Les collectivités locales face au défi de l'assurabilité
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Nous allons rentrer dans la mairie. Vous pouvez m'accompagner. Ça sent le ça sent le brûlé.
Et donc l'escalier et qui était en bois, tout ça a brûlé. Vous êtes dans un bâtiment euh qui euh subi euh les attaques au moment des émeutes et du coup il a été vandalisé puis incendié. Pour le maire de Villeneuve Lerois dans le Val de Marne, le bilan des émeutes de 2023 est lourd. 5 millions d'euros de travaux pour remettre en état ce bâtiment classé, mais aussi une mauvaise surprise au moment de renouveler son contrat d'assurance.
C'est la cotisation qui a plus que doublé passant de 30000 € à 66000 €. Une charge supplémentaire pour les finances communales et ce n'est pas tout. La compagnie d'assurance lui impose une franchise de 2 millions d'euros en cas de nouvelles dégradation.
Autrement dit, en dessous de 2 millions d'euros et bien c'est la ville qui doit euh payer. Et donc ça, on nous sommes posés la question de savoir en définitive si il convenait que nous soyons notre propre assureur. On n' pas fait ce choix dans l'immédiat mais en tous les cas à terme ça va poser la question. se passait complètement d'assurance une décision radicale à laquelle a été poussé le maire de Palaiso dans les sonnes.
Au lendemain des émeutes qui ont pourtant épargné sa ville, son assureur résilie le contrat. Quand il se tourne vers un autre prestataire, monsieur le maire tombe de haut. Là, on nous propose des franchises qui sont à 500000 1 million 1 million et dei d'euros par sinistre.
Autant vous dire que quand on a un sinistre dans la commune, c'est quelques milliers quelques dizaines de milliers d'euros. jamais plus. Donc avec de telles franchises, en fait, c'est totalement rédibitoire et donc on a refusé de signer euh ces nouveaux contrats d'assurance.
Depuis plus d'un an, Palaiso couvre donc elle-même ses risques. Une situation qui n'est pas souhaitable à long terme et pas soutenable pour toutes les collectivités. Moi, je pense surtout à des communes de taille beaucoup plus modestes qui ont pas forcément cette assise financière que la commune a et pour qui ne pas avoir d'assurance, c'est être tout de suite dans une très grande difficulté.
Euh et donc cette situation-là euh en fait elle pose problème. Selon l'association des maires de France, 1500 communes seraient aujourd'hui privées d'assurance. La Fédération française de l'assurance ne veut pas confirmer ce chiffre et avance que les tarifs payés jusqu'à présent par les communes ne reflétait pas la réalité des risques auxquels elles étaient exposées. [Musique]
Jean-françois Husson