LES CONFIDENCES DE VALERIE CARINE SINAI BOSSOU
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue ce soir dans les confidences de Valérie. Bonsoir.
J'ai le plaisir d'accueillir une femme qu'on connaît à travers ses fonctions, son nom, ses responsabilités, mais derrière chaque rôle public, il y a une histoire personnelle, des rêves, des blessures et des joies. Alors ce soir, j'aimerais simplement qu'on découvre Karine, la femme derrière la présidente et derrière toutes les étiquettes qu'elle pourrait avoir. Ce soir, j'ai le plaisir d'accueillir Karine Sinaibosou.
Bonsoir Karine. Bonsoir Valérie. Merci d'avoir accepté mon invitation.
Avec plaisir. On a trouvé le moyen pour sourire. On est C'est vrai.
C'est pas toujours évident. Vous êtes une femme overbookée mais je suis très contente de vous avoir ce soir. Moi aussi très contente depuis comme le veut le rituel de cette émission et vous commencez un petit peu à connaître, il y a toujours un objet mystère, un objet qui raconte quelque chose alors qui a une histoire mais on va dépioter tout à l'heure.
Vous êtes venu donc avec cet objet mystère. Quel est-il ? Ben c'est quelque chose de basique.
Enfin en tout cas tout le monde l'a. C'est mon téléphone portable. OK parce que pour moi c'est c'est la clé.
Ça m'a permis de passer plus de temps en famille et d'être au cœur de mon travail. Donc c'est vraiment un objet de tous les jours pour moi. Je le lâche pas.
Euh ça me permet d'être avec mes enfants et en même temps de voir ce qui se passe. Alors il y a les caméras du travail dessus, il y a mes mails qui arrivent et moi je travaille du lundi au dimanche parce que je suis transporteur. Donc on travaille tous les jours de la semaine et là je suis en contact direct avec mes chauffeurs et je suis bah il est jamais éteint en fait quoi.
Sauf là. pour une fois, mais sinon il est toujours allumé et bon il sonne tout le temps. Sinon, c'est bip bip et je répends.
Donc je dois être par rapport à mes fonctions toujours disponible pour ma clientèle et mes salariés. Du coup, j'ai envie de vous demander une question qui pourrait un peu surprendre, mais si cet objet mystère qui est votre portable, vous devriez l'offrir à quelqu'un, à qui irait-il ? Ah ben bonne question parce que j'ai pas encore travaillé sur la relève en fait de compte.
C'est surtout ça. Je dirais à première vue mon fils Ouais. Nathan parce que il a 19 ans maintenant.
Mais est-ce qu'il accepterait la mission ? Je crois pas encore. Il a envie de de prendre sa vie, de profiter et d'avoir le moins de responsabilité possible.
Ce que je peux comprendre à 19 ans donc il en profite le portable. Oui, c'est un objet de tous les jours mais finalement c'est aussi un objet qui est très personnel, un objet comme vous l'avez dit qui vous suit partout. Qu'est-ce qu'il pourrait dire de vous s'il pouvait parler ce portable ? que en fait quand je suis pas haute technologie, je cherche pas à avoir le dernier portable à la mode.
Je cherche pas forcément à avoir une pomme. Je cherche à ce qu'il soit efficace, rapide, qu' a assez de mémoire pour que je puisse travailler. Ça tombe, ça se casse, on change.
C'est plutôt mon mari à chaque fois qu'il me dit "Mais tu devrais changer de portable." Et ça me fatigue parce que rien que le fait de transférer toutes les données d'un portable à l'autre, je trouve ça horrible. Donc j'y suis attachée par ce qui me permet de travailler mais c'est pas le dernier portable, le dernier cri.
Non, c'est juste un objet de travail dans lequel quand même c'est vrai, j'ai quelques photos personnelles auxquelles je suis attachée. Voilà, c'est là où j'allais envie. Je y arriver.
J'allais dire quand même, il a des photos de famille, il a voilà ce qu'il dirait. J'ai des choses quand même personnelles. Oui.
L'anniversaire de mon père, l'anniversaire de mes enfants, nos dernières vacances. Voilà, quelques petits clichés où quand on a un petit coup de mou, bah j'aime bien regarder puis ça rebooste parce que la famille c'est très très important pour moi. Pilier euh on y reviendra tout à l'heure mais j'ai envie aussi de de d'aborder justement vous avez parlé de la famille donc vous êtes issu d'une famille quand même assez connue en respectée aussi.
On connaît bien le nom des Sinaï mais on connaît moins peut-être ce qu'il représente pour vous mais de manière intime. Donc comme par exemple vous pensez à votre enfance euh quelle image vous vient par rapport à ce nom ? compliqué, très très compliqué petite parce qu'en fin de compte mon père était pas très présent, c'est-à-dire que quand il était il était là, c'était le bâton fouette en fait quand celui qui caline si tout va bien et puis celui qui sévit en fait.
Donc je devais le partager avec beaucoup de monde sans trop comprendre pourquoi. Donc j'étais très proche petite de ma grand-mère maternelle qui est décédée entre-temps jusqu'à mes 12 ans. J'étais souvent avec ma grand-mère donc j'ai été élevé par des femmes.
Mais j'ai quand même eu la chance d'avoir une une dans le même temps, malgré le que mon père soit absent, il il était toujours là pour contrôler mon carnet de note à la fin du mois ou si c'était bon, on avait droit à un cadeau. C'était pas bon, ben on prenait comment dit le pal virer mais bien comme il fallait. Donc euh mais en grandissant, mon père m'a m'a fait de plus en plus place et quand j'ai pu partager la musique avec lui, donc là on a eu des morceaux vraiment des moments du moins lui et moi tous les deux.
Donc euh ça m'a permis, j'ai fait des choses avec mon père, j'ai pu partager, partir en vacances, en voyage musical avec lui, faire de la musique avec lui. Ce que mes sœurs et ma mère n'avait pas faire. ma mère a voyagé avec mon père quand mon père a commencé à partir à être en retraite en fait quand mais moi j'ai eu la chance de pouvoir voyager avec lui quand il était on va dire dans la fleur de l'âge quoi.
Voilà c'est ça et puis on a fait de la musique ensemble et je crois que c'est pour ça aussi que j'ai beaucoup aimé la musique parce que ça m'a permis de passer du temps avec lui. Et oui voilà et là il m'accordait du temps et puis c'est des démons précieux c'était lui et moi. Donc ça a été ça.
Mais j'ai très vite compris qu'en fait de compte il me disait que je te donne un nom mais le nom Sinaï a été bâti on va dire sur une génération parce que mon père est ici des quartiers chauds de de Cayenne donc de Chicago donc s'est fait virer du lycée donc c'est quelqu'un qui a appris sur le tas qui a voulu nous appliquer la musique comme lui il aimait la musique mais il savait pas la lire donc tout à l'heure tu m'as dit que tu aimais le jazz mais j'ai une formation classique jazz puisque j'ai fait l'école de musique. J'ai fait le chant, j'ai fait la guitare basse, j'ai fait le piano. Donc il m'a il voulait que je sache lire la musique pour que j'ai cette connaissance que lui n'avait pas.
Donc j'ai su au fur et à mesure contre les par le regard des gens que j'avais un nom. En plus ça me faisait bizarre parce que j'étais issu d'un couple marié. Donc déjà ça en Guyane, c'est pas très courant.
Quand j'étais en classe, on a était peut-être trois personnes qui avaient un père et une mère qui avaient le même nom, qui vivaient ensemble mais qui étaient mariés. C'était pas courant. Souvent quand j'ai une élève qui me disait "C'est ma mère", j'étais un peu embêtée parce que je savais pas si elle portait le même nom que son enfant ou le nom du papa.
Ce voilà. Donc c'est c'est un peu bizarre mais lui il me disait "Je te donne un nom, il faut que tu fasses mieux que moi." H donc j'ai euh commencé à à tracer le chemin à toi de te faire ton prénom.
Et ce n'est pas parce que tu es une fille. Bon mon père a toujours voulu avoir un garçon, c'est clair. Donc qu'après moi, il y a mon frère qui est décédé.
Euh et j'ai quand même j'ai eu deux sœurs après mais on a quand même 9 ans et descars et quand même ils ont pris du temps à s'en remettre de cette fracture, cette blessure. Et euh il fallait que je me fasse mon prénom et que je lui montre de quoi j'étais capable. Et lui me disait tout est possible.
Même si tu es une femme, tu peux aller. Mais le fruit de ton indépendance de ta vie, c'est grâce à ton travail. Donc fais-toi ton prénom, mais ne me fais pas honte.
J'ai travaillé pour que tu as un an. Pas fais mon ranter. Trapper ton prénom. travaille pour ça et en fait quand j'ai toujours essayé de de lui plaire de voilà de surtout dans le regard de mon ma mère était beaucoup plus voilà ma mère était beaucoup plus tolérante elle nous laissait faire ce qu'on avait envie de faire tu veux faire de la musique que tu veux tu veux pas faire tant pis mais mon père c'était toujours en fait quand le challenge fallait lui montrer que et en fait quand j'ai été satisfait le jour c'est qu'il m'a regardé droit de ye m'a dit bon c'est bon l'élève a battu le maître c'est bon tu as été beaucoup plus loin que moi, je respecte c'est bon tu as gagné et mais Moi quand il m'a dit ça, je me suis pas rendu compte qu'en fait quand j'étais dans un challenge avec lui, que même moi j'avais pas et en fait de compte on était dans une concurrence perpéti à lui et moi sans même que moi je m'en rends compte.
Moi, j'étais pas dans la concurrence, j'étais dans l'envie de lui plaire. Alors que lui, en fait quand fallait que je le surpasse, c'était voilà, c'est un défi. Donc ça, oui, donc je suis maintenant en accord avec moi-même puisque cette phase d' est passée, j'ai pu couper le cordon bélical et maintenant on sait qui est Karine, autant qu'on sait qui est Daniel, autant on sait qui est Bernadette quoi.
Mais ça a pas dû être évident pour le coup, qu'est-ce qu'une fille de change dans une vie et qu'est-ce que ça ne change pas du tout ? Alors, peut-être vis-à-vis des autres. Mais c'est surtout vis-à-vis des autres parce que euh beaucoup de personnes s'imaginent qu'on est comme ça sans forcément nous connaître parce qu'on a un un père qui est connu, il était Wico musicien d' Play.
Donc les gens pour lui faisaient partie de leur quotidien donc il s'imaginaient forcément qu'il connaissaient tout sur la famille et tout et tout. Donc les gens vous mettent dans dans une case, vous et puis c'est elle est comme ça mais en fait quand à aucun moment de votre vie vous n'avez parlé avec la personne pour qu'elle puisse savoir qui vous êtes vraiment. Donc même quand une personne s'approchait de moi, c'était pour quoi ?
Pour l'image qu'elle avait de moi ou ce que j'étais réellement réellement. Et c'est là que c'est pas évident quand on porte le nom. Mais ça pas été compliqué.
Parce quand je me suis mis à faire de la musique et que j'étais au collège et que je chantais des sons d'amour et que les gens vous envoient des messages ou des tonnes de courriers, on vous demande "Tu me comprends ?" Mais punaise, j'ai 14 ans. Qu'est-ce que je connais de l'amour, des sentiments de et il voit comme celle qui comprend puis vous devez leur donner des conseils, mais moi j'ai voilà mais je connais rien.
Je sais pas c'est donc là encore il y a l'image de l'artiste et puisque vous êtes vraiment et ce que vous devez interpréter et votre vécu votre ressenti en fait quand je connaissais rien finalement de de par le jeune âge qui te bah qui te qui te projette finalement dans cette vie publique ça euh il y a le nom c'est ça euh comment tu as fait du haut de tes 14 ans pour est-ce que ce sont tes parents ou est-ce que toi-même ou peut-être des conversations avec ton papa ou avec tes ta maman hein, mais dans ton entourage proche, tu dis "Tu sais Karine, avec ce nom, il faut que tu apprennes à te protéger, à former une bulle autour de toi parce que pour moi, il l'a fait pour moi en fait quand mon père m'a m'a protégé. C'estàd que dans toutes mes prestations, il était là. Il a toujours été là avec moi.
Il m'a jamais vraiment laissé seul dans ce milieu-là. il était partout avec moi et c'est ce qui m'a permis de découvrir mon père et par rapport justement à la musique. Donc là, on était ensemble, il était avec moi, il m'a protégé et il me disait par exemple "Évite de trop sortir, de te montrer, fais-toi discrète." Je sais mais pourquoi ?
Elle me dit "Mais Karine, si tu te montres partout euh comment les gens ils vont payer un billet pour venir te voir si tu traînes partout ? Il faut que tu gardes le mystère, que tu restes toi. Donc il a toujours me voulu me protéger par mais méfie-toi de ça, c'est pas si beau.
Et puis je voyais des artistes venir à la maison, je voyais leurs problèmes financiers. Je voyais quand il racontait ce qu'ils traversaient dans leur vie sentimentale, j'étais petite. Je comprenais une phrase sur deux, on va dire ça comme ça.
Mais j'ai entendu. Donc au bout d'un moment, voilà, on se fait leur image, on comprend qu'en fait compte que c'est un millier de de straillettes, mais il faut savoir faire la part des choses et puis rester soi. Mais ma mère, elle m'a toujours recadré.
Elle c'était le poteau. Malgré les apparences, ma mère c'est le poteau. C'est celle qui centralise tout et qui fait qu'en fait quand on marche droit.
D'accord. Elle elle envoie mon père faire les missions difficiles, c'est-à-dire que c'est mon père qui recade. Voilà, son don, c'est-à-dire qu'elle surveille si les devoirs sont faits et puis elle vous met à sa façon la carotte.
Si tu as des mauvaises notes, musique, c'est mort. Il y a plus. Donc par exemple quand j'ai passé mon bac, j'avais je suis arrivée en terminal, j'avais 16 ans.
Donc j'ai j'avais 1 2 ans 2 ans d'avance dans mes classes depuis petite. J'ai connu j'ai j'ai su lire et écrire très très tôt. Et en fait quand quand je me suis retrouvé à Saanbac et que Jacob de Barieu est venu voir ma mère, elle a dit il faut qu'elle part avec nous pour le grand méchant Zou.
On fait la tournée en Afrique. Elle a dit pas question. Ah mé plé à terre.
Elle a dit non. Elle a dit non. parce que l'école qui compte euh la musique ça va ça vient c'est pas avec ça qu'on nourrit.
Je ne sais pas où il faut quitter le territoire et moi je je sais pas si c'est son ambition en tout cas moi je veux qu'elle ait son diplôme. Quand elle aura son diplôme, elle pourra faire ce qu'elle veut. Et tant qu'elle a pas passé le diplôme surtout que la période de la tournée c'était la période du bac.
Ah ouais. Donc donc elle a dit non elle a choisi. Bon j'ai pleuré, j'ai pas compris à cet âge là.
J'avais quand même 16 ans mais maintenant je lui dis merci parce que ça m'a permis de Elle a fait le choix pour moi mais ça a été un choix clair sur le moment on comprend pas mais avec le recul je lui dis merci parce que ça m'a permis d'avoir mes diplômes et et ce que j'ai aujourd'hui. Et peut-être que si j'avais continué dans la musique peut-être que j'aurais réussi mais en même temps peut-être que j'aurais pas eu la vie que j'ai aujourd'hui. C'est différent.
Exér. Du coup, bah on apprend que alors moi j'aurais pu penser et peut-être les téléspectateurs aussi que c'est Daniel papa qui tenait, monsieur qui tenait finalement. Oui, mais matriarche plutôt hein.
Ouais, c'est la maman. C'est elle qui nous emmenait en cours. C'est elle qui voilà, c'est elle qui c'est elle qui menait la maison.
C'est elle qui vérifiait les devoirs. C'est voilà. Mais quand il fallait donner fallait fallait fallait fallait gérer, fallait donner la calotte qu'il faut là où il le faut, je vais dire à ton père ou et là c'était non là c'était papa qui rentrait mais papa rentrait direct he il cherchait pas donc et chaque fois qu'en fait quand comme elle savait que je ne voulais plaire à mon père je suis une fille et que je ne voilà donc à chaque fois des fois elle elle ne mettait pas son son comment dire encore son elle elle ne mettait pas en action ce qu'elle avait dit mais elle me menaça avec ça et je marchais Et du coup, mais ma mère me disait tout le temps que j'avais un caractère fort et que il fallait me recadrer.
Donc mon père n'était pas trop pour me tenir. J'étais Ouais. Du coup, il y a eu la musique mais après il y a le transport.
H Et quel est l'héritage ? Comment à quel moment c'est arrivé ? C'est c'est J'ai rien compris.
C'est c'est comme Oblix que tu es tombé dedans dans la marmite compris. Ah bah moi je tu tu m'as dit à 16 ans Karine tu vas être transporteur j'ai dit pardon c'est quoi ce truc j'aimais pas ça les camions les cares je trouvais ça très masculin mais ça t'avait été dit que ce serait c'était toi du coup les nez qui allaient pas du tout du tout mais le truc s'est fait mais franchement bizarrement en fait quand à jusqu'à 16 ans ben j'ai passé mon bac après j'ai décidé que je voulais faire une école de commerce bon mes parents trouvaient que c'était très bien et je suis partie en métropole pour mes études supérieur Donc je me suis retrouvé mineure en école supérieure en métropole et j'ai fait une école de commerce que j'ai choisi mais qui était spécialisée en gestion finances. Et moi je j'ai dans un moi je voulais faire une école de commerce, je voulais quelque part prendre le large mais sans vraiment savoir où j'allais réellement quoi.
Et donc j'ai fait cette école de commerce, ça m'a plu. Elle était spécialisée en gestion finances donc j'ai passé les diplômes d'expertise comptable donc je me tromis des PECF, des ECF, des USCF, diplômes d'école de commerce et compagnie. Et quand j'ai eu mon mes diplômes, mon père m'a dit "Bon, maintenant les choses sérieuses vont commencer.
Je veux un retour sur investissement." Moi, il m'a parlé comme ça. Oui.
Mais dit, "Tu es dans la gestion, j'ai payé tes études pendant 5 ans, maintenant j'y gagne quoi ?" J'ai dit "Bah, ta fille me diplôme, la remerciement. Merci, il m'a dit "Ben écoute, on va faire un deal, c'est simple." Mais à cette époque-là, j'avais des des grandes entreprises qui souhaitaient m'emboucher puisque quand vous êtes sorti d'école de commerce et j'ai fini dans les 30 premiers, donc il y avait un tel à Gendas qui avait des propositions donc du travail.
Donc moi rentrant en Guyane, c'était alors là du tout, tu avais sans doute pris goût à la vie parisienne ou je sais pas le cinéma culturel, les cancers, la petite vie. Bon en plus là-bas voilà c'était pas mal. Donc on sortait du d'une autorité paternelle très très forte.
Donc pourquoi rentrer en Guyan ? Il m'a dit que tu bosses avec moi pendant 2 ans. Tu me je tu je tu me je tu me donnes 2 ans de ta vie.
J'ai pas besoin de plus. Pendant 2 ans de ta vie, tu bosses avec moi. Regarde comment ça fonctionne, tu découvres et après si ça te plaît pas, tu pars.
Tu fais ce que tu veux. Mais pendant 2 ans, tu bosses. Al je dis moi combien ?
Ah non non c'est pas combien. Je veux mon retour sur investissement. Ah donc gros. dois travailler pour moi pendant 2 ans Kratos.
Ça me permet de retourner sur mes par rapport à ce que j'ai investi sur toi et puis après on est quit. J'ai fait OK ben on va être Kit et je suis rentrée dans l'entreprise familiale qui était une entreprise individuelle en septembre 95 comme ça dans mon idée bah j'ai 2 ans à faire. Ouais 97 et voilà puis après je suis partie je soit je retourne en métropole soit je vais faire ce que j'ai à faire et puis finalement j'ai découvert le monde du travail malgré mon bac plus sain qui me faisait nettoyer les vitres de la tour des miracles, l'avenue de Gaulle là faisait laver les lit.
J'ai commencé en tant que vendeuse. Au fur et à mesure je j'allais de plus en plus au service comptable je voyais la catastrophe que c'était et tout et tout. il mettait, il y avait une personne qui était ma supérieure.
Alors elle, elle avait un BTS bah plus 2 et moi qui avais bas + 5, j'étais sous son autorité. Mais bon, c'était très marrant mais je savais que tôt ou tard ça allait ça allait exploser ce qui n'a ce qui a été le cas, ça n'a pas loupé. Et puis je me suis rendu compte qu'il fallait restructurer la la société, qu'il y avait des choses à faire et que ce qui méritait qu'on s'y intéresse, il s'y intéressaiit mais pas assez.
Et ce qu'il devait être peut-être mis un peu de côté, mis de côté avant. Oui, c'était mis en avant et c'était sa priorité. Lui, c'était la tour des miracles, sans magasin de disque, c'était à fond et ses bureaux étaient derrière.
On avait le terrain à Terka où il y avait ma Poulina. Oui. Et en fait quand il y allait le matin, il regardait comment fonctionnaient les cartes qui était garé juste derrière dans la gado et tout et tout mais il s'intéressait pas plus que ça au truc.
Il y avait voilà, il y avait le chef même pas c'était vraiment il y avait même pas de de truc protégés. C'était v Voilà les bus étaient là, il y en avait une dizaine, il y avait le chef de parc qui était là, Laurent Laurent gérait cette partie là et lui ça le convenait. Et je me suis dit mais qu'est-ce qu'il me fait ?
Puis qu'en plus je voyais l'évolution, ben les vinyles ça partait, on allait vers les CD, lui il était plus vers la production mais je me rendais compte que quand il produisait un CD quand il pensait qu'il en avait vendu un, il en avait 10 ou 15 qui étaient déjà piratés. Donc la perte de chiffre d'affaires était évidente. Les plateformes de streaming se mettaient en place.
Donc les gens commençaient à télécharger les cré USB. Voilà. Donc c'était la fin du viny.
Donc au début on a essayé de de faire le magasin, de le moderniser mais finalement la clientèle ne suffit pas assez puisqu'il partait bah faire d'autres choses. Ben voilà. Donc moi j'ai dit mais écoute ça serait bien que moi je je monte là-haut, je vais au dépôt et puis finalement on a fait les bureaux là-haut.
Moi je suis montée et lui il est resté à Cayen. Donc moi je me suis retrouvé là-haut avec les bus toute seule. Et lui il était toujours à Ken, il voulait pas monter.
Donc en terme de gestion c'était génial vraiment. J'ai Ouais. Le coursier faisait la navette matour cayenne toute la journée et lui il voulait pas monter.
Il voulait il avait ses bureaux à Terka mais il voulait pas monter à Terka et finalement ben il est monté. Je l'ai fait comprendre qu'il serait temps qu'il vende l'activité CD. Oui, qu'on arrête et puis on s'est qu'il fallait restructurer la société dans une société plutôt qu'une entreprise individuelle parce qu'on était taxé à 66 % la société devenait très compliquée.
Il a commencé à m'écouter un petit peu un petit peu au départ il a demandé est-ce qu'elle a raison ? Puis il a dit oui oui c'est la la j'ai commencé à étudier vraiment la boîte je l'ai restructuré on a créé des sociétés ça a pris 10 ans. Ah oui quand même.
Ah oui oui. Pour passer en société. Bah même les impôts he quand vous êtes des entre individuelles, vous êtes taxé de partout où tout leur appartient parce que tout rentre dans les pet et quand il faut passer aux sociétés, vous différenciez ce qui est la société, ce qui est de vos biens propres tout ça ça m'a pris du temps.
Rattraper le truc et puis entre-temps moi j'ai passé mes examens de capacitaire trans m'a dit passe l'examen ça va te plaire. OK, j'ai passé l'examen transport de personne et puis ben je l'ai eu et c'était la première année d'examen. Donc j'étais la seule pour l'avoir antiguyan.
Je suis la première qui a passé l'examen de capacitaire. et qui l'ai eu et puis euh on a monté autocar service l'écart sinaï tous les deux, il m'a dit "Bah écoute, prends la gestion." J'ai dit "Ouais mais l'écart mais tu me prends, ça va te plaire." J'ai dit "Oui, mais ta structure me dit bah tu t'occuperas des deux." Et en fin de compte, c'est ce qui s'est fait.
Donc je m'occupais de sa part, je faisais la gestion de sa part et je m'occupais d'autocar. Et au final bah j'ai commencé à répondre aux appels d'offre et je faisais des groupements pour les deux sociétés parce qu'il est hors de question que je en concurrence avec mon père mais moi je me j'étais plus sur la partie touristiqueou et lui sur la partie scolaire et comme je me suis rendu compte que ça ne payait pas assez les factures, donc je me suis lancé un peu sur la partie scolaire et au fur et à mesure je suis devenue je répondais à marché je faisais un groupement commun pour répondre au marché tout en faisant deux comptabilités distinctes les sociétés et puis bon bah ça c'est fait je me petit pr au jeu et puis 1 2 3 5 et puis finalement de de 2 ans on est passé à de 2 ans on est passé à 30 ans cette année ça fait 30 ans que je suis dedans et puis quand il est parti à la retraite ben ma société a avalé celle de mon père je lui ai payé sa société et lui il est parti à la retraite avec avec son retour sur avec son retour sur investissement donc il a fait le bon choix donc voilà et puis mes sœurs sont venues ma sœur Ra qui est ma dernière sœur, elle m'a rejoint en premier dans le groupe. Elle sait plus, elle m'a donné sa confiance à matcher entre nous.
Et après ma dernière sœur Danielle qui est la deuxème qui est juriste, elle nous a rejoint dans les derniers, ça fait 5 ans. Et c'est vraiment bah c'est un grand bureau dans lequel on est toutes les trois puis ça fait brainstorming toute la journée et ça nous va parfaitement. Donc il y a le bureau de mon père qui est toujours là qui est vide que normalement je devrais y aller enfin y prendre.
Mais non mais je sais pas c'est place finalement ça il est là le bureau. Il a toutes ses photos il y a tout qu'elle a radius franchement il y a ses disques, ces trucs de la TDM tu veux pas y toucher je sais pas j'y arrive pas je me sens pas à ma place moi j'aime bien cette idée de d'être ensemble et bah je parle à Daniel je parle à RA on est dans le même bureau. Les chauffeurs rentrent toute la journée, on discute on est près des salariés.
Moi c'est un management qui me va en fait. Ouais ouais management qui me va. Puis il y a Paulina qui s'est greffé à mon arrivée en 95 qui a pris le le pas.
Mon père est parti à laisser la gérance à ma mère et de plus en plus ma mère s'appuie sur moi. Voilà donc voilà et bon je travaille chacun a ses ses tâches très particulières mais ça reste d'abord un travail en famille et j'aime bien bosser avec mes sœurs. Voilà finalement ben là on t'identifie avec toutes ces responsabilités.
Oui. Parce que là on a parlé vraiment que de la famille. Mais tu es aussi président de la CCI.
Ah oui, ça ça s'est greffé dessus après. C'est à cause de lui hein. C'est vrai.
C'est lui qui t'a poussé aussi. C'est à cause de lui en fait. Quand quand j'ai commencé à monter ma boîte, je me suis inscrée au MDEF et je suis renée au conseil d'administration du MDF.
Donc j'ai commencé à faire mes armes là à l'époque de monsieur Chumette, j'avais monsieur Olivier Monthèz, monsieur Jimel, monsieur Adrien Aubin. Donc j'ai commencé à faire mes armes avec eux. J'ai découvert ben l'aspect euh syndicat euh aider travailler sur une convention collective régionale avec découvrir le C le FO l'UTG donc travaille avec les salariés salariés les syndicats.
J'ai été présidente de l'IPR donc j'ai travaillé sur la fusion euh de la des assédiques et de la NPE. J'étais présidente de l'IPR à cette époque-là. Donc on a travaillé dans fait en sorte que ça se passe bien avec les salariés et tout et tout et tout.
Donc ça m'a plu et lui en fin de compte il était à la chambre de commerce, il était le vice-président à cette époque-là et lui il m'a dit "Bah écoute, je veux passer le relais mais ça serait bien que que tu sois le dedans." Je dis "Mais je suis déjà au MIDEF donc j'ai déjà mon truc." Oui.
Donc c'est bon. Il m'a dit "Non mais je vais laisser tomber de de moins en moins. J'ai moins en moins de temps." J'ai mis de moins en moins de temps.
Mais je veux tout je fais je fais le boulot pour que tu justement tu puisses être là-bas. Mais si tu me mets là-bas, qui va gérer cette ? Ah mais il y a tes sœurs qui sont arrivées.
Je dis "Ouais, mais les pauvres ! a dit qu'elles veulent faire toute cette partie de de gestion que moi je fais et tu vas trouver, tu vas gérer. Et en fait quand il est parti, Joël Gabriel est venu me voir pour me demander un remplacement de ton père qui ne souhaite pas, est-ce que tu veux bien venir ?
J'ai dit ouais mais pas en tant que présidente hein, juste sur la liste comme ça pour découvrir quelques réunions. Ouais. Je suis rentrée dedans.
J'ai donné ma démission en tant que présidente de l'IPR et au conseil d'adistrat parce que ça faisait un peu beaucoup pour moi. Et puis ça m'a plu et puis finalement les élections ont été annulées, il a fallu repartir au combat et euh les gens sont dire me dit c'est toi qui doit aller représenter la LG mais pourquoi moi ? Me dit mais tu es la seule qui arrive à faire le lien avec tout le monde et qui arrive à fédérer tout le monde.
Pourquoi moi ? puisque c'est vrai que de plus en plus comme me monsieur Joel Gabriel il a il est un peu beg donc plus quand il parlait c'était soit Katcha Lébert ou soit moi qui parlant en fait quand qui faisant qui faision le relais donc plus en plus dans l'équipe c'était c'était moi pour eux qui donc ils m'ont porté ils m'ont demandé puis je me suis pris au jeu et j'ai fait la campagne avec eux et puis après ben voilà et après ils m'ont allélu présent pourquoi moi et pourquoi moi ben c'est arrivé comme ça et j'en suis à mon deuxème manda et je me suis retrouvé présidente de la Sium. Donc des Cessem dans la foulée.
Je dis mais où je suis tombé ? Et dans mon deuxième mandat, bah ça a été pire puisque j'ai je suis au bureau de CCI France maintenant, première euh personne d'outre mè qui rentre au bureau, donc en tant que trésorière de CCI France et je suis toujours à la Sium donc j'ai laissé la présidence là maintenant. Oui, je suis j'étais vice-présidente dans l'ancienne mandature et là je suis très euh non secrétaire secrétaire secrétaire mais je suis toujours au bureau là.
C'est la Guadoupe qui représente les mères avec vice-présidente Saint-Martin. Quel parcours Karine ! Oui, mais finalement euh en dehors de toutes ces responsabilités, si on enlève tout ça, il reste quoi ?
Moi et c'est qui toi ? Ah ben moi, c'est c'est c'est une combattante. C'est quelqu'un qui aime profondément son pays, qui aime profondément les gens.
Hm hm. Euh j'aime ma guyanité, j'aime ce fait Moi, j'ai découvert le racisme en métropole. H moi je savais pas que j'étais noir, blanc, gris, vert, enfin je sais pas où ils veulent nous caser.
Moi, je trouve qu'on a ce ce cet avantage en Guyane, c'est de ne pas vouloir caser les gens dans des cases. C'est tu aimes ton pays, tu es Guyanais. Donc ça et ce racisme làà je l'ai découvert en métropole pas en Guyane où là ils ont voulu me dire "Tu es pas vraiment blanche toi tu es noir mais moi ici on m'avait jamais dit que j'étais blanche noire h donc j'aime mon pays parce que on est un multiing pop et on accepte toute cette culture.
Moi quand on me demande qui tu es, je suis moi c'est ma culture c'est ça. J'aime mon côté noir. J'aime le fait que j'ai des racines doux.
J'ai un petit côté libanais que que je mets pas spécialement en valeur parce que chez les Libanais, vous êtes libanais par votre père et moi c'est ma mère qui est libanaise. OK. Mais moi ça me cause aucun problème parce que j'adore, on va dire ma noir sœur.
On va dire ça comme ça. Voilà. Donc j'aime et travailler pour mon pays pour le faire grandir comme moi j'ai pu grandir et puis donner cette force aux femmes pour pouvoir trouver leur indépendance parce que je trouve que on a de ces pépites sur notre territoire mais elles ont peur ces dames parce qu'elles pensent qu'elles pourront pas tout gérer et qu'elles pensent qu'avant tout elles doivent gérer le foyer, les enfants.
Mais non, on peut tout faire, c'est pas facile. Tout à fait évident mais pas facile du tout. Impossible, c'est mais pas impossible.
Et moi, je voulais que par le peu que je fais donner leur indépendance aux femmes Guyanaises et puis que qu'on bouge, qu'on fasse des liges bouger. Voilà. et que parce qu'à chaque fois les clément au niveau de de l'hexagone des choses pour notre territoire, c'est épuisant parce que clairement moi ce que je demande c'est qu'on nous laisse travailler nos ressources, trouver nos solutions et je suis sûre qu'on les trouvera.
Donc même là à chaque fois là voyez, ils vont nous prendre une PLFSS, ils vont encore diminuer euh les ce qui donnait aux autres mères, ils vont essayer de gratter sur l'alodéum, ils vont essayer de se baisser sur la défiscalisation, ils sont toujours en train de nous retirer des trucs et après nous dire euh mais euh vous vous faites pas mais quand on leur demande peut-on travailler notre orme, on nous donne pas la possibilité de d'avoir des des de le faire. Est-ce qu'on peut aller chercher notre pétrole ? Ah bah non, le pétrole il s'arrête à Saint-Laurent et puis il redémarre à Saint-George.
C'était normal. Donc c'est ça et ça ça me frustre en fait quand donc j'aime mon pays. Je Donc tu restes encore ben même lorsqu'on lorsque tu n'es pas présidente, lorsque tu n'es pas PDG, ben finalement de d'une entreprise ou la la CCI ou toutes les autres étiquettes que tu pourrais avoir ou du moins toutes les responsabilités que tu as finalement c'est là.
Oui, c'est moi je suis bien ici. Moi à chaque fois mon mari me dit allons quitter le département, allons par non moi je suis bien ici. Moi j'aime mon pays parce que je sais que c'est mes racines.
Moi j'y suis attachée. C'est là qu'il y a mes ma famille. C'est là que je vais être enterrée.
C'est c'est ma vie, elle est ici. J'aime mon pays. J'aime voyager.
Ça, il y a pas de problème. Mais au bout d'un moment, je veux rentrer chez moi. C'est bien de partir mais c'est bien de revenir.
Oui. Mais puis rien que de faire la falise, des fois c'est c'est cassé. Du coup, il te reste du temps pour rien faire.
C'est mon idée mais je crois que ça ça sera le jour de ma retraite quoi. Je crois et ouais je autre chose mais en fait de compte c'est là et des fois je dis à mon mari tu sais j'aimerais m'ennuyer il me dit toi t'ennuyer mais tu peux pas tu es toujours en train de fabriquer un truc j'ai dit mais non j'aimerais bien m'ennuier me dit mais quel gâ avec le cerveau que tu as laisser ça à l'abandon mais non mais non on va fabriquer quelque chose. Oui, mais tu finalement en vacances tu travailles pas.
Si tu travailles aussi pendant tes vacances ? Si si je suis. Donc ça veut dire que tu pars avec ton téléphone a est toujours là lui.
Ah ouais mais ce que je fais c'est que je me lève hyper tôt quand les autres dorm. Tu travailles je travaille je fais mon dispatch je fais le lien et puis après j'ai toute ma journée pour eux. Mais par exemple j'aime beaucoup partir en croisière.
Je prends le plus gros truc wifi qu'il y a pour pour être ch pour être sûr d'avoir mais ce que j'aime dans les vacances c'est que je suis avec mes enfants avec mon mari passe un temps à quatre et on se suffit tous les quatre à nous et je trouve ça formidable dans votre bulle. Ah ouais on est dans notre cocon. On est dans notre cocon tous les quatre.
On fait nos grosses parties de domino et nos éclats de rire. On va même pas forcément voir les autres mais le fait d'avoir du temps pour les quatre pour écoller pour refaire le monde à ça c'est sympa. Est-ce que il y a des moments dans tout ce parcours, ce beau parcours he je trouve euh où tu as douté de toi ou peut-être tu as voulu tout arrêter.
Mais je doute de moi là, ça se voit pas. Non, tu as l'air d'une femme tellement Et pourtant oui parce que là au niveau de la chambre de commerce, il y a quand même 22 salariés qui n'ont pas basculé le 1er octobre par rapport à la stack, donc à l'aéroport Flexboué. Euh donc à partir depuis le 30 septembre, ben voilà, ce n'est plus une concession aéroportuaire gérée par la CCI mais par un consortium dans lequel on a toujours 10 % mais de 100 on est quand même passé à 10 donc c'est pas la même chose.
Moi je me suis faite he donc ça fait un moment que j'avais j'ai pas de problème par rapport à ça. Oui. Non moi ça va, j'ai pas de problème par rapport à ça et Paul Changalang le fait très bien.
Donc je n'en doute pas de ses qualités. Il y a pas de problème par rapport à ça. Mais j'ai quand même 22 salariés qui n'ont pas voulu basculer qui sont là.
Et la convention collective de la CCI, elle est tellement lourde, c'est 3400 pour juste pour les licenciers. Donc c'est une somme qu'on a pas à l'heure actuelle. Donc c'est un castel pour trouver.
Et là dans la nouvelle PLFS, ils vont encore nous diminuer d'un tiers de nos ressources. Sachant que depuis 2017, on a une baisse de ressources fiscales de 66 %. Donc je fais avec 66 % en moins.
Donc si on m'élève encore le dernier tiers, je commence ça commence à à donner un peu mal à la tête. Donc ça c'est compliqué, ça met le moral en berne et peut-être qu'on aurait besoin, on est passé au siège quand même de 120 personnes à peu près 39. Donc sans conflits sociaux, sans rien.
Mais là on se demande l'avenir même des chambres consulaires. Est-ce que est-ce que ça a une mission ? Qu'est-ce que ça va devenir ? parce que finalement c'est pas le dernier mandat.
J'ai vu là, ils nous ont demandé de prolonger notre mandat d'un an. On devait avoir les élections l'année prochaine. Ça se fera pas.
Ça sera il faut attendre minimum 1 an. Donc ils ont même pas pris leur décision à savoir est-ce qu'ils veulent faire une fusion de toutes les chambres consulaires de machin parce qu'ils veulent pas avoir à donner plusieurs somme mais plutôt qu'à une personne. Donc donc tout ça c'est douter.
Ça me fait douter parce que je me dis est-ce que finalement s'il est pas temps de remettre les clés à monsieur le préfet parce que la chambre de commerce est quand même un organisme sous la tutelle de l'État. Est-ce que c'est pas un moment de démissionner certaines chambres consulaires là ? Juste avant, je regardais certains présidents, en train de donner leur démission avec tous les élus parce qu'au bout d'un moment, on sait plus faire.
Il faut quand même que je veille à ce que ces ces salariés partent. Mais est-ce qu'ils ont fait le bon choix ? Je suis pas forcément certain parce que peut-être fallait mieux négocier avec le nouveau donneur d'or plutôt qu'avec nous avec des cases villes.
Mais bon, c'est leur choix maintenant on va faire avec. Donc c'est une phase qui est un peu compliquée et puis même au niveau des sociétés c'est compliqué, c'est mon rose, les lois changent mais tuant encore plus de difficultés, il y a des retards de paiement un peu partout qui fait un espèce de domino. Donc à la fin vous payez en J'aime pas ça.
Ouais, j'aime pas ça parce que s'imaginer que vous ne payez pas pour un parce que vous ne voulez pas mon dieu, c'est un truc que je ne supporte pasité ça. Voilà. Mais dépendant des autres.
Alors, c'est pas toutes les activités, hein. Donc euh voilà, mais il y a d'autres qui dans une phase qui me fait qui me font douter. Est-ce qu'il faut vraiment continuer ?
Est-ce qu'il faut pas passer autre chose ? Dire "Bon bah, j'aime pas rester sur l'échec." Du coup, qu'est-ce qui pourrait faire pencher la balance pour que tu dises "Bon, je remets l'écrit euh prendre ta décision." C'est c'était réflexion, c'était Je suis en pleine réflexion.
Je suis en pleine réflexion. Demain, j'ai rendez-vous avec la le préfet, qui sait, je vais peut-être remettre les clés demain, mais en tout cas, si je le fais réellement, en tout cas, je lui ferai part de mes doutes et je ferai une réunion avec toute l'équipe parce qu'on reste une équipe avant tout. Je parlerai et puis on prendra une décision en commun par rapport à ça.
Mais c'est vrai que c'est compliqué de travailler avec des caisses vides et puis on vous demande qu'est-ce qu'on attend de vous. vous avez quand même un devoir de d'aider d'accompagner les entreprises dans leur quotidien mais si on vous donne pas les moyens de humains et financiers de le faire c'est compliqué. Mais en même temps, quand je vois le siège social avec tous ces jeunes parce que on est centre d'apprentissage qui viennent qui attendent leur diplôme par rapport à ce qu'on faire.
Ça ça me donne de la force. Je les ai vu cet après-midi qui sortaient des cours là pendant que moi je rentrais pour une réunion avec la mère d'une des villes du Sénégal. Bah ça ça m'a ça m'a donné l'anquis pourquoi tu le fais.
Regarde regarde pourquoi tu viens pour ta jeunesse pour qu'ils aient un diplôme pour qu'il soi forcé formé pour que ils un avenir. Donc bats-toi encore. Donc je suis dans l'expectative même dans ma société quand je vois les salariés.
Bonjour patronne, salut boss. Ça motive quoi. Même quand on a pas trop le moral après je repars et à chaque fois mes sœurs m'embêtent "Tu vas chier toi mais j'arrive à moto mais jusqu'à quand Je sais pas en fait quand c'est mais justement quand quand tu regardes ces jeunes là comme tu as pu le faire tout à l'heure, qu'est-ce qui t'inspire quand tu les vois en dehors de tu tu leur et quand tu tu vois les résultats mais mais moi je suis contente de voir je me dis mes 20 ans parce que quand on a 20 ans, on a cette on n pas peur d'entreprendre ça passe ou ça casse.
On se dit qu'on a de la marge. Il y a il y a pas l'enjeu là. Ouais, il y a pas l'enjeu de machin.
Mais quand tu as déjà fabriqué quelque chose, créé et que tu vois que c'est grâce à ça que tu vas peut-être pouvoir partir à la retraite et que tu sais pas dans la conjoncture actuelle ce que tu vas toucher à la retraite et que peut-être que même si toi tu as ta tête, tu as envie mais tu vois que ton corps commence à donner des signes de faiblesse donc tu te dis tu doutes parce que tu dis mais est-ce que là c'est pas le moment de vendre ça pour que je puisse récupérer là pour que là je sois mieux ? C'est une réflexion qui est différente. Donc je les vois, je suis contente de mais je me dis que on n'est pas dans la même phase de notre vie.
Et moi je suis dans la cinquantaine donc eux ils arrivent voilà eux ils arrivent sur le marché du travail. Moi j'ai déjà fait 30 ans de boulot, je m'approche de la fin. J'ai j'ai moins normalement j'ai moins d'une dizaine d'années à faire encore.
Donc le challenge il est il est différent. Mais quand tu les vois, ça t'expire quand même ça me bouge. Je me dis ben tu as quand même faire un boulot qui qui fait que bah tu peux continuer parce que tu es dans le bon chemin quoi.
Et puis bon je moi j'ai moi c'est moi les titres ça ça mégale la preuve j'ai refusé d'être député parce que je suis pas là pour l'argent pour c'est pas ça qui me motive en fait quoi. Moi je je veux aider mon prochain. J'aime ce que c'est un peu nunuche.
Certains vont dire ouais ce qu'elle prend ce qu' vraiment comme ça en fait. Oui mais si c'est comme ça que tu es. C'est c'est dans mon ADN.
Je suis toujours le cœur sur la main. Même quand je me fâche, ça dure jamais trop. Finalement, je me disais en t'écoutant que tu observes la Guyane depuis plusieurs angles.
Tu as celui de la citoyenne, celui de la mère, celui de la femme, de la chef d'entreprise. Euh avec toutes ces responsabilités, il y a il y a il y a par rapport à à à si je je prends celui de maman, ça te fait plutôt tu as plutôt espoir ou tu as plutôt peur ? J'ai peur pour eux.
J'ai peur. Euh c'est pour ça que je ne motive en rien mes enfants à faire à prendre ma relève. Ils feront ce qu'ils voudront.
Un peu comme tu vois un peu. Non non, lui il m'a quand même je le retrouve sur investissement hein. Voilà.
Donc moi on m'a quand même configuré. On m'a quand même configuré. Donc euh il a eu sa stratégie avec moi mais il a obtenu ce qu'il voulait.
Donc c'est Mais finalement toi tu fais différemment. Tu disais tout à l'heure que tu avais un fils de 19 ans. Ouais.
Donc tu fais tu le laisses lui ? Mais je le laisse faire ce qu'il fait. Il a sa passion pour le handb.
Je laisse faire son tout en regardant un petit œil sur lui en lui disant que malgré que tu veux vivre de ta passion, essaie de te prendre un diplôme, quelque chose de sûr parce qu'on sait jamais de quoi de me faire, une blessure, quelque chose comme ça, tout peut arriver et au moins c'est pas quand tu as 25 ou 30 ans que tu prends un cahier, c'est plus compliqué. Donc autant rester sur le cahier quand et d'emmagasiner le plus de diplômes d'information possible parce qu'il y a une chose que mon père m'a dit quand j'ai commencé à travailler. Il m'a dit au début j'avais peur.
Il m'a dit mais je reconnais que toi en 5 ans d'étude tu as appris ce qui m'a fallu 30 ans pour comprendre. Ça va plus vite. Ça va plus vite avec tout même toute cette technologie toute cette culture qu'on a.
On est de véritables éponges et euh donc je préfère qu'il prenne ce qu'il a à prendre là comme diplôme et puis qui garde sa passion, qui vide sa passion mais au moins euh qu'il le fasse maintenant parce que à 25 30 ans, reprendre un livre, reprendre un cahier, c'est comme quand une femme a des enfants et puis elle se dit "Bon, je vais reprendre mes études après." Gedans, c'est compliqué. Ouais.
Mais il y en a, je je me rends compte qui ont la force, je me rends compte qu'il y en a de plus en plus qui le font. Ah mais respect parce que je sais que une fois qu'on est rentré dans le quotidien le machin où il y a les factures à payer ouais c'est pas évident et où les enfants à nourrir à veiller à ce qu'ils aient leurs études que voilà et ceci et cela c'est compliqué de se dire bah j'arrête là pour refaire une formation je reprends le livre et puis le soir je suis devant le cahier j'apprends pour parce que j'ai un examen demain c'est pas la même chose et puis quand on a on n pas la même énergie que quand on en a tr je je je suis complètement d'accord avec toi Voilà, quand tu regardes finalement cette société guyanaise donc qui est faite de Meline Pot qui est faite de plein de monde, euh qu'est-ce que qu'est-ce que tu as envie de qu'est-ce que ça qu'est-ce que tu penses des fois honnêtement ? Qu'est-ce que tu te dis ?
Je suis triste parfois parce que je trouve que les gens s'intégrent beaucoup plus dans la culture guyanaise qu'avant. Euh ils apprenaient le créole Guyanais. Sils après ils avaient pas parlé en français, il parlait en créole et c'était nous racine notre culture.
Maintenant de plus en plus ce qui arrive ça fait je revendique le fait que je suis haïtien je revendique le fait que je suis dominicain. Je fait que c'est bien de connaître ces racines mais l'intégration se fait beaucoup moins facilement parce que ils ne cherchent même pas. Il y a des gens des fois ils sont fait 10 15 donc ils sont ici ils parlent toujours par créole.
Ils savent toujours pas non même goûter un bouillon d'ara ça les dit rien et quand il reste il reste qu'avec des gens de leur propre culture. Voilà et ça je trouve ça dommage parce que jusqu'il y a dernièrement la Guyane c'était pas ça. C'était on venait et on mangeait tous ensemble à la même table parce qu'on se sentait guyané.
H et quand des fois même je vois les peuples autonc revendiquer moi je suis bouchinengé qui est différent d'indien que je trouve ça un peu dommage. Je dis pas qu'il faut pas connaître ces rac, c'est pas ça l'idée, mais c'est que finalement on est tous ganais. Voilà la guyanité.
Et je pense que tant qu'on aura pas ce mouvement là, on pourra pas faire avancer les lignes de cette évolution statutaire comme on le veut parce qu'on sera pas qu'un bloc, on sera plein de gens avec des petites particules qui veulent avoir un truc commun. Et ça c'est dommage parce que je pense que c'est pour ça que ça matche pas. Ça va pas aussi vite qu'on le voudrait parce que il nous manque parfois l'unité cette guyanité.
C'est pas unité c'est Guyanité ce on se bat finalement pour la Guyane. Voilà on se bat pour la Guyane. On se paye pour cette terre qu'on aime pour cette culture qu'on aime.
Moi j'aime un tambour. J'ai j'ai fait mes bases avec madame Birba. J'étais dans le groupe Balourou.
J'ai dansé. J'aime quand j'entends un centre de course. Voilà.
Et j'aime cette culture et je trouve ça dommage et que cette nouvelle génération, il y en a mais ils oublient toute cette partie et c'est dommage. Je vais récupérer ma fille, ben j'entends plein de créoles mais pas beaucoup de créoles guanis. Guanais et ouais c'est bien dommage.
Alors qu'en fait de compte c'est ça qui nous unissait. On on venait de plein de cultures différent et on parlait notre créole quoi. À nous pas façon.
Oui, des erreurs quand ma grand-mère me parlait. Qu'est-ce qu'elle dit là ? Parce que entre voilà mais par aussi je trouve ça dommage que de plus en plus même dans les chansons il y a un tas de mots anglais.
Bon, ils sont sympas c'est la modernité mais des fois je me dis il a dit quoi ? Alors je dis mon fil tu peux faire la traduction s'il te plaît parce que mais maman mais tous ces mots d'anglais qui rentrent à un moment donné essayons de protéger notre patrimoine un petit peu non ? C'est bien de l'ouverture mais voilà un petit peu plus de un peu un peu un peu chauve.
Voilà un petit peu parce que on a un beau créole et bon l'anglais c'est sympa hein. J'aime bien moi j'aime bien les États-Unis, j'ai pas de problème par rapport à ça. Mais trop d'anglais, tu l'anglais hein.
Donc ça tu quand tu dis ça, tu me fais penser à une chanson que j'ai écouté il y a pas longtemps d'un bon zouanais. Je me suis dit c'est vrai qu'il y avait ce on pouvait danser sur un bon zo watch. Ouais, tu vois ça pourquo çaw mais tu vois c'est c'est des trucs comme ça.
Bon alors faut être fashion faut être dans le truc. OK c'est là je me dis je suis vieille ou quoi tu vois c'est c'est c'est ça je suis dans une transition mieux avant que nous disait nos parents et qu'on trouvait un gar tout son sens parce qu'à un moment donné on s'amusait tous à parler un peu en verlant comme si assez compliqué on échangait les trucs mais ça a duré un moment mais là je vois que l'anglais dans les dans le créal ça prend une proportion et ça s'arrête pas quoi. Non, des moments tu te dis où est le mot créole dans la phrase là je cherche parce que il y a juste un mot et c'est tout.
Voilà, c'est ça. Et c'est bien dommage parce que il faut qu'on revendique notre culture. Ça fait partie du patrimo du patriote.
Voilà, ça fait partie du du package. C'est ça. Donc oui, OK.
On a des origines ceci, on a des origines cela. Moi ma mère est d'origine surinamaise, elle est née là-bas. Donc oui, OK, je connais les placerinamel, j'aime mais quand elle me parlait, elle me parlait en cruyanais ou elle me parlait en français donc elle créa l'unité.
Donc elle a toujours essayé de faire en sorte qu'on s'intègre dans le moule ce qu'on a fait. Donc bon bah peut-être que c'est moi qui suis plus à la mode et j'ai rien compris donc je sais me remettre en question donc j'ai pas de problème par rapport à ça mais comme on parle donc on frustr un petit peu mon père il me dit c'est là tu vois quand tu ces morceaux il dit pour lui il est larg il me dit ça dit là il a dit quoi mais c'est quoi qu'est-ce que go fait dans la phrase j'ai dit papa t'inquiète cher et quand j'entends dans certaines émissions où quand je vois trop violence passe et puis qui mettent des morceaux de mon père, je me dis on n pas finalement on n pas tout perdu ou bien que les gens viennent ils me disent ah mais ce qu'il disait était vrai c'est que et mais en même temps je suis fière mais en même temps je me dis mais c'est dommage que 50 ans plus tard la problématique elle est toujours là d'ailleurs ton papa il a fait une chanson une très belle chanson voilà mais voilà c'est ça comm on été ouais ouvrez nos yean tu vois c'est mais il Non, ça aura pas la même hein, tu vois, ça pas la mêmeation quoi. Et c'est dommage, on a on a de belles choses et bon mais là en plus s'intégrer dans quoi ?
Je sais pas. Donc voilà, je je cherche, j'essaie de comprendre. C'est bon, je suis une quelqu'un d'ouverture donc c'est de comprendre.
Parfois, tu trouves ça un peu dommage. Voilà, tu restes quand même Voilà. Euh, on dit souvent Karine que quand on a beaucoup de on a une un poids un peu partout, on laisse des traces, on laisse une trace.
Qu'est-ce que tu aimerais euh Qu'est-ce que tu aimerais toi laisser comme trace à tes enfants, à tes proches, à tes collaborateurs, à à à tes employés ? Qu'est-ce que tu aurais aimé qu'il retiennent de toi ? Alors là, c'est une bonne question.
Franchement, j'ai jamais peu. Je me suis ça me fait toujours bizarre en fait quand parce que finalement cette question c'est comme si c'est fini. C'est fini.
Ouais, ça fait bizarre. En plus, ça fait bizarre parce que tu sais qu'on peut penser quelque chose de toi alors que juste pour un compliment. Ouais, mais ça fait bizarre parce que avant-hier mes mes sœurs leur grande conversation c'était qu'est-ce que tu veux pour ton enterrement ?
Donc ça fait bizarre en fait. Ah ouais ? Bon, désolé, je les ai on s'est pas vu.
On s'est pas vu. Non mais on s'est pas vu. Non mais c'est c'est pour dire que ça on s'est pas vu.
Finalement c'est c'est un sujet. C'est c'est voilà ça c'est c'est tu c'est bizarre parce qu'elles me disent on en a jamais parlé et c'est vrai qu'on a parlé. Tu veux quoi pour ton entement ?
Tu veux t'enterrer où ? Avec qui ? Donc euh voilà, c'est ça c'est et c'était la grosse et ma fille qui me regarde qui me dit pourquoi elle vient parce qu'elle se pot de colle, c'est comme ça que je l'appelle.
Peau de colle entend la conversation et elle vient et puis elle me dit qu'est-ce qu'il y a un moment il y a un problème ? Je dis non il y a pas de problème justement mais à un moment donné il faut se poser ce genre de question là. Et elle me dit mais tu sais maman, tu es mon modèle.
Ça me fait bizarre ce que ma fille dit. Si son met un truc vraiment j'ai écrasé déjà tu je cherche pas ton modèle elle m'a dit ah non non si si tu es un modal tu es une femme comme ça il me dit tu es ma femme tu es la plus belle femme que je connaisse. Waouh j'ai dit mais je suis flattée mais j'ai pas cherché en fait quand ça m'a fait bizarre d'entendre ça de la part de ma fille et encore moins de mon fils.
Je suis contente qu'il soit fière de moi. Ça veut dire que j'ai réussi mon parcours de maman. Ouais.
Au-delà de mon de mon parcours de chef d'entreprise. C'est comme l'autre jour, il y a un chauffeur qui m'a dit "Je vous voit comme ma mère." Alors là, ça m'a fait un coup de vieux comme c'est pas possible.
Je savais pas si je devais le prendre comme un ou pas. Je me suis dit allez ça doit être gentil, on va le prendre comme ça. Wouh !
Mais en même temps, ça en même temps il y a l'âge mais il y a le statut quoi. Mais non mais ça ça m'a ça m'a touché mais en même temps c'est je sais pas, j'ai jamais voulu laisser trace en fait de compte. En fait de compte je suis quelqu'un de très croyante.
D'accord et en fait de compte je je cherche avoir une vie où alors c'est peut-être nunuche pour certaines personnes à protéger mon âme. Hm hm. Parce que pour moi, je suis de passage sur cette terre et je veux être bien après.
Donc à la porte de la fin, il y aura le par l'enfer, tu veux surtout pas aller. Voilà. OK.
Donc en fait quand moi dans ma manière de et de me comporter avec les autres, je dis tout le temps ne fais jamais autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse. Donc même quand il y a des moments où ça me m'énerve, je sens que voilà, je tourne mon dos, je pars, je vois mon verre d'eau, j'essaie de voir comment je peux expliquer l'autre à un moment donné que là ça ne va pas. Mais je c'est un passage.
Voilà, donc je sais que si je laisse une image positive, tant mieux. Mais je fais les choses par amour sans forcément en attendre une reconnaissance ou laisser une trace. C'est surtout ça.
Et je pense que si j'ai la réussite dans ce que j'ai fait, c'est que justement je n'ai pas cherché à faire à faire à prouver à montrer à prouver à montrer, à chercher. Les opportunités se sont présentées, je les ai faites et j'y ai travaillé. Donc j'ai obtenu ce que j'ai par le fruit de mon travail.
Ça a été dur et c'est encore dur mais en fin de compte ça fait partie de mon combat. Mais pour moi, c'est une étape de ma vie en fait. C'est pas ma vie.
Enfin, je sais pas si je pense qu'il faut être un peu croyante pour comprendre un peu ce que je dis. Je comprends, je comprends complètement. Et là, du coup, j'étais en train de penser à un mot que tu viens de dire.
J'étais en train de dire ben finalement, elle me dit que elle n'a pas fait ça pour ça et ce que je comprends complètement. Mais j'étais en train de me dire la trace qu'on pourrait euh le mot qui me vient dans trace, c'est combative. Et tu as dit combat.
Oui, c'est ça. Combative. déterminée, une femme qui aimait sa Guyane.
C'est ça. Oui, c'est ça. Oui.
Ouais. En conclusion, on peut dire conclusion. Ouais, ce serait pas mal.
C'est bon, c'est une conclusion. Est-ce qu'il y aurait quelque chose que tu aurais aimé que Karine mais la petite Karine sache plutôt ce que je sais maintenant ? Mais j'ai toujours dit que j'aimerais bien avoir mon physique de mes 20 ans mais avec ce que je sais maintenant.
Et c'est mort. Mais par exemple, pour te protéger pour ou non, pas forcément. Non, je pense que les coûts que j'ai reçu, les échecs que j'ai eu, ça fait partie de ce que je suis maintenant.
Ouais. Donc du coup, finalement, de regret. Tu lui aurais rien dit à la petite Karine si tu avais eu l'occasion.
Mais je pense qu'elle aurait pas écouté. Elle en aurait fait qu'à sa tête. Elle aurait pas écouté.
OK. Parce que je pense que ma mère a voulu me prévenir de certaines choses. Oui.
Mais non, faut que tiens ben il mange 4 là pour ça si je pense que ça fait partie des des échecs de ma vie. Ça fait partie de ce que je suis maintenant. Mais l'avantage que j'ai, je n'ai aucun regret.
Et mon père dit tout le temps regret pas qu'à faire honnête. Et c'est exactement ça pour moi. Vivre avec des regrets mais c'est horrible.
Ça vous tue de l'intérieur. Vous êtes un mort vivant. Avoir des regrets sur certaines choses qu'on aurait pu faire qu'on n pas fait ou des choses voilà mais ça te tue la vie.
Moi il y a certaines choses que je certaines décisions al des fois me dire me dit ou tu es gentil gentil couillon. Non. H en fait quand des fois je te dis fais gaffe attention là je te vois venir j'aime bien donner du fil et des chances aux gens parce que quand je vais tourner mon dos je vais tourner pour de banc sans rancune parce que j'aurais été au bout de ce que je pouvais t'apporter et ce que tu pouvais m'apporter et après je me retourne et en général quand je me retourne je reviens pas fâché pas fâcher puis pièce parce que on a notre vie mais je te bal laisse alors des fois on peut dire ah mo trop de chamb il Vous êtes couillant.
Non, couillant c'est que je ne veux pas avoir de regret parce que je sais que cette chance là on peut commettre des erreurs. Nul n'est parfait et surtout pas moi. J'avoue que j'ai un caractère de cochon.
Mon mari me le dit tous les jours mais nous bien tomber tous les deux. Tous les deux. Ma belle-mère dit tout le temps jusqu mon fils.
Donc je pense que c'est très bien. On a deux caractères vraiment difficiles et deux caractères fort. Peut-être que par rapport au mien, il fallait aussi qu'on fasse de moi j'ai un caractère fort sinon je me serais un peu ennuyée.
On va dire ça comme ça. On a deux caractères forts. Mais non, je je j'aime bien aller jusqu'au bout des trucs.
Donc je donne toutes tes chances et après comme ça j'ai pas de regret parce que Ah ouais regret ? H non non. Pas de regret.
La dernière question que j'ai à te poser Karine, c'est une une question que que j'aime poser parce que tu as parlé de ta Guyane, de cette Guyanité qui qui qui fait de toi la femme que tu es. Donc du coup, je je suis en train d'y réfléchir mais je crois qu'elle est toute trouvée. Si la Guyane était une femme, qu'est-ce que à quoi tu aurais aimé qu'elle ressemble et qu'est-ce que tu lui aurais dit ?
Ah, une femme ? Ouais, si elle avait été euh Ah ben déjà la mère nouricière parce que je pense avoir découvrir découvert pardon pour cette fatiguée depuis 4h30 commence à être tard la chemin c'est plutôt euh je une mère parce que pour moi j'ai découvert l'amour avec un grand a en devenant maman quand la Karine demander ce que je voulais lui dire la Karine a 17 ans, elle voulait pas être mariée elle voulait pas d'enfant il y a des femmes leur objectif de vie c'est être robe blanche mariée des enfants. Ça a jamais été mon truc.
Moi je voulais être businessman. Quel business ? J'en savais pas.
Mais moi j'ai toujours voulu me dire tout est possible et j'ai dit j'ai pas dit business woman. J'ai business man parce que je voulais être en courant avec les hommes égalité. Donc sur un pied d'égalité.
Mais quand j'ai eu mon fils très tard, j'ai eu mon fils, j'avais 33 ans et j'ai eu ma fille à 41 ans. Donc dans le genre pas pressé. Ouais.
Ouais. C'est vraiment pas pressé. Ça a été découvert l'amour avec un a là où on donne son bras pour que lui il aille bien.
Mais juste avant, tant qu'on n'est pas maman cette mère nourricière, il manque ce a. Hm. Ce grand a.
Donc première lettre de l'alphabet. Donc si je reprends la Guyane, tu la vois mère. Mère. avec des enfants.
Oui, beaucoup d'enfants, pas forcément parce qu'il faut il faut pouvoir nourrir la tribu hein. Et puis ça demande du temps et de l'énergie parce qu'il faut savoir les écouter, leur parler et répondre à leurs besoins. Moi je préfère, j'ai eu la chance d'avoir un garçon, une fille, ça me va parfaitement.
La boutique, elle est fermée. On m'a donné d'ailleurs, j'ai dit tout le temps, les voitures c'est pour quatre personnes. Donc la team, elle est au complet.
Quand on prend une cabine, c'est une cabine, c'est quatre maxis, ça me va parfaitement. Donc le Seigneur sait ce qu'il a fait. Il nous a mis quatre, c'est parfait.
Donc pas forcément beaucoup, mais des gens heureux, la famille, l'amour, une terre qui nourrit ses enfants et qui leur donne l'amour pour que les gens se sentent bien. On n' pas besoin d'être riche et dès qu'on est heureux et bien dans sa tête, c'est plus important. J'avoue que quand je rentre chez moi après toute une journée où j'ai eu les pires péripéties, mon Dieu la paix.
Quand je vois les soir, le visage ça sourit. Là, je suis la reine qui arrive dans son royaume de team. Ça me va parfaitement.
C'est tout l'entende. Voilà. Donc c'est ça cette mère nourricière qui savent une maman, elle discuta avec ses enfants, elle sait créé l'harmonie et elle unit tout le monde.
Donc un peuple mais autour d'une mère. Donc soit je dis aux femmes guyanises, osez souvent elle n'osent pas être chef d'entreprise passezle pas en tout cas nos chambres on est là pour vous accompagner pour passer oser. Il y a même des aides qui sont spécifiquement pour les femmes pour les femmes qu' femme elles le font déjà.
La plus peur c'est elles qui font les trucs administratifs des hommes. Nous en plus on a un avantage on gère le repas on regarde que l'autre fait les devoirs en même temps en fait on arrive à faire trois quatre choses en même temps. Les hommes, ils ont beaucoup plus de difficultés.
Certains ils parviennent hein mais tout le monde n'est pas chi voilà mais c'est un peu plus compliqué alors que nous les femmes c'est dans notre ADN et administrativement parlant c'est souvent nous qui gérons les les chiffres de de la famille donc pour moi ça fait de parfaites chef d'entreprise. Donc maman, deux enfants. Oui.
Chef d'entreprise. Oui. Marié.
Marié. Oui. Mon mari.
Oui, parce que là je s déjà j'ai pas de problème. La Guyane des Karines serait elle ressemblerait donc à une femme mariée, une femme chef d'entreprise avec forcément farié hein. Donc moi non non parce que comme je dis il y a il y a moi j'ai dans le schéma Guyanais les femmes mar on est souvent des exceptions et ma fille elle est née de mon mariage mais mon fils j'étais pas mariée quand je l'ai eu.
Donc euh je peux tout à fait comprendre. Dès qu'on est heureux, hm dès qu'on est heureux, c'est le plus important. Il y a une autre image qui te qui te vient en tête si tu imaginais euh la Guyane, si tu l'avais à côté de toi, un dernier un conseil, qu'est-ce que tu lui aurais dit si ça avait été une jeune jeune guyanaise ?
Ben, tu arriveras plein de belles choses si tu gardes tes valeurs et surtout si tu respectes ce magnifique territoire et ces gens qui habitent et continuons à il faut qu'on qu'on soit un peu puni à se parler et c'est pour ça je dis mère parce que quand une mère elle est là, elle met le pu elle met tout le monde autour de la table et elle arrive à leur faire discuter parce que malgré le fait que mon père a une part très importante de ma vie, moi je sais que sans ma mère la famille n'existerait pas c'est le de famille, c'est elle qui fait qu'on se réunit tous les dimanches, que on est tous ensemble et elle y tient. En tout cas, dans le dans le monde de Karine, il y a de belles femmes. Oui.
Et euh c'est un monde et de grands hommes. Et c'est aussi un monde de matriarche quand même. Ah, c'est un monde de matriarche.
Oui, parce que de toute façon, je dis tout le temps que derrière un grand homme, il y a forcément une femme, une grande dame. Et bien, ce sera le mot de la femme. Merci infiniment Karine, j'ai passé un très bon moment.
J'espère que toi aussi ça a été. Oh oui, très bon moment. Bon, parfait.
Alors, super. Euh on on se rejoint du coup jeudi prochain. J'allais dire lundi.
Non, c'est jeudi prochain. Moi aussi, ça y est, je commence à fatiguer. C'est jeudi prochain pour venir aussi avec une autre invitée.
Je vous ai déjà donné l'undice. Ce sera une invitée la prochaine fois pour venir aussi parler de cœur à cœur. Euh ce soir, je suis très contente, on a découvert une femme sensible, une femme lucide, une femme forte et profondément attachée à sa Guyane.
Ça c'est quelque chose vous voyez dans les confidences de Valérie c'est faire tomber des étiquettes et bien j'ai découvert ça ce soir de toi Karine. Alors merci infiniment avec plaisir Valérie. Merci infiniment.
Bonne soirée. Merci à vous qui nous regardez. Merci pour votre fidélité.
Vous êtes de plus en plus nombreux et nombreuses à nous regarder. Cette émission passera en replay ce samedi. Et en attendant notre prochaine invité de la semaine prochaine, continuez d'apprendre à regarder autrement.
C'est important. Bonne soirée. Bonne soirée.