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interviewfranceinfo· 20 avril 2026 7 min

Inflation, prix des carburants, Jordan Bardella... Dominique Schelcher est l'invité du 20h

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il y a plusieurs industriels, on peut citer Yopl, paysan Breton, Maminova et tant d'autres qui souhaitent donc rouvrir les négociations entre la grande distribution, donc vous et les industriels. Le ministre du commerce, Serge Papin, est plutôt ouvert à l'idée. Il a film fermant fermé la porte ce weekend.

Est-ce que selon vous c'est une bonne idée ? Est-ce qu'on peut aller jusque là ? Votre reportage était vraiment très bien fait puisqu'il dit à plusieurs reprises euh auprès des personnes interrogées que les matières vont augmenter dans les semaines qui viennent et particulièrement si le conflit dure.

Donc pour l'instant, il y a peu de matières ou de produits ou d'ingrédients qui ont vraiment beaucoup augmenté. Et donc concrètement chez nous, chez Coopérative VU, on a très peu de demandes concrètes des entreprises pour réouvrir les discussion. Et donc effectivement le ministre du commerce ou hier encore la porte-parole du gouvernement était très prudente et ne disait que en l'état il y a pas lieu de les réouvrir.

Mais c'est prévu notamment dans les contrats que si l'énergie flambe, si notamment les engrais flambent également, on doit rouvrir des négociations et ça doit être répercuté sur les prix. Ça pourrait être le cas dans les semaines qui viennent. Est-ce qu'à ce moment-là, il faudra donc renégocier ?

Mais vous avez raison. Euh, avant même de réouvrir complètement les négociations et là seul le gouvernement peut l'ordonner, il y a des clauses d'indexation dans nos contrats. Donc, on pourrait déjà utiliser ça euh à terme.

Mais par exemple, prenons l'engrais, beaucoup d'agriculteurs sont couverts pour la production agricole de cette année. La question se pose plutôt plus tard. Vous voyez ?

Donc ce soir, moi je dirais c'est si les choses durent que la question de réouverture se posera. Est-ce que ça veut dire, comme le dit par exemple FC que choisir que les prix en rayon vont tout de même augmenter de 4 à 5 % dans dans les mois, dans les semaines qui viennent à la suite bien sûr de la guerre en Iran. Est-ce que c'est quelque chose que vous prévoyez déjà dans vos magasins ?

Je suis très surpris par ces chiffres de UFC que choisir. Je ne sais pas comment ils les ont calculés. Encore une fois, je pense que personne ce soir n'a de boules de cristal et ne et et ne peut prédire ça.

Il y a la question du carburant, on l'absorbe pour l'instant. Il y aura la question du plastique un peu plus tard, tous les emballages, l'engrais plutôt encore plus tard, mais encore une fois, ça a été très bien dit dans votre reportage. C'est des choses qui vont venir.

Donc pour l'instant, ça n'est pas concret. Ça veut dire que pour l'instant, vous pouvez maintenir vos prix relativement stables dans vos rayants. Exactement.

Les prix qui sont issus des précédentes négociations et qui sortent relativement stables. Et on va tout faire pour accompagner les Français dans ce sens et pas repartir dans une grande vague d'inflation. Ça c'est notre responsabilité.

Votre confrère collègue Michel Douard Leclerc disait il y a quelques heures que le prix du cadit n'augmentera pas dans les semaines qui viennent mais il redoute une inflation double voire triple dans les mois qui viennent. Lui aussi il a peut-être pas de boule de cristal mais il est plutôt alarmiste. Vous vous n'êtes pas.

Moi, je suis beaucoup plus prudent. Écoutez, j'ai traversé plusieurs crises déjà. Il y a une grande volatilité cette fois au gré des événements géopolitiques, des prises de parole du président américain et un jour le carburant monte, le lendemain il baisse.

Personne peut dire à 6 mois qu'est-ce qui va se passer. Donc moi je suis très prudent et et donc ça veut peut aussi dire que dans quelques temps si le conflit se résorbe qu'on peut aller dans le bon sens également. Dominique Chelcha, justement vous êtes à la tête de 1000 stations services U.

Ce matin, c'est averci une réunion entre les distributeurs de carburant et le ministre Roland l'Escure avec Serge Papin également. Euh est-ce qu'on vous a continué à mettre la pression sur les distributeurs pour que les marges soient encadrées ? On sait qu'il y avait un projet de décret la semaine dernière pour justement limiter au maximum les profiteurs éventuels de cette crise, de cette guerre.

Absolument. Il y a eu un bon dialogue ce matin entre nos représentants et le et le gouvernement et je comprends le gouvernement veut s'assurer que on répercute au plus vite les baisses quand il y en a. Et c'est par exemple l'engagement que nous prenons de répercuter au plus vite des baisses quand il y en a.

Elles ont été assez limitées la semaine dernière alors que le prix du baril baissait. Mais pourquoi ? Parce qu'il y a eu un moment il y a eu une baisse puis le lendemain une remontée du cours.

Donc un jour ça baisse, un jour ça remonte. Donc nous on s'engage évidemment malheureusement, on doit répercuter parce que nous n'avons pas le droit de vendre à perte quand ça augmente malheureusement et quand ça baisse, on le répercute aussi. Mais vous savez quand ça baisse et il y a une annonce de baisse, les clients sont beaucoup plus prudents et attendent de faire le plein et donc nos cuves se vident moins vite et c'est ça qui fait monter les et c'est ça qui peut à un moment laisser penser que ça descend pas aussi vite que ça a augmenté. dans le monde des hydrocarbures, dans chez les distributeurs de carburant, il y a des profiteurs de crise ?

Moi, j'observe simplement et c'est factuel que le ministre de l'économie bien sûr surveille ce que nous faisons. C'était l'objet de la réunion ce matin et on doit rendre des comptes et c'est normal, mais a aussi demandé à Bruxelles une enquête sur les marges des raffineurs. Considérant que c'était beaucoup là peut-être que pouvaient se situer les choses.

Donc, il y en a qui profitent tout de même de la crise. Vous savez quand il y a un marché euh à Rotterdam avec des prix qui varient tous les jours, il y a des acteurs qui peut-être profitent et il y a aussi des spéculateurs. Et c'est sans doute de ce côté-là qu'il faut creuser sur l'histoire du carburant car nos marches sont à nous infimes 1 2 centimes.

Vous distributeurs, mais il y a également les raffineurs qui sont aussi dans l'œil du cyclone visés par certains spécialistes comme ayant des marches très confortables peut-être vers eux qu'il faut se tourner. C'est vers eux qu'il faut se tourner et je suis très curieux de voir le résultat de l'enquête demandée par notre ministre de l'économie. Euh Jordan Bardella la semaine dernière sur notre plateau demandait notamment une baisse de la TVA de 20 à 5,5 % sur le carburant, baisse de la TICPE également.

C'est quelque chose vers lequel il faut aller. Il faut que le gouvernement fasse un geste sur la fiscalité, sur le carburant. Écoutez là, c'est le chef d'entreprise qui parle ce soir qui sait que le budget de la France est extrêmement compliqué.

Notre dette est importante et notre marge de manœuvre politique, celle du gouvernement est limitée. Donc moi personnellement, je plaiderais plus pour des aides très ciblé aux gens qui en ont vraiment besoin. Certaines entreprises, certaines entreprises, certaines activités.

Je pense pas qu'on puisse faire comme on avait fait lors des précédentes crises impacter tout le monde parce qu'on en a, je crois tout simplement pas les moyens. À propos de Jordan Bardella pour finir, on a vu dans le journal que il avait rencontré les dirigeants du MEDF. Vous êtes aussi un un dirigeant d'entreprise.

Est-ce que c'est une bonne chose que les dirigeants d'entreprise parlent à tous les candidats potentiels à la présidentielle ? Écoutez, moi j'assume, hein, de rencontrer tous les responsables politiques, quel que soit leur bord quand ils sont représentés à l'Assemblée nationale parce que ma responsabilité de chef d'entreprise, c'est de remonter les préoccupations de mes clients qui me le disent d'ailleurs souvent. Dites-leur c, dites-leur ça.

Et des chefs d'entreprise que je représente, il y a beaucoup de choses sur les impôts, sur les difficultés du quotidien à remonter et ça il faut le faire avec tout le monde et tous ceux qui vont peser sur les débats l'année prochaine. Dominique Celcher, merci d'avoir été l'invité du 20h, le PDG des coopératives

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