Gabriel Attal attendu par les agriculteurs: la prise de parole de Jérôme Bayle en intégralité
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:21OuverteRéponse directe
Vous êtes là, ici, tout a commencé. Vous avez fédéré des blocus partout en France. Aujourd'hui, c'est un moment important, le Premier ministre doit venir vous voir ?
- 1:02OuverteRéponse directe
Les engagements, c'est quoi ? C'est revoir les taxes à la baisse, avoir un vrai revenu pour vivre de façon décente ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Ils n'en sont pas conscients ? Ils ont oublié ? Ils font semblant d'écouter ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Est-ce que le gouvernement vous a appelé ? Le ministère de l'Agriculture a-t-il cherché à savoir ce qui se passe ?
- 2:41OuverteRéponse directe
Joël Tournier, vous attendez quoi cet après-midi du Premier ministre ? Quelles mesures fortes pour dire qu'on vous a écoutés ?
- 3:14FerméeRéponse directe
Si jamais il n'y a rien, qu'est-ce que vous faites ? Vous restez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:46Invité politiqueFait
« J'aimerais parler avec lui, avoir une discussion avec lui, pour lui faire comprendre qu'il ne faut pas faire que la communication dans la vie. »
- 0:54Invité politiqueFait
« Il faut prouver. Comme j'ai dit, pour être respecté, il faut être respectable. »
- 0:57Invité politiqueFait
« Il vient nous rencontrer, c'est respectable. Mais pour qu'il soit respecté, il faut qu'il tienne ses engagements. »
- 1:12Invité politiqueFait
« On ne va pas sauver l'agriculture en une semaine, ni en deux jours, ni en trois jours. »
- 1:21Invité politiqueChiffre
« Un agriculteur, une exploitation familiale en France fait vivre trois à quatre personnes d'autres corps de métier. »
- 1:48Invité politiqueFait
« Et c'est eux qui nous implosent comment on doit faire. »
- 4:21Invité politiqueFait
« Je me sentais un peu responsable, parce que c'est moi qui ai lancé le mouvement. »
- 4:36Invité politiqueFait
« Si elles étaient, Alexandra et Camille, à 5h40 du matin encore sur le blocage, c'est qu'elles avaient des convictions et qu'elles étaient déterminées à vouloir aider à faire avancer le monde agricole. »
Temps de parole
- Jean-françois Bayle53 %
- Présentateur39 %
- Invité7 %
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Oui, tout a commencé ici. Ou alors, pour être vraiment très très précis, Philippe, ça a commencé, vous vous souvenez, avec les panneaux retournés. Il disait « on marche à l'envers ». Montesquieu-Volvestre, ici, là, c'est la commune où vit cet éleveur que vous avez découvert, il y a tout juste une semaine, dans ce conflit. Jérôme Baye, bonjour. Bonjour. Vous êtes là, ici, tout a commencé. C'est ici qu'est partie la révolte. Vous avez fédéré, il y a des blocus partout en France. Et aujourd'hui, c'est un moment important, parce que vous aviez dit, sur l'antenne de BFMTV, le Premier ministre doit venir nous voir. A priori, il ne sera pas très loin cet après-midi. Il va venir, ici ?
Je ne sais pas. J'espère. Je l'espère, parce que je pense que je l'ai assez provoqué, titillé. J'aimerais parler avec lui, avoir une discussion avec lui, pour lui faire comprendre qu'il ne faut pas faire que la communication dans la vie. Il faut prouver. Comme j'ai dit, pour être respecté, il faut être respectable. Il vient nous rencontrer, c'est respectable. Mais pour qu'il soit respecté, il faut qu'il tienne ses engagements.
Les engagements, c'est quoi ? C'est, bien sûr, revoir les taxes à la baisse, avoir un vrai revenu pour vivre de façon décente ?
Oui, c'est un tout. On ne va pas sauver l'agriculture en une semaine, ni en deux jours, ni en trois jours. Mais il faut qu'il prenne conscience que le monde agricole est un monde important. Un agriculteur, une exploitation familiale en France fait vivre trois à quatre personnes d'autres corps de métier. Donc c'est ça qu'ils ont oublié.
Ils n'en sont pas conscients ? Ils l'ont oublié ? Ils n'entendent pas ce message ? Ils font semblant d'écouter ?
Je ne sais pas, mais on va dire que tous les mecs qui parlent d'agriculture, tous les bureaucrates, tous ces gens qui font des lois et tout ça, ils ne savent même pas faire la différence entre une poule et un pigeon. Et c'est eux qui nous implosent comment on doit faire. Les gens nous apprennent, ils veulent nous apprendre, ils veulent nous reprendre. Comment on plante une prairie ? Quel jour on a le droit de planter la prairie ? Ce n'est pas ça. L'agriculture, ça ne marche pas comme ça.
Depuis le début de ce conflit, vous êtes devenu une personne emblématique. Est-ce que le gouvernement vous a appelé ? Est-ce que le ministère de l'Agriculture vous a appelé ? Est-ce qu'il y a eu des conseillers de Gabriel Attal qui ont voulu avoir des infos, savoir ce qui se passe ? Pourquoi ça ne va pas ?
Non, non, non, du tout aucun. Mais ça, ce n'est pas grave. Moi, on n'a pas fait... Quand on a monté le... On a lancé le mouvement, ça a été un coup de colère à la place du Capitole. Après, on a dit... Maintenant, on a parlé, on fait quoi. Nous, en effet, on a fait le contraire du gouvernement. Qu'on a donné une idée, on a pris publiquement la parole et on a tenu nos engagements.
Je reviens vers vous dans une seconde. Une question à Joël Tournier qui est à l'origine de ce mouvement à vos côtés, Jérôme. Joël Tournier, vous, vous attendez quoi cet après-midi du Premier ministre ? Qu'est-ce qu'il faudrait comme mesure forte qui vous permettrait de dire « Ok, on nous a écoutés ».
Mais du concret. Nous, sur notre revendication, comme on l'avait dit au départ, là, on veut avoir des réponses. On veut du concret, c'est-à-dire qu'il vienne avec des chiffres, des dates, quoi, comment, pour le GNR, des taxations, pardon. Voilà, enfin, l'eau des retenues, la redevance, les prélèvements. Enfin, voilà, toutes les petites questions qu'on lui a posées jusqu'à maintenant.
– Jérôme, si jamais il n'y a rien, qu'est-ce que vous faites ? Vous restez ?
– Bien sûr. On a à manger, à boire, on a du bois, donc on est bien ici. Ici, on vit bien, on rigole. Ça nous change notre quotidien, on voit du monde. On est bien, on vit bien, nous, ensemble. Et si on doit partir, on partira dignement. On nettoiera l'autoroute, on commence à engager, ça sera tout propre. Et on reprendra l'autre acteur, on rentrera dans nos fermes. Mais si on rentre dans nos fermes, ça veut dire qu'on aura gagné un match. Et ça, vous savez, dans le Sud-Ouest, quand on gagne un trophée, on le fête.
– La semaine a été difficile quand même, parce que dans cette semaine de lutte, de combat, il y a eu deux morts, deux personnes qui ont été tuées sur un barrage, des agricultrices qui étaient là, un couple avec leur fille, qui étaient aux côtés des agriculteurs, morts sur un barrage. Ça a été difficile, ça ?
– Bien sûr, bien sûr. Je l'ai dit et redit, je l'ai dit même sur votre antenne, je me sentais un peu responsable, parce que c'est moi qui ai lancé le mouvement. Mais voilà, si on ne lâche pas aujourd'hui, c'est grâce à elle et pour elle, parce qu'il faut se dire que si elles étaient, Alexandra et Camille, à 5h40 du matin encore sur le blocage, c'est qu'elles avaient des convictions et qu'elles étaient déterminées à vouloir aider à faire avancer le monde agricole et à sauver leur profession. – Demain, il y a une marche blanche, pas très loin d'ici, à Pamier, vous y serez ? – Bien sûr que j'y serai. Bien sûr, on a appelé, nous, à un gros soutien.
On a même demandé, je le demande même à l'antenne de BFM, de nous aider, parce que nous, chez les agriculteurs, quand il nous arrive un drame comme ça, il ne faut pas oublier qu'on a des animaux et pour soigner nos animaux, il faut du monde. Alors bien sûr, au début, il y a la solidarité, les voisins, mais ce n'est pas durable, donc on est obligé de prendre le service remplacement. Et bien sûr, ça coûte très cher et je ne pense pas que son mari a aujourd'hui… – Il y a la cagnotte, hein ? – Bien sûr, donc il y a une cagnotte en ligne. Si les gens veulent donner et surtout, si BFM veut faire un geste, ça sera avec grand plaisir qu'on le prendra, comme d'autres…
Allez, je ne vais pas mettre la pression, mais d'autres médias l'ont fait.
– Bon, merci. Message reçu 5 sur 5. Merci pour nous permettre de faire passer ces messages qui sont très très importants. Parfois, il y a la distance entre Paris et le terrain et c'est important de faire remonter ces informations du terrain, les informations qui viennent tout droit des paysans, ceux qui font le pays. Merci à tous les deux pour votre témoignage sur l'antenne de BFM TV. – Merci.
– Merci. – Merci. – Sous-titrage Société Radio-Canada –