Un chef d'entreprise doit-il avoir des doutes quand il dirige ?
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Malgré vos expériences et vos responsabilités, avez-vous encore des doutes sur la manière de diriger aujourd'hui, et si oui, laquelle ? Oui, et il faut avoir des doutes. Je pense que c'est important pour tout le monde, y compris naturellement pour un dirigeant.
On est incarné comme dirigeant, on est dans un environnement. L'entreprise, elle n'est pas sur notre planète, elle est au milieu de parties prenantes, la société, l'environnement, la géopolitique. J'ai une fille qui me passe des messages, j'ai des collaborateurs, des clients.
Donc c'est très important d'être à l'écoute aussi largement que possible de tous ces capteurs, d'essayer d'en faire la meilleure synthèse possible, de douter, de se dire oui, aujourd'hui je vais là, est-ce que demain ce sera la même chose ? Donc le doute est bénéfique, il ne faut pas qu'il tétanise, parce qu'il faut prendre des décisions pour avancer, donc c'est un doute positif. Je pense que fondamentalement, ce qu'il faut se dire, c'est que, et vous le vivez dans votre vie de jeune adulte et d'étudiant, quand on marche, on est en déséquilibre.
Et à fortiori quand on court, vous avez même les deux pieds en l'air pendant quelques instants de raison. Si vous n'avancez pas, ah oui, là vous êtes statique, et vous n'êtes pas dans le doute, vous n'êtes pas dans la prise de risque. Mais pour avancer, progresser dans la vie, ben oui, il faut mettre un pied devant l'autre.
Merci. Merci. Merci.