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interviewC à vous (sur YouTube)· 28 mars 2025 52 min

Procès de Marine Le Pen : la crainte de l’inéligibilité - C à Vous l’intégrale - 28/03/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Très heureuse de vous retrouver. On est vendredi 28 mars. On est ensemble jusqu'à 21h avec toute l'équipe.

Pierre sera de retour lundi. Mohamed? - M.Bouhafsi: Une histoire bouleversante.

Tom est décédé à 23 ans après un accident de la route. Il a décidé de donner tous ses organes. Il a pu sauver 13 vies.

On a rencontré ses parents et son ex-petit ami. - P.Cohen: Je vous parle de 2 procès qui jugent des politiques et qu'eux contestent: M.Le Pen et N.Sarkozy. - A.-E.Lemoine: On en parle avec le vice-président du groupe RN à l'Assemblée, député de la 8e circonscription de Moselle, L.Jacobelli.

Lorrain? - L.Sénéchal: Je vous emmène en Asie du Sud-Est, en Thaïlande.

Elle a été touchée par un puissant séisme. - A.-E.Lemoine: Après 20h, nous recevons V.Dedienne et D.Bourdon.

Des gros machos des années 60 qui ne comprennent pas qu'une jeune femme veuille travailler, ne pas être une mère au foyer, rêve d'aventure. C'est dans le film "Natacha (presque) hôtesse de l'air", adaptation de la célèbre BD. C'était la 1re BD française avec une héroïne.

Et I.Morizet, aujourd'hui journaliste et animatrice, nous parle de sa 1re vie, quand elle s'appelait K.Cheryl.

Elle a abandonné ce nom de scène depuis 2001. Elle accepte d'en reparler aujourd'hui à l'occasion de la sortie d'un best of de tous ses tubes. En cuisine, Bertrand est aux côtés d'E.Li. - B.Chameroy: Bonsoir.

Le menu du soir va plaire à Patrick. Il est composé de feuilles de chou. N'hésite pas à te moucher quand je parle!

Feuilles de chou, journalisme...

Avec quoi d'autre? - E.Li: Du porc suyuk et des coquillages. - B.Chameroy: Bonne émission. - P.Cohen: C'est un démarrage laborieux. - A.-E.Lemoine: E.Li, cheffe du Château Brachet.

Tout de suite, L'Edito de Patrick. Juges contre politiques. Une confrontation inédite. - P.Cohen: Inédite par son ampleur.

Le hasard des affaires judiciaires superpose 2 procès importants. Hier, la réquisition historique de 7 ans de prison contre un ancien président pour la plus grave accusation de corruption de la Ve République. L'idée est que pour accéder au pouvoir suprême et financer sa campagne, N.Sarkozy aurait conclu un pacte avec le régime criminel de Kadhafi...

Lundi, le jugement dans l'affaire des assistants parlementaires du RN qui menace de priver M.Le Pen des prochaines élections présidentielles et législatives si le tribunal suit les réquisitions du parquet, ce qui n'est pas certain. 5 ans de prison, dont 2 fermes, outre les 5 ans d'inéligibilité.

Il ne s'agit pas de corruption, mais de détournement de fonds publics. Néanmoins, l'accusation est lourde. M.Le Pen est soupçonnée d'avoir mis en place un système visant à enrichir son parti sur le dos du Parlement européen, pour un préjudice que celui-ci estime à 4,6 millions d'euros.

Ces dossiers ont pour point commun la longueur des enquêtes: 9 ans pour M.Le Pen et 10 ans pour N.Sarkozy.

Dans les 2 cas, c'est en partie en raison de très nombreux recours déposés par la défense. La longueur de la procédure, c'est l'un des arguments invoqués par le parquet dans sa demande d'exécution provisoire. Pour être efficace et avoir du sens, une peine doit intervenir dans un temps raisonnable après la commission des faits. 2e point commun de la part des prévenus: le procès des juges.

S'ils s'en prennent à des politiques, c'est qu'ils sont politisés de façon significative. J.Bardella le disait sur CNews.

N.Sarkozy affirme au "Parisien" ceci. Il y a quelque chose d'étonnant et de très paradoxal à voir les tenants de l'ordre, de l'intransigeance sécuritaire, se plaindre de la fermeté des condamnations quand ils en sont victimes.

M.Le Pen reproche la politisation des juges. - M.Le Pen: J'ai dit que c'était un procès fait par des politiques à des politiques, voire à la politique. - P.Cohen: "Un procès politique à la politique"...

M.Le Pen avait même parlé d'une peine de mort politique en cas d'inéligibilité et d'une mesure "profondément antidémocratique". - A.-E.Lemoine: Une musique déjà entendue ailleurs. - P.Cohen: Avec plus de force.

Celui qui maudit les juges siège depuis 2 mois à la Maison-Blanche. ... - P.Cohen: D.Trump suit une dérive autocratique bien connue où la dénonciation d'un gouvernement des juges précède l'instauration d'un gouvernement sans juges. - A.-E.Lemoine: Est-ce qu'il n'y a pas le même risque en France d'une dérive, d'une fragilisation de la démocratie, à faire ainsi le procès de la justice? - L.Jacobelli: Bonjour.

Je crois que non. Quand on aime la justice, et c'est notre cas, il faut faire en sorte qu'elle évite les excès. Pour prendre le cas de N.Sarkozy, ou même de M.Le Pen, on ne peut pas s'empêcher, vu la gravité des peines demandées, de se dire qu'il y a quelque chose de disproportionné, notamment dans le cas de M.Le Pen, que je connais mieux.

Elle est clairement innocente. On parle de fiches de poste de collaborateurs parlementaires qui ne correspondent pas à ce qu'aurait voulu le Parlement européen. Rendre M.Le Pen inéligible... - P.Cohen: Ce n'est pas simplement des fiches de poste. - L.Jacobelli: Priver les Français de leur relation particulière avec M.Le Pen, qui est la femme politique préférée des Français... - A.-E.Lemoine: Vous pensez qu'il y a un complot judiciaire contre M.Le Pen?

On ne condamne pas sciemment une innocente si on est convaincu de son innocence. - L.Jacobelli: Je ne suis pas complotiste, mais je crois les faits.

Pendant le procès, un procureur a dit contre l'un des prévenus: "Ca me fait mal au coeur, mais je vais devoir vous relaxer." C'est un cri du coeur. Il y avait la volonté de "se taper le RN".

Ca ne veut pas dire que tous les juges sont comme ça, mais la justice et la politique ont un lien. Parfois, la justice a servi à casser des carrières politiques. - P.Cohen: Quel lien? - L.Jacobelli: Si demain, un juge décide que M.Le Pen est inéligible avant même qu'elle ait pu faire appel, ça joue sur la présidentielle.

Il y a un lien direct. - P.Cohen: Il y a eu des instrumentalisations de juges pour casser des carrières politiques?

Quels juges et quelles carrières? - L.Jacobelli: En écoutant les réquisitoires dans l'affaire de M.Le Pen...

J'ai suivi cette affaire de près. - P.Cohen: Vous parliez du passé. - L.Jacobelli: N.Sarkozy, 7 ans...

Je suis sidéré qu'il soit plus condamné que certains dealers, que certains agresseurs, que certains violeurs ou même que certains criminels. Ca pose question. - P.Cohen: Vous pensez qu'il n'a rien fait, mais c'est son 5e procès. - L.Jacobelli: Je ne suis pas juge.

Autorisez-moi à poser des questions. La justice est parfois très sévère avec certains et très laxiste avec d'autres. - P.Cohen: Vous n'avez pas du tout confiance dans la justice de notre pays. - L.Jacobelli: Elle doit être équitable et stable avec tout le monde. - P.Cohen: Dans ces 2 affaires que vous citez, celles de N.Sarkozy et de M.Le Pen, ces juges que vous accusez d'être orientés politiquement, il faut les limoger, comme le fait D.Trump? - L.Jacobelli: Pas de raccourcis et pas de comparaisons qui n'ont pas lieu d'être.

On n'a jamais demandé à ce que le juge en question soit limogé. - A.-E.Lemoine: La justice est orientée et veut se payer des puissants? - L.Jacobelli: D'abord, il y a eu le réquisitoire du procureur.

Il y aura le jugement. Je ne le connais pas. Je fais confiance.

Le réquisitoire était disproportionné et à côté de la plaque. M.Le Pen est innocente.

On ne s'est pas mis d'argent dans les poches. Il n'y a pas eu d'argent utilisé à des fins privées... - P.Cohen: Si, en partie. - L.Jacobelli: Tous les salariés ont travaillé, probablement pas comme aurait voulu le Parlement européen.

Mais un collaborateur parlementaire fait de la politique. - P.Cohen: Ce n'est pas le règlement du Parlement européen. - L.Jacobelli: Il a été précisé après.

Tout ça sera jugé. Les Français auront aussi leur opinion. Personne ne pourra comprendre...

En tant que républicain et démocrate, je ne pourrais pas comprendre que M.Le Pen soit empêchée de concourir à la présidentielle. - A.-E.Lemoine: M.Le Pen disait mardi dans "Le Figaro" ne pas du tout penser au verdict qui sera rendu lundi. - L.Jacobelli: Je ne suis pas dans sa tête, mais je la vois agir.

C'est notre cheffe de groupe à l'Assemblée nationale. Elle passe son temps à nous demander de travailler pour qu'on rende leur pouvoir d'achat aux Français, qu'on contrôle l'immigration, qu'on réponde à leurs demandes. Elle a eu cette phrase: "La peur n'empêche pas le danger." C'est une belle phrase.

On saura lundi. On est au travail. Les gens nous ont élus pour ça.

Je suis ravi d'évoquer ce sujet avec vous. Mais on a mille choses à voir aujourd'hui qui préoccupent les Français: le pouvoir d'achat...

Dans l'émission précédente, vous parliez des ZFE...

Trouver un emploi, marcher librement dans la rue sans avoir peur d'être agressé, protéger nos concitoyens de religion juive...

Il y a beaucoup de choses à faire. - A.-E.Lemoine: Un programme à mettre en place.

Avec qui pour en prendre la tête? La question va se poser dès lundi. Si M.Le Pen était déclarée inéligible, c'est J.Bardella qui deviendrait le candidat naturel du RN pour la présidentielle? - L.Jacobelli: Je vais vous décevoir, mais je ne sais pas ce qu'on va faire.

Pour l'instant, on ne veut pas crier avant d'avoir mal. Nous pensons que... - A.-E.Lemoine: Vous réfléchirez à partir de lundi? - L.Jacobelli: On a un parti et un groupe parlementaire en ordre de marche.

On a un programme clairement identifié des Français. Il n'y a pas de quoi s'agiter comme un poulet sans tête avant de savoir ce qui va sortir... - A.-E.Lemoine: S.Chenu, sur franceinfo, expliquait que ce serait naturellement J.Bardella qui serait candidat à la présidentielle. - L.Jacobelli: Evidemment.

J.Bardella est le président du parti. Il a une forte notoriété et reconnaissance auprès des Français.

Il est l'une des personnalités préférées des Français pour devenir président de la République. C'est un choix naturel, mais on suivra les instances du parti. On ne passe pas nos journées de 8h à minuit à réfléchir: "Il y a panique en la demeure, qu'est-ce qu'on va faire?" - P.Cohen: J.Bardella était jusqu'à hier l'invité du gouvernement israélien, du ministre de la Diaspora qui fait partie du gouvernement B.Nétanyahou pour une conférence sur l'antisémitisme.

Auprès de lui, même s'ils n'ont pas fait le même parcours, M.Maréchal n'était pas loin. Mardi, l'eurodéputée répondait à ceux qui critiquaient une visite de responsable du parti. - M.Maréchal: Je pense que si J.-M.Le Pen avait été davantage écouté sur la question de l'immigration, il y aurait moins d'actes antisémites dans notre pays.

Ca n'est pas J.-M.Le Pen qui a tué I.Halimi ou M.Knoll...

Ils ont été tués par des musulmans. Je suis heureuse que ce malaise puisse être derrière nous et qu'on puisse parler des sujets d'avenir. - P.Cohen: Qu'est-ce que vous en pensez? - L.Jacobelli: Le problème qu'on a aujourd'hui est clair et quotidien. - P.Cohen: Vous ne voulez pas me répondre. - L.Jacobelli: L'antisémitisme...

Il y a urgence. On peut regarder ce qui s'est passé il y a 40 ans. Les violences contre nos compatriotes de religion juive ont explosé depuis le pogrom du 7 octobre 2023.

Il y a des antisémites partout: à l'extrême droite, à droite, à gauche et à l'extrême gauche. Tous les antisémitismes doivent être combattus. M.Le Pen a pris les décisions qui s'imposaient pour son parti. - A.-E.Lemoine: J.-M.Le Pen était-il un rempart à l'antisémitisme? - L.Jacobelli: Ce n'est pas ce que nous avons pensé.

M.Le Pen a demandé à J.-M.Le Pen, son père, de partir. - P.Cohen: Donc vous n'êtes pas en accord avec M.Maréchal. - L.Jacobelli: Il y a un point sur lequel je pourrais être d'accord.

C'est vrai que l'immigration a sa part, aujourd'hui, dans l'antisémitisme en France. On a importé un islam radical qui a fait de l'antisémitisme un de ses objectifs. Malheureusement, l'antisémitisme qu'on vit aujourd'hui est celui de cet islam radical, relayé par LFI, qui y a vu une forme de clientélisme...

Il y a des Français de confession juive qui vont de plus en plus vivre en Israël parce qu'ils ont peur en France. Ils quittent certains quartiers. Il faut régler ce problème.

Ca passe par le respect de la loi, par l'arrêt immédiat de toute tolérance avec l'islam radical et par une fermeté, notamment vis-à-vis des députés qui font des références antisémites à tour de bras dans l'Assemblée. - M.Bouhafsi: Vous revenez sur l'immigration.

Vous comprenez la gêne de nos concitoyens de confession juive qui entendent les propos de M.Maréchal en Israël, sur une chaîne israélienne? C'était sur tous les réseaux sociaux. - L.Jacobelli: Je l'entends.

J'ai du mal à répondre à sa place. Je réponds pour le mouvement que je représente. J'ai été clair.

On peut continuer à faire de l'archéologie. - P.Cohen: Je vous renvoie à ce qui figure encore sur le site du RN: la page d'hommage à J.-M.Le Pen, qui a été publiée juste après sa mort et qui ne dit rien des condamnations qu'il a subies... - L.Jacobelli: Les actes parlent pour nous.

Je vous renvoie aux allusions faites par des députés. Quand certains parlent de "vache d'or", de "dragon céleste", ce sont des termes qui sont connus dans les milieux antisémites. C'est D.Guiraud, S.Delogu...

L'affiche horrible avec votre confrère C.Hanouna, tirée d'un graphisme des années 30 et du nazisme, c'est révoltant. Quand J.-L.Mélenchon dit qu'avec les cheveux que les milliardaires vous auront coupés, ils feront des édredons, vous savez à quoi il fait référence.

On prenait les cheveux des femmes pour en faire des édredons. Faisons de l'histoire, si vous voulez. C'est une science sociale passionnante.

Mais regardons l'actualité et combattons les antisémites de 2025. - M.Bouhafsi: "Bayrou commence à m'énerver." Ce sont les mots de M.Le Pen.

Elle critiquait la feuille de route énergétique du gouvernement. Elle ajoutait: "Je vais me fâcher." Elle critiquait le développement de l'éolien par rapport au nucléaire.

C'est le 1er signe d'une censure? - L.Jacobelli: Oui.

Les faits s'accumulent. Le refus d'aller plus loin sur la négociation de la réforme des retraites, refus maladroit de la part du Premier ministre qui dit qu'on ne touchera pas à l'âge de départ, ce qui veut dire qu'on casse les négociations...

Le fait qu'il grave dans le marbre que l'électricité et l'énergie seront chères, avec 300 milliards à investir dans les éoliennes...

Priorité aux éoliennes, ça veut dire quoi? - P.Cohen: Ce n'est pas ça. - L.Jacobelli: C'est une énergie intermittente.

Quand elle ne peut pas fournir, il faut assurer. Quand elle fournit, ça veut dire que les centrales nucléaires doivent ralentir. C'est dommageable. - P.Cohen: Tous les rapports d'expertise disent qu'il faut de l'éolien et du nucléaire, les deux. - L.Jacobelli: 300 milliards... - P.Cohen: Sur combien de temps? - L.Jacobelli: Plusieurs décennies, je crois.

C'est beaucoup quand même. Vouloir que ça représente 1/3 des énergies, ce n'est pas possible. Ca veut dire casser notre système énergétique.

Ca veut dire une énergie chère et une perte de pouvoir d'achat. C'est des lignes rouges pour nous. - A.-E.Lemoine: Mardi, vous voterez le texte de lutte contre le narcotrafic.

La censure a lieu quand? - L.Jacobelli: Je ne sais pas.

On verra bien. On a dit au Premier ministre que ce plan pluriannuel sur l'énergie devait aller à l'Assemblée nationale. Ca ne devait pas être un décret.

On verra s'il nous écoute. Quand il fait quelque chose, ce n'est pas forcément très bon. La plupart du temps, il ne fait rien, si ce n'est arbitrer entre des ministres qui vont chacun dans leur sens.

On est mal partis. Il faudra protéger les Français de ce mauvais gouvernement. - A.-E.Lemoine: Restez avec nous.

C'est la Story de M.Bouhafsi. - Donner 11 de ses organes parce qu'il le pouvait, c'est énorme, mais en donner un...

On manque de donneurs. Si on ne fait pas ce geste, il y a des gens qui vont mourir. Lui, il était déjà mort.

Si on peut aider les gens à travers ça, il faut surtout ne pas hésiter. Il faut en parler. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire de Tom.

Son destin nous a bouleversés. Un soir d'hiver, à 23 ans, il meurt dans un accident de voiture. Le personnel soignant demande rapidement aux parents s'il était donneur.

Ils se souviennent des échanges avec leur fils. Tom disait: "Si je meurs, je veux tout donner. - C'était pas un héros.

C'était un garçon gentil, dans tous les sens du terme. Gentil pour tout, avec tout le monde, toujours prêt à rendre service. Il n'y a pas d'héroïsme là-dedans.

Il y a juste un amour des gens. Je sais qu'il a permis à d'autres personnes de vivre. Ca, je trouve ça...

On ne peut pas faire plus. Ca me le rend encore plus beau. - M.Bouhafsi: Ses parents vont respecter sa volonté.

Pendant 11 heures d'opération, les médecins vont prélever le coeur, le foie, le pancréas, les reins, la cornée...

Face à cette générosité, les brancardiers fondent en larmes. Les parents ont insisté pour qu'un message soit martelé pour briser les on-dit. Le corps de leur fils leur a été rendu en parfait état. - On a accompagné Tom jusqu'à la salle d'opération.

Ca fait du bien. On veut être là jusqu'à la fin. - J'ai retrouvé mon fils.

Il était dans toute son intégrité. Pour chaque chose qu'ils ont prise, ils ont fait en sorte que ça ne se voie pas. Ils lui ont pris un fémur et ont mis une prothèse. - Je l'ai vu, il était magnifique.

Ca ne pouvait pas être mieux fait. Ca fait du bien d'avoir une bonne image pour la suite. - M.Bouhafsi: Tom aura sauvé 13 personnes grâce à ce don d'organes.

En France, 3 personnes meurent chaque jour faute de greffe. Pour faire son deuil, son ex-petite amie pense à toutes ces personnes sauvées. - Ca m'aide dans mon deuil de savoir qu'il vit avec d'autres personnes.

Il vit encore à travers elles. Elles auront son coeur, son fémur...

Ces personnes auront une belle vie. Ca me fait beaucoup de bien de me dire qu'il est un peu partout. Au moins, il n'est pas mort pour rien. - M.Bouhafsi: En France, plus de 20 000 personnes sont en attente d'un organe.

L'attente a été insoutenable pour Marine. Son fils est né à 31 semaines. 41 cm pour 2 kg et un pneumothorax.

Les médecins ont prévenu Marine que son fils pouvait mourir à tout moment. Nouvelle épreuve: le fils a un an et son rein n'est pas fonctionnel. - Il faut se battre pour la vie dès la naissance.

On comprend très vite l'enjeu que ça peut avoir. Quand on découvre le mot "greffe", ça me paraît insupportable. Il est bébé.

C'est impossible. Le mot est effrayant à ce moment-là, même si je sais que c'est miraculeux. - M.Bouhafsi: Commence alors un parcours du combattant. 5 ans de galère, de soins quotidiens, de dialyses.

Marine doit arrêter de travailler pour s'occuper de son fils à temps plein. - Un enfant de 5 ans qui vous dit qu'il ne veut plus être là, c'est insupportable. On prévoit une attente jusqu'à 5 ans parce qu'Ayden a un groupe sanguin rare.

Je panique. Il finit par réussir à me dire 2 mots: "hôpital" et "faut qu'on y aille". Il a le poing levé.

Il est reconnaissant de ces cadeaux. Il a été greffé d'un nouveau rein. Il veut que je lui donne un nom: Senshi, qui veut dire "guerrier".

Il comprend que c'est le plus beau cadeau de la vie. - M.Bouhafsi: Ayden a 7 ans.

Il a repris une vie normale. Il remange. Il est en pleine forme.

Il est passé d'un traitement lourd à une surveillance mensuelle à l'hôpital. - Ca allait, l'école? Tu as bien mangé? - C'est chouette parce que quand je n'avais pas la greffe, je restais dans mon lit.

Je suis heureux parce que je n'ai plus la dialyse. Je peux courir, faire du vélo, aller à l'école, à la cantine, manger...

C'est chouette. C'est grâce à mon nouveau rein, Senshi. Par contre, j'ai pas le droit de manger de pamplemousse.

Sinon, ça enlève les effets du médicament. - M.Bouhafsi: Ayden n'oublie pas qu'il a frôlé la possibilité d'aller au ciel.

Tous les 27 du mois, il remercie son ange gardien. - La personne m'a donné un rein. Elle est partie au ciel.

Ca me permet de me souvenir de la greffe. C'est l'ange gardien. Le 27, on est allés à l'hôpital pour la greffe.

Tous les 27, on l'allume. C'est pour dire merci à la personne. - M.Bouhafsi: Si 80 % des Français sont favorables au don de leurs propres organes après leur mort, le taux de refus en 2023 était de 36 %, en partie parce que les proches ne connaissent pas la position du défunt.

Discutez en famille. Un grand merci à la maman... - A.-E.Lemoine: Elle sort un livre. - A.-E.Lemoine: Ce sont des images qui disent la tension, celles du petit Emile.

Son grand-père, excédé par la présence des journalistes, a délibérément renversé les trépieds de leurs caméras avant de menacer d'appeler les gendarmes s'ils continuaient à filmer. Quelques heures plus tard, le grand-père d'Emile, à peine de retour chez lui, a arrosé les reporters. - Une voiture qui frôle les voitures de journalistes et, à son volant, le grand-père d'Emile.

L'image a été tournée il y a quelques minutes, celle d'un homme exaspéré par les journalistes présents devant chez lui et qui décide de les arroser. ... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

N.Daguin, vous êtes correspondant à Nice pour "Le Figaro". Le village du Haut-Vernet est presque arrêté depuis la mort du petit Emile.

Maître J.Pinelli, vous êtes l'avocat de la grand-mère d'Emile, elle aussi libérée sans qu'aucune charge ne soit retenue contre elle après 44 heures d'audition qu'on imagine éprouvantes. Est-ce que la pression, les heures d'interrogatoire expliquent le mouvement d'humeur de son époux, Philippe Vedovini, à l'égard des journalistes? - Me J.Pinelli: C'est une épreuve.

Voilà une grand-mère endeuillée Par la perte d'un petit-fils dans des conditions absolument dramatiques qui va être entendue en qualité de mise en cause sur ces mêmes faits durant 48 heures. A la pression de la garde à vue va s'ajouter que, durant 48 heures vont lui être imposés une somme d'éléments qui traduisent les derniers instants de son petit-fils. - A.-E.Lemoine: C'est-à-dire qu'elle a appris, au cours de son audition, les circonstances de la mort de son petit-fils? - Me J.Pinelli: Pas exactement.

Malheureusement, cette réponse, elle l'attend depuis ce drame. Elle n'a pas été livrée d'une façon aussi complète, en dépit du travail considérable des enquêteurs. On lui a livré des éléments, la somme des éléments compilés à ce jour, une sorte de mise à jour. - A.-E.Lemoine: Elle a appris que son petit-fils avait été tué, ce qui était ignoré, en tout cas, jusque-là, du grand public. - Me J.Pinelli: C'est une des conclusions de l'enquête.

Mais il faut rester prudents. Il y a une intervention d'un tiers. Mais savoir s'il s'agit d'un homicide volontaire ou involontaire... - A.-E.Lemoine: La thèse jusque-là, c'était qu'il s'était perdu, et qu'il était mort parce qu'il s'était perdu. - Me J.Pinelli: Il n'y a pas véritablement de thèse, mais il y en a plusieurs.

Les enquêteurs n'ont pas la prétention d'affirmer qu'il y a une vérité révélée. On n'en est pas là, et chacun le regrette. Le travail consiste à établir des pistes.

L'une des pistes privilégiées prend en compte un élément technique: l'intervention d'un tiers. C'est déjà une réponse considérable. - A.-E.Lemoine: Votre cliente est pour l'instant hors de cause, mais les enquêteurs et le parquet n'écartent toujours pas la piste intrafamiliale.

Votre cliente en est bien consciente? - Me J.Pinelli: Parfaitement, de même qu'elle est consciente que les réponses qu'elle espérait obtenir dans le cadre de cette procédure, elle les devra aux enquêteurs et aux magistrats.

Elle n'a eu de cesse de leur rappeler toute la confiance qu'elle leur porte. Elle sait qu'il n'y a qu'eux qui puissent leur venir en aide. Le fait d'imaginer que, parmi les pistes qu'ils doivent explorer, il y ait cette dimension familiale, cela découle d'une évidence.

La configuration des lieux et leur présence à l'instant de la disparition les placent immédiatement sur la liste de ceux qu'on va investiguer. Il n'y a pas d'offense à leur faire en les considérant comme potentiellement intéressés par ce drame. Son placement en garde à vue, s'il a été ordonné par une juge d'instruction qui fait son travail de façon admirable, il fallait s'y soumettre dans l'espoir que cette piste empruntée puisse être fermée.

Et ce n'est pas le cas pour une raison qui s'explique assez aisément. Cette phase de garde à vue, durant 48 heures, va consister à recueillir des auditions. Il faut que l'ensemble des déclarations de ces personnes placées en garde à vue soient passés à l'épreuve des éléments tactiques réunis par les enquêteurs pour savoir si, à l'issue de ce travail, on peut imaginer que cette piste peut être définitivement fermée ou non. - A.-E.Lemoine: La particularité de l'époux de votre cliente génère des suspicions.

Il est accusé de violences sur ses enfants. Certains sont mineurs, et des écoutes téléphoniques attestent que certains d'entre eux se sont plaints de coups subits de la part de leur père. Que répond votre cliente? - Me J.Pinelli: Je suis tenu par le secret des investigations et celui de l'instruction.

L'exposé que ma cliente peut en faire doit être réservé aux enquêteurs et au juge d'instruction. Evoquer le secret d'instruction, ce n'est pas une coquetterie. C'est simplement imaginer que des investigations, à plus forte raison quand elles portent sur des faits d'une telle gravité, doivent se faire dans la plus parfaite sérénité et donc avec un certain secret.

Il est évident que ma cliente conteste formellement toute implication familiale. Cela répond pour une large part à votre question. - A.-E.Lemoine: Philippe Vedovini est visé dans une enquête où il aurait infligé des punitions violentes en tant que surveillant dans une école.

Son passé joue contre lui? - N.Daguin: On assiste depuis 2 ans à la construction du coupable idéal.

On a parlé du caractère du grand-père. Il a la réputation d'être sanguin, parfois violent, au moins verbalement, peut-être physiquement. Son passé joue contre lui.

A l'époque, il se faisait encore appeler "frère Philippe" dans cette institution catholique traditionaliste dans le Nord-Pas-de-Calais. Il y avait aussi son attitude tout au long de l'enquête. D'abord, au moment des battues.

Il a pu apparaître un peu supérieur, suffisant. Ce sont des interprétations propres à chacun. De source plutôt fiable, je sais que les juges d'instruction ont eux-mêmes été un peu agacés par l'attitude du grand-père pendant la remise en situation.

Il avait l'air un peu agacé, un peu "je-sais-tout", "je prends la chose par-dessus"...

Tout ça participe de la fabrication du coupable idéal. Simplement, je souhaitais apporter un point de précision. Vous disiez qu'il n'y avait plus de doute dans le fait qu'il y ait eu un tiers. - A.-E.Lemoine: Emile a été tué, volontairement ou accidentellement. - N.Daguin: Non, non.

Il a très bien pu chuter sur une pierre et ensuite, celui qui assiste à cette chute décide, plutôt que de dire la vérité, d'appeler les autorités, de se débarrasser du corps...

En ce sens, on ne peut pas encore dire qu'il s'agit d'un homicide. - A.-E.Lemoine: Ca peut être un accident qui a été dissimulé par celui qui aurait assisté à l'accident.

Les enquêteurs sont aujourd'hui persuadés que le responsable, si ce n'est de l'acte criminel, en tout cas de la dissimulation d'un drame, se trouve parmi les 17 personnes qui étaient là le jour de la disparition d'Emile. On imagine le poids de la suspicion qui doit s'alourdir de jour en jour au sein de la famille de votre cliente et au sein du village. Comment elle le vit, au sein de sa famille? - Me J.Pinelli: L'épreuve traversée par cette famille les a...

Blindés, ce n'est pas le mot, mais ça rend certaines choses dérisoires ou plus faciles à accepter comme cette garde à vue. L'environnement dans lequel plane la suspicion...

On ne peut pas faire autrement. Il y a cette enquête qui vient accréditer certaines positions et alourdir ce sentiment, mais le simple fait, dès le drame, du nombre très réduit d'habitants ... dans ce secteur, de personnes qui se connaissent, ajoute à la tension. - N.Daguin: Ce qui est intéressant, c'est que l'annonce des gardes à vue n'a pas tellement surpris sur place.

Les gens étaient plutôt "on s'y attendait"...

Surtout avec les enquêtes qui avaient eu lieu et la saisie de cette grosse jardinière près de l'église. Les gens n'étaient pas tellement étonnés. Mais la fin des gardes à vue, l'annonce que tout le monde avait été relâché sans poursuites, ça a beaucoup plus surpris.

D'une part, on s'est dit que l'hypothèse la plus évidente, même si c'est la plus impensable, c'est celle du drame familial, parce qu'on est dans un huis clos, qu'il faut bien un coupable et que le grand-père est le coupable idéal. En même temps, il s'agit pour les habitants de se dire "on sait, on va pouvoir tourner la page et reprendre nos vies là où elles se sont arrêtées", pour certains depuis 2 ans maintenant. - A.-E.Lemoine: Les 17 témoins directs ou indirects de la disparition d'Emile ont assisté à une remise en situation 2 jours avant que les ossements soient retrouvés.

Ca aurait pu faire paniquer le responsable ou le témoin capital de ce drame? - Me J.Pinelli: On estimerait peut-être davantage que les conditions dans lesquelles ces éléments ont été exposés seraient davantage une volonté de la personne qui s'est livrée à ces actes macabres d'apporter au moins cet élément de réponse à la famille.

C'est l'une des pistes envisagées et qui laisseraient entendre que, peut-être, pris d'une forme de remords ou de compassion à l'issue de son geste, il aurait souhaité au moins pouvoir offrir à la famille cet élément qui apporte une réponse. - N.Daguin: On a beaucoup de mal à croire au double concours de circonstances.

D'une part, la découverte du crâne intervient 2 jours après cette remise en situation. Elle intervient surtout la veille de Pâques, la résurrection du Christ. On sait tous les symboles que ça représente pour une famille que l'on sait particulièrement pieuse et tournée, centrée même, autour de la foi qui les anime, qui les regroupe et qui les soude. - Me J.Pinelli: C'est une source pour eux de force dans cette épreuve.

Ce recueillement les réunit et assure leur protection, ce recueillement face au vacarme qui les entoure. Cette famille a conscience que leur deuil n'est plus uniquement le leur. Les Français s'en sont émus et sont touchés par des sentiments de compassion, d'empathie à leur égard.

Ils ont en quelque sorte pénétré leur intimité, alors qu'il n'y a rien de plus intime que le deuil. Cette structure un peu particulière, cet attachement... - A.-E.Lemoine: On a du mal à croire au concours de circonstances, selon vous.

Si le crâne a été déposé à la veille de Pâques, c'est que l'auteur de cette mise en scène macabre connaissait peut-être la famille d'Emile? - N.Daguin: En même temps, tout le monde avait, de fait, fini par la connaître.

Tout le monde ne lit pas "Le Figaro", mais n'importe quel média a couvert cette affaire. Tout le monde connaissait cet attachement de la famille à la religion. On pouvait partir du principe que c'est quelqu'un qui les connaissait parce qu'il connaissait la famille, mais aussi parce qu'il avait suivi l'actualité et qu'il avait voulu faire ce geste la veille de ce jour si symbolique.

Mais cette hypothèse tombe un peu à l'eau parce que c'est une randonneuse qui fait cette découverte de façon fortuite. Même si le chemin de randonnée était fréquenté, il fallait y aller ce jour-là, à ce moment. On ne pouvait pas le prévoir à l'avance. - A.-E.Lemoine: Merci pour ces précisions.

Je rappelle qu'il reste encore une heure ou un peu plus de garde à vue pour les gendarmes... - Me J.Pinelli: 3 heures 05. - A.-E.Lemoine: Pour entendre à nouveau votre cliente.

Elle le redoute? Elle le prépare? - Me J.Pinelli: Ma cliente sait parfaitement que cette épreuve n'est pas terminée.

Elle ne le sera que le jour où elle aura véritablement la connaissance des circonstances dans lesquelles son petit-fils a perdu la vie. - A.-E.Lemoine: On peut donc lire "Le Figaro" et vos reportages, N.Daguin, vous qui êtes correspondant à Nice.

C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal. L'Asie du Sud-Est dévastée par un puissant séisme. - L.Sénéchal: La terre a tremblé pendant au moins une interminable minute à Bangkok, notamment.

Les piscines également. Les terrasses sont transformées en mer démontée. L'eau a fini par passer au-dessus des rambardes pour rejaillir sur les façades des immeubles, qui ressemblent à des immenses cascades.

La puissance du séisme est telle que cet immeuble en construction d'une trentaine d'étages s'effondre sur lui-même. Au sol, les ouvriers filment avant de s'enfuir. Fracas.

Rien ne résiste...

Cette grue ploie. Elle se plie plusieurs fois avant de s'effondrer. Les dégâts dans la capitale thaïlandaise sont considérables.

A Bangkok, plusieurs immeubles se sont effondrés. Il était 13h, heure locale. Les rues et les bureaux étaient pleins.

Certains étaient coincés dans l'ascenseur. Il a fallu les extirper. Et le métro sous terre...

Les wagons, toujours à Bangkok, secoués comme des coquilles de noix. Dans le pays voisin, là où était l'épicentre du séisme, sur le tarmac de l'aéroport, les avions tanguent. Le personnel demande aux passagers de s'éloigner des bâtiments.

Dans la capitale birmane, à l'intérieur d'un aéroport, les passagers fuient avec parfois leurs bagages sur la tête. Des dégâts considérables au Myanmar, ce pays bouddhiste à 90 %. Une pagode complètement détruite.

Dans les rues, c'est la panique. Des immeubles s'effondrent comme des châteaux de cartes, devant et derrière. La junte militaire est dépassée par les événements.

Le séisme a fait 144 morts pour l'instant, 732 blessés dans ce pays. Voici ce qu'il reste d'un des hôpitaux de la ville. Les blessés sont soignés à même le sol.

Une maman avec sa fille blessée dans les bras témoigne. ... - L.Sénéchal: On compte encore des dizaines et des dizaines de personnes disparues ou coincées dans les décombres.

Les dégâts sur les infrastructures sont aussi considérables. Ici, un pont au Myanmar complètement détruit. - A.-E.Lemoine: Le coup de force américain se poursuit au Groenland. - L.Sénéchal: Avec une visite hostile du vice-président et de la deuxième dame des Etats-Unis.

C'est comme ça qu'on appelle la femme du vice-président. Elle se rendait officiellement à une course de chiens de traîneau. Mais en s'invitant, le mari relègue sa femme au rang de potiche. - L.Sénéchal: J.D.Vance est allé visiter une base militaire au Groenland.

Voici ses 1ers mots sur place, pour l'histoire. ... - L.Sénéchal: Le Groenland est un territoire autonome du Danemark.

Depuis des mois, D.Trump sidère l'Europe en martelant qu'il veut annexer une île grande comme 3 fois la France. Il l'a encore répété cette semaine. ... - L.Sénéchal: Imaginez.

C'est comme si Trump décrétait qu'il lui fallait la Polynésie française ou la Nouvelle-Calédonie. Les Groenlandais manifestent contre la venue du président américain avec des slogans comme "les Yankees, les Ricains, rentrez chez vous". Même V.Poutine, qui passait en revue les marins russes d'un sous-marin nucléaire, a commenté l'offensive de Trump sur le Groenland, comme s'il soutenait la démarche de son homologue américain. ... - L.Sénéchal: Poutine continue d'avancer ses pions.

Il réclame un gouvernement de transition à Kiev sous l'égide de l'ONU avant toute négociation de paix. Vous en pensez quoi, L.Jacobelli, de cette proposition de V.Poutine? - L.Jacobelli: Ce n'est pas du toute une bonne proposition.

Il faut s'en tenir à notre proposition, une conférence internationale sous l'égide de l'ONU avec tous les participants et les pays baltes, qui sont les premiers à avoir peur d'une attaque de la Russie, de la Turquie... - P.Cohen: Je vois pas ce que ça pourrait apporter...

Alors que la Russie, en petit comité, on n'y arrive pas. - L.Jacobelli: Je sais bien!

Mais si on fait une paix sans l'Ukraine ou sans la Russie, ce ne sera pas une paix. Il faut une paix avec les deux et en parler avec les deux. Ce genre de déclaration n'arrange pas les choses.

Espérer arriver à l'entente des 27 pays européens pour, après, faire une négociation, c'est beaucoup trop long. Et on prend le risque de l'enlisement. Il y a déjà eu 1 million de victimes, mortes ou gravement blessées dans ce conflit terrible.

Ce que je regrette dans cette histoire, c'est que le président de la République n'ait pas, à l'image de ce que pouvait faire le général de Gaulle, un rôle international, pivot, qui fait qu'il puisse parler à tout le monde... - A.-E.Lemoine: C'est ce qu'il a fait très longtemps avec V.Poutine. - L.Jacobelli: Malheureusement, sur pas grand-chose...

Un soutien affirmé à l'Ukraine, il le faut, c'est vrai, mais on n'a pas fait un pas vers la paix. - P.Cohen: Ca dépend de la Russie. - L.Jacobelli: On est d'accord, mais il va falloir leur parler.

Quand notre ministre des Affaires étrangères dit qu'il ne décrochera pas si son homologue russe l'appelle...

Nous faisons aujourd'hui tout pour nous préparer au pouvoir avec un certain nombre de déplacements internationaux pour bien montrer que la France doit être une puissance d'équilibre. Elle ne l'est plus. Les Comores ne nous respectent pas vis-à-vis de Mayotte, l'Algérie ne nous respecte plus, Trump ne nous considère pas, Poutine non plus...

Zelensky le fait, mais c'est insuffisant. - A.-E.Lemoine: L'UE nous recommande d'avoir sous la main un kit de survie. - L.Sénéchal: Un sac à dos prêt en permanence en cas de crise.

Voici une partie des 18 objets que recommande d'avoir la commissaire européenne des gestions de crise. ... - Un gâteau. - Un mouchoir. - Un miroir. - Un appareil photo.

On ne sait jamais. - De quoi faire du feu. Allumettes, briquet... - Une ceinture pour le pantalon et pour étrangler les gens. - J'espère qu'il n'y aura pas de guerre.

On n'est pas prêts, forcément. - L.Sénéchal: On se prépare au pire jusque dans une ville dirigée par le RN.

A la grande surprise des habitants, exercice militaire grandeur nature organisé par l'armée sur la ville de Fréjus. - A.-E.Lemoine: On attendait des images... - L.Sénéchal: Vous les trouverez facilement. - A.-E.Lemoine: Charles III annule tous ses engagements. - L.Sénéchal: Il a été brièvement placé en observation hier.

Il a 76 ans et est toujours soigné pour un cancer. Silence radio sur le type de cancer. Il s'est senti mal hier.

Ses engagements ont été annulés. Je cite une source royale citée par l'AFP: "Petit accroc sur une route qui va clairement dans la bonne direction." - A.-E.Lemoine: C'est très joliment dit.

La France change d'heure demain soir! - L.Sénéchal: On passe à l'heure d'été dans la nuit de samedi à dimanche.

Mise en place en 76 pour faire des économies partout, sauf sur une île récalcitrante à l'époque, en Bretagne. ... - Vous êtes restauratrice.

Ca ne va pas vous poser des problèmes avec les gens qui vont venir cet été pour manger? Quand ils vont arriver à midi, il va être 10h chez vous. - Ils doivent s'adapter à notre mode de vie. - L.Sénéchal: C'est l'Ile-Molène qui a fait un peu de résistance en 76.

On avance ou on recule? - A.-E.Lemoine: On avance! - L.Sénéchal: Si je veux me rendre au cinéma dimanche à la séance de 16h, à ma montre, il sera quelle heure si je n'ai pas changé l'heure? - 15h! - L.Sénéchal: Une dernière?

Le réveille-matin à 6h, dans mon horloge biologique, il sera quelle heure? Je serais crevé! - A.-E.Lemoine: Il est l'heure de passer à la suite.

Merci beaucoup. Dans un instant, V.Dedienne, D.Bourdon, I.Morizet, qui arrivent et qui sont magnifiques, et puis J.Moreira.