Surveillante tuée : E. Macron et F. Bayrou à la hauteur ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous les deux. Bonjour mademelle. Merci beaucoup d'être là.
Bonjour Missa. Merci également d'être avec nous communiquante fondatrice de l'agence Émilie Conseil. On va revenir sur ce drame hier en Haut Marne.
Cette surveillante qui a été tuée d'un coup de couteau par un élève de 14 ans. On verra les réactions politiques. Alors que Marine Le Pen dénonce du laxisme pur et dur.
Emmanuel Macron et François Bairou ont apporté dès hier soir des premières réponses. Interdiction de vente d'armes blanches aux mineurs, interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans, mise en place dans les prochains mois. On va revenir évidemment sur les conséquences de ce drame politique et ce que ça dit aussi de notre société.
Et puis Steve, autre sujet de ce club, on va se pencher sur la France rurale. Oui. Qu'est-ce que la France rurale ?
Il y a une grande étude qui a été menée par quatre associations et vous allez voir, il y a beaucoup beaucoup de clichés. mais qu'on va démonter. On voit ça dans quelques instants.
D'abord, on regarde l'actualité dans nos régions du côté de la Haute Marne [Musique] et l'actualité dans nos régions, c'est avec nos partenaires de la presse régionale et on va à Chaumon en Haute Marne. Bonjour Céline Clément, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes rédactrice en chef au journal de la haute marne.
Céline, on imagine évidemment le choc dans votre département, le choc à nos gens après le meurtre d'une surveillante poignardée à mort hier par un élève de 14 ans à l'entrée du collège. Oui, effectivement, c'est une une onde de choc comme vous pouvez bien l'imaginer. Euh je dirais deux mots hein pour qualifier un petit peu ce qu'on a pu ressentir hier sur le terrain.
C'est euh de la stupeur et de la sidération. Alors pourquoi ? parce qu'en fait le le la tragédie se déroule dans une petite commune rurale de Haut Marne.
Nogens 3500 habitants. Voilà, une petite cité on va dire paisible dans un collège aussi on va dire à taille très humaine puisqu'on est il y a un peu plus de de 300 élèves. Et donc ce qu'on a pu ressentir des témoignages recueillis hier par nos équipes sur le terrain, c'est on tout le monde pensait que ça ne pouvait pas arriver ici.
Voilà, pas ici, pas dans nos territoires ruraux qu'on pensait à on va dire à l'abri de ce type de de tragédie. Euh d'ailleurs, la sénatrice de Haut Marne, Anne-Marinet d'Élec, euh était sur place hier à nos gens parce qu'il se trouve qu'elle est ancienne mère de de nos gens et euh elle euh le elle témoignait elle-même de sa de sa sidération et tous les témoignages qu'on a pu recueillir, euh les habitants euh bien sûr, les élus, les commerçants de nos gens, euh voilà, tout tout le monde parle d'une voilà d'une d'une tragédie qu'on pensait inimaginable dans nos territoires ruraux. Et Céline, est-ce que on en sait plus ce matin sur la personnalité à la fois de la victime et puis de l'auteur des faits ?
Alors euh la personnalité de de la victime euh alors de la même manière, on a pu voir euh hier soir et on va dire toute la nuit euh fleurir, je sais pas si c'est le terme sur les réseaux sociaux, un élan de de comment dire de compassion, d'empathie et d'amitié envers Mélanie, cette assistante d'éducation tragiquement décédée hier, voilà, à l'âge de 31 ans. C'est quelqu'un qui est décrite comme voilà qui incarnait le le la joie de vivre, quelqu'un de de de douce, d'adorable, nous ont dit certains membres de de sa famille. euh voilà qui laisse euh voilà qui avait un petit garçon de 4 ans euh voilà c'est on va dire elle est à l'image des des habitants de de la haute marnne voilà des des des gens euh on va dire qui qui ont de de qui sont qui ont de l'énergie euh qui sont euh vivants, qui ont envie de se battre pour leur territoire.
Elle était Mélanie était conseillère municipale d'une toute petite commune de Haut Marne. Voilà pour résumer un petit peu sa personnalité. Et d'ailleurs, je je j'ai appris ce matin qu'un rassemblement à Chumon aurait lieu en fin d'après-midi aujourd'hui euh pour que tous ceux qui souhaitent lui rendre hommage puissent le faire.
Place de l'hôtel de ville à Chaumont. Euh alors quant à la personnalité de l'auteur des faits, ce jeune ados, on va dire, de 14 ans, euh on en sait un petit peu moins. Alors, je ne sais pas si ça a évolué depuis hier toute fin de journée, mais le le le l'ado l'adolescent Quentin 14 ans, originaire d'une petite commune à 5 6 km de nos gens euh n'avait pas ne s'était pas exprimé euh au cours de son audition auprès des des enquêteurs.
Alors, je ne sais pas si depuis il l'a fait, je sais qu'on aura un point avec le procureur de la République en fin de journée aujourd'hui. Est-ce qu'il a pu euh expliquer euh son geste ? Je ne sais pas.
Voilà, je ne le sais pas aujourd'hui. Pour en revenir à sa personnalité, ce que ce qu'on a pu en savoir [Musique] euh c'est que alors il avait eu des difficultés avec le le collège mais plutôt en début d'année scolaire qui lui avait valu de comment dire il avait été exclu de manière très temporaire du collège à deux reprises. Et pareil de de ce qu'on a pu comprendre et apprendre hier, c'est que depuis tout semblait être rentré dans l'ordre.
Quentin était même devenu ambassadeur de lutte contre le harcèlement au sein de sa classe. Voilà. Donc voilà, on nen sait pas plus mais voilà, on imagine aussi le le le drame voilà pour pour la pour la famille, ses parents et son frère.
Merci beaucoup Céline, merci pour toutes ces informations et on a appris grâce à vous ce rassemblement qui aura donc lieu aujourd'hui à à Chaumon en hommage à la victime et puis Ellisabeth Borde, la ministre de l'éducation nationale qui annonce également ce matin qui une minute de silence sera observée demain midi dans tous les établissements scolaires du pays. Merci beaucoup Céline Clément, la une du journal de la Haute Marne évidemment consacrée à ce drame drame absolu au collège. C'est à la une de votre journal ce matin.
Avant de parler des réponses politiques, évidemment c'est le choc et l'émotion dans la haute marne. On avait avec Céline mais mais dans tout le pays Benjamin. Oui, bien sûr.
C'est-à-dire que qui plus c'est un événement qui se produit après d'autres événements qui font que aujourd'hui le milieu scolaire n'apparaît plus comme il pouvait apparaître dans une image très idéalisée de l'école quand même du début du 20e siècle ou de la fin du 19e comme cet espace sacré hein. Peggy, je crois qu'il disait "J'aime ces murs blancs". Parce qu'à l'école et bien justement vous aviez à la fois cette neutralité, c'était une forme de cocon.
En tout cas, c'était présenté comme ça pour les enfants. Ça n'a jamais vraiment tout à fait été ça. Mais aujourd'hui qu' on voit que le milieu scolaire est un milieu de grande violence et un milieu dans lequel la violence de la société bah non seulement n'est pas exclue mais où elle mais où même elle s'installe.
H et Émilie, que que dire des réactions politiques qui ont suivi ce drame ? Évidemment, il y a il y a c'est la classe politique qui était horrifiée dans son ensemble, mais est-ce qu'on avait pas des des réactions peut-être un peu plus mesuré que précédemment dans ce type de fait ? Oui, c'est possible parce que évidemment la la l'agresseur est très jeune, euh la victime, enfin, il y a une espèce de on est un peu c'est un peu une stupeur par rapport à à cet événement-là.
Euh parmi d'autres faits divers, hein. C'est vrai qu'il y a eu pas mal de choses ces derniers temps euh dans l'enseignement, mais euh on sait pas en fait, c'est que on comprend bien qu'il y a une difficulté à traiter et que c'est comme un un problème à plusieurs facettes parce que il y a la question de l'école, qu'est-ce qu'on y fait ? Qu'est-ce qu'on peut y faire ?
Comment on peut protéger ces enseignants ? Il y a la question des jeunes aussi. On sait qu'il y a une un une problématique très forte de santé mentale qui s'est renforcée depuis le Covid avec un état de la psychiatrie et de la pédopsychiatrie qui est assez déficiente.
Euh donc il y a plusieurs choses comme ça et il y a cette espèce d'autorité qu'onarrive plus à faire respecter. Donc je pense que les nuances qu'on apporte c'est parce que il y a pas une réponse et d'ailleurs on entend et vous allez en parler hein des réponses qui sont données ici ou là qui paraissent assez faibles par rapport à l'ampleur du phénomène. Interdire des âmes ou interdire des réseaux sociaux, ça paraît assez petit et même contournable.
On on comprend bien que c'est un problème de société globalement et qu'on a beaucoup beaucoup de mal à s'y attaquer et on a l'impression que ça peut continuer comme ça parce que parce qu'on a pas la prise, on n plus la prise sur ce genre d'événement. Et justement, on va voir hein les premières réponses hein euh notamment de l'exécutif puisque dès hier soir François Bairou et Emmanuel Macron ont chacun pris la parole sur le sujet avec de nouvelles mesures. Marion Lompageux invité hier soir 20h de TF1, le Premier ministre réagit au meurtre de l'assistant d'éducation de 31 ans tué au couteau par un élève de 14 ans.
François propose l'interdiction de la vente d'armes blanches pour les mineurs mais sans préciser les moyens légaux. tout de suite euh le euh l'élargissement de la liste euh des armes blanches des couteaux euh c'est tout de suite. Et euh l'imposition que ce soit euh une vérification d'âge de celui qui reçoit le colis, c'est tout de suite aussi en mai, le président de la République voulait déjà imposer une vérification de l'âge pour s'inscrire sur les plateformes.
Sur France 2. Hier soir, Emmanuel Macron réitère et fait le lien entre les réseaux sociaux et la mort de cette surveillante. Et donc, on doit interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans parce qu'en férité et vous allez le faire quand ?
Et ben je vais vous dire, c'est simple. Je nous donne quelques mois pour arriver à faire la mobilisation européenne sinon sinon je négocierai avec les Européens pour que nous on commence à le faire en France. On peut pas attendre.
Le ministre de l'intérieur a de son côté délaissé sa rétorique sécuritaire. Dans cet établissement, il y avait déjà eu un contrôle. Il y a déjà une première leçon.
Vous voyez bien que la réponse, elle ne peut pas être seulement sécuritaire. S'il y avait des gendarmes, s'il y avait eu 10 gendarmes de plus, 20 gendarmes de plus, ça n'aurait rien empêché. Plus de 6000 contrôles inopinés ont été réalisés dans des établissements scolaires entre le 26 mars et le 26 mai. 200 couteaux ont été saisis.
On voit Benjamin, Emmanuel Macron, François Bairou qui désire ont annoncé des première mesure. Alors, il y a déjà beaucoup de mesures qui existent. Est-ce qu'il est nécessaire d'avoir encore de nouvelles mesures où il faut déjà appliquer celles qui existent ?
Alors, je suis pas spécialiste de sécurité publique et donc je pas porter de jugement troptoire, mais il est vrai que la réduction du nombre de euh de d'armes blanches qui pourrait être à disposition des mineurs, c'est objectivement une mesure très symbolique, hein. Vous pouvez un couteau de cuisine et là-dessus, bah pas grand-chose entre guillemets ne pourrait l'empêcher. Les portiques à l'entrée des écoles, ça filtre pas les instruments en céramique.
Et par ailleurs, on sait au vu des expériences étrangères que c'est pas d'une utilité totalement folle. De l'autre côté, bah les réseaux sociaux, c'est bien beau mais Infin des années qu'on en parle et il n'est pas certain que ce soit aujourd'hui l'Alpha et l'oméga comme Naguer ont visé les jeux vidéos. Donc on voit et je reviens tout à fait sur ce que disait Émilie, c'est-à-dire que on voit qu'en fait il y a pas de réponse simple mais en même temps face à un tel drame, le politique peut pas simplement dire bah écoutez il y a pas de réponse simple, c'est ce qu'a essayé de faire Ellisabeth Borne il y a quelques jours et tout le monde lui est tombé dessus et donc dans ce cadre-là il faut une réponse.
Probablement le politique sait-il que cette réponse là elle n'est ni tout à fait pertinente ni tout à fait à la hauteur mais il ne peut pas s'empêcher politiquement d'annoncer des choses sinon on va l'accuser d'impuissance. Or, en la matière, la pire des choses pour le politique, c'est de dire "Je ne peux pas." Est-ce que en terme de de com, Émilie, c'est c'est bien ou c'est un peu contre-productif ce qu'a fait l'exécutif hier ?
C'est-à-dire de réagir dans la foulée pour montrer effectivement qu'il y a une réponse, mais avec peut-être le le sentiment que les réponses elles sont pas forcément très réalistes, en tout cas à mettre en place. C'est très efficace. D'accord.
Je suis je suis assez d'accord avec Benjamin Morel. Ils sont obligés de donner quelques éléments de réponse, même si elles paraissent en effet ridicules. Enfin, réseau social, n'importe qui peut contourner l'âge et les armes, c'est pareil.
Donc c'est complètement à côté de la plaque par rapport à l'ampleur de ce phénomène. Mais ils sont obligés d'avancer quelques mesures même si elles sont pas crédibles. Moi je pense qu'il y a quand même enfin je reviens là-dessus l'éducation et si on parle de la santé mentale si on élargit la santé mentale c'était des objectifs prioritaires d'Emmanuel Macron.
Je sais pas si vous vous en souvenez de Gabriel Atal aussi quand il a été premier ministre. C'est quelque chose qu'on trimballe depuis longtemps mais dont on ne s'occupe pas. Donc forcément au bout d'un moment bah forcément ça se cumule, les problèmes se cumulent et on sait pas comment faire.
Une exclusion, j'entendais par exemple les exclusions de de jeunes enfants qui sont violents comme ça, les professeurs le font une fois, deux fois. S'ils le font de manière permanente, ces enfants, on sait pas ce qu'ils deviennent. on n pas de structure.
Donc c'est vrai que pour avoir assisté même à des conseils comme ça, bah ils essaient d'éviter ça parce que on sait qu'après ils sont lancés dans un Omanland et ils sont quasiment irrécupérables. Donc on voit bien qu'il y a plein d'endroits et pareil hein pour les enseignants qui ont quand même un déficit d'autorité mais probablement parce que la société a changé et on sait pas comment les renforcer. Il y a quelques temps, on parlait d'un rapport sur qu'est-ce que c'est le métier d'un enseignant.
Je sais pas si vous vous souvenez aussi il y a quelques années, on n' pas beaucoup avancé là-dessus sur comment aider les professeurs euh à faire preuve d'autorité, à se protéger. On les épaule pas beaucoup. Donc évidemment toutes ces réponses, ça peut pas être en 5 minutes dans un 20h de TF hein.
Justement, puisque vous vous parlez d'autorité hier, Marine Le Pen a a parlé de laxisme pur et dur ce matin. On va écouter son allié Éric Sioti qui appelle un choc de l'autorité. On va l'écouter dans quelques instants.
On va passer du coup à la réponse judiciaire parce que hier Bruno Retaillot il disait la réponse elle peut pas être uniquement sécuritaire. Sous entendu, il faut aussi quand même une réponse judiciaire. On a vu il y a quelques semaines le parlement voter le texte de Gabriel Atal sur la la justice des mineurs et puis Gérald Armanin plus largement lui il fait de de nouvelles propositions notamment des peines minimales soutenu par François Bairou notamment la fin du surcil alors c'est c'est soutenu par François Baou mais pas forcément par l'ensemble de son camp on va voir ce qu'en pense la présidente de l'Assemblée nationale elle brun piet là aussi moi je suis en en désaccord je suis contre les peines planchées car je pense qu'il faut individualiser la sanction pénale.
C'est un principe constitutionnel et qui est au fondement de notre droit. Euh s'agissant de la suppression du surcil, j'y suis également opposée. En revanche, moi je plaide pour effectivement de courtes peines qui auraient lieu immédiatement et depuis très longtemps, j'avais créé un rapport sur les prisons et je plaidais pour des prisons en structure très allégées comme ils le font dans les pays nordiques.
Voilà, on dit déjà que c'est compliqué pour le gouvernement dans une majorité nationale fracturée, divisée. Là, on voit que c'est compliqué, y compris au sein de son propre camp. Il y a le Brun Piv, elle est pas d'accord avec ce propose Géral Darmanin.
Elle est pas d'accord et elle est pas tout à fait la seule mais c'est pas si nouveau. C'est-à-dire que dès 2017, on voit qu'il y a des clivage au sein même de cette majorité sur les sujets d'immigration et de sécurité. En d'autres termes, qu'est-ce que c'est le macronisme infiné ?
C'est une union du centre gauche et du centre droit qui se retrouve sur beaucoup de sujets, notamment sur l'économie, pas sur celui-là. Ça reste un élément qui est un élément clivant et ça reste un élément qui est un élément de définition politique pour ces deux parties, ces deux éléments de la majorité. Et donc dans ce cadre-là, on peut avoir de vrais sujets.
Par ailleurs, bah la question qui se pose, c'est également l'efficacité. C'est-à-dire que qu'est-ce qu'on fait en matière de loi pénale depuis à peu près les années 80 ? Chaque fois que il y a un drame, quelque chose, on augmente l'échelle des peines et on bande les muscles.
Mais finalement ces peines, on les fait peu exécuter parce qu'on en a pas vraiment les moyens. Et de l'autre côté et bien vous avez qui une réponse pénale qui est très longue, très lente parce que la justice n'a pas assez de moyens. Elle en a plus qu'il y a quelques années mais elle en a quand même pas assez.
Or, pour la justice est mineur, l'important c'est pas d'aligner les peines sur les majeurs, l'important c'est d'avoir une réponse très prompte. Et je reviens sur ce qui a été évoqué parfois également de mobiliser la psychiatrie parce que souvent c'est un sujet qui rentre dans la balance et là aussi il manque de moyens. Et donc dans ce cadre-là, on a d'un côté des ministres qui veulent exister sur ce sujet-là et pour ça faut une réponse rapide.
Il faut montrer que on est plus dur que n'importe qui et de l'autre côté bah il y a une réflexion plus large qui montre que c'est on l'a déjà fait 10 fois et que ça n'a pas forcément payé de résultat. On va l'écouter Eric Cheti. Ça y est euh l'allié de Marine Le Pen qui appelle donc un choc de l'autorité.
Ce qu'il faut en France c'est un choc d'autorité. C'est restaurer l'ordre. L'ordre dans la rue, l'ordre à l'école.
Il faut remettre les mesures que nous avions fait voter. J'avais fait voter une loi qui permettait un encadrement militaire pour les mineurs délinquant. Euh monsieur Hollande a arrêté cette loi.
Monsieur Macron a refusé de la réinstaller. J'avais fait voter une loi supprimant les allocations familiales aux parents défaillants, notamment ceux qui n'envoyaient pas leur gamins à l'école. Il faut refaire ce choc d'autorité.
Et on va avoir alors comme plusieurs semaines maintenant Marine Le Pen, ses alliés qui pilonnent le gouvernement dans une forme de surenchère. Oui. Ce qu'il y a ce qui est terrible c'est que ce qu'on entend et ce qui a le plus de gage en ce moment c'est justement des paroles de plus en plus fortes même si ça sert à rien parce que l'ordre ça se décrète pas et c'est ça qui pour l'instant est plus tendance qui ne sert à rien.
C'est de la communication politique. Ça permet de de critiquer le gouvernement et toute son action. Et c'est vrai que toute la partie plus nuancée et cette aile gauche qui a du mal à s'exprimer hein chez les Macronistes, bah on on pourrait imaginer que c'est là où il y a la solution finalement d'essayer d'avoir une synthèse, de pouvoir nuancer les propositions, d'aller plus loin sur les services publics, sur tout ce qui est défaillant à l'heure actuelle.
Mais ça ça va pas du tout, c'est pas tendance en fait. Donc ces voilà-là, elles vont augmenter, elles vont, même si ça ne sert à rien, c'est juste pour des points de vue euh voilà de communication et pour les élections à venir essayer de se faire euh une bonne santé sur euh sur ces mesures qui sont que de la surengère rhthorique en fait. Un dernier mot là-dessus, Marin.
Oui. Non mais électoralement par contre, c'est peut-être pas tout à fait idiot. En tout cas, aujourd'hui, vous avez un Edward Philippe qui essaie de dépasser par sa droite Bruno Retaillot, qui essaie de dépasser par sa droite Marine Le Pen pour essayer de conquérir et de structurer un électorat de droite qui sur les sujets de sécurité et d'immigration qui pour lui sont liés, c'est pas forcément le cas mais en tout cas c'est lié euh pour lui et bien c'est complètement homogénéisé et aligné en fait sur les positions du Rassemblement national.
Les politiques là-dessus suivent leurs électorats. Néanmoins, ils oublient en effet que Emmanuel Macron 2017, c'est 2/3 d'électeurs centre gauche, 1/3 centre droit et qu'en 2022, c'est encore 1/3 d'électeurs de centre gauche. Et là, on a une forme de nomansland électoral qui est en train de se structurer.
Ce qui fait également paniquer et Emmanuel Macron he quand il fait sa fameuse petite phrase à la PQR dimanche, bah c'est ce qui aussi sous-entend d'un point de vue électoral et de l'autre côté qui fait paniquer un certain nombre de députés macronistes qu'ils savent qui savent que sans report des électeurs de gauche au second tour contre le RN et bien ils sont de main sur un siège éjectable. D'où également ces prises de position qui d'un côté comme de l'autre ne sont pas que sur le fond, elles sont aussi très politiques. Alors, il y a des zones géographiques où le Rassemblement national gagne fortement du terrain.
C'est la France rurale et on va justement s'intéresser à cette France rurale. On parlera euh du vote dans quelques instants, mais d'abord Steve, que sait-on de cette France rurale ? Il y a une grande enquête qui a été menée par West France en partenariat avec France Culture.
Oui, c'est une étude menée par quatre associations. Plus de 3500 personnes ont été interrogé pour échanger sur le quotidien et les attentes des habitants des campagnes. Il s'agit pour commencer organ de bien nommer les choses.
Officiellement, il existe aujourd'hui 21,5 millions de personnes qui vivent dans la ruralité en France. Ça correspond à 33 % de la population totale. On se rend compte que certains ruraux ne savent pas forcément qu'ils le sont ou refusent de se définir comme tel.
Un certain nombre d'entre eux préfèrent les termes habitants de la campagne ou villageois. Avec ce rappel salitaire dans cette étude, les agriculteurs ne représentent que 2 % des campagnes. On a donc affaire à un paysage social plus varié que ce que laisse penser certains clichés. et des clichés qui conduisent à un malaise.
Oui, car les ru les rux ne se sentent pas ou mal représentés pour 83 % des sondés. Les médias et les politiques imposent souvent une vision caricaturale de la ruralité depuis la ville. Et puis on parle aussi régulièrement de préoccupation qui seraient propre aux personnes qui vivent à la campagne, préoccupation qui seraient différentes de celle des habitants des villes.
Et bien selon cette étude, c'est faux, complètement faux. Seulement 23 % des ruxaux désignent le clivage ville campagne comme la division la plus forte. C'est loin, très loin des traditionnels clivage entre riche et pauvres ou encore entre gauche et droite.
Et certains sujets d'inquiétude sont toutes mes propres aux habitants des campagnes. Oui, notamment le sentiment de relégation. Ça revient souvent dans les témoignages en raison de l'éloignement physique des centre-villes.
La conséquence directe, c'est la difficulté d'accès aux soins. Certaines personnes parfois âgées font plus de 100 km pour aller chez le dentiste car autour de chez eux il y a pas de dentiste. Autre conséquence de l'éloignement, le manque de commerce et de services de proximité.
Le meilleur symbole, c'est évidemment la fermeture progressive des boulangeries, parfois vécues comme un traumatisme. Et puis autre exemple avec la galère des transport, regarde les 18 25 ans issus de très petites communes passent en moyenne 2h37 dans les transports chaque jour. C'est énorme.
Comment ça se traduit politiquement tout ? Par un vote d'extrême droite, souvent nourri par ce sentiment de relégation. Les personnes qui vivent à la campagne ont plus tendance à voter à la droite de la droite.
En gros, plus on s'éloigne des centre-villes, plus le vote RN devient fort. Un exemple, lors des élections européennes de l'année dernière, 97 % des communes de 500 à 2000 habitants ont placé le RN en tête du scrutin. Plus les communes sont petites et plus Jordan Bardella fait le plein de voix.
C'est évidemment une donnée que tous les politiques ont en tête à quelques mois des élections municipales. Et puis dernière intéressante, regarde. 81 % des sondés estiment qu'on devrait davantage s'inspirer de ce qui se fait dans les zones rurales pour résoudre les problèmes de la France.
Les Français ont grosso modo une image positive de la campagne. Merci Steve pour les enseignements de de cette étude qui qui est riche en enseignement. Alors, c'est vrai qu'on avait on a beaucoup parlé de la France périphérique, de la fracture territoriale, de ce sentiment de relégation.
Emmanuel Macron en 2017, il avait même promis de de résoudre de résorber cette fracture territoriale. On voit quand on lit cette étude qu'il n'en est absolument rien. Non, mais partait d'un principe qui est qui qui s'est révélé complètement faux, c'était le rissellement.
Je sais pas si vous vous souvenez. C'est-à-dire que si on développe les grandes villes, les métropoles, bah ça va russer sur les territoires autour. et on s'est rendu compte que pas du tout en fait le le le cercle était très réduit et qu'après ça n'arrit pas les les différents territoires.
Il y a une véritable fracture et qui est de plus en plus forte. C'est aussi des territoires qui ont été un petit peu abandonnés par la gauche hein finalement et on voit que c'est le RN, il y a les ouvriers, il y a tout ces toutes ces tous ces territoires qui sont abandonnés des infrastructures publiques ou quoi. Et c'est vrai qu'on les voit toujours au moment des crises.
Vous parlez des agriculteurs mais c'est vrai que ça représente que 2 % de ces 33 % de population. Mais on a l'impression que ça représente beaucoup plus. On a l'impression parce que on a ce préjugé de dire campagne égale agriculture.
En fait, on est plein de préjugés. On voit jamais, en effet, on voit très rarement, sauf pendant les crises, ces personnes-là qui s'expriment et pourtant c'est quand même 70 % de la surface et 33 % de la population. Donc il y a un moment, il va falloir s'en occuper.
Ils ont des problématiques totalement différentes. C'est vrai que pendant la crise Covid, on a eu l'impression qu'on s on s'y réintéressé parce qu'il y a pas mal de gens qui sont allés télétravailler, qui ont redécouvert la campagne, qui se sont dit pourquoi pas, on va parler d'exode urbain, mais en fait pas du tout, mais c'est c'est très limité. Mais par contre, il y a eu ce regain d'intérêt et comme le disait Steve, c'est vrai qu'il y a des initiatives qui sont assez intéressantes et un des partenaires de cette étude Bouche Tonco travaille sur des épiceries participatifes.
Alors ça c'est ça paraît rien mais c'est parfois ce qui fait revivre des villages et reconstruire mais on on a un espèce de désintérêt comme si la France n'était organisée que sur des métropoles et comme si juste un truc comme si l'aménagement du territoire c'était devenu un gros mot. C'est-à-dire qu'on a quelques programmes de l'État qui diffusent dans les territoires, mais on n' pas une vision globale de cet aménagement du territoire qui existait auparavant avec la data ou des organismes comme ça. Ouais.
Et et puis cette France, elle a l'impression euh qu'elle est pas représentée, qu'elle est pas écoutée dans les médias mais aussi chez les politiques euh qui ne s'intéressent pas forcément à eux et du coup ça nourrit le votre assemblement national. Oui. Alors, c'est paradoxal parce qu'en fait, elle est plutôt surreprésentée par rapport à d'autres parties du pays, hein.
C'est-à-dire que en l'azer, par exemple, vous avez un député qui pèse 74000 habitants contre environ 1500 en Île-de-Fance. Donc, à partir de là, il y a plutôt une surreprésentation politique. Mais il y a en effet une sous-représentation symbolique de cette France et ça en effet c'est ressenti de manière terrible.
Et ensuite, bah sur le fond euh je rejoins en grande partie ce qui a été dit, c'est-à-dire que quand on a fait la décentralisation dans les années 80, on a dit on va faire que Paris etth et bien euh soit moins central et on va irriguer le pouvoir euh en région. Mais en réalité, qu'est-ce qu'on a fait ? On a construit des métropoles d'équilibre qui ont aspiré le tissu économique de leur périphérie.
Et donc on n pas vraiment déshabillé Paris en réalité, mais on a renforcé ces métropoles au dépend de leur arrière-pays. Et de l'autre côté, la péréquation, c'est-à-dire les mécanismes qui permettent de faire l'égalité entre les territoires les plus pauvres et les plus riches sont aujourd'hui fondamentalement défaillants. Je vous renvoie un livre qui avait été écrit par un géographe qui s'appelle Laurent Dav il y a quelques années qui montrait que les ressources en matière d'égalité territoriale en France bah sont lié à plusieurs grands piliers qui sont d'un côté les minimas sociaux parce que quand je suis en territoire rural et que j'ai un SMIC et bien malgré tout je consomme les allocations chômage et les pensions de retraite.
En d'autres termes la redistribution se fait par ce type de revenu. Si jamais je suis un retraité ou si jamais je suis un inactif en territoire euro, et bien je vais aller consommer, ça fait marcher un minimum de commerce. Mais ça c'est pas de la production.
L'autre élément et celui-là est extrêmement structurel et c'est compliqué de le résoudre, c'est tout bêtement la désindustrialisation. h vous ne pouvez pas avec une économie de service avoir une production en territoire rural ou périurbain suffisante. Ça concentre l'économie dans les métropoles.
C'est vrai en France, c'est vrai à l'étranger. Si vous avez en revanche en tissu industriel, par exemple en Allemagne, là vous pouvez mieux le répartir sur le territoire et vous créer de la valeur ajoutée. Le problème c'est que quand on a désindustrialisé et on a beaucoup désindustrialisés en France, on a tué là-dessus les capacités de cette France dite périphérique et aujourd'hui on en p le prix politique.
Un dernier mot Émilie, il nous reste 30 secondes parce que ce que dit cette étude c'est aussi alto cliché. Oui, alto cliché. Et puis il y a quand même des éléments un tout petit peu positifs, c'est que l'INC a commencé à définir ce que c'était le rural et pas seulement en creux de ce que de ce que ce que n'est pas l'urbain quoi.
Parce que en gros c'était ça. Oui. Alto cliché et puis s'intéresser.
C'est quand même une partie de la France. Je je reviendrai sur le le point de l'industrie. Il y a pas que l'industrie, il y a la défense aussi.
Il y a tous les emplois publics qui font vivre aussi ces territoires. Il y a des petits changements. On voit qu'on peut s'y intéresser.
Moi, je je comprends pas quoi qu'on considère qu'une partie de la France n'a pas voilà n'a pas sa place dans les médias, dans la sphère sociale. C'est complètement aberrent. Donc peut-être c'est pour ça qu'on en parle beaucoup dans cette émission voilà de de cette France rurale et notamment grâce à la presse régionale et dans ce club des territoires.
Vous restez avec nous, on regarde justement ce qu'elle est laine de la presse régionale. [Musique] Steve à la une choc après le meurtre d'une surveillante en haute marre. Elle s'appelait Mélanie, surveillante poignardée hier par un élève de 14 ans lors d'un contrôle de sac devant un collège de nos gens.
C'est elle la une de plusieurs quotidiens. Euh ce matin, l'est républicain, titre sur l'horreur et l'émotion qui touche toute une région et toute la France. L'Alsace revient sur cette violence qui frappe encore au collège.
Le bien public se demande comment rayer le fléo. Le télégramme revient sur les propositions mises en avant par les responsables politiques. On en parlait et François Baou a notamment promis d'interdire tout de suite la vente aux mineurs de tous les couteaux.
Autre drame, c'est dans l'ine cette fois. Deux pompiers ont été retrouvés morts hier dans la ville de Lan. Quelques heures plus tôt, ils étaient en intervention sur l'incendie d'un bâtiment du centre historique.
C'est à la une de l'Union. Ils avaient 22 et 23 ans. Tous deux étaient des pompiers volontaires.
Le ministre de l'intérieur s'est rendu sur place pour le rendre hommage. Emmanuel Macron a salué sur X des soldats du feu fidèles à leur engagement. Jusqu'au bout, une enquête a été ouverte pour homicide involontaire.
La Provence tient la sonnette d'alarme sur le secteur immobilier. Un secteur en crise à Marseille. Selon le journal, les loyers sont trop élevés.
Le prix du neuf explose. Les prêts bancaires sont de plus en plus difficilement accordés. Les professionnels de l'immobilier interpellent les politiques dans les pages du journal.
Dans les quartiers sud de Marseille, les loyers sont parmi les plus chers de France. Va faire chaud aujourd'hui jusqu'à 37°gr dans le sud. C'est là qu'il faut être midi libre.
Reviens sur cette vague de chaleur qui touche la France. Quoi que 37, je suis pas sûr la France. Cette semaine, le journal s'intéresse à civil, obligé de s'adapter à des conditions climatiques qui sont en train de devenir la norme.
Un nouveau rapport montre que la température moyenne mondiale de ce printemps a été la deuxième plus élevée, jamais enregistrée. Allez, finir au garos place au 24 heur du premier essai libre prévu ce mercredi. Le M libre parle d'une ambiance déjà très chaude dans les stands ou même en ville.
Les séances de dédicace des pilotes ont attiré des milliers de fans. La dernière édition des 24 heures du monde débute officiellement ce weekend. Et puis ce weekend, il y a quoi ?
Il y a quoi ce weekend ? PSG le mondial des club dimanche soir mais ou la fête vous regardez. Merci beaucoup merci merci Benjamin.
Merci à tous de nous avoir suivi à 15h. Vous suivez la séance de questions d'actualité au gouvernement au Sénat. À demain. [Musique]
Emmanuel Macron