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interviewLe Figaro (sur YouTube)· 15 juin 2010 14 min

Le Talk - Éric Ciotti - Le Figaro

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonsoir bienvenue au tocorange Le Figaro nous recevons ce soir Éric cotti qui est député UMP et aussi président du Conseil Général des Alpes Maritimes et également secrétaire national à la sécurité à l'UMP c'est ça bonsoir bonsoir alors cette fois ça y est les politiques vont devoir à leur tour serrer la la ceinture c'est François Fillon qui l'a annoncé il va interdire au ministre de cumuler pendant tout le temps où ils sont au gouvernement leur indemnité ministérielle avec leur retraite de parlementaire il était temps non je crois c'est légitime on demande et on va demander aux Français des efforts des efforts qui vont être quelquefois difficiles parce que la crise l'exige et il est légitime que dans ces efforts tout le monde soit appelé à participer et les parlementaires en premier je dirais même plus que les autres on a un devoir d'exemplarité il faut aujourd'hui que ce qui peut apparaître comme choquant à l'opinion publique légitimement parce que quand on est ministre on ne peut plus être parlementaire donc quand on est ministre on ne peut pas être retraité d'une fonction parlementaire surtout que la modification de la Constitution fait désormais que quand on n'est plus ministre on redevient automatiquement parlementaire donc il y avait quelque chose de choquant et le Premier ministre a eu raison d'affirmer très clairement ce principe de séparation entre une fonction ministérielle et une fonction parlementaire qu'elle soit active ou ou retraité alors le président de l'Assemblée nationale lui a indiqué de son côté qu'il était favorable à la suppression du système de double cotisation qui permet en fait de toucher une pleine retraite au bout de seulement 22,5 années de mandat là aussi vous trouvez que c'est une bonne chose oui je crois que c'est une bonne chose parce que là aussi les députés doivent être exemplaires je mettrais simplement un bémol il faut pas tomber non plus dans une sorte de populisme où les parlementaires ou les ministres seraient un peu livrés à une vindicte générale il faut qu'il y ait des règles il faut pas qu'il ait de privilège parce que les Français ne supportent pas et encore plus en période de crise ils ont raison ce qui peut apparaître à tort ou à raison comme un privilège mais il ne faut pas non plus tomber dans des excès dans une caricature il faut qu'il y ait une démocratie elle a un prix elle a un coût aussi et il faut l'assumer c'est la force de la démocratie et il faut pas sombrer aussi dans un discours qui caricature un peu et les ministres et les parlementaires alors lorsque é tout l'heure lors d'une séance de question à l'Assemblée nationale un petit peu ouleuse sur les retraites dynamique on va dire annonce que que dans la réforme des retraites à priori les les les les retraites chapeau c'est-à-dire C ces retraites qui ces pensions qui qui permettent au grand patron d'avoir des des statuts privilégiés risquent d'être touchés là c'est quoi c'est du populisme non c'est la fin d'un système qui a choqué et qui est choquant je trouve trouve qu'il est normal d'avoir des rémunérations à la hauteur de la mission qu'on occupe ça me choque pas qu'un grand patron ait une rémunération importante à la hauteur de la plus-value qu'il amène pour son entreprise même si c'est un très haut revenu ce qui me choque c'est ce revenu perdure après l'activité il y a aucune raison aujourd'hui à ce qu'il y ait cette exception qui puisse continuer encore une fois en période de crise c'est d'autant plus inacceptable donc je partage totalement la position d'Eric verors il y a juste une chose qui qui paraît qui est un petit peu embêtante c'est qu'on a l'impression que c'est ces mesures ce souci d'exemplarité apparaît suite à l'apparition dans dans la presse d'affaires un petit peu embarrassante c'est-à-dire des appartements de fonction de de Christian Estrosi de fadéa Amara ou ensuite la la rémunération de la mission de Christine Boutin on a l'impression que c'est en réaction à des des informations qui ont été publié dans la presse et qui ont effectivement choqué l'opinion publique oui mais là on est je dirais un peu dans ce que souhaitait éviter tout à l'heure voir se développer une forme d'anti-parlementarisme qu'on a bien connu dans dans l'histoire de France et qui n'a jamais été positive sur ces dossiers beaucoup ont contesté la réalité des attaques qu'ils avaient subis et avec avec raison donc aujourd'hui on est dans un cadre plus global on a entendu un message qui est un message d'inquiétude de la population face à la crise face à leur avenir l'avenir des retraites l'emploi et il faut il faut que les élus soient ex exemplaire que les ministres que les parlementaires soi associé à l'effort collectif comment demander aux Français un effort collectif et comment ne pas y être associé c'est tout simplement cette démarche qui anime le gouvernement et je crois qu'il a raison alors c'est demain que donc le le le le projet de loi sur les retraites va être présenté par Eric vert les dernières réunions d'arbitrage sont sont en train de se dérouler est-ce que vous vous vous avez des des informations vous savez si c'est 62 ou 63 ans c'est effectivement la la mesure que tout le monde attend enfin il n'y a pas que ça mais déjà ça vous vous savez est- quel quel est le l'âge que vous souhaiteriez voir arrêé je n'ai pas de confidence à vous livrer en cette instant ce que je souhaite c'est que cette réforme apporte une solution concrète à un problème majeur et je trouve que le gouvernement a beaucoup de courage le président de la République a beaucoup de courage d'initier cette réforme et quand je vois la posture du Parti socialiste encore cet après-midi à l'Assemblée nationale qui est tout simplement dans un dénis de vérité c'est presque pathologique ça mériterait qu'on y apporte des réponses adapté euh vraiment comment nier cette situation démographique cette évolution qui fait que depuis 50 ans depuis 1960 la durée de la retraite a doublé et le rapport entre ceux qui payent la retraite les actif pour les retraités a été divisé par deux donc il y a une évolution démographique incontestable en même en même temps on a une crise économique majeure d'une ampleur inégalée donc il fallait agir il faut le faire avec courage moi je souhaite que cette réforme elle soit à la fois à la hauteur des enjeux pour réduire les déficits 100 milliards d'euros si on ne fait rien en 2050 mais en même temps qu'elle maintienneent la cohésion sociale il ne faut pas tirer l'élastique trop loin il faut pas qu'il y ait de rupture il faut que cette réforme elle soit comprises il y a des efforts qui vont être demandés il faut que ces efforts soient mesurés à la hauteur de ce que peuvent supporter les Français dans une période difficile je crois que c'est cet équilibre que va parvenir d'atteindre que va par essayer d'atteindre le gouvernement c'est difficile mais on peut y arriver s'il y a un effort d'explication et c'est le cas aujourd'hui je crois alors enfin vous dites que les les les socialistes sont de manière générale plutôt opposé reposant néanmoins il y a des voix discordantes il y a celle de Dominique stroscan par exemple et dans un autre registre est-ce que vous avez entendu est-ce que vous avez apprécié l'évolution de François baayrou ces derniers temps par par que on a entendu hier elle était à l'émission motcroisé et on voit sur ce sujet notamment qu'il semble faire preuve de bonne volonté absolument je crois qu'il a une attitude responsable dans des situations de crise il y a des hommes qui ont une dimension d'homme d'État il a il en fait partie dominiquecan en fait partie et puis il y a ceux qui sont en permanence dans la posture politicienne c'est le cas de Martine aub c'est le cas de ségolen royale qui pense plutôt au primaire qu'à l'intérêt de la France dans ce dossier toutes les personnes de bonne volonté qui connaissent la réalité de la situation économique qu'elle soit française ou internationale ne peuvent qu'adhérer à la nécessité de réformer comment refuser de réformer le système de retraite ça veut dire qu'on va mettre à bas le système de retraite par répartition qui est notre pilier de la justice sociale dans notre pays depuis des décennies alors demain donc c'est le grand jour pour la réforme des retraites c'est aussi un grand bonjour pour vous puisque votre proposition de loi visant à adopter la suppression des allocations familiales en cas d'absentéisme scolaire va être examinée à l'Assemblée nationale alors pourquoi avait-on besoin d'une nouvelle loi parce que c'est un phénomène qui est grave et qui s'aggrave aujourd'hui 300000 jeunes en situation d'absentéisme 300000 enfants livrés à la loi de la rue plutôt qu'à la loi de l'école c'est beaucoup c'est trop et on a un dispositif qui fonctionne mal ou qui fonctionne peu depuis 2004 parce il y avait des déjà dans la loi de 2006 la possibilité de suspendre les allocations faminal j elle n'a jamais été appliquée par les conseils généraux sauf dans le mien dans le département des Alpes Maritimes et ça a marché mais pour des raisons je sais pas si je suis bon élève mais en tout cas le dispositif qu'on a mis en place de façon très concrète à fonctionner 2 tiers des enfants sont retournés vers l'école pour des raisons idéologiques parce qu'il y avait la suspension des allocations familiales les conseils généraux de gauche ont refusé de la mettre en place aujourd'hui on en tire les conséquences le phénomène s'est aggravé de 2 2003 2008 plus de points en moyenne donc nous voulons mettre au cœur du nouveau dispositif que je propose l'inspecteur d'académie un au fonctionnaire neutre indépendant qui va au sein de la chaîne éducative mettre en place un dispositif équilibré concret pragmatique équilibre entre droit et devoir moi je crois beaucoup dans notre société à la nécessité de réhabiliter les valeurs du respect de la règle les valeurs de responsabilité d'autorité aussi il faut pas avoir peur de ces mots et ils sont essentiels et ils sont essentiels au cœur de l'éducation nationale pour qu'elle continue à jouer son rôle et son rôle je dirais d'ascenseur social l'école c'est le seul patrimoine de ceux qui n'en ont pas donc il faut lutter contre ce fléo ce cancer comme l'a dit le président de la République et nous mettons un outil de plus dans une boîte à outils plus globale de lutte contre l'absentéisme alors justement le le président de la République s'est emparé à nouveau de ce sujet parce que bon c'est son c'est sa c'est son Teros il a été élu notamment là-dessus euh néanmoins certains sont dubitatifs sur son bilan en matière de sécurité alors nous avons une question d'un internautes notamment d'Eden qui dit voilà le bilan de Sarkozy sur la sécurité est exécrable depuis 2002 régression de l'État de droit et des libertés publiques malgré divers artifice pour baisser les statistiques ne faut-il pas admettre que sa politique a échoué et en changé demande d'Eden pas du tout bien évidemment je dirais que la politique depuis le 2002 en matière de sécurité c'est une réussite c'est une réussite c'est une réussite globale il y a pas de réussite absolue en matière de sécurité il faut être humble là-dessus pour moi la sécurité zéro n'existe pas mais de chiffres simplement le taux d'élucidation entre 2002 et aujourd'hui a augmenté de 50 % c'est-à-dire qu'un CRIM et délit sur de de plus é lucidé c'est une réponse aux victimes la délinquence a baissé de 15 % depuis 2002 les vols avec violence ont baissés 33 % il y a des résultats très conc personne ne peut objectivement le nier la courbe de l'insécurité a été inversée 97 2002 + 17 % 2002 aujourd'hui - 15 bien sûr il y a des difficultés les vols avec violence aujourd'hui dans certains secteurs c'est le seul paramètrre qui a augmenté c'est pour cela que le ministre de l'Intérieur a agi très concrètement contre ces vols avec violence contre les cambriolage contre les atteintes aux personnes âgées on a des dispositif d' dans la loi d'orientation il faut toujours s'adapter la lutte contre la délinquence c'est une guerre de mouvement on a remporté des batailles on n' pas remporté la guerre en la matière donc il faut être vigilant il faut être réactif il faut s'adapter on l'a fait avec la loi contre les bandes le ministre de l'Intérieur le fait avec la lutte contre les trafics de stupéfiants il a lancé véritablement une offensive depuis le début de l'année très fort 2000 trafiquants arrêtés encore hier une saisie de drogue de 160 kg il y a des résultats les crimes ont diminué de 50 % depuis 2002 on le dit rarement mais c'est une réalité aujourd'hui il faut aller encore plus loin j'en conviens mais en tout cas qui peut nier les succès obtenus par Nicolas Sarkozi en matière de sécurité al petite question dernière la laap saucisson pinard du 18e arrondissement organisé notamment par un grouuscule d'extrême droite a finalement été interdit par la préfecture de police c'est une bonne chose bien sûr c'était une provocation et il faut combattre toutes les provocations tous ceux qui peut mettre de la haine de la séparation dans notre société doit être mise à l'écart de façon générale ces apéos présentent des dangers je suis très réservé beaucoup ont été interdits par les maires je crois qu'ils ont bien fait il me semble que le phénomène se dégonfle mais en tout cas dans cette exemple il faut pas sombrer dans la provocation d'accord et enfin dernière question très rapidement l'appel du 19 juin ça vous inquiète c'est-à-dire le mouvement lancé le 19 juinen par Dominique de pilp non la majorité doit être plurielle il peut il doit y avoir des et on ne peut que s'enrichir mutuellement des débats tant qu'il reste je dirais limité au cadre de la cohésion de la majorité aujourd'hui il faut qu'on soit uni il faut qu'on soit solidaire que Dominique de Villepin apporte sa contribution au débat pourquoi pas c'est une voix qui compte et elle peut s'exprimer légitimement mais j'espère qu'elle le fera dans le cadre de l'Union de la majorité très bien merci éic sootti à demain pour une nouvelle édition du tocorange le figarou au revoir [Musique]