle aux frontières à la DGCCRF, donc la répression des fraudes qui eux contrôlent les produits à l'intérieur du pays. Mais ils sont absolument dépassés.
Vous avez donné les chiffres tout à l'heure, c'est 775 millions d'articles arrivés en 2024, c'était 410 millions l'année d'avant et c'était 175 millions l'année d'avant. Donc vous voyez qu'on double chaque année pour arriver au chiffre pharaonique de 4,6 milliards à l'échelle européenne. Ça veut dire 12 millions par jour.
Vous pouvez me dire c'est pas très grave si tout est conforme. Or quand il y a des contrôles, il y en a eu un très important euh à Roissi fin 2022 sur 250 palettes, ils ont révélé plus de 95 % d'irrégularité. C'est-à-dire que on déverse de manière massive des produits qui ne respectent pas le lois, qui ne respectent pas nos normes, qu'on aurait pas le droit de fabriquer en France et qu'on a pas le droit de vendre en France.
Et pourtant on les achète librement sur internet et même quand il y a des contrôles, c'était le cas en 2022 et bien derrière ça n'aboutit pas à une fermeture administrative. Alors que sur un commerce physique, je peux vous dire que si 95 % des produits dans une boutique étaient frauduleux, il y aurait une fermeture préfectorale, un arrêté préfectoral de fermeture jusqu'à ce que la boutique se mette aux normes. Et donc, il faut adapter notre législation à ce nouveau mode de consommation, c'est-à-dire où le client devient de fait importateur.
C'est plus un cargo qui arrive avec 2000 2000 peluches, c'est une peluche qui arrive une par une, colis par colis, ce qui nécessite un travail pour les douanes qui est absolument démesuré. à nouvelle réalité économique de commandes en ligne. On va y revenir mais y en moi je voulais avoir votre sentiment après ces chiffres et ce rapport.
Est-ce que vous vous dites aujourd'hui que vous êtes là à écoper l'océan avec votre petite cuillère ? Alors c'est vrai que le chiffre de 00 08 % que qui qui est évoqué, je pense d'abord qu'il faut le recontextualiser. Vous l'avez évoqué monsieur le député, c'est que nous avons un nombre de contrôles qui est très important. 800 millions de colis de moins de 150 €.
Des centaines de millions de colis effectivement qui se entrent sur le territoire français. euh en 2000 en 2024 et bien évidemment après le FR, ce qu'on appelle le fraet traditionnel qui également continue et à juste titre de de d'entrer sur le territoire national. Donc il y a des contrôles.
Les contrôles sont réalisés par les services douiniers. Il n'y a jamais eu autant de résultats et de bons résultats de la part des services doiners. D'ailleurs, les résultats sont dans hein, euh sur les dernières années.
Après, ce auquel nous sommes confrontés, auquels sont confrontés les services de l'État et notamment les services douiniers, c'est je dirais à une massification des flux liés au e-commerce. Euh vous évoquez effectivement en 2022 170 millions de colis euh de moins de 150 € aujourd'hui 800 millions. Nous dépasserons sans doute en 2000 en 2025 le milieu.
Mais pour que les téléspectateurs comprennent bien la mission des douanes c'est pas de contrôler tous les colis qui arrivent en France, c'est on parle de contrôle aléatoire. Alors effectivement le rôle de la douane c'est d'assurer la gestion des flux physiques de marchandise. Et on s'appuie sur deux missions essentielles.
La lutte contre l'écrafic et la lutte contre la criminalité organisée dans lequel s'inscritent ces actions de contrôle. mais également l'accompagnement des entreprises. Il ne s'agit pas de bloquer les colis à à la frontière pour éviter que les entreprises soient je dirais victime ne voi pas arriver leur colis dans leurs entreprises.
Donc nous devons contrôler moins et mieux. Et c'est pour ça que nous avons adapté d'ailleurs nos techniques de contrôle. De quelle façon ?
Et bien avec des nouveaux dispositifs, avec également l'arrivée de l'intelligence artificielle avec des moyens. Alors par exemple à quoi à quoi sert l'intelligence artificielle dans les contrôles des colis qui arrivent de l'étranger ? Bien, cela va nous permettre notamment de cibler certains flux à risque de cibler également par exemple un avion qui arrive de Chine, par exemple certains types de produits, certains types d'emballage.
Cela va nous permettre de nous focaliser sur sur certains flux. La difficulté que nous avons aujourd'hui et ça a été très bien rappelé, c'est que nous avons effectivement un changement de mode de consommation, je dirais, qui est lié au e-commerce. Et là où nous contrôlions auparavant des conteneurs, nous continuons encore à les contrôler aujourd'hui, mais nous avons un flux très important du e-commerce.
Je vous prendrai deux chiffres 21400000 contrefaçons saisie par les services douaners l'année dernière donc 90 % contrefaçons saisie sur ces 21 millions, vous avez près de 4 millions de contrefaçons qui ont été saisies sur chaîne de tri. Donc effectivement ce sont des paires de chaussures qui sont sorties, des paires de chaussures de bijouteries fantaisie sorti. Donc on a un changement de notre métier qui est lié à l'évolution de nos modes de consommation.
Et donc il y a d'un côté les colis qui passent donc entre les mailles du filet parce qu'on ne peut évidemment pas tous les contrôler. Et puis il y a ceux que les douanes réussissent à contrôler. Et là c'est ce qu'on disait dans le reportage, c'est le chiffre l'autre chiffre de votre rapport.
C'est le jackpot à tous les coups. 96,2 % des produits contrôlés sont non conformes ou contrefait. Euh qu'est-ce que vous aviez trouvé vous comme produit non conforme à Roissi ?
Moi c'est simple, j'ai passé une heure avec vos équipes, j'ai pas trouvé un produit conforme. Donc de la contrefaion, c'est c'est des fausses cartes Pokémon, des jouets avec la norme CE écrite, mais la douanière m'a tout de suite dit "Non mais ça se voit que c'est pas ce". Elle a ouvert le paquet, elle a pu casser la lampe en en un coup de main.
Euh c'était donc des produits qui sont faux mais qui peuvent être potentiellement dangereux parce qu'ils ne respectent pas nos normes électriques, ils respectent pas nos normes techniques, il respecte pas nos normes environnementales. Si finalement tous ces colis respectaient les normes, nous c'est pas euh un grif contre globalement le e-commerce. Le e-commerce peut pour les PME locales françaises être une opportunité d'exportation, une opportunité de développement d'activité.
D'ailleurs, 75 % des 1500 sites de vente en ligne en France favorisent le Made in France, favorise des produits qui respectent l'environnement. C'est vraiment ces trois plateformes et je voudrais pas qu'on se concentre sur Chine parce qu'il y a aussi TMU, il y a aussi AliExpress, c'est la même chose. C'est effectivement ces plateformes qui profitent des failles de notre système, de notre droit qui ne s'est pas encore adapté pour inonder le marché de produits qui sont proprement illégaux.
Je voudrais qu'on prenne un objet au hasard, enfin pas totalement au hasard finalement Grégory Carray parce que il se trouve que l'UFC que choisir a mené il y a quelques semaines une enquête sur les chargeurs les chargeurs USB pour les téléphones parce que c'est semble-t-il le l'objet le plus non conforme qu'on trouve dans les dans les contrôles des douanes. 57 % des chargeurs contrôlés étaient non conformes. C'est le résultat auquel vous étiez parvenu vous aussi ?
Ah non, c'est beaucoup plus que ça. Alors nous alors c'est pas directement l'UFC que choisir, c'est nous avec nos partenaires européens qui avons réalisé ça. Euh et donc on a testé des chargeurs de téléphone effectivement.
Donc là c'était quasiment tous he qui étaient donc conformme plus de 95 %. Euh avec un vrai risque he du coup pour l'acheteur et aussi pour les voisins de l'acheteur parce que si ça prend feu, ça risque de créer des dommages aussi chez les voisins. Euh des jouets, bah les jouets on était pareil à plus de 95 %.
Mais sur les chargeurs, pardon, comment on reconnaît ? Euh c'est quoi le nom conforme ? Ouais.
Alors vous faites alors on fait ils sont soumis à un certain nombre de normes hein. Vous faites des des des tests de chute, vous les faites tomber et puis vous regardez si l'enveloppe se désagrège et cetera. Sur les jouets, vous vérifiez que les petites pièces ne se ne se ne peuvent pas se séparer.
Aval, vous vérifiez que le compartiment des piles ne peut pas être tiré à la main. Et donc là, on a trouvé des jouets où effectivement le comportement des piles, bah un enfant pouvait l'ouvrir. Euh bah bien sûr aussi il y a les composés euh des des composés indésirables qui sont dedans, formal des cetera.
Donc tout un voilà toute un série de tout un série de toute une série pardon de normes qui ne sont pas respectées. La plus simple étant la le la règle de d'affichage effectivement NF. Alors celle-là, il y en a aucun qui le respecte.
Donc dans tout ce qu'on a pu tester, on a testé aussi les bijoux. Alors dans les bijoux, ben vous avez du cadmium. Il y a pas que dans le chocolat du coup qu'il y a du cadmium. euh des métaux lourds un peu un peu gênants qu'on a dedans.
Donc voilà, moins gênant sur les bijoux, c'est 30 % mais alors sur les jouets, sur les chargeurs de téléphone, on était à plus de 95 % de de colis euh qui étaient donc conforme. Et le souci effectivement quand on a contacté les plateformes, ell nous ont dit "Ben, on les retire du marché." Bon, pas gênant pour eux.
Ils ont une offre qui est tellement titanesque que ces produits de toute façon à partir du moment où il les a signalé, je pense qu'ils n'étaient déjà même plus en vente. Ils ont été remplacés par des centaines d'autres exactement et de la même façon. Effectivement, en cette période de Noël, forcément, les colis qui arrivent en ce moment en masse de Chine notamment, c'est des colis de jouets.
L'une des équipes de LCP a pu se rendre dans un laboratoire spécialisé des douanes qui vérifie justement la conformité des jouets importés. C'est ce laboratoire est à Ville-Neuve d'Asqu, il y en a deux en tout en France. Reportage de Maité Frémon, Julianne Roland et Eva Billon avec Stéphanie Despierre sur le terrain. [rires] Contrairement aux apparences, ce technicien n'est pas en pause.
Arbalette à la main, il est même en plein travail. Si la flèche part trop vite, elle peut blesser un enfant. Dans ce laboratoire des douanes, on contrôle de manière aléatoire les jouets qui arrivent en France.
Très bien. Oui, on a reçu c'est une peluche hein, c'est un achat internet tu vois c'est sous vide. Il vérifie que les jouets destiné au moins de 3 ans respectent les normes européennes.
Tu as déjà du rembourage sur les mains ? Ouais, il y a du rembourage. C'est incroyable ça.
Il y a déjà du rembourage à peine ouvert. Ça avec avec ce type de matériaux de rembourage, bah l'enfant il va mettre ça à la bouche. C'est pour les tout petits he ces jouets là peut s'étouffer avec.
Premier test, vérifier la solidité des coutures, de la marmotte et de son sac à dos. Fabien applique une procédure minutieuse. Voilà, terminé.
Donc là, c'est une nonconformité car la couture s'est ouverte et on voit que la bour est accessible. Fabien sait déjà que la marmotte n'est pas au nord et qu'elle peut-être dangereuse pour un banin. Deuxème test, la résistance au feu.
Il approche la peluche d'une flamme durant quelques instants. On a un trou et une brûure sur la peluche, mais la peluche s'est éteint et dite autoextingible. Donc là, le résultat est satisfaisant.
Et la séance de torture n'est pas finie. Fabien va jusqu'à découper entièrement la marmotte pour vérifier qu'il n'y a pas d'objet tranchant oublié à l'intérieur. La bour sera aussi analysée pour s'assurer qu'elle ne contient pas de substances toxiques.
L'année dernière, un/art des marchandises saisi par les douanes françaises étaient des articles de sport, des jeux ou des jouets. Les plus à la mode comme les labou se retrouvent au cœur des saisis. Vous trouvez des peluches célèbres et réclamé. par les enfants.
Vous pouvez voir que certaines sont d'une qualité très médiocre puisqu'à la première utilisation, certaines pièces commencent à se détacher. En septembre, dans l'est parisien, les douigners ont mis la main sur plus de 50000 faux la boubou. De manière générale, la contrefaçon explose.
On a des produits qui nuisent à l'économie, mais aussi des produits qui nuisent au consommateur et des produits qui de plus en plus nourrissent des réseaux criminels. C'est l'exploitation par les réseaux criminels de tout de toute cette ces possibilités offertes par la contrefaçon possibilité de gagner de l'argent de façon assez rapide et moins risquée. En 2024, la douane a saisi plus de 21 millions d'articles contrefait.
C'est quatre fois plus qu'en 2020. Là, on parle de jouets qui vont donc se retrouver dans les mains de nos enfants, de nos tout petits. Comment expliquer aux parents qu'on a laissé entrer chez eux des bidules dangereux pour un bébé ?
Bien écoutez parce que l'état de droit c'est moins vite adapté à ces nouvelles pratiques commerciales. C'est simple par rapport à ces ces boratoire là quand vous avez dans un con et c'est le cas aussi je prends l'exemple d'Amazon ou d'autres sites de vente en ligne ils vont faire venir d'un seul coup 2000 peluches dans un con. À ce moment-là on en prend trois et les douanes effectivement font des tests en laboratoire.
S'ils ne sont pas concluants, ce sont les 2000 peluches qui sont rejetées. Là vous avez une seule peluche qui arrive. Donc ça n'est pas possible de faire des tests en laboratoire parce qu'il y a un seul produit qui doit être livré en consommateur.
Faut être conscient que c'est directement l'atelier dans la banlieue de Shangiï ou je ne sais où qui va faire livrer directement au consommateur. Et donc il n'y a pas d'importateur, il y a pas d'intermédiaire. Et la plateforme dit-moi, c'est simple, je suis une place de marché, je mets en relation le producteur et l'acheteur.
Vous avez un problème, contacter le producteur. En Chine, c'est impossible. Il doit avoir un mandataire sur le sol européen en disant "Monsieur là, on vous donne une amende, vous retirez votre produit, c'est pas énorme." Sauf que le mandataire c'est une boîte aux lettres en Italie avec un code postal en Allemagne, un numéro de téléphone en France.
Autant vous dire c'est un fantôme. Donc on peut pas s'en prendre à la plateforme, on peut pas s'en prendre au producteur, on peut pas s'en prendre au modaire. Donc il y a effectivement un vrai trou dans notre législation par rapport à ces nouvelles pratiques là et c'est le sens de la proposition.
Grégor car, est-ce que le problème c'est que du coup on s'en prend pas au consommateur ? Euh non. Alors, il faut il faut que le consommateur comprenne en fait comment ça se passe.
C'est-à-dire que faut pas penser que ce que vous achetez c'est vérifié, c'est contrôlé. C'est une confiance entre vous et le vendeur. C'est toujours comme ça que ça se passe.
Et les autorités vont être là après pour éventuellement faire aléatoirement un certain nombre de contrôles pour vérifier que vous n'êtes pas en danger. Ça peut être un restaurateur. On va vérifier qu'effectivement les les cuisines sont bien propres et cetera.
S'il le fait pas, il peut avoir une sanction, une une obligation de mettre au norme et s'il continue, il sera fermé. C'est comme ça que ça se passe. Tout ce que vous achetez n'est jamais, quasiment jamais.
Mais est-ce que vous à l'UFC que choisir, vous voyez que ça bouge ? C'est-à-dire vous vous êtes aussi des lanceurs d'alerte, vous faites vos propres enquêtes sur des produits et notamment sur des jouets. Est-ce que vous avez l'impression que il y a une prise de conscience qui commence ou pas ?
Alors euh peut-être oui, ça a changé un peu peut-être. Alors mais alors vraiment ça fait très longtemps qu'on plète dessus. Nous ça fait sur Chine mais on va pas parler que de Chine mais sur Chine on avait d'abord dénoncé le fait qu' ils utilisent vous savez des dark patterns.
C'est-à-dire que quand vous êtes dessus ils mettent des comptes harbours, ils mettent des messages, attention 300 3 minutes encore pour acheter ça. Vous êtes sûr que voilà des choses qui vont même culpabiliser. On avait dénoncé ça.
On avait dénoncé le le effectivement le problème de pollution de non respect des règles au niveau des producteurs. Ça marchait pas. ça a trouvé pas un écho énorme et puis là on a testé effectivement la sécurité des produits mais ça a pas eu beaucoup d'écho hein parce que on en a pas beaucoup parlé au-delà il a fallu qu'il y ait une poupée immonde qui soit trouvée par enfin dénoncée par la répression des fraudes.
Là ça a marqué les gens mais des produits non conformes effectivement on en trouve énormément. Alors ou peut-être que les choses changent un peu, c'est que les chiffres de vente semblent montrer en tout cas pour Chine un mois de novembre pas bon. Alors faut dire qu'il a fermé une partie de sa marketplace.
Donc c'est peut-être ça peut s'expliquer comme ça. Il y a aussi une une enseigne de de grand magasin à Paris qui s'est ouvert et qui a ouvert une boutique Chine et qui bon semble-t-il n'a pas du tout freiné le déclin dont elle était victime. Donc peut-être qu'il y a une petite prise de conscience.
Malgré tout euh je peux vous voir raconter une anecdote. On on vend nous des livres par correspondance. Là en ce moment on nen livre pas parce que la poste nous dit compte tenu du tarif que vous faites, ça nous intéresse pas.
On a d'autres priorités. On va d'abord livrer les colis. Et donc là les colis, la livraison de colis, c'est titanesque.
Vous allez dans n'importe quel petit commerce, vous allez voir qu' il marche quasiment plus en faisant de la livraison de colis que leur propre activité. J'étais il y a pas longtemps dans dans dans le sud de la France dans une région dans une région assez assez assez enclavée et en fait les réseaux de livraison étaient tellement débordés que c'était un particulier qui s'était mis à faire cette activité là. Et ce particulier qui était pourtant un dans un dans un village complètement inaccessible avait des milliers de personnes qui venaient tous les jours chercher des colis.
Donc d'un côté, j'ai envie de dire peut-être qu'il y a une prise de conscience mais de l'autre malheureusement quand je constate ça que vous voyez euh limite on aurait pu faire une actualité en se disant mais mon colis sera-t-il livré à Noël ? Parce que il y a une abondance de colis. C'est vrai que c'est titanesque.
Alors je vois pas comment les douanes, les pauvres quand on leur a dit que vous allez devrair ouvrir tous les colis, je pense qu'il faut pas mesurer. Ça représente un million pour ilamb à tout le moins. Vous réclamez quand même des effectifs supplémentaires parce qu'on parle de l'aéroport de Roie, on n pas parlé des ports où arrive aussi la marchandise par bateau.
Alors on est sur une autre problématique. L'aéroport de Roissie effectivement concentre 90 % du e-commerce en France. Donc effectivement et c'est là où sont où sont une partie des des effectifs douigners.
On est en pleine révolution euh nous aussi dans nos méthodes de travail, dans nos méthodes d'investigation, dans les moyens qui nous sont alloués. Alors certes, avoir des doigniers en plus, je dirais c'est c'est sans doute des colis euh en plus d'ouvert, mais derrière cela, il y a surtout aussi des nouvelles méthodes, des nouvelles méthodes d'investigation et des nouveaux moyens à mettre en œuvre qui sont pour nous indispensables. Vous évoquez les actions de sensibilisation.
Les actions de sensibilisation, c'est également des axes vers lesquels on se on travaille également en matière de lutte contre la contrefaçon notamment. Nous avons certes cette mission répressive que que l'on connaît, que le grand public connaît, mais nous avons également des missions d'accompagnement des titulaires de marque pour que nous puissions connaître leurs produit et nous avons des actions de sensibilisation auprès des grands publics et euh les choses semblent changer pour la contrefaçon. Je crois qu'il y a encore beaucoup de chemins à faire, mais néanmoins cela fait partie aussi d'une de nos missions.
Euh ce que dit votre rapport Romain Esken en France doit respecter nos normes. Votre rapport liste 29 recommandations pour pour reprendre le contrôle des produits importés. Il y a notamment la hausse de la taxe sur les petits colis.
Sachant que la Commission européenne vient de décider d'une taxe de 3 € par article qui s'appliquera le 1er juillet prochain. Votre taxe va s'ajouter à la taxe européenne ? Non, c'est c'est une proposition qui s'inscrit dans quelque chose qui était déjà dans les tuyaux.
Mais très franchement, c'est plutôt pour rapporter des moyens pour les douanes que pour un effet dissuasif. Quand vous avez un collier à 120 et qui va passer à 123, c'est pas ça qui va fracasser. Moi, j'ai deux propositions majeures que je retiens sur les 129.
La première, c'est intégrer dans le droit français la notion d'importateur présumé. Pour contrer ce que je dis tout à l'heure. Il y a pas on peut pas s'attaquer au producteur en Chine, c'est pas possible.
S'il y a pas de mandataire sur le sol européen, comme c'est la loi et qu'on peut pas s'adresser à quelqu'un pour dire que le produit n'est pas conforme, pour faire un procès et cetera, on prend acte que c'est une boîte aux LED. À ce moment-là, de fait, ça devient le site internet Chine TMU Alex Express qui devient responsable du produit et qui peut plus dire "Je suis juste une place de marché, je fais que mettre en relation." Non, ils auraient dû vérifier qu'il y avait bien un mandataire sur le sol européen.
Si c'est pas le cas, ils deviennent de fait responsables et pourront recevoir les amendes des douanes. La deuxième proposition qui est issue de notre déplacement à Roissi, c'est d'intégrer la notion de présomption de non conformité. Je reprends mon exemple de peluche.
Les douanes ont contrôlé une peluche rose. Ils l'ont testé, elle est non conforme, fausse norme CE, dangereuse pour les enfants. Très bien.
Elle est rejetée, elle est renvoyée, on envoie une amende. Et ben, il y a un deuxième collier avec la même peluche qui arrive. C'est une déclaration différente, c'est un produit différent.
Ils doivent refaire la même procédure, ils ne s'en sortent pas. Il faut que dire très bien, on a déjà contrôlé cette peluche, elle était rose, elle est devenue bleue, c'est la même peluche, il y a une présomption de non conformité, on a plus de procédure à faire, on met l'amende automatiquement. Et pour moi, ces deux mesures-là, c'est vraiment les deux mesures qui pourront demain aboutir à une fermeture potentielle du site.
Parce que grâce à votre action et à celle de répression des fraudes, justement, on avait pointé que Chine avait de fausses promotions. Ils ont eu 40 millions d'euros d'amende. 40 millions d'euros d'amende, c'est quand même énorme.
C'est 0,1 % de leur chiffre d'affaires. Donc, on aura beau mettre des amendes délirantes, la seule chose qu'ils comprendront c'est on ferme votre business, on vous prive de ressources financières parce que vos fraudes sont systémiques. Et ça aujourd'hui dans le droit français, on ne peut pas le faire alors qu'on le fait avec notre boulanger du coin parce qu'il a pas respecté les normes de la baguette.
Donc ça ça n'est pas possible. Et donc j'espère et j'ai poser une question au gouvernement tout à l'heure que j'aurai un soutien du gouvernement pour une procédure accélérée et qu'on change notre droit pour l'adapter à ces nouvelles pratiques commerciales. Grégoryi Carré le rapport il propose aussi de lancer une campagne nationale de sensibilisation.
Alors j'imagine qu'à l'ufc choisir vous avez déjà réfréchi à des slogans peut-être. Non non [rires] non non. On essaie effectivement de de d'édifier le le consommateur, d'édifier le consommateur, de lui expliquer effectivement euh voilà que que c'est son acte que son acte d'achat est aussi un acte citoyen.
Bon, parmi nos lecteurs, je pense qu'il y a quand même c'est pas les les plus compliqués à à convaincre. [rires] Quand on lit que choisir, c'est qu'on est déjà acteur de sa consommation maintenant. Voilà, maintenant il y a tout un public qui va falloir effectivement édifier.
Il y a il y a il y a il y a une boutique qui qui est en train de s'ouvrir qui s'appelle TikTok Shop TikTok Shop pardon. Bon, c'est la première application télécharger en France. Voilà, c'est celle qui parle le plus au au jeunes publics.
Bon ben effectivement, c'est là qu'il faut aller faire une campagne. Bah oui, mais bon, le problème c'est que TikTok est là-dedans jugé parti. Donc la poste, ils vont vous dire non hein. [rires] Par ailleurs, votre rapport propose d'envoyer des inspecteurs français en Chine pour contrôler les conditions de travail et à la conformité des produits.
Est-ce bien nécessaire de leur payer des billets d'avion ? On sait quand même ce qui se passe dans ces ateliers. Oui, mais en fait ce qu'on a réalisé dans nos auditions, c'est que vous aviez un certain nombre de fédérations de textiles d'humeuble qui disent "Mais moi, si je veux exporter aux États-Unis, bah j'ai des Américains qui viennent contrôler comment je produis.
Si je exporter en Chine, j'ai des Chinois qui viennent contrôler. Ça pose d'ailleurs la question du secret et de respect du secret industriel qui viennent voir comment je fabrique mon chargeur et donc comment ça se fait qu'il y a pas en tout cas une forme de réciprocité. C'est une des propositions mais effectivement je mettrai plutôt en avant les les deux premières dont je vous ai parlé et sur la sensibilisation notre but c'est pas de culpabiliser le consommateur.
On va se parler franchement il y a une crise de pouvoir d'achat en France quand vous avez un produit le même 4 5 10 fois moins cher et qui a l'air d'être légal et en vente libre c'est pas illogique qu'il les achète. Mais pour autant, moi j'ai commencé la présentation de mon rapport en disant en toute humilité en tant que député une carte de crédit aujourd'hui plus de pouvoir sur le monde qu'une carte électorale. Quand vous acheter, vous avez un impact sur la fiscalité, sur l'emploi, sur le le réchauffement climatique, sur la santé et cetera.
Et donc, il faut que les les femmes et les hommes soient quand même conscients que leur achat a des conséquences sur le monde qui les entoure. Et si justement il y a un problème de pouvoir d'achat, c'est parce qu'il y a une désindustrialisation, des boutiques qui ferment. Bah en achetant sur Chine, on contribue à renforcer ce phénomène, à faire qu'il y ait encore moins d'usine, encore moins de commerce.
Exactement. Rien qu'en 2024, c'est 1500 boutiques de vêtements qui ont fermé en France. Et donc, il faut être conscient que quand on fait des achats, on dira "Ah, c'est dommage, il y a plus rien dans le centre-ville, il y a plus de commerce de proximité." Bah oui, mais en achetant sur ces sites-là, on contribue à les faire fermer encore plus sans les culpabiliser.
Il faut en tout cas qu'il soient conscient des conséquences de leur achat. Et ça a un effet, la preuve sur Chine, 45 % de baisse de chif d'affair en un mois parce qu'on a pas envie de donner de l'argent à une entreprise qui fournit des poupées pour les pédophiles. Et bien, je pense que si on continue ces campagnes de sensibilisation, ça pourrait avoir un effet mais je pense que l'effet massif c'est de remuscler notre état de droit pour que l'état de droit ne soit pas une opportunité pour déverser des produits illégaux par centaines de millions, mais que la République devienne un moyen de protéger l'économie, les consommateurs et l'environnement.
Et bien merci Romain Escanazi d'être venu nous parler de votre mission d'information ce soir. Merci Yanamb. On souhaite bon courage aux douers en cette période de Noël.
Bien et merci Grégory Car UFC que choisir. Euh c'est quoi la une de d'ailleurs du nouveau numéro de que choisir ? C'est une enquête sur quoi ce mois-ci ?
L'Exane. L'Exane c'est un produit dérivé de pétrole qu'on trouve dans beaucoup d'aliments. Et donc ben j'invite les parlementaires et les toine aller jeter un coup d'œil.
Vous allez voir. Regarder ça. [rires] Merci en tout cas à tous les trois.
Dans un instant, on va parler d'un autre rapport alarmant, celui de la commission d'enquête sur la santé mentale ou quand il ne suffit pas de décréter une grande cause nationale pour qu'elle le devienne vraiment. Mais avant cela, c'est Loup Fritel et ce sont les offs de loup. Un loup, tous les chemins mèent à Rome et ça tombe bien parce que vous y étiez la semaine dernière pour Paris Match ma chère Loup, pour couvrir un événement très particulier.
Une gigantesque kermesse nationaliste organisée par Georgia Melony. Ah, je me suis immergé pendant 10 jours, 100 % conservateur. Cette kermes, c'est ATJ, c'est son nom.
Ça a été fondé par Georgia Meloni en 1998. À l'époque c'était embryonnaire et en 30 ans, c'est devenu le carrefour des nationaux conservateurs européens au moins. Bah, entre-temps, qu'est-ce qui s'est passé ?
Qu'est-ce qui s'est passé ? pardon. Son parti fratelli d'Italia est devenu majoritaire et dominant dans sa coalition.
Elle fait la une aujourd'hui des magazines du monde entier, y compris le time pendant cité qu'un et pourtant on criait au péril de l'état de droit au départ et moins médiatique mais essentiel pour comprendre ce qui est en train de se jouer. Son parti a fait une véritable rasia aux européennes et aujourd'hui fait partie d'un groupe pivot rassemb au Parlement européen et c'est pouvoir politique fait que aujourd'hui il y a un vrai changement de paradigme par exemple sur tout ce qui concerne Green Deal européen et cetera. Donc le résultat c'est quoi ? c'est que Georgia Mélonie devient un modèle pour les droites européennes et que on a assisté à une véritable démonstration de force la semaine dernière.
Alors, vous parlez de l'élite conservatrice mais concrètement on a pu croiser qui dans cette kermestre ? Ah bah déjà côté français pour rester juste sur ce bord il y avait des Français et il y en avait il y avait la Française par excellence côté nationaux conservateur c'était Marion Maréchal qui est inhabitué du rendez-vous. Elle est eurodéputée, elle siège avec Fratellie d'Italia au Parlement européen.
Il y avait aussi Thba de Monbrial qui est un médiatique avocat euh plutôt figure métapitique Carrefour de l'Union des droites en France. Et puis plus surprenant des gens un peu plus internationaux, le l'acteur de Desperata's Wife qui jouait Dev Williams pour qui s'en souvient, Nil Mcdenc ou encore l'international italien que vous connaissez bien mon cher John Luigi. Je connais plus oui Gigi que l'acteur de config BF Buffon qui aujourd'hui est sous une sévère polémique pour avoir participé donc à ce rassemblement et puis il y avait quelques opposants politiques en fait masse d'opposants politiques à Jordia Meloni pas des moindres c'était les anciens premier ministres italiens Josip Conte Mattho Renzi qui étaient là pour débattre avec leurs adversaires.
Tout ça dans la joie et la bonne humeur c'était assez lunaire quand vous venez de la France ou au contraire tout est assez tendu. Bon, c'était pas l'an dernier non plus. L'an dernier, vous aviez quand même des invités internationaux du calibre de Elon Musk qui était venu avec son fils ou encore de Ravier Milet qui était sans sa tronçonneuse.
Il était un peu plus calme. Mais cette pardon cette édition 2025 regorgeait quand même de certaines particularités et surprises. Alors racontez-nous, on est tout Oui.
Ah bah vous vous souvenez de CR, les conservateurs et réformistes européens dont je viens de vous parler. Ce groupe a une fondation comme tous les groupes au Parlement européen appelle New Direction et New Direction et ben organise chaque année une soirée en mode non pas red carpet mais blue carpet avec escalier et cetera. C'est les Margaretes Toucher Awards et c'est la récompense des principales personnalités conservatrices dans le monde.
Et en l'occurrence qui a été la primée entre tous, c'était Georgia Méloni qui a reçu le titre officieux de de Nouvelle Dame de fer italienne. Alors tout ce décorum, ça peut paraître kitch, un peu surfait, mais en réalité ça vient souligner quand même un fait indéniable. Lequel ?
Ah bah l'insolente stabilité du gouvernement italien, c'est le 3e gouvernement avec la plus grande longévité dans l'histoire de de la République italienne. Et demain, si vous aviez des élections, il va y en avoir dans un an et demi à peu près. Et ben, Fratellier d'Italia, c'est 31 %.
Son principal opposant, le Parti démocrate, c'est 22. Et au sein de sa propre coalition, elle met x 4 à ses alliés de droite. Donc ça tient du miracle en Italie.
Mais la question parce qu'en poétique c'est jamais simple, c'est de savoir ça pas de tenir du mirage plutôt. Merci Gratimilé Loup, on passe à quelle histoire ? Et à Laurent Guimier.
Et ce soir Laurent, vous avez choisi de nous parler de ce loup végétarien de la pub intermarché qui qui dévore tous nos écrans depuis quelques jours. Oui, tout le monde he parle de cette pub ou a vu cette pub sous forme de petit film d'animation pour Noël. Vous allez en voir quelques images.
L'histoire de ce loup qui devient végétarien pour être accepté à la table du réveillon des animaux de la forêt. C'est une très jolie fable. Et la musique de Claude François évidemment emballe tout.
Mais mais le vrai tour de force des mousquetaires, c'est d'avoir transformé cette pub, je dire cette simple pub en en sujet de conversation, en objet politique à part entière de telle sorte que le gentil loup VG et par extension la marque Intermarché sont partout depuis plusieurs jours. Vous nous dites que tout cela n'est pas dû au hasard. Comment les mousquetaires d'Intermarché s'y sont-ils pris ?
Bien, ils ont utilisé les deux armes préférées des géants de la grande distribution. À ma gauche, un drapeau tricolore et à ma droite, un patron qui mouille le maillot. Je vous explique.
Premier ingrédient donc de ce buzz Intermarché, vous l'avez vu à longueur d'article depuis une semaine. Cette pub, c'est un petit film pas cher, une petite agence française qui l'a fabriqué et surtout réalisée sans intelligence artificielle, contrairement au grands méchants studio américain. Ce récit fonctionne tellement que le loup est entré dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale cet après-midi.
Je vous l'annonce, vous allez le voir lors des questions au gouvernement. Question de madame Calvez EPR sur le succès de nos studios de dessins animés. Écoutez bien ce qu'elle dit.
Cette production d'un studio là aussi français de Montpellier et bien dépasse les frontières. Peut-être parce qu'il a été fait sans aucune IA, peut-être aussi parce qu'il a un propos intéressant, celui du vivre ensemble dont nous avons profondément besoin. Alors, vous l'avez entendu, hein, c'est bingo pour les mousquetaires qui dans notre inconscient avec cette pub sont les rois du circuit court.
Et ça tombe bien pour un géant de la grande distribution. Et alors, ce qui est fou, c'est que toute l'entreprise est mobilisée pour le faire savoir puisqu'on voit beaucoup le patron d'Intermarché sur les plateaux télé en ce moment. Et ça aussi, ça tombe bien au moment où les Français vont faire les courses du réveillon hein, de voir le patron d'Intermarché, la pub intermarché, le loup et maintenant la peluche du loup de la pub sont devenus une info à part entière qui passe au 20h.
Regardez, c'était avanthier soir sur France 2. J'ai une petite surprise, je suis pas venu seul. Noël approche.
Donc voilà, il est là le petit il est là. Il est un peu impressionné. C'est son premier 20h.
Ah oui, mais il est ravi. Il est ravi de le faire avec vous. Vous m'avez ramené vous m'avez ramené la peluche que tout le monde veut et puis c'est celui surtout la pièce unique qui a tourné dans la pub.
Donc c'est vraiment c'est vraiment lui qui a tourné dans la pub. C'est lui. Voilà he monsieur Cotillard patronusquetaire. [rires] Je n'ai pas de peluche, je suis désolé.
Verper de la peluche au 20h c'est quand même du grand art. Alors cela dit Thierry Cottiard est loin d'être le seul pathlon de la grande distribution à se mettre en scène pour défendre sa marque. C'est devenu des stars.
Exactement. Et c'est mon deuxième ingrédient. Le narratif du patron qui se bat, qui incarne physiquement sa chaîne de d'hypermarché, c'est une tradition bien française.
Regardez comment Édouard Leclerc, Édouard, le papa de Michel Édouard racontait le début de l'aventure dans les années 60 que dis-je, de l'épopée des centres Leclerc. Je doutais de moi et certaines nuits, je me levais pour recommencer mes comptes pour voir si je me trompais pas. À force d'entendre dire autour de moi que j'étais fou, je finissais par le croire.
Et lorsque je fus convaincu, c'est alors que j'ai pris les premiers adeptes et nous sommes partis dans cette grande aventure. Vous avez entendu Adeline, Leclerc parle bien de ses adeptes. Le combat presque messianique contre la vie chère repris par Michel Eddouard et on le sait depuis 40 ans quasiment en personne qui marque à la culotte ses concurrents.
Regardez, il est en sens sur LinkedIn la pub du loup Intermarché et il prend un témoin, son ami Thierry Cotillard d'Intermarché qui je cite va devoir faire d'énormes efforts culinaires pour traverser son magasin sans mat cave à maturation de sa boucherie. Tiens, je vous donne un un dernier exemple de PDG qui joue au petit commerçant qui incarne le PDG de Carrefour, Alexandre Bonpard qui lui est très présent sur Instagram et qui est très souvent au milieu de ses employés pour incarner là encore son enseigne. Bon, jusqu'où iront-ils ?
Pas étonnant qu'on se prenne à imaginer un Michel Eddouard Leclerc entré en politique en fait. Oui. Et et Lecler, on a peut-être rêvé et Papin l'a fait.
Serge Papin, PDG de Systemu, lui aussi VRP en chef de son enseigne pendant 13 ans. Ben, on le sait, il vient d'entrer au gouvernement en charge des PME du commerce. Alors, au fond, derrière notre gentil loup végétarien, j'y reviens quand même, il y a peut-être une meute de futur candidats qui s'ignore encore.
Merci beaucoup Laurent Guimier. On passe à la question qui fâche. [musique] Et nous parlons ce soir de la commission d'enquête sur les défaillances des politiques publiques de prise en charge de la santé mentale et du handicap qui a été qui a présenté ses conclusions aujourd'hui.
Et c'est pas une surprise, ça va mal. Les besoins des Français sont toujours plus grands et leur prise en charge, elle ne s'améliore pas, voire se dégrade. J'accueille pour en parler sur le plateau de chaque voie compte Nicole Dupréchira.
Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes député ensemble pour la République et présidente de cette commission d'enquête.
Merci d'être là au côté de Sébastien Saint-Pasteur, député socialiste et rapporteur de cette même commission. Bonsoir. Merci Sébastien Saintpasteur d'être là.
Et j'accueille également Marie Rose Morau. Bonsoir. Bonsoir.
Vous êtes psychiatre. Vous êtes chef de service la maison de Solen à Paris et vous publiez Bye bye l'angoisse vivre en bonne santé mentale chez Casterman. C'est Valérie Brochard qui vous pose ce soir la question qui fâche.
Regardez. Pendant 10 semaines, l'Assemblée nationale a tenté de faire la lumière avec des heures d'audition, des centaines de questions pour dresser un état des lieux et surtout trouver des réponses. Et parmi les 60 personnalités interrogées, celui qui a en quelque sorte inspiré cette commission en faisant de la santé mentale une grande cause nationale.
Moi, ma propre famille était confrontée à une question de santé mentale grave. probablement le le l'engagement personnel ou la la sensibilité personnelle compte du a compté pour moi. Les professionnels de santé ont soulevé de gros problèmes de prise en charge de la santé mentale largement insuffisante face aux besoins et très souvent mal adaptée.
La défenseur des droits adressé un bilan accablant. Un français sur trois soit sera confronté à un trouble psychiatrique au cours de sa vie et la réponse des pouvoirs publics reste insuffisante. Les patients sont confrontés à de nombreux obstacles, des délais d'attente excessif pour obtenir un rendez-vous, des ruptures de soins fréquentes des patients qui se retrouvent en errance sanitaire et des inégalités territoriales criantes.
Autre mise en lumière et non des moindres, la hausse brutale des pathologies mentales chez les jeunes. Ils sont particulièrement affectés depuis la pandémie du Covid-19. Mise en cause, l'éducation nationale dénonce un manque de suivi après les alertes lancées par les établissements scolaires.
Aujourd'hui, nous n'avons pas de système d'alerte suffisamment au point pour que lorsque, en tout cas à ma connaissance, pour que lorsqu'un médecin scolaire ou une infirmière scolaire signale une situation de faiblesse de vulnérabilité psychologique ou de détresse psychologique, il puisse y avoir un rendez-vous sans délai chez un professionnel de santé. Il ne faut encore que ce soit en médecine de ville ou en milieu hospitalier. Comment tous ces manques sont-ils possibles alors que d'après ces calculs, la commission évalue l'investissement de l'État à 64,5 milliards d'euros pour le handicap et 27,8 milliards pour la santé mentale.
Des chiffres probablement sous-estimés, faute de données consolidées. Un bilan amer qui conduit à cette question qui fâche : comment la santé mentale est passée de grandes causes nationales à grandes cause oubliées ? Sébastien Saintpasteur, vous dites "L'action des pouvoirs publics ne semble pas à la hauteur d'une catastrophe annoncée." Pourquoi ?
Mais tout simplement parce qu'il y a des moyens considérables qui sont mis sur la table mais qui sont mal déployés. Et le but de cette commission d'enquête, c'est pas forcément de dire s'il faut dépenser plus ou s'il faut dépenser moins, mais si qu'il faut dépenser mieux. Et pour cela, la prévention notamment est un outil insuffisamment valorisé et qui pourrait éviter des coûts notamment en terme d'hospitalisation, de rupture de parcours.
Et cette culture-là, elle est insuffisamment présente dans la définition de nos politiques publiques. Le rapport met en garde contre l'état alarmant de la santé mentale en France et il alerte, on l'a entendu, sur une hausse brutale des pathologies mentales chez les chez les jeunes. Nicole Dupréchira, on se doutait que depuis le Covid, les jeunes n'allaient pas bien.
Qu'est-ce que vous avez découvert au cours de cette commission ? Alors, on a découvert que avant le Covid déjà, on avait des symptômes qui existait, qui sont liés aussi au contexte anxiogène général, je dirais, ou des fois familial, aussi aux réseaux sociaux, hein, quand même qui sont qui majorent les troubles et le Covid avec le confinement et euh la l'isolement et le fait d'utiliser plus les réseaux sociaux a précipité. euh les phénomènes qu'on a vu poindre qui sont quand même beaucoup des troubles anxiodépressifs.
On de bascule de temps en temps dans la maladie mentale mais heureusement un grand nombre ont des troubles anxiodépressifs qui se retrouvent dans une période où on a une majoration de ces troubles et à l'inverse on a une diminution du nombre de professionnels disponibles en regard ce qui fait qu'on a deux courbes qui se croisent et qui fonctionnent pas ensemble. Donc, il nous faut trouver euh des réponses euh adaptées dans un parcours gradué euh d'avoir du dépistage précoce, on entendait le le ministre de l'éducation nationale, de repérer à l'école le plus tôt possible, d'orienter vers la bonne personne qui peut être l'infirmière scolaire, le psychologue scolaire, le médecin généraliste, le psychiatre si besoin ou le pédopsychiatre. Il faut trouver un système gradué et une réponse adaptée aux besoins de manière à pouvoir répondre et éviter l'aggravation aussi de ces troubles chez des jeunes qui peuvent basculer effectivement dans un besoin de suivi psychiatrique euh plus important.
Marie-Rose Morau, vous y êtes confronté chaque jour à ce mal-être des jeunes. Vous avez d'ailleurs été entendu hein par la commission d'enquête. Qu'est-ce qui vous met en colère aujourd'hui ?
Alors oui, le je suis indignée. C'est c'est je suis c'est de la colère de l'indignation. Un sens.
Les mots ont un sens. Sens précis. [rires] Euh je suis indignée euh bon par deux choses.
Le premièrement le constat non pas du mal-être hein parce que le mal-être c'est important, il faut le prendre en compte justement mais c'est dans le le parcours. Mais mais moi je suis indignée par la souffrance psychique de ces jeunes gens, de ces de ces adolescents, de ces enfants adolescents et et de la difficulté des familles, hein. Parce que quand un enfant va mal, tout le monde va mal dans une famille, hein.
Donc c'est c'est vraiment important. Donc indignation devant le fait que ça augmente inexorablement. C'est vrai, ça avait commencé avant le Covid he ça il faut le dire.
Et deuxème source d'indignation, c'est qu'on sait on sait on sait les repérer, on sait les diagnostiquer, on sait les soigner toutes ces souffrances. Alors où est le problème ? Et ben oui.
Et donc c'est pas comme si on était devant quelque chose qui nous dépasse qui où on n pas les indication techniques. Non, on n pas devant l'inconnu, on est devant des situations que de plus en plus de professionnels savent par exemple euh diagnostiquer. Je pense par exemple aux pathologies des tout petits.
Les bébés aussi ont des souffrances psychiques avérées. Une anorexie, une dépression, des troubles du développement. Euh il y a quelques années, on était incapable de bien diagnostiquer ces situations chez les bébés.
Et or, bien s'occuper des bébés, c'est aussi de la prévention pour demain. C'est vraiment très important. Aujourd'hui, on sait et il y a plein de professionnels qui se forment.
Il y a eu beaucoup de pareil sur les par exemple la dépression des adolescents. Quand moi j'ai commencé à à m'en occuper il y a une trentaine d'années, c'était des c'était des diagnostics approximatifs avec plein d'erreurs diagnostiques. On était pas capable de bien poser les indications, donc on était beaucoup moins efficace et cetera.
Aujourd'hui, on se on on sait poser un diagnostic. qu'on a des outils pour poser des diagnostics de la dépression chez les adolescents spécifiques aux adolescents. C'est c'est pas comme les adultes, c'est pas comme les enfants.
On a donc on a comme on dit plus de de faux de de faux diagnostics. C'estd que vraiment on sait faire et on peut apprendre à plein de gens à le faire. Donc je vous repose ma question.
Où est le problème ? Et donc et donc parce que là on a l'air de tout savoir faire. Non non, je dis que ça c'est justement c'est là l'indignation que tout ça voilà tout ça c'est des vrais progrès.
Et ben ce que d'abord on manque il y a il y a des problèmes d'organisation hein, c'est-à-dire que effectivement on fait attendre euh on on répond pas assez vite et cetera et puis sincèrement il y a des problèmes d'effectif quoi. vraiment incroyable si vous saviez l'énergie qu'il faut déployer pour euh pour pour simplement remplacer une infirmière, une psychologue, un pédopsychiatre qui s'en va, mais c'est c'est très très difficile dans tout dans dans en particulier dans tout le le secteur public parce que la psychiatrie le secteur public de la psychiatrie est très fort et très important et c'est d'ailleurs un un quelque chose important en France. Donc c'est un effort, c'est extrêmement important, c'est que ça va pas de soi.
La la santé mentale en particulier des jeunes n'est pas prise au sérieux. Elle est pas considérée comme une priorité ni comme une grande cause nationale. Donc on on manque de tout.
On manque de tout. Alors du coup qu'est-ce qu'on fait ? Et bien on part toujours au plus au plus pressé.
On va s'occuper beaucoup des urgences. sont mais on va par exemple si on doit faire une thérapie, on doit voir un enfant toutes les semaines et ben peut-être qu'on va le voir que tous les 15 jours ou les 3 semaines. Or et ça les études le montrent bien si vous faites pas les les choses dans les règles de l'art en particulier l'intensité des soins, et bien c'est pas efficace.
Donc voyez, c'est ça la vraiment c'est un manque de moyens pour moi. Sébastien Saint-Pasteur, je votre commission, elle portait sur les moyens engagés. Euh de l'argent, il y en a, on l'a vu, les dépenses de l'assurance maladie s'élèvent à 27,8 milliards d'euros en 2023.
C'est plus que pour les cancers. En fait, l'argent, il est mal utilisé. C'est aussi ce que nous dit Marie Rose Morau.
Euh comment faire pour flécher correctement cet argent et pour que les progrès qui ont été faits depuis toutes ces années en matière de détection des maladies mentales de en psychiatrie, comment faire pour que ces progrès en fait ils servent d'abord à soigner les gens ? Ben l'exemple que vous prenez ce chiffre de 28 milliards d'euros est assez intéressant parce qu'en fait c'est du curatif. L'assurance maladie, c'est les psychotropes, c'est des prises en charge en fait hospitalières.
C'est de ça dont on parle. Et en gros, l'idée c'est de passer d'une logique de dépense à une logique d'investissement social. Si on flèche la dépense plus de façon plus pertinente sur les interventions précoces, on évite après des coûts qui sont des trajectoires de vie pour les enfants concernés.
Si on reprend l'exemple des adolescents dégradés si les prises en charge sont trop tardives. Et puis vous avez parlé à très juste titre des familles. Euh c'est souvent des familles qui sont pour l'un des deux membres en obligation d'arrêter de travailler pour coordonner les parcours des enfants.
Souvent c'est les mères malheureusement et tout ça ça coûte à la société. Et donc l'idée c'est vraiment d'avoir une logique de retour sur investissement. C'est de ça dont vous parlez dans le rapport quand vous parlez des coûts évités.
Les coûts évités, c'est exactement ça. C'est en gros si vous prenez en charge de façon efficace, pertinente, adaptée euh une situation comme l'a très bien expliqué le docteur Morau, vous pouvez après euh ben réussir euh à changer des trajectoires de vie et à apaiser en fait le fardeau euh financier de la prise en charge publique. Une hospitalisation qui est évitée, ça coûte beaucoup moins cher à la société et c'est vraiment ça l'enjeu.
Laurent, il y a des pays où un peu exemplaires où les choses marchent mieux dont on pourrait se s'inspirer sur certains secteurs ? Oui. Sur certains Alors, je ne connais pas de pays idéal où l'ensemble des Si vous le connaissez, vous nous le dites.
On y va dire un exemple quelque chose qui Oui. Alors, par exemple, Scandinave Scandinave. Alors, je spontanément je pensais plutôt au Canada.
Euh au Canada où alors pour les âges que je connais bien euh où la santé des la santé mentale des adolescents et des jeunes adultes étudiants enfin tous ceux qui rentrent dans la vie active aussi est vraiment une cause une belle cause une vraie cause avec des vrais moyens et là on mais par exemple que font-ils que nous ne faisons pas et don nous pourrions nous inspirer et là on a toute la chaîne ex ben on a alors on a toute la chaîne parce que les intervention le repérage les informations l'éducation thérapeutique, les informations précoces des adolescents par exemple et de leur famille, c'est extrêmement c'est c'est bien comme idée. Mais s'il y a pas tout de suite une intervention, c'està dire s'il y a ce qu'on aujourd'hui des interventions qui se font mais des prises en charge qui se font 6 mois, un an plus tard à cet âge là, ça n'a aucun sens, ça marche pas. Et ben justement au Canada, si vous regardez cette tranche d'âge, vous vous rendez compte qu'il y a l'ensemble euh de de de l'ensemble.
Ça va des intervention extrêmement précoce, y compris par exemple le bien-être, hein, ça c'est le bien-être des étudiants, le bien-être des adolescents. Donc ça ça fait partie de la prévention mais vous avez toute la chaîne, mais si vous avez besoin de soins, vous les avez tout de suite. Mais par exemple, le Canada, ils ont combien de soignants par habitant ?
Parce que vous le dites, en fait, la première chose dont on manque, c'est des ps comme organisation. Ils ont une tradition de de travail en extrahospitalier depuis très longtemps dans les centres communautaires. Donc les systèmes sont pas tout à fait les même.
Nous, on a une une difficulté, c'est qu'on travaille en silo. On a le médico, le médical d'un côté, le médicocial un peu à côté et le sanitaire encore à côté. Donc les liens ne se font pas entre les structures.
Mais je voulais dire quelque chose aussi sur les le budget. Euh faut faire attention parce que quand on sort le chiffre global en fait, il y a une énorme proportion qui est liée à prescription euh de d'antidépresseurs et de psychotropes notamment chez les adolescents de façon inadaptée, renouvelée euh qui ont des conséquences souvent graves, qui sont assurées beaucoup par les médecins généralistes, faute dealler au contact d'un psychiatre pour demander un conseil. Donc ça ça fait une grosse partie parce que c'est pas les hospitalisations qui sont la grosse partie notamment chez vous voyez vous aussi quand les ades arrivent chez vous Marie Rose Morau euh on on leur a donné des prescriptions de bah je sais pas d'antidépresseurs par exemple qui sont tout à fait inadaptés on leur a pas donné euh de prescriptions d'antidépresseur, on leur a donné la plupart du temps des prescriptions d'anxiolitique euh c'est-à-dire juste de baisser l'angoisse et et parce que les antidépresseurs d'abord il faut savoir un peu les prescrire chez les adolescents et puis que ça fait très très peur à ceux qui sont pas spécialisés.
Donc oui, je vois des mauvaises prescriptions et d'autres vous savez que la première première premier traitement de de la dépression chez un adolescent, c'est une psychothérapie. C'est pas un médicament, c'est pas un anxiolétique bien sûr, mais c'est même pas encoté et encore faut-il qu'on justement qu'on fasse des psychothérapies adaptées qui soient acceptables. Je voudrais prendre un deuxième exemple.
Allez-y très vite parce que j'ai une question aussi à Sébastien Saint-Pasteur sur un dispositif en particulier très rapide. Euh le la Finlande. La Finlande les psychologues à l'intérieur de l'école qui font du soin pour tous les adolescents.
Et ben c'est à peu près il y a à peu près 50 fois plus de psychologues en Finlande [rires] à à à ratio égal que qu'en France à l'intérieur de l'école. des psychologues qui font du soin et pas de l'orientation, du soin. Ça c'est magnifique.
On est on était allé un peu vers ça Sébastien Saint-Pasteur avec le le dispositif Mont soutien PSI. Vous le critiquez dans le rapport. Qu'est-ce qui marche pas ?
Alors Mont soutien PS a fait l'objet de d'une évaluation par le gouvernement euh et qui on rappelle que c'est le remboursement de 12 séances d'accompagnement psychologique par an. 50 € je crois. 50 € de tarif de la consultation.
Exactement. Donc en fait ça coûte à peu près de de mémoire 170 millions d'euros à l'État. Est-ce que cette cet argent il est alloué de façon optimale ?
Vous avez une durée moyenne de suivi qui est de 4,7 séances selon le rapport qui a été remis par le gouvernement et vous avez surtout une population plutôt favorisée qui accède. C'est plutôt apprécié parce qu'il y a pas de prescription, c'est facile d'accès, mais peut-être que c'est un peu à côté de la cible et on peut interroger légitimement, je dis pas qu'il faut tout jeter à la poubelle, le fait qu'on puisse flécher peut-être en renforcement des CMP, peut-être en milieu scolaire une consolidation des accompagnements, c'est des choses en fait qui se discutent. Et ce qui est intéressant avec cet exemple, c'est que cette ce dispositif fait l'objet d'une évaluation.
Il y a d'autres dispositifs qui existent. Moi, je pense un dispositif qui est en région bordela qui s'appelle remède. Vous parliez de mauvaise prescription sur les médecins généralistes qui permet d'avoir une liaison entre les médecins généralistes et des psychiatres pour essayer d'avoir la meilleure orientation possible.
Parce que du jour au lendemain, on en discutait ce matin, on a'ura pas une multiplication par 10 des pédopsychiatres. Donc on va devoir faire avec l'existant pendant un certain temps et c'est comment on fait avec ces ressources existantes pour les avoir de la façon la plus optimale devant les personnes qui sont concernées le plus par ces sujets. On manque de psy parce que parce qu'il y a une problème un problème de vocation aussi.
Il y a maintenant c'est une spécialité qui est très peu choisie les psychiatres les pédopsychiatres encore moins et son avant dernier choix des étudiants en médecine. Pourquoi vous savez maintenant ? Parce que peut-être ça fait peur aussi.
C'est pas Marie Rose Morau. Ça ça fait peur la profession de pseudopsychiatre. C'est une profession magnifique et très gratifiante mais c'est une profession alors où il y a énormément de responsabilités et surtout on est on est dans un cercle vicieux.
Moins il y a de pédopsychiatres et moins il y a de psychiatres mais pour les pédopsychiatres je connais bien parce que je m'en occupe en Île-de-France. moins il y a de pédopsychiatre, plus euh la responsabilité sur euh est grande et elle paraît effectivement parfois un peu grande et donc c'est il y a il y a mais attention, moi je je crois qu'il faut euh il y a il y a des régions encore en France, il y a des universités en France où il y a pas de professeur de pédopsychiatrie. Ça veut dire quoi ? qu'on ne on ne forme pas des pédopsychiatres dans certaines régions quand même quand même c'est quand même extrêmement il faut inégalité territoriale de toute façon même dans la répartition des psychiatres existants concentration il faut en former plus mais bon il faut que les gens choisissent parce que c'est pas quelque chose qu'on impose c'est une formation longue et en attendant d'en avoir plus ce qui est le souhait de tout le monde et la mise en œuvre de la formation ça n'empêche que ça demande 10 ans. en moyenne.
Donc dans ces 10 années, faut trouver d'autres possibilités de prise en charge des patients. Et moi je suis pas en total accord sur mon soutiams parce que je pense que mon soutien MSI c'est un dispositif qui a permis à des jeunes mais pas que des jeunes et a aussi pas mal de femmes majoritairement pas forcément que des gens aisés puisque maintenant c'est remboursé contrairement avant et ça permet de traiter une partie de la population qui ne sera ni hospitalisée ni passée dans un contexte de parcours de psychiatrie. Donc je pense que chacun là où il est à sa place peut avoir un rôle du dépistage jusqu'à la prise en charge finale avec une graduation de son parcours.
Donc je pense que c'est très important de faire que on utilise toutes les possibilités pour traiter au bon moment et de façon assez rapide pour éviter l'aggravation. Lou un tout petit mot. Oui, juste une question, on parle justement de soit c'est un problème global, on a un problème avec notre notre système de santé.
Est-ce que la fin du numérus claus ça va dans les 10 ans à venir permettre justement de de former plus, d'avoir plus de moyens ? Oui. Mais à condition qu'on ait les gens pour les former ces pédopsychiatres et ces psychiatres c'est c'estàd qu'il faut qu'ils choisissent cette cette filière là mais c'est surtout qu'il faut qu'il y ait un prof en face d'eux.
Il faut qu'il y ait un prof et une équipe. On va les chercher où ces professeurs ? On va aller chercher à l'étranger, on les crée, on les on crée les postes.
Mais avant, ouais, mais il faut le avant, on crée les postes. Il y a des candidats possibles dès maintenant, on crée les postes et les postes n'existent pas. C'est-à-dire encore une fois, il y a des régions entières où on ne forme pas de pédopsychiatre parce que il y a pas de de professeur de pédopsychiatrie.
C'est c'est étonnant, c'est absolument incroyable. Euh mais c'est comme ça et donc c'est c'est je c'est c'est pour ça qu'on se dit mais on sait pas, on sait pas mais si on on peut former plus de pédopsychiatres, on peut mettre plus de psychologues dans des tas d'endroits en particulier dans les CMP parce que les les les CM attend les CMP c'est les commissions mixes paritaires pour nousp [rires] c'est les centres médicopsychologiqu c'est les centres médicopsychologiques et mais aussi à l'école on peut mettre plus de psychologues cliniciens à l'école et en tout cas la santé mentale est à nouveau grande cause. nationale en 2026.
Vous savez quoi ? Je vous propose de revenir dans un an pour faire un point pour voir si cette fois-ci ça a marché. Merci à tous les trois.
Vous pouvez rester là parce que tout de suite c'est Bourbon Express, c'est le journal de l'Assemblée nationale. Il y a pas de CMP dedans. C'est promier.
C'est Marco Pomier tout de suite vendredi la CMP. On se garde ça pour vendredi. Bonsoir Marco.
Bonsoir Aline. Ça va ? Ce soir dans Bourbon Express, on parle d'une autre commission d'enquête, celle sur l'audiovisuel public qui a beaucoup beaucoup fait parler aujourd'hui et dès ce matin.
Oui, c'est c'est le moins qu'on puisse dire hein. La journée a commencé fort. Vous le disiez dès ce matin avec le rappel à l'ordre signé Yel Bron Pivet, la présidente de l'Assemblée à destination du député UDR Charles Loncle, le rapporteur de cette commission d'enquête.
Je suis en train effectivement de rappeler à l'ordre le rapporteur pour lui demander effectivement de revenir à un respect de nos règles et de nos usages de telle sorte que la crédibilité de la commission d'enquête ne soit pas remise en cause. Et dans le viseur de Yel Brun Pivé, les live tweets de Charles Loncle pendant les auditions, les convocations aussi annoncées par voix de presse. Réaction quasi immédiate he de Charla Loncle ce matin sur les réseaux sociaux.
Une présidente de l'Assemblée nationale ne devrait pas dire ça. Je mènerai ma mission jusqu'au bout sans faillir et sans céder à la moindre intimidation. Je cite.
Donc vous la suivez la la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Mais moi j'ai regardé tout à l'heure un peu avant de venir. Alors bah justement on va parler de l'audition du jour avec Marco.
Euh quelques heures après Yel Bron Pivé et le tweet de Charles à l'oncle. Nouveau rebondissement cette fois avec les propos de Jérémie Patrieletus le président de la commission. Oui hein, c'était vers 15h30, juste avant en fait le début de l'audition de Sibilveille hein.
La présidente euh de Radio France, Jérémie Patrier Lettus, donc a commencé par une mise en garde. Je ne peux accepter que pour chercher à me discréditer ou à discréditer les travaux de notre commission, des contrevérités grossières soient proférées, des fausses informations circulent sur les réseaux sociaux, des mensonges qui remettent en cause mon intégrité et ma produité soit relayée. Quelle ambiance !
Quelle ambiance ! Jérémie Patrietus qui évoque des pressions exercées par des groupuscules anonymes. Alors, il prévient si de tels fait se reproduisent mon avocat a d'ors et déjà reçu instruction d'engager toute action juridique et judiciaire pour faire cesser et sanctionner de tels agissements.
H voilà donc la mise au point faite, les députés ont poursuivi les auditions et ils ont donc entendu Sibilveille, la patronne de Radio France. Près de 4 heures d'audition au total. L'occasion pour la PDG du groupe hein de défendre l'une de ces stations les plus critiquées France interre.
France interre n'est ni de droite ni de gauche a-t-elle affirmé tout en rappelant l'importance du réseau Radio France qui selon elle ne coûte presque rien en français. Pour 80 centimes, nous proposons 44 radios locales. Et en tant qu'élu, vous savez combien les médias locaux contribuent à l'animation des territoires.
Et l'audition se déroulait plutôt calmement. Oui, c'est le cas de le dire. Oui.
Jusqu'à une énorme tension entre le président de la commission Jérémy Patrieletus et une députée insoumise. Oui, elle s'appelle Hercilia Soué. Elle interrogait si bile veille sur la baisse d'audience de France Interre depuis le licenciement de l'humoriste Guillaume Meuris avant de s'en prendre à la chroniqueuse Sopia Haram.
C'est le début de cette passe d'arme. On voit à côté de ça qu'on a une Sopia Haram. Ça fait 20 ans qu'elle raconte des dinges.
Elle a un humour raciste. Est-ce que c'est plus Est-ce que c'est davantage cohérent avec la ligne éditoriale s'il vous plaît ? Sinon je je vous je vous coupe le micro.
Ici c'est pas le lieu où on insulte les salariés du service public de racistes d'homophobe. Madame non madame non non. Voilà.
Non non, je suis non mais non. Voilà voilà. On peut continuer comme ça longtemps.
Mamout et ça a continué hein d'ailleurs Adeline la tension est même monté d'un cran. Vous rendez compte de ce que vous venez de dire ? On a une Sopia Ram c'est comme ça qu'on parle de citoyen français.
On a une Sopia. Qu'est-ce que ça signifie ? C'est une sous-citoyenne madame Souet.
C'est c'est une sous-citoyenne. Madame Aram une tisane. Prenez une tisane vous avez entendu ?
Oui. Voilà. L'audition, elle s'est poursuivie ensuite euh plus calmement et on a appris par ailleurs que Rachi Adati euh serait auditionné début février.
Un mot, un commentaire vous qui avez suivi cet après-midi ces auditions, Sébastien Saint-Pasteur. C'était plus calme, plus studieux et pourtant je pense que le sujet qu'on traite était au moins aussi important. Moi, je suis un peu désolé de cette image là de clash, de buzz, ça fait sourire, c'est divertissant.
Est-ce que ça fait vraiment avancer les choses ? J'ai un doute. C'est en plus là c'était la deuxième altercation avec madame Soué. euh régulièrement qui fait des attaques personnelles régulièrement.
C'est quand même très dommageable comme image donnée d'une commission d'enquête qui est censée aller à la recherche d'information mais pas agresser les gens par principe et par essence. Mais cette commission d'enquête bon, on a vu qu' Albron Pivé allait adresser un rappel à l'ordre à Charles à l'oncle. Le rapporteur fait aussi beaucoup parler de lui.
Vous ce que vous dites c'est que vous vous désolez un peu de du spectacle qui est donné des commissions d'enquête. vous vous sortez d'une commission d'enquête sur la santé mentale, donc vous savez un peu comment ça fonctionne et de quoi vous parlez. Est-ce que il y a le bron pivé par exemple a raison de s'emmêler en demandant en adressant un rappel à l'ordre à Charles Loncle ?
Je sais pas si Yel Brandon Piv a raison de faire ce rappel à l'ordre. Ce qui est dommage c'est qu'en fait les commissions d'enquête sont aujourd'hui un peu instrumentalisées pour faire du buzz alors qu'elles ont une vraie vertu. On a sorti par exemple un chiffre sur les défauts de prise en charge d'enfants en situation d'handicap à l'école qui a permis en fait d'enclencher un recours aujourd'hui.
Donc les commissions d'enquête, elles ont des vrais pouvoirs et c'est un outil très précieux pour les députés. Donc si on les galvode, le risque c'est que on réduise leur capacité de travail et qu'en fait elle soit dénaturée. C'est pas là pour faire du spectacle.
Merci à tous les trois d'être venus ce soir sur le plateau de chaque voix compte. Merci Marco. On parlera de l'audiovisuel public demain dans Chaque voix compte.
Merci Loup. On vous lit dans Paris Match avec à la une semaine la Sagrada Familia. Merci Laurent, à demain.
Merci à vous de nous avoir suivi chez vous. L'émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30 et elle est aussi sur le site lcp.fr.
Tout de suite, c'est Jean-Pierre Grasscien et c'est Débadoc. Excellente soirée sur la 8. eh h
Romain Eskenazi