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Chroniqueyoutube.com· 4 mai 2026 9 minComplaisantActualité / polémiqueSantéSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Master Poulet : pourquoi une telle polémique ? - C Ce Soir 30 avril 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15animateurChiffre
    « On préfère inviter des chefs étoilés, on préfère parler des 600 restos étoilés en France plutôt que des 8 millions de personnes en précarité alimentaire aujourd'hui. »
  • 3:00animateurChiffre
    « Les fruits et les légumes, c'est ce qui est le plus cher en France et on sait que les cadres mangent 50 % de plus de fruits et légumes que les ouvriers. »
  • 5:30animateurFait
    « On élève des poulets en batterie. On a des lobby au Parlement, à la Commission européenne qui font tout pour que on produise encore plus et on jette de plus en plus. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

depuis de depuis quelques jours, mais je crois que  c'est un très bon prétexte pour parler de ce dont   on aime pas trop parler à la télé ou à la radio. On préfère inviter des chefs étoilés, on préfère   parler des 600 restos étoilés en France plutôt  que des 8 millions de personnes en précarité   alimentaire aujourd'hui. De l'aide alimentaire  qui voit doubler depuis 10 ans la population   qui vient.

Donc c'est un très bon prétexte pour  parler à la fois de la responsabilité politique   euh de la responsabilité aussi des médias hein  dans la publicité qu'on fait à ces marques-là. Et je ne parle pas je pas stigmatiser évidemment  encore une fois Master Poulet ou KFC ou autre,   je parle de tout ce qui est trop gras, trop sucré,  trop salé. Je pense que il y a eu récemment le les   le Royaume-Uni qui a interdit les publicités à  partir de de avant 21 après 21h pardon sur les   produits gras sucr et salés pour pas justement  pour lutter contre l'obésité infantile notamment   sur internet c'est terminé en France on a toujours  pas sauté le pas on sait très bien que il y a des   gros enjeux financiers aussi sur les chaînes de  télévision privées notamment moi je trouve ça   intéressant parce que au-delà de cette bataille  montée clairement en tête d'épingle avec de camps   qui s'affrontent, des gens qui font s'affronter  de camp.

PS LFI, on en a parlé tout à l'heure. Moi   le problème que j'ai, c'est que je pense pas que  les gens aiment mieux le poulet que le bœuf. On   le sait.

C'est parce que en fait le poulet, vous  l'avez rappelé Jérôme, est largement moins cher,   mais aussi parce qu'aujourd'hui c'est l'élevage  he qu'il faut qu'il faut prendre en compte. On   élève des poulets en batterie. On a des lobby au  Parlement, à la Commission européenne qui font   tout pour que on produise encore plus et on jette  de plus en plus.

Et même si on produisait plus,   les gens ne mangeraient pas à leur faim. Et ce qui  est important à dire, c'est aussi que on parlait   de de contrainte. C'est pour moi, c'est le mot en  fait, c'est qui mange là-bas et pourquoi.

H tout   le monde mange du testicrousti, du poulet, tout le  monde mange au Mcdo, tout le monde mange au KFC,   au Burger King, tout le monde mange master poulet. En revanche, la question c'est est-ce qu'on a le   choix ? La question c'est d'une part qu'est-ce  qu'on a le choix ?

Et quel est le symbole   derrière ? Quel symbole culturel identitaire  qu'il y a derrière les kebabs ? On l'a vu he   le RN instrumentalise les kebabs en parlant de  kebabisation des centre-ville et donc évidemment   il y a un procès qui est fait à monsieur le maire  procès en classisme en gentrification et cetera   mais moi je me dis quand les gens qui ont un  fort pouvoir d'achat vont manger un poulet frit   qui a été fait par un ancien candidat de Top Chef  Ouais ça ne semble déranger personne. [raclement   de gorge] Et ces gens vont s'installer dans des  arrondissements de Paris.

H et là la symbolique   elle est pas la même. Donc sur un même produit  on a aussi une symbolique différente. Donc quand   un riche va manger du poulet frit, ça se passe  bien.

Mais quand quelqu'un d'une classe populaire   va manger du poulet frit, il y a un jugement  de valeur qui est fait. Pourquoi ? Parce qu'on   estime que la personne modeste ne mange que ça.

Bravo. Et on oublie un chiffre quand même pour   terminer. Euh aujourd'hui, on le sait, les  fruits et les légumes, c'est ce qui est le   plus cher en France et on sait que les cadres  mangent 50 % de plus de fruits et légumes que   les ouvriers. [raclement de gorge] J'allais venir  vers vous euh Flora, mais ce que je viens de dire   Nora Bos me fait penser à une phrase que disait  Frédéric Dor en préparant l'émission.

Vous disiez,   faut qu'on fasse attention parce don pas donner  de leçons parce que ce sont toujours les bourgeois   qui disent aux pauvres comment manger. H ah bah  ah oui, c'est le riche qui regarde dans le dans le   frigo du pauvre qui lui dit que penser, où aller  pour ses loisirs, que voter et et que manger. Quand j'ai fait mon enquête avec Alexis Génie sur  la précarité alimentaire qui fait l'objet de ce   livre avec Boris Tavernier qui entre-temps est  devenu est devenu député qui porte le projet de   sécurité sociale de l'alimentation, on a visité  des gens qui n'avaient rien mais alors rien.

Et   ces gens nous disaient tous la même chose. Nous  en tant que po finalement soit quoi on a droit je   les cite c'est de la merde. C'est-à-dire c'est des  plats préparés, c'est des plats préparés achetés   sur commande de la Commission européenne, c'est  dans les quartiers où ils vivent que du fast food.

Ils nous ont dit euh tous sans exception, moi j'ai  des enfants, je sais que c'est pas bien pour eux,   mais j'ai pas les moyens d'acheter autre chose. Euh d'où l'intérêt d'avoir des épiceries sociales   et solidaires, d'avoir des structures qui euh qui  bah qui essayent en négociant directement avec les   agriculteurs d'amener des produits des produits de  qualité, des produits bio. Après euh moi je suis   je suis très mal à l'aise avec tout ça, mais vous  êtes là quand même.

Mais oui. Non mais je en fait   j'ai j'ai un mal de chien à délivrer mon opinion  parce que j'ai pas envie de donner l'impression   que je donne une leçon. Les gens ont le droit et  je comprends quand on a pas les moyens qu'on va   là.

C'est le plus simple, on se remplit vite. Il  y a aussi un aspect psychologique. Quand on est   considéré par la société comme un comme un rebut  social, comme un déchet qu' qu'on est en cité,   qu'on est au chômage, qu'on aura ça, on va se  remplir qu'il le dit, c'est les psychologues.

Donc   on va se remplir avec des choses qui remplissent  vite. Donc avec du poulet, avec du riz. Il y a autre chose derrière le poulet.

Vous l'avez  dit, j'ai j'ai lu la Bible selon Fourquet avant,   kebabisation de la société et puis avant il y  a eu les fast food, les pizzas. Là aujourd'hui,   on est sur le poulet. C'est aussi un facteur  culturel.

Manifestement, il y a de plus en plus   de gens qui culturellement aiment le poulet  de par leurs origines. Et puis le poulet,   c'est moins cher. Le poulet ça veut dire quoi ?

Qui aime le poulet culturellement de par leurs   origines ? Parce quoi ? Qui ne mangent pas de  porc.

Donc il qui mangent pas de porc. Don pardon. Oui.

Qui mange pas de porc, qui soit à ou cacher  donc ils vont qui vont se reporter sur le poulet. Euh et puis le poulet bah effectivement il a  plus bonne presse et aussi comme ça qu'on l'a   vendu nous autres journalistes écol environnement  acheter du poulet c'est moins pire que d'acheter   de de la viande rouge. Euh et puis je termine  là-dessus derrière tout ça euh et c'est ce   qu'on a observé dans notre enquête avec Alexis  et et Boris, c'est qu' aussi une déculturation   alimentaire au sens où il y a des enfants qui  n'ont jamais vu leurs parents faire à manger   pour des raisons X ou Y et c'est devenu comment  dirais-je aller au marché travailler des légumes,   c'est presque devenu aussi compliqué que de  pousser la porte d'une librairie.

Si les gens   n'achètent pas de livre, c'est moins pour le  préd que pour le le fait que culturellement,   c'est pas un lieu pour nous. Il y a des gens qui  culturellement, de par leur histoire familiale,   aller au marché, c'est pas fait pour nous. Et  donc, c'est plus simple d'aller acheter du poulet,   du riz.

Et sur ce que vous disiez, c'est pas le  pire effectivement, comment il s'appelle ? Master   parce que c'est du poulet, c'est du poulet rôti. Non, ce qui ce qui est embêtant derrière, c'est   je vais pas faire un cours de nutrition, c'est que  ce soit que du riz et puis du soda.

Et c'est là où   on crève considérablement le bénéfice alimentaire. Donc je vous entends et je donne la parole à Flora   Gbali. Pas de leçons de morale mais malgré  tout vous n'êtes pas un servant défenseur de   de ces enseigne et de sa multiplication.

Je suis  désolé de voir que dans les quartiers populaires,   il y a plus que ça. D aux gens qui ont peu de  moyens, on ne leur offre que ça. Alors même   que se développe les bouillons un peu partout à  Paris et en banlieu qui promettent de diminuer   des repas à peu près équilibrés à l'échelle de 10  €.

Et puis pour terminer là-dessus finalement Oui.   parce qu'il pourrait y avoir un bouillon  à la place du Master Poulet. C'est vrai,   il y en a déjà un en face.

Ouais. Oui, mais mais  mais mais mine de rien, ça pour le même prix 10 €.   10 € mine de rien, ça convoque.

Enfin, qu'est-ce  qu'on a envie de donner à manger aux gens et à nos   enfants ? Et c'est là où on voit l'importance  des des cantines scolaires dès lors qu'elles   sont bien alimentées. C'est le seul endroit où  les enfants peuvent manger correctement.

Votre   regard Flora Gbali sur ce sur cette polémique. Euh moi ce qui m'a intéressé cette semaine c'est   de voir pourquoi cette affaire qui euh est somme  toute un peu banale, désolé à Karimran, mais je   veux dire c'est une histoire municipale d'un d'un  maire qui prend une décision sur un commerce dans   sa ville. Je pense que ça arrive tous les jours en  France.

Pourquoi cette histoire là s'est emballée,   c'est enflammé et qu'est-ce que ça dit de notre  de notre époque ? Ce que j'ai pu observer sur   les réseaux sociaux notamment, c'est à quel point  il y a des manipulateurs d'émotion qui ont monté   dans les tours cette affaire. Alors, j'ai nommé  LFI entre autres et le député Éric Cocrel qui   s'est emparé de cette histoire parce que c'est un  peu du pain béni pour manipulateur d'émotion.

Je   m'explique, elle cumule tous les hashtags à buzz. Donc évidemment Master Poulet, c'est Halal. Donc   on peut prendre le hashtag halal.

Euh on parle,  c'est aussi une chaîne qui est très appréciée   par les jeunes et les étudiants, très présent sur  les réseaux sociaux. Euh et donc euh il y a euh   une somme de hashtags à additionner, c'est aussi  le combat de deux gauches que certains veulent   irréconciliables. Euh donc c'est la bataille LFI  contre le PS euh qui est rejouée sans cesse.

Et   moi ce qui m'a intéressé c'est pourquoi d'un  coup on passe une semaine à parler de Master   Poulet et de cette affaire à Saint-Touin d'un seul  commerce. Euh et euh je crois que aujourd'hui le   problème que ça pose euh c'est que le politique,  le parti politique en l'occurrence euh qui s'est   posé les thèmes du débat euh gagne la bataille  culturelle sur les réseaux sociaux et aujourd'hui   c'est devenu un sujet très identitaire. Donc  euh j'ai vu des comptes écolo dire "Je suis   végétarien mais je défendrai toujours le poulet.

Touche pas à mon poulet, hashtag poulet." Et on   a vu ça toute la semaine. Moi ça m'étonne que des  comptes végétariens prennent cette cause là.

Il y   a plein d'autres causes qui sont disponibles pour  eux. Et ce que ça dit, c'est que aujourd'hui c'est   ceux qui manipulent les émotions dominent le débat  politique. Et moi ça m'embête parce que on a un   gros débat à avoir sur la question du fast food,  la question de la malnutrition notamment dans les   catégories les plus précaires de la population.

Et en fait, on va être en de parler touche pas à   Montpoulet, c'est de l'islamophobie. Évidemment,  on a on a eu ce procès-là euh enversou parce   qu'il y a eu le procès en classisme mais aussi  en racisme qui a été fait parce que ce serait   s'opposé à une chaîne de poulet à le problème  de cette logique là instrumentalisée par LFI   et souvent instrumentalisé par LFI, c'est que on  rentre dans la dynamique identitaire du E contre   nous et aujourd'hui les réseaux sociaux sont  divisés en deux catégories, les pro master poulet,   les anti master poulet et donc on peut plus avoir  un débat de fond et je suis contente que ce soir   on puisse aussi discuter d'autres sujets parce  que je crois croit que si on est quand même à   1 an jour pour jour de la présidentielle, si  on passe un an à débattre de qu'est-ce qui   enflamme le plus Twitter, on va rester sur des  sujets qui ce qui est vrai, c'est qu'on c'est   qu'on parle rarement de l'alimentation ou alors  quand on parle des sujets d'agricultur Yeah.