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interviewbsmart· 7 juillet 2026 57 min

SMART BOURSE - Emission du mardi 7 juillet

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:08
Présentateur

Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart4Change pour rester à l'écoute des marchés. Chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage dans la foulée, en replay vidéo sur bsmart.fr ou en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.

Au sommaire de cette édition ce soir, nous allons parler évidemment des enjeux de marché du moment, les enjeux de l'été, les enjeux du second semestre, les enjeux d'une année 2027 qui sera une année éminemment politique et il est peut-être temps de commencer à débuter, à s'interroger sur le risque politique grandissant peut-être pour l'année 2027, que ce soit en France bien sûr, mais il n'y a pas que la France qui sera concernée par le cycle électoral, l'Italie sera concernée également et puis le risque politique est également présent de l'autre côté de la Manche au Royaume-Uni où l'on a appris aujourd'hui la démission de Nigel Farage de son poste de parlementaire à la tête de Réformes UK, bien sûr Nigel Farage, et des sondages qui placent toujours Réformes parmi les partis, le parti le plus important aujourd'hui au Royaume-Uni.

En France évidemment c'est la situation de Marine Le Pen qui occupe les esprits aujourd'hui avec une décision de justice qui a été rendue, mais une décision personnelle de Marine Le Pen qui est encore à venir ce soir à la télévision à 20h. Nous parlerons des marchés face aux risques politiques, nous parlerons des marchés face aux risques de l'IA également. Le thème de l'IA est-il entré en phase de saturation ? On voit que les investisseurs ont de plus en plus de mal à payer, ce qui est encore une bonne nouvelle, des résultats multipliés quasiment par 20 chez Samsung et un titre pourtant qui baisse de 10%.

Est-ce qu'on a atteint une forme de limite, une forme de saturation aujourd'hui dans les portefeuilles des investisseurs autour du thème de l'IA ? Pauline Grattel vous apportera dans un instant plus de précisions encore sur la publication de Smart Bourse, la publication de Samsung et la réaction de marché qui a été violente et qui se retrouve d'ailleurs dans nos marchés en Europe et sur les marchés américains cet après-midi. Voilà pour les sujets de discussion à suivre avec nos invités.

Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, nous parlerons philanthropie, stratégie philanthropie avec l'exemple de la Mirova Foundation et sa directrice générale, Anne-Claire Roux, qui sera notre invitée dans ce dernier quart d'heure de Smart Bourse. Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel vous éclaire sur les enjeux du moment, sur les marchés et le résumé de la séance du jour. Bonsoir Pauline. Bonsoir. Et nous commençons avec les résultats de Samsung.

2:52
Invité

Oui, Samsung vient donc de publier ses chiffres préliminaires pour le deuxième trimestre. Au total, 90 000 milliards de won de bénéfices, soit plus de 50 milliards d'euros. Malgré ce bénéfice qui est multiplié par près de 20 portés par le boom de l'IA, le groupe sud-coréen paye cher des attentes devenues stratosphériques. Son bénéfice n'ayant dépassé le consensus que de 6%, la sanction des investisseurs a été immédiate. Cette déception déclenche une vague massive de prises de bénéfices, illustrant la fragilité des valorisations records du secteur. Et rappelle au monde qu'en bourse, la perfection ne suffit plus.

3:27
Présentateur

Oui, concrètement, c'est la Bourse de Séoul qui a été la première emportée par cette publication mal accueillie.

3:35
Invité

Oui, le COSPI a chuté de près de 5%, un effet domino qui a ensuite glacé l'Europe dès l'ouverture. L'Eurostox 50 et le DAX ont reculé, tandis qu'à Paris, le CAC 40 recule également en fin de séance sous 8 500 points. C'est le secteur des puces qui est impacté. ST Microelectronics perd 5%, Affineon et ASML lâchent aussi 5%. Et hors CAC 40, Soitech plonge de 10%. Même ambiance lourde aux Etats-Unis avec des indices impactés dès l'ouverture. Et un Nasdaq en baisse de plus de 1%. Le secteur tech est sous haute surveillance. Micron décroche de 7%. Et ses pairs, Intel, Qualcomm, Nvidia et Broadcom voient tous rouges.

4:15
Présentateur

Et puis les évolutions géopolitiques sont toujours dans le radar des investisseurs.

4:20
Invité

Oui, la tension remonte d'un cran au Moyen-Orient après qu'un tanker a été frappé par un projectile non identifié au large d'Omane. citant des responsables américains, les services de renseignement attribuent des tirs de missiles à l'Iran, évoquant un second navire commercial gravement touché. Cette réescalade brise la calmie des dernières semaines et pousse les cours du brut à se tendre légèrement avec un baril de Brent qui fleure à nouveau avec les 73 dollars.

4:44
Présentateur

Comment tout ça se reflète-t-il dans les grands marchés macro et notamment les marchés obligataires, Pauline ?

4:50
Invité

Tout d'abord, on continue à surveiller les marchés obligataires japonais. Le rendement à 10 ans se maintient sur ses plus hauts niveaux, autour de 2,85%. Côté américain, le 10 ans progresse légèrement pour retrouver le seuil de 4,50% et le rendement à 30 ans atteint à nouveau les 5%. En Europe, le rendement allemand de même échéance à 10 ans donc se rapproche de son côté des 3%. Enfin, sur le marché d'échange, le dollar est stable et l'euro-dollar se traite autour de 1,1430.

5:17
Présentateur

Et puis c'est un jour important pour SpaceX et ses actionnaires puisque le titre entre officiellement aujourd'hui au sein de l'indice Nasdaq 100.

5:26
Invité

Oui, grâce à une nouvelle règle accélérée, la société d'Alon Musk intègre l'indice tech en seulement deux semaines. Directement, six grosses banques comme Goldman Sachs et Morgan Stanley ont recommandé d'acheter l'action. Morgan Stanley vise même un objectif de cours à 300 dollars, soit une progression potentielle de 90% en misant à fond sur l'IA. Le titre SpaceX chute toutefois de 6% autour de 150 dollars.

5:49
Présentateur

Quel sera le programme à l'agenda demain pour les marchés, les investisseurs Pauline ?

5:53
Invité

La banque de la Nouvelle-Zélande rendra sa décision monétaire demain. Les investisseurs tablent sur une hausse de 25 points de base. On sera également attentifs aux minutes de la réserve fédérale qui seront également publiées demain.

6:04
Présentateur

Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, les infos clés du jour sur les marchés avec Pauline Grattel. Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché. Ninon Bachel nous accompagne ce soir, stratégiste taux chez Société Générale CIB. Bonsoir et bienvenue Ninon. Bonsoir. Paul Jackson est avec nous également le responsable mondial de la recherche en allocation d'actifs d'Invesco. Bonsoir Paul. Bonsoir. Merci d'être là et merci à Xavier Chapon d'être là également ce soir. Bonsoir Xavier. Bonsoir. Vous êtes le directeur de la gestion cotée de la dette privée d'Arkea Asset Management.

Comme promis, parlons des marchés face aux risques politiques. Alors un risque sans doute encore un peu loin. On parle bien sûr du cycle électoral de 2027 qui concerne entre autres la France. Ninon, je me tourne vers vous. Une manière de mesurer l'intérêt ou l'attention du marché par rapport à ce risque politique à venir. C'est de nous donner quelques indications sur le volume de questions entrantes, si je puis dire, pour les équipes de recherche de Société Générale CIB sur le sujet français spécifiquement. Est-ce qu'on est déjà en train de constater une augmentation du volume de questions ? Dans quelle amplitude ? Bien sûr. Quelles sont les questions qu'on vous pose ?

Quelles sont les réponses que vous apportez Ninon ?

7:28
Invité

Donc effectivement, on a reçu de plus en plus de questions récemment sur les élections françaises. Peut-être aussi parce qu'on est une banque française, donc les clients veulent avoir notre avis. Et on a identifié deux questions, deux thèmes principaux. La première, c'est de savoir quand est-ce que le spread OAT-Bound commencera à réagir. Donc quand est-ce qu'on aura les premiers signes de stress dans le marché français. Et la deuxième question était de savoir si ce stress potentiel pouvait aussi avoir des effets de contagion sur les autres pays européens, donc d'autres spreads pays comme le BTP ou le SPGB-Bound.

8:07
Présentateur

Donc déjà, la première question, ce n'est pas if, c'est when. C'est-à-dire que les investisseurs sont convaincus qu'il y aura un moment de tension et que le marché s'invitera, si je puis dire, dans ce cycle politique.

8:21
Invité

C'est le sentiment qu'on a suite aux différents rendez-vous qu'on a pu faire récemment. On a déjà des fondamentaux qui sont connus et on a identifié très clairement 2027 comme étant un nouveau challenge pour la France. Et donc les investisseurs que l'on a rencontrés s'attendent à un écartement du spread OAT-Bound. Et effectivement, le plus important pour eux, ça va être une question de timing pour mettre en place d'éventuels investissements.

8:51
Présentateur

Bien sûr, stratégie. Donc c'est déjà la question du timing qui est posée. C'est quoi la réflexion que vous apportez justement à vos clients par rapport à cette question, Nina ?

9:02
Invité

Donc de notre côté, on a identifié le quatrième trimestre comme étant le moment où les premiers signes de stress pourraient apparaître. Premièrement, parce qu'on va avoir les premières discussions autour du budget 2027. Donc ça a tendance de manière saisonnière à être un événement qui focalise le marché de nouveau sur toutes les métriques fiscales. Et ensuite, le quatrième trimestre, parce que généralement, lors des élections précédentes, on a vu les premiers signes de stress émerger environ cinq mois en moyenne avant le début des élections. Donc on est autour de janvier-décembre. Donc ça peut être aussi un moment où on aura un petit peu plus de clarté sur les candidats, sur les programmes.

Donc on pense que c'est un bon moment pour avoir les premiers signes de stress.

9:49
Présentateur

Ah oui, bon, vous avez le droit de botter en touche, mais quand on parle de stress sur le spread entre la France et l'Allemagne, sur les taux à dix ans, est-ce que l'idée c'est qu'on peut rester en terrain connu ? Le dernier gros écartement du spread a eu lieu post-dissolution en 2024. Mais on avait eu des mouvements sur l'élection de 2017, notamment, qui avaient été aussi relativement importants. Quand le marché commençait à voir monter la probabilité d'un second tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, à l'époque, la dissolution, bien sûr, avait amené, alors je parle sous votre contrôle, mais le spread était monté à quoi ? Plus de 80, c'est ça, si je ne dis pas de bêtises ?

10:26
Invité

Oui, on avait frolé entre 85 et 90.

10:28
Présentateur

Bon, est-ce que c'est à peu près ces bornes-là que vous avez en tête ? Ou est-ce qu'on peut basculer dans un scénario qui serait encore un scénario différent ?

10:36
Invité

On a tendance à travailler avec plusieurs scénarios, bien sûr. Dans le scénario central, on a, nous, de notre côté, la vue qu'on va revisiter les niveaux qu'on a vus en 2024, donc autour des 90 points de base. Ensuite, le marché peut très bien aller au-delà en fonction des sondages au fur et à mesure qu'on se rapproche de l'élection et en fonction de la lecture du marché du risque ou du non-risque de chaque candidat.

Donc on a effectivement dans notre scénario haussier des niveaux plus élevés, mais en discutant aussi avec les investisseurs récemment, on a compris que la plupart ne voyaient pas de scénario assez agressif sur l'OAT-Bound et que les niveaux de 2024 semblaient être des niveaux peut-être maximum qu'ils attendaient. C'est encore...

11:22
Présentateur

Oui, oui, c'est le sentiment, non, mais c'est l'ambiance du moment, je le précise. Effectivement, on est encore assez loin du quatrième trimestre et encore plus loin, évidemment, du moment de l'élection présidentielle. Sur le risque de contagion, là aussi, c'est un phénomène qu'on n'observe plus depuis très longtemps puisque les spreads, finalement, n'ont jamais été aussi serrés aujourd'hui en Europe. On parle beaucoup de la France, mais quand on regarde le pack zone euro, je veux dire, on n'a jamais été aussi... On n'a jamais autant convergé, en tout cas depuis la crise souveraine, enfin l'avant-crise souveraine. Est-ce que ce risque de contagion, il existe toujours malgré tout, Ninon ?

12:00
Invité

On est un peu moins convaincu du risque de contagion. On pense qu'il y aura forcément un petit effet d'entraînement avec un stress qui peut entraîner un petit écartement de quelques points de base sur les autres spreads pays. Mais globalement, on pense que ce sera quand même un risque français uniquement. Oui, idiosyncratique. Exactement. Ce ne sera pas un catalyste pour un écartement généralisé des spreads pays en Europe.

12:23
Présentateur

Et pareil, si on transclate la réflexion sur le cycle électoral italien aussi qui aura lieu en 2027, est-ce que là aussi, il y a des risques de phénomènes de contagion parce que c'est l'Italie ou est-ce que ce risque-là a quand même diminué aussi partant de l'Italie, par exemple ?

12:39
Invité

J'aurais tendance à dire que le risque a un petit peu diminué du fait de toute la convergence qu'on a vue dans les zones euro ces dernières années. En revanche, je pense qu'il est peut-être un petit peu plus important.

12:49
Présentateur

Quand il s'agit de l'Italie ?

12:50
Invité

Oui, toujours.

12:51
Présentateur

Alors, j'ai mis en titre, Paul, France, les marchés face aux risques politiques, mais j'aurais dû préparer un autre titre qui aurait pu être le UK face aux risques politiques, Paul, parce que ce risque politique, évidemment, il ne s'arrête pas à la France. Donc là, nous, c'est la décision de Marine Le Pen qui est attendue. Vous, vous avez eu la décision de Nigel Farage qui va quitter, qui quitte son poste de parlementaire, qui déclenche donc une nouvelle élection. Quel est le sens de cette décision ? En quoi ça peut concerner ou non les investisseurs ?

Et puis, au-delà du cas de Nigel Farage, encore une fois, la tête de réforme UK qui est le premier parti aujourd'hui, il y a la perspective d'un nouveau Premier ministre travaillé dans les prochains mois avec la candidature de Andy Burnham pour remplacer Keir Starmer. Comment est-ce que tout ça se reflète dans les marchés ? Et qu'est-ce que les investisseurs doivent avoir en tête quand il s'agit du risque politique britannique ?

13:46
Invité

Je crois que d'abord, il faut mettre les choses en perspective. Nigel Farage et son parti, il reforme. Aujourd'hui, ils ont, je sais quoi, cinq membres du Parlement. Donc, c'est parmi 650 membres du Parlement. Donc, c'est une partie qui est très, très petite. Oui, vous avez raison que dans les sondages, ils sont en première, mais ils sont en train de perdre. D'accord. Il n'y a pas le momentum. Ils perdent du momentum. On estime qu'ils ont atteint leur pic, il y a une espèce de plafond. Et en fait, ils sont en train de perdre leur part dans les sondages. Ils restent toujours en tête.

Mais comme on a témoigné avec l'élection à McAfee pour Andy Burnham, ils étaient très loin derrière Andy Burnham. Et l'élection, la réélection prospective de Nigel Farage à Clacton, il y aura un grand effort de la part des autres partis pour... Lui faire barrage. Pour lui faire barrage. Et ça sera, s'ils arrivent à le faire, ça sera quelque chose de très important, très mauvais pour Nigel Farage et son parti. Et Nigel Farage, c'est un peu comme l'Écosse Reform, c'est un peu comme l'Écosse... No Scotland, no party. No Farage, no party. Donc c'est un vrai pari risqué qu'il prend là pour lui-même, mais pour son parti et son organisation politique.

Mais en tout cas, en parlant des marchés, pour moi, il y a très peu d'importance. Il y a peu d'importance de la situation de Nigel Farage. Beaucoup plus important, c'est la situation... Ça a été la situation de Keir Star, la situation du gouvernement travailliste, les problèmes de, je dirais, de reformer le budget, de réduire les dépenses. Et c'est pour ça qu'il y avait cette augmentation de taux au Royaume-Uni. Et pour moi, les taux au Royaume-Uni restent toujours attrayants.

16:10
Présentateur

Il y a une prime de risque politique, notamment, qui fait qu'il y a de la valeur dans les taux britanniques.

16:14
Invité

Je crois qu'il y avait, peut-être qu'il reste toujours une petite prime. Ça n'a pas changé depuis la démission de Keir Star, donc il n'y avait pas une augmentation des spreads. Mais parmi, par exemple, la dette souveraine, si on regarde au niveau mondial, ou le crédit au niveau mondial, moi, je préfère les marchés émergents et le Royaume-Uni. Je ne sais pas ce que ça veut dire pour la situation économique et le développement du Royaume-Uni, mais c'est deux régions, deux endroits où il y a des rendements assez intéressants, ou qui restent intéressants.

16:55
Présentateur

Vous n'iriez pas jusqu'à dire que le Royaume-Uni a la caractéristique d'un pays émergent sur les marchés aujourd'hui ? Non, mais désolé, je ne peux pas vous blesser. C'est une question qu'on se pose. Et des fonctionnements de pays... Le risque émergent semble aujourd'hui, en relatif, moins important quand on regarde une gouvernance américaine, quand on regarde la gouvernance qu'on peut avoir aussi dans certains pays autour de nous.

17:18
Invité

Je dirais que chez nous, au Royaume-Uni, la comparaison n'est pas vraiment avec les marchés émergents. Ça, c'est mon blague. Oui, oui, c'est un peu provocateur de ma part. Mais le comparaison politique est plutôt avec l'Italie. Parce que l'Italie a eu une stabilité depuis quelques années. Il n'y avait pas de changement de gouvernement, pas de changement de Premier ministre. Au Royaume-Uni, c'est quasiment tous les ans, il y a un nouveau Premier ministre. C'est sept de son Brexit, oui, c'est ça. Ça va être le septième depuis le Brexit, c'est ça.

17:55
Présentateur

Oui. Donc on retrouve, effectivement, c'est ce qui caractérisait l'Italie avant cette période de stabilité et le pouvoir de Mélanie en Italie aujourd'hui.

18:04
Invité

Mais quand même, pour revenir au spread italien, et une contagion future dans l'avenir possible de la France, il faut s'en souvenir qu'il y a un seul pays ou il y a un pays qui nous a montré comment gérer les problèmes budgétaires, c'est l'Italie. Et à mon avis, c'est pour ça, malgré le fait, historiquement, il y avait un nouveau gouvernement chaque année, ils ont su gérer le budget et produire un budget où il y avait une surplus primaire systématique qui a contrôlé la dette, le ratio de dette et le PIB. Et c'est pour ça, fondamentalement, c'est pour ça que je doute qu'il y aura une augmentation importante du spread sur la dette italienne.

19:06
Présentateur

On peut avoir des mesures de contingentement et l'Italie a dû le faire au regard du poids historique de sa dette. Elle n'avait pas d'autre choix que de dégager un excédent primaire. La contrepartie de ça, c'est que c'est un pays qui n'a quand même pas beaucoup investi, qui a même sous-investi aussi pendant des années, avec une croissance potentielle qui reste toujours très limitée, même si ça peut aller un peu mieux aujourd'hui.

19:27
Invité

Mais on peut faire les mêmes remarques au Royaume-Uni.

19:31
Présentateur

Bon, alors ça nous change un peu de lien, Xavier, mais il va falloir se réhabituer, j'imagine, à ce thème politique dans la perspective de l'année prochaine. C'est peut-être un peu tôt pour en parler, mais on en parle. Qu'est-ce que ça vous inspire et comment ça se retrouve dans les marchés ou comment ce risque politique peut se retrouver selon vous dans les marchés ?

19:49
Invité

Alors déjà, tout d'abord, j'aimerais rebondir aussi sur l'Italie puisque je suis assez d'accord avec les deux autres intervenants et surtout aussi de rappeler une chose, c'est que la dette italienne est détenue par les domestiques. Et ça, c'est un gros facteur pour éviter de voir cette dette s'écarter en termes de primes de risque. Alors ça, je pense que ça reste un point très important et d'autant plus qu'ils ont une politique d'émission de dette sur la réutilisation pour vraiment les personnes privées. Il y a des grands emprunts qui sont régulièrement... Il y a des très très grands emprunts et donc ça permet quand même à cette dette d'être résiliente. Ça, c'est une première chose.

Après, oui, le risque politique aujourd'hui, il est prégnant. Il est prégnant en France, il est prégnant en Europe, il est prégnant aux États-Unis. Il y a les mid-terms dans pas longtemps aux États-Unis. Ça va avoir évidemment des impacts. Néanmoins, si on regarde la zone euro, on a une politique d'investissement des États qui est importante et qui n'est pas que en Allemagne et qui commence à se mettre en place dans les différents pays, qui se met en place... Bon, on a le sommet de l'OTAN. On verra ce qui sera véritablement dit et comment les États vont annoncer leurs investissements.

On ne sera peut-être pas à 5%, ça c'est sûr, mais néanmoins, on a quand même une dynamique qui est forte en termes d'investissement de la part des États dans tous les domaines touchant la souveraineté, pas que la défense, mais disons la souveraineté. Donc à partir de ce moment-là, je pense que c'est quand même un soutien pour la croissance. Donc il faut regarder d'un œil plutôt favorable les marchés d'action européennes. En revanche, en ce qui concerne la dette, ça va poser évidemment sur la dette européenne, quelle qu'elle soit.

Et pour revenir sur la dette française, les émissions de l'Union européenne, ce sont des émissions qui sont garanties par les différents États de la zone euro, donc à partir de l'Union européenne, à partir de ce moment-là, la France aussi en fait partie, donc on pourrait quand même avoir des petits impacts, à mon sens relativement faibles, mais quand même des petits impacts. Je suis assez d'accord aussi sur le fait qu'il ne va pas y avoir de transmission du risque français sur les autres zones européennes, parce que voilà, c'est un problème franco-français, il n'y a pas de raison que ça ait véritablement des impacts.

Et néanmoins, on est dans une configuration où on a une Banque centrale européenne qui a monté ses taux, qui aujourd'hui, par rapport à ses risques d'inflation, est plutôt en train de se dire que la situation est plutôt gérée. Donc potentiellement, un arrêt de cette hausse des taux, voire en 2027, peut-être des baisses, on ne sait jamais, c'est toujours possible, peut-être aussi aux États-Unis. Donc, une repentification de la courbe à travers une baisse des taux directeurs. Néanmoins, des taux longs qui pourraient aussi remonter encore un petit peu. Donc, c'est là où il y a un peu de risque.

Après, ce qu'il faut aussi avoir en tête, moi, je pense toujours aux investisseurs institutionnels, aux assureurs. Les assureurs français, DTN, de la dette française, avant tout. La question est de savoir, est-ce qu'ils vont considérer que le risque est trop important et qu'ils vont sortir une partie de leur position sur l'OAT ? Tout dépendra des niveaux de taux et tout dépendra de leur pile chifo, enfin, de leur niveau de taux, leur taux de rendement actuariel moyen et savoir s'ils peuvent sortir. Et s'ils sortent, ils iront aussi sur d'autres pays de la zone euro. Pour une bonne raison, c'est que le coût du risque d'État est à zéro.

Donc, c'est un point aussi qui est important parce que ça permettra aussi de contenir l'évolution des taux longs

23:14
Présentateur

dans la zone euro. Pour l'instant, on n'a pas observé de mouvements de vente de l'OAT venant de la part d'institutionnels. Moi, j'ai même plutôt entendu que les assureurs en remettaient aujourd'hui. Eux, ils gèrent des équilibres passifs, actifs, longs termes, etc. Les niveaux de taux sur l'OAT, notamment, peuvent représenter de la valeur et du rendement intéressant pour ces acteurs aujourd'hui. Surtout relativement aux 15 années... Bien sûr, de taux zéro.

23:38
Invité

Bien sûr, c'est le moment d'en remettre. C'est le moment d'en remettre. Ça permet d'améliorer le taux moyen à l'investissement. C'est évident que ça peut être vraiment intéressant pour les assureurs. Ça a été toute l'année 2025. Ça l'a été aussi en 2026. Il y a eu beaucoup d'investissements réalisés par les assureurs en 2026 sur de la dette française en rallongeant en partie les maturités. Oui, c'est tout à fait normal. Après, le risque français est devant nous, potentiellement. Donc, cela aura un impact sûrement sur les investissements à venir. Pas obligatoirement de sortie, mais au moins d'investissement. Donc, d'investissement sur d'autres acteurs.

Et donc, un risque sur la dette française parce qu'il va continuer d'y avoir des émissions. Et donc, de voir cette dette potentiellement s'écarter.

24:23
Présentateur

On se souvient, je crois qu'en 2017, je crois, on voit très nettement que les Japonais arrêtent d'acheter à un moment la dette française sur les émissions quelques semaines ou quelques mois avant l'élection. Principe de précaution, j'imagine. Les achats ont pu reprendre après. Mais il y a toujours une période où effectivement, un certain nombre d'investisseurs étrangers, notamment, pas forcément aussi contraints que des investisseurs domestiques, se lèvent un peu le stylo.

24:50
Invité

D'autant plus que les Japonais, aujourd'hui, ils ont une situation de courbe des taux qui est complètement différente. Oui, et ils ont de l'intérêt chez eux. Voilà. Les taux courts ont remonté. Les taux longs remontent de façon assez significative. Et en plus, avec un Yen qui est faible et qui est au plus bas depuis très longtemps. Donc, ça peut complètement faire sens pour eux de rapatrier, en fait, leur devise. Enfin, du moins, de vendre la dette française pour revenir sur la devise domestique et d'acheter de la dette japonaise.

25:18
Présentateur

Oui. Bon, il y a une vraie guerre du capital, j'ai l'impression, pour les États qui sont amenés à lever de l'argent, alors que ce soit pour des logiques d'investissement, que ce soit pour des logiques simplement courantes, si je puis dire, Ninon. Ça va maintenir une pression, enfin, une tension sur les rendements des parties longues de courbe. Là, aujourd'hui, le 30 ans américain revient à 5%. Pauline nous fait un point détaillé des marchés obligataires japonais chaque jour, désormais. Et c'est vrai que pareil, on a un 10 ans allemand qui, tu toi, tourne toujours autour des 3%. des 3%. On est sur une forme d'équilibre à ces niveaux de taux aujourd'hui, selon vous ?

25:55
Invité

On a tendance à penser qu'effectivement, le niveau, le seuil des 3% est plutôt cohérent avec une pression toujours sur la partie longue du fait de facteurs structurels, donc ces émissions de dettes qui sont toujours élevées et qui vont rester élevées dans les années à venir avec toutes ces dépenses de défense, d'investissement, aussi liées à la transition énergétique, donc des changements structurels en Europe qui, pour nous, ont vocation à toujours exercer une pression à la hausse sur les rendements longs. Dans notre scénario central, actuellement, on est plutôt confiant de dire que les taux longs Bound à 10 ans resterait autour de 3%, voire un petit peu plus.

On est totalement confortable avec l'idée de voir 3,20 de nouveau. Ce n'est pas des mouvements massifs, mais pour nous, ça fait du sens, toujours dans le contexte un peu global de déficit et de dettes qui continuent d'augmenter. Bien sûr, il y a toujours la question de la politique monétaire aussi qui ne joue pas pleinement sur les taux longs, mais l'anticipation de marché sur ce que va faire la BCE à horizon 2 ans, par exemple, c'est quand même une composante qui joue aussi pour la zone 10 ans, notamment.

27:07
Présentateur

Qu'est-ce que vous dites d'ailleurs chez Société Générale CIB des prochains mouvements de la Banque Centrale Européenne ? On a passé le cycle des réunions du mois de juin avec les communications, les décisions, en l'occurrence, concernant la BCE puisqu'on a eu 25 points de base de hausse de taux. Est-ce qu'il y a un risque d'avoir back-to-back en juillet, une deuxième hausse de taux consécutive en juillet ou est-ce que ce risque est écarté à ce stade ? Et comment est-ce que vous anticipez désormais les prochains mouvements du point de vue de la Banque Centrale Européenne ?

27:36
Invité

La hausse de taux en juillet pour nous est très peu probable. Faire des décisions en back-to-back, c'est assez rare. Et on a aussi les prix du pétrole qui ont largement baissé. Le monde a un peu changé depuis, heureusement. Et on a aussi les chiffres d'inflation qui ont été plutôt encourageants la semaine dernière. Donc globalement, pas d'urgence pour délivrer cette deuxième hausse de manière consécutive. en revanche, on garde toujours en tête nous l'idée d'une hausse qui sera délivrée en septembre. En revanche...

28:11
Présentateur

Un réglage. On ne change pas... Enfin, comment dire ? L'idée n'est pas d'amener une politique monétaire en territoire restrictif strictement parlé. C'est juste un ajustement du réglage actuel.

28:23
Invité

Oui, on serait à 2,5 donc on est toujours dans le range un peu neutre.

28:26
Présentateur

D'accord.

28:26
Invité

Pas de politique restrictive.

28:28
Présentateur

On peut se revendiquer neutre encore.

28:30
Invité

Oui, à 2,5 selon nous. D'accord. Après, ce sera quand même un challenge pour la BCE en termes de communication parce qu'on a l'inflation qui baisse et nos économistes pensent qu'elle va continuer un peu à baisser pendant l'été. Et si on a le prix du pétrole qui reste à ces niveaux-là, voilà, on peut avoir des questions sur la nécessité de délivrer cette deuxième hausse et le marché est un peu dans ce camp-là. On ne la supprime pas totalement. Elle est toujours pricée. Mais elle n'est pas pricée pour septembre. Elle est pricée pour décembre ou début de l'année 2027 en fonction des jours.

Donc voilà, nous, on conserve cette idée de septembre mais la probabilité de la hausse baisse un petit peu en ce moment.

29:06
Présentateur

Et je vais repasser la parole à Xavier Chapon mais la perspective où est-ce qu'on peut imaginer un chemin qui verrait la BCE rebaisser ses taux en 2027, annuler, j'allais dire, les deux hausses de taux possibles qui auraient été délivrées en 2026, il y a un chemin pour ça ou c'est compliqué ? Pour l'instant, c'est compliqué

29:23
Invité

d'imaginer ce scénario mais c'est aussi du fait qu'on est plutôt optimiste sur la croissance en Europe, donc croissance résiliente et on pense que l'inflation va quand même rester un peu élevée avec potentiellement des effets de second tour.

29:36
Présentateur

Il y a un peu plus de croissance nominale peut-être que ce que le marché anticipe ou que ce que le consensus des économistes peut anticiper. C'est votre vue ?

29:43
Invité

Pas énormément mais une croissance qui reste au-dessus du potentiel en tout cas l'année prochaine.

29:47
Présentateur

Je comprends. Suffisamment en tout cas pour que la BCE ne puisse pas revenir forcément. Qu'est-ce qui amènerait la BCE du coup à baisser ses tours en 2027 Xavier ?

29:57
Invité

Alors déjà l'effet de base justement sur l'inflation par rapport à mars, cela peut jouer de façon assez significative. Alors je suis d'accord sur la croissance européenne, je suis favorable sur, nous sommes favorables sur le fait de dire que la croissance européenne est résiliente et elle le sera aussi en 2027.

30:16
Présentateur

On a touché le point en bas des révisions à la baisse peut-être là avec la réouverture d'Ormouz. On va pouvoir même peut-être voir pourquoi pas des petites révisions à la hausse. Absolument.

30:24
Invité

Alors c'est vrai que la réouverture d'Ormouz s'est poitillée. Voilà. Il peut se passer n'importe quoi encore dans les prochains mois. Mais néanmoins, on est à mon sens dans une configuration où la BCE peut revenir à sa situation d'avant de cette hausse qu'il y a eu il y a quelques semaines. Oui, du mois de juin. Voilà. Je pense que ça, c'est tout à fait possible si la configuration est favorable. Donc nous, on laisse cette éventualité pour 2027. Oui. Sur les banques centrales,

30:56
Présentateur

Paul, je ne sais pas s'il y a des avis particuliers. On parle beaucoup de Kevin Walsh aussi. Quelle est la situation pour vous de Kevin Walsh et de la réserve fédérale sous Kevin Walsh ? Qu'est-ce que vous attendez de la Fed pilotée désormais par Kevin Walsh ? qui, d'ailleurs, comment dire, s'efforce d'en dire le moins possible. Il va falloir s'habituer à ça, j'ai l'impression,

31:19
Invité

Paul. Oui, je crois que ça sera un débat assez délicat à l'intérieur de la Fed. On verra ce soir avec les minutes. Oui, c'est vrai. Je serais très intéressé de voir s'il y a une réduction de détail publiée dans les minutes. Parce que ce qu'ils avaient publié après la réunion, c'était... Trois paragraphes. Il y avait très peu. Je rappelle,

31:45
Présentateur

les minutes, ce n'est pas juste le transcript de la réunion. C'est quelque chose qui est rédigé. Chaque mot est pesé. Donc il y a un vrai exercice de communication presque politique en tout cas,

31:56
Invité

un débat des minutes. Et Kevin Walsh, c'est très intéressant parce qu'il y avait une présomption qu'il a été choisi parce qu'il avait plus ou moins garantie de réduire les taux. Mais en observant et en écoutant ces paroles dans les 12, 24 mois qui viennent de passer, il part dans tous les sens. Il y a déjà l'idée d'une quantité tightening, donc de redire réduire le bilan de la Fed qui peut pousser vers le haut légèrement les taux longues par exemple. Il veut changer l'indicateur inflation utilisé par la Fed en utilisant le trimmed mean.

Aujourd'hui, oui, ça peut justifier peut-être une réduction des taux parce que le trimmed mean est moins élevé que le core PCE qui est à la hausse depuis le mois d'octobre. Bien sûr. Il y a une tendance un peu difficile dans cet indicateur. Mais en regardant l'historique de ces deux indicateurs, normalement, le trimmed mean a tendance à suivre le core PCE. Ce n'est pas le core PCE

33:14
Présentateur

qui suit le trim mean. On enlève les parties les plus chaudes de l'inflation et les parties les plus froides. On enlève les deux extrêmes. Alors pas forcément dans les mêmes mesures. Parfois, on enlève un peu plus de l'extrême chaud. Bref, c'est un calcul aussi compliqué qui mérite

33:29
Invité

de rentrer

33:30
Présentateur

un peu dans le détail.

33:31
Invité

C'est un peu à la mode, mais c'est bizarre parce que chaque mois on enlève les éléments différents. Oui, c'est ça. Voilà. Pour faire une série, c'est compliqué. Ça devient compliqué de faire des vraies comparaisons historiques. Donc, je ne sais pas s'il va utiliser ça pour dire que voilà, on peut justifier une réduction des taux. Il parle d'un changement de modèle utilisé par la Fed, voilà, d'utiliser un modèle monétariste. Je ne sais pas ce que ça veut dire en termes de changement de taux, mais depuis quelques années, il y a une accélération des masses monétaires aux US. Ce n'est pas énorme, mais ça peut justifier une hausse des taux.

Donc, ça peut aller dans tous les sens, en tout cas, les marchés. Des règles de Taylor lui permettraient

34:23
Présentateur

de monter les taux et lui auraient permis de monter les taux dès le mois de juin, par exemple, si on appliquait strictement ces fameuses règles. En tout cas, au début de l'année,

34:32
Invité

dans ma tête, dans mes discours, j'avais prévu trois réductions de taux chez la Fed. Je crois que c'était plutôt dans les marchés. Mais je crois que cette ouverture de possibilité de réduire les taux, je crois que cette fenêtre est fermée. et le débat est plutôt est-ce qu'on reste là où on est ou est-ce qu'on doit serrer ? J'ai du mal à imaginer qu'ils vont serrer dans les mois à venir et à notre estimation, ils vont rester là où ils sont pendant peut-être 12 mois. Donc, une très longue pause, effectivement. Au Royaume-Uni, la Banque d'Angleterre, je crois, parce que l'inflation se comporte très bien, je crois qu'il y a la possibilité que la Banque d'Angleterre réduire les taux.

et au Japon, il est clair qu'avec un taux officiel de 1%, ils ont besoin de continuer de remonter. Ils sont largement derrière la courbe et plus qu'ils remontent les taux et les autres banques centrales ne montent pas, plus il y a la possibilité que le Yen retrouve une espèce de... Remonte un peu, se renforce. Non, on remonte énormément. Oui, énormément, bien sûr, j'entends. Parce que vraiment,

36:00
Présentateur

c'est hyper bas. On peut lire la baisse du Yen et la volatilité des parties longues de la courbe obligataire japonaise comme un marché qui demande effectivement à la Banque du Japon d'aller sans doute un peu plus vite dans son resserrement et qu'elle est sans doute trop en retard aujourd'hui. Sur Walsh, qu'est-ce que vous en dites à Société Générale CIB, Ninon, quel degré d'incertitude ça met ou ça remet dans les marchés de taux et les marchés obligataires mondiaux puisqu'on parle des Etats-Unis forcément ?

36:27
Invité

Déjà de notre côté on est plutôt d'accord aussi sur le fait que la Fed va rester inchangée dans les prochains mois et après pour le marché des taux plus directement le fait que Walsh souhaite supprimer la forward guidance pour nous la conséquence directe c'est plus de volatilité sur la partie courte de la courbe américaine parce que le marché va devoir plus lire les données économiques donc peut-être plus de réactions marquées lors des prints d'inflation ou du marché de l'emploi et il y aura moins de signaux aussi pendant les meetings de banque centrale moins de signaux entre les meetings donc potentiellement pour nous plus de volatilité sur la partie courte Xavier, un mot ?

Oui, je pense que c'est une bonne nouvelle qu'il y aura moins de communication parce qu'il y avait beaucoup trop de communication venant de la Fed

37:17
Présentateur

Et que dire de la Banque Centrale Européenne parce qu'il y a beaucoup de communication aussi de la part de la Banque Centrale Européenne Christine Lagarde s'exprime parfois plusieurs fois par semaine il faut quand même le noter Xavier, ça nous ramène à un temps alors que tout le monde n'a pas connu mais on a pu réévoquer cette période des années 90 à l'occasion de la disparition d'Alan Greenspan il y a quelques semaines à peine Je crois que j'ai bien connu Non mais on l'a tous connu d'une manière ou d'une autre mais en tout cas il a laissé un héritage pour le coup important 5 mandats à la tête de la Fed ça marque les esprits bien sûr les gens qui observaient comme on dit à l'époque et les marchés ça laisse évidemment un héritage important est-ce que c'est le bon moment de revenir à ce un peu ce mode de fonctionnement des années 90

38:01
Invité

Disons qu'on a beaucoup communiqué depuis 2008 le format aujourd'hui est différent on a un petit peu oublié cette période là donc on peut aussi vraiment revenir à une méthode de communication différente je suis assez d'accord ça va apporter de la volatilité je trouve que la volatilité sur les taux courts c'est une bonne chose ça permet aussi aux différents investisseurs de se poser les bonnes questions sur l'économie donc aujourd'hui je trouve que ça fait sens de revenir à ce type de communication donc plus de forward guidance tant mieux en fait ça évitera de se dire voilà le message est clair et donc en fin de compte on fait ce que la banque centrale nous dit de faire c'est ça c'est l'argument qu'il utilise

38:47
Présentateur

et qui est assez imparable il faut dire voilà donc la responsabilité va revenir aux investisseurs bon il nous reste un minute tour de table parce qu'il faut quand même qu'on parle de l'IA après ces sujets de politique monétaire est-ce qu'il y a une forme de saturation dans le marché autour du thème de l'IA quand on voit les résultats de Samsung pourtant éclatants exceptionnels au-delà du consensus et des attentes et pourtant une sanction du titre qu'est-ce que ça nous dit quand même déjà du poids de l'IA dans les portefeuilles et si l'idée est de se diversifier quelle est une bonne logique de diversification aujourd'hui Xavier

39:21
Invité

alors déjà on en parlait tout à l'heure mais c'est vrai que la vraie question c'est de savoir où est l'IA aujourd'hui elle se diffuse un petit peu partout et un peu dans tous les secteurs je pense que c'est aussi pour ça qu'on peut avoir des déceptions ou du moins voir des valeurs rebaissées alors que les résultats sont excellents ensuite on est quand même dans une situation où les investissements dans l'IA ont été extrêmement importants il y a sûrement aussi une rotation sectorielle qui est en train de se mettre en place sur l'électrification sur les data centers donc évidemment d'autres valeurs sur lesquelles il faut peut-être se repositionner si on pense à l'Europe à des sociétés comme Prismian on est dans cette situation où il y a une transmission de la valeur IA quelle qu'elle soit ce n'est pas et aller retrouver de la valeur sur des sociétés qui ne s'appuient pas que sur ça et qui apportent autre chose et qui sont dans la chaîne de valeur d'accord donc pour moi c'est cette rotation ce n'est pas le seul moteur non plus c'est ce que vous dites tout à fait je pense que c'est surtout ça qui est important donc des rotations sectorielles de ce type et ensuite il faut regarder d'autres secteurs on n'arrête pas de parler de hausse des taux longs les banques financières voilà les financières je pense que ça fait sens de les regarder de nouveau il y a évidemment de la valeur il y a de la transformation et on voit bien que le taux de crédit à la fausse entreprise et aux ménages augmente donc on est dans cette situation où les banques retrouvent de la valeur véritablement et se retrouvent avec un véritable écart de valorisation et donc les banques

40:58
Présentateur

ça se joue bien en Europe par exemple ça se joue très bien en Europe très très bien bon Paul logique alors comment oui comment on gère le thème est-ce qu'il faut embrasser le thème le plus largement possible est-ce qu'il faut faire des choix un peu radicaux c'est compliqué même voilà des hyperscalers au semi-conducteur et puis même dans un segment de marché aller faire du picking on me dit toujours que c'est un marché de stock picker ça l'est depuis 25 ans mais ce que je veux dire c'est que là il ne faut pas se tromper de valeur la sélection elle présente aussi quand même un risque important donc comment on gère ce thème IA et où est-ce qu'on trouve de la diversification voire de la décorrélation

41:37
Invité

décorrélation ça c'est ça n'existe plus il faut regarder les commos c'est là où on a vraiment la décorrélation mais je crois que pour l'IA on a vu il y a des vagues successives donc il y avait les hyperscalers et là ça ne marche plus depuis l'automne dernier oui ils ont mal performé c'est pour ça qu'un indice comme le Magnificent 7 qui est nul comme indice c'est un mélange bizarre mais en faisant la comparaison entre le Magnificent 7 et par exemple le Russell 2000 donc les petits les petits et les moyennes entreprises il n'y a aucune comparaison il y a une sous-performance de la part des hyperscalers c'est les lags 7 et les mega caps mais le relais a été passé aux gens qui fournissent les produits les matériaux aux hyperscalers ok vous voulez investir comme ça oui on a des produits pour vous donc la Corée du Sud le Taïwan et eux-mêmes sont en train de lancer des plans d'investissement massifs en capacité et oui et il faut toujours s'en souvenir que l'industrie de semi-conducteurs les puces c'est parmi les plus cycliques parce que une fois que ça va bien il y a une augmentation de capacité qui pousse vers le bas les prix qui détruit les bénéfices donc une sous-performance boursière et puis il retire la capacité et puis une réaugmentation donc il y a c'est le boom bust permanent boom bust mais j'étais à Taïwan à Taipei il y a c'était le mois de mai et je leur disais vous devez être très heureux avec l'argent que vous avez gagné mais à votre place je diversifierai la portefeuille parce que ça ne peut pas continuer et alors vous leur conseillez quoi pour se diversifier beaucoup de donc en termes de classe d'actifs comme toujours actions oui pas les US ou à l'intérieur des US pas les secteurs tech et transport le reste les finances les banques oui je suis tout à fait d'accord côté si on veut jouer les taux tout ce qui est des produits avec de la duration très courte les CLO oui triple A rated CLOs bank loans les taux sont assez intéressants il n'y a pas le risque attaché à un mouvement des taux d'intérêt donc il y a plusieurs façons et une diversification géographique je trouve toujours que la Chine en termes d'actions est intéressante avec beaucoup de valeurs tech et les gens qui fournissent les composants aux producteurs en Corée et en Taïwan donc il y a beaucoup de possibilités pour se diversifier mais le vrai challenge c'est d'identifier quelle sera la prochaine vague s'il y en aura et si le secteur n'était pas hyper régulé ça sera peut-être les gens qui génèrent l'électricité et qui vendent l'électricité mais il y a beaucoup trop de régulations je crois pour que on peut vraiment jouer une vague la vague finale sera une tout petite vague mais ça sera le moment que tout le monde en profite de l'IA

45:33
Présentateur

donc on n'y est pas encore non merci à vous trois merci d'avoir été des invités de Planète Marché ce soir Paul Jackson Invesco Xavier Chapon Arkea Asset Management et Nino Bachel Société Générale CIV le dernier quart d'heure de SmartBourse chaque soir c'est le quart d'heure thématique nous parlons philanthropie ce soir dans le sillage des grands prix de la philanthropie organisé par le groupe FICA de la maison mère de Bismarck l'événement se déroulait en fin d'année 2025 mais c'est l'occasion de recevoir quand même certains des lauréats encore aujourd'hui avec notamment la directrice générale de Mirova Foundation qui est à mes côtés en plateau Anne-Claire Roux bonsoir Anne-Claire

46:20
Invité

bonsoir

46:20
Présentateur

merci beaucoup d'être avec nous je discute avec vous rapidement avant qu'on prenne l'antenne parce que je veux bien qu'on dise un petit mot de l'histoire de cette fondation Mirova Mirova Foundation vous êtes là depuis le lancement alors je crois qu'en plus le nom a été un peu modifié je crois au cours des dernières années et là il y a même un plan stratégique qui vous porte 2023 2025-2030 c'est ça vous nous racontez un peu l'histoire de la fondation quel était le brief de départ quand vous êtes arrivé chez Mirova pour lancer cette fondation quel retour d'expérience vous en faites aujourd'hui et c'est quoi le plan jusqu'à 2030

46:52
Invité

ouais merci écoutez en fait c'est vrai que nous notre fondation fait ces 5 ans cette année et on avait un objectif assez clair au débarrage à la fois parce que on n'est pas juste la fondation de n'importe quelle entreprise j'allais dire de Mirova qui est déjà une entreprise engagée qui est passée entreprise à mission Bicorp dont l'ADN c'est d'investir dans les solutions dans les entreprises durables et donc quand Mirova a décidé il y a 5 ans de créer sa fondation c'était vraiment avec l'idée de se dire comment on va utiliser la philanthropie comme levier supplémentaire notre métier d'investisseur à impact pour aller là où l'investissement ne peut pas aller à travers la philanthropie et le mécénat et donc financer l'angle mort de nos investissements donc déjà c'était un parti pris assez engagé et puis il y avait peut-être deux autres volets autour de ça déjà c'est les moyens que Mirova a décidé de mettre sur sa fondation puisque on a réalisé notre première mesure d'impact pour nos 5 ans et on a quand même un budget de quasiment 10 millions d'euros qui a été alloué à la fondation en 5 ans pour financer près de 120 projets donc c'est une ambition quand même assez forte si on compare à la taille de Mirova par rapport à d'autres très grosses entreprises je pense qu'on peut être très fiers collectivement de la fondation et puis enfin le dernier volet c'était aussi quel type de mécène on veut être et quelle philanthropie on veut aussi porter dans l'univers des fonds et fondations et donc là encore aussi en résonance avec ce que Mirova essaye de porter dans l'univers financier pouvoir aussi le transposer dans l'univers de la philanthropie et donc concrètement ça nous a permis de se dire qu'on voulait financer que sur du pluriannuel les projets de manière structurante

48:28
Présentateur

donner de la visibilité aux porteurs des projets c'est ça pas être obligé de revenir tous les 6 mois auprès de votre fondation ou des autres pour revenir chercher de l'argent c'est ça

48:37
Invité

exactement parce que une des premières choses qui moi m'a frappée quand je suis arrivée à la tête de la fondation ça a été de pouvoir échanger avec des associations et de comprendre où étaient les trous dans la raquette de leur côté et la plus grosse difficulté du secteur associatif qui se confirme encore plus quand là aujourd'hui on voit quand même les difficultés de financement que rencontre le secteur associatif et le SS de manière générale c'est le manque de visibilité sur les financements donc c'est à dire que même quand parfois on a la chance en tant qu'association d'avoir des financements renouvelés chaque année il faut revenir donc nous on permet à nos associations d'avoir plus de sérénité et ça ça ressort aussi beaucoup de notre notre mesure d'impact se dire que sur 3 ans minimum parfois on renouvelle jusqu'à 5 ou 6 ans mais sur 3 ans minimum les financements sont sécurisés on apporte aussi des financements structurants on a des enveloppes moyennes de 250 000 euros sur 3 ans donc pour le secteur associatif c'est quand même important donc c'est pas juste un petit complément exactement c'est plus que ça quand même et ça veut dire aussi que nous en tant que philanthropes ça nous force aussi à nous questionner à faire des choix plus difficiles parce que du coup on finance moins de projets mais on essaie vraiment d'avoir cet accompagnement structurant et puis un des autres volets aussi de cette visibilité sur la durée c'est aussi faire ce qu'on appelle dans notre jargon un peu du non fléché et donc concrètement ça veut dire qu'on accepte de financer la structure de l'association pas juste d'imposer que notre don aille sur un projet spécifique

49:58
Présentateur

d'accord vous laissez une liberté d'usage quand même aux porteurs de projets

50:02
Invité

exactement et ça cette liberté d'affectation du don c'est quelque chose qui se développe heureusement mais qui n'est pas encore assez répandu et que nous on aimerait vraiment pouvoir aussi pousser dans l'univers de la philanthropie parce que cette combinaison du pluriannuel de l'affectation libre de don et de l'accompagnement financier mais aussi extra financier structurant pour nous c'est ça aussi qui permet vraiment au secteur associatif de pouvoir se déployer de pouvoir déployer leurs projets

50:32
Présentateur

je voulais parler de philanthropie stratégique mais on aurait dû l'écrire pour cette interview parce que je comprends que c'est un vrai levier stratégique pour la société de gestion Mirovat j'adore l'expression que vous disiez financer les angles morts que notre métier traditionnel ne permet pas de financer je trouve que c'est très très éclairant et vous allez même jusqu'à parler de venture philanthropie c'est ça Anne-Cher ? donc on finance les aventures celles qui ont du mal à trouver effectivement ces fonds nécessaires à l'amorçage des projets

51:00
Invité

et la venture philanthropie ça a été un moyen pour nous aussi parce qu'on est dans un univers de financier chez Mirovat donc de montrer aussi que la philanthropie c'est aussi quelque chose de sérieux de professionnel et que même si là on est dans une démarche à but non lucratif donc on n'est pas du tout dans la démarche d'investissement qui est différente bien entendu chez Mirovat malgré tout il y a une volonté quand même d'accompagner de manière extrêmement professionnelle le secteur associatif et c'est cette venture philanthropie c'est à dire comment on applique les principes du venture exactement à la philanthropie

51:32
Présentateur

du capital risque on dit en français capital risque en anglais venture c'est l'aventure bon on voit déjà la différence culturelle mais voilà

51:38
Invité

et donc c'est vraiment cette approche là qu'on a voulu aussi qui est portée mais de manière très marginale par certaines fondations en France un petit peu plus dans le milieu anglo-saxon et nous en plus ça nous semblait faire le pont assez logiquement aussi entre notre métier de base qui est l'investissement chez Mirova et la vision stratégique de la philanthropie qu'on voulait porter avec Mirova Foundation

51:58
Présentateur

On va parler des leviers d'action autour de l'émancipation et de l'autonomie mais ça fait 5 ans que vous êtes à la tête de la fondation vous avez une vue j'imagine un peu globale du marché de la philanthropie en France par rapport au monde anglo-saxon vous constatez qu'on est en phase de professionnalisation ça devient des leviers stratégiques pour les entreprises c'est pris au sérieux de plus en plus Anne-Claire ?

52:20
Invité

Beaucoup plus moi en 5 ans j'ai vraiment vu la différence mais on va dire qu'on est passé de quelque chose qui était extrêmement marginal à une prise en considération et une envie de faire différemment du secteur philanthropique mais qui reste encore quand même minoritaire donc on est passé de la marge à un mouvement qui se développe et qui n'est pas encore complètement le mouvement global mais on voit quand même qu'il y a du progrès et je pense que ce qui est aussi intéressant c'est de voir qu'à la fois des fondations d'entreprises mais aussi des fondations familiales des structures comme la Fondation de France se questionnent donc ça c'est important je pense de questionner la manière de faire et se dire que peut-être il faudrait qu'aujourd'hui on fasse différemment et puis ce que j'observe aussi qui est intéressant c'est de se dire qu'on a quand même une marge de manœuvre assez importante puisqu'aujourd'hui selon les études et les baromètres on estime plus ou moins que seulement 10 à 15% des entreprises que les entreprises donnent à travers le mécénat dans le mécénat majoritairement ont des fondations mais parfois donnent sans avoir de structure dédiée à la philanthropie et donc si on a envie d'être optimiste on peut voir que les financements se raréfient mais qu'en même temps ça veut dire qu'il y a quasiment encore 90% d'entreprises qu'on peut embarquer en leur montrant aussi tous les bénéfices y compris pour l'interne

53:31
Présentateur

alors voilà ma question qu'est-ce que ça crée comme cercle vertueux quand dans une entreprise on a une fondation opérationnelle

53:42
Invité

ça crée vraiment et encore une fois ça on a pu le mesurer aussi à travers notre mesure d'impact au-là du ressenti qu'on a eu parce que sur cette mesure d'impact on a vraiment voulu évaluer est-ce que notre approche de venture philanthropie fonctionne auprès des associations et donc ça effectivement tout ce que j'ai pu vous dire sur la visibilité l'accompagnement la montée en compétences bien sûr que ça aide de manière structurante les associations mais on a aussi voulu mesurer notre impact effectivement sur l'interne les collaborateurs la politique RSE la marque employeur l'engagement des collaborateurs et on a des retours qui sont extrêmement positifs parce que ce qu'on voit c'est que ça renforce vraiment le sentiment et la fierté d'appartenance à l'entreprise alors c'est sûr que chez Mirova on a déjà la chance d'être dans une entreprise engagée mais vraiment la fondation ressort très régulièrement dans la partie RSE durabilité qu'est-ce qui nous rend fiers dans les engagements de notre entreprise ce qui est fait via la fondation est important on a aussi toute la partie mécénat de compétences bénévolat de compétences qui peut être fait sur le temps de travail donc ça c'est aussi un engagement que Mirova a pris permettre aux salariés sur leur temps de travail de s'engager auprès de la fondation et de nos associations et puis après nous on a aussi j'allais dire un autre levier qui est intéressant c'est dans le financement de la fondation puisqu'on a une partie de nos financements qui provient de frais de gestion de nos fonds chez Mirova et donc ça ça permet aussi d'engager les équipes de gestion de gestion de ces fonds mais qui sont vraiment engagés y compris dans notre process de sélection de projet pour s'assurer de manière c'est un vrai travail collaboratif et construit ensemble c'est l'équipe de la fondation qui apporte son expertise mais de manière concertée avec les équipes de gestion pour choisir et sélectionner les projets qui sont financés par notre fondation

55:19
Présentateur

il nous reste deux minutes pour évoquer quand même les choix que vous avez fait autour de l'émancipation et de l'autonomisation ou de l'autonomie qui ne font pas les mots les plus jolies en français non, l'émancipation aussi c'est bien c'est empowerment comme on dit souvent en anglais pourquoi ces choix et concrètement si vous avez quelques exemples à citer pour montrer comment vous participez à cette logique d'émancipation comme je vous le disais

55:44
Invité

sur l'anglement c'est vrai que ce qu'on a décidé y compris dans notre plus stratégique 2025-2030 au démarrage on avait une visée assez large climat, biodiversité, inclusion sur cet angle mort Mirova côté investissement est déjà très présent sur la partie environnementale et clairement même si on fait des choses sur l'investissement solidaire et le social l'angle mort de nos investissements reste sur le social c'est pour ça que sur la feuille stratégique 2025-2030 on a fait vraiment ce choix de comment on accompagne chacun à plus d'émancipation d'autonomisation à travers trois leviers stratégiques l'accès à l'éducation qui nous semble être quand même la base pour ça l'accès à l'emploi et à la formation derrière et puis enfin l'accès aux ressources essentielles où là on va aussi combiner la partie environnementale puisqu'on a deux grands programmes accès aux énergies vertes en Afrique et lutte contre la précarité énergétique en France et donc là pour nous c'est vraiment aussi vraiment le moyen d'aligner en fait ce qu'on ne peut pas apporter via l'investissement c'est à dire comment on fait en sorte que la transition énergétique soit une transition juste et socialement acceptable et qui bénéficie au plus grand nombre

56:44
Présentateur

bon la venture philanthropie pour financer les angles morts donc que l'investissement traditionnel ne peut pas financer c'est le rôle de cette fondation chez Mirova la Mirova Foundation vous en êtes la directrice générale Anne-Claire Roux merci beaucoup d'avoir été avec nous

56:58
Invité

merci à vous

56:58
Présentateur

dans ce dernier quart d'heure de Smart Bourse que vous retrouvez comme toutes nos interviews en replay et sur Bsmart.fr Sous-titrage Société Radio-Canada