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AutreFrance Inter — Le débat de midi (sur Site radio)· 29 juillet 2024 55 minContradictoireMixte

Faut-il arrêter de travailler ?

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Présentateur

France Inter Et là une marguerite dans la bouche Vous vous dites Et si je n'y retournais pas Si je restais là et n'imaginais pas que ça puisse avoir une fin Et revoir les classeurs, les ordinateurs La cantine, la machine à café Et le verre de kirk tous les vendredis soirs Pour souder les équipes Si on arrêtait de travailler En 2023 la fondation Jean Jaurès Publiait une étude Montrant que seulement un salarié sur 5 Estimait aujourd'hui que le travail est Très important contre 60% En 1990 Notre rapport au travail a profondément changé Plus de loisirs, plus d'envie D'autres choses, c'est un vrai combat Mais n'est-ce pas laisser la charge à certains De tout financer pour que d'autres en profitent L'automatisation va-t-il permettre Enfin d'amoindrir les tâches ingrates De rêver à un épanouissement pour tous Et de faire des bûchers Avec des catalogues cadeaux des comités d'entreprise Pour autant vouloir travailler différemment Ce n'est pas refuser de s'intéresser au débat sur le travail La preuve avec la réforme des retraites Qui a secoué le pays Alors peut-on arrêter de travailler ?

Le rêvez-vous ? Le souhaitez-vous ? Au contraire, ne le souhaitez-vous absolument pas ?

N'hésitez pas en tout cas à nous laisser vos notes vocales Et messages sur le WhatsApp de l'émission Au 01 45 24 7000 Quand parler de la ralle du travail est aussi un travail Et oui, c'est le débat de midi Et ça commence tout de suite Jean-Mathieu Pernin Le débat de midi Sur France Inter Et pour en parler, nous avons autour de la table du débat de midi Léa Lima, bonjour Bonjour Vous êtes professeure de sociologie au Conservatoire National des Arts et Métiers Spécialiste des questions de citoyenneté sociale des jeunes Et des politiques sociales de jeunesse Avec vous, on va beaucoup parler notamment de Cette sensation, ce sentiment de dire que les jeunes ne font plus rien Voilà, ça on l'entend beaucoup Alors que ça peut souvent être le contraire On reçoit également au studio Marine Balançard Bonjour

2:33
Invité

Bonjour Jean-Mathieu Pernin

2:34
Présentateur

Vous êtes experte, consultante, conférencière, auteure de chroniques en management, leadership Co-auteure chez Hérold Décider sa travail et les super pouvoirs des dyslexiques en entreprise Également hors studio, nous avons Pierre Laroutourou Bonjour à vous Bonjour Vous êtes ancien député européen Nouvelle Donne Rapporteur général du budget pour l'Union Européenne En 2021, vous venez de publier 32 heures, 4 jours Oui, c'est possible au seuil Bien sûr avec vous, on parlera de cette semaine de 4 jours Ou en 4 jours, c'est cette fameuse subtilité linguistique Dont on a fait la connaissance cette année Notamment avec l'expérimentation menée et souhaitée par le gouvernement Et puis en direct de Nantes Depuis les moyens techniques de France Bleu, Loire Océan Mathieu Florence, bonjour Bonjour Vous êtes donc issu du collectif citoyen Travaillez Moins Qui réunit, je cite, toutes celles et ceux qui s'attachent A décentrer la place qu'occupe le travail Marchant dans leur vie Ça c'est ce qu'on peut trouver sur votre site Alors forcément, Mathieu Florence, je m'adresse directement à vous À un moment, vous avez décidé dans votre vie de ne plus travailler Je crois que ce n'est plus le cas aujourd'hui

3:41
Invité

Alors oui, j'ai réussi à m'extraire du marché pendant quelques années Mais ce qui est important, c'est de parler de collectif Parce que ça reste un privilège Et en fait, nous, on essaye de détravailler C'est le mot qu'on a trouvé pour opposer au travail Et ça marche plutôt bien

3:57
Présentateur

Alors Mathieu Florence, pourquoi vous avez décidé à un moment dans votre vie de détravailler ?

4:03
Invité

Alors j'étais conseiller pour l'emploi, il faut le dire quand même Avant, et j'ai remarqué que c'était en attaquant le travail finalement En attaquant le mot, le concept Parce que nous, on considère que le travail c'est avant tout l'emploi C'est en le considérant comme quelque chose plutôt malsain Plutôt quelque chose de contraignant et d'amoral Que nous pouvions retrouver un rapport de force Avec la classe dominante qui, elle, n'a pas besoin de travailler

4:26
Présentateur

D'accord, donc là on est dans un rapport politique Ça veut dire que concrètement, pour bien l'expliquer aux gens À un moment, vous avez donc arrêté de travailler, de percevoir un salaire de la part d'un employeur

4:36
Invité

Voilà, alors c'est un privilège, je le rappelle Je me suis appuyé sur des économies, on ne peut pas tous le faire Et l'idée c'était quand même de pouvoir reconnaître et valoriser Toutes les activités non marchandes Qui sont bien plus intéressantes et bien plus vertueuses Pendant quelques années pour montrer à tout le monde Depuis, on est beaucoup de collectifs en France qui prônent le détravail Pour montrer qu'un monde post-capitalisme, on ne peut l'envisager Que à l'extérieur finalement du travail marchand

5:09
Présentateur

D'accord, donc le travail marchand, mais en dehors du La notion de travail, pour vous, est-ce que travail égale forcément exploitation ?

5:17
Invité

Alors, c'est le parti pris qu'on a décidé d'avoir On a décidé de s'extraire de la définition philosophique Et j'ai envie de dire parisienne, un peu pour vous chambrer Parce que je suis le seul citoyen qui parle de ce sujet autour de la table Moi, je n'ai aucun intérêt à financier d'en parler Et c'est ça aussi qui fait notre force C'est que nous, on essaie de mobiliser les citoyens sur ce sujet Qui est souvent, en fait, pris en étau par des intellectuels Et des politiques qui pensent et qui disent Savoir mieux ce qu'il faut pour tout le monde Et nous, on considère en effet que le travail, c'est l'emploi Et c'est un outil qui permet à des humains d'exploiter d'autres humains Et c'est en fait en apposant le mot des travails Qu'on a réussi à avoir ce rapport de force Avec ceux qui, justement, prônent la valeur travail Et dès qu'il y a une crise sociale, s'engouvent dans la brèche Pour survaloriser le travail Et diaboliser et stigmatiser le non-travail Et les personnes qui sont au minima sociaux

6:13
Présentateur

Alors, juste au départ, Marine Balançard Quand on entend, justement, cette attitude Et même cette réaction de la part de Mathieu Florence De dire, ben voilà, moi je ne suis plus d'accord Avec cette notion de travail C'est-à-dire, en gros, pour moi, le travail est forcément de l'exploitation On voit aujourd'hui une vraie réflexion autour du travail en France Certains, là, en effet, sont un peu plus radicaux Je vais utiliser ce terme, juste Mathieu Florence Par rapport à ça, à votre démarche Qu'est-ce que vous en pensez, vous-même, de la démarche comme ça Carrément, de se dire, ben, on va détravailler Puisque c'est le terme utilisé

6:44
Invité

Je note la démarche Et je salue L'expression de parti pris Oui, c'est honnête de dire que c'est un parti pris C'est une décision de dire que le travail Est une aliénation Et qu'on peut le voir autrement Par contre, réfléchir sur la place du travail dans la société Sur le fait que, pourquoi 5 jours, par exemple Pourquoi 5 jours de travail et pas 4 Et pas 6 Parce que, fut un temps, on travaillait beaucoup plus Je crois que c'est Henri Ford, dans les années 20 Qui a dit, on va donner le samedi aux employés Et donc, ce sera 5 jours Et puis, ça s'est imposé Or, on a beaucoup de gains de productivité Il y a plus d'outils pour travailler plus vite Et donc, on pourrait se dire Ben oui, on pourrait diminuer notre temps de travail Pourquoi pas ?

Je ne suis pas opposée à ce genre de réflexion

7:30
Présentateur

Mais sur la réflexion, aller, se dire Est-ce que le travail, finalement, c'est bien utile, en général ?

7:36
Invité

Moi, j'ai un autre parti pris Et je vais l'assumer aussi C'est que le travail, c'est la libération Et je ne dis pas ça seulement parce que je suis une femme Mais on a mis des centenaires à sortir de chez nous Et on s'est libérés par le travail On s'est non seulement libérés On a assumé nos besoins Mais on s'est aussi accomplis C'est-à-dire que, moi, je regarde beaucoup la pyramide de Maslow

7:54
Présentateur

Qu'est-ce que c'est, alors ?

7:55
Invité

La pyramide de Maslow Qui est la pyramide des besoins des êtres humains Des besoins vitaux Et il y a plusieurs besoins Donc, en bas de la pyramide, il y a manger, boire, être en sécurité Et au top de cette pyramide Un des besoins essentiels de l'homme Est l'accomplissement Et moi, j'ai toujours cherché dans mon travail Et j'invite chacun à chercher dans son travail Un accomplissement Parce que, loin d'être enfermé dans le travail On se libère par le travail Et on est aussi responsable du travail qu'on va engager Au sein des entreprises, notamment Parce que nous faisons bouger les entreprises de l'intérieur

8:25
Présentateur

Alors, vous pouvez, bien sûr, réagir Au 01-45-24-7000 Nous laisser vos notes vocales Et vos messages à propos de ce travail Peut-être vous-même Rêvez-vous de ne plus travailler ? D'ailleurs, Léa Lima Est-ce que c'est un rêve, d'ailleurs, pour les Français ? Est-ce que j'avais noté, moi, ce sondage ?

62% des Français qui rêvent de profiter de la vie Sans se rendre au bureau Alors, au bureau, c'est une expression Ce n'est pas forcément aller travailler en bureau Mais en fait, de travailler C'est-à-dire le rêve La majorité pense, d'ailleurs, qu'il faut être multimillionnaire Pour y parvenir Est-ce qu'aujourd'hui, c'est une vraie demande de la société De se dire, on ralentit sur le travail Peut-être pas d'aller comme Mathieu Florence Quitte vraiment à se dire, je vais détravailler Mais tout de même, de se poser la question De se dire, est-ce que vraiment ce travail, ça me fait du bien ?

9:06
Invité

Oui, alors, il y a beaucoup d'ambivalence Sur la question du rapport au travail Chez les Français En chacun de nous, finalement Parce que si on regarde les sondages Vous en avez cité un Dans lequel un Français sur cinq actifs Considère que c'est très important Alors, on peut dire que ce n'est pas beaucoup Mais en même temps, il y a 60% des Français Qui considèrent que c'est important Le travail dans la vie Et en même temps, il y a de l'ambivalence Parce qu'on voit une évolution dans la société Pour remettre le travail à sa juste place Et pour éviter que le travail Prenne une emprise trop importante sur la vie Et donc, ça amène aussi à des enjeux Autour de la conciliation travail-famille

9:53
Présentateur

Ça, c'est une réflexion récente, en fait De la part des Français Ou finalement, ils l'ont toujours eu Mais sans vouloir l'exprimer, d'après vous ?

9:59
Invité

Non, ce n'est pas une réflexion récente Et notamment, ce n'est pas la crise Covid Qui l'a véritablement provoqué C'est quelque chose qu'on voit dans les enquêtes Depuis un certain temps Et notamment avec le développement du temps partiel À la fin des années 80 Dans les années 90 Temps partiel auquel ont été plus souvent soumis Les femmes que les hommes Et il y a du temps partiel Choisi dans ce temps partiel Et c'est souvent pour des questions D'articulation de vie au travail Et vie familiale Cette articulation, cette conciliation Reposant le plus souvent sur les femmes Donc, encore aujourd'hui Même si les comportements évoluent Chez les hommes également Surtout dans les classes les plus favorisées Chez les cadres

10:53
Présentateur

C'est ça, alors Pierre Laroutourou On vous connaît parce que vous travaillez beaucoup Justement sur cette réduction du temps de travail J'aimerais juste vous soumettre une question Donc, on a eu un message au 0145 24 7000 Sur le WhatsApp du débat de midi On l'entend souvent à propos de la réduction du temps de travail Et j'aimerais avoir votre point de vue dessus C'est moins travaillé C'est Joël qui nous dit ça Moins travaillé Comment faire finalement pour créer de la richesse En travail en moins ? C'est la fameuse question qui revient tout le temps On se souvient au moment des 35 heures Il y avait eu ça Là, on va parler des 32 heures Est-ce que c'est une question récurrente ?

Et est-ce qu'on a une réponse à cette question ?

11:31
Invité

Je crois d'abord qu'il y a aujourd'hui Beaucoup, beaucoup de gens Qui voudraient un nouvel équilibre Qui voudraient en même temps S'épanouir au travail Et s'épanouir dans leur vie personnelle Dans mon petit livre Là, je cite deux enquêtes récentes Qui disent que c'est 77% Ou 84% des Français Qui voudraient passer à 4 jours 32 heures Donc, ils disent Le travail est important pour moi Je n'ai pas envie de C'est exceptionnel de ne pas du tout travailler Donc, le travail est important Mais ma vie personnelle, c'est important aussi Donc, la semaine de 4 jours Permettrait un nouvel équilibre Premier point Deuxièmement, est-ce que c'est possible ?

On vient de le dire C'est un débat qui est sur la table depuis 30 ans On dit souvent que c'est moi qui ai lancé ce débat Mais en fait, c'est faux C'est Antoine Riboud Juste 24 heures avant que je sorte Ma première tribune dans Le Monde En 93 C'est Antoine Riboud Le patron de Danone Un des plus grands patrons d'industrie européens Qui disait, il faut passer à 32 heures Sans étape intermédiaire 32 heures, 4 jours, sans étape intermédiaire En disant, avec les robots Avec les ordinateurs Avec l'intelligence Qu'on a mise dans la tête des gens On produit beaucoup plus C'est un fait Ce n'est pas qu'on soit de gauche ou de droite C'est l'INSEE qui nous dit On produit beaucoup plus de richesses Avec moins de travail Et donc, ou bien on laisse Des millions de gens au chômage Qui font 0 heures par semaine Ou bien Antoine Riboud disait Pour des raisons humaines Que chacun puisse vivre mieux Et pour des raisons économiques Que tout le monde ait un boulot Et un salaire Et puisse consommer Antoine Riboud disait Il faut passer à 4 jours 32 heures sans étape intermédiaire Et le but n'est pas De produire moins globalement Dans mon petit bouquin Je parle des 500 entreprises Qui sont déjà passées à 4 jours 32 heures Avec une idée très simple Si l'entreprise crée des emplois Au moins 10% d'emplois Elle arrête de payer Les cotisations au chômage C'est comme ça Peut-être que les yaourts Mami Nova Vous ne savez peut-être pas Mais que tous les salariés Les 800 salariés Qui travaillent chez Mami Nova Sont tous et toutes Passés à 32 heures 4 jours Sans baisse de salaire Avec 125 créations d'emplois 125 personnes qui ont un CDI Pas un centime de baisse de salaire Et la masse salariale N'augmente pas Parce que l'entreprise Paye moins de cotisations On produit autant de richesses Mais simplement On est plus nombreux À avoir un travail Et on est plus nombreux À vivre mieux

13:31
Présentateur

On va y revenir tout à l'heure Sur les 32 heures Mais Mathieu Florence Vous vouliez réagir ?

13:36
Invité

Bien sûr Sur la question des moyens Ouais c'est ça oui En effet Il y a un débat Qu'on n'a pas Dans notre société aujourd'hui Et que nous on souhaite mettre en avant C'est la question du revenu maximum Il est richesse Qu'est-ce que c'est ?

On en a énormément Oui justement Ça paraît assez simple à comprendre Vous avez le SMIT Donc il y a beaucoup de débats Beaucoup de temps consacrés Pour se décider sur Qu'est-ce que le minimum descend Pour pouvoir subvenir à ses besoins Et vivre dignement On n'a pas le débat du revenu maximum Je me demande Qu'est-ce qu'une personne Qui gagne plus que 50 000 euros par mois Peut faire de son argent À part arrêter de travailler Et faire travailler d'autres personnes Pour subvenir à ses besoins Peut-être cotiser davantage Elle cotise davantage Certes Mais je pense que Il y a beaucoup de gens Qui pourraient en tout cas Gagner moins Et on pourrait répartir davantage Cette richesse produite Après sur la question de la production Nous on est plutôt anti-productiviste Dans le sens où On considère que Pour des questions écologiques La nécessité qu'on a L'urgence qu'on a C'est de produire Beaucoup moins de choses On produit beaucoup de choses Dont on n'a pas besoin Et du coup On se casse finalement la tête Et on travaille pour produire Énormément de choses Dont nous n'avons pas besoin Du coup le détravail Il faut l'envisager Dans une approche Vraiment décroissance Mais une forme de décroissance choisie Et si on répartit mieux Les richesses produites Et si on tend vers une égalité salariale Je n'ai pas dit forcément Une égalité stricte Mais vers des ratios Qui soient décents Alors on peut permettre A tout le monde De travailler moins Léa Lema Est-ce qu'a aussi cette question

15:10
Présentateur

Aujourd'hui du travail On peut s'interroger dessus Sur les différentes formes Comment l'appréhender Est-ce qu'elle se pose aussi Parce qu'il y a moins de chômage Simplement que dans les années 90 Par exemple

15:21
Invité

Oui tout à fait Ce discours aussi Qui est consistant A mettre à distance le travail Il ressurgit aussi A chaque fois que Des possibilités s'offrent Et plus globalement en fait Quand on est dans une situation Plus tendue sur le marché du travail On a plus de choix Et donc on a aussi Une critique du travail lui-même Des conditions de travail Qui peut Qui peut émerger Dans le débat public Plus facilement Que quand on est Dans un régime de chômage de masse Où finalement La pression sur les salariés Elle est forte

16:05
Présentateur

Oui on se souvient de ça

16:06
Invité

A prendre un emploi N'importe quel emploi

16:07
Présentateur

On se souvient Alors notamment Vous réagissez au 01, 45, 24, 7000 On le voit aussi Marine Balançard Alors certaines personnes Qui nous disent Aujourd'hui Bon bah moi Depuis la réforme des retraites Mon travail s'est rallongé En deux ans Mon moral en a pris un coup Aujourd'hui On voit aussi Voilà vraiment des français Qui se posent la question Alors c'est ça qui est assez intéressant C'est qu'on se rend compte Que si les français Ont une autre réflexion autour Du travail Peut-être pour Et bien s'en éloigner un petit peu Le débat sur le travail lui-même Reste quand même très actif en France

16:36
Invité

Oui Pour ceux qui Enfin on est très content De vivre plus longtemps Tout ce temps qu'on est Donc on va devoir travailler Plus longtemps C'est C'est pas Vous vous pensez

16:46
Présentateur

Vous pensez en effet C'est ça Il faut aller vers davantage de travail

16:49
Invité

Je pense qu'il faut aller vers davantage de travail Et surtout pas moins de travail La petite musique Qui consiste à dire Ou à mettre dans la tête des gens Qu'on va réussir des choses Sans travailler Qu'on va s'accomplir Qu'on va progresser Sans travailler Pour moi C'est assez dangereux Je vois le travail Enfin c'était Freud Qui disait que C'est quoi la recette du bonheur C'est le travail et l'amour Arbeid un libre Je suis comme Freud Et je trouve qu'en entreprise Il y a énormément Qui est demandé à l'entreprise Et j'attire l'attention quand même Sur le fait que c'est en entreprise Parfois qu'on a le plus de liens Le plus de C'est là qu'on fait société Et c'est parfois là Pour certaines personnes Que leurs droits sont le mieux Respectés et pris en compte Ou leurs compétences Le plus reconnues Plutôt qu'à la maison Ou plutôt que Dans d'autres domaines De leur vie

17:37
Présentateur

Vous voyez ça Justement comme L'épanouissement personnel Par rapport à ça

17:41
Invité

Mais c'est un accomplissement En fait Travailler c'est beaucoup plus exigeant Que de ne rien faire Voilà

17:47
Présentateur

Alors après Ce qu'on peut aussi vous dire C'est oui A partir du moment Où chacun trouve un métier Qui peut lui permettre De s'épanouir

17:54
Invité

Mais absolument Voilà C'est la recherche De toute une vie C'est de trouver un métier Où on peut s'épanouir Et valoriser ses compétences Et développer ses compétences Voilà Enfin on est en plein JO Je n'imagine pas Les athlètes dire Moi je ne travaille Que 4 jours par semaine Ou je ne travaille plus du tout Je suis vraiment On travaille à peu près Un tiers du temps Voilà Dire aux gens Qu'on va réussir Sans travailler C'est un mensonge

18:25
Présentateur

Mathieu Florence Vous vouliez réagir

18:27
Invité

Bien sûr En fait Ce qu'il faut comprendre C'est que les gens Ne sont pas des philosophes Les gens Ils triment Ils triment 35 voire plus par semaine Il y a 8 personnes Sur 10 Qui voulaient réduire L'âge de la retraite Ou en tout cas Le laisser à 60 ans Donc ça me fait quand même Doucement rire En tout cas Ça me fait sourire D'entendre une experte En management Dire que c'est par le travail Qu'on peut s'épanouir Non Les gens en fait Ce qu'ils veulent C'est du temps libre Et du temps libéré du travail Pour justement pouvoir s'exprimer Faire de la politique Dans leur commune Et puis Créer collectivement Comment dire Des conditions d'existence Qui vaillent la peine Être vécues Vous pensez que tout le monde Rêve de ça ?

Je pense que Les gens Quand je dis les gens Mais je pense qu'il y a Beaucoup de personnes Qui se rendent bien compte Que Quand ils ont un peu De temps libre Pour pouvoir créer des choses Et se découvrir Je pense que C'est plus satisfaisant Que d'enrichir Quelques personnes En allant au travail Le lundi D'ailleurs Quand vous demandez Aux personnes Quel est leur jour préféré Dans la semaine Seules les personnes Les plus privilégiées Et qui peuvent mettre En effet Du jeu dans leur travail Qui peuvent choisir Leurs horaires Qui peuvent choisir Leurs missions Seules ces personnes là Peuvent se permettre De répondre Ah bah moi C'est le lundi Ou le mardi J'adore mon travail En fait Ce qu'il faut comprendre C'est que la majorité Des gens Leurs jours préférés C'est le vendredi Ou le samedi Très bien Alors ça c'est noté Je pense que ce débat Qu'on a là aussi Il montre qu'en effet Les conditions matérielles Dans lesquelles on travaille Ont une forte influence Sur l'opinion Et le rapport au travail Qu'on développe Et ça c'est vrai Dans toutes les générations Il y a de fortes différences Intragénérationnelles Sur le rapport au travail La place qu'on donne au travail En fonction Essentiellement Du niveau de diplôme Et de la catégorie Socioprofessionnelle Et il est vrai Que l'expérience du travail Faites dans des conditions Particulières Plus ou moins difficiles Plus ou moins pénibles Va fortement influencer La manière dont On voit le travail Et l'importance Que ça va avoir Et il y a une deuxième chose Ce que je voudrais dire C'est que Cette question Des conditions Réelles Pratiques De travail Elle doit Nous amener A un peu Nous déporter Du débat Sur uniquement La réduction Du temps de travail Ce qui est en jeu C'est pas seulement La réduction De la durée Effective Du travail C'est aussi La manière Dont on fait Ce travail Quel travail On fait Et la manière Dont on le fait Même du point de vue Des horaires De la qualité Du temps de travail On voit que Ce débat Sur la réduction Du temps de travail Il s'adresse finalement A une minorité De salariés Des salariés Qui sont dans la norme Temporelle Du travail Qui sont En CDI À temps plein Qui ne travaillent Ni le dimanche Ni le samedi Ni en horaire décalé Etc Et finalement Aujourd'hui Ça concerne peut-être Un quart Les salariés

21:35
Présentateur

Alors on va continuer A en parler de ça Juste un témoignage De la part de Dominique Qui nous a laissé Au 01 45 24 7000 Bonjour J'ai 69 ans Je suis à la retraite Depuis 5 ans Ingénieur chimie Chef de production J'ai été licencié En l'an 2000 A 45 ans Et j'ai effectivement Profité de la vie Avec ma famille Mon épouse travaillant On a réussi à franchir Le cap financier J'ai augmenté Mes activités bénévoles Dans plusieurs associations Voilà si vous êtes Comme Dominique Ou au contraire Si vous êtes L'antithèse de Dominique N'hésitez pas A nous joindre Sur le Whatsapp De l'émission Du débat de midi Au 01 45 24 7000 Et bien en attendant On va s'écouter Un peu de musique Ça fait toujours du bien Avec Bonnie Banan Et son titre Franchement Le débat de midi Alors c'est sûr C'est un peu vicieux Ce débat de midi Puisqu'en pleine vacances Nous nous posons la question De savoir s'il faut Arrêter de travailler Je suis sûr que vous vous la posez Un moment en vous promenant En vélo Au bord de maillard En vous disant Et si je tentais Le tout pour le tout On en parle avec Léa Lima Qui est professeure de sociologie Au conservatoire National des Arts Des métiers Également Mathieu Florence Du collectif citoyen Travaillez moins Marine Balançard Experte Consultante Conférencière Auteur de chroniques En management Et leadership Et Pierre Laroutourou Qu'on connait Ancien député européen Nouvelle donne Qui milite Forcément sur la Eh bien La réduction Du temps de travail Vous venez de publier 32 heures en 4 jours Oui c'est possible Alors justement Pierre Laroutourou Aujourd'hui Quand on parle D'organisation D'organiser Le travail Différemment Est-ce que Vous pensez Qu'il y a Véritablement Un écho Aujourd'hui Dans la population Pour travailler moins Ou carrément Parfois même Arrêter de travailler Non

25:50
Invité

Arrêter de travailler Je crois que Beaucoup de gens Savent que Sauf pendant 6 mois Moi j'ai pris Une année sabbatique Au début de ma vie active Pendant un an Pour être au service D'une association Mais ça ne peut pas être Le mode de vie général Mais par contre C'est massif Dans tous les pays d'Europe Je vous dis en France Il y a une enquête Qui dit que 84% des français Et françaises Voudraient passer à 4 jours Donc 32 heures Sans baisse de salaire Donc ça n'est pas La fin du travail J'étais un peu étonné D'entendre que Dans la même phrase Vivre sans travail Et passer à 4 jours Je suis désolé C'est pas du tout La même chose Une utopie De vivre sans travail Et passer à 4 jours Moi j'aimerais Qu'on soit un peu pragmatique Il y a déjà 500 entreprises 500 entreprises Dans tous les métiers Dans toutes les tailles Qui sont passées à 4 jours 32 heures Et ça se passe très bien En Angleterre aussi Il y a une enquête Qui a été faite Auprès d'une centaine d'entreprises Et le bilan C'est que 92% 92% des patrons Et des salariés Qui sont passés à 4 jours Veulent y rester Tellement ça marche bien Ça n'est pas la fin du travail Mais juste Il y a un siècle Tout le monde travaillait 7 jours sur 7 On travaillait 7 jours sur 7 On est passé à 6 jours On est passé à 5 jours Et on a des congés payés On a beaucoup parlé Du front populaire Tout le monde peut-être Ne rêvait pas D'avoir des congés payés Mais le peuple En gros a imposé L'idée des congés payés Au début Léon Blum n'y croyait pas Et on a eu 2 semaines de vacances Et la plupart des gens Était très contents D'avoir 2 semaines de vacances Et aujourd'hui La plupart d'entre nous On est très contents D'avoir des vacances Et en matière économique C'est le premier secteur d'activité Ce qui expliquait Que l'économie allait être tuée Si on mettait des congés payés Aujourd'hui Non seulement L'économie n'a pas été tuée Par les congés payés Mais c'est le premier secteur Le tourisme en France C'est le premier secteur d'activité Donc heureusement Que Léon Blum a écouté Ceux et celles qui poussaient Pour les congés payés Et aujourd'hui Donc on était à 7 jours On est passé à 6 jours On est passé à 5 jours Oui on peut passer à 4 jours Et la bonne nouvelle C'est qu'on a déjà 500 entreprises en France Qui l'ont expérimenté Avec la loi de Robien Ce serait bien en France Qu'on soit capable parfois De sortir des débats Les questions théoriques Sont tout à fait importantes Mais c'est bien quand même Quand il y a des centaines d'entreprises Qui ont expérimenté Qu'on donne la parole A des salariés et des patrons Pour dire parfois Les difficultés Mais aussi pour dire Le bilan Chez Mami Nova L'absentéisme recule Le médecin du travail A fait un bilan Au bout de 2 ans Le travail est plus intéressant On vient de dire Qu'il n'y a pas que la question du temps Et aussi le contenu C'est très important Et bien par exemple Un jour par semaine Le contremaître n'est pas là Donc les ouvriers Peuvent répondre aux clients Donc le contenu du travail A été enrichi Pour beaucoup de salariés

28:04
Présentateur

Pierre Laroutourou Je dois juste préciser Parce qu'on ne se souvient plus Forcément On fait un peu d'archéologie politique La loi de Robien C'était en 1996 C'était sous le gouvernement Juppé A l'époque Et c'était donc la première loi Sur la réduction du temps de travail Véritablement à l'époque Il y a eu des expérimentations Qui ont été mises en place Et juste un mot Parce qu'on en parlera tout à l'heure De cette semaine de 4 jours Pierre Laroutourou Mais la semaine de 32 heures Également Ça Alors on a vu quand même Tout de même que Je lisais une interview D'une économiste de l'OCDE Qui nous disait Que si on voulait créer de l'emploi C'était le mauvais outil Car toutes les études Dit-elle Menées en France Et dans d'autres pays Ont montré aucun impact positif Sur l'emploi

28:44
Invité

C'est totalement Totalement faux Je ne sais pas Qui est cette économie Je vais vous dire

28:48
Présentateur

C'est Andréa Garnero Économiste au département De l'emploi, du travail Et des affaires sociales De l'OCDE

28:52
Invité

C'est faux Parce que Si on est capable De raisonner De façon un peu sérieuse Si on baisse le temps de travail De une heure par-ci Une heure par-là Il n'y a pas d'effet sur l'emploi Quand on est passé à 39 heures Il n'y a pas eu d'effet sur l'emploi Quand on a mis en place Les 35 heures Mais qu'en fait Les entreprises Pouvaient rester à 37 heures Avec la deuxième loi au prix Si vous restez à 37 heures De durée réelle Il n'y a pas d'effet sur l'emploi Par contre Encore une fois C'est un des plus grands patrons Qui le disait C'est Antoine Ribou Qui a dit Il faut passer à 4 jours 32 heures Sans étapes intermédiaires Il a dit mot à mot Ça obligera les entreprises À créer des emplois Et donc l'idée C'est que l'entreprise Continue à produire 5 jours par semaine On ne va pas Fermer l'usine le jeudi soir L'entreprise Continue à produire 5 jours ou 6 jours Comme avant Mais chaque salarié Fait un jour de moins Et l'entreprise Recrute au moins 10% ou 15% D'emplois en CDI Des vrais contrats Et elle arrête De payer les cotisations chômage C'est ça qui boucle C'est que si l'entreprise Crée des emplois Des emplois de qualité Elle arrête de payer Ses cotisations chômage C'est comme ça Qu'on peut le faire Sans aucune baisse de salaire Et sans augmenter La masse salariale Les clients ne voient pas La différence

29:56
Présentateur

Oui c'est ça Alors Marine Barça Vous pensez qu'aujourd'hui Là c'est une bonne voie Justement Ce dont nous parle Aujourd'hui Pierre Larouto

30:03
Invité

Je crois qu'il ne faut Quand même pas oublier Qu'on évolue dans un monde Globalisé Donc on a des petits débats Ici en France Un petit peu en Europe Sur la semaine de 4 jours Mais pendant ce temps-là En Asie Ce n'est pas le genre de débat Qui voilà Et donc la France En fait On ne peut pas réfléchir Que pour nous Que pour le local Et vu de notre petit Prisme Parce que nous On est ancré En fait Depuis ces 35 heures Qu'on n'a jamais vraiment Réussi à remettre en cause On n'arrive pas À sortir De cette obsession Du temps de travail Voilà Et il faut

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Présentateur

Vous souhaitez par exemple Les remettre en cause Les 35 heures

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Invité

Non mais je vous pose la question Oui c'est une réflexion Qu'on peut avoir Pourquoi

30:44
Présentateur

Ah je ne vous dis pas le contraire Mais je vous pose la question Pour que ça soit clair C'est à dire que

30:47
Invité

Est-ce qu'il faut travailler moins Ou est-ce qu'il faut juste Être plus flexible Parce qu'entre les 35 heures Les congés pour ceci et cela Et le télétravail Il y a maintenant des managers Qui ne voient même plus Quelles têtes ont leurs équipes Donc ils sont amenés À croiser des personnes Dans l'entreprise Quand ils les croisent Ils ne savent même plus Que c'est dans leur équipe Que ces personnes sont dans leur équipe Ils ne les ont quasiment jamais vues

31:08
Présentateur

Voilà

31:09
Invité

Est-ce que c'est ça qu'on veut Et est-ce qu'on peut arrêter De penser que à la France Comme si on était unique au monde Et seul au monde Et penser dans un monde globalisé

31:18
Présentateur

Et pourtant Les Aliments On le voit Le rapport au travail Quand on le dit Sur les 35 heures Aujourd'hui c'est plutôt apprécié De la part des Français

31:23
Invité

Oui les 35 heures Du point de vue de la satisfaction En tout cas Je pense qu'il y a peu de salariés Qui seraient pour un retour Aux 39 heures En revanche Dans le bilan Des 35 heures Et ça amène A une réflexion Sur comment On mène une réduction Du temps de travail C'est pas C'est C'est pas Bon On peut très bien Lancer un slogan Et voilà Pour réduire le temps de travail Après il y a la manière Dont ça se fait Et sur le bilan Des 35 heures Ce qui a pêché Un peu C'est que On a pu assister A des formes D'intensification Du travail Dans des Dans des Secteurs Comme La fonction publique Ou dans les hôpitaux Où la réduction Du temps de travail Ne s'est pas accompagné D'embauche Notamment Et puis Aussi A une forme D'intensification Du travail Pour ceux Qui ne sont pas tenus De respecter Des horaires Ou qui Respectent Les mêmes horaires Mais avec une charge De travail Qui reste la même Qui reste enchargée En termes de mission De tâches Et qui doivent donc Réaliser en un temps record Donc il y a cette question Du temps pressé Du modèle de la hâte Que soulignent Corinne Godard Et Serge Volkov Et qui peut aussi Amener à des formes D'épuisement Et puis Il y a la question Des contreparties Éventuelles A la réduction Du temps de travail En termes de flexibilité Et d'imprévisibilité Des plannings Et ça c'est aussi Une variable temporelle Qui est très très importante Qui prend beaucoup De place en fait Dans les conflits Au quotidien Sur les lieux de travail Sur la question Des plannings De pouvoir être changé De planning D'une semaine sur l'autre A la dernière minute Etc Donc véritablement La question c'est de savoir Comment une réduction Du temps de travail Se met en place Et ça c'est C'est en fonction aussi Des rapports de force Dans les entreprises

33:26
Présentateur

Alors Mathieu Florence Juste je sais que vous vouliez Réagir Mais je voudrais vous Vous lire quelques témoignages Qu'on reçoit au 011 45 24 7000 Sur le whatsapp de l'émission Alors forcément Votre démarche intrigue Mathieu Je vais pas vous dire le contraire Véronique qui nous dit J'ai 62 ans Et je compte pas m'arrêter de travailler Je suis directrice d'une agence de voyage J'ai jamais compté mes heures Car j'adore mon métier J'ai deux enfants Que j'ai élevés seuls Et qui adorent aussi Leur travail On a aussi d'autres qui nous disent Travailler c'est véritablement La santé pour moi C'est lié à se sentir utile Pour la société C'est ce que vous disiez aussi Marine Balançard Là dessus sur le côté Se sentir utile Et sortir Également de s'épanouir Chez certains Et d'autres disent Moi en fait Je travaille mais Bénévolement Voilà Alors eux ils disent Voilà moi Aujourd'hui mon épanouissement Il est dans le travail Mais bénévole Mathieu Florence On voit qu'il y a quand même On sent que votre prise de position Peut bousculer un peu Autour de cette notion De travail et d'épanouissement

34:26
Invité

De notre démarche C'est de bousculer justement Un rapport au travail Qui est souvent intime On a tous un rapport un peu intime au mot Et pour rebondir sur les témoignages Se sentir utile La plupart des gens Se sentent utiles Aussi à l'extérieur du travail Je veux dire C'est pour ça qu'il y a autant de bénévoles C'est pour ça qu'il y a beaucoup Il y a énormément de retraités Qui se sentent plus utiles Après avoir travaillé Et on peut encore une fois Moi je ne critique pas Les gens qui aiment leur travail T'as mieux pour eux Je dis juste que C'est en le considérant Comme une contrainte Qu'on va pouvoir améliorer Les conditions de travail Pour revenir sur le temps libre Pour moi j'ai l'impression D'avoir un débat En 2002 là A vous entendre Je suis désolé Mais là On a des enjeux écologiques Et sociaux Qui sont monstrueux Et la transformation De notre société Elle passera par la remise En question de la croissance Et donc par la marchandisation Des activités humaines Donc de notre point de vue En fait L'enjeu il est plus sur Qu'est-ce qu'on fait Ce temps libre Aujourd'hui On pense aux vacances On pense au week-end Et en fait On pense à la consommation Aujourd'hui pour moi L'enjeu il est de transformer Le temps libre En temps libéré Et le temps libéré C'est pas ne pas travailler Ça ne veut pas dire Ne rien faire C'est justement Se réapproprier Nos moyens de subsistance C'est rentrer dans l'action C'est faire du bénévolat C'est tester entre amis L'économie du don contre don Mais en tout cas C'est réapprendre A faire des choses Indépendamment Des échanges marchands Et ça Ça me semble déterminant Encore une fois Si on veut sortir De cette société de la croissance Qui nous emmène Dans le mur

36:02
Présentateur

Oui c'est ça En fait On le voit aussi Marine Balançard On le voit Cette réflexion Clairement aujourd'hui De créer En fait On a l'impression En fait Véritablement Une autre société Et c'est vrai Par rapport aux gens Ecologiques Qui sont face à nous Qui sont monstrueux Parce que tellement La tâche semble dure On se dit Avoir une position radicale Et que ça touche Tous les domaines de société Y compris le travail La production Le salariat La consommation

36:24
Invité

Oui Donc là Il y a un dessin politique C'est-à-dire Il faut moins produire C'est pas du tout Ce que dit Pierre Laroutureau Qui dit Il faut produire pareil Juste travailler moins Moi je voudrais quand même Attirer l'attention Sur le fait Qu'en France Les gens disent Qu'ils ne sont pas heureux C'est-à-dire que Quand l'ONU Fait son rapport annuel Sur le bonheur La France Qui est la 7ème puissance mondiale Se situe quasiment En 30ème position Du bonheur dans le monde Donc on voit bien que Je ne vais pas faire Un rapprochement trop Ou un lien de cause à effet Trop rapide Mais On travaille moins De moins en moins Et on est de moins en moins Heureux Voilà Et pour les jeunes On arrive quasiment A la 50ème place C'est-à-dire qu'on a beau dire aux jeunes Il n'y aura pas besoin De travailler autant Vous pouvez faire Ça sera plus flexible Vous pouvez travailler de chez vous Les Français sont de moins en moins heureux Donc ça Il faut s'interroger quand même Qu'est-ce qu'on est en train de dire aux jeunes Et qu'est-ce qu'on est en train de vouloir Comme destiné collectif Et comme destin commun

37:25
Présentateur

Alors justement Léa Lima À propos des plus jeunes Comme on dit Alors jeunes autant de dire Parce que ça ne veut pas On dit 15-30 ans On va dire ça On va établir ça comme ça 15-30 ans On va se mettre d'accord là-dessus Alors on a tout dit Sur les jeunes et le travail En disant notamment Après le Covid Ça y est C'est la grande émission Ils ne veulent plus rien faire Qu'en est-il exactement Aujourd'hui Du rapport des jeunes Et le travail

37:48
Invité

Alors oui déjà Ce discours sur La mise à distance De la valeur travail Chez les jeunes générations Il ne date pas d'hier Il est récurrent Récurrent oui Et notamment Il s'est bien installé Quand même Depuis mai 68 Ça a été une critique Réactionnaire un peu Du mouvement de 68 Ce discours Il est d'ailleurs Là aussi ambivalent On peut avoir un discours Sur ça Plutôt positif Comme la jeunesse Avant-gardiste Qui Voilà Nous promet Des lendemains heureux Libérés du travail D'un côté Et puis des discours Plus souvent Des discours Plutôt négatifs Qui Consistent à A dire Voilà Ces jeunes Qu'elles fainissent Le classique Donc Ce discours Il a toujours Existé Et ce que montrent Les enquêtes Bon déjà C'est que Les jeunes Qui sont dans un Ce que j'appelle moi Des jeunes Qui seraient Récalcitrants A l'emploi Récalcitrants Au travail marchand C'est à dire Des jeunes Qui résistent A cette pression sociale Quand même énorme Qui est de rentrer Dans le monde du travail Et de prendre un emploi C'est une extrême minorité En 2018 On peut On pouvait les estimer A 110 000 A 110 000 Le nombre de jeunes Qui n'étaient Ni en emploi Ni en formation Qui ne souhaitaient pas Travailler Qui ne recherchaient pas De travail Qui ne souhaitaient pas Travailler Pour d'autres raisons Que des empêchements Par exemple La garde d'enfants Donc 110 000 jeunes Sur 7,5 millions De cette classe d'âge C'est quand même Vraiment pas grand chose Et que Je répète Ce que j'ai dit Au début C'est que On a Beaucoup plus De différence Intragénérationnelle Que intergénérationnelle De ce point de vue C'est-à-dire Que sur beaucoup de points La génération Des moins de 30 ans Se rapproche En termes de comportement

39:54
Présentateur

De la précédente De la précédente

39:55
Invité

Qu'il n'y a pas De rupture radicale

39:57
Présentateur

Alors au 01 45 24 7000 Vous avez beaucoup d'idées Vous avez plein d'idées Notamment Pascal Qui nous dit Sur le Whatsapp De l'émission Bonjour je trouverais intéressant Que le temps gagné Dans le cadre de la semaine De 4 jours Serve aussi à recréer Du lien et de la solidarité Par exemple En faisant en sorte Que chaque personne Qui en bénéficie Soit obligée De consacrer Quelques heures par an Au service de la collectivité Association D'aide Aux plus démunis Etc Ça c'est une réflexion Qui devrait vous plaire Non Pierre Larouto ?

40:24
Invité

Oui peut-être pas obligé Mais on voit que Effectivement Parmi ceux et celles Qui sont passés à 4 jours Ils ont du temps Pour vivre Du temps pour eux et elles Du temps pour leur vie de couple Du temps pour leurs enfants Ou bien pour s'occuper Du club de foot Même s'ils n'ont pas d'enfants Mais ils vont s'occuper Du club de foot du quartier Ils vont se remettre A se former Ça peut être C'est pas moins travaillé C'est le travail économique Va prendre moins de place Et on a d'autres activités D'autres activités Qui ne sont pas marchandes Mais qui donnent du goût Et du sens à la vie Quand une de vos experts Te dit qu'il n'y a qu'en France Qu'on en parle Je ne peux pas laisser dire ça Le débat revient Dans tous les pays En ce moment Même à Davos L'an dernier Même à Davos Au forum économique Oui c'est un des promoteurs Non pas du tout Mais pardon C'est juste Même eux Ils se rendent compte Qu'il y a une évolution De même que Gabriel Attal Qui a parlé de la semaine De 4 jours Il y a une évolution Des mentalités Dans tous les pays occidentaux Et ce qui est très intéressant C'est qu'à Davos Dans ce débat C'était la ministre du travail Néerlandaise Qui a pris la parole Qui était une femme de droite Mais la droite humaniste Et qui disait Il faut de toute façon Se poser cette question Aujourd'hui Aux Pays-Bas La durée moyenne Est à 29 heures par semaine Pour tous ceux et celles Qui disent que la France Travaille moins que les autres Aujourd'hui Aux Pays-Bas On est à 29 heures De durée réelle moyenne Mais presque toutes les femmes Sont à 3 jours Et presque tous les hommes Sont à 5 jours Et donc la ministre du travail Néerlandaise Disait Est-ce que ce partage Qui est binaire Les hommes à 5 jours Et les femmes à 3 jours Est-ce que c'est ça La meilleure solution Ou est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux Que hommes et femmes Hommes et femmes On soit à 4 jours Avec un vrai salaire Des vraies responsabilités Et qu'hommes et femmes On ait du temps libre Donc voilà En Espagne Pedro Sanchez Le gouvernement a mis des aides Pour aller à 32 heures En Allemagne Iguet Metal Demande les 32 heures Aux Etats-Unis Votre experte qui dit Qu'il n'y a qu'en France Qu'on en parle Aux Etats-Unis Je cite dans mon petit livre La Maison Blanche Qui dit qu'on est à 33,7 heures De durée moyenne Aujourd'hui Aux Etats-Unis Sans compter tous les chômeurs Qui sont à 0 heures par semaine Ceux et celles qui ont un boulot Ont en moyenne A 33,7 heures Ceux qui sont dans l'industrie Font 41 heures en moyenne Mais il y a des millions De petits boulots Donc il faut arrêter De raconter Pendant ces fatigants Mon ami Michel Rocard Disait qu'il y a deux débats Sur lesquels on n'arrive jamais A parler de façon sereine Avec des vrais chiffres De façon pragmatique C'est le nucléaire Et le temps de travail Mais dans tous les pays On a fait des gains de productivité Dans tous les pays Il y a des robots Il y a des ordinateurs Il y a des salariés Plus intelligents Qu'il y a 40 ans Certains qui sont à la limite Du burn-out Et d'autres qui font 0 heures Par semaine Et qui sont au chômage Ou est-ce qu'on est capable De négocier un nouvel équilibre Mais le débat se pose

42:49
Présentateur

Dans tous les pays Marine Balançard Rapidement si vous voulez répondre Vire la auto

42:53
Invité

Oui je dirais qu'aux Pays-Bas C'est le sixième pays Le plus heureux du monde En fait les pays nordiques Qui diminuent effectivement Leur temps de travail Sont des pays très soudés Et très cohésifs La France est fragmentée C'est un archipel L'entreprise Le lieu où l'on travaille C'est un lieu Où on s'oblige A faire société La tentation en France De se replier Sur soi-même Son domicile Ne plus sortir Et ne plus interagir Avec des gens Qui sont trop différents En fait Il y a un risque en France De se déshabituer De l'autre De ne plus Faire société Et l'entreprise Est un des derniers lieux Où l'on fait société Il n'y a plus de lieu En Crémême à Paris A été créé par Xavier Cazard La maison de la conversation Un tiers lieu Pour à nouveau Pouvoir avoir des conversations L'entreprise C'est un lieu de conversation Et c'est un lieu Les français ont confiance Dans leur entreprise Ils n'ont plus confiance Dans le politique Ils n'ont plus confiance Dans l'éducation

43:49
Présentateur

Ce qu'on va faire Marine Balançard C'est qu'on va continuer A discuter Nous justement On n'a pas besoin La maison de conversation Tous les midis Sur France Inter Justement Dans un instant Parce qu'on va s'écouter Juste un peu de musique Avant Avec le groupe Black Puma Et une occupation Très quotidienne En tout cas Quand on est en vacances Puisque le titre S'appelle Sauvignon France Inter Jean-Mathieu Pernin Le débat de midi Le débat de midi Encore quelques minutes À part les travaux Il faut bien que quelqu'un en parle Pendant les vacances Tout de même Mais d'ailleurs Faut-il arrêter de travailler On en parle avec nos intervenants Et d'ailleurs Au 01 45 24 7000 Vous êtes très nombreux À nous laisser des messages Et également des notes vocales Et c'est le cas de Florence Oui bonjour France Inter Je viens d'écouter Votre débat Et le témoignage De la personne avant Qui disait Que lui Il avait arrêté de travailler Parce qu'avec sa femme Il pouvait se permettre financièrement Moi la question C'est pas Est-ce que je devrais Arrêter de travailler Si j'avais le choix Financièrement Je ne travaillerais plus J'aurais des activités En fait Qui me plaisent Passion Donc pour moi La question c'est pas Est-ce que je dois arrêter de travailler C'est comment je fais Pour vivre financièrement Sans avoir besoin de travailler Voilà une réaction Donc de Florence Au 0145 24 7000 Justement Mathieu Florence Quand vous entendez ça aujourd'hui Vous même vous l'avez dit Au départ Quand vous avez testé Cet arrêt Ce moment de détravail Vous aviez un tout petit peu D'argent de côté Ça veut dire qu'il faut forcément Quand même Se prémunir Et y penser très en amont Et de se dire Qu'on va épargner Très longtemps Pour pouvoir ensuite Profiter d'une retraite Dès 40 ans

48:34
Invité

Alors moi je ne fais pas partie Des frugalistes C'est un individualiste Qui est justement

48:38
Présentateur

C'est ce mouvement en effet

48:39
Invité

Qui mise sur l'investissement Et finalement une démarche Très capitalistique Pour pouvoir s'extraire Individuellement du marché Du travail Nous notre démarche Elle est collectiviste Elle est décroissante Donc nous notre objectif C'est de se réapproprier Des moyens de production C'est de faire soi-même C'est de mutualiser C'est d'expérimenter Le revenu de base Encore une fois Tout ça Ça ne peut s'envisager Que si on répartit D'une manière Beaucoup plus juste Les richesses Donc voilà

49:12
Présentateur

D'accord Merci beaucoup Pierre Larouto Vous vouliez réagir Tout à l'heure Par rapport à ce que disait Également Marine Balançard Sur l'épanouissement Au travail Et sur l'idée Voilà véritablement Aussi sur la réduction Du temps de travail C'est une bonne chose Mais tout de même Il ne faut pas oublier Que derrière Il faut travailler Et avoir un emploi Ça permet aussi D'avancer dans la vie

49:35
Invité

Oui mais justement C'est pour ça Que depuis 30 ans On parle de la semaine De 4 jours C'est parce qu'on est Face à un non-sens On est aujourd'hui Dans un pays Où il y a plus de 5 millions D'hommes et de femmes Inscrits à Pôle emploi Aujourd'hui Il y a plus de 5 millions D'hommes et de femmes Qui sont soit A 0 heure par semaine Soit qui ont un petit boulot Et de l'autre côté La durée réelle En France Pour un temps plein Est revenue à 38h80 On a mis en place C'est 35 heures Mais à force d'assouplir Les 35 heures Après l'INSEE La durée réelle Pour un temps plein Est presque à 39h Donc c'est un non-sens Soit vous travaillez pas du tout Soit vous travaillez plein pot Et donc juste Des millions de gens Toutes les enquêtes Vont que des millions de gens Voudraient en même temps Un vrai travail Et en même temps Du temps pour vivre Et bonne nouvelle C'est possible La semaine de 4 jours Mon petit bouquin J'ai 0 centime Il coûte moins de 5 euros Donc c'est facile À l'acheter et à le lire À la fin Il y a le cas concret D'une entreprise Où les 800 salariés Sont passés à 4 jours 32 heures Sans baisse de salaire Et l'entreprise A créé 125 emplois Et elle arrête De payer les cotisations En chômage Et puis il y a la démonstration De Patrick Artus Qui est directeur D'études À la Caisse des dépôts Et qui montre Que c'est généralisable Au lieu de mettre Des milliards Et des milliards Pour gérer Les conséquences du chômage Heureusement Dans notre pays On laisse pas les chômeurs La bouche ouverte Dans la rue Donc on met des dizaines De milliards Pour gérer Les conséquences du chômage Est-ce qu'une partie De cet argent Peut pas être utilisée Pour que les entreprises Si elles le veulent Passent à 4 jours 32 heures Il y a plein de gens Il a fallu se battre Pour passer à la semaine De 6 jours Quelqu'un parlait Tout à l'heure De Henry Ford Quand Henry Ford Passait d'entreprise A 5 jours Voilà pardon Je suis à 10 ans Je t'en prie Oui bien sûr Ils se moquent Ils se moquent Ils disent Ça marche très bien Mes ouvriers Sont tous passés A 5 jours Sans baisse de salaire Les céréales Kellogg's Passent à 5 jours En disant Avec les nouvelles façons De travailler On produit plus Avec moins de travailleurs Et si les gens Sont au chômage Ils n'auront pas de quoi vivre C'était pas des humanistes Un Ford et Kellogg's C'était juste Pour que tout le monde Aie du boulot Et tout le monde Aie un salaire Pour vivre correctement Et Henry Ford Se moque en disant Il n'y a que en France Qu'on dit que si les gens Travaillent moins Ils vont se mettre à boire Retrouvez la grande Elle est citée Dans mon petit bouquin Retrouvez la grande interview Où Henry Ford explique Qu'on produit plus Avec moins de travail Donc ça lui paraît normal De passer de 6 jours A 5 jours Sans aucune baisse de salaire Et il se moque En disant Il n'y a que en France Qu'on dit Les gens vont se mettre à boire Ils ne pourront pas Partir au bord de la mer Ils ne reviendront pas En fait Si ils sont partis A la mer Et ils sont revenus

51:56
Présentateur

Ils sont revenus Comme chaque année Au 0145 24 7000 Je vais vous lire Quelques messages Que vous avez laissés Isabelle qui nous dit Je pense qu'il faudra Arrêter de rêver Notre taux d'endettement Ne nous permet pas De rire Ni nous amuser Carrément Il serait temps De remettre tout le monde Au travail Face à ce qui nous attend Marie-Dominique De quel travail parle-t-on Peut-on mettre Sur le même plan Un emploi qui laisse Peu ou pas d'initiatives A celui Celle qui l'occupe Et un métier Qui offre une part A l'autonomie Bonjour Il faut aussi inclure Le temps Pour aller au travail Je pense que Beaucoup de travailleurs C'est ce temps-là Qu'ils aimeraient Aussi réduire Et un dernier mot Pour vous aussi Léa Lima Sur J'ai 50 ans Je n'en peux plus De mon travail J'adorerais faire autre chose Mais la condition Est une grosse réduction De salaire Du coup Pour le bonheur Ce n'est pas le travail Mais l'apprentissage Nous dit Stéphanie Est-ce qu'aujourd'hui Aujourd'hui On prend en compte Aussi toutes ces difficultés On le voit Dans cette réflexion Qu'il y a autour du travail On a parlé De la générationnelle Mais est-ce que Le côté aussi Santé au travail Joue énormément là-dedans

52:52
Invité

Ah bah oui C'est notamment Des enjeux Qui sont revenus Vraiment Sur le devant de la scène Lors du débat Sur les retraites Et dans la lutte Contre la réforme Des retraites Il y avait Cette réflexion Sur les enjeux De santé au travail Qui me semble-t-il Était relativement Absent Des luttes précédentes Des luttes contre Des réformes de retraite Il y en a eu C'était pas la première Mais sur Pour cette lutte là Oui il y a eu Cette question D'un travail Qui use D'un travail Qui tue Aussi On a eu Des débats Sur les accidents Au travail Les accidents mortels Au travail Et puis La question De la pénibilité De la soutenabilité Du travail Dans les conditions Dans lesquelles il est offert Et notamment Dans des postes De travail Plus déqualifiés On a quand même 37% Des actifs occupés Qui considèrent Que leur travail N'est pas soutenable C'est-à-dire Qu'ils ne se voient pas Faire ce travail Réaliser leur travail Jusqu'à la retraite Donc il y a Un souci De ce point de vue là

54:06
Présentateur

Allez vous êtes en vacances Ou pas Mais en tout cas La réflexion autour du travail Est bonne Le débat de midi Voilà ça doit se terminer C'était très rapide Mais ça doit se terminer Merci beaucoup A donc Léa Lima Pierre Laroutourou Mathieu Florence Et Marine Balançard D'être venus débattre Autour de la table Du débat de midi Une émission préparée Par Lison Chambin Cyrine Ben-Younès Et Caroline Prota Merci également Alexandre Bigaud Raphaël Beaudureil-Bagnès A la réalisation Étienne Bertin A la programmation musicale Joubaka A la technique Aujourd'hui Thomas Allard Demain figurez-vous Que nous parlerons Du sur-tourisme Autre problème rencontré Par l'époque Les débats de midi Ça revient demain À midi Sous-titrage Société Radio-Canada