RACHEL KEKE, EX-DÉPUTÉE LFI ET FEMME DE MÉNAGE : PUNIE POUR AVOIR LUTTÉ ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à toutes et à tous et heureux de vous retrouver pour ce nouveau rendez-vous hebdomadaire. Chaque semaine, le journal des luttes revient sur les combats sociaux syndicaux qui agitent notre société et comme on a l'habitude de le faire en donnant la parole à celles et ceux qui luttent au quotidien. Merci à vous de nous soutenir et n'oubliez pas pour devenir abonné sociaux faire un don ponctuel.
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C'est avec vous que le combat continue. Le journal des luttes, c'est parti. Au sommaire de cette édition, nous serons avec Rachel Kéké.
Souvenez-vous de cette figure emblématique de la lutte des femmes de chambres de l'hôtel Ibis des Bâignoles qui revient sur le devant de l'actualité car son employeur ne veut pas respecter un accord et veut la muter à plus de 40 km de son habitation. Et nous parlerons également de Stellantis. Stellentis Poissie.
Ce site va, on l'a annoncé le 16 avril dernier, va arrêter la fabrication d'automobile. Les salariés sont en colère. Un reportage dans cette édition.
Le journal des luttes hebdo, c'est tout de suite. Elle a été le visage de la lutte des femmes de chambre de l'hôtel Ibiz Batignol, une figure de prou de la mobilisation sociale avant de devenir députée de la République. Aujourd'hui, Rachel Kéké est de retour au cœur de l'actualité mais pas sur les bancs de l'Assemblée.
Après la fin de son mandat, elle a retrouvé son ancien employeur, le groupe STN. Et c'est désormais devant le Conseil des Prudomes qu'elle se bat. Mutation à 40 km de chez elle, sanction ou simple réorganisation.
Rachel Kéké nous explique pourquoi après avoir porté la voie des travailleur à l'Assemblée, elle doit aujourd'hui mener sa propre bataille pour le respect et la dignité. C'est parti pour l'entretien. Rachel Kéké, bonjour.
Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation. Après 2 ans passés à l'Assemblée nationale, vous avez décidé de reprendre votre travail.
Euh, est-ce que c'est d'abord une décision facile à prendre ? Bah, c'est une décision facile parce que il faut savoir que la politique euh c'est pas un CDI. Donc euh finalement, quand tu finis euh tu vas voir comme je dis, je suis allé découvrir, je suis allée voir euh au sein de l'Assemblée nationale comment vote les lois, comment euh par rapport aux lois votées, quels sont les partis politiques qui sont pour le peuple.
Mais après ma mission comme je peux dire bah il faut que je je retourne voilà d'où je d'où je suis quitté pour voilà pour reprendre mon mon travail tranquillement. Et justement comment s'est déroulé euh ce retour ? Bon, en fait, j'ai fait quand même après les 2 ans, je suis resté une année et c'est comme ça voilà, l'Assemblée nationale m'avait dit que en janvier, je n'avais plus droit euh je n'avais plus mes droits.
Donc, fallait que je reprenne quand même mon travail. Donc, j'ai appelé la société externe pour leur dire finalement, je voulais un rendez-vous avec eux pour discuter pour la reprise et ça a été ce qui a été fait. Donc le 8 janvier, ils m'ont donné rendez-vous, je suis allée à l'entretien et voilà, ils m'ont ils m'ont rappelé qu'on a fait une grève pendant on a fait une grève pendant 22 mois et que ils ont perdu beaucoup d'argent et que euh en quelque sorte c'est une punition.
Voilà. Parce que c'est ce qu'ils vous ont dit. Oui, c'est ce qu'ils m'ont dit.
On a perdu beaucoup d'argent. Euh les médias ont parlé de nous. Euh voilà, on n pas on n' pas de place.
C'est-à-dire en fait, on ils n'ont pas de place pour moi à Paris. Donc euh moi je l'ai dit ce que moi je suis en train de vous dire. Pendant qu'on était maltraité, on était exploité, on était venu vous voir en fait pour trouver une négociation, une porte de sortie, vous nous avez dit carrément vous pouvez aller faire la grève 3 mois 4 mois, vous êtes habitués.
Ils ont dit non euh euh c'est pas ça. Je dis si c'est ce que vous nous avez dit dans cette même salle où nous sommes en train de faire l'entretien. Donc vous vous avez perdu de l'argent mais nous en fait on a été humilié parce que on partait faire les on partait sur les piquets des grèves, on versait de l'eau sur nous, on nous jetait des canettes même de on versait même du café sur nous euh en en dessous du bâtiment de l'hôtel.
Voilà, on nous versait c'estàd des gros en plein hiver. Donc on faisait Noël même devant les hôtels avec le syndicat, avec nos familles. Donc nous au contraire, c'est nous qui avons été humiliés.
Vous vous n'avez pas euh vous dites que vous avez perdu beaucoup d'argent, mais la société aujourd'hui la société fonctionne. La société n'est pas fermée. Donc si je comprends bien euh c'est une punition.
Voilà, c'est-à-dire faut pas en quelque sorte ne viens pas nous emmerder, on te on te ramène plus loin, c'est-à-dire pour jaune. Je sais même pas où c'est. Et euh ce qui ce qui me fait est un peu euh c'est-à-dire je ne comprends pas cette société en fait parce que on a signé un protocole à la fin de notre conflit qu'il était interdit d'amener le salarié à plus de 15 km de son lieu de domicile. justement votre employeur je reprends ce que vous venez de nous dire votre employeur S stn essayé de vous affecter à Bouret sur Juin donc à 40 km de votre domicile c'est dans lesessones et donc comme vous venez de le dire à l'instant c'est contraire à l'accord qui avait été passé à la fin du conflit un accord signé hein par la société le 25 mai 2021 et qui indique que vous pouvez pas être affecté à plus de 15 km de votre domicile et là cet accord il est pas respecté ex bah il c'est ça c'est ça la société c'est-à-dire dire euh je peux dire que quoi ?
J'ai l'argent, je suis plus fort et le salarié qui n'a pas de de protection derrière, je fais ce que je veux comme j'ai dit heureusement qu'il y a des prix d'hommes, il y a des tribunaux. Donc moi, je suis quelqu'un quand même une femme qui a mené une grève pendant 22 mois, je vais pas me laisser faire et je n'aimerais pas que on bfou comment je peux dire ma dignité des gens et puis on me bfou mes droits. Voilà.
Donc c'est pour ça que j'ai saisi le Prud d'homme. La lutte continue et je vais pas laisser, je vais pas baisser mes bras mais on ira jusqu'au bout quoi. Euh justement cette nouvelle affectation pour qu'on comprenne qu'est-ce que ça va modifier d'être à 40 km de chez vous ?
Donc ça fait 80 km par jour. Qu'est-ce qui ça modifie dans votre quotidien d'être aussi loin ? Mais déjà, il faut que je me lève tôt le matin parce que et puis on connaît les problèmes des transports.
Euh, on sait comment fonctionne le RSC. Et le problème, c'est que quand j'arrive à Bouré chun, c'est-à-dire deux chez mois à Bouré sous jeune, ça fait 1h30 en transport et de bour jeune au domaine où on m'amène, ça fait 34 minutes à pied. Souvent, c'est pas bien desservi.
Donc, imaginez-vous un peu, tu fais 2h déjà, tu te lèves tôt le matin pour prendre le métro pour aller mais moralement, physiquement, c'est c'est fatiguant. C'est à ça. Moi moi-même j'appelle ça de la maltraitance.
C'est fatiguant. C'est-à-dire oui, on t'amène, tu seras fatigué et toi-même tu partiras. Voilà, c'est ce qu'ils sont en train de faire.
Bah moi, je pense qu'ils sont mal tombés parce qu'ils ont en face de Rachel Kéké qui a amené une lutte pendant 22 mois qui les a pas lâché et je ne les lâcherai pas. Ouais. Et vous vous parlez donc de punition et la direction parle elle juste d'une réorganisation que c'est tout à fait normal et qu'après tout c'était une modification dans le dans le dans du contrat parce qu'ils ont pas sur Paris selon eux hein de place peut-être pour vous.
Bah moi je connais STN, ils vont pas dire qu'ils n'ont pas de d'hôtel à Paris parce que quand ils sont quand ils ont eu le contrat avec Ibis mais c'est dans Paris, je connais bien Esther depuis 2016 on était Estous soustraitait dans le sein de l'hôtel Ibis les Bigol et que souvent il nous déplaçait pour aller dans d'autres hôtels. C'est-à-dire pourquoi on a négocié euh cet accord pour ne pas qu'on nous amène en plus de 40 km. C'est-à-dire au départ quand on arrive pour travailler quand il est midi mais la gouvernante générale elle vient pour dire tu arrêtes ton boulot tu vas dans un autre hôtel pour aller travailler parce qu'il y a pas de femmes parce qu'on a besoin de femmes de chambre là-bas pour travailler et ça faisait que les femmes en plus celles ont fait 20 chambres et qu'on vient les dire d'arrêter d'aller encore travailler dans un autre hôtel on trouvait que c'était de trop voilà donc c'est pour ça que dans nos négociations on a mis ce point là donc ne va pas dire que ils n'ont pas d'hôtel hôtel à Paris.
Moi, c'est faux. Ils ont plein d'hôtels à Paris. Ils viennent d'avoir même un hôtel euh que j'ai appris à Rassie Charles de Gaulle.
Ils viennent d'avoir un hôtel, je sais pas si c'est sur les Champsélysées, je crois, mais ils ont plein d'hôtels à Paris. Voilà. Donc les gens partent mener les enquêtes, ils verront qu'ils ont beaucoup d'hôtels à Paris.
Donc c'est une punition parce que pourquoi ils m'ont pas dit ils n'ont pas d'hôtel à Paris ? Pourquoi ils m'ont dit c'est parce que vous avez fait la grève qu'on a perdu beaucoup d'argent. Donc ça ça sous-estime quoi en fait ?
Hm voilà, c'est mieux de dire non mais on n'a pas de d'hôtel à Paris. Bah si les gens metent l'enquête qu'on voit que vous avez plein d'hôtels à Paris, vous faites quoi en fait ? Voilà donc c'est ce système là que le le patronat commence à faire.
Voilà fait passer devant les gens. Non on n'a pas d'hôtel. Non dites que les femmes elle a madame Kéké elle a fait une grève on a perdu beaucoup d'argent donc c'est une punition.
Voilà. Euh justement parce que votre situation raisonne chez beaucoup de salariés qui craignent des représailles après une activité syndicale ou ou politique et cela arrive souvent. Vous avez des échos d'autres syndicalistes ou des gens qui ont mené des combats comme ça qui une fois quand ils sont revenus ou au cours de leur contrat ont subi des des punitions ou des représailles.
Là, je peux je peux apporter même mon soutien à Gael de de la Poste qui est qui est comment je peux dire qui est possible pour par l'employeur parce que c'est un bon syndicat qui défend les salariés aujourd'hui. Souvent il est devant les tribunaux. Je je suis aussi le syndicat euh de la CGTPE euh qui qui était comment je peux dire monsieur Claude Lévi et Tizir Condi aussi qui sont passés devant les tribunaux parce que ils défendent bien les salariés.
Donc moi à l'époque j'étais euh conseiller du salarié mais aujourd'hui comme quand je suis arrivée à l'Assemblée nationale ils m'ont pas renouvelé le mandat du conseil de salariés. Mais je vous dis tous les jours, il y a minimum cinq salariés qui m'appellent pour les accompagner pour un entretien qui peut aller jusqu'au licenciement tous les jours. Cinq salariés.
Donc ça devient maintenant euh euh comment je peux dire de l'abus du pouvoir de pouvoir licencier les gens parce qu'ils ont envie de licencier les gens. Je sais pas d'où sortent ce pouvoir là. Donc moi, c'est pour ça que je dis il faut que les syndicats se mettent ensemble ou bien s'il y a pas de syndicat pour pouvoir protéger ses salariés mais il faut que les salariés arrêtent de travailler.
Il faut qu'on a il faut que les salariés arrêtent de travailler pour mettre fin à ça, à cet achannement là parce que tu as des enfants à nourrir, tu as un loyer à payer, tu as c'estàdire tu n'as plus de vie parce que tu as peur. Tu sais pas si demain si tu arrives au travail, on va te dire arrête là parce que là là tu tu viens plus, arrêtes ton travail. Et là, c'est ce que les gens vivent au quotidien.
Mais où est-ce qu'on va aller jusqu'à jusqu'à ce jour ? Et justement vous là dans le combat là que vous menez là actuellement contre votre employeur qui veut vous faire travailler à plus de 40 km de chez vous, vous êtes soutenu politiquement, syndicalement actuellement ? syndicalement.
Oui. Le syndicat qui nous a soutenu pendant notre grève là, CGTHP ils sont plus Claude Lévi, monsieur Claud Levi là, il est maintenant à la retraite mais il me soutient et Tiseric on dit aussi que maintenant qui n'est plus SJHP mais qui est Saintessa aussi qui me parce que c'est elle qui fait derrière les courriers tout ça, ils sont toujours là et parti politique. Je profite pour remercier aussi les députés de la France insoumise euh qui sont là.
Il y a certains qui pensent que non mais on t'a abandonné, on a La France l'a abandonné. Euh la France insoumie n'est pas à ses côtés, c'est faux. Ils sont là, ils me soutiennent, ils m'appellent.
Voilà. Donc moi, je suis soutenu par beaucoup de personnes. La question que je me pose quand je vois que finalement votre employeur vous punit parce que c'est ce qu'il vous a dit lors de votre entretien entre guillemets, est-ce que finalement les victoires que vous avez obtenu au moment de votre grande grève à de Libis Batignol c'est des victoires sur le temps qui sont finalement fragiles parce qu'on peut malgré tout toujours vous remettre.
Oui, mais moi je dis c'est fragile donc c'est pour dire il faut toujours tenir parce que par exemple euh les femmes de les femmes de chambres de l'hôtel Ibist les Bignols, il y a Sylvie Kimissa qui était la deuxème porte-parole euh quand c'est honnête maintenant qui a récupéré le site mais c'est un combat à chaque jour avec honnête pour que les comment je peux dire pour que tout ce qu'on a gagné soit respecté et aujourd'hui franchement cette société respecte ce qu'on a gagné. Donc ça veut dire que quoi ? Ça veut dire si on ne se bat pas, c'est pas parce que tu as gagné que tu penses qu'il faut arrêter le combat en fait.
Parce que si tu gagnes, tu dis que tu dis tu arrêtes le combat mais derri ils vont ils vont faire ce qu'ils ont envie de faire parce que eux ils sont comme ça. Les patrons c'est des vicieux. Il ils font ce qu'ils ont ils font comment je peux dire euh ils cherchent, ils vont, ils touchent pour voir.
Voilà. Donc moi, j'appelle aux gens qui travaillent, surtout les travailleurs, quand vous connaissez vos droits, ne vous laissez pas bafouer vos droits. Voilà, il faut tenir dur parce que comme on peut dire, si tu combats pas, tu n'as pas de victoire effectivement.
Et donc là vous vous avez le sentiment aussi que aujourd'hui avec votre retour sur votre enfin à votre travail dans votre métier, on cherche aussi à à casser un peu la figure de la lutte de l'époque histoire que vous puissiez justement pas pouvoir continuer à mener les combats le coup de les mener. On cherche à casser entre guillemets Rachel Kéké. Oui, mais je pense que c'est ce qu'ils veulent faire, c'est-à-dire voilà, on ne veut plus d'elle et on la casse et on l'amène jusqu'en bourré sur jeune et puis bon si elle est fatiguée, d elle est fatigué et puis bon après on l'a voilà, ça c'est pas la Rachel Ké ça c'est pas ça.
C'est-à-dire ils ont fait un faux calcul bah il faut qu' il revoi et puis bon voilà on va on va se retrouver au tribunal parce que le procès aura lieu le 15 juin à 13h. Donc je pense que c'est le métro Lub Blanc et le prix d'homme le le tribunal à côté. Donc voilà, pour ceux qui veulent venir soutenir Rachel Kqu, ils viennent quoi.
Le 15 juin à 13h, Métro Louis Blanc euh pour la le conseil des des Prudomes. Euh vous le disiez tout à l'heure, vous êtes toujours soutenu par euh par la France insoumise, hein. D'ailleurs, vous n'avez pas abandonné la politique pour autant, même si comme vous dit, vous êtes passé pour voir un peu comment tout ça marche.
Vous étiez candidate aux élections municipales à Chevillarue. Vous comptez continuer que ce soit peut-être les municipales dans bon c'est un peu longtemps mais il y a les législatives qui pourraient arriver en 2027. Vous êtes toujours sur ce terrainl ?
Bon, je je peux pas dire je peux pas abandonner la politique parce que comme j'ai dis aux gens, il faut que les gens s'intéressent à la politique parce que c'est quand tu t'intéresses à la politique que tu comprends beaucoup de choses qui se passent au sein de la politique parce que euh sur ce que nous sommes cette euh cette euh je peux dire dans ce pays où nous sommes, si tu ne t'intéresses pas à la produiture, tu deviens naïf en fait. Donc euh la France insoumise m'a donné la chance comme je peux dire parce que j'attends souvent on dit "Non, on l'a utilisé, on l'a manipulé. Voilà, moi personne peut m'utiliser, personne ne peut me manipuler.
Je suis pas un enfant, je sais très bien ce que je fais mais je remercie parce que étant femme de chambre, si aujourd'hui euh je suis rentrée dans l'histoire française parce qu'il faut dire c'est qu'il y a eu un parti qui m'a donné cette chance- làà et euh je remercie ce parti là et euh pour cette chance qu'ils m'ont donné, j'ai gagné les élections et on a vu comment ça fait. le bruit tout ça là dans dans ce monde. Oui, je peux dire dans le monde.
Donc je remercie ce parti et même aussi qui a donné la chance au municipal à beaucoup de personnes qui sont voilà qui sont voilà qui sont aujourd'hui conseillers municipal. Donc on va pas dire aujourd'hui taper sur ce parti pour dire non on l'a abandonné. Non, on m'a pas abandonné.
Au contraire, c'est les Français qui n'ont pas voté. Ouais. Voilà.
Parce que s'ils avaient voté, ils allaient avoir beaucoup de personnes qui les représentaient dans dans soit dans dans les municipales ou bien comment je peux dire à l'Assemblée nationale. Il faut que les Français votent ceux qui les ressemblent et qui peuvent défendre leur cause. Donc euh je continue la politique parce que maintenant pour les législatifs, je sais pas mais pour l'instant je continue, je suis dedans.
Là, il y a les présidentiels qui arrivent euh l'année prochaine. Bah il faut bien soutenir le candidat. Je sais pas si c'est Jean-Luc Mélenchon ou bien je sais pas c'est qui, mais il faut soutenir et je serai sur le terrain pour porter la voix de la France insoumise pendant les élections présidentiel.
Euh justement sur cette la France insoumise et sur lors des élections municipales, j'ai le sentiment moi, que votre élection en 2022 a permis peut-être aussi aux gens de se dire que c'était possible. En fait, vous êtes arrivé quand même, vous êtes une femme de chambre qui est arrivé à l'Assemblée nationale. Vous l'avez dit, c'était quasiment historique.
Je pense que vous êtes la seule et l'unique dans l'histoire de de France. Et ça a pu aujourd'hui emmener à ce que d'autres élus maires cette fois-ci pour beaucoup d'entre eux étaient soutenus par la France insoumise. Vous avez le sentiment d'avoir participé à à ce chemin de de de l'histoire.
En fait, vous avez mis un pavé qui d'autres après ont jeté d'autres pavés qui font qu'en fait il y a de plus en plus de gens qui se peuvent se sentir représentés aujourd'hui dans la politique française. Mais moimême déjà même là, je savais même pas que les gens allaient euh euh dire "Ah merci madame quelqu peut euh c'est qu'on peut." C'est les gens même qui viennent me dire qui viennent me dire que souvent ils me demandent "Mais j'ai envie de de rentrer dans la politique, j'ai envie de faire de la politique." Il y a d'autres qui me demandent je vais devenir député, comment est-ce que ça se passe ?
Donc il y a d'autres qui dit ton c'est-à-dire l'histoire c'estàd ton histoire nous donne cette force de dire tout est possible tout est possible et et j'ai vu surtout quand je vois par exemple je peux dire à à Saint-Denis les jeunes qui sont au conseil municipal qui ont leur échappe mais c'est une fierté pour dire que la politique ouvre les portes quand tu t'intéresses quand tu fais surtout un bon choix bah tu avances dans la vie en fait voilà donc moi mon histoire a ouvert beaucoup de portes ou bien mon histoire a donné beaucoup de force Si je peux dire à beaucoup de personnes de croire pour dire un jour tout est possible, c'est-à-dire de ne pas abandonner, de ne pas être découragé. Même si c'est dur qu'on se bat, on peut y arriver. Bah merci beaucoup Rachel Kéké d'avoir été avec nous aujourd'hui.
On va suivre de près la suite de votre affaire au Prudom par rapport à votre employeur qui n'a pas voulu respecter un accord qu'il avait lui-même signé qui disait que vous ne deviez pas travailler à plus de 15 km de chez vous. Donc on va suivre ça de près. Merci d'avoir été avec nous.
Merci beaucoup. Merci. On enchaîne avec le second entretien de ce journal des luttes et on va parler de Stellantis.
Le 16 avril 2026, la direction de Stellantis a officialisé l'arrêt définitif de l'assemblage automobile à l'usine de Poissi après 2028. Bien que le site soit reconverti vers des activités de support, de déconstruction, les syndicats dénoncent une casse de l'emploi et une fermeture déguisée craignant une réduction drastique des effectifs passés de 2000 à environ 1200 salariés. Il y a quelques jours, les salariés ont fait grève et se sont rassemblés à Poissie.
Mon collègue André Manivit était sur place. reportage. Est-ce que vous voulez que le site Stellenantis Poiss vive et produise et ensemble des véhicules ?
La filière automobile a un avenir. Elle doit de vivre. Elle se doit de vivre.
Le patronat, le gouvernement doit nous entendre. Aujourd'hui, on se rassemble et on manifeste, on s'est mis en grève parce que suite aux annonces de la direction de de Poissi que on aurait plus de nouveaux véhicules à produire sur le site et qu'on à la place on aurait des activités qui aura comme impact une case de l'emploi à hauteur de 900 ouvriers. Aujourd'hui, cette activité annexe fait peur à tout le monde dans le sens où nous avons des personnes aujourd'hui euh qui resteront forcément sur le carreau.
On fabriquerait plus de voiture après l'opel et la DS3 Crossb. C'est fini. On fabrique plus de voiture.
Quand on arrête la fabrication et la production d'automobile, c'est la fin. C'est la fermeture. Fermeture.
Ah ouais, c'est pas une ligne. C'est c'est Oui, on fabrique plus de voiture, c'est toute l'usine. Et nous entendons des politiques aux ordres du capital, aux ordres de la finance comme madame le maire de Poissie dire nous soulageons qu'il n'y ait qu'un millier d'emplois supprimés.
Et bien nous à la CGT, nous refusons ce constat. Nous refusons de négocier la régression sociale et la case sociale parce que derrière en plus ce sont des menteurs quand ils disent il y aura qu'un millier. Ce sont des venteurs quand ils disent il n'y aura euh pas de licenciement sec.
Quand ils annoncent 1200 emplois, c'est faux et archi faux. C'est faux et archi faux. Et on et on le sait et aujourd'hui la direction ne nous donne pas de réponse concrètes.
Ça fait plus de 30 ans qu'on a passé notre carrière ici et voilà, on n pas l'âge de partir à la retraite. Donc c'est un coup dur. J'étais tout comme un polar dans sa cage.
Appelle-moi camarade cap les mécanismes les rouages du système comment il neutralise comment il manipule des inform et nous divise parce qu'il est leur mobile. Pour moi, c'est un éternel recommencement puisque je viens d'une usine qui a fermé. J'étais à l'usine Dolnet et donc on nous a vendu de la poudre à perlin pimpin pour venir travailler ici.
On a fait confiance et au final euh c'est un éternel recommencement. Moi je pense que les choix qu'avait fait à l'époque Tavarez, bah il s'est littéralement planté en fait. S'est littéralement planté.
C'est lui qui nous a amené à tout ça. la lutte finale pour nous et demain l'inter nationale après le reportage que nous venons de voir sur la détermination des salariés de l'usine cellentisse de Poissi avec Jean-Pierre Mercier figure emblématique de la lutte syndicale sur ce site. Bonjour Philippe Jean, pardon.
Bonjour Jean-Pierre Mercier, merci d'être d'être avec nous. On le voit, on voit une colère, on vient de le voir, une colère qui ne retombe pas depuis l'annonce le 16 avril dernier, donc par la direction de l'arrêt définitive de la production automobile sur le site à l'horizon de 2028, je le disais. Qu'est-ce qui a fait cette fois-ci déborder le vase ?
Euh ce qui a fait déborder le vase, c'est euh l'annonce officielle euh de la part de la direction donc de euh de décider d'arrêter de fabriquer des voitures sur le site de Poissi. Euh parce que ça fait plus de 2 ans que le en tout cas au niveau de sud, on dénonçait ce projet. Euh à l'époque, on s'était fait malmener par la direction, euh traité d'irresponsable, d'inconscient, queon voulait mettre le feu à l'usine, qu'on voulait fermer cette usine, que bien sûr que non, il fallait travailler le mieux possible, faire de la qualité et qu'en étant rentable, on allait avoir un nouveau véhicule.
Bref, durant 2 ans, ça a été mensonge sur mensonge de la part de la direction. Euh juste pour une petite anecdote, elle elle avait livré à l'ensemble des organisations syndicales soi-disant une étude qui avait été finalisé pour un nouveau atelier de peinture. Il faut savoir que la peinture qu'on a aujourd'hui sur Poissie, elle est euh elle est trop vieille pour démarrer un nouveau véhicule.
Donc pour avoir un nouveau projet, un nouveau véhicule, fallait une nouvelle peinture. Pas de souci pour la direction. Et voilà que elle nous elle nous présente des études complètement finalisées.
Vous allez voir ce que vous allez voir. Et puis patata, les masques tombent. Et donc ce 16 avril, elle annonce l'arrêt de la fabrication voiture sur poiss qui est pour nous signe réellement la fermeture de l'usine, enfin sa volonté de fermer l'usine et pour nous c'est inacceptable.
Justement, ce sentiment d'abandon des salariés vis-à-vis de la direction est très fort, hein. Certains ont même l'impression d'un éternel recommencement. On l'entendait dans le dans le reportage, notamment ceux qui travaillaient auparavant sur le site Dolnet dont j'ai fait partie.
Euh j'ai travaillé pendant 18 ans euh de dans l'usine Dolnet Sousois. On a euh on s'est battu contre la fermeture de cette usine durant 2 mois, donc 4 mois de grève non stop. Ça a été une bataille qui a été rude.
On n'a pas empêché cette fermeture d'usine, mais on est parti avec des droits des euh des concession de la part de la direction qui était euh qui était appréciable. Euh mais il y a pas que Holnet, il y a aussi euh des camarades qui étaient à Holnet qui sont euh qui ont atterri à l'usine de Saint-Touin, qui a fermé il y a quelques années, elle aussi et donc qui se retrouve à Poissie. Donc pour certains, c'est euh c'est vraiment une une histoire qui bafouille à chaque fois avec le le même mensonge, la même propagande mensongère de la direction jusqu'àattant que les masques tombent et là on se retrouve euh devant un bras de fer à mener, euh un rapport de force à instauré à l'intérieur de l'usine mais pas que à l'intérieur de l'usine parce que j'ouvre une petite parenthèse mais c'est une véritable saignée sur l'emploi qui est en train de se préparer 2000 emplois toute catégorie professionnelle confondu à l'intérieur de l'usine plus 300 sous-traitants, mais c'est au-delà de l'usine de poissie des des milliers de de travailleurs qui travaillent dans les équipes mentiers chez les sous-traitants qui nous fournissent les pièces pour fabriquer cette Opel Moca qui eux sont directement menacés de mort de de perdre leur boulot avec l'arrêt de la fabrication de voiture.
Donc c'est pour nous un enjeu énorme à la fois de mobiliser à l'intérieur de l'usine mais aussi il va falloir qu'on s'adresse à l'extérieur de l'usine évidemment chez les équipes mentiers mais pas que chez nos camarades de Renault Flin, chez les autres camarades de Stellantis et puis à tous les travailleurs dans le pays aujourd'hui qui sont menacés de licenciement et de fermeture d'usine. Et quelles sont vos revendications concrètes aujourd'hui euh enfin justement face à cette direction ? Quelles sont vos vos vous attendez quoi ?
Nous, on veut pas crever avec la fin de la MOCA. On connaît parfaitement euh cette direction. Euh vous évoquiez à l'instant le euh l'annonce de la fermeture Dolnet Sousois à l'époque en en 2013 2012 2013.
Il faut il faut se rappeler que cette direction a menti devant la France entière pendant 2 ans en disant que cette fermeture n'était pas d'actualité. Euh donc c'est une direction qui de toute façon va mettre en pièce l'ensemble des emplois et nous ce qu'on veut c'est ne pas mourir, ne pas crever avec la fin de l'OPEL MOCA. Ça veut dire obtenir de la part de la direction et des pouvoirs publics euh des garanties nécessaires, sérieuses en fonction de l'âge et de la situation personnelle de chacun d'entre nous, à la fois de ceux de Stellantis, mais aussi des équipementiers, des sous-traitants, qu'on puisse continuer à faire vivre nos familles après la fin de la l'opela, un certain nombre de syndicats préfèrent discuter projet industriel, nouveaux véhicules ou pas.
Euh ces histoires de reconversion euh de transformation de l'usine, nous on est prêt à discuter de ça une fois qu'on a obtenu la garantie qu'on va pas crever après la MOCA parce que sinon c'est trop facile. On l'a vécu avec l'usine de HNE sous-Bois où euh la promesse de la direction, la main sur le cœur, c'était 11 1500 emplois qui devaient sortir de terre de ce de ce site d'Olestois. Il y a eu zéro zéro pointé.
Alors on n' pas envie de revivre la même histoire. Nous, on veut des garanties d'abord et avant tout et après on discute de tout ce qu'ils veulent mais d'abord des garanties pour qu'on puisse continuer à faire vivre nos familles. Comment on on le disait peut-être un peu en introduction mais le site de Poissi est un site historique hein de Stellantis.
Comment se traduit justement le rapport de force que vous pouvez avoir par rapport à la direction de de Stellantis ? Est-ce que vous avez le sentiment que dans ce combat que vous menez, il y a une ouverture de la part de de la direction suite au peut-être par rapport au rapport de force que vous pouvez instaurer ? Pour l'instant, la direction est fermée fermée, obtu à toute ouverture de discussion, même d'envisager de discuter pour vous dire.
Alors, on a une direction, c'est un patron de combat, c'est un patron qui est très politique, qui est bien conscient des enjeux euh sociaux et politiques d'une telle fermeture dans une usine de fabrication de voiture. Et aujourd'hui, euh je le dis sincèrement, on n' pas encore le rapport de force pour la faire reculer, mais on est en train d'y militer, on est en train d'y travailler, on milite pour ça. Et vous savez, si je me souviens de l'usine Dolness ou Bois, il a fallu 18 mois de de travail acharné, d'énergie déployé auprès des auprès des travailleurs de l'usine pour qu'enfin le rapport de force, le bras de fer s'engage et qu'on puisse le remporter, le remporter d'une manière ou d'une autre, quoi.
Donc là, on est vraiment au début de l'histoire euh mais ça fait 2 ans qu'on qu'on travaille, qu'on milite et pendant ces 2 ans, on n pas rien fait. On a été euh d'abord on a dénoncé ce projet de fermeture, ce projet de d'arrêt de fabrication de voiture et puis on a été contacté les sous-traitants qui sont à porté de voiture. J'ose dire euh c'est les camarades de Forvia à Meru dans Loise qui eux euh sont conscients que à partir du moment où la voiture s'arrête d'être fabriquée à Poissie, eux ils meurent.
Les camarades de Lire, une boîte américaine, un sous-traitant américain qui nous fournit les sièges qui est à Airblé dans le 95. Euh les camarades de MC Synchro qui nous fournissent les roues à Chanclou Leving. C'est des centaines de salariés qu'on a contacté durant ces 2 ans.
Euh on a tissé des liens, certains étaient euh à la manifestation le 23 avril là à Poissie. Et euh nous notre ambition, notre objectif c'est de marcher ensemble. Ceux de Stellantis et ceux des sous-traitants équipementiers. notre force et notre nombre mais surtout c'est notre capacité à s'organiser, à s'unir et à s'adresser au plus grand nombre.
Et je vous assure que dans le pays aujourd'hui, des travailleurs qui sont menacés de licenciement ou de fermeture d'usine, il y en a la CGT l'a dénombré, elle l'estime à près de 300000 en France. Donc on a des alliés potentiels qui sont dans le pays, ça c'est certain. Et c'est cette solidarité euh qui permet euh qui vous permet en tout cas de maintenir le moral des troupes parce que quand on fait grève parfois justement ça peut peser sur les bulletins de paye.
Euh c'est cette solidarité qui maintient un peu le le les combattants, en tout cas les salariés qui veulent combattre pour leurs droits. Bien sûr, ce qui maintient le moral quand on est un travailleur à Stellantis ou chez un équipement qui travaille pour Stellantis. Stellantis, c'est puissant, c'est un mastodon international de construction automobile.
Ils ont euh l'État français derrière eux, ils ont les banques, ils ont la solidarité des patrons. Donc ce qui peut maintenir le moral chez les travailleurs, c'est justement que dans ce camp-là, on est une politique, on est des perspectives, on est des objectifs et surtout qu'on fonctionne démocratiquement. Vous savez euh euh on on est euh on dénonce toute cette division syndicale qui est un véritable poison chez les chez les travailleurs dans le monde syndical qui met des bâtons dans les roues, qui met qui met un frein à la mobilisation.
Donc ce qu'on défend comme idée, c'est qu'il faut que les travailleurs ne se passent pas de syndicat, c'est pas ça notre notre souci, mais qu'il s'organisent eux-mêmes concrètement, qui se qui ne comptent que sur eux-mêmes avec l'aide ou pas des syndicats qui voudront les soutenir, mais qu'ils aient leurs propres politiques, leurs propres objectifs, leurs propres revendications, qu'ils ont décidé démocratiquement eux-mêmes dans l'atelier et puis qui marchent ensemble. Et euh dans ces moments-là, c'est là où les où le moral est le est le plus grand et où euh bah il y a beaucoup d'opportunités qui s'ouvrent à eux et c'est là où on peut changer bien des choses. Jean-Pierre, merci, merci d'avoir été avec nous.
On va suivre ça de très près, suiv votre combat. Merci de nous avoir permis d'avoir un peu plus de lumière sur ce qui se passe à Stellenti ce-ci. Merci beaucoup et merci pour votre invitation.
Au revoir. Avec plaisir. Au revoir.
Le secteur de la santé est en souffrance, tout le monde le sait et le manque de personnel est criant dans nos hôpitaux. Pourtant, paradoxalement, c'est une école d'infirmière qui est aujourd'hui menacée de disparition. L'IFSI de la Croix Saint-Simon, une institution historique est menacée de fermeture suite à la liquidation judiciaire de la fondation qui l'abrit.
Pour les étudiants, c'est l'avenir, la vocation et des années d'études qui pourraient s'effondrer du jour au lendemain. Pour nous parler de ce combat qu'elle mène avec détermination pour sauver leur formation, nous sommes en ligne avec Philomè, membre du collectif d'étudiantes opposées à cette fermeture. Bonjour Philomen et merci d'être avec nous.
Bonjour. Ma première question, c'est savoir justement que signifie concrètement pour vous et vos camarades de promotion le risque de perdre votre école du jour au lendemain ? Bah pour le moment, c'est beaucoup d'incertitude parce que nous on a appris ça, il y a des dates un peu dans le paysage.
La possibilité que des repreneurs se positionnent peut-être le 15 juin, que ce soit ensuite validé au mois d'octobre. Mais la réalité, c'est que nous, on sait pas si on pourra rentrer en septembre. On sait qu'on peut finir l'année, mais on sait pas si on va pouvoir poursuivre.
Il y a des lycéens qui sont en train de candidater sur parcours sup pour cette formation et qui savent pas si en septembre ils vont pouvoir étudier. Donc c'est déjà beaucoup d'incertitude et de et de questionnement la fermeture de de la formation. Oui, vous avez pas d'information de la part de de la direction ou des responsables de l'établissement. pas plus que ça.
Non, la réalité c'est que on nous a dit il y a 6 mois vous inquiétez pas c'est en redressement judiciaire mais ça n'affectera pas vos études et on se retrouve 6 mois plus tard à apprendre par nos par nos enseignants. On l'a même appris parce qu'en fait il y a deux IFS dans la Croissimon et on a appris à l'autre école d'infirmière que nos nos formations étaient en train de fermer. Ils étaient même pas au courant. on voit qu'on est euh pas un sujet pour eux et que la seule question c'est de voir euh bah voilà comment ils vont pouvoir sauver une partie des meubles et une partie des sous, mais que la question de notre avenir, de comment on va pouvoir étudier, dans quelles conditions et cetera, c'est pas quelque chose qui est en train de de les préoccuper.
Il pas du tout. Justement, quel signal hein ça envoie selon vous de fermer une école d'infirmière justement en pleine période de tension dans nos hôpitaux ? Bah nous, on pense que c'est un signal catastrophique parce que c'est ça qu'on veut dire en se mobilisant, c'est qu'à la fois nous, on veut pouvoir continuer à étudier ensemble euh dans nos promotions et cetera, mais on pense aussi euh au fait que c'est 850 étudiants parce que c'est des écoles d'infirmières, des écoles d'aides soignantes, euh de travailleurs sociaux, de pu récuitrices et qu'en fait c'est autant d'étudiants qui vont qui ne rentreront pas ensuite dans les hôpitaux, dans tous les services de soins et cetera et qu'on pense que c'est une catastrophe.
Il y a un appel à l'aide depuis les hôpitaux. On le sait même en étant juste en stage en école d'infirmière où on voit l'état de l'hôpital, on voit l'état des structures et on se dit que c'est un signal qui qui montre que le système est en train de marcher totalement sur la tête. Aujourd'hui, justement, vous vous battez pour sauver votre formation, quelles sont les garanties ou les solutions que vous demandez concrètement aux autorités pour ne pas voir votre cursus sacrifié ?
Ben nous, on voudrait devenir euh publ parce que là, du coup, c'était une une structure qui est privée. Il y a pas que nous, hein, derrière, c'est aussi euh une un hôpital Mire Bébé, euh des épades, 35 crèches, beaucoup de parents qui doivent être inquiets pour leurs enfants en ce moment et cetera. Euh et en fait, on pense que c'est pas normal que ce soit le soin ou que ce soit la formation, ça peut pas rapporter de l'argent, ça fonctionne pas pour ça.
Donc nous, on veut pouvoir être public pour pouvoir euh étudier correctement, rejoindre les nombreux ifsis publics, être attachés à un hôpital, être attaché à un autre des if IFC qui existent déjà, mais surtout ne pas fermer et ne pas être dispatché n'importe où. Ça c'est quelque chose qui compte énormément pour nous et on pense que c'est aussi le signe qu'il faut lutter contre la la privatisation, que ce soit dans les écoles ou que ce soit dans les hôpitaux, on a besoin de conserver nos lieux de soin, l'accès à la santé, c'est un truc qui est essentiel. Votre pétition, parce qu'il y a une pétition a déjà mobilisée de nombreuses personnes.
Quel message souhaitez-vous faire passer aujourd'hui sur notre antenne à ceux qui nous regardent et qui se demandent pourquoi il est important de soutenir votre combat aujourd'hui ? Mais je pense que on passe tous à l'hôpital à un moment donné dans notre vie. Si c'est pas nous, c'est nos proches.
Euh, on a besoin d'infirmière. Euh, vous allez avoir besoin de nous et là pour le moment, c'est nous qui avons besoin de vous pour pouvoir sauver notre école, pour pouvoir continuer à étudier. Euh donc soutenez-nous, partagez la pétition, partagez notre combat pour qu'on puisse euh continuer aux études et que notre et que notre école d'infirmière, elle devienne publique.
Merci beaucoup euh Philomè, on le rappelle hein, on mettra le lien de votre pétition dans la description de de cette vidéo. On va suivre ça à de près. En tout cas, on reste informé et on vous appellera si jamais il y a des évolutions sur ce dossier là.
Merci d'avoir été avec nous. Merci. Le 11 avril dernier, 300 personnes se sont rassemblées contre un projet d'extension d'une carrière de sable sur la commune des aleudes.
Une extension qui pourrait s'accompagner de la mise en place d'une retenue d'eau, une méga bassine de 350000 m². Une double peine aux yeux des manifestants qui répondaient à l'appel de la Confédération paysane et de la CGT pour demander l'arrêt du projet d'extension de la carrière, de l'accaparement de l'eau au profit d'une minorité d'agriculteurs et d'un modèle agricole productiviste qui répond avant tout à des enjeux économiques. Notre correspondante Théopéron a rencontré les manifestants.
Reportage. On on voit bien qu'il y a une spirale infernale et que les agriculteurs sont les premières victimes, hein. Euh alors, c'est une mobilisation d'information euh au sujet d'un projet.
Alors la terme officielle c'est réserve de substitution avec prélèvement hivernal dans la nappe et dans les cours d'eau. Donc ce qu'on appelle de manière un peu plus médiatique une méga bassine qui serait sur la commune des aleux à côté de Brissac. Euh nous nous plaidons pour une agriculture avant tout locale et nourricière avec une priorité d'irrigation sur les cultures vivrières.
Euh les projets le projet de développement est principalement axé sur de la production d'exportation et de maïs semence et ça c'est pas du tout un modèle qu'on qu'on que nous euh on veut voir continuer. Nous ce qu'on aimerait avant tout, c'est vraiment au-delà de la bassine qu'il y ait un débat sur l'utilisation de l'eau et sur le modèle agricole qu'on défend euh et sur la question de ces filières longues d'exportation qui en ce moment sont en train en plus avec le contexte de tension internationale de profiter de cette situation pour parfois se développer. Donc je n'accuse personne localement disant ça, mais c'est une c'est une problématique à avoir en tête néanmoins.
Et je pense aussi que au-delà de mobilisation éventuell à venir contre la bassine, ce qu'on appelle surtout c'est une mobilisation globale sur toutes les tous les sujets agricoles et les sujets de partage de ressources. Est-ce que vous êtes content d'être sur du bit ? Non.
Et ben montrez-le alors flétrissez de votre plus beau flétrissement. Allez, flétrissez mieux que ça. Flétrissez mais vous allez flirsieux.
C'est dans une démarche de continuité notamment avec l'interpellation qu'a fait la CGT, nous on l'a fait dans le département sur au candidat des justement des élections municipales parce que sur plusieurs revendications qu'on a et notamment sur tout ce qui est la gestion de de biens commun que ça soit l'eau, l'énergie voilà pour l'avenir en fait de manière à ce que ça ne soit pas une politique qui soit captée uniquement par certains détenteurs de capital. comme là actuellement des des entrepreneurs pour capter des richesses en fait qui sont normalement à partager qui sont même pas à partager fait elles appartiennent à tous donc elles ne doivent pas être la propriété et source d'intérêt parce qu'en fait c'est aujourd'hui c'est ça donc et là là-dessus on rejoint la confédération paysane parce qu'on est vraiment pour une autre société que celle gérée par le capital voilà et puis on est aussi inquiet aujourd'hui là de ce qui se passe dans le monde agricole euh la production la intensive avec la course à l'exportation qui au départ est sur engrais chimique, pesticides, herbicide, les conséquences sur la faune, sur la biodiversité mais aussi sur les salariés et les consommateurs, elle est très inquiétante. Donc on pense qu'il y a un virage à opérer et on parlait des biens communs. donné sur le service de la sécurité sociale alimentaire.
Donc un service public au service de tous, au service déjà des salariés qui travaillent dans le domaine agricole, mais au service de tous les consommateurs et des collectivités. En sachant que la problématique de l'eau, même si on n pas atteint des seuils critiques sur notre région, là cette année, on n quand même pas entre guillemets avec des gros taux de pliométrie. Donc les collègues de la confédération paysane, il le soulignent.
On a besoin d'adapter euh les cultures euh à ces changements climatiques. Or là, ce qu'on observe, c'est du maïs avec irrigation à 24h sur 24. Donc ça a pas de sens et ça mettrait en période d'une part l'alimentation en eau potable des collectivités et puis toutes tous les autres secteurs d'activité agricoles mais aussi il y a d'autres secteurs d'activité comme l'industrie et tout qui ont besoin d'autres.
Donc voilà, on est sur les biens communs, on est sur une gestion collective de l'eau. Donc c'est pour ça qu'on alerte les élus hein sur le fait qu'il faut être vigilant là-dessus et faut pas se faire accaparer que ça soit des matériaux ou des terres pour ça. Faut vraiment un autre choix politique et c'est là-dessus qu'on allait he c'est que c'est vraiment faut que ça soit déjà faut de la transparence et il faut vraiment que ça soit mis en commun et pas de la captation comme là l'exemple d'aujourd'hui he c'est vraiment la méga bassine pour de la captation pour de la production intensive et faut plutôt réfléchir plutôt que la production de maïs ces choses il y a d'autres productions qui peuvent être mis en place moins gourmand dans eau.
On sait qu'on est dans un changement climatique, donc faut aussi réfléchir à tout pour pouvoir préserver aussi les les génération future et pas puiser dans les nappes fréatiques et appauvrir encore plus nos sols. Donc ce que nous on est aussi enfin ça touche les toute la population, les travailleurs donc on va tous subir ces choix politiques aujourd'hui. Donc les élus, quel qu'ils soient à quelques niveaux, il y a toute une réflexion politique à avoir sur tout ce qui est bien commun et elle ne doit pas être fait par des détenteurs de grosses entreprises ou c'est pour de la captation à titre personnel de de leur entreprise et de leur de leur exploitation.
Là, on est avec la Confédération paysane parce que la confédération paysane, elle est bien sur l'agriculture raisonnée, biologique et avec un projet qui est comme celui qu'on peut porter à la CGT, qui est sur vraiment le partage le partage des richesses et dans le bien de tous pour préserver l'avenir et c'est ce qui est plus important. Bah la difficulté en fait, c'est qu'on rentre dans un système où euh forcé par les FNSA, de plus en plus le modèle agricole, c'est un modèle qui se base sur euh toujours produire de de plus en plus. Euh on est sur un modèle avec des grandes structures et grandes structures de culture qui demandent de l'eau et plutôt que s'adapter au dérèglement climatique, on essaie d'adapter les outils aux besoins d'une agriculture qui tient plus la route.
Donc euh pour l'agroindustrie qui exporte et bien on estime avoir besoin de plus en plus d'eau et donc on crée des mégacides qu'on va remplir en pomp dans les nappes fréatiques. Et donc ces nappes fréatiques euh alors qu'elles sont censées nourrir l'ensemble des habitants qui habitent au-dessus de la nappe et ben du coup les quelques agriculteurs qui pompent dans la bassine enfin dans dans les nappes pour remplir leur bassin irriguent de manière très importante quelques terres ou quelques cultures qui sont qui vont à l'exportation. Enfin aujourd'hui une mégabassine qui va capter parce que c'est ça en fait on capte les sources les ressources naturelles pour on sait de de l'agriculture qui est énergivore et qui en plus ne respecte pas l'environnement.
Donc oui, ça peut enfin je vois pas en quoi ça peut être bien pour tous. Donc oui, on va droit dans le mur avec ce genre de production. On voit bien qu'il y a une spirale infernale et que les agriculteurs sont les premières victimes.
On voit bien le nombre de manifestations avec des agriculteurs qui arrivent pas à vivre de leur secteur. Nous, on est bien pour la sécurité sociale alimentaire, on est pour le développement des AMAP au plus près de la population, on est pour le développement du bio dans la restauration collective. On pense que ça ça a du sens mais que ça doit être accompagné hein par la puissance publique et on est très content hein qu'il puisse y avoir davantage de coordination entre les différents acteurs que ça soit synicsociatif sur ces enjeuxl dire ne lâchez surtout rien la bataille va être longue et difficile.
Soyez très attentif à tout ce qui se passe et de toute façon on vous apporte notre soutien plein et entier. On passe maintenant à l'agenda. Pas de nazi dans Paris, c'est le mot d'ordre d'une manifestation qui aura lieu le 9 mai prochain.
Les collectifs Marchent des solidarités et Antifa, Paris 20, ainsi que d'autres organisations politiques et syndicales organisent une marche en opposition à celle du comité du 9 mai, un groupuscule d'extrême droite. Depuis plusieurs années maintenant, des néonazis défilent à Paris pour rendre hommage à Sébastien Desieux, militant nationaliste de 22 ans. tombé d'un immeuble en mai 1994 alors qu'il tentait d'échapper à la police lors d'une manifestation interdite à Paris.
L'an dernier, ils étaient un millier à défiler dans le 6e arrondissement. Cette marche s'était conclue par des saluts nazis. Cette semaine, dans notre émission Toujours debout, nous recevons ceux qui organisent cette compte manifestation pas de nazi dans Paris.
Merci à vous d'avoir suivi cette édition. Le JDL c'est fini pour cette semaine. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau numéro.
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Je vous souhaite de passer une très belle journée sur le média et je vous laisse avec la suite de nos programmes.
Jean-Pierre Bataille