Laurent wauquiez provoque, Manuel Bompard réagit
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
Quelle est la stratégie de la coalition face à l'Ukraine ?
- 11:55OuverteRéponse directe
Faut-il une issue militaire ou diplomatique en Ukraine ?
- 14:54OuverteRéponse directe
Où trouver 40 milliards d'économies pour le budget ?
- 16:48RelanceRéponse directe
Votre proposition sur le RSA est-elle réaliste ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Fait
« il y a une dérive de la France insoumise dans une proximité qui va toujours plus loin dans la direction de l'intégrisme musulman »
- 2:52Fait
« vous avez dit devant des étudiants que vous aviez l'habitude de dire du bullshit sur les plateaux de télévision »
- 4:05Fait
« il y a 10 ans, vous avez fait le choix pour avoir un booster électoral qui vous a en partie servi d'aller chercher ce communautarisme islamique »
- 5:19Fait
« Jean-Luc Mélenchon explique devant des caméras que pour lui, il ne faut uniquement s'occuper des quartiers. et que le reste de la France, on s'en fout »
- 10:38Fait
« il faut une France forte dans une Europe forte, pas pour faire la guerre contre la Russie, mais pour faire la paix pour protéger l'Ukraine »
- 11:15Fait
« la France insoumise considère que la France ne doit plus avoir une dissuasion nucléaire »
- 13:08Fait
« je n'ai jamais défendu le fait que la France renonce à cette dissuasion nucléaire »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Ça a sérieusement dérapé entre Laurent Voier et Manuel Bonpard. [musique] Islamisme, communautarisme RSA, Ukraine, les deux hommes se sont affrontés sans concision. Voquier accuse LFI de dérive idéologique. Bonpar réplique et dénonce des fantasmes électoraux. Mais derrière ce clash, c'est surtout deux visions de la France qui s'affrontent. Et donc oui, très clairement, il y a une dérive de la France insoumise dans une proximité qui va toujours plus loin dans la direction de l'intégrisme musulman, dans au fond un discours extrêmement complaisant par rapport à des mouvements terroristes comme le Hamas et avec une clé de lecture qui est toujours la même. Ils sont prêts à faire la partition de la République pour aller chercher les voies du communautarisme islamiste. Et c'est
ce que je vous reproche parce que ça n'était pas le Jean-Luc Mélenchon initial. Moi, j'avais un respect pour le Jean-Luc Mélenchon d'il y a 15 ans qui était un défenseur de la République et de la laïcité. Mais vous avez fait le choix de trahir ça et je reviendrai sur un certain nombre d'éléments. Projet contre projet, soyez très serein. Projet contre projet parce que je pense que votre projet est devenu antirépublicain. Monsieur Voquier, vous savez, je j'avais des amis en Tunisie qui étaient des militants de la gauche comme moi et ces dirigeants là ont été assassinés par les islamistes. Donc [grognement] s'il y a bien quelqu'un à qui vous pouvez pas faire ce type de reproche, c'est bien moi. Par contre, vous avez été membre d'un gouvernement tolérez vous vous avez été membre d'un
gouvernement sous la présidence de monsieur Sarkozy et à l'époque c'est monsieur Sarkozy par exemple qui a intégré une organisation que vous dénoncez aujourd'hui comme l'UOIF à l'époque. [grognement] Donc si vous voulez faire une commission d'enquête sur les liens avec des réseaux qui seraient des réseaux extrémistes d'un point de vue religieux, je vous donne juste un conseil, faites-la à l'intérieur de votre famille politique, pas à l'intérieur de la mienne. Parce que moi, en réalité mes propos, ils ont toujours été extrêmement clairs sur ce sujet. Moi, je suis contre. Alors, écoutez, écoutez, écoutez, écoutez que ce soit Daniel Obon que ce soit Rimas, que ce soit Raphaël Arnaud, à aucun moment vous ne répondez, je peux répondre à à chacun des points que vous
avez indiqué. les uns après les autres et je l'ai déjà fait à peu près à 30 reprises. Vous voyez mais ça c'est mais ça ne vous a peut-être pas convaincu vous mais vous convaincre vous moi c'est un peu le cadet de mes soucis pas plus François Ruffin pas plus les intellectuels de gauche comme la parole au bout de 2 minutes manifestement ça a convaincu davantage les Français que vous puisque à la dernière élection législative c'était pas il y a 40 ans, c'était il y a 1 an famille politique a fait 7 % des voix devant les électrices et les électeurs. Moi, j'ai participé à une coalition qui a fait près de 30 % des voix. Donc moi, je cherche pas à vous convaincre vous, mais je suis un peu, je trouve ça un peu dommage si vous voulez que vous soyez dans une forme de fantasme, d'agiter
auprès des Françaises et des Français les positions vis-à-vis de la France insoumise qui ne sont pas les siennes. Attaquez-moi sur mon programme, attaquez-moi sur ce que je propose réellement. N'allez pas inventer des choses qui ne correspondent pas à la réalité. Je sais qu'il y a quelques années, vous avez été pointé du doigt parce que vous avez dit devant des étudiants que vous aviez l'habitude de dire du bullshit. sur les plateaux de télévision, ça veut dire des bêtises. N'en faites pas la démonstration ce soir. Attaquez-moi sur ce que je propose vraiment, pas sur des inventions. Moi, par exemple, je suis favorable, je sais pas si je fais la transition avec le débat qui vient, je suis favorable à ce qu'on fasse en sorte que dans ce pays, les plus riches, les plus grandes
fortunes contribuent davantage. Dites-moi pourquoi vous êtes pas d'accord avec ça. Je suis favorable sur la scène internationale au fait que la France retrouve sa voix. Vous me dites que la famille politique à laquelle j'appartiens est dans une dérive. Mais est-ce que je dois vous rappeler les positions traditionnelles de du général de Gold de Jacques Chirac par exemple qui eux défendaient l'idée que la France devait avoir une voix singulière, une voix qui défend la paix et qui évitait dans le débat de venir agiter des choses qui honnêtement sont des fantasmes ? Monsieur Voquier, sortez des fantasmes et venez-en venez-en sur les faits. Sont des fantasmes Laurent Voquetier, ce que vous ce que vous évoquez. Ah non, là précisément ce qui me frappe c'est qu'on
a docteur Jacky et Mister Hide. On a sur ce plateau un visage qui prétend être policé, tranquille, serein. Et de l'autre côté, vous avez tout ce qui est la réalité de la France insommise qu'un certain nombre de vos collègues ont dénoncé cette semaine dans un livre mais qui sont aussi dénoncés par une personnalité intellectuelle de gauche, Elisabeth Badinter qui ne supporte plus les dérives de ce que vous incarnez. Et donc vous venez ici avec un visage tranquille en essayant d'esquiver le fond du sujet. Le fond du sujet, c'est que il y a 10 ans, vous avez fait le choix pour avoir un booster électoral qui vous a en partie servi d'aller chercher ce communautarisme islamique. Qu'est-ce que vous racontez ? Vous l'avez fait. Vous l'avez fait et d'ailleurs assumez François Ruffin l'a
dénoncé au combien de fois quand il a dénoncé le cynisme électoral qui était celui de Jean-Luc Mélenchon. C'est pas moi qui le dit, monsieur Bompard. C'est pas moi, c'est vos anciens collègues de la gauche qui eux-mêmes ont fini par être écœurés par ce qui était cette dérive. Pas d'accord. Je pense qu'arrivé, c'est pas grave. J'ai un souvenir qui m'a beaucoup marqué parce que je trouve que ça c'est l'incarnation du cynisme vous êtes pas venu pour parler de moi, vous êtes venu pour parler des problèmes du pays, j'espère. Enfin, je bien sûr parce que je pose une question hein. Mais mais monsieur Bompard, ce genre de choses, enclencher la partition du pays, mais c'est vous qui enclenchez la part, nourrir l'intégrisme, avoir des complicités pour pour systématiquement
minimiser l'antisémitisme, ce sont des choses très graves. Vous avez l'air de les prendre d'un tombadin, mais par exemple, c'est vos attaques que je prends d'un tombadin parce que je les trouve ridicule. Quand alors, voyons si vous trouvez ça ridicule. Quand Jean-Luc Mélenchon explique devant des caméras que pour lui, il ne faut uniquement s'occuper des quartiers. et que le reste de la France, on s'en fout, on s'en fout, on en a rien à faire. Et bien, c'est précisément ce que je trouve dangereux. C'est ce choix, c'est ce choix d'une partition de la République qui est à la base de votre programme, qui est une trahison des valeurs de la laïcité qui était avant portée par la gauche. Vous avez expliqué que vous étiez un apôtre des droits de l'homme et que vous aviez connu ce combat contre
la Tunisie. Et bien moi ce que j'ai noté parce que ça c'est la vérité de ce qui est devenu votre parti politique, vous avez refusé de voter la motion pour faire la libération de Boem sans salle. J'ai connu une époque où la gauche était plus efficace en terme de défense des droits de l'homme. Mais on parlera tout à l'heure de la question de de Boem Sensal. Manuel Bard, vous répondez. Vous voulez pas que je réponde sur ce point ? Alors alors allez-y dans ce caslà juste alors juste Manuel BP pour expliquer à ceux qui nous regardent ce soir qui peut-être n'ont pas suivi. Cette semaine à l'Assemblée nationale a été soumise au vote une résolution une proposition de résolution visant à faire libérer Boem Sans sal. Il s'avère que la France insoumise à voter contre, argant du fait
que dans cette résolution, il y avait également au fond la question des relations entre la France, l'Union européenne et l'Algérie et qu'à ce titre vous ne vouliez pas la voter. Vous avez d'ailleurs proposé un amendement qui a été rejeté pour recentrer cette résolution. Voilà le panorama qui a été fait sur cette Je sais pas si vous étiez présent à l'Assemblée nationale mais je sais que vous y êtes pas toujours, mais vous auriez pu peut-être rendre compte honnêtement du contenu du débat qui a eu lieu pour pouvoir attendez pour pouvoir si on a un désaccord posons le désaccord mais ne déformez pas ma position pour la seule formation politique qui a refusé de voter une motion de libération de boem sans sal et vous venez ensuite tous sourire sur ce plateau pour dire circuler, il y a rien
à voir é rien à voir. Je vais vous dire je vais vous dire monsieur V. Non mais quelle honte ! un homme qui est un compatriote français qui est dans les jaes de gouvernement algérien avec lequel vous avez vos complicit march réponse de man précisément dans ce débat proposé ça a été dit par monsieur duel un amendement qui visait à dire on fait une résolution qui demande la libération deème sensale et on la vote tous vous l'avez refusé non tous les myycles l'a refusé tous pris le parti socialiste tout le monde refus tout le parti socialiste l'a voté enfin si vous dites des choses inexactes mais je suis pas sûr que ça intéresse beaucoup les gens Monsieur Vauquier précisément, je vais vous dire pourquoi on a voté contre à la fin ce texte là puisque vous avez fait
cette proposition. C'est parce que votre sujet dans cette résolution ce n'était pas la libération de Boem Sans sal, c'était ce qu'il y avait à côté. sinon vous aurez accepté notre proposition de réécriture. Et ce qu'il y avait à côté, c'est une forme de surenchère, d'escalade dans les relation entre la France et l'Algérie dont votre compétiteur, votre concurrent, monsieur Rotaillo, s'est fait d'ailleurs une spécialité ces derniers mois et ces dernières semaines. Et en vérité, si vous voulez obtenir réellement la libération de Boem sans sal, alors vous devez, vous le savez très bien, vous devez le faire par la diplomatie, par la désescalade dans ce texte là. Monsieur, est-ce que vous l'assumez ? La désescalade avec le gouvernement algé désescalade avec un gouvernement qui
méprise les droits de l'homme, la désescalade avec un gouvernement qui humilie la France. Là, je vous confirme, on n' pas du tout la même vision. Pas du tout. Je vais montrer votre hypocrisie en en un exemple, monsieur Voquier, dans ce texte là, dans cette résolution dans cette résolution, il est indiqué que on pourrait mettre en cause, remettre en cause l'accord d'association entre l'Union européenne et l'Algérie. C'est marqué dans ce texte là de la résolution. J'espère que vous l'avez lu avant de l'avoir voté. Depuis 2 ans, depuis 2 ans, depuis 2 ans, je fais partie des gens qui disent au vu des massacre qui ont lieu aujourd'hui à Gaza, peut-être faudrait-il remettre en cause l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël. Vous l'avez toujours refusé. Alors venir si
vous voulez me donner des leçons de droits de l'homme sur ce sujet. Monsieur Vaquier, c'est pas convaincant pour le reste puisqu'on parlera de l'interffet on l' peut-être dur. La seule chose qui compte, c'est que vous avez refusé de voter une motion pour la libération. d'attaque. Pour le reste, monsieur Voquier, si vous pensez que le programme politique que je défends ne s'adresse que à une partie de la population, alors vous allez m'expliquer pourquoi, par exemple dans mon programme, je défends des mesures de lutte contre les déserts médicaux que je défends l'idée que tous les services publics doivent être à 15 minutes de par exemple, venez sur les propositions, pas sur vos fantasmes, ça sert s'il vous plaît leur invoqué Manuel Bpartent déjà que vous avez pris de l'avant. Je
voudrais qu'on avance un petit peu, qu'on parle précisément de la situation en Ukraine juste avant de rentrer dans le détail de vos propositions sur l'aspect économique et social. Cette question d'actualité puisque l'on a vu hier des dirigeants européens dont le président de la République se rendre se rendre à Kief au fond avancer un ultimatum à à Vladimir Poutine, une trève de 30 jours ou de nouvelles sanctions en cas de refus. Une stratégie qui a été qui a été soutenue par les par les États-Unis. Marine Le Pen s'en est s'en est pris au propos d'Emmanuel Macron. Je me demande quel est l'intérêt de cette coalition. Veut-elle parvenir à un accord pour la paix ou va-t-elle finir par faumer la la guerre ? Marine Le Pen qui dénonce un comportement guerrier. Elle a raison, elle a tort
Marine Le Pen de s'en prendre de cette façon-là au président de la République ? Non, je pense que là il y a une une avancée qui est d à une Europe qui s'est mise ensemble et qui met la pression pour qu'on aille vers la paix. Moi, je l'ai dit dès le début, il faut une France forte dans une Europe forte, pas pour faire la guerre contre la Russie, mais pour faire la paix pour protéger l'Ukraine. Et pour ça, il faut qu'on aille jusqu'au bout. C'est-à-dire queon a besoin de cette France forte. On en a besoin là maintenant pour faire les négociations, mais on en aura besoin demain pour assurer la protection sur la durée de l'Ukraine. Et là aussi, on a évidemment une très forte divergence. La France insoumise considère que la France ne doit plus avoir une dissuasion
nucléaire. Moi, je considère que la France doit avoir une dissuasion nucléaire française et qui est sous le contrôle et la souveraineté de la France. Mais vous avez lu ça où monsieur, on a du côté de la France insoumise des positions qui sont contre réarement de l'armée et contre l'augmentation du budget militaire de la défense. Moi, je considère que bien évidemment dans cet univers de risque de prédateur qui est devenue la scène géopolitique, nous avons besoin de renforcer notre armée et de lui donner les moyens de notre protection. On bascule dans un univers qui est dur, dans lequel le danger est que la France joue le rôle de la proie et donc il faut raisonner évidemment par rapport à la paix immédiate mais sur la durée, il faut réarmer la France et l'Europe.
Bon, on s'éloigne un petit peu de la question initiale qui était de savoir si l'ultimatum fixé Vladimir Oui, je je j'essae, je sais que c'est difficile, mais on va essayer en tout cas tout au long de ce débat de de le faire. Vous vous Manuel Bpart, j'ai été frappé par les les propos que vous avez pu tenir ces dernières semaines en expliquant qu'il fallait que la France ne soit pas soumise aux États-Unis. Bon bah là, visiblement, les Européens ont en quelque sorte repris le je sais [grognement] pas si on peut dire le lead en bon français, mais euh c'est Emmanuel Macron qui a appelé Donald Trump pour vérifier que il le partageait la la proposition qui était faite par les dirigeants européens. Et donc le fait que le président de la République passe un coup de téléphone à
Donald Trump est une démonstration. Écoutez, moi j'aspire depuis 2022, depuis le déclenchement de ce conflit, je dis et nous disons à la France insoumise qu'il faut sortir de cette illusion d'une issue qui serait une issue militaire à ce conflit et qu'il faut le plus rapidement possible ouvrir une issue qui soit une issue du diplomatique. C'est ce que c'est ce que je défends comme position de manière constante depuis depuis 3 ans. Or, je vois aujourd'hui que manifestement peut-être il y a une fenêtre qui permettrait d'avoir des négociations, des discussions et qui permettent le plus rapidement possible parce que c'est ce qui ça devrait tous nous préoccuper de mettre un terme à ce conflit. Pour le reste, sans y passer beaucoup de temps, monsieur Voket, dites pas des choses
inexactes sur ma position. Moi, je n'ai jamais défendu le fait que la France renonce à cette dissuasion nucléaire. La preuve par exemple il y a quelques semaines de ça, il y a une entreprise qui s'appelle l'entreprise Vancorex à côté de Grenoble qui participe à la chaîne à la maîtrise de notre chaîne de dissuasion nucléaire. J'ai même proposé qu'on nationalise cette entreprise. Vous vous l'avez abandonné. Donc vous voyez, il faut pas juste dire je suis pour la dissuasion nucléaire, il faut s'en donner les moyens. Donc ne dites pas des choses inexactes sur mes positions, c'est mieux pour un débat. réponse de leur voquier rapidement et puis on avance et on parlera des sujets c'est une entreprise de ma région hein sur laquelle on s'est beaucoup engagé et où
on a évidemment préservé la composante qui était liée à la dissuasion nucléaire. Donc monsieur Bompard, évitez de raconter aussi n'importe quoi et et pour le reste je me permettrai juste de le dire, si votre vision de la préservation de la dissuasion nucléaire des entreprises françaises, c'est de les nationaliser toutes, je crains que le modèle Corée du Nord soit pas ce qu'il y a du plus opérationnel. Soit pas ce qu'il y a de plus opérationnel. Et vous, ça vous dérange pas que ce soit des Chinois qui détiennent une entreprise essentielle à notre dissuasion nucléaire ? C'est ça. Ça vous dérange pas ? Non, moi ce qui me dérange, c'est que je vous dérange pas, monsieur. Je suis je suis la région monsieur Bompard au Verronalpe qui a fait la moitié des relocalisations industrielles et de la
défense du Mine France. V correct. Là, on était pas en par la différence entre vous et moi, c'est que moi j'ai géré une collectivité, je me suis occupé d'avoir ces résultats. Non, bien, puisqu'on a réussi à faire la moitié des projets de relocalisation industrielle, renseignez-vous. Ça vous évitera de dire très renseigné mais Vancorex c'est parce que moi je parlais pas des autres entreprises là je parlais de Vancorex et aujourd'hui Vancorex passé survivation ça c'est concret voyez c'est pas des motas Laurent Voquier comme promis rentrons tout de suite dans le du sujet pour parler du quotidien des Français de leur pouvoir d'achat et des questions économiques et sociales et puisque vous avez un peu d'avance Manuel Bompard je donne la parole à à Laurent Voquier ça tombe bien pour
rentrer dans le débat et cette question de savoir où trouver les fameux 40 milliards d'économies que cherche le gouvernement pour le prochain budget. Il s'avère que vous formulez dans les colones du Parisien une proposition leur voquet ce matin l'idée de limiter le RSA, le revenu de solidarité active à 2 ans pour les personnes que vous qualifiez, je cite, d'APT à travailler. Euh qu'est-ce que ça veut dire être apte à travailler ? Ça veut dire que au bout de 2 ans euh si on est au RSA, on a plus rien, plus de solidarité nationale, on en est réduit à à la pauvreté, le dénument. Alors moi ce que je veux garder c'est le social pour ceux qui en ont vraiment besoin. Je veux qu'on arrête l'assistana pour ceux qu'on peut sortir du piège de l'assistana et ramener en direction du
travail et qu'on revalorise le travail. Le RSA, ça doit être une aide temporaire quand on connaît un accident de la vie. Mais quand on a aujourd'hui en France 500000 emplois qui sont non pourvus dans le secteur de l'hôtellerie restauration, dans le secteur des services à la personne, dans le secteur de l'aide à domicile et qu'on a un tiers des personnes au RSA qui ont moins de 35 ans, je suis convaincu qu'on peut les ramener en direction du travail et que c'est la meilleure façon de les aider. Donc ce que je souhaite, je me suis toujours battu là-dessus, c'est un combat constant dans mon engagement politique. Je souhaite queon arrive à sortir de l'assistana pour ramener en direction du travail. Et je vais vous dire, je pense que c'est ça la vraie solidarité. La vraie solidarité, c'est
pas d'aider les gens qui peuvent repartir au travail par des aides sociales, c'est de les ramener en direction du travail. C'est ça pour moi la vraie conception du social. Manuel Bontard, ce que vous dites à à leur invquer et je reprécise une fois encore les les règles puisque vous avez tendance parfois à me regarder moi comme si je vous intervie. C'est vrai que j'ai parfois l'habitude de vous interviewer sur ce plateau, mais il s'agit bien ici d'un débat et d'un échange entre vous deux. Emuel Bpard, ce que vous dites à leur invoquer sur cette proposition qu'il formule ? Mais je pense que c'est une proposition qui est une proposition totalement indécente, monsieur Voket, et qui s'appuie sur une vision qui est une vision mensongère. J'ai lu l'article du Parisien, je crois, dans lequel vous
faites cette proposition. D'abord, vous dites qu'il y a 500000 emplois non pourvus. La vérité, monsieur Voquier, si vous avez regardé les chiffres précisément, c'est que parmi ces emplois 10 non pourvu, en vérité, certains ne se sont pas encore libérés. C'est des emplois qui vont être libérés. D'autres vont bientôt avoir quelqu'un qui rentre qui rentre en en les évaluations économiques, c'est 500000 voir même sur certaines évaluations. Ne dites pas des choses inexactes. Il y a 31 % des offres d'emploi sur les 500000 dont vous êtes en train de parler qui sont des emplois qui viennent d'être créés. Donc ils n'ont pas trouvé 25 % qui sont des emplois occupés qui annonc la réalité monsieur Vokier c'est qu'il y a environ 200000 emplois réellement non pourvu. Monsieur Voket si vous
c'est ce chiffre est complètement fantasque et sort de n'importe quoi. Vous vous l' leon d'économie du Venezuela là c'est il ne sort absolument mais de rien aucune évaluation cré monsieur Vokier c'est que soit monsieur DML corriger soit le débat se poursuivra j'imagine sur les réseaux sociaux et on verra qui avait raison ou pas la réalité monsieur Voquet c'est que si vous prenez ce nombre d'emplois non pourvu et que vous le ramenez par exemple au nombre de bénéficiaires du RSA ou encore mieux au nombre de chômeurs, vous avez aujourd'hui à peu en France à peu près un emploi non pourvu pour 26 personnes qui recherchent un emploi. Donc un moment, il faut aller au bout de votre raisonnement, monsieur Voquier. Imaginons ce que je ne crois pas du tout, que votre logique politique
fonctionnait. Que va-t-il arriver à toutes les autres personnes qui n'auront pas pu trouver un emploi au bout de 2 ans ? Vous leur proposez quoi ? Vous leur proposez 0 €. C'est ça, monsieur Voquier, votre proposition. Donc vous allez, il y a 1,8 million de bénéficiaires du RSA aujourd'hui. D'accord ? 1,8 million. Donc vous allez les jeter dans la pauvreté. Vous voulez qu'il y ait davantage de personnes qui fassent la queue devant les fils alimentaires ? C'est ça votre projet pour le pays. Réponse de Lauren Vquet Emmanuel Bonpard. Juste là, ce qu'on entend est extraordinaire. On a 500000 emplois ne serait-ce que 200000 qui sont non pourvus. Vous balayez [raclement de gorge] ça d'un revers de main et vous vous dites "Mais c'est pas grave, on s'en fiche." Je suis désolé, je ne partage pas du
tout votre vision. Moi ma vision, moi ma vision de l'avenir du pays, c'est pas d'offrir au français le RSA à vie. Je considère que ramener les gens en direction du travail, contrairement à vous, n'est pas une punition. Moi dans mon raisonnement, dans mon raisonnement, je n'oublie jamais je n'oublie jamais les gens qui sont au travail. Je n'oublie jamais l'infirmière libéral qui paye 60 % de charge et qui se dit qu'elle ne s'en sort pas plus que si elle restait chez elle. Je n'oublie jamais je n'oublie jamais les salariés qui sont aujourd'hui écrasés d'impôts. Je n'oublie pas les gens qui travaillent dans le secteur de l'aide à domicile et qui disent "Nous, on travaille 22h et il faut surtout pas qu'on travaille plus parce que sinon à notre détriment on va
devenir imposable." Il y a toute une catégorie de Français qui travaillent qui sont des travailleurs pauvres que vous avez totalement abandonné dans votre raisonnement. Seule logique votre seule logique c'est de laisser les gens dans le RSA et les aides sociales à tel point même que vous avez proposé de faire sauter l'obligation de recherche d'emploi. La vraie différence entre nous c'est que moi je considère que quand il y a des aides, il y a des droits mais il y aussi des devoirs. La vraie différence entre nous c'est que vous vous considérez que l'aide sociale c'est un avenir. Moi, je considère que c'est le travail le vrai social. Et donc, on a là-dessus une vraie différence. Pour vous, le travail est une punition.
Laurent Wauquiez