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interviewEurope 1· 15 juillet 2025 6 min

Budget 2026 : François Bayrou au pied de l'Himalaya ou au bord du précipice ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Puis à 9h20 sur Europin, c'est le retour de la revue de presse de Christophe Bordet. Christophe, un homme fait la une de tous les journaux ce matin. Il s'appelle François Baou.

Et oui, François Bairrou, curiosité du jour, lui qui travaille dans le plus grand secret depuis des semaines avec son équipe resserrée, nous raconte le Parisien aujourd'hui en France pour nous concocter un budget 2026 aux petits oignons avec des annonces que personne personne n'a jamais osé faire au français d'Xit le premier ministre. Alors 16 heures sera donc son heure de vérité, 40 milliards d'euros à trouver pour ramener le déficit public à 4,6 % de la richesse nationale. Le Parisien épluche point par point les annonces à venir. 35 milliards d'économies, 5 milliards de nouvelles recettes fiscales.

Dans le détail, pas de réévaluation des aides sociales ou des retraites. Contribution exceptionnelle pour les hauts revenus prolongés. Durcissement de l'assurance, chômage et volonté d'augmenter le taux d'emploi en clair et sans décodeur, mettre plus de français au boulot.

Taxe sur les petits colis, suppression d'un/3 des agences de l'État et cetera et cetera. Bairou au pied de l'Himalaya budgétaire, titre d'ailleurs les échos ce matin. Mais qu'est-ce qui se joue concrètement ?

Et bien la liberté ou la ruine ? comment indique les choses écrit ce matin en tout cas Vincent Trémoline Viller dans son édito du Figaro. Puisque le président est en fin de course, dit-il, puisque les députés s'entre dévorent puisque le pays est accran, puisque la censure est probable, c'est le moment d'être churchilien, de dire les choses telles qu'elles sont, estime l'éditorialiste qui ajoute qu'il est temps de célébrer le travail, le mérite, l'exigence, la créativité, le risque, la liberté.

Oublier le travail moins pour gagner autant que le voisin qui trime beaucoup. balayer les lubis d'une retraite plus précoce ou d'une semaine de travail à 4 jours que François Baou fasse sauter les verrou si les barreaux dégagent enfin l'horizon conclut Trémolet de Villire. Quand on y regarde de plus près, le Premier ministre semble vouloir s'inspirer d'un de ses illustres prédécesseurs.

Alors, le Figaro rappelle que François Bairou adore les comparaisons historiques. Certes, certes, il y a son ami entre guillemets Henri I palois comme lui, mais il y a aussi son lointain prédécesseur Pierre Mandz France qui occupa la fonction de 1954 à 1955. Baou dit de lui, il est resté 7 mois à Matignon et l'on en parle encore car cet homme disait la vérité.

Le premier ministre nourrit l'espoir d'égaler la brève longévité de son illustre modèle car il le sait, les taux se resserrent et les oppositions Rassemblement national en tête menace de le renverser. Oui, ces jours à Matignon sont comptés. Ce n'est donc pas un hasard si le maire de Peau se raccroche dans son surcis à la figure de Mandes qui lui aussi était obligé de négocier chaque texte pied à pied avec à l'époque une coalition très hétéroclite.

Christophe, les journaux se demandent ce matin si les Français sont prêts, oui ou non à suivre François Bairou. Autrement dit à se serrer la ceinture. Comment se serrer la ceinture quand on touche 969 € de retraite par mois ? se demande un habitant de Boulogne sur mer rencontré par le Parisien au marché au poisson et surtout quand on a 400 € de préimmobilier à rembourser.

Face à lui, un préparateur de commande âgé de 25 ans qui ne se fait guère d'illusion. Il faudra travailler jusqu'à ce que mort s'en suive, dit-il. Lui qui touche une prime d'activité de 120 € par mois espère bien qu'elle ne sera pas rabotée.

Je donne plus que ce que je reçois, affirme-t-il. À la caisse du supermarché voisin, c'est pas mieux. Fabienne s'étrangle. l'idée de l'instauration possible d'une TVA sociale.

Déjà que pour 100 € on n' plus rien dans le cadit, dit-elle. Enfin Alain, c'est que ça génère sans flamme. "Mais que font-ils de Montpognon ?" questionnent-il.

Visiblement, si l'on en croit le Parisien, les Français n'affichent pas un enthousiasme débordant à l'idée de mettre la main à la poche pour sortir le pays de l'ornière. Laatrice, tout augmente. Voilà, c'est ce que démontre l'UFC que choisir à travers ce tableau des fournitures scolaires dans le Parisien.

Aujourd'hui en France ce matin, les 500 feuilles de papier à 4 tient par exemple + 30 %, les 10 stylobilles + 29 %, les agendas + 20 %. La seule solution pour s'en sortir les promos dans les supermarchés sur des séries bien spécifiques de fourniture. Il faut être attentif.

Christophe enfin le le parisien nous invite ce matin à une plongée dans le quartier de Château Rouge. C'est à Paris dans le 18e arrondissement. Oui.

Alors, si vous ne connaissez pas, je pense aux Français qui n'habitent pas Paris et qui écoutent Europe, j'ai envie de vous dire, ce n'est pas très grave mais quand même quand même on peut parler de territoire perdus de la République car on y est vraiment. Allez, heure par heure, 8h47, déjà des odeurs de viande. Les bouchers du coin installent leurs étales à l'extérieur, envahissent les trottoirs avec des tripes et des têtes de poulet qui s'empilent au soleil. 9h des vendeurs à la sauvette s'installent à tous les coins de rues pour vendre des produits interdits et dangereux.

Petit flacon de sniper 1000, insecticide ultra puissant et toxique ou bien encore une mystérieuse boisson vendue 20 € au prétendu vertu afhrodisiaque. 9h10. Oui 9h10 première tension.

Un vendeur ne supporte pas que l'on ait pris son emplacement le ton monte. 10h30, la police à vélo arrive, ça ne change rien. À 13h, des produits des produits des prostituées même asiatiques et africaine arrive se mélange à tout ça. 50 € la passe, il y a même des promos à 30 €. 14h45, 150 vendeurs à la sauvette sont installés y compris contre les voitures de la police présente sur place.

Mais que fait la police justement ? Réponse : pas grand-chose. Ah si, elle dresse quelques amendes 176 depuis le début de l'année.

Le calme revient en début de soirée. Bienvenue à Paris. Et merci à vous Christophe Bordet.

C'était votre revue de presse sur