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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 15 avril 2025 33 min

Vent de fronde contre les ZFE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

avec nous pour ce club. Merci d'être là. Et Lou Fritel, bonjour Loup.

Merci également d'être avec nous, éditorialiste politique à Paris Match. On a parlé des mes qui boycottent la conférence des finances publiques de François Baou fustigant un exercice de communication. Ils alertent sur la dérive des comptes publics.

Alors François Bairou prépare-t-il un nouveau tour de vis alors que 40 milliards sont à trouver et comment faire des économies sans être censuré ? C'est la difficile équation politique. Alex, est-ce que l'État va s'attaquer au nich fiscal ?

Bien, étant donné qu'il y a plus de 400 niches fiscales différentes actuellement en France, il y a quelques marches de manœuvre. Allez, on voit ça dans quelques instants. D'abord, c'est l'heure de l'actualité dans nos [Musique] régions.

Et c'est l'heure de notre reportage en région. les EDFE zone à faible émission menacé par un vent de fronde c'est le cas notamment à Montpellier la métropole de l'héros qui prévoyait l'interdiction des voitures classées critère 3 à partir du 1er janvier 2025 elle vient finalement de voter un moratoire sur la verbalisation qui suspend de fait la ZFE jusqu'en 2027 alors les oppositions crient victoire mais elle dénonce un cafouillage. Très bien, c'est rendu.

Elle démarre encore sans problème mais officiellement Joël Quantier devrait laisser sa voiture au garage. Ma voiture c'est C4 Picasso, c'est une deuxième main qui est de 2009 et les critères 3. Un classement qui n'autorise plus en théorie à circuler à l'intérieur de la ZFE la zone à faible émission mise en place dans l'agglomération montpoliérenne.

Le boucher à la retraite doit pourtant se rendre en ville régulièrement pour y soigner ses problèmes de dos. Avec ce véhicule, je pourrais pas aller aux hôpitaux à Montpellier et acheter une autre voiture. Bon, ça serait compliqué dans la mesure où j'ai une petite retraite.

Joël Quantier est aussi adjoint au maire de la commune de Saint-Bress dont les Laurent Jaou a mené la fronde anti ZFE sur l'agglomération. J'ai été le premier à m'insurger contre cette mesure de ségrégation sociale parce que je m'apercevais que dans la commune à Saint-M notamment, les gens me disaient "Mais comment je vais faire en 2025 pour pouvoir circuler ?" Avec d'autres maires remontées contre le projet, Laurent Jaou se vente d'avoir fait plier la majorité socialiste.

La métropole a en effet voté un moratoire. Il n'y aura pas de verbalisation avant 2027, soit après les prochaines élections municipales. C'est temporaire hein.

Moi, je crie pas victoire encore hein. On a fait un coup politique mais maintenant il faut aller plus loin. Faut que les députés abrochent la ZFE définitivement parce que sinon en 2027, elle va revenir sur la table et puis les gens se retrouveront en difficulté, notamment ceux qui peuvent pas changer de véhicule.

Du côté de la majorité en place, hors de question de parler d'au d'échec, le moratoire laisse plus de temps aux habitants pour s'adapter, mais la ZFE demeure inéluctable. Bonjour à ceux qui attisent par des discours euh populistes les oppositions, euh voilà où on oppose l'écolo bobo du centre-ville avec le représentant des des traditions, l'urbain, au rural, le pauvre, le riche. Ben nous, on répond par des politiques publiques universelles qui protègent, qui augmentent le pouvoir d'achat, qui protège l'environnement, qui lutte contre le réchauffement climatique et qui améliore la qualité de l'air.

Et la métropole met en avant sa politique pour accompagner la ZFE comme la gratuité des transports pour les Montpellier ou la construction d'une 5e ligne de tram. Mais l'opposition municipale de gauche dénonce surtout un cafouillage et une mesure mal préparée. Mettre en place des règles si au final on peut pas les faire appliquer, ça vient créer un flou qui pour moi est préjudiciable.

En terme d'écologie, il faut fixer des capses clairs et il faut se dire comment on fait pour accompagner les plus modestes d'entre nous à pouvoir être écolo. Les ZF Macron pour moi l'exemple même de l'antiplanification et ça va laisser des traces parce qu'à la fin comme je disais nourrir cette idée que l'écologie elle est que pour quelques-uns pour ceux qui peuvent se le permettre pour ceux les centres villes. Défini par la loi climat et résilience lesfe imposent depuis le 1er janvier à toutes les agglomérations de plus de 150000 habitants de surveiller leur qualité de l'air.

Selon santé publique France, la pollution de l'air ferait 40000 morts chaque année. Il y a beaucoup de choses à dire sur ce reportage. On va commencer par les élus, les maires.

On le voit sur le terrain, finalement c'est assez compliqué. Ils sont un peu tiraillés les maires sur ces zones à faible émission. Alors oui, il y a un tiraillement.

Alors après malgré tout, il y a aujourd'hui des positions des élus locaux qui malgré quelques-uns bah sont plutôt favorables à une évolution de la législation en la matière. Mais il faut voir que d'un point de vue juridique, c'est assez complexe étant donné que et bien derrière vous avez une directive européenne et donc aujourd'hui l'évolution du régime juridique risque malgré tout d'être assez compliquée he la suppression pure et simple elle est évidemment envisagée dans le casre de la loi de simplification déjà c'est pas sûr que ce soit pas un cavalier et l'autre élément bah c'est que derrière si jamais vous désobéissez de manière claire à une directive vous pouvez avoir des sanctions de la part de l'Union européenne. Donc pour l'instant, on a surtout, je dirais, une idéologisation du débat et une politisation à un an d'une échéance où cette question va beaucoup beaucoup jouer.

Cette échéance, c'est les municipales. Ouais. Ce sera forcément un thème de la campagne des municipales loup selon vous.

Ce sera un des thèmes, ça c'est certain. D'autant plus que on voit depuis plusieurs années, il y a une poussée quand même de la droite et de la droite plutôt nationaliste, populiste en France, mais aussi en Europe. Et c'est vraiment un des thèmes qui a permis à ces courants-là de de s'imposer dans le débat public, c'est-à-dire le rejet d'une multiplication des normes et peut-être aussi parfois d'une de législation qui ont été mises en place sans dans l'urgence, sans beaucoup de réflexion et sans concertation avec les partenaires.

Ce qui fait que aujourd'hui la ZFE, c'est devenu un totem à droite de façon totalement, je veux dire, sans réflexion, c'est c'est pas c'est vraiment un totem idéologique et cetera. Donc euh aujourd'hui effectivement pour les municipales, ce sera quelque chose de très important surtout dans la mesure où l'ERN espère lui rafler en partie la mise avec un LR qui sait que dans des élections locales, un peu comme le PS, il peut réussir à s'imposer malgré une baisse au niveau national dans les élections nationales. Je je On va juste écouter Sophie Prima, Alex, après je vous donne la parole pour faire suite à à ce que vous dites.

Sophie Prima qui est maintenant porte-parole du gouvernement mais qui était il y a encore quelques semaines sénatrice présidente de la commission des affaires économiques et qui maintient sa position. Est-ce qu'on est allé trop vite sur les fe ? On écoute sa réponse, c'était dimanche.

Sur les effortunes, nous avons toujours dit que ça allait trop vite et que ça le risque était un risque de partition en réalité partition sociale sur l'accès aux grandes villes. Il n'en demeure pas moins que lutter contre les particules files, lutter contre la pollution dans les grandes agglomérations doit être un combat qui est un combat commun. Est-ce qu'il y a un risque de partition sociale avec ces fe Benjamin ?

Bah, c'est toujours le risque, hein. C'est-à-dire que vous avez une partie du territoire qui devient très très compliquée d'accès à des gens qui n'ont pas la bonne catégorie de voiture et qui pourtant travaill dans cette partie du territoire. Donc ça pose en fait deux questions fondamentalement.

Déjà, est-ce que le principe même de la ZDFE n'est pas discriminant socialement ? Et puis ça pose une autre question qui est tabou sur tout un an des municipales qui est également le périmètre des zones électorales et des municipalités. Pensez à Paris par exemple, on sait que la plupart des gens qui travaillent à Paris n'y vivent pas.

Ce qui enduit évidemment bah des jeux de leviers électoraux parce que par définition quand vous voulez être maire, vous faites la politique de votre électorat. Si vous êtes maire en banlieu dans le péri urbain et cetera, vous n'allez pas avoir le même discours forcément sur les EDFE que si vous avez un électorat de centre-ville qui euh se plaint de la pollution. Donc pour cette raison-là, il est vrai qu'on a une partition sociale qui est également une partition électorale.

Alex et puis pour accompagner les citoyens notamment dans les territoires euros à euh faire la transition vers des voitures plus propres, moins émétrices, des voitures électriques, et bien il faut des moyens, des moyens publics et ces moyens, ils diminuent dans un contexte de réduction et d'économie budgétaire. Et bien sur le budget 2025, le gouvernement a baissé la prime à la conversion écologique qui permettait d'acheter un véhicule propre. Une diminution de 1000 € concrètement pour un citoyen qui voudrait changer de véhicule.

Donc ça c'est un premier point et puis oui, c'est un sujet européen, il y a environ 350 aides des feu qui ont été mises en place dans les pays de l'Union européenne et il y a certains pays où on en revient des aides des feu mais parce qu'elles ont montré des progrès écologiques notamment en Allemagne où une dizaine de ZFU ont été supprimé car la qualité de l'air a été améliorée par ces zones à faible émission et les autorités allemandes ont considéré que ces zones n'étaient plus nécessaires. Et on l'entend également dans le reportage de Fabien R à Montpellier. Est-ce qu'il y a un risque que ces fe apparaissent comme de l'écologie punitive ?

En tout cas, c'est comme ça que les personnes qui en pâtissent définissent ces zones. C'est vrai que on est forcé de faire une comparaison avec ce qui s'est déjà passé avec les gilets jaunes. Oublions pas que les gilets jaunes, ça part quand même de le de l'augmentation du prix des carburants.

Donc c'est toujours lié à la voiture. La voiture c'est quand même le symbole du travailleur français qui a pas forcément d'argent et qui vit dans des zones pay urbaines ou rurales. Donc tout de suite vous touchez à un électorat qui se sent déjà souvent oublié et qui demain pourrait soit se réfugier dans l'absention, soit voter Rassemblement national.

C'est déjà ce qui fait en grande partie. Donc effectivement, quand vous allez sur ce sujet-là, vous savez que c'est inflammable et que vous pouvez vous retrouver demain dans une dans une contestation sociale importante. La différence quand même, c'est qu'aujourd'hui, vous avez par exemple une bonne partie des élus locaux qui se situent du côté de ces euh de de ces euh ces ces personnes qui se sentent qui qui se sentent mis sur le banc et qui peuvent aussi permettre d'une certaine façon une sorte de de structure de ces mouvements là.

C'est-à-dire que les gilets jaunes vraiment ça partait dans tous les sens et c'est là où c'est devenu violent et et et surprenant alors que là il peut y avoir une contestation organisée. Mais est-ce que ça peut être là, elle est en train de monter un peu la fronte quand même contre les ZFE. Est-ce que ça peut être le futur gilet jaune ?

Alors le gouvernement quand même, on entend Sophie Prima a pris la mesure de de ce sujet. C'est vrai que au modèle, au centre, mais ce centre-là, vraiment le modène, il y a quand même une tradition, c'est de discuter le plus possible avec euh les euh les personnes concernées, avec les partenaires sociaux, avec euh les usagers euh et donc ça peut prendre beaucoup de temps dans la dans la formation de loi, dans la les la création de texte, mais l'idée c'est vraiment de faire en sorte que tout le monde est donné et ait eu voie au chapitre et que on arrive au meilleur des consensus, même si tout le monde ne sera pas d'accord. C'est vrai que les ADFE, le problème c'est la façon dont ça a été fait de façon très brutale, sans concertation.

Si demain le gouvernement, comme il est en train de le faire, ce que dit Sophie Prima, c'est à peu près ça. C'est-à-dire on va pas revenir complètement dessus, mais il faut réussir à mettre à donner un peu à tout le monde. Si il y a ce travail qui est fait en amont, vous désamorcez quand même la bombe.

Les bombes, elles explosent quand il y a un sentiment de de de non écoute, ce qui justement c'est là où le gouvernement veut essayer vraiment de faire très attention. Ça peut devenir ça peut prendre de l'ampleur cette contestation anti ZFE. Ça peut prendre de l'ampleur mais comme l'expliquait bien Lou, il y a malgré tout aujourd'hui une prise en compte alors à la fois législative, c'est-à-dire que il y a des tentatives, même si encore une fois, j'y reviens pas, c'est conventionnellement moyennement balisé tout ça, mais malgré tout, on montre qu'il y a une forme d'écoute.

De l'autre côté, il y a une canalisation par les forces politiques dans le cadre d'un calendrier qui va être le calendrier des municipales. Donc tout le monde va pouvoir jouer sur ce levier là s'il le souhaite. Et par définition, ça crée une forme d'exutoire.

Ça veut pas dire que ça peut pas être un élément d'un mouvement plus large qui utiliserait ça comme d'autres thématiques pour justement rentrer dans une forme de fronde. Mais à soi, en soi-même, je suis pas sûr que ce soit le levier suffisant. Oui, dans ce mouvement plus large, il y a un autre totem écologique qui est dénoncé notamment par la droite et qui commence par Z, c'est le ZAN, le zéro artificialisation nette des des sols.

C'est d'ailleurs une mesure de la loi climat qui interdit d'ici à 2050 de construire sans renaturer les espaces construits. Et ce zagne, il pose aussi beaucoup de problèmes aux élus locaux qui veulent construire du logement dans leur commune. Et quand on voit également la situation actuelle du logement qui est dramatique.

Je suis pas sûr que ça rentrerait dans une logique de giletségionisation, mais ça peut rentrer dans une logique en effet de fronte des élus locaux. Il faut bien voir et on va venir sur le budget tout à l'heure qu'aujourd'hui les élus locaux, notamment les maires n'ont absolument aucun intérêt à faire un cadeau au gouvernement à un indul municipal. Et donc dans ce cadre-là, ça peut être des éléments qui vont être des éléments de rupture entre un gouvernement qui va demander aux élus de faire des économies et des élus qui ont seulement pas la possibilité et pas l'envie de faire beaucoup plus d'économie qu'ils n'en ont fait ces dernières années et qui qui plus ont quand même un certain nombre de points de récrimination.

Les ADFE et les A en font partie. Allez, on va parler d'un autre sujet de préoccupation des élus locaux. Comment aider les communes privées d'assurance ?

François Bairou a annoncé hier un plan état et collectivité ont signé une charte. Antoine Jou, c'est une nouvelle cellule pour venir en aide aux collectivités. Baptisé collective assure, ce nouveau projet annoncé par le Premier ministre François Baou est un pacte entre l'État, les assureurs et les collectivités avec un objectif simple.

Plus aucune collectivité territoriale en France ne reste ou ne puisse se trouver en situation involontaire de défaut d'assurance. Selon le gouvernement, 24 % des maires de France ne trouvent pas d'assurance. À quoi s'ajoute la multiplication des résiliation unilatérale en plus de l'augmentation du prix des primes et des franchises ?

C'est l'ensemble du plan d'action qui traduit notre conviction qu'une grande part de la solution tient à un meilleur accompagnement des collectivités. Je dois ajouter meilleur accompagnement et pression suffisante pour tous les décideurs privés et publics. Concrètement, un médiateur d'assurance sera chargé de trouver une solution à ses collectivités, un système qui repose sur la confiance entre les partis.

Nous ne voulons pas a priori d'une loi, mais si jamais à la fin de l'année il y a des collectivités qui ne trouvaient pas d'assurance, on prendrait une loi pour les obliger. Une réflexion sera également engagée pour moderniser le Fond national d'indemnisation des territoires touchés par des catastrophes climatiques ou géologiques. C'est on est à moins d'un an des municipales.

Lou, est-ce que il y a politiquement une volonté de François Bairou de bien soigner les maires ? Alors euh je dirais pas forcément ça dans la mesure où euh on en parlera tout à l'heure, mais c'est vrai qu'il va y avoir le sujet budgétaire et que les collectivités vont euh être mis à contribution au moins en partie. En revanche, il y a une volonté de justice et de de d'équilibre à trouver entre les l'aide au maire, mais aussi l'assainissement des comptes publics, une meilleure organisation et surtout faire en sorte que les collectivités arrêtent de se piquer des compétences parce que c'est vrai qu'en France, on a fait pas mal de lois et notamment lors des grandes régions mais qui ne s'expliquent pas complètement dans dans la pratique et la législation. vous vous retrouvez avec la région qui subventionne telle chose et en fait le département aussi et la commune finalement c'est une intercommunalité.

Donc il y a aussi une volonté de clarification et d'épuration nettoyer les écuries d'OGIAz. Voilà, c'est une c'est c'est une une expression qui est très employée en modè. Benjamin, alors j'ai il y a il y a de volets hein sur ce rockelore de l'assurance territoriale.

Je suis toujours quand même un peu étonné par la communication mais bon admettons. Le premier aspect c'est qu'il y a un vrai problème et il faut pas non plus tout à fait se mentir. Le gouvernement peut agir par communication et par volonté politique mais si vous n'arrivez pas à assurer votre commune c'est un vrai vrai souci et aujourd'hui en effet on a un vrai souci.

Donc il était important, nécessaire même que le gouvernement réagisse. De l'autre côté, à un an des municipales, ça ne fera pas, je suis d'accord, ça ne tuera pas dans l'œuf une fronte des élus locaux qui verrait les dotations être réduites. En revanche, ça peut permettre de mettre un peu d'huile dans les rouages parce que on va s'en doute revenir, mais si jamais vous avez une fronte des élus locaux en pleine période budgétaire, vous avez un vrai vrai problème parce que vos élus locaux, ils sont notamment PS et LR.

Et si vos PS et vos LR ne votent pas le budget, et bien c'est la panade. Et ben on va en parler tout de suite puisque François Bairou veut changer de méthode sur le budget, faire de la pédagogie alors que 40 milliards sont à trouver. Conférence des finances publiques aujourd'hui, mais la méthode, elle est pas du tout du goût des maires de France qui boycottent le rendez-vous.

Fabien Rard. Où trouver 40 milliards d'euros d'économie dans le prochain budget ? Pour garder le déficit sous les 4,6 % du PIB, le gouvernement vente une méthode, la concertation et esquise déjà quelques pistes.

Nous allons légèrement baisser la dépense publique, très légèrement par rapport à son niveau de 2025 et c'est cet effort qui va demander la participation de tous. Côté recette fiscale, la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus voté dans le budget du gouvernement Barnier pourrait être maintenu. Une idée saluée par le vice-président du Modè.

C'est une question de justice. C'est pas une question de je fais pression. C'est une question l'impôt est supportable pour tous.

Les efforts sont acceptables par tous si jamais ils sont également répartis. Mais le gouvernement prévient, il ne financera pas l'essentiel de l'effort par des hausses d'impôts, ce qui aga déjà la gauche qui laisse planer la menace de la censure. Les 500 familles les plus riches de France ont vu en 7 ans leur patrimoine doublé passant de 600 milliards à 1200 milliards.

Et vous voulez m'expliquer que là on a 40 milliards à trouver mais qu'on ne peut rien prendre à ceux qui se sont enrichis de manière aussi importante en 7 ans. Mais moi je vous reprétend le contraire. Si l'exécutif autour de François Bairou tente de préparer les esprits à l'effort budgétaire, les collectivités locales claquent déjà la porte.

Par un communiqué, l'association des maires de France a déclaré qu'elle n'assisterait pas à la conférence sur les finances publiques ce mardi. Benjamin, est-ce que François Bairou est face à une équation politiquement insoluble ? Alors en effet, enfin c'est une équation en tout cas extrêmement extrêmement difficile.

Alors déjà tout ça part d'un d'un postulat, c'est qu'il arrive au mois d'octobre hein. Donc déjà il y a quand même quelques et à sauter avant d'arriver au budget. Toutefois, un budget normalement quand on n'est pas en période de dissolution, ça se prépare pas au mois d'octobre pour euh la mi-octobre, ça se prépare dès maintenant.

D'où aujourd'hui le fait qu'on a toutes ces questions qui arrivent directement sur la sur la table, il faut faire des arbitrages ou au moins rentrer en négociation. Ensuite, en effet, c'est une équation extrêmement compliquée parce qu'il faut bien comprendre que qu'est-ce qui fait passer le dernier budget ? Vous avez des groupes politiques qui n'ont pas intérêt à priori à faire tomber François Baïou.

Les socialistes font l'amou mais ils ne votent pas la motion de censure. Les LR ben sont un peu pris au piège aujourd'hui du socle commun. Donc bah ils laissent passer même s'ils essayent de tirer dans de leur côté.

Quant au RN, vous avez une stratégie de notabilisation de Marine Le Pen. Depuis que euh le procès de Marine Le Pen, le RN est un acteur beaucoup plus imprévisible. il peut avoir intérêt à ne pas censurer mais si vous avez une pression de son électorat, souvenez-vous ce qui est arrivé à Michel Barnier et que cet électorat lui demande la censure parce que il y a des coupes budgétaire importante, bah le RN risque de suivre ses troupes.

Et de l'autre côté et ben pour les socialistes, j'y reviens, on est à quelques mois des municipales sur le budget 2026 et donc vous allez avoir une pression des maires, une pression des élus et vous avez avoir vous allez avoir la nécessité de se distinguer du reste de la gauche si vous avez un budget d'austérité. Que va dire Jean-Luc Mélenchon ? il va dire regardez ces gens-là qui aujourd'hui vont du côté du gouvernement tout ça bien pour taper sur l'électorat.

Donc la prochaine fois ne vous trompez pas, votez vraiment à gauche. Bref, ne votez pas pour eux. Cette pression politique là, est-ce que le PS pourra la gérer et ne pas voter la censure ?

C'est tout sauf évident. Donc il est clair que ce budget 2026, sans même parler de où est-ce qu'on trouve les 40 milliards, et bien ça va être un vrai vrai vrai problème politique. Et d'où cette volonté de François Bairou de temporiser en parlant d'abord de méthode, en faisant de la pédagogie avant de dire où seront les couples ?

Déjà, ça fait euh en fait, ça fait des mois qu'il travaillent sur ce budget. Euh et le fait est que effectivement, je suis totalement d'accord, la situation est extrêmement compliquée parce qu'en France, on a deux façons de faire venir des sous dans les caisses, c'est d'augmenter les impôts ou alors de couper dans les dans les dépenses de l'État. C'est deux antagonismes et il faut que ces deux antagonismes fassent chacun un pas vers l'autre.

C'est extrêmement compliqué, voir impossible. Vraiment, c'est c'est ça a l'air d'être mission impossible sur le papier. Euh c'est pourquoi François Baou dit qu'il change de méthode, c'est-à-dire d'abord demander au ministère de couper en partie dans leurs dépense.

En fait, vous partez d'un budget zéro, c'est-à-dire que habituellement chaque année, vous reprenez le budget de l'année précédente. Euh vous tenez compte de l'inflation, il y a une petite augmentation nécessaire et puis si vous êtes bon et que vous emportez des arbitrages, vous récupérez quelques milliards supplémentaires. Là, c'est pas du tout comme ça que qu'il compte procéder. et compte procéder par un budget zéro, c'est-à-dire vous n'avez rien et ensuite vous défendez cas au cas par cas chaque dépense et ça et chaque dotation vous vous allez récupérer.

Euh moyen ensuite de justifier, de faire peser en partie sur les collectivités locales certaines certaines économies et ensuite de demander aux Français, on parle des Français les plus fortunés mais peut-être que enfin avec Michel Barnier, il en a été question mais peut-être que ça descendra un peu plus bas hein. en tout cas pour justifier auprès des Français le fait que il y ait aussi des économies. Donc selon moi, c'est vrai que ça va être compliqué dans la mesure où forcément le Rassemblement national, on faut arrêter de dire qu'il a pas intérêt à censurer le Rassemblement national son seul intérêt de mobiliser son électorat.

Son électorat, c'est un électorat qui vient de l'abstention. C'est un électorat qui est revenu dans le jeu politique pour lui en partie. euh quand il perd en 2024 alors que c'est le premier groupe à l'assemblée, ça peut démobiliser.

Quand Marine Le Pen est euh jugée euh inéligible avec exécution provisoire, ça peut démobiliser. Donc il y a vraiment un un une nécessité de maintenir en tension et je pense vraiment que la menace peut venir de là à condition toutefois que la motion de censure soit déposée par la gauche et que le PS au moins la moitié oui se se se la rejoigne. Où trouver 40 milliards ?

C'est toute la question. le gouvernement qui pourrait trouver une partie de ses économies en supprimant certaines niches fiscales. D'abord, Alex, c'est quoi une niche fiscale ?

Alors, selon la Cour des comptes, les niches fiscales sont des dispositions fiscales dérogatoires induisant un coût pour le budget de l'État. En gros, c'est un mécanisme qui permet de réduire le montant de ces impôts, soit en bénéficiant d'une exonération, une suppression de l'impôt, d'un crédit d'impôt, une baisse de l'impôt ou encore d'un abattement fiscal et c'est-à-dire une diminution de son revenu imposable. Alors, la chasse au n au niches fiscal, c'est un peu l'arlésienne en matière d'économie budgétaire.

Ce type de proposition revient souvent depuis des années à droite, à gauche et puis au centre. Pas puisque en 2012 déjà, un certain François Baï avait fait une proposition lors de la campagne deé présidentielle. Il proposait un coût de 20 milliards d'euros sur les niches fiscales en France.

Un coup de rabot sur 3 ans. Quel est le coût réel de ces niches ? E bien euh l'évaluation de ce coût euh fait euh des maisy euh recense chaque année les différentes niches.

Alors d'abord au total il y en a 467 euh niches fiscales différentes et puis si on se base sur les deux dernières années, on estime que les niches fiscales représentent près de 81,3 milliards d'euros de coût pour l'État. Alors parmi eux, on trouve le crédit d'impôt recherche. Le C, c'est une aide aux entreprises pour les inciter à innover.

C'est la niche la plus coûteuse, 7,2 milliards d'euros. Il y a également le crédit d'impôt pour les aides à domicile, 5,9 milliards d'euros. Et puis autre exemple, les avantages fiscaux dans le secteur de l'immobilier.

Le plus connu, c'était le dispositif PINEL qui permettait quand on achetait un bien immobilier neuf et bien de pouvoir le louer et de bénéficier d'une réduction d'impôts. Et bien cette niche fiscale, elle a été supprimée fin décembre 2024 dans le cadre du budget 2025. Et parmi les niches, toujours en vigueur, il y en a une qui fait débat.

Elle concerne les retraités. Oui, il s'agit de l'abattement fiscal de 10 % sur les pensions des retraités. C'est un dispositif aujourd'hui appliqué automatiquement par l'administration sur les revenus des retraités.

Cela permet d'alléger leurs impôts. Alors officiellement, cet abattement fiscal, il existe pour rembourser des frais professionnels. Et donc, regardez ce qu'en pense le patron du MEDEF, ce qu'il a déclaré début janvier.

Je le cite qu'un retraité bénéficie d'une niche fiscale pour frais professionnel. C'est contre nature, c'est aberrant. Alors actuellement, le coût de ce dispositif est de 4,5 milliards d'euros pour les caisses de l'État.

À voir si François Baï va retenir cette piste car demander un effort au retraités, c'est toujours politiquement très compliqué, surtout dans une assemblée nationale sans majorité. Et puis d'une manière générale, Orian, vous connaissez la dage, dans chaque niche, il y a un chien qui est mort. Effectivement et on revient à cette équation compliquée notamment sur les retraités.

Il y a deux choses qui paraissent un peu compliquées. Il y a les retraités, il y a les collectivités. D'ailleurs, les maires ils boycottent leur rendez-vous.

Oui, bien sûr. Alors, si vous voulez les niches, c'est un petit peu comme la simplification bureaucratique ou comme la fraude fiscale, c'està-dire c'est une pensée magique. Si jamais on supprime les niches, tout va bien.

Le problème, évidemment, c'est que un impôt, il a deux objectifs. D'abord, trouver de l'argent et ensuite un citat des comportements. Il y a des comportements vertueux.

Voyez, par exemple, le crédit impôt recherche, c'est important de stimuler la recherche et développement en France. Donc, on peut pas supprimer toutes les niches. Ensuite, quand on supprime une niche, et bien il faut en effet faire attention au retour de bâton.

Si on prend les retraités, qui est-ce qui vote aujourd'hui pour les partis sont tristes ? Qui est-ce qui vote pour le socle commun ? Plus vous montez dans l'échelle d'âge, plus vous avez de chance de voter Macron.

Plus vous descendez, moins vous avez de chance de voter Macron. C'est la grande déterminante du vote Macron avec le niveau de revenu. Comprenez bien que j'y reviens à la veille de municipal.

Quand vous voulez ne pas totalement être ridicule à ces élections et que vous appelez un parti du socle commun qui a des mairies, par exemple l'air ou même les centristes, ça va être un peu compliqué d'assumer ça alors que ça tape directement vos électeurs. Alors certes, tous les retraités ne sont pas des bas revenus. Certes, il y a un vrai problème aujourd'hui de rapport générationnel au revenus et la suppression de la disposition en question n'est pas aberrente ni d'un point de vue économique ni d'un point de vue politique.

Néanmoins, il faut en assumer le coût politique à la veille d'une municipale qui doit être un trempelin pour une présidentielle compliqué. Idem sur les collectivités. C'est-à-dire que si vous tapez sur les maires qu'est-ce que vous avez ?

Vous avez des maires LR qui vont sonner à la porte de Bruno Rotaillot ou de Laurent Vquier à ce moment-là et qui vont lui dire donc vraiment vous soutenez ce gouvernement mais c'est pas possible donc à partir de là rentrons en fronde idem pour beaucoup de centristes idem pour les socialistes. Donc ça met votre situation budgétaire et bien avec des secousses politiques qui font que le budget sera très compliqué à faire passer. Le problème de ces pistes-là, c'est que ça tape sur leur électorat et ça tape également sur un corps d'élélu locaux sur lequel les deux principaux pilier sur lequel aujourd'hui tient ce gouvernement LR et le PS risque de trembler.

Non, je suis complètement d'accord avec ce que vient de dire Benjamin. Effectivement, concernant les les retraités, d'ailleurs ce qui est fou, c'est que même le Rassemblement national, c'est vraiment de de les ménager. C'était Jean-Pangi qui avait souligné cette niche existante et bizarrement entre la commission et le passage en en séance, la le soutien de à la suppression de cette niche du Rassemblement national avait disparu.

Donc c'est bien que c'est un sujet qui est inflammable. C'est en plus l'électorat des retraités et celui qui aujourd'hui vieillissant commence à voter de plus en plus Marine Le Pen. Donc il y a quand même un sujet qui risque d'être de se confronter au municipal avec oui ce risque sur les collectivités.

Un dernier mot du coup est-ce que vous pensez Benjamin que François Bairou il va réussir justement à éviter la censure sur cette question budgétaire ? Alors on y revient. Il faut déjà qu'il évite la censure avant hein.

Il y a quand même quelques obstacles. Betaram, Saturinaigre et de l'autre côté vous avez pensé qu'il peut tomber sur Betaram, ça peut si vous voulez on y revient. C'est-à-dire qu'à priori aujourd'hui, les groupes politiques n'ont pas intérêt à le faire tomber.

Mais si demain vous avez un scandale, si demain c'est compliqué à faire tenir, et bien vous aurez des groupes politiques qui peut-être iront vers la censure sans en avoir trop envie, mais malgré tout seront sous la pression et d'opinion et d'une forme d'emballement. Et puis surtout derrière, il y a le conclave sur les retraites qui a priori va soit s'évaporer en vol, soit donner à peu près rien. Et là, vos socialistes et le RN, et je rejoins tout à fait ce que disait Lou tout à l'heure sur l'intérêt aujourd'hui du RN au vu de la pression de ses électeurs et la nécessité de les de les mobiliser.

Vous avez deux partis politiques qui pourraient se retrouver potentiellement sur l'idée d'une censure. Donc avant l'automne, il y a l'été, je dirais. Et cet automne là, en effet, il risque d'être très très agité.

Ça veut pas dire qu'il tombera, mais ça veut dire que pour l'instant la baguette magique qui, pas de spoiler ne sera pas dévoilée aujourd'hui, nous a-t-il dit, et bien il a sans doute pas encore trouvé, d'où le fait qu'il ne la sorte pas. Je je moi je honnêtement sur la motion de censure, je pense que Bairou peut tomber que sur un texte budgétaire. C'est-à-dire que par exemple sur Betaram, même si Betaram sincèrement c'est quelque chose qui choque les Français et scandale sexuel, c'est le pire.

Donc il y a un risque mais le Rassemblement national ne votera jamais une motion de censure qui qui ferait tomber François Beou sur ce sujet en partie parce que il considérera et d'une certaine façon, il a pas totalement tort qu'il y a quand même une cabale politique organisée contre lui. C'est-à-dire que cette affaire, on en a parlé dans la presse un peu plus spécialisée. Il y a eu de grandes enquêtes notamment dans le point jusqu'à l'été dernier et c'est vraiment rentré dans le débat médiatique à partir du moment où François Baou est devenu premier ministre.

On va continuer à parler de ce tour de visise budgétaire. C'est à la une de la presse régionale. [Musique] Alex, le tour de vise budgétaire de François Baou.

C'est la une de la dépêche du midi. Et oui, le Premier ministre s'exprime aujourd'hui sur les préparatifs du budget 2026 et la potion va être amer puisque le gouvernement envisage de faire 40 à 50 milliards d'efforts sur nos finances publiques pour l'an prochain. Mais maintenant, une question se pose où trouver l'argent ?

Le ministre de l'économie, Éric Lombard, veut privilégier les baisses de dépenses publiques sur les hausses d'impôts. En tout cas, dès aujourd'hui, François Baou veut préparer les Français à ses coupes budgétaires. L'exécutif cherche à gagner la bataille de l'opinion avant celle du Parlement.

Analyse dans les colonnes du journal la Dépêche du Midi un certain Benjamin Morel. Et oui, grand. Je trouve que c'est c'est vraiment un auteur de qualité.

Merci d'avo le boycott des produits américains, ça prend de l'ampleur en France avec la guerre commerciale. Et oui, la politique commerciale agressive de Donald Trump fait réagir les Français, c'est-à-dire dans Nice matin aujourd'hui. Alors, même si la consommation de séries télé sur les plateformes américaines ne faiblit pas, le commerce des biens lui et bien est en train de dévisser.

Les Français snob des marques comme Coca, McDonald's, Starbucks selon une étude de l'Institut Ifop. Alors cela se vérifie dans le département des Alpes maritimes et puis également dans le Var. Nicolas, un Varoi de 56 ans, a décidé de boycotter le site de livraison Amazon et adopté pour la plateforme Cisco Kun ou encore Sarah 64 ans, qui vit entre Can et Saint-Malot.

Et bien elle a changé de chaussures, elle a remplacé Nike par la marque 1083 made in France et elle a remplacé les Airbnb par les hôtels du groupe Accord. Alors, un boycott qui est bien résumé par le dessinateur de ligne dans Nice Matin. Tant que Trump ne mettra pas d'eau dans vin, et bien je boirai mes glaçons sans Coca.

Et puis avec l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, c'est aussi de nombreuses coupes budgétaires dans la recherche américaine. 1200 chercheurs américains pourrait quitter les États-Unis et l'université ex-Marseille propose de créer un statut de réfugié scientifique pour bénéficier de cette fuite des cerveaux américains. On parle d'un sujet qui concerne Benjamin encore, c'est les trains de la colère. intéressant.

Oui, c'est c'est une revue de presse faite pour Benjamin Morel. Alors une à la de la montagne mais c'est un sujet sérieux. Ce train est une honte et là j'ai plein d'anecdotes à vous raconter dessus.

On parle du train de la colère puisque centaine d'élus d'entrepreneurs et d'usagers ont décidé de monter à la capitale pour dénoncer le sort réservé aux lignes ferroviaires Paris-Clermont et Paris Brief Toulouse. Je les cite nous voulons dire à l'État qu'il n'a pas pris la mesure des besoins de notre territoire. Noss de lignes ferroviaires représentent un bassin de vie de 10 millions d'habitants et il existe une inégalité avec les autres régions qui elles ont bénéficié de ligne à grande vitesse.

Mobilisons-nous. Voilà. Allez, on termine par les JOI.

Et oui, puisqu'on le rappelle l'an dernier 2024 alors que Paris organisait les Jeux Olympiques d'été, et bien les Alpes françaises remportaient l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver 2030 et ça y est depuis hier et bien l'organisation officielle de ces Jeux Olympiques d'hiver a été lancée à Marseille. Donc voilà, maintenant on a du pain sur la planche pour réussir ces G. Merci beaucoup Alex.

Merci beaucoup Loufritel. Merci Benjamin. Spécial rebou de presse.

Merci. C'est pas venu pour rien Benjamin. Très une de Paris c'est Cat William en vacances en France c'estàdire dans votre journal Lour et nous on se retrouve demain à 18h.

Vous avez rendez-vous avec Tom pour sens public. Très bonne journée à demain.

Vent de fronde contre les ZFE — Louise Morel · Pourquijevote