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InterviewC à vous (sur YouTube)· 29 janvier 2025 52 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSantéJustice

Fin de vie : Marina Carrère d’Encausse en colère contre les propos de Bayrou - C à vous - 29/01/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00ComplaisanteRéponse directe

    Les places sont chères pour assister à ce match.

  • 4:00OuverteRéponse directe

    La France et l'Algérie au bord de la rupture. Que faire ? La diplomatie ou l'épreuve de force ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Il y a 2 écoles. Celle de B.Retailleau et celle de J.-N.Barrot. Bonsoir.

  • 8:00RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous savez quelle est la bonne méthode et est-ce qu'il y en a une après la reconnaissance par la France de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Ces tensions se déroulent sur le fond d'un débat toujours aussi passionné en France sur la question de l'immigration, avec notamment la polémique sur l'expression employée par F.Bayrou de 'sentiment de submersion migratoire'.

  • 12:00FerméeRéponse directe

    Vous auriez employé cette expression empruntée à l'extrême droite ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00P.CohenFait
    « La crise diplomatique s'est encore aggravée à cause d'une histoire de contrôle des passeports à Orly et Roissy. »
  • 12:00J.-N.BarrotFait
    « La reconduite à la frontière des étrangers en situation irrégulière n'est pas accomplie dans la plupart des cas. »
  • 16:00J.-N.BarrotFait
    « Les frontières de l'Europe ne sont pas négociables ni à l'Ouest, ni à l'Est, ni au Nord, ni au Sud. »
  • 18:00J.-N.BarrotFait
    « Il est impensable d'imaginer une négociation à laquelle les Ukrainiens ne participeraient pas. »
  • 20:00J.-N.BarrotFait
    « Nous avons, avec les autres pays européens, des liens de solidarité très forts. »
  • 24:00F.BayrouFait
    « On a apporté cette aide à mourir à des adolescents simplement parce qu'ils étaient mal dans leur peau. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Bonsoir.

Emilie? - E.Tran Nguyen: Il n'y a pas que la gauche que F.Bayrou a réussi à se mettre à dos.

La Belgique est très en colère depuis que le Premier ministre a déclaré que nos voisins belges ont pu apporter l'aide à mourir à des adolescents simplement parce qu'ils étaient mal dans leur peau. - A.-E.Lemoine: Ca a fait bondir l'ancien Premier ministre belge, qui qualifie les propos de F.Bayrou de "contrevérités ahurissantes".

On en parle avec M.Carrère d'Encausse pour cette mise au point. Elle est médecin et journaliste de France 5 et anime également "Enquête de santé" sur France 5. - M.Bouhafsi: Après "C à vous", dans 2h30, Brest s'apprête à vivre son plus grand moment en Coupe d'Europe.

Brest va affronter le Real Madrid pour une qualification en 8es de finale. Il y a de la folie en Bretagne. - A.-E.Lemoine: Les places sont chères pour assister à ce match. - P.Cohen: La France et l'Algérie au bord de la rupture.

La crise diplomatique s'est encore aggravée à cause d'une histoire de contrôle des passeports à Orly et Roissy. Que faire? La diplomatie ou l'épreuve de force? - A.-E.Lemoine: Il y a 2 écoles.

Celle de B.Retailleau et celle de J.-N.Barrot, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, notre invité.

Bonsoir. Lorrain? - L.Sénéchal: Déjà condamné pour les viols de Mazan, D.Pelicot sera entendu demain au pôle cold case de Nanterre dans 2 affaires distinctes qui remontent aux années 90. - A.-E.Lemoine: Dont un meurtre. - P.Lescure: "Un parfait inconnu", le biopic qui raconte les débuts de B.Dylan avec T.Chalamet sort aujourd'hui.

Moi qui adule B.Dylan et qui déteste les biopics, je suis époustouflé par T.Chalamet. - A.-E.Lemoine: Je pensais que vous alliez dire que vous détestiez T.Chalamet.

Il n'est pas nommé aux Oscars? - P.Lescure: Il est nommé.

On en parle tout à l'heure. - A.-E.Lemoine: Après 20h, A.Sthers s'interroge sur les gestes qu'on reçoit en héritage de nos parents et arrière-grands-parents.

A.Ascaride et R.Guédiguian font équipe dans la vie et à l'écran depuis plus de 40 ans.

Cette fois, R.Guédiguian confie un rôle de pie voleuse, mais pour la bonne cause, à A.Ascaride.

M.McQueen est en cuisine. Sa success-story est extraordinaire.

Elle a conquis les Etats-Unis avec des crêpes qu'elle vend très cher. Elles ont du caviar. Mais ce soir, pas de caviar dans ses crêpes aux côtés de P.-A.Damecour. - P.-A.Damecour: Bonsoir.

J'apprends les crêpes...

Rires. Pourtant, je suis fils de crêpier...

C'est vrai. - A.-E.Lemoine: Il y a des gestes qui ne se transmettent pas... - M.McQueen: On a du fromage, du gruyère, du poulet rôti...

De la truffe, bien sûr...

Du saumon fumé, du pesto, de la mozzarella et des champignons. - A.-E.Lemoine: Reprenez la main, je vous en prie.

C'est urgent. Votre livre, "Une ambition sans limite", est déjà classé numéro 1 des ventes sur Amazon. On en parle tout à l'heure au dîner.

Tout de suite, l'Edito. Jusqu'où ira la dégradation des relations entre la France et l'Algérie? - P.Cohen: Peut-être jusqu'à la rupture.

Le climat est chaque jour plus dur que la veille, sans précédent depuis l'indépendance. Les médias algériens sont lancés dans une campagne de haine contre la France et ses dirigeants. Le journal télévisé de ce matin sur la chaîne TV3... ... - P.Cohen: Le réquisitoire dure plus de 4 minutes.

Ce n'est pas un sujet isolé. La raison ou le prétexte de cette nouvelle offensive: des passagers algériens mal accueillis aux aéroports d'Orly et de Roissy. Ces derniers jours, plusieurs témoignages évoquent des attentes interminables et des traitements dégradants et discriminatoires de la part de la police de l'air et des frontières.

Des incidents qui ont conduit hier à la convocation par les autorités de l'ambassadeur de France à Alger pour la 2e fois en un peu plus d'un mois. Le voici. Il est à la une d'un quotidien avec ce titre: "La communauté algérienne est une ligne rouge." La veille, le même journal s'en prenait à B.Retailleau, "ministre de la Haine contre l'Algérie".

Il est également accusé de faire subir un calvaire aux voyageurs algériens. "Le Soir d'Algérie" en parle également...

E.Macron avait utilisé le mot "déshonneur" pour évoquer le sort de B.Sansal, l'écrivain franco-algérien en prison depuis la mi-novembre. - E.Macron: L'Algérie entre dans une histoire qui la déshonore à empêcher un homme gravement malade de se soigner. - P.Cohen: Une semaine auparavant, le président algérien traitait B.Sansal d'imposteur en s'adressant à la France et en évoquant les martyrs de la guerre d'Algérie. - Je me considère comme l'enfant de Mostefa Ben Boulaïd, de tous les martyrs...

Vous m'envoyez aujourd'hui un imposteur qui ne connaît pas son identité, qui ne connaît pas son père et qui vient me dire que la moitié de l'Algérie appartient à un autre Etat. - P.Cohen: B.Sansal, c'est l'imposteur.

Et les autres, que vous voyez à l'écran, des combattants de la guerre d'Indépendance, morts au combat il y a 65 ou 70 ans, mais dont le souvenir est ressassé en permanence dans les diatribes antifrançaises d'un pouvoir algérien vieillissant, fragile et paranoïaque qui s'alimente en permanence de nos réactions à ses attaques...

Il fera son biais de ce que je fais maintenant, avec cet édito. Il n'y a aucun effet sur les Algériens. Ces médias ont beau répandre la haine de la France, une bonne partie de la jeunesse rêve de fuir leur pays sclérosé pour s'installer à l'étranger et si possible en France. 70 % de la population a moins de 30 ans.

C'est donc l'intérêt de la France de renouer avec Alger pour des raisons migratoires et d'essayer de recoller la vaisselle cassée. - A.-E.Lemoine: Mais comment faire? - P.Cohen: Il y a 2 écoles au sein du gouvernement.

Le bad cop, c'est B.Retailleau. Il en paye le prix dans la presse algérienne, pour avoir plaidé en faveur de mesures fortes et pas seulement sur le plan des visas.

Il y a eu plusieurs guerres des visas entre les 2 pays. Et le good cop, c'est vous, qui misez la diplomatie. C'est votre fonction.

Vous êtes le chef de notre diplomatie. Vous vous dites disponible pour aller parler à Alger pour dialoguer. Pas de réponse pour l'instant.

Est-ce que vous savez quelle est la bonne méthode et est-ce que vous savez s'il y en a une après la reconnaissance par la France de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, en juillet dernier, cause sacrée pour le Maroc et pour l'Algérie? On a choisi le Maroc. A-t-on la moindre chance de renouer avec l'Algérie? - J.-N.Barrot: Il n'y a pas de "good cop, bad cop".

Chacun est dans son rôle. Le ministre de l'Intérieur est chargé d'assurer l'ordre public sur le territoire. Lorsqu'il identifie, interpelle des influenceurs qui appellent au crime, au meurtre, sur les réseaux sociaux, c'est normal qu'il fasse preuve de fermeté.

Mon job, c'est de trouver des solutions et de faire en sorte que nos 2 pays, l'Algérie et la France, 2 grands pays de la Méditerranée, voisins, puissent surmonter cette période de tension et revenir aux efforts qu'ils avaient initiés en 2022 pour dresser une stratégie de coopération, qui a été signée par les 2 présidents... - P.Cohen: 2022, E.Macron était allé à Alger à la rencontre du président... - J.-N.Barrot: Cela définissait les termes de notre coopération.

Que l'on pense à la migration, à l'économie, au reste, c'est par la coopération qu'on obtient les meilleurs résultats. J'en veux pour preuve qu'à partir du moment où nous avons signé cette déclaration d'Alger en 2022, qui était dans l'intérêt des 2 pays, nous avons multiplié par 3 le nombre d'éloignements d'Algériens en situation irrégulière en France. La coopération, même sur la question de l'immigration irrégulière, ça fonctionne.

Evidemment, juste un point important...

Ca revient beaucoup dans les images projetées...

Il y avait un point de départ de ce redémarrage de la relation avec l'Algérie, qui était la question de la mémoire. C'est pour ça que le président de la République a demandé à B.Stora, un grand historien, de faire ce travail de mémoire, et à partir de là, de commencer à initier un certain nombre de reconnaissances.

La dernière, c'était le 1er novembre, avec la reconnaissance de l'assassinat de Larbi Ben M'hidi. On traite les questions mémorielles. Et ensuite, comme on a fait avec d'autres pays de la Méditerranée, dont le Maroc, on s'engage dans une coopération franche dans laquelle chacun a ses intérêts.

Mon job est de défendre les intérêts des Français. - A.-E.Lemoine: Le dialogue existe?

Vous avez émis le souhait de vous rendre à Alger et pas de réponse. Le dialogue est officiellement interrompu. - J.-N.Barrot: On est dans une situation de tension qui empêche la tenue d'un dialogue serein, y compris sur des sujets...

Vous me posiez la question sur l'accord de 68 vis-à-vis de l'Algérie...

En 2022, les Algériens et les Français ont dit qu'il fallait peut-être le faire évoluer une 4e fois. Mais il faut que les conditions se stabilisent et qu'on revienne à une forme de normalisation. J'appelle les Algériens à mettre de côté cette surenchère qui n'est ni dans l'intérêt de l'Algérie ni dans celui de la France. - P.Cohen: Donc il faut laisser un peu de temps et il n'y a rien à faire pour l'instant? - J.-N.Barrot: Je ne dis pas qu'il n'y a rien à faire.

Lorsque les intérêts français sont atteints, s'ils continuent d'être atteints...

Nous serons bien obligés d'en tenir compte. C'est pour ça que le président de la République et le Premier ministre ont demandé aux membres du gouvernement d'y réfléchir, pour les suites à donner et les mesures à prendre. Il y aura une réunion bientôt.

Mais plus généralement, si on se projette au-delà de l'horizon de la semaine ou du mois, nous avons besoin de retrouver une relation sereine et équilibrée pour défendre nos intérêts et tirer le maximum de notre relation avec ce pays voisin. - A.-E.Lemoine: Ces tensions se déroulent sur le fond d'un débat toujours aussi passionné en France sur la question de l'immigration, avec notamment la polémique sur l'expression employée par F.Bayrou de "sentiment de submersion migratoire".

Des propos qu'il n'a pas reniés mais qu'il a nuancés dans une réponse écrite lue cet après-midi devant les sénateurs. Il y expliquait que c'était le devoir de la France d'accueillir correctement ceux qui viennent dans notre pays, que la question, c'est la panne de l'intégration, tout en rappelant qu'il était impossible d'écarter ce que les Français éprouvent et expriment quand ils disent leur sentiment de submersion migratoire. Il n'empêche que les mots ont choqué.

Vous auriez employé cette expression empruntée à l'extrême droite? - J.-N.Barrot: Il faut bien entendre ce que le Premier ministre a dit, d'abord chez vos confrères de LCI, ensuite à l'Assemblée hier et aujourd'hui au Sénat....

Sa vision est très claire. Il dit d'ailleurs que l'immigration doit permettre de trouver des solutions pour un certain nombre de secteurs, d'entreprises. Quand on est élu, comme je le suis, d'un territoire comme les Yvelines, on est en permanence interpellé par des entreprises, des artisans, qui ont besoin d'obtenir la régularisation d'un certain nombre de travailleurs.

Ca, F.Bayrou le reconnaît parfaitement. En même temps, il dit clairement que nous ne pouvons nous satisfaire de la situation sur le front du contrôle de l'immigration irrégulière.

La reconduite à la frontière des étrangers en situation irrégulière n'est pas accomplie dans la plupart des cas. Et cela donne à nos concitoyens que l'Etat est défaillant. Parfois, dans certains territoires, il y a le sentiment que cette défaillance de l'Etat conduit à ce sentiment de submersion, en tout cas d'une disproportion...

C'est ce terme qu'il avait utilisé le premier... c'est faire beaucoup mieux et travailler de manière beaucoup plus efficace pour intégrer celles et ceux qui entrent de manière légale sur notre territoire, et agir beaucoup plus résolument et efficacement pour éloigner les étrangers en situation irrégulière. - A.-E.Lemoine: Aux Etats-Unis, D.Trump parle d'invasion.

C'est un fantasme sur lequel il fonde sa politique migratoire en promettant de lancer le plus grand programme d'expulsion de l'histoire américaine. Une politique qui, si elle est menée à bout, aura des conséquences bien au-delà des frontières américaines? - J.-N.Barrot: Je ne crois pas.

Je ne me sens pas du tout, pour ma part, influencé par les positions de D.Trump. Je ne fais pas partie de ceux qui considèrent qu'il faut une immigration zéro ou qu'il faut réduire la présence, réduire l'immigration comme un problème majeur qui mettrait en cause l'identité française...

Mais je suis convaincu que si nous ne parvenons pas à résoudre nos problèmes d'intégration et d'éloignement des étrangers en situation irrégulière, d'autres viendront avec des solutions beaucoup plus radicales, comme celles que portent monsieur Trump, qui, cette fois-ci, placeront le pays devant une impasse. - E.Tran Nguyen: Parmi les solutions radicales de D.Trump, il veut annexer le Groenland.

Samedi dernier, il a répété qu'il obtiendrait ce territoire autonome danois et que Copenhague finirait par céder. Hier, la Première ministre danoise était à Paris pour demander à l'Europe d'être solidaire avec son pays. ... - E.Tran Nguyen: C'est le signe qu'il faut prendre ces menaces au sérieux?

Est-ce que l'Europe saura résister à D.Trump s'il va jusqu'au bout de ses menaces? - J.-N.Barrot: Ce qui est clair, c'est que les frontières de l'Europe ne sont pas négociables ni à l'Ouest, ni à l'Est, ni au Nord, ni au Sud.

Nous avons, avec les autres pays européens, des liens de solidarité très forts. Alors, nous devons la pleine solidarité. C'est pour ça que le président de la République a reçu la Première ministre pour faire le point sur la situation.

Ensuite, il faut aussi dépasser certaines des déclarations de D.Trump pour comprendre véritablement où se situe le problème et d'où lui vient... - E.Tran Nguyen: Quel est l'enjeu derrière... - J.-N.Barrot: Voilà.

Il y en a plusieurs. Il y en a un très important: la sécurité dans l'Arctique. Le dérèglement climatique conduit à l'ouverture de nouvelles voies navigables sur les pôles, en particulier au pôle Nord, ce qui peut provoquer, pour l'Europe comme pour les Etats-Unis, des enjeux de sécurité nouveaux, en particulier l'accès à certaines grandes puissances comme la Russie ou la Chine, qui, dans la période récente, ont montré une certaine hostilité vis-à-vis de l'UE au travers de la guerre d'agression russe en Ukraine ou du soutien à la guerre d'agression russe en Ukraine.

Donc il n'est pas tout à fait surprenant que les Américains et les Européens commencent à se poser des questions. Est-ce que ça doit passer par une redéfinition des frontières? Absolument pas.

De toute façon, même si le Groenland est un territoire rattaché au royaume du Danemark, son avenir est aussi entre les mains du peuple groenlandais, qui sera amené à se prononcer sur cette question. Personne ne peut dicter au peuple groenlandais ce qu'il lui appartient de faire. C'est aussi à l'UE de pouvoir montrer au peuple groenlandais...

Ou de pouvoir l'amener à avoir une certaine fierté, un sentiment d'appartenance à notre Union, qui doit être plus forte qu'elle n'a pu l'être par le passé dans un moment de grand désordre mondial... - P.Cohen: L'Ukraine est entrée dans une période cruciale.

Chacun se demande quelles seront les initiatives de Trump, qui avait promis de régler le conflit très rapidement, mais ce sera au moins pour plusieurs mois. V.Poutine a pris les devants en proposant des discussions avec l'Ukraine à des conditions particulières. ... - P.Cohen: Donc il veut bien négocier avec Trump, il veut bien qu'il y ait des Ukrainiens, mais pas Zelensky...

C'est acceptable ou une façon de retarder encore d'éventuelles discussions? - J.-N.Barrot: C'est intéressant, en tout cas, de l'entendre parler de négociations et même de paix.

Ce n'était pas tout à fait le cas il y a encore 10 jours de cela. A mon avis, ce n'est pas tout à fait indépendant de l'ultimatum que lui a fixé D.Trump. "Ou tu viens à la table des négociations, ou alors je vais déployer tout l'arsenal de sanctions, de tarifs qui sont à ma disposition pour te forcer à le faire." En revanche, il est impensable d'imaginer une négociation à laquelle les Ukrainiens ne participeraient pas.

Les Européens non plus. C'est quand même les Ukrainiens qui se battent aujourd'hui. Si on veut atteindre une paix, encore faut-il que les Ukrainiens y consentent et qu'ils cessent les combats.

Comment voulez-vous imaginer une négociation dans laquelle ceux qui se battent sont exclus? Ils ne cesseront pas de combattre s'ils ont l'impression qu'une paix leur est imposée. Quant aux Européens, c'est notre sécurité qui est en jeu.

Aujourd'hui, ce sont les Ukrainiens qui se battent. Je ne vais pas dire à notre place, puisque c'est leur territoire agressé par la Russie...

Mais ils se battent en notre nom. Chaque fois que la Russie grignote une partie du territoire ukrainien, la Russie se rapproche de nous. C'est donc nous qui allons devoir veiller, cette fois-ci et une bonne fois pour toutes, à dissuader la menace de se déplacer un peu plus vers l'Ouest.

L'Ukraine, ça fait maintenant longtemps qu'on en parle. En 2014 déjà, il y a eu des cessez-le-feu. En 2015 aussi.

Mais tout ce qui a été fait à l'époque n'a pas suffi à dissuader V.Poutine. Si on veut que la paix soit juste mais qu'elle soit durable, et c'est à mon avis l'intention de D.Trump, il faut impliquer les Européens, qui joueront un rôle décisif pour garantir la paix. - A.-E.Lemoine: Un mot sur l'état des relations diplomatiques entre la France et les Etats-Unis.

B.Haddad, le ministre délégué chargé de l'Europe, se rend pendant 5 jours à Washington et Boston. Aucune rencontre n'est prévue avec l'administration Trump.

Pourquoi? Ce n'était pas le moment? Vous préfériez établir vous-même le contact? - J.-N.Barrot: Il a été invité à une conférence à Harvard, à laquelle il va participer.

C'est très utile pour faire entendre la voix de la France et de l'Europe. Cependant, pour ma part, j'ai échangé ce lundi avec mon homologue M.Rubio, que j'ai invité à venir la semaine prochaine à Paris pour participer à une réunion que nous organisons sur la Syrie et son avenir.

Ce sera l'occasion de faire un point de l'ensemble des sujets. Nous en avons un certain nombre, à commencer par l'Ukraine, la Syrie, bien sûr, mais aussi le Liban, le Proche-Orient et bien d'autres. - P.Cohen: Un mot...

On ne l'a pas évoqué tout à l'heure...

Vous avez des nouvelles récentes et fraîches de B.Sansal? Il est sorti de l'hôpital pour retourner en prison.

Il a été soigné mais il est retourné en prison. Est-ce que vous avez accès à des contacts soit de la part des autorités, soit de la part de proches de B.Sansal en Algérie? - J.-N.Barrot: Merci de rappeler que notre compatriote B.Sansal est aujourd'hui en détention dans une prison algérienne.

Nous sommes très préoccupés par les conditions de sa détention mais aussi par sa santé. Il a dû être soigné ces dernières semaines. Sa famille peut lui rendre visite une fois par semaine.

C'est ainsi que nous avons des nouvelles de lui. Jusqu'à présent, les autorités algériennes ont refusé la protection consulaire. C'est ce qui est en général de droit lorsque vous êtes un Français à l'étranger et détenu.

L'ambassadeur ou le consul peut vous rendre visite. - P.Cohen: Son avocat français n'a pas eu le droit non plus. - J.-N.Barrot: Donc par son avocat algérien, par sa famille qui lui rend visite régulièrement, nous avons des nouvelles.

Nous espérons que sa situation puisse avancer. J'en profite...

Même si ça peut paraître un peu éloigné à certains...

J'en profite pour vous dire que ce sujet des otages, des personnes détenues arbitrairement autour du monde, est une question qui est sans doute la plus lourde à porter quand on exerce mes fonctions. - A.-E.Lemoine: Ca concerne aussi 3 Français détenus en Iran. - J.-N.Barrot: On arrive au millième jour de leur détention arbitraire.

Ce sont des otages d'Etat en Iran dans des conditions que nous connaissons à peine, tant nous avons peu accès à eux. Ils ont été forcés à des aveux factices. Ils sont dans des cellules éclairées jour et nuit et sans doute amenés à dormir sur le sol.

Ils n'ont que des accès très limités à leur famille, dans des conditions qui ne leur permettent pas de s'exprimer. Nous espérons très vivement, et nous l'avons dit aux autorités iraniennes, leur libération prochaine. Il y a également O.Grondeau, qui a eu le courage de dire les conditions de sa détention au risque qu'elles s'aggravent.

Nous avons adressé des messages très fermes aux autorités iraniennes. J'ai appelé ce lundi l'UE à prendre à son tour des sanctions à l'encontre des responsables de cette détention arbitraire. Je finirai en disant, parce que c'est important de le savoir, que l'accompagnement à nos otages ou ex-otages ne s'arrête pas le jour de leur libération.

J'ai échangé par lettres interposées avec ceux qui ont pu sortir de la détention en Iran et qui peinent encore après des mois et parfois des années à se reconstruire. Nous réfléchissons donc à la manière d'améliorer encore l'accompagnement que nous leur devons. D'une certaine manière, c'est du fait de leur nationalité française qu'ils ont souffert de ces épreuves. - A.-E.Lemoine: Merci.

Vous restez avec nous pour la Story de M.Bouhafsi. - Historique. - Ca fait plaisir de voir que cette équipe qui n'a pas les moyens des grandes équipes fait mieux. - Ca va être difficile.

Il y aura Mbappé dans l'équipe en face. - Jamais rien n'est acquis. C'est juste à la dernière seconde. - Aucun joueur madrilène ne connaissait la région. - Allez, Brest! - M.Bouhafsi: C'est l'histoire de David contre Goliath, mais dans le football.

Ce soir, Brest affronte le Real Madrid en Champions League. D'un côté, les Bretons, budget de 48 millions. De l'autre, l'ogre espagnol, avoisinant les 950 millions d'euros.

Une rencontre inespérée pour les supporters, dont celui-ci, qui suit les Rouge et blanc depuis plus de 65 ans. - A Guingamp, en octobre 1991, dernier match du Brest Armorique avec D.Ginola, B.Lama...

Le club est rétrogradé. Il se retrouve 4 divisions en dessous devant 300 spectateurs ici. Il faudra 19 ans pour remonter en Ligue 1.

En 2025, il y a le Real de Madrid...

Tout le monde disait qu'on ne ferait pas grand-chose en Ligue des champions. Brest n'a pas la pression. Quel que soit le résultat, c'est une aventure merveilleuse. - M.Bouhafsi: Les Bretons sont d'ores et déjà qualifiés pour les 16es de finale de la compétition.

Ils peuvent même déjà rêver d'une qualification directe pour les 8es ce soir en cas d'exploit. Toute l'équipe est sur un petit nuage depuis le début de la saison. - E.Roy: D'avoir transmis beaucoup d'émotion à nos supporters et les gens qui nous suivent, c'est un grand plaisir.

Préparer ce match, c'est quand même fantastique. Si, en plus, on nous avait dit qu'on jouerait ce 8e match en étant déjà qualifiés pour les 16es de finale, et qu'il y aurait le Real Madrid avec nous pour ce dernier match, on l'aurait encore moins cru. - M.Bouhafsi: Brest est déjà sûr d'empocher 30 millions d'euros grâce à son parcours héroïque.

Ils veulent grandir et ne plus être le Petit Poucet. Pour cela, ils peuvent même compter sur le pouvoir de la spiritualité. - De temps en temps, je place quelques allusions.

Récemment, j'avais un mariage d'ultras du Stade brestois, qui était à Barcelone 4 jours avant son mariage. J'ai dit que tous, dans une vie de couple, on voulait avoir la victoire. Je prie pour que tous les gens qui viennent aient quelque chose de beau, de fraternel et de sympa.

J'ai eu un message d'une religieuse: "Tous pour Brest. On compte sur vos prières." - M.Bouhafsi: On parle des Bretons jusqu'aux plateaux des plus grandes chaînes anglo-saxonnes entre grandes légendes du football. ... - M.Bouhafsi: Vous aurez reconnu T.Henry.

Le match aura lieu ce soir à Guingamp. Le stade brestois n'est pas homologué, mais le public a tout de même ramené un panneau de la ville pour marquer son territoire à Guingamp. Les places se sont arrachées jusqu'à plus de 300 euros.

Les ultras qui ont fait le déplacement sont déjà chauds bouillants à 2 heures du coup d'envoi. - Avant tout, c'est le plaisir. - Je pense que ça va être compliqué, mais on n'a eu que des belles surprises. - Au début, ça va être un peu timide.

Mais il suffit d'un petit exploit individuel et là, ça part. - Même si on perd 4-0, on est heureux d'être là. - On va casser la jambe de Kylian pour le calmer tout de suite! - J'ai mouillé le maillot toute la journée.

J'espère qu'ils vont le mouiller aussi. - NOUS SOMMES LES TY ZEFS! - A.-E.Lemoine: Pas de gestes trop violents...

K.Mbappé sera sur la pelouse ce soir face à Brest. - M.Bouhafsi: C'est le meilleur buteur européen en 2025.

La star des Bleus a déjà fait un heureux. Il a réalisé le rêve d'un petit garçon de 10 ans. Il est atteint d'un cancer cérébral incurable rare chez les enfants.

Son rêve était de rencontrer K.Mbappé. Grâce à un influenceur, la rencontre a eu lieu le 19 janvier dernier à Madrid. - Il est devenu tout rouge.

Il m'a regardé, il me fait: "Maman, il y a Mbappé." Il avait limite les larmes dans les yeux. C'était tellement mignon.

Ils se sont aperçu que c'était l'heure de reprendre l'avion. Kylian a dit: "Je t'emmène à l'aéroport." On est montés.

Il avait moi, mon mari et Lorenzo. ... - Un moment magique.

C'est indescriptible. - M.Bouhafsi: K.Mbappé a offert ce voyage à Lorenzo.

Malheureusement, depuis son retour en France, son état de santé s'est dégradé rapidement. Il est alité, il ne parle plus. Une infirmière lui rend visite 6 fois par jour.

Sa mère dénonce le peu de moyens consacrés à la recherche de cette maladie. - Ils ne font pas d'essais cliniques sur cette maladie. Je ne vois pas ce qu'on risque à essayer.

Ca peut donner un espoir aux parents, à la science. On nous prive d'une chance de soit guérir soit de gagner du temps. Comment on peut avancer dans la recherche si on ne fait pas d'essais? - M.Bouhafsi: Une association se consacre à la recherche sur le glioblastome. - A.-E.Lemoine: Si K.Mbappé marque, peut-être qu'il guérira. - M.Bouhafsi: Il le dédiera à Lorenzo. - A.-E.Lemoine: Pierre? - P.Lescure: Je reviens à l'économie.

B.Arnault, PDG du numéro 1 mondial du luxe, LVMH, a dénoncé l'augmentation des impôts sur les entreprises françaises en faisant un parallèle avec la politique des Etats-Unis. C'est lors de la présentation des résultats de 2024 de LVMH...

Ce n'est pas passé inaperçu. - B.Arnault: Aux USA, on vous accueille à bras ouverts.

Les impôts vont descendre à 15 %. Quand on revient en France, quand on voit qu'on s'apprête à remonter les impôts de 40 % sur les entreprises qui fabriquent en France...

C'est à peine croyable. On va taxer le made in France. Pour refroidir les énergies, on fait difficilement mieux.

Pour pousser à la délocalisation, c'est idéal. - P.Lescure: Une forte critique teintée de colère.

Est-ce que vous y voyez même une forme nuancée de menace d'aller voir ailleurs? - J.-N.Barrot: Je veux voir le verre à moitié plein.

C'est la première fois qu'on entend depuis un certain nombre d'années B.Arnault dire ça. C'est aussi parce qu'on a été attentifs, ces dernières années, à avoir un niveau d'imposition pour les entreprises suffisamment attractif pour que des usines réouvrent dans notre pays.

Depuis quelques années, on voit des usines réouvrir, alors qu'elles fermaient auparavant. Depuis quelques années, la France est le pays le plus attractif en Europe. On l'a été 5 années consécutives.

C'est sans doute lié à cette stabilité fiscale. On est aujourd'hui dans une situation différente, avec un budget plus difficile que par le passé à boucler et la nécessité de faire des efforts transitoires pour éviter le cataclysme. - A.-E.Lemoine: Vous dites à B.Arnault que ça fait 5 ans que vous l'aidez et qu'il doit être reconnaissant? - J.-N.Barrot: Je l'écoute.

C'est quand même le fondateur, le patron d'un de nos plus beaux fleurons. - A.-E.Lemoine: 1er recruteur privé en France. - J.-N.Barrot: Ce que nous disons, c'est qu'on a un effort transitoire à faire.

Il y aura une augmentation des impôts payés par les entreprises qui font plus de 3 milliards de chiffres d'affaires. C'est une surtaxe qui va durer pendant un an. C'est nécessaire pour arriver à faire notre budget.

Tout le monde doit faire des efforts, moi le premier. - P.Cohen: C'est 800 millions pour LVMH. - J.-N.Barrot: Mon ministère fait un peu plus d'économies que cela.

On est obligés de le faire pour éviter le cataclysme, une crise financière ou une nouvelle censure qui entraînerait le pays dans l'abîme et qui aurait un coût incalculable, encore plus pour des entreprises comme LVMH. - P.Cohen: Quant à la délocalisation de vignobles LVMH en Champagne... - J.-N.Barrot: C'est ainsi que cette surtaxe a été conçue. - A.-E.Lemoine: C'est la brouille diplomatique qu'on n'attendait pas.

L'ancien Premier ministre belge a qualifié sans détours de contrevérités les affirmations de F.Bayrou hier soir lorsqu'il était question de la fin de vie. - F.Bayrou: Vous parliez de la Belgique.

On a apporté cette aide à mourir à des adolescents simplement parce qu'ils étaient mal dans leur peau. Ceux qui disent "c'est mon droit de choisir de mourir", ils ont le droit de le dire. Ceux qui disent "je vois des risques", ils ont le droit de le penser. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, M.Carrère d'Encausse.

Vous êtes aux commandes de "Enquête de santé" sur France 5 et de "Carnet de santé" sur France Culture. Le droit à mourir dans la dignité est l'un de vos combats. Vous avez aussi été choquée par les propos de F.Bayrou qui alimentent des fantasmes et des contrevérités? - M.Carrère d'Encausse: On parle de choses graves et essentielles.

Il faut des chiffres et des faits. On les a. Dans les pays qui ont légalisé l'euthanasie ou le suicide assisté, ces histoires terribles sont évaluées a priori ou a posteriori du geste selon le pays et sont recensées.

On a tout ce qu'on a besoin de savoir. En Belgique, en l'occurrence, ça a ému en l'occurrence les soignants belges. L'euthanasie a été dépénalisée en 2002 et ouverte aux mineurs en 2014.

Et ce, sauf pour les affections psychiatriques. Les mineurs qui peuvent bénéficier de ce geste, ce sont des cas de souffrance physique constante et insupportable liés à une maladie grave et incurable avec une mort attendue à brève échéance et avec une capacité de discernement évaluée par des pédopsychiatres et avec l'accord des parents. En 2016, a eu lieu le 1er cas d'euthanasie pour un mineur qui était en phase terminale de cancer.

Depuis, il y en a eu 5 autres. Ca fait 6 mineurs en 6 ans. Aucun pour des affections qui ne soient pas médicales. - A.-E.Lemoine: Mais la Belgique, c'est le contre-exemple, le fantasme des dérives de l'euthanasie.

C'est un argument qui revient systématiquement chez les opposants. - M.Carrère d'Encausse: Ca heurte profondément les soignants qui font ce geste avec énormément d'éthique.

Ceux que j'ai rencontrés me disaient que c'est un geste qui n'est pas banalisé, qui reste douloureux pour eux. "On le fait parce que ce sont des patients qu'on accompagne depuis toujours, mais c'est douloureux. On débriefe avec nos collègues.

On ne va pas travailler après parce que c'est lourd, comme geste." Il n'y a pas eu d'explosion de cas. C'est 3,1 % des patients qui meurent par euthanasie.

Il y a une vraie rigueur et une vraie éthique. Il faut le reconnaître aux soignants belges. - A.-E.Lemoine: Des soignants qui aident beaucoup de Français à mourir qui n'ont pas le droit de le faire en France. - M.Carrère d'Encausse: Des patients français qui y vont car ils ont plus de chances que d'autres malades car ils ont les moyens de voyager, une famille ou des amis qui peuvent les accompagner et qui vont chercher en Belgique ce qu'ils ne peuvent pas avoir en France avec le cadre qui est pratiquement le texte de notre loi aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: F.Bayrou a confirmé son souhait de scinder en 2 le texte sur la fin de vie, l'un sur les soins palliatifs et l'autre sur un nouveau droit à mourir.

Ca inquiète les défenseurs de ce nouveau droit. - M.Carrère d'Encausse: Ce n'est pas cohérent.

C'est un continuum, ce texte. Les soins palliatifs qui résolvent les problèmes de 85 % des patients en fin de vie qui auraient besoin d'un geste...

C'est l'ensemble des patients en fin de vie qui sont concernés par l'un, l'autre ou les deux textes. Ca doit être un seul texte. Il faut rappeler que ça a été un souhait du candidat Macron, du président E.Macron, une volonté de la convention citoyenne, qui est le modèle de démocratie par excellence.

C'est une volonté de 240 députés qui ont signé ce texte. - A.-E.Lemoine: C'est un processus démocratique qui est enrayé... - M.Carrère d'Encausse: Parfaitement.

Le Premier ministre a tout à fait le droit d'avoir ses convictions. Mais la femme de V.Giscard d'Estaing avait dit que son mari avait mis ses convictions de côté concernant l'IVG.

C'est un processus depuis des années. Il a le droit d'avoir ses convictions, mais ce sont les siennes. - E.Tran Nguyen: Hier soir, "Enquête de santé" était consacrée à la maladie de Parkinson.

C'est l'une des maladies neurodégénératives les plus fréquentes en France. Il y a 270 000 personnes atteintes avec 25 000 nouveaux cas chaque année. On découvrait Cathy qui prenait jusqu'à 17 cachets par jour.

Après son opération, sa vie a changé. - Tous les gestes me demandent un effort. Il faut que je calcule et que j'anticipe tout.

J'ai des amplitudes Entre les phases on et off qui sont ingérables pour la vie quotidienne. Je voudrais, mais je ne peux plus parler. Je suis en hyperventilation.

Je ne marche plus. Je ne peux plus manipuler quoi que ce soit. -2 jours après l'opération de Cathy, je suis de retour au CHU de Rouen.

La voix de Cathy a changé. Ses mouvements incontrôlables ont disparu. - E.Tran Nguyen: La recherche avance beaucoup.

Des électrodes peuvent être implantées dans le cerveau pour réduire les tremblements. C'est le cas de Cathy. - M.Carrère d'Encausse: Elle était sur notre plateau hier, un mois et demi après son opération.

C'était une renaissance. Elle prend 5 ou 6 cachets au lieu de 17. Elle va reprendre son travail qu'elle avait arrêté depuis longtemps.

C'est extraordinaire. Cette intervention ne concerne que 15 à 20 % des patients atteints de Parkinson. Ce n'est pas pour tous les patients. - E.Tran Nguyen: Et sur les causes de cette maladie, on ne sait toujours pas? - M.Carrère d'Encausse: Non.

On constate qu'il y a de plus en plus de patients jeunes concernés. On pense que l'environnement...

On sait que les pesticides, c'est une maladie professionnelle reconnue pour les agriculteurs. Les riverains, il faut être concernés. Ce sont des études compliquées à faire.

Mais l'environnement joue pour expliquer cette augmentation de cas et des patients de plus en plus jeunes. - A.-E.Lemoine: Hier, on apprenait la disparition de C.Laborde de la maladie à corps de Lewy. - C.Laborde: Il y a des mots qu'en effet, je peux dire car je maîtrise presque suffisamment la langue.

Il y a d'autres moments où...

Ce sont des moments très douloureux. Je ne suis pas là pour pleurer. Je suis là car vous m'invitez et vous essayez avec moi de comprendre ce qu'est cette maladie.

Je ne sais plus où j'en suis. - A.-E.Lemoine: C.Laborde nous rappelait à quel point il était essentiel de nommer une maladie.

Sans nom, elle a moins de financement? On mobilise plus autour de maladies nommées? - M.Carrère d'Encausse: Effectivement.

Parkinson, ce sont 270 000 cas. Là, la maladie à corps de Lewy, ce sont 200 000 cas. On la connaît très mal.

C'est un mélange de signes entre le Parkinson et l'Alzheimer. Le Parkinson est souvent fait avec retard. C'est dramatique, car il y a des traitements.

Des traitements qui permettent de ralentir, pendant des années, l'évolution de la maladie. Très peu de patients sont diagnostiqués tôt. C'est essentiel de plus connaître cette maladie, d'en parler.

C'est ce qu'elle a fait. Au début, quand elle parlait de sa maladie, elle parlait du Parkinson. On ne savait pas que c'était la maladie à corps de Lewy.

Cette maladie est compliquée à diagnostiquer. Il le faut car c'est une perte de chances pour les patients. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup, M.Carrère d'Encausse. - P.Cohen: Demain, "Envoyé spécial" consacre la soirée à l'aide à mourir avec un reportage au Québec.

Ce sont les derniers mois d'une femme qui est atteinte d'un cancer des poumons incurable et qui a choisi de partir. Là-bas, on appelle ça l'aide médicale à mourir. C'est considéré comme un soin au Québec. - M.Carrère d'Encausse: En Belgique aussi. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup.

C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal. D.Pelicot sera entendu demain par les juges du pôle cold case de Nanterre. - L.Sénéchal: Déjà condamné à la peine maximale pour avoir drogué et violé sa femme pendant des années et l'avoir livrée à des violeurs recrutés sur Internet, la justice le soupçonne dans 2 affaires anciennes.

Le viol et le meurtre d'une agente immobilière, 23 ans, en 91, et la tentative de viol d'une autre agente de 18 ans en 1999. Elle a frappé son agresseur qui a saigné sur sa chaussure. Une trace ADN qui n'avait pas de comparaison jusqu'à l'arrestation de D.Pelicot.

C'est son ADN qui se retrouve dans cette goutte de sang. D.Pelicot a déjà, en marge des investigations sur les viols de Mazan, été entendu sur cette affaire. - Il nie de façon absolument certaine.

Il ne connaît pas cet endroit, il n'a jamais vu cette jeune femme. Alors, expliquez-nous comment cet ADN se retrouve sur la chaussure de la victime. Il va dire de façon aussi tranquille et pas affolée: "En effet.

C'est moi. J'étais là. J'ai perdu les pédales." - L.Sénéchal: D.Pelicot est mis en examen dans ces 2 affaires.

Il a renoncé à faire appel pour les viols de sa femme, contrairement à d'autres coaccusés. Il y aura un second procès. - A.-E.Lemoine: Les magistrats du procès des assistants aux eurodéputés du RN sont menacés de mort... - L.Sénéchal: M.Le Pen risque la prison et une peine d'inéligibilité.

Voilà ce qu'écrivent certains internautes à propos de la juge. "Elle mérite une balle dans la tête." "Il faut les trouver, tirer à vue." Plusieurs ministres et responsables politiques ont critiqué ce procès de M.Le Pen.

F.Bayrou parle d'accusations injustes, dérangeantes. Voilà ce qu'a dit G.Darmanin.

Les magistrats sont menacés de mort dans notre pays. Est-ce que le rôle du gouvernement ne serait pas de les défendre? - J.-N.Barrot: Pardonnez-moi, mais je ne crois pas qu'on puisse décemment attribuer à F.Bayrou ou G.Darmanin la responsabilité des menaces qui sont proférées et qui sont indignes. - L.Sénéchal: Ce n'est pas ce que je dis.

Est-ce que c'est le moment de critiquer la justice? - J.-N.Barrot: Ce qui est grave, ce sont les menaces proférées à l'encontre des juges.

Quand F.Bayrou parle de cette affaire, il ne parlait pas des juges. Il a émis une remarque sur la règle de droit.

Une règle de droit peut être modifiée par la loi. Lui-même a dû se soumettre à un procès duquel il a été blanchi. - A.-E.Lemoine: C'est une règle de droit qu'appliquent les magistrats. - J.-N.Barrot: On peut critiquer la loi.

On peut même s'engager en politique pour la changer. C'est une des raisons pour lesquelles je me suis engagé. Et ce, sans pour autant manquer de respect et avoir des comportements inacceptables vis-à-vis des magistrats. - A.-E.Lemoine: Les Bretons ne voient pas le bout des inondations. - L.Sénéchal: Crue historique de la Vilaine à Redon.

Les habitants espèrent le pic de crue dans la nuit. Débit très impressionnant gonflé par la succession des tempêtes. 3 départements sont en vigilance rouge.

Le barrage d'Arzal est en train de saturer. - On est montés sur des débits tellement importants que le barrage n'est plus en capacité de gérer. Normalement, il est là pour retenir la mer.

On est aujourd'hui en barrage ouvert. La mer est connectée à la Vilaine. La marée va pouvoir remonter jusqu'à Redon.

Elle va freiner la crue jusqu'à ce que le débit de la Vilaine puisse chuter. - P.Cohen: C'est dingue. - L.Sénéchal: Oui.

On fait monter la marée pour faire reculer l'onde de crue. Plus d'un millier de personnes évacuées. Pour certains, le système D.

Le trafic des trains est totalement interrompu à partir de Rennes vers Nantes et la côte sud de la Bretagne. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas parce que vous êtes là, J.-N.Barrot, mais les plans d'E.Macron pourraient entraîner une brouille diplomatique. - L.Sénéchal: Restaurer le Louvre pour gérer l'afflux de visiteurs... 9 millions de visiteurs par an alors que le musée est prévu pour moitié moins. "La Joconde" aura le droit à une salle et un billet spécial.

E.Macron a posté une image de "La Joconde" qui fait grise mine. Son plan sur 10 ans sera financé en partie par une hausse des tarifs pour les étrangers.

Qu'en pense la Joconde? - E.Macron a dévoilé hier le plan de rénovation du Louvre.

Voici ce qu'en pense la Joconde... - Bonjour.

R.Dati a proposé une augmentation des tarifs pour les touristes non européens. Le Louvre, c'est comme l'aide médicale d'Etat.

Les étrangers n'ont qu'à aller au musée dans leur pays. Alors que moi, je suis italienne! - L.Sénéchal: C'est vrai.

Elle a été peinte par l'Italien Léonard de Vinci. C'est une fierté nationale en Italie où des voix s'élèvent pour accueillir le tableau le temps des travaux. ... - L.Sénéchal: P.Cohen n'est pas d'accord.

C'est un cadeau officiel à la France... - P.Cohen: A un souverain français. - J.-N.Barrot: J'en parlerai à mon homologue italien.

Je crains que si nous ne la prêtions, ils ne nous la rendent pas. J'ai confiance dans le charme de la Joconde. - L.Sénéchal: Les récompenses du cinéma français... "Monte-Cristo", 14 nominations. "L'Amour ouf", 13 nominations et "Emilia Pérez", 12.

Entre ces 3 films, la logique du succès populaire est respectée. "Le Comte de Monte-Cristo", c'est 9,5 millions d'entrées. - A.-E.Lemoine: Il y eu un accueil dingue pour ce "Monte-Cristo".

Vous avez chronométré? - P.Niney: C'était un film ambitieux qu'on a préparé longtemps.

De voir la salle à l'écoute, réagir...

C'était magnifique. - L.Sénéchal: P.Niney sera en concurrence pour le meilleur acteur avec F.Civil, nommé pour "L'Amour ouf".

Un casting incroyable. A.Exarchopoulos est aussi nommée.

Chapeau à G.Lellouche. On les a tous reçus.

Il a un peu galéré à les diriger. Surtout R.Quenard. - G.Lellouche: R.Quenard arrivait avec des improvisations longues.

Ca faisait 40 secondes. C'est un peu beaucoup. Il devait dire 2 mots.

Je me suis énervé...

Je m'en excuse. - R.Quenard: J'ai bien aimé.

C'est comme quand on teste la limite avec sa mère. Gilles a craqué... - J.-P.Zadi: On se demandait pourquoi il continuait.

On était gênés... - L.Sénéchal: Un mot.

Je parlais de succès populaire. 8 millions de spectateurs et une seule nomination pour le premier film. Il ne faut pas confondre succès populaire... - P.Lescure: Mais on peut les additionner.

Je trouve que les César devraient réfléchir à une formule...

On avait proposé le vote du public pour le film le plus populaire. Ca a été abandonné. Il faudrait une autre formule qui fasse que "Un p'tit truc en plus"trouve une chance d'être avec le film de l'année.

Fin de vie : Marina Carrère d’Encausse en colère contre les propos de Bayrou - C à vous - 29/01/2024 — François Bayrou · Pourquijevote