Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewÉric Zemmour (sur YouTube)· 27 septembre 2022 104 minAutoproduit

Eric Zemmour : Ma conférence sur le thème de l'école

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

2:45
Présentateur

charmant, les gens sympas, qui n'est pas un outil traditionnel de campagne, qui est une... Témoignons, nous donnerons des témoignages. J'en ai vu certains qui étaient en avion, qui sont venus à l'université d'été. Je tiens à vous dire que depuis cette université d'été, c'est-à-dire il y a 15 jours, le parti a rassemblé 400 inscriptions de plus. Pour vous donner une idée, depuis avril, il y a eu 10 000 inscriptions de plus. Histoire de vous donner des nouvelles. Je vous propose donc, j'interviens d'abord, je vous donne ce qui je crois est fondamental, et ensuite, il y aura des réactions de votre part, des questions, des témoignages, ce que vous voulez. Pourquoi l'école ?

Tout simplement parce que je pense que c'est un des sujets les plus importants, les plus fondateurs, les plus essentiels pour notre pays et pour chacun d'entre nous. Vous savez, on peut se demander, après tout, pourquoi l'être humain a besoin d'école. Après tout, les animaux, à qui on nous compare tout le temps maintenant, n'ont pas d'école. Tout simplement que l'être humain a une particularité dans la création, c'est qu'il arrive, tout bébé, complètement immature. Il n'est pas fini. Il n'est pas fini, son développement physique n'est pas fini, et son développement intellectuel encore moins. Il a besoin qu'on lui raconte ce qui s'est passé avant sa naissance, parce qu'il ne le sait pas.

Il a besoin qu'on lui raconte ce qui s'est passé, parce qu'il doit s'intégrer dans la société dans laquelle il est venu au monde. Évidemment, la première société dans laquelle il est venu au monde, c'est sa famille. Et donc, c'est sa famille qui va, dans la nuit des temps, commencer à lui apprendre ce qu'il doit savoir pour vivre au milieu des siens. Et puis, vous imaginez bien que dans l'histoire humaine, il y a eu la famille, puis la tribu, puis la cité, et puis enfin les États-nations, qui sont des inventions européennes, en particulier de la France et de l'Angleterre. Et à chaque fois, il y a eu un système scolaire adapté à cette structure sociale.

Quand il y avait les tribus, quand il y avait les cités, évidemment, l'école était organisée par qui ? Par les religions. Et par, donc, dans le monde chrétien, c'était les prêtres. Dans d'autres mondes religieux, à chaque fois, c'était, d'autres mondes politiques, pardon, c'était les religions qui s'occupaient de l'éducation des enfants. On peut voir, d'ailleurs, chaque civilisation à travers son système d'éducation religieuse. On a, par exemple, aujourd'hui encore, dans le monde islamique, les fameuses madrassas, qui sont des écoles religieuses, coraniques, où on apprend par cœur, et où on n'a pas le droit d'interpréter le texte coranique.

Il y a aussi, dans le monde juif, les fameuses yeshivas, yeshivot, où les étudiants apprennent, au contraire, à échanger et à confronter leurs opinions. Et puis, dans le monde européen, il y avait, bien sûr, les jésuites, qui ont établi un style d'éducation terriblement sophistiqué, très fin, très intelligent, à la fois subtil et retort, qui a éduqué tous les grands noms, en vérité, de l'Europe jusqu'au XIXe siècle. Par exemple, en France, on sait que Voltaire sort des jésuites, et d'autres, tous les grands dignitaires de la Révolution française, sortent aussi des jésuites.

Et on peut, d'ailleurs, se dire que c'est cette éducation de toute une génération, à partir du XVIIIe siècle, qui a provoqué la Révolution. Car à partir de ce moment-là, il y a toute une génération qui a su lire, qui a su écrire, qui a su analyser, qui a su critiquer, qui a commencé à lire les grands philosophes, Voltaire, Rousseau, Diderot, etc. Et donc, c'est à partir de cette éducation venue des prêtres, venue des jésuites, venue de la religion, qui a provoqué cette réaction et cette Révolution française.

C'est d'ailleurs toujours problématique de voir que c'est le pouvoir royal, avec Louis XIV, qui a ordonné d'abord une école, à chaque fois par, pardon, je cherche mon mot, j'allais dire par ville, mais c'était en fait par paroisse. Il a exigé une école par paroisse. Et évidemment, dans les grandes villes, nous avons eu toute cette génération qui est devenue alphabétisée, qui est devenue même mieux qu'alphabétisée, et qui a provoqué la Révolution française. D'ailleurs, quand un siècle plus tard, Jules Ferry arrive au pouvoir et qu'il décrète la fameuse école publique, gratuite, laïque, les Français savent déjà tous lire et écrire. En tout cas, les hommes.

Les femmes, ça prendra un peu plus de temps, car elles étaient, à part les femmes de l'aristocratie et de la bourgeoisie, qui elles savaient déjà lire, les femmes du peuple ont mis quelques années après, on les a puis mises à l'école un peu en retard par rapport aux autres. Mais quand arrive Jules Ferry, tous les hommes, les jeunes hommes, savent lire et écrire. Donc, le travail a été fait avant. Si vous voulez, à partir des États-nations, comme la France, on prend évidemment l'exemple de la France, l'école a un double rôle. Elle a un rôle d'instruction, c'est-à-dire apprendre à lire, à écrire, à compter, et puis plus encore les sciences, la littérature, l'histoire.

Et elle a un rôle de formation d'une nation. C'est-à-dire qu'on apprend dans toutes les écoles les mêmes choses, on apprend à se ressembler, parce qu'on apprend la même histoire, on apprend la même façon de lire, les mêmes textes, les mêmes textes littéraires, les mêmes écrivains, et on commence à se sentir proche. C'est comme ça qu'on forge une nation, en particulier en France. Donc, l'école a un double rôle. Et il faut bien comprendre cela pour comprendre ce qui nous arrive aujourd'hui. Elle a un rôle d'instruction, pour nous apprendre des choses, et elle a un rôle de formation d'une nation.

Et c'est ces deux phénomènes, ces deux moyens, qui sont absolument indispensables pour comprendre ce qu'est une école. Et alors, la France va privilégier vraiment le système scolaire pour former une nation. Alors d'abord, de façon militaire, avec les lycées napoléoniens, vous savez, on battait le tambour dans la cour de récréation, pour rassembler tous les élèves. Et puis après, on passe à, évidemment, notamment l'école de la République, où on a aussi, mais on n'a plus le mode militaire qui organise la vie des élèves, mais ça reste encore très discipliné. Et surtout, on leur apprend bien à être des Français. Donc, en fait, c'est les Français qui deviennent des Français par l'école.

Évidemment, vous connaissez tous l'interdiction des langues régionales à l'école. Il faut rappeler d'ailleurs que l'interdiction des langues régionales était demandée par les parents à l'époque, parce qu'ils voulaient que leurs enfants parlent le français et apprennent le français très vite, car ça leur permettait d'avoir un métier, d'aller ailleurs que dans leur village, etc. Donc, en fait, à partir de ce moment-là, l'école devient l'élément fondamental pour former une nation, pour assimiler tout un peuple. Et c'est cette école républicaine qui, d'ailleurs, n'est pas la seule.

Il y a aussi une école privée qui est l'héritage des écoles religieuses, une école catholique qui, si vous voulez, a une philosophie différente. On n'apprend pas, évidemment, l'éloge de la Révolution française, on n'apprend pas l'existence de Dieu, on apprend les évangiles, mais il y a une morale commune. C'est-à-dire que la morale qui est dispensée à l'école publique est la même que la morale qui est dispensée à l'école religieuse. La seule différence, c'est que l'une est avec Dieu, l'autre est sans Dieu. Mais, sur le fond, on exige des enfants les mêmes comportements et la même morale. Et donc, cette école républicaine est une synthèse, une synthèse multiple.

Une synthèse, d'abord, entre l'Ancien Régime et la Révolution. C'est-à-dire qu'on ne jette pas l'histoire de l'Ancien Régime. On n'est pas, à l'époque, comme aujourd'hui, à déboulonner les statues. Non, on fait l'éloge de l'Ancien Régime. Mais, évidemment, on fait l'éloge des ministres, des rois. On fait l'éloge de Sully, on fait l'éloge de Colbert, on fait l'éloge de Richelieu. Mais, si vous voulez, on fait une synthèse entre l'Ancien Régime et la Révolution autour de l'idée de patriotisme. Il y a une deuxième synthèse qui est entre le sens critique, puisqu'il faut critiquer les textes, il faut garder sa liberté d'appréciation, et un certain conformisme.

Vous connaissez sans doute tous le fameux texte de Jules Péry qui exige des professeurs qu'il ne choque aucun élève et aucune conscience des élèves qui sont dans leur classe. La troisième synthèse, c'est entre l'égalité des chances et le mérite. La bourgeoisie avait été très marquée, puisqu'elle en avait bénéficié, par l'erreur de l'aristocratie qui, avant la Révolution, s'était enfermée, avait refusé de s'ouvrir aux meilleurs des bourgeois, comme avait fait l'aristocratie anglaise. L'aristocratie française, elle, avait refusé cela et s'était enfermée et ça avait provoqué la Révolution française. Donc, la bourgeoisie, elle, veut rester ouverte sur les meilleures des classes populaires.

C'est ce que permet l'école. C'est ce que permet l'organisation de l'école. Les meilleures des classes populaires pourront rentrer dans la bourgeoisie quand ils auront eu ce certificat de bourgeoisie qu'est le baccalauréat. Mais en même temps, on ne veut pas que tout le monde rentre. On veut une méritocratie. On veut un élitisme. Et donc, on veut une synthèse entre l'égalité des chances et le mérite. Une autre synthèse, c'est entre éducation et instruction. Vous avez compris la différence. L'instruction, c'est instruire, c'est-à-dire apprendre quelque chose. Éduquer, c'est l'éduquer, la morale, le comportement, etc. La différence, elle est simple.

L'instruction, à l'époque, c'est pour l'école, c'est l'État qui la donne, et l'éducation, ce sont les parents qui la donnent. Synthèse aussi entre individualisme et assimilation. On respecte, bien sûr, les individus, les droits des citoyens. On sait bien qu'on est régenté par la Déclaration des droits de l'homme. Tout cela est au-dessus de cette école républicaine. Mais en même temps, on veut que tous s'assimilent, c'est-à-dire que tous deviennent des Français. Les enfants des régions différentes, qui sont devenus Français, et puis aussi les enfants des immigrés, Italiens, Belges, Espagnols, etc., qui arrivent en France à partir de la fin du XIXe siècle.

Il y a une autre synthèse qui est la moins bien réussie. C'est la synthèse entre littérature et science. L'idéal eût été, évidemment, de valoriser autant les littéraires et les scientifiques. Sous la Troisième République, on a privilégié les littéraires. En fait, tout part de Napoléon. Quand il crée le baccalauréat en 1808, quand il crée l'université, il a le choix de donner toute cette responsabilité entre deux personnes. Un littéraire, Fontane, qui est aussi un catholique, monarchiste, et un scientifique, Fourcroix, qui est un révolutionnaire. Il choisit Fontane.

Et même à Sainte-Hélène, déjà, il, lui, qui était un esprit à la fois mathématique et littéraire, il regrettera ce choix en disant que Fontane a orienté l'école française vers une domination excessive des littéraires par rapport aux scientifiques. Et on le payera très cher ensuite, en 1870, par exemple, lors de la guerre face à la Prusse. Bismarck, le chancelier Bismarck, se moquera de ces Français qui sont insuffisamment scientifiques, contrairement à leurs homologues allemands, au moment de la révolution industrielle.

Mais à part cela, à partir de la création du bac, dont je vous ai parlé en 1808, tous les pouvoirs, qu'ils soient impériaux, monarchiques, républicains, vont, à partir de là, tenter et réussir de rendre le baccalauréat de plus en plus difficile. C'est le contraire de ce qui s'est passé aujourd'hui. A l'époque, on veut le rendre de plus en plus difficile, de plus en plus exigeant. Alors, on met une épreuve de philosophie qui n'existait pas, et puis on rajoute des épreuves écrites, alors qu'au début, c'était un oral, etc., etc. Le résultat, c'est que il y a tous les ans, entre 2 et 3% d'une classe d'âge qui réussit le baccalauréat. Et cela va arriver jusqu'en 1945.

En 1945, il y a 28 000 bacheliers. Mais il faut relativiser. Il n'y a que 28 000 bacheliers, mais les gens qui ont le certificat d'études et qui ont le brevet sont d'un niveau tout à fait remarquable. Il vous suffit de regarder les copies qui ont été publiées il y a quelques années de gens en 1900 ou en 1910 qui sont des épreuves de certificat d'études pour comprendre le niveau qu'ils avaient atteint. Et là, c'est là qu'il faut, si vous voulez, dans notre histoire de notre école, il y a un basculement. C'est 1945. Pour différentes raisons. D'abord, une raison politique, j'allais dire géostratégique.

Le général de Gaulle, qui arrive au pouvoir, laisse l'éducation nationale au Parti communiste. Il le fait pour de multiples raisons. D'abord, parce que, vous savez, il veut absolument éviter la guerre civile et la guerre civile gronde dans différents endroits de France, en particulier à Toulouse. Donc, il faut qu'il donne des gages au Parti communiste qui est le premier parti de France à l'époque. Par ailleurs, à l'époque, les communistes sont patriotes. Ils l'ont montré. Ils ont résisté. Ils aiment la culture française. Ils ont comme héros Aragon, le grand écrivain. Ils ont des grands historiens.

On verra même dans les années 60, toute l'ORTF est complètement dirigée par les compagnons de route communistes, mais qui font des films historiques à la gloire de la France, etc. Il n'empêche que ce choix, ce choix stratégique, de Gaulle le payera très cher. Il le payera d'ailleurs tout de suite en 1968, puisque l'école qu'il aura mis sur pied aura fabriqué des générations de jeunes gens qui ne rêveront que de refaire 1789 et 1848 contre lui. Tout part du rapport Langevin-Vallon. Langevin et Vallon sont deux communistes qui expliquent les priorités de l'éducation nationale dans l'avenir. Et il y a un changement.

Je vous ai dit que l'école de la Troisième République, c'était l'école du mérite. Donc l'objectif, c'était le mérite, c'était la méritocratie. A partir de 1945, à partir du rapport Langevin-Vallon, l'objectif n'est plus la méritocratie, c'est l'égalité. Et à l'époque, personne ne voit le danger. On croit qu'on peut concilier la méritocratie et l'égalité. En vérité, au fur et à mesure des années, et on va le voir, l'objectif d'égalité va faire disparaître la méritocratie et l'objectif du mérite. D'ailleurs, le nom, le nom change. Le ministère n'est plus le ministère de l'instruction publique, mais le ministère de l'éducation nationale.

Ce nom, d'ailleurs, est très révélateur parce que il a été modifié déjà en 1932. Pour la première fois, en 1932, un gouvernement a eu un ministère de l'éducation nationale et non pas de l'instruction publique. Et d'ailleurs, le ministre de l'époque, qui s'appelait Anatole de Monzy, avait déjà comme objectif la poursuite de l'égalité. Ce nom d'éducation nationale a été supprimé par Vichy en 1940, qui voulait revenir au nom d'instruction publique. Et puis, à Vichy encore, mais un an plus tard seulement, on est revenu à l'éducation nationale. Donc, ce terme d'éducation nationale signifie quelque chose, signifie un basculement, un basculement d'objectifs, comme je vous l'ai dit.

Donc, l'objectif n'est plus la méritocratie, mais la lutte contre les inégalités. Quand le général de Gaulle revient au pouvoir, il comprend ce qui s'est passé, il comprend son erreur et il tente de la corriger. J'ai, quand j'étais jeune journaliste, rencontré son conseiller aux affaires éducatives, un monsieur qui s'appelait monsieur Jacques Narbonne, et qui m'a expliqué comment le général de Gaulle avait essayé de lutter contre les conséquences de la massification et donc de la baisse du niveau.

Il faisait des notes tous les six mois des comités interministériels, il alertait le premier ministre Pompidou, il alertait le ministre de l'éducation nationale, Fontanet, qui était terrorisé par les syndicats, et ils ne firent rien. À la fin de Guerlasse, il a nommé un homme à lui, à l'imperfite, pour enfin appliquer ses consignes. Mais cet homme a été nommé en mars 1968, et vous connaissez la suite. Après mai 68, on nomme Edgar Ford. Edgar Ford est un type supérieurement intelligent, mais très malin. Et donc, il ne veut surtout pas de conflit. Et donc, il donne des gages à tous les syndicats, les jeunes, etc. Il supprime, grand symbole, le latin en sixième.

C'est-à-dire que le latin ne sera plus enseigné en sixième à partir de 68. Ça n'a l'air de rien, mais le symbole est donné de la dégringolade du niveau. Alors, on ne s'en aperçoit pas au début. Mais, toutes les mesures qui vont aller ensuite vont aggraver cette dégringolade au nom toujours de l'égalité et de la lutte contre les inégalités. Il y a bien sûr la loi sur le collège unique en 1975, la réforme Habib.

Quand on demandait, j'ai lu des déclarations du ministre de Giscard à cette époque-là, quand on lui disait mais on va mettre des élèves qui n'ont pas le même niveau, des élèves très bons et des élèves beaucoup moins bons et des élèves beaucoup plus faibles et ça va être mauvais pour les élèves les plus forts. Il répondait mais ce n'est pas grave. Ce n'est pas grave parce qu'au moins ça va permettre aux élèves les plus faibles de monter. En vérité, il s'est trompé. Ça s'est écroulé et ça s'est écroulé de plus en plus.

Et il restera à Jean-Pierre Chevènement le triste honneur d'avoir encore aggravé cette dégringolade avec sa fameuse formule vous vous souvenez 80% de notre âge d'âge au baccalauréat. Pour obtenir, pour atteindre cet objectif, l'éducation nationale met tout en œuvre. On exige des profs qu'ils donnent le bac, qu'ils remontent les notes, qu'ils notent avec bienveillance. Tout est fait pour atteindre ces 80%. Mais en même temps, on ne change pas l'utilité du bac. c'est-à-dire que vous savez, le bac, c'est pour rentrer à l'université. Mais il faut avoir les moyens intellectuels et culturels pour suivre les cours qui vont être donnés à l'université.

Quand le bac était donné à 3% d'une place d'âge, vous imaginez qu'ils avaient tous le niveau. Quand il est donné à 80%, c'est fini. Il ne veut plus rien dire. Et il y a, en première année d'université, 50% d'échecs. C'est vous dire que ces élèves n'arrivaient rien à faire à l'université. C'est triste, mais on aurait dû, pour leur permettre d'accéder à l'université, améliorer le niveau avant le bac. Ce n'était pas inéluctable. On pourrait répondre qu'il faudrait, c'est normal, tout le monde doit aller à l'école, tout le monde doit suivre une scolarité longue, etc. Il y a des pays qui ont beaucoup mieux géré cela.

En Suisse, par exemple, l'équivalent du bac, le Mathieu, n'est donné qu'à 20% d'une place d'âge. En Allemagne, de même, l'équivalent du bac, l'habitude, est donné à 33% d'une place d'âge. Donc, si vous voulez, on pouvait s'en sortir beaucoup mieux. Mais le problème en France, c'est que nous avons subi l'influence de Bourdieu. Vous savez, Bourdieu, c'est ce grand sociologue qui, d'ailleurs, devait tout à l'école puisque son père était un petit agriculteur et qu'il est devenu normalien. Il a eu trois garçons qui ont tous été normaliens. C'est vous dire ce qu'il devait à l'école. C'est vous dire aussi combien il a été ingrat. D'ailleurs, ça me rappelle quelqu'un qui s'appelle Papendail.

et qui lui aussi doit tout à l'école et qui, sans doute, est encore plus ingrat que Pierre Bourdieu. Donc, Pierre Bourdieu explique que, c'est simple, l'école aggrave les inégalités. Et là, on part dans une espèce de délire. Tout est mis cul par-dessus tête. Les notes, on estime que les notes sont traumatisantes. On estime que les classements sont humiliants. Alors, on les supprime. On explique que le parker est une torture pour ses pauvres enfants. Donc, on le supprime. On explique que la blouse est un uniforme militaire. Donc, c'est vraiment scandaleux de l'imposer à nos enfants. On explique même que l'estrade est une manifestation de domination insupportable.

Et la sélection, puisque le maître Bourdieu l'a dit, n'est que le moyen de reproduire les inégalités sociales. Cette démarche sociologique, politique, se conjugue avec le règne de l'individu roi qui marque toutes les sociétés développées à partir des années 60. Le règne de l'individu roi, ça veut dire qu'on ne veut plus rien exiger de cet individu roi même quand il est un enfant. L'objectif pour cet enfant, c'est non seulement l'égalité, je vous l'ai dit, mais le bonheur intitulé. D'ailleurs, quand Papetei est arrivé, il est sa première déclaration. Sa première déclaration. On lui demande quels sont ses objectifs.

Et il dit la lutte contre les inégalités et la recherche du bonheur des enfants. Avec ça, en vérité, on ne va pas loin car c'est refuser toute discipline. Il faut toujours amuser les enfants. Il ne faut pas les ennuyer. On ne cherche plus à transmettre un savoir parce que c'est exigeant, mais à développer des compétences. On met, et c'est la grande formule de Lionel Jospin en 1989, qui est un nouveau basculement, on met l'enfant au centre de l'école. Alors qu'en vérité, c'est le savoir qui doit être au centre de l'école. Et on apprend, on explique aux enfants qu'ils doivent forger eux-mêmes leur savoir.

Et le professeur n'est plus là pour délivrer un savoir, mais au contraire pour essayer de faire accoucher cet enfant. et on nous explique, je m'en souviens très bien, je suis sûr que beaucoup d'entre vous s'en souviennent, que le niveau monte grâce à toutes ces nouvelles méthodes. C'est le centre, tous les articles dans le journal Le Monde qui nous explique que le niveau monte tout simplement parce qu'il y a plus de diplômés.

30:19
Invité

Et on explique

30:29
Présentateur

que le niveau monte, on donne de plus en plus de diplômes, on refuse la sélection à l'entrée de l'université. Vous vous souvenez sans doute des manifestations sur la loi de Wackay. Et l'évolution est simple, le niveau s'effondre année après année. Oh, on peut penser que le niveau des 2 à 3 % les meilleurs de leur génération aujourd'hui sont sans doute du niveau des 2 à 3 % qui avaient le bac en 1945. Mais le nombre des faibles est devenu incommensurable. On a fait des analyses et on voit par exemple que toutes les 10 ans il y a une aggravation du nombre des enfants qui font des dictées avec plus de 10 fautes. Au début ils étaient 10 % après 20 % 30 % et ça ne cesse de s'aggraver.

Pareil pour les enfants qui ne savent pas maîtriser la division. On le voit d'ailleurs avec les fameux classements PISA internationaux. La France ne cesse de dégringoler que ce soit dans les matières littéraires ou que ce soit dans la matière scientifique. On est aujourd'hui dans les derniers au niveau de la Bulgarie au sein des grands pays de l'OCDE. Et à cet effondrement du niveau s'est ajouté autre chose. S'est ajouté un développement de la propagande. Oh bien sûr l'école a toujours été le lieu où l'on instruisait les enfants et donc où l'on transmettait une certaine idéologie une certaine représentation du monde. Je parlais des jésuites tout à l'heure.

Évidemment qu'ils transmettent à leurs élèves leur vision du monde. Je parlais de l'école de la Troisième République. C'est évident qu'ils leur transmettaient aussi leur vision du monde anti-monarchique, républicaine, pour la liberté des peuples, pour l'émancipation des individus, face à la religion. Il suffit de lire le livre de Pagnol à la gloire de mon père pour comprendre ce qu'était un instituteur de la Troisième République. Mais il y avait quand même dans tous les systèmes scolaires que j'ai décrits une volonté supérieure d'instruire et de transmettre un savoir.

Depuis les années 70, depuis les années 80, on a ouvert vous savez l'école à tous les vents, il n'est plus un sanctuaire, on dit qu'on l'ouvre à la vie, en fait on l'ouvre à la propagande. C'est-à-dire qu'il y a d'innombrables associations qui peuvent rentrer dans les écoles, les associations féministes, antiracistes, LGBT, qui peuvent donner leurs bonnes paroles et qui peuvent endoctriner les enfants. Et ces associations sont aussi partie prenante dans la confection des programmes, dans la confection des livres scolaires et qui vous suffit de regarder les livres scolaires de vos enfants pour savoir ce qu'il en est.

Les cours de géographie qui sont réduits à des cours sur l'écologie toutes les semaines. Les cours d'histoire qui sont bien souvent des cours d'autoflagellation sur l'histoire d'une histoire de France qui serait exclusivement criminelle autour de l'esclavage, de la colonisation, etc. Et toutes les matières sont ainsi perméables à cette propagande. Effondrement du niveau, propagande et à ces deux éléments endogènes qui viennent de nous, qui viennent des générations des années 60-70 s'ajoute une cause exogène qui est l'immigration.

Depuis les années 70, les enfants très nombreux de familles maghrébines, africaines, au milieu, au niveau socioculturel souvent très faible avec des exceptions évidemment, des exceptions individuelles, des exceptions aussi collectives comme les enfants asiatiques qui sont souvent de très bons élèves. Et si vous voulez cette immersion, cette submersion de l'école par les enfants de milieux maghrébins et africains souvent, le plus souvent de culture islamique a entraîné alors là l'effondrement total de notre système scolaire qui était déjà affaibli. Violence, profs agressés, élèves agressés, refus de suivre certains cours, volonté surtout d'imposer une histoire concurrente.

Vous savez, c'est ce que je vous avais dit au début, souvenez-vous, l'école, ce n'est pas seulement l'instruction, c'est aussi un instrument qui forge une identité collective commune avec des gens qui peuvent venir de milieux très différents et de régions différentes. Vous le savez très bien ici. Là, cette école ne remplit plus ce rôle. Pourquoi ? Tout simplement parce que si l'individu est roi, on ne peut rien lui imposer. sauf que quand cet individu est issu d'une culture traditionnaliste islamique qui justement ne connaît pas la liberté individuelle, on a un paradoxe qui est que au nom de la liberté individuelle, l'école se soumet à une civilisation liberticide.

Et on le voit à l'école tout le temps. Il y a aujourd'hui des histoires concurrentes, des valeurs concurrentes et des vêtements concurrents. On s'est beaucoup moqué de moi quand j'ai proposé pendant la présidentielle le retour de la blouse. Ce n'est pas par nostalgie, j'aurais pu dire un uniforme comme dans les écoles britanniques ou les écoles des Antilles. C'est absolument charmant et forsayant. Pourquoi je parlais de cela ? Parce que si vous n'imposez pas un costume, vous subissez le costume venu de l'extérieur. Le costume venu de l'extérieur, ça a été depuis des décennies le produit de la mode.

Alors, c'était plus ou moins déshabillé, il fallait se battre pour que certaines et certains ne s'habillent pas de façon comique, je n'en dirai pas plus. Mais aujourd'hui, ce n'est plus seulement la mode qui va réjanter les costumes des écoles et des écoliers, c'est l'islam. On le voit avec le développement des nouveaux uniformes. Le voile, bien sûr, qu'on croyait avoir interdit et qui revient, mais aussi ce qu'on appelle les abayas, vous savez, ces grandes jupes longues, les camis. Qu'est-ce que c'est tout cela ? C'est tout simplement leur blouse.

c'est-à-dire qu'ils veulent imposer leur costume parce que tout simplement le costume c'est un mode politique, c'est un mode de transmission politique et on impose ainsi une culture, une civilisation à travers le costume. Ça s'est fait dans toutes les civilisations quelles qu'elles soient. Toutes les civilisations ont des costumes symboliques qui représentent leur histoire, leurs mœurs, etc. Donc face à cette évolution, Emmanuel Macron n'a semblé ne pas réagir. Il a pourtant nommé un ministre de l'éducation pendant son premier quinquennat qui s'appelait Jean-Michel Blanquer et qui tenait un discours très proche de celui que je tiens.

C'est-à-dire revenir au savoir transmis, revenir à lire, écrire, compter, revenir, refilmer. Il était hostile, par exemple, au voile pour les mères qui accompagnaient leurs enfants. Seulement, dans la réalité, il n'a rien fait. Il a fait un en même temps très macronien. Je vous donne un exemple. Il rédige une circulaire qu'il diffuse dans toutes les écoles pour interdire l'écriture inclusive. Vous vous dites très bien, au moins, il prend partie, il veut lutter contre ce cancer qu'est l'écriture inclusive avec des enfants qui déjà ont tellement de mal à savoir lire et écrire sans faute.

Mais le même Blanquer, quelques mois plus tard, va rédiger une circulaire pour favoriser la transition sexuelle des enfants et des adolescents. Et là, on le voit, il se soumet, vous pouvez cifler, ça, c'est le en même temps de Jean-Michel Blanquer. Emmanuel Macron a sans doute pensé que c'était encore trop. Et il a nommé Papenday qui, comme vous l'avez compris, était un intellectuel woke, comme on dit aujourd'hui avec ce mot venu des Etats-Unis qui signifie en fait prendre toujours parti pour les minorités contre la majorité du peuple français. Et ce monsieur Papenday qui reproche à la France, vous l'avez vu récemment, des Etats-Unis de ne pas parler de race.

Et entre nous, puisqu'on est entre nous, il y a quelque chose qui m'amuse puisque je me suis senti visé évidemment puisqu'il dit qu'il ne peut pas parler de race à cause de la force de l'extrême droite. Alors, je prends une minute pour m'arrêter là-dessus parce que c'est vraiment trop drôle. Ce qui interdit de parler des races en France, c'est l'universalisme français. Et cet universalisme, c'est justement l'universalisme républicain. C'est l'universalisme de la gauche.

C'est l'universalisme des droits de l'homme à laquelle la droite et une certaine extrême droite réactionnaire, conservatrice, avaient répondu par la fameuse phrase de Joseph de Mestre « Je ne connais pas d'homme, mais j'ai déjà rencontré des Italiens, des Anglais, des Français, des Allemands. » Cette querelle entre l'universalisme et l'enracinement est une querelle vieille comme la République et vieille comme la Révolution française. Et ce monsieur Papin Day, qui connaît sans doute mieux l'histoire des États-Unis que l'histoire de France, vient nous expliquer qu'il ne peut pas parler de race parce que l'extrême droite est trop forte. Enfin voilà, je m'amuse une minute là-dessus.

Vous savez, même le chantre de l'action française au début du siècle, du XXe siècle, Jacques Bainville, l'historien Jacques Bainville, quand il parlait de l'histoire de France, le début de son histoire de France, ça commence ainsi, je vous cite ça de mémoire, « L'Angleterre est un empire, l'Allemagne est une race, mais la France est mieux, elle est une nation. » Vous voyez, je vais sans doute envoyer cette phrase de Jacques Bainville au ministre de l'Éducation nationale, il verra ce que pense l'extrême droite. Donc, voilà, en fait, l'école est un très bon exemple de ce que je répète depuis des années, c'est que l'immigration ne crée pas nos problèmes, mais elle les agrafe tous.

C'est le sujet et l'école est une parfaite une parfaite incarnation de cette formule. Alors, vous allez me dire, après ce long diagnostic, que faire ? D'abord, il faut comprendre que l'école française, telle que je vous ai décrite, c'est-à-dire à la fois le fleuron de l'intelligence française et en même temps le moyen de forger un État-nation millénaire, érigé par les rois, les républiques, les empereurs, cette école-là est morte. On ne pourra pas la ressusciter telle qu'elle. On ne refera pas l'école de 1900 et même on ne refera pas l'école de 1960. Les dégâts énormes sont en partie irréversibles.

Mais, mais, on peut essayer, on peut essayer de mener une politique authentiquement réactionnaire, puisqu'elle reviendrait à un idéal passé, qui tenterait de remonter le courant. On le voit aujourd'hui, il y a les écoles privées, hors contrat et surtout, sous contrat, pardon, et surtout hors contrat, qui ont le vent en poupe. Pourquoi ont-elles le vent en poupe ? Le plus souvent, parce qu'elles appliquent les méthodes de l'école de papa, voire de grand-papa.

Il faut donc les encourager, les soutenir, et les écoles privées, hors contrat et même sous contrat, ont réussi, vaille que vaille, à conserver une espèce de qualité française qui a disparu des écoles publiques, de la plupart des écoles publiques. D'ailleurs, M. Papenda, il le sait mieux que personne, puisqu'il a mis ses enfants à l'école Alsacienne, qui est une grande école privée parisienne. Alors, que faire ? Je pense qu'il faut éviter l'ingérable et gérer l'inévitable. Je m'explique. Éviter l'ingérable. D'abord, je vous l'ai dit, en arrêtant l'immigration.

En arrêtant, évidemment, par une politique de blocage des flux migratoires, mais aussi en agissant sur notre sol avec un système d'allocations familiales limitées aux Français et un système de suppression des allocations familiales pour tous les enfants violents. Deuxième mesure, il faut refonder les programmes scolaires. Il faut non seulement refonder les programmes scolaires, mais faire sentir la main de l'État sur les éditeurs scolaires. Parce que, il faut que vous sachiez quelque chose qui paraît incroyable, c'est qu'aujourd'hui, les éditeurs de livres scolaires font ce qu'ils veulent.

Dans le cadre vague des programmes qui leur sont imposés par l'éducation nationale, mais l'éducation nationale n'a pas le droit de mettre son nez dans les livres de l'édition scolaire. Et ce qui explique que les éditeurs scolaires étant le plus souvent dominés par les associations dont j'ai parlé tout à l'heure et par des auteurs de gauche, voire d'extrême gauche, on comprend mieux ce qu'il y a dans les livres scolaires. Et quand vous vous retournez vers le ministre de l'Éducation nationale, quel qu'il soit, ça fait 20 ans que ce petit jeu dure, il vous répond mais je ne peux rien faire. C'est faux. En vérité, c'est lui qui achète les livres scolaires. c'est l'éducation nationale.

Donc il a, en vérité, un droit de vie ou de mort sur ses éditeurs. Et donc il pourrait évidemment exiger que ces livres scolaires suivent ces prescriptions et les prescriptions du ministère de l'Éducation nationale et de l'État. Il faut leur demander. Il faut croire qu'il est très content en vérité de ce qui existe dans ses livres scolaires. Troisième mesure. Je vous l'ai déjà dit tout à l'heure. Il faut réguler tous les attributs extérieurs de diversité. Il faut remettre un uniforme en primaire qu'il soit une blouse ou autre. Il faut interdire les voiles à l'université et sur les maires accompagnatrices dans nos sorties scolaires.

Il faut aussi expulser les associations et les ONG des écoles. Enfin, il faut rétablir une discipline digne de ce nom avec un surveillant général digne de ce nom et avec des mesures de sanctions efficaces. Vous savez qu'aujourd'hui, il n'y a plus en vérité de sanctions. Donc, il faut rétablir un système de sanctions. Ça, c'est les mesures que je dirais en amont. Après, il y a les mesures en aval, ce que j'ai appelé gérer l'inévitable. D'abord et avant tout, je pense que c'est la mère de toutes les réformes, supprimer le collège uni.

D'ailleurs, quand quand vous discutez avec les profs et je suis sûr qu'il y en a dans la salle, ils me confirmeront, on leur dit déjà en douce de partager leurs leçons, leurs exercices en plusieurs parties selon leur classe. Il y a des exercices pour les plus forts, il y a des exercices pour les plus faibles, il y a des exercices pour ceux du milieu. Déjà, on s'adapte. en vérité, on bricole. Il faudrait impérativement supprimer le collège unique et rétablir les classes de niveau à partir de la sixième.

Et pour ceux qui rentrent en sixième, il faut rétablir le certificat d'études pour voir s'ils ont le niveau parce que vous savez que beaucoup d'enfants arrivent en sixième sans savoir lire et écrire. C'est absolument inadmissible. Et à partir de ce certificat d'études, on pourrait les diriger soit vers la sixième numéro un, soit puisqu'il y aurait des classes de niveau la sixième numéro deux voire numéro trois ou enfin redoubler. Il n'y a pas de honte à redoubler si on n'a pas le niveau. Donc ça, c'est la deuxième chose. Troisième chose, troisième mesure, l'interdiction absolue et non pas seulement dans les circulaires de l'écriture inclusive. Je n'ai pas besoin de vous dire pourquoi.

C'est une évidence. c'est en train de détruire les derniers, les dernières traces de culture française et de maniement par les nouvelles générations de la langue. Autre, le retour à toutes les méthodes traditionnelles, dictées, calculs mentaux, méthodes syllabiques, etc. Cinq, un numerus clausus, je l'avais proposé pendant la campagne présidentielle, d'ailleurs tout ce que je dis là, je l'avais proposé pendant la campagne présidentielle, pour les matières sans déboucher, psychologie, sociologie, la plupart des sciences humaines.

Il faut mettre un numerus clausus car c'est ridicule d'envoyer ces jeunes gens au casse-pipe avec des classes surchargées et avec des gens qui n'auront pas de déboucher dans ces matières-là. Il faut limiter le nombre d'élèves dans ces matières-là. En revanche, nous devons faire le contraire pour les études médicales, mais ça, le gouvernement a finalement pris cette mesure, et aussi pour les écoles d'ingénieurs, pour tout ce qui est scientifique. Et enfin, nous devons revaloriser l'enseignement professionnel, en particulier l'enseignement professionnel industriel. Nous, nous devons remettre non pas l'élève ou l'enfant au cœur du système, mais le prof au cœur du système.

C'est le professeur qui doit être au cœur du système. Il est là pour transmettre un savoir. Il doit maîtriser sa matière et la transmettre. On dit beaucoup qu'il y a de plus en plus de professeurs qui quittent l'enseignement. Et on dit que c'est parce qu'ils sont mal payés. Oui, ils sont mal payés, incontestablement. Mais, je vais vous dire, et je serai ravi d'avoir votre avis après mon intervention, je pense que ce n'est pas la raison fondamentale. Ce n'est pas la raison première. Je pense qu'il y a de plus en plus de professeurs qui quittent l'enseignement pour deux raisons fondamentales. Un, parce qu'ils ont peur, tout simplement. Ils ont peur de se faire taber dessus.

Ils ont peur de se faire égorger. Ils ont peur dans d'innombrables écoles où ils ne sont plus en sécurité et ils ne sont plus tout simplement respectés. Et deuxième raison, parce que je pense qu'on ne leur permet pas de transmettre leur savoir. En vérité, pourquoi vous devenez prof ? Parce que quand vous êtes enfant, vous adorez la littérature, vous adorez l'histoire, vous adorez les maths, et vous êtes le meilleur élève dans cette matière-là, et vous voulez transmettre parce que vous êtes tellement fort que vous voulez apprendre à vos copains.

Alors, quand vous êtes jeune, vous leur permettez de copier sur votre copie, et puis ensuite, vous voulez devenir prof parce que vous voulez apprendre à plus de gens. C'est ça un prof. Ça a toujours été comme ça. Et aujourd'hui, on leur dit, niettes. On leur dit, mais pas du tout, vous n'avez rien compris. dans les centres de formation des professeurs qui changent de sigle tous les trois ans. C'est pour ça que je m'excuse comme ça de ne pas avoir retenu le dernier. On leur dit, mais il n'est pas question que vous transmettiez votre savoir. savoir, il faut au contraire être là pour que les enfants développent, découvrent leur propre savoir.

Vous n'êtes pas là pour sanctionner, pour faire preuve de discipline. Ce n'est pas du tout ça. C'est dépassé tout ça. Moi, je pense que c'est la raison fondamentale pour laquelle de plus en plus de professeurs quittent l'éducation nationale. Et je voulais vous lire quelque chose, un très beau texte de Charles Péguy que j'ai noté. Mais alors, vous voyez, je suis un boomer, mais je maîtrise quand même. Donc, voilà, je vais vous lire. Voilà. Il ne faut pas, c'est pour tout vous dire, Alain Finkielkraut qui m'a confié ce passage. Il ne faut pas que l'instituteur soit dans la commune le représentant du gouvernement. Il convient qu'il y soit le représentant de l'humanité.

Il est le représentant né de personnages moins transitoires. Il est le seul et l'inestimable représentant des poètes et des artistes, des philosophes et des savantes, des hommes qui ont fait et qui maintiennent l'humanité. Il doit assurer la représentation de la culture. C'est pour cela qu'il ne peut pas assumer la représentation de la politique parce qu'il ne peut pas cumuler les deux représentations. Puisque je ne peux pas faire ça directement en tant que président de la République, j'ai décidé de vous mettre à contribution. C'est, vous l'avez vu, notre programme, notre projet de parents vigilants. Qu'est-ce que c'est ? Vous l'avez deviné. Vous avez tous des enfants. Ils sont à l'école.

Ils reviennent parfois avec des réflexions les plus saugrenues, les plus scandaleuses. parfois les plus infâmes. Au début, vous vous énervez, ça m'est arrivé. Vous vous en prenez à votre enfant et après, il vous dit mais enfin, c'est le prof, c'est la prof qui m'a dit ça. Et alors là, vous regardez. Vous regardez le cours, vous regardez le livre et vous écoutez votre enfant qui vous raconte ce qui se passe. Eh bien, ce que je voudrais et ce que je demande aux parents vigilants, c'est de nous les raconter. De nous raconter ce que leurs enfants leur racontent. et de faire sortir ça, de le rendre public. Et vous allez voir, ça va avoir un effet majeur. Ils ne pourront plus parader.

Il faut absolument leur mettre la honte. Comme ils font, il faut reprendre leur méthode. Il faut rendre public ce qu'ils font dans les écoles à nos enfants. et nous avons déjà 25 000 membres. Chaque académie est déjà touchée. Nous avons des représentants dans chaque académie. Nous avons déjà reçu des lettres, des mails, des messages. Je me souviens, par exemple, de ce jeune homme qui dit être en première dans un lycée de Nice et qui écrit qu'il souffre de la propagande. Alors, il nous explique, en français, on a un cours de la féministe Olympe de Gouze, la féministe révolutionnaire. En géographie, c'est évidemment l'écologie et le développement durable toutes les semaines.

En économie, c'est les inégalités sociales et les discriminations de genre. Et en anglais, c'est des textes sur l'esclavage aux Etats-Unis. Vous voyez, mais à part ça, il n'y a absolument pas d'endoctrinement. D'autres nous expliquent ou racontent qu'une infirmière passe, une infirmière de l'école passe dans les classes pour dire que les garçons peuvent s'habiller en jupe. Il y a toutes ces associations qui viennent voir les enfants. Il y a, qui viennent leur expliquer qu'un garçon peut être une fille et qu'une fille peut être un garçon à des enfants de 8 ans. Ça ne les gêne pas. Et c'est favorisé par l'éducation nationale.

Et vous avez vu, vous avez vu que Papendai, une de ses premières mesures maintenant, c'est justement de remettre au goût du jour ce qu'il appelle la lutte contre les inégalités, les discriminations de genre, etc. Ne vous, ne vous laissez pas avoir. Quand il parle d'égalité, quand il parle de lutte contre les inégalités, quand il parle de discrimination de genre, ça veut dire qu'ils vont faire de la propagande, de la propagande LGBT, de la propagande transsexuelle, de la propagande féministe, antiraciste à vos enfants. Et c'est pour cela que nous avons créé ce groupe des parents vigilants qui, j'espère, va prendre encore de l'ampleur. Voilà. J'en arrive à la conclusion.

Je dirais que l'école, et c'est la raison pour laquelle j'ai choisi ce sujet en premier, est à la confluence des trois malheurs qui accablent le peuple français. Le grand remplacement, le grand déclassement et le grand endoctrinement. L'école est à la confluence de ces trois phénomènes qui sont en train de détruire la nation française. Elle est au cœur, cette école, de l'action de nos adversaires qui ont, depuis des décennies, fabriqué des générations incultes et fanatisées. C'est un miracle, je vous le dis et je l'ai constaté pendant la présidentielle avec émotion. C'est un miracle qu'une partie des jeunes générations ait résisté à ce lavage de cerveau.

Nous, nous devons donc, nous devons donc les aider en leur donnant les moyens d'apprendre autre chose. J'allais dire, en leur donnant les moyens d'apprendre quelque chose. Les écoles privées ne sont pas faites pour les chiens et Reconquête prendra toute sa part dans l'inspection de notre relais. Merci.

58:56
Invité

Merci. Alors, merci à vous.

59:05
Présentateur

Ce que je vous propose, ce que je vous propose, c'est dans un premier temps que les profs qui sont dans la salle témoignent. Ils ont le juste, je suis sur une anecdote, pas 10, bien sûr, parce que sinon, on va passer la nuit, mais une anecdote qui est révélatrice de ce qui est devenu l'école. Je sais qu'il y a parmi vous des profs qui se sont rassemblés dans les profs avec Zemmour pendant la campagne présidentielle. Je tiens ici à les remercier chaleureusement car ce n'était pas facile. Ils subissaient souvent les remarques, les colibés, les menaces de certains de leurs collègues. Oui, vous pouvez les applaudir.

Donc, je vous propose quelques témoignages de professeurs puis des questions dans la salle. Je suis à votre disposition. vous pouvez me demander des compléments d'informations, d'autres analyses ou des réflexions. Allez-y, je suis là pour vous écouter. Ah oui, carrément.

1:00:48
Invité

Je prends les 5 dernières années au sein de mon école pour participer à tous les repas de parents et de professeurs. Donc, l'université deux fois par an au début d'année scolaire à la fin d'année scolaire. Je n'ai pas été invité aux deux derniers repas alors que j'étais présent à tous les derniers. Il y avait aussi une boucle WhatsApp de mon école donc là, j'ai été exclu.

1:01:13
Présentateur

Ah, carrément ?

1:01:14
Invité

Et ça va un petit peu mieux récemment. Donc, maintenant, c'est pour toi et respectueux. Ils me disent bonjour un par un. Quand ils sont en groupe, ils n'osent pas trop me voir. Donc, voilà. Ça, c'était mon premier témoignage. Le deuxième et dernier, c'est au niveau des manuels scolaires. Donc, on parlait souvent de grands remplacements mais là, je peux le constater dans le manuel scolaire qu'on utilise au sein de notre école qui s'appelle Matos E2 aux éditions Access. Bon, j'utilise pas forcément par goût mais par court, enfin, j'ai respect de la décision du conseil des maîtres de mon école qui avait décidé de choisir cet ouvrage-là pour tous les niveaux de l'école du CTO-CN2.

Et dans cette édition... D'ailleurs, le siège des éditions Access se situe entre ici et Stravaux. Et dans cet ouvrage, il y a deux avatars de personnages principaux. Il y a une petite Leila. Alors là, le grand remplacement a fait son oeuvre parce qu'en première page, je peux vous montrer donc c'est une petite fille d'origine africaine. Voilà, qui est en première page. Alors, il y a quand même un dixième avatar qui s'appelle Tom. C'est un petit garçon... Tom ! Non, quand même pas. Non, mais... Pour conclure avec le grand remplacement, page 11 de cet ouvrage, la seule solution qui a été trouvée et qui est correcte, c'est la Litu. Vous pouvez pas... Fatou, c'est également une petite fille...

1:02:38
Présentateur

africaine.

1:02:39
Invité

Voilà. Merci. Je reviens dans un collège et, alors justement, moi aussi, j'ai même pas pu imprimer le billet pour venir ici parce que je savais très bien que sinon, j'allais aussi être mise de côté par mes collègues. Donc, moi, je vois effectivement qu'on met beaucoup l'accent plus sur la campagne LGBT, le racisme plus que le règlement scolaire. Donc, je suis de l'homme, etc. Et tout ce que j'entends, 90% du public, dans les cours de récré, c'est, voilà, interméguer en sixième. Moi, j'aimerais m'appuyer comme une fille, on en a qui sont en vue aussi. Enfin, voilà, on a du racisme à tout va.

1:03:38
Présentateur

En sixième.

1:03:39
Invité

En sixième. En sixième depuis le début de l'année.

1:03:42
Présentateur

Mais c'est incroyable.

1:03:43
Invité

Donc, voilà. Alors, les livres d'histoire géo, il y a deux pages sur la première guerre mondiale. Je ne parle même pas de la seconde et on m'a demandé s'il y avait Jean-Luc Mélenchon dans le manuel. Et aussi, une autre problématique, j'étais anciennement AVS dans l'auxiliaire de vie scolaire et malheureusement, on m'a mise de côté parce qu'il n'avait pas les, on va dire, le budget, pour rester brûlique. donc, je me retrouve moins surveillante à essayer de faire deux travaux, enfin, des travaux, parce qu'on a une petite justement handicapée qui se retrouve sans AVS entre midi et deux donc c'est très long pour elle.

J'essaye de l'accompagner au foyer, elle n'a pas le droit d'aller au foyer donc elle fait des crises donc il n'y a rien qui est fait pour ces enfants handicapés et évidemment, pas de moyens pour les AVS qui sont évidemment aussi mal payés. pour les maires

1:04:46
Présentateur

c'est-à-dire ?

1:04:47
Invité

Pas forcément pour les maires mais pour les établissements parce que je sais très bien qu'éducation nationale n'est pas rien par rapport à ça.

1:04:54
Présentateur

Vous savez, vous vous souvenez de cette polémique folle pendant la présidentielle. Évidemment, c'est le prétexte pour ne rien faire et pour supprimer les écoles spécialisées alors qu'aujourd'hui, tout le monde reconnaît qu'il y a des enfants handicapés lourds qui ne peuvent pas être dans une école classique et il y en a d'autres qui peuvent l'être évidemment et en fait, sous le nom de l'inclusion, on a ainsi pu fermer d'innombrables services spécialisés qui coûtaient beaucoup plus cher que les écoles classiques puisque comme vous le dites, on ne met pas les moyens sur les aides à ces ensembles-là.

1:05:32
Invité

En plus, avec des sixièmes qui ont un potentiel que personne ne voit parce qu'on les met de côté, pour justement s'intéresser à des élèves qui n'ont rien à faire au collège parce qu'ils ont été déjà exclus de trois autres collèges.

1:05:43
Présentateur

Ah oui.

1:05:43
Invité

Donc on préfère les aider, etc., plutôt que d'aider les ADSU ou les enfants qui ont toutes leurs chances de réussir.

1:05:49
Présentateur

Je vois. Merci.

1:05:51
Invité

mon témoignage sera très bref. Je voulais simplement dire que tout ce qu'a dit Éric Zemmous cet après-midi, rien de ce qu'il a dit, je dis bien rien, n'est inventé, rien n'est exagéré, rien n'est faux. J'étais pendant de longues années professeur de l'air, quand je sors de la même école que celle dont sort Alain Finkitrao dont vous avez parlé tout à l'heure, et depuis 10 ans je suis personnel de direction et aujourd'hui principal de collège.

Et au cours des dernières années, naturellement, puisque je suis le creuset des informations, des circulaires, des directives, des consignes ministérielles et rectorales, académiques, j'ai pu constater la montée très chédeau de ces pressions absolument insupportables en direction du discours ou, comme vous l'avez dit tout à l'heure, antiraciste, homosexueliste, LGBT et de ce que il, en Italie, il nomme les valeurs de la République. Puisque l'expression, la formule valeurs de la République couvre très exactement cette propagande antiraciste, homosexueliste, pro-LGBT.

1:07:11
Présentateur

Ce qui est très comique quand vous imaginez ce que pensaient les républicains, genre Jules Fierry et Gambetta. Je n'en dirai pas plus.

1:07:28
Invité

Bonjour M. Zemmour, je ne sais pas si vous me voyez. Si, si, je vous vois en rouge. Bleu, blanc, rouge.

1:07:34
Présentateur

Ah, très bien.

1:07:35
Invité

Je vais essayer de ne pas être trop long. Je suis AESH actuellement. J'ai dû me reconvertir parce que j'étais une aide-soignant mais j'avais le malheur de ne pas être vacciné. Ah. Et je salue votre décision de réintégrer les soignants non vaccinés quand vous serez élus. J'espère que ça sera avant quand même. Donc, je disais je suis AESH et dans l'école où je suis je ne suis pas un parent mais je suis très vigilant et j'ai pu remarquer qu'il y avait effectivement des valeurs et des histoires concurrentes. et je vais dire deux anecdotes très courtes et j'aurai une question si vous me permettez.

Donc, la première anecdote c'est que plus de 15 ans après que je sois allé à l'école primaire parce que je suis dans mon école primaire on n'apprend plus d'où ce France mais où t'étais de Kingfield. Deux salles de l'ambiance en CM2. Et la deuxième anecdote c'était que dans une classe de CE1-CE2 un petit enfant turc disait clairement à qui veut l'entendre qu'il préférait la Turquie à la France. A dit lorsque je lui signifiais qu'il devait obéir à la maîtresse il a dit devant toute la classe en se tournant envers ses camarades turcs « Oh, c'est une femme je n'ai pas à l'écouter.

» Donc, la réalité des écoles aujourd'hui et donc la question que je voulais vous poser c'est que quand vous faites face à un tel endoctrinement qui n'est pas fait par l'école mais par la famille souvent et l'entourage des enfants est-ce que vous pensez réellement que toutes les mesures que j'approuve d'une la France en terre puissent amener la France insoumise ne leur appartient pas encore ? La France insoumise

1:10:33
Présentateur

ils y sont déjà les musulmans votaient Mélenchon je crois que les gens voilà une technique Deuxièmement vous avez raison c'est tout l'enjeu évidemment c'est dans le cadre d'une politique globale c'est-à-dire qu'ils ne tiendraient plus de nouveaux s'immigrants et on renverrait pas mal d'immigrés politiques globales et après effectivement vous avez tout à fait raison ça sera un enjeu énorme ce n'est pas gagné d'avance mais et si on n'est pas ferme c'est sûr qu'on réussira jamais et vous avez raison aujourd'hui l'éducation se fait plutôt à l'envers c'est-à-dire que on désintègre la France et on favorise le grand remplacement avec les Fatou et les Neida qui sont donnés en exemple de prénoms français archétypaux bien remplacés Martin Jules et Jean voilà

1:11:45
Invité

et il a été suggéré donc ma question en lycée en lycée lycée général quand j'ai fait un BTS pour les techniciens supérieurs il n'y avait pas de score pas assez

1:13:26
Présentateur

j'ai lu des chiffres incroyables sur le fait que la nouvelle génération est beaucoup plus statique et beaucoup plus que la précédente que le nôtre que celle des 40 ans passionnant et c'est effectivement assez grave sur le plan de la santé et même de leur développement personnel et intellectuel parce que c'est évidemment lié à ça

1:13:54
Invité

l'éducation et l'instruction des enseignements bien sûr bien sûr parce qu'aujourd'hui je suis déjeunée mais quand je lui dirais comment peut-il expliquer des règles d'orthographe de grammaire à des jeunes alors que quand même il ne les ajoute pas ça fait rien ils ont distribué des fiches et puis la deuxième petite anecdote vous parliez tout à l'heure que pour les étudiants en médecine les minoristes ne sont pas les histoires oui c'est vrai sauf que si vous regardez aujourd'hui les questions qui sont posées aux étudiants vous avez deux questions sur le genre et vous avez une deuxième question sur le mot produit etc c'est pas possible

1:18:43
Présentateur

vous pourrez me montrer ça par écrit vous pourrez l'envoyer à parons vigilantes c'est incroyable

1:18:52
Invité

je vous remercie

1:18:59
Présentateur

madame

1:19:00
Invité

je je je je je je je je je je je j'ai j'ai j'ai j'ai

1:19:39
Présentateur

j'ai j'ai il faut demander ça à l'épiscopat et à l'église de France moi je parlais des méthodes scolaires je ne parlais pas de l'enseignement religieux etc. ça c'est la responsabilité de l'épiscopat français

1:19:54
Invité

j'avais deviné

1:20:04
Présentateur

j'avais deviné sa réponse mais sinon il ne faut pas faire d'école catholique

1:20:07
Invité

bonjour monsieur donc j'étais à Francie il y a quelques mois de fin et parce qu'il y a bien longtemps j'étais au collège et avant d'arriver à ce stade là personne n'a montré ce métier parce que vous avez parlé beaucoup de baccalauréat mais pas beaucoup de métiers professionnels vous avez tout à fait raison et en fait personne ne monte de métiers professionnels, de l'artisanat et tout ça on laisse complètement ça de côté et on parle que de lycée, baccalauréat université etc.

vous avez tout à fait raison monsieur je j'aimerais savoir maintenant est-ce que on pourrait pas est-ce que par exemple on pourrait pas faire par exemple des gens de métier aillent maintenant dans les collèges montrer en métier est-ce que ça serait peut-être une possibilité

1:21:07
Présentateur

vous avez tout à fait raison et je vous remercie de poser cette question parce que j'ai fait évidemment une histoire de l'enseignement général et vous avez vu à un moment je dis quand même il faut développer l'enseignement professionnel etc. en particulier industriel et dans la campagne présidentielle j'avais proposé que dès la cinquième on soit on nous présente les métiers manuels etc.

et que dès la quatrième on pouvait s'orienter vers ces enseignements professionnels donc je suis tout à fait d'accord avec vous il faut avancer cela il y a beaucoup d'enfants qui seraient beaucoup plus doués dans ces matières là dans ces domaines là et qu'il faut absolument développer surtout au moment où on a je crois 400 000 400 000 offres d'emploi non pourvues c'est complètement fou

1:21:59
Invité

donc je suis tout à fait d'accord avec vous

1:22:15
Présentateur

c'est vrai oui bien sûr vous avez raison mais vous savez c'est c'est le c'est comment dire le génie et la bêtise française voilà c'est on aime on aime tout ce qui est intellectuel littéraire etc. pour notre plus grande gloire attendez attendez et en même temps on a complètement tort parce qu'on a négligé méprisé et déconsidéré tout un savoir-faire français on avait les on avait au 18ème siècle les meilleurs artisans du monde et c'est très triste qu'on ait perdu tout ça donc vous avez tout à fait raison

1:22:55
Invité

malheureusement

1:23:09
Présentateur

vous n'avez pas tort

1:23:10
Invité

la direction la direction la entre guillemets cette autre chose donc ça a l'air de cette attention tout à fait et sans récupérer les élèves à l'appui par des professeurs très bien attentionnés cette élève j'ai dit qu'il y a une chance pour éviter d'avoir notamment les candidats sur le lot et les parents alors aujourd'hui il y a une photo de vous et moi qui surpuis sur cette édition qui sur nous c'est une édition qui est une édition et évidemment les élèves au nom de qui ont vu et à la rencontre je suis remarquée régulièrement que les élèves n'ont pas de comme ça en fonction de ceci les qui regardent à ce téléphone et j'entendais le mot donc dès qu'on est avec nous ces deux mots forcément on les rentre on a des crèmes graves moi je vous avoue que les élèves marchent la même décision que les élèves en revanche énormément et tout se passe très bien du premier moment où il y a un jeune de quelqu'un de celui-là donc il y a des journalistes ici dans la salle et lorsqu'ils étaient candidats ils ont eu un article et j'ai tenu absolument à ce que le mot est son droit qui ne participe pas de ne pas coller comme une équipe parce que déjà le gouvernement ne l'utilise pas dans cette cette et il n'y a que les journalistes qui régulièrement n'ont pas cette étiquette et j'avoue que ça me tient à coeur de leur dire que ceux qui ne font pas je les remercie énormément parce que c'est un poison qu'on va absolument d'ailleurs comme Éric Delon que je suis d'accord avec lui parce qu'il dit vous avez certains côtés de gauche de l'ancienne gauche c'est pas de la gauche et voilà il y a des mails en écriture et je leur permets de leur dire je leur dis les enseignants qui écrivent en écriture inclusive nous avons amouré en disant que ça avait été une grandeur les syndicaires avaient voté en tant que terme au niveau d'assuré c'est apparemment

1:26:58
Présentateur

de l'avis du ministre

1:26:59
Invité

et à mon collègue merci et je me demande si on pourrait pas s'en inspirer à notre niveau nous avons la chance d'avoir un groupe qui est formidable et merveilleux qui quand je dis sur Twitter par exemple c'est vraiment génial et ils sont tellement à contre-courant de la doxa et dans cette pression terrible qui leur est mise sur le dos que moi j'ai pris un courant extraordinaire et je suis très persuadé que je serais très heureux j'ai évidemment un témoignage moderne que l'on a de courant distanciel je crois que c'est quelque chose qui pourrait être envisagé

1:31:28
Présentateur

non mais c'est c'est une très bonne idée monsieur vous voyez d'ailleurs on est on est coordonné si j'ose dire puisque cette réunion aujourd'hui est la première du genre et c'est dans l'exactement avec l'objectif que vous avez indiqué c'est effectivement pour réfléchir ensemble et pour se former ensemble et pour acquérir un discours et une pensée en opposition avec celle de la doxa dominante donc vous avez tout à fait raison et toutes les initiatives seront bonnes à prendre

1:32:02
Invité

merci je vous vois pas ah pardon ça se passe pas dans mon collège ça se passe dans le collège de mon meilleur ami ils ont retiré un surveillant musulé comme dirait monsieur Nicolas Sarkozy président de 2016 à 2012 mais quelle indignité une dernière ah bon parce que je voyais personne ne se lever alors

1:33:12
Présentateur

allez-y allez-y allez-y

1:33:15
Invité

bonsoir monsieur bonsoir monsieur je tiens à dire ça a été dit mais je le redis c'est un véritable honneur pour nous tous merci monsieur de venir ici de vous écouter et de pouvoir échanger donc un grand merci à vous merci je vous poserai une question voyez-vous moi j'ai été dans un lycée privé catholique Notre-Dame Saint-Joseph est finale pour nous policiter parce que j'entends dire que c'est un peu un lieu commun si je puis dire les lycées privés on considère que l'idéologie ne s'y

1:34:04
Locuteur

qui ne serait pas

1:34:05
Présentateur

c'est pas aussi c'est pas aussi catégorique vous avez raison

1:34:09
Invité

je suis d'accord avec tout ce que vous avez dit mais j'ai entendu longtemps on m'a dit dans les écoles privées catholiques il y a moins cet ancrage idéologique notamment de la gauche bon effectivement vous avez raison c'est beaucoup plus compliqué que ça une anecdote c'était en cours d'histoire géopolitique j'entendais mes camarades de classe qui parlaient à l'époque vous étiez encore sur ces news on entendait déjà Zemmour président par six j'entendais du coup des camarades de classe qui étaient très orientés vers le rouge qui ne voyaient pas d'un bon oeil votre potentielle candidature bon moi j'en pensais je me retourne à l'époque je me questionnais sur cette sur cette candidature mais je partageais grandement vos idées alors je me retourne et je me dis je leur dis je leur explique qu'ils avaient une vision assez réducteur de qui vous étiez de votre discours parce que non je vais pas vous faire un dessin mais grosso modo Eric Zemmour c'était le fascisme c'était le racisme et j'en passais d'ailleurs qu'est-ce que j'avais pas dit là sur un cours de deux heures a mis une heure et demie à parler de vous et bon ça je peux vous le dire il avait passé vous savez il nous avait ressorti le fameux le fameux passage sur on n'est pas couché vous étiez face à notre chère Léa Salamé on parle des choses qui fâchent n'est-ce pas bon bon ça c'est un exemple d'un but en d'autre mais je tiens bien à préciser que dans les établissements privés catholiques certains sont intègres mais il y en a beaucoup qui sont également il y a une forte présence gauchiste sur la juve aussi sûrement bon j'ai fini par me sauver de cet établissement je suis entré à la fac je suis à l'heure actuelle je suis en deuxième année d'histoire bon fac de lettres alors le gauchisme m'a vu le premier jour de rentrée les cocos avaient collé des affiches sur le portail d'entrée ça fait qu'un peu les yeux dès le matin de voir du rouge partout pardon par contre autant si dans mon lycée il y avait très peu de voilées il y en avait très peu et nombreuses la fac on parle pas de voilées mais c'est la burqa il y a des élèves en burqa et ça enchauffe putain mais on a rien le droit de dire je sais rien le droit de dire parce que si on dit quelque chose on est filibandé on est accablé pas d'anecdotes je pourrais raconter mais comme d'autres ont envie de parler je vais pouvoir m'éterniser mais c'est juste pour vous vous dresser un peu le tableau mon gauchisme c'est une longue histoire d'amour je sais pas mais c'est une longue histoire bon j'en viens à ma question qui n'est pas vous m'excuserez mais qui n'est pas simplement orientée sur l'école je m'estime

1:38:31
Présentateur

ces organisations qui représentent d'abord une puissance financière donc économique donc maintenant

1:38:51
Invité

j'enjeu

1:38:51
Présentateur

une idéologie mondialiste antinationale etc et une critique on peut reprendre vos termes bouchistes de l'économie de marché je pense qu'on est tout le monde qui est effectivement vous avez tout à fait raison refusé la volonté de la nation de détruire leur sovranité et de détruire tout simplement leur identité ne pas tomber dans une espèce de solidité et l'originalité de notre conquête c'est et je pense que c'est notre ordinateur dans tout le paysage politique français merci

1:40:00
Locuteur

merci merci

1:40:02
Invité

merci merci