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interviewRenaissance (sur YouTube)· 9 février 2017 58 minAutoproduit

#PandaLive | Emmanuel Macron est l'invité du WWF

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour à toutes et bonjour à tous bienvenue dans ce premier Facebook live de la campagne présidentielle où l'ensemble des candidats qui le souhaiteront vont être face à la communauté des membres des supporters du WWF le premier candidat à avoir accepté cette invitation c'est Emmanuel Macron bonjour Emmanuel Macron bonjour je vous remercie de se prê de vous prêter à cette exercice ça va être l'occasion pour vous de présenter un certain nombre de propositions qu'on espère les plus précises les plus ambitieuses possibles sur l'environnement sur la nature sur l'énergie sur l'alimentation sur l'agriculture sur la santé autant de thèmes qu'on va aborder pendant 45 minutes on va avoir trois séquences la première séquence c'est comprendre quelle est votre vision de l'écologie de la crise écologique et on va partir pour ça du rapport planète vivante du WWF et ensuite des questions qui sont arrivées plus de 200 depuis 2 jours et qui vont continuer à arriver en live et d'ailleurs je vous invite à continuer bien évidemment à les poser euh pour que nous puissions les sélectionner et les proposer à Emmanuel Macron nous allons donc avoir des questions très précises qui appellent des questions très précises vous êtes attendu euh là-dessus et donc on compte sur vous la troisème séquence sera beaucoup plus rapide ce sera davantage sur votre rapport personnel à à la nature aux animaux ou à l'alimentation on va donc commencer par cette citation qui est issu du rapport planète vivante que j'en profite d'ailleurs pour vous le remettre qui est le rapport de référence du WWF dans le monde et qui fait en quelque sorte le bilan de santé de la planète et il y a deux chiffres qu'on a extrait de ce rapport et je voudrais que vous les commentiez premier chiffre c'est que 2 ti3 des espèces sauvages 58 % pour être plus précis ont disparu en 40 ans je crois que 40 ans c'est pas loin de votre âge c'est pas loin du mien non plus donc ça veut dire que depuis que nous sommes nés 2 tiers des animaux sauvages ont disparu jeis savoir ce que ça vous évoque et le 2ème chiffre qui est euh aussi très frappant c'est que aujourd'hui et bien il faut 1,6 planètes Terre pour satisfaire les besoins de l'humanité ça veut dire que nous creusons notre dette écologique chaque année qui passe nous puisons davantage dans les ressources que ce que la planète peut euh resservir comme écosystème c'est vrai pour le climat c'est vrai pour les forêts c'est vrai pour les océans là c'est pareil quelle est votre vision quelle est votre perception de la crise écologique aujourd'hui deux chiffres bon bjour d'abord et merci pour cette invitation cette occasion de d'avoir une une discussion en profondeur sur des sujets je trouve que les deux les deux chiffres les deux réalités qui sont ici rappelés le montrent qui sont des sujets éminemment importants je me suis pas beaucoup exprimé jusqu'à présent sur ces sujets d'abord parce que j'ai eu des fonctions ministérielles qui sont souvent perçu comme antagonistes à ces derniers sujets on pourra y revenir à chaque fois et parce que ce que je veux construire c'est vraiment une cohérence et les les deux réalités que vous venez de de souligner le montrent on peut peut pas aujourd'hui penser vivre produire consommer innover sans avoir ce type de réalité en tête parce que si on regarde notre planète nous sommes intervenus très très très très tardivement dans son histoire et il y a toute une histoire de la planète qui nous précède qui a créé justement la matière les espèces et cetera et nous sommes de manière extraordinairement accélérée depuis la révolution industrielle en train non seulement de la surconsommer et chaque année un peu plus mais en train aussi de la fragiliser et de la détruire et donc le rapport que on doit avoir à notre humanité je le disais il y a quelques jours il doit prendre en compte ces sujets là parce que notre commun ce sur quoi nous sommes aujourd'hui ce qui nous fait c'est cette planète et donc si on on perd de vue ce qui nous rassemble ce dont nous sommes les dépositaires un instant de raison et que nous allons léguer aux générations à venir nous trahissons sur le plan moral sur le plan civilisationnel ce que nous sommes donc ça c'est le premier point je pense queon ne peut pas faire fi de ces réalités et en effet quand je vois qu'il y a ces disparitions c'est à la fois une perte de notre patrimoine naturel c'est une destruction de ce qui fait notre planète et qui nous a précédé mais c'est en même temps le fait que nous sommes en train de détruire ce commun de notre humanité la possibilité pour nos enfants de le connaître d'en bénéficier et avec tout un tas derrière de conséquences que nous n'envisageons pas et que parfois les préoccupations courttermistes que nous pouvons avoir sembleraient nous faire préférer je m'explique pour moi ces chiffres là il montrre une chose la première c'est que être écologiste aujourd'hui c'est se préoccuper de l'humanité et de l'humanité sous toutes ses composantes donc le monde dans lequel nous sommes ce qui nous fait la deuxième chose c'est que c'est se préoccuper de notre capacité à avoir une vraie une vraie croissance est-ce que la deuxième réalité que vous soullignez c'est ça c'est qu'aujourd'hui on a une croissance qui n'est pas soutenable parce que la planète n'y suffit pas moi je ne suis pas favorable à deux grandes visions qui s'opposent aujourd'hui dans le débat français je ne crois pas qu'on peut raisonnablement continuer à dire à nos agriculteurs à nos industriels on va faire comme on a toujours fait les normes l'environnement tout ça honnêtement ça suffit on va faire une pause on s'en occupe pas parce que juste c'est pas durable je ne crois pas non plus à à celles et ceux qui poussent des modèles qui consiste à dire ça devient une priorité au-delà de tout et on ne se préocupe plus de savoir comment on construit où on croit dans la décroissance moi je veux croire dans une croissance choisie sélective parce que on doit aujourd'hui choisir nos modèles de croissance et donc on va y revenir dans le détail mais on doit aujourd'hui créer produire innover en prenant en compte cette réalité on peut pas créer produire innover durablement sur notre planète dans notre pays si on ne voit pas qu'on surconsomme donc il y a une responsabilité si vous voulez économique et de durabilité qui est formidablement importante ensuite c'est une responsabilité de santé parce que derrière ces réalités on sait bien on a de la pollution on a de la surconsommationenir sur les question précis on détruit des espèces qui sont voilà aussi importantes pour notre propre santé et on a des un vrai sujet d'inégalité et l'inégalité vous l'avez très bien dit environnementale qui fait qu'aujourd'hui je surconsomme donc j'augmente la dette c'est une dette inter générationnelle donc c'est profondément inégalité à l'égard de celles et ceux qui viennent derrière moi mais surtout derrière ces réalités il y a des inégalités spatiales géographiques climatique donc comment vous hiérarchisez si vous le faites la dette financière et la dette écologique je les hiérarchise pas je les compose on va y revenir moi je suis favorable si vous voulez je pense que le sujet de la dette financière il est très important parce que c'est notre c'est notre souveraineté propre les gens qui pensent qu'on peut négocier facilement avec les banques sont des gens qui n'ont jamais négocié avec les banques hein euh quand on négocie avec les marchés on dépend des marchés donc moi je veux réduire nos dépenses courantes j'y reviendrai dans les prochains jours de manière réaliste mais réduire les dépenses courantes ça veut dire les frais qui nous font fonctionner chaque jour bon mais à côté de ça et donc là-dessus je veux baisser notre niveau de dépenses rapporté au PIB et j'expliquerai en détail comment sur une stratégie quinquenale mais à côté de ça nous avons besoin d'investir et c'est comme ça que je les réconcilie on a besoin d'investir dans dans notre nouveau modèle de croissance et de production et donc on doit investir dans la transformation de notre agriculture on doit investir dans les énergies renouvelables et la transformation du mix électrique on doit investir et simplifier les réglementations pour aussi changer notre modèle d'engagement et donc la réduction de notre consommation d'énergie fossile c'est comme ça que je les compose et donc j'aurai dans ma trajectoire financière un plan ambitieux d'investissement dont l'un des piliers sera justement l'écologie et la transition des modèles de croissance dont vous pourrez nous dire peut-être quelques mots précisément dans les questions qui vont suivre on a une première question qui a été sélectionnée posée par Cécile Pelletier qui nous dit et je la lis pour ceux qui nous regardent bien évidemment François Hollande a obtenu l'accord de Paris sur le climat si vous tes élu président de la République que prévoyez-vous concrètement pour tenir cet engagement alors je pense que d'abord c'est une formidable réussite et c'est le il faut rendre hommage au président de la République à Laurent fabus et goen royal et à toutes les équipes à l'équipe France qui a fait un travail remarquable qui était euh pour beaucoup perdu d'avance maintenant il faut le tenir donc un pour le tenir je seraiis vigilant à ce que les engagements internationaux soient tenus on a un grand doute aujourd'hui sur les États-Unis d'Amérique on le sait bien on a une grande victoire avec la Chine qui je trouve est en train de rentrer dans la conscience écologique environnementale et qu'il faut garder donc moi j'aurai un dialogue extrêmement nourri avec la Chine en particulier sur ce point mais je m'assurai qu'en particulier le fond de financement soit bien doté que les engagements sur le plan international soient pris et qu'on avance COP après COP vers des mesures contraignantes puisque on sait que si l'accord de Paris a été une victoire parce que c'est la première fois qu'on reconnaît qu'on partage une contrainte par rapport à la trajectoire de degré en même temps on a besoin de mesures contraignantes qui ne sont pas là ensuite pour la France faut être cohérent et donc c'est pour moi le premier objectif de ma stratégie écologique et environnementale c'est d'avoir une vraie stratégie sur la sortie des énergies fossiles parce que si on veut être cohérent avec la trajectoire qu'on on a prise c'est cela avec un calendrier avec un calendrier ça veut dire que dans le quinquena nous devons fermer toutes les centrales à charbon qui existent encore dans le pays et d'accord là-dessus c'est il en reste entre 3 et 5 en fonctionement voilà donc on a plusieurs fois repoussé les choses il faut le faire et là j'aurais toujours la même préoccupation c'est un principe générique pour moi des objectifs chiffrés clair et en même temps une politique d'accompagnement parce que faut arrêter d'opposer écologie agriculture écologie industrie écologie politique sociale faut les rassembler donc on va venir premier engagement donc là donc là fermeture dans le quinquena avec un accompagnement des personnes des industriels et des territoires c'est extrêmement important la deuxième c'est et j'ai connu ça de près étant Ministre en charge les permis les nouveaux permis d'exploitation exploiration d'hydrocarbures et là-dessus je prends l'engagement de ne plus en prendre et de ne plus en donner donc de ne plus permettre des nouvelles alors les nouvelles vous savez qu'il y en a alors je vais venir en guyan et il y a une question précisément vous sa qu'on est très présent le WWF en guyan on a donc beaucoup de questions sur l'outremè et notamment sur la Guyane qui sont posé ici par Bruno bottille Jean-Pierre montpard Mélanie savell et d'autres qu'on a synthétisé en quelque sorte en rappelant que la France bien est responsable de 10 % de la biodiversité mondiale grâce aux outrmers et donc la question précise qui est posée c'est qu'est-ce que vous allez faire pour protéger cette biodiversité unique au monde faut savoir que peu de Français le savent mais nous avons le deuxième parc naturel mondial derrière le Brésil en Amazonie avec l'Amazonie française aujourd'hui cette Amazonie elle est menacée par différents projets et donc quels sont les engagements que vous pouvez prendre alors là j'étais sur le plan juste pour finir mon engagement sur les permis d'hydrocarbures pour être très concret pas de nouveaux permis il y a un sujet qui est le sujet guyané vous avez tout à fait raison et là-dessus il faut qu'on soit clair entre nous on pourrait finacer parce que comme vous le savez normalement c'est la Guyane qui va récupérer enfin les territoires les permis la capacité de les donner c'est plus l'état j'ai eu une discussion avec le président de la collectivité territoriale Guian rodolp Alexandre avant de venir vous voirc parce que je été transparent lu je lui dit je souhaite pouvoir annoncer cela lui le problème c'est les ressources il s'est un moment opposé à ce projet il y a beaucoup il y a eu beaucoup de tension avec les marins parce qu'il y a des conflits d'usage il y a des permis qui existe aujourd'hui qui ne lui rapporte pas assez parce qu'il faut qu'il y a un retour pour les populations locales euh et pour les écosystème local donc le nouveau permis je souhaite qu'il ne soit pas donné je m'engage à cela et il y aura dans le plan de croissance Guyane que je souhaite conduire à son terme et négocier et je je m'engagerai pendant la campagne une compensation pour cela voilà c'est comme ça que l'État accompagnera le territoire mais je ne veux pas qu'on a un jeu de dupe entre nous c'est vous promett quelque chose pour que derrière ce soit le territoire qu' décide donc on est parfaitement clair et je le fais en transparence avec tout le monde pas de nouveau permis d'exploration pétrole et gaz dans les EAU territori française exactement partout dans le monde exactementement c'est ça mon engagement et avec un engagement pour la Guyane parce que je veux être respectueux ils ont besoin de ressources financières un engagement de compenser la perte fiscale attendue et ce que je discuterai avec rodol Alexandre ce qu' n'y aura pas ça veut donc dire si je précise sur la Guyane puisque c'est Nau Peris permis pour l'entreprise tot exctement après sur la biodiversité c'est un objectif extrêmement important pour contenu des réalité que vous exposiez parce que c'est aussi un objectif de durabilité notre modèle de croissance he 40 % de de ce qu'on crée sur la planète est lié à cette biodiversité de près ou de loin par nos modèles agricoles la production et cetera donc là-dessus moi je vais prendre quelques engagements clairs on y reviendra sans doute quand on parlera d'alimentation parce que les deux sont liés quand on parlera de de pesticides pour les territoires ultramarins c'est le cœur de notre biodiversité moi je l'ai dit je souhaite que la biodiversité ultramarine soit protégée et bien protégée il y a un travail qui a commencé je souhaite queon aille plus loin maintenant pour être très concret sur le sujet euh des autres projets je souhaite qu'on puisse avancer parce que c'est important pour le développement économique en particulier de la Guyane sur par exemple les projets de mininees dans le cadre du projet mine responsable c'est-à-dire qu'on peut avancer sur des projets qui sont raisonnables qui sont encadrés où il y a un engagement des industriels sous le contrôle de l'État en lien avec les collectivités territoriales pour créer de l'emploi de l'activité sans détruire la biodiversité sans avoir on le sait des rejets de canur qui sont absolument terrible pour les nappes fréatiques les réserves aliotiques les populations locales donc moi j'ai été ministre extrêmement vigilant sur tous les projets sauvages on a été très dur on les a fermé j'ai accompagné les projets de PME local qui étaient dans le champ mine responsable et tous les projets qui s'inscrivaient dans le champ mine responsable donc c'est cet équilibre que je veux tenir très bien on reviendra éventuellement de manière encore un tout petit peu plus précis sur la Guyane mais on sait que la biodiversité d'un d'un mot comme comme je pense que c'est très important pour l'autre ce que je souhaite dans la dans le quinquena à venir pouvoir mener c'est que la France s'engage par une conférence mondiale sur la biodiversité et puisse justement éveillerence mondiale sur la biodiversité sachant qu'il existe déjà des négociation internation il y a des négociations mais qu'on en fasse vraiment un un point d'org un momentom pour là aussi prendre des engagements internationaux et qu'elle soit d'ailleurs abrité dans un territoire d'outre mer je l'ai écrit dans mon livre évolution le la biodiversité ça touche tous les territoires y compris l'Hexagone quand on parle d'artificialisation des sols et là-dessus je veux prendre un engagement très clair hm hm de de d'avoir cet objectif de de zéro artificialisation nette de nos sols c'est très important quand on parle des zones humides et cetera mais l'essentiel de notre biodiversité elle est ultramarine il faut que on valorise cela pour les territoires d'autres m et qu'il porte la voie diplomatique française aussi qu'elle soit portée depuis là-bas donc votre proposition une grande conférence internationale hébergée par la France sur la biodiversité dans le monde et qui se tiendrait dans un des territoires d' très bien après ces questions on va passer donc une grande thématique qui est l'énergie le climat avec un premier sujet qui est malheureusement d'actualité très chaude puisque nous avons appris quelques secondes avant de commencer ce live qu'il y avait une explosion en cours à la centrale nucléaire de flamandville apparemment selon les information dont on dispose en ce moment même il n'y a pas de risque majeur selon la préfecture ce va éventuellement toujours évoluer je vais pas vous demander de sauf si vous le souhaitez bien évidemment de réagir à chaud puisque on ne dispose pas de toutes les informations donc dans ce contexte de prendre quand même un tout petit peu de recul sur la question du nucléaire quelle est votre stratégie est-ce que vous maintenez la loi transition ce sont de nombreuses nombreuses questions qui ont été posées sur ce sujet par l'ensemble de la communauté du VVF d'abord vous avez tout à fait raison je pense qu'il faut être très prudent sur ce qui vient de se passer je ve d'abord avoir une pensée évidemment pour les personnels de la de la centrale si il y a paraît-il quelques quelques blessés je sais pas si sont des blessés lourds ou légers mais j'ai une pensée pour tous les personnels de DF qui travaillent avec beaucoup beaucoup de soins d'attachement justement dans dans cette centrale qui est un projet qui a pris beaucoup de retard comme dans l'ensemble du parc français oui je garderai le cadre de la loi de transition énergétique parce que je pense qu'il est bon et donc c'est l'objectif de changer notre mix électrique pour atteindre à horizon 2025 les 50 %. donc vous maintenez ce cap avec le calendrier je maintiens ce cap avec le calendrier je vais être très précis d'abord sur le mix électrique il faut regarder les choses telles qu'elles sont nous avons en France grâce au nucléaire une énergie une production d'électricité qui est très peu carboné on le sait c'est l'une des moins carboné au monde et ça c'est une chance c'est une force de notre modèle en même temps qu'il a assuré notre souveraineté énergétique même si là-dessus il faut aussi regarder les choses avec beaucoup d'humilité parce que la production de matière fissile et son extraction se fait aussi dans des géographies sur lesquelles il y a des incertitudes mais nous sommes plus indépendants et moins carbonés en production électri que la plupart de nos partenaires européens je prends les Allemands ils ont pris une décision rapide sur le nucléaire mais qui les a conduit quand même à rouvrir derrière on le sait le charbon et la limite pourrait contester mais on va pas rentrer dans c'est une réalité après vous pourrez me contester sur la montée des des renouvelables et je vais y venir mais donc le nucléaire tout n'est pas à jeter on a deux défis un défi de sûreté post tchernobyl Fukushima ce qui vient de se passer peut-être d'ailleurs un nouveau signal en ce sens mais c'est un vrai défi moi je le considère que c'est le plus important évidemment h et donc tout doit être fait à l'Ô des éléments de sûreté nucléaire ensuite euh deuxème chose c'est des éléments de coût parce que aujourd'hui personne ne sait dire quel est le coût complet du nucléaire là-dessus il faut avoir beaucoup d'humilité je dois le dire les les partis différents partis écologistes et autres avaient beaucoup soulevé ce sujet a raison aujourd'hui personne ne sait dire quel est le cûp complet parce qu'on ne sait pas dire quel est le coût complet de la sûreté nouvelle génération parce qu'on n pas un projet qui est ouvert on ne sait pas dire quel est le coûp du démantelllement et du retraitement et en même temps on a un problème de dépendance parce que ça n'est pas bon d'avoir 75 % de notre énergie électrique qui dépend du nucléaire c'est pour ça que je garde cet objectif il est bon et je souhaite qu'on se désensibilise par rapport au nucléaire maintenant est-ce que le 50 % 2025 est atteignable je ne sais pas vous le dire aujourd'hui mais je veux me mettre dans cette trajectoire je ne sais pas vous le dire pourquoi parce que j'ai deux grosses incertitudes la première c'est la vie de l'ASN de l'autorité de sûrté nucléaire sur nos centrales h je ne le serai qu'en 2018 lesquels sont prolongeables ou pas où sont les problèmes de sûrté d'investissement et donc ça faut le regarder en l'état parce que comme vous le savez on a besoin de cet avis de la SN pour derrière construire la vraie trajectoire de DF et prendre les dispositions et les fermetures nécessaires d'ors et déjà moi j'ai dit pour être cohérent que je prendrai la mesure de fermeture avec compensation pour EDF qui devra être discuté et évalué de fan mais le reste je ne sais le dire ma deuxième incertitude c'est Flamenville c'est que normalement fin 2018 on a l'ouverture est-ce qu'il y aura des nouveaux retards où sont nos capacité donc je ne pourrais véritablement dire quelles sont toutes les conséquences à tirer sur le parc que fin 2018 début 2019 pour être cohérent et en même temps rester dans la trajectoire et faire ce qu'on doit faire je m'engage à tenir l'objectif en renouvelable c'est-à-dire qu'on doit rester dans la trajectoire 32 % à à horizon 2030 et donc pour se faire l'engagement que je prends c'est dès le début du quinena de prendre la totalité du calendrier des appels d'offre sur les projets deenr ce qui n'a pas été ces dernières années c'est qu'on a eu des projets retardés des incertitudes donc peu de visibilité si on veut réussir à atteindre cet objectif sans prendre des décisions qui sont mauvaise sur le plan économique on doit accélérer l'investissement sur les EnR alors ça va répondre à une question qui nous a été posée et c'est qui fait le lien avec ce que vous venez de dire par l'entreprise Boralex qui est le leader français indépendant de l'éolien en ayant une position je lis la question conservatrice sur le nucléaire français vous semblez plus hésitant à accompagner les industriels privés français qui œuvre pour une production d'électricité propre plus variée compétitive et créatrice d'emploi quelle garantie je crois que c'est ce que vous étiez en train d'apporter comme réponse quelle garantie leur apportez-vous parce que vous avez pris cet engagement de réduire la part du nucléaire vous le refaites s dans un calendrier qui semblait quand même dépendre de ce que l'ASN dira en 2018 néanmoins sur les développement des renouvelables quels engagements concrets vous pouvez prendre aujourd'hui de manire très simple d'abord j'ai pas une position conservatrice sur le nucléaire j'ai une position réaliste c'est-à-dire que en même temps on a des personnels qui travaillent on a cette production d'énergie on a le prix aujourd'hui actuel donc il faut réussir à faire cette transition une transition c'est volontariste mais si j'étais obervateur je vous diraai on maintient 75 % c'est la position qui a été prise par d'autres candidats bon je n'ai pas cette position donc je souhaite l'voluer ensuite ce qui ne va pas aujourd'hui c'est qu'on a fait porter par EDF en même temps que les investissements sur la montée en gamme la mise au norme la surtés nucléairirees qui sont très lourds en quelque sorte la responsabilité du financement des ENR implicitement donc là-dessus il faut être très clair moi je pense que c'est à l'état de le porter ça fait partie de mon plan d'investissement donc pour se faire inv visibilité je donnerai dès le début du quinena la visibilité entière sur tous les appels d'offre je les séquencerai pour respecter notre stratégie ça veut dire que je lancerai un appel d'offre pour la production de 26000 MW en capacité l'équivalent de 6 réacteurs durant le le quinena ce qui équivaut à accompagner puisque derrière on sait il y a des prix garantis hein l'équivalent de 30 milliards d'investissement privés c'est aujourd'hui ce dont on a besoin pour avoir la stratégie cohérente en terme de production d'énergie vous garantissez en quelque sorte l'équivalent de 30 milliards d'investissements privés dans les renouvelables sur votre éventuel quinena oui sur le quinquena en donnant dès le début la visibilité sur ces appels d'offre en les accompagnant en même temps si on veut aller dans le sens de la question de Monsieur il y a les aspects financiers il y a la visibilité des appels d'offre la visibilité des financements ça je le ferai derrière on doit doubler la capacité du fond chaleur de la dem qui est très important pour d'autres types d'énergie on sait bien qui accompagne d'ailleurs la transformation du monde agricole qui est de de plus en plus financeurs et accompagne et qui accompagne ces modes de production énergétique et ce que je souhaite enfin c'est c'est très pragmatique mais essentiel c'est simplifier les procédures et accélérer les délais là-dessus il y a une communauté de destin entre celles et ceux qui font justement de la production d'énergie renouvelable et nos exploitants agricoles ils ont le même problème les délais sont trop longs les les procédures s'en pile et donc si vous voulez produire aujourd'hui un champ d'éolien vous avez les mêmes difficultés quand vous voulez former par exemple votre porcherie ou votre abattoir il faut simplifier ces délais les raccourcir en les empilant pas mais ayant une procédure unique et donc je m'engage pardon avoir une procédure simplifiée sur la production justement des ENR simplifier justement les autorisations les raccourcir dans le temps pour qu'on aille beaucoup plus vite dans cette transformation et aider également puisqu'on est sur justement cette diversification aider les exploitants agricoles à être les acteurs de cela donc raccourcir les délis de raccordement au réseau quand on ouvre un méthaniseur c'est trop long en France c'est trop compliqué les accompagner dans ces services environnementaux qui font don une bonne partie c'est sont de la diversification énergétique et je l'ai dit je porterai à 200 millions d'euros l'investissement dans la rémunération des services environnementaux des agriculteurs alors l'accélération ça va aussi être pour le rythme des questions et des réponses parce qu'on en a beaucoup je Seris non pas du tout mais je Seris frustré à la place des internautes si N ne pouvaz pas poser le maximum de questions on a quelque chose qui qui fait le lien avec ce que vous venez de dire qui est posé par nathanel Maloé comment comptez-vous accélérer le financement de la transition énergétique vous venez de donner des des éléments de réponse est-ce que vous pouvez aujourd'hui vous engager sur un chiffre d'investissement soit public soit au total avec le levier sur le privé alors je me méfie beaucoup de ces chiffres là parce qu'on a disionne souvent des chouets des carottes donc je vais pas je vais pas vous raconter de la pipe parce que ce serait pas une bonne idée un sur les EnR je l'ai dit objectif avec les autorisations d'avoir ces 30 milliards d'investissement privés derrière il y aura l'investissement public pour garantir les prix je l'afficherai dans une dizaine de jours dans ma stratégie globale de je souhaite pouvoir accompagner la transformation du modèle agricole parce que je veux réconcilier les deux les agriculteurs ils sont très conscients des normes environnmentementales et du besoin d'avoir une une agriculture qui monte en gamme qui est plus respectueuse et donc là-dessus j'aurai une enveloppe programme d'investissement d'avenir agricole de 5 milliards d'euros pour accompagner la modernisation la montée en gamme et la prise en compte en particulier des circuits courts et du mieux animal par les exploitants agricoles 5 milliards d'euros sur l'ensemble du quinquena sur l'ensemble du quinquena TR la la rénovation thermique des bâtiments qui fait partie de cette transition qui est très importante là-dessus moi j'ai un objectif de 500000 par an de ce qui est l'objectif du gouvernement du rénovation mais je le concrétise il n'a été atint ser alors qu'est-ce qui fait qu'il serait atteint c'est deux choses un on doit simplifier pour les ménage dans le parc privé diffus le dispositif le crédit d'impôt transition énergétique était une bonne chose pour amorcer il s'avère compliqué et le décalage dans le temps du paiement fait qu'il y a beaucoup de ménages qui du coup il renonc je transforme ce cite en une subvention dès le début Lana et les quelques autres établissements publics compétents on pourrait même travailler avec laasp on est en train de regarder les détails très pratique au révocation à le donner au ménage dès le début ce qui fait que le reste à charge qu'on paye et les C sont pr voilàà donc ça c'est très important en même temps pour tous les ménages précaires je porterai un investissement qui est l'audit gratuit pour tous les ménages qui vivent dans des passoir mais donc mon objectif est double c'est de traiter dans le quinquena la moitié des vrais passoirs énergétiques donc un million de logement à rénover et là c'est de la vraie subvention on est en train de regarder l'effet de levier mais il y aura de la subvention publique que je détaillerai je peux pas vous dire le chiffre précis aujourd'hui c'est pour ça que je ne veux pas être approximatif ça dépend de l'effet de levier mais il y aura là une vraie partie subvention publique et le reste c'est les c'est ce que je viens d'évoquer c'est-à-dire avec un objectif donc de 300000 par an donc 1 million de rénovation thermique despasse ça 200000 par plus 300000 par en dehors des passoir où là vous avez le crédit d'impôt qui devient une subv vous nous direz dans quelques jours combien vous à mettre en plus puisque marche plusieurs milliards d'euros à mettre en plus simplement pour que ce soit efficace faut le chiffrer avoir un vrai un vrai effet de levier donc voilà pour moi les si vous voulez les grands axes les EnR la rénovation thermique des bâtiments la capacité à accompagner le monde agricole sa transformation et puis il y a un dernier axe pour vraiment financer une stratégie complète de transition environnementale c'est aussi l'accompagnement qu'on fera à l'égard des ménages pour changer de véhicule moi je suis très attaché à ça vous m'avez parfois entendu défendre le diesel quand j'étais ministre je propose qu'on y revienne puon va parler santé publique évidemment le diesel une question de Jackie marchussi vous pouvez peut-être je quelle est votre position sur l'exploitation du gaz de chist je pense que vous pouvez faire une réponse courte il y en aura pas s monquinquen donc pas de gaz de chiste qu quel que soit la méthode quel que soit la fois très claire par contre j'insiste là-dessus je souhaite que nos organismes publics de recherche puissent continuer la recherche théorique sur le sujet je vais vous dire pourquoi parce que moi je suis pas ambigu du tout je crois qu'il faut être cohérent je suis contre l'extraction et l'exploitation de fossil mais je ne veux pas que sur ce sujet la recherche mondiale soit capturée par des groupes privés internationaux voyez sur les EGM je maintiendrai la position qui a historiquement été celle de la France qui était une bonne position il y a eu un vrai militantisme ça a parfois choqué des gens mais c'était une bonne position en terme d'alimentation et notre modèle productif mais je regrette une chose sur les OGM c'est qu'on est arrêté la recherche publique quasiment pour autant et ça je pense c'est une B si on cherche c'est qu'on veut trouver non parce que si on cherche en même temps c'est qu'on va être à la pointe de l'art d'abord si vous cherchez dans un domaine vous pouvez trouver des choses dans l'autre dans d'autres c'est c'est très important et la deuxième chose c'est que un moment donné vous devez vous devenez du coup dépendant de chercheurs privés dont les intérêts sont totalement liés à à des groupes industriels je veux dire moi je ne suis pas à l'aise avec le fait que toute la recherche quasiment sur les EGM aujourd'hui ce qui en découle elle soit dans les mains de monsantau baayur ça ne me va pas je ne veux pas d'OGM dans mon pays je veux en même temps traiter les problèmes de la planète à un moment donné peut-être qu'on aura des technologies la recherche publique sur les OGM comme sur les gaz de chiste ça veut dire que s votre ququena il y a plus d'argent public pour la recherche sur les gaz de schiste et les OGM qu'aujourd'hui non pas du tout mais je ne veux pas l'interdire je suis transparent avec vous c'estd s'il y a des projets là-dessus je veux pas les interdire parce que c'est la recherche publique et c'est très important ça fait pas partie de votre plan d'investissement non ça fait pas partie de mon plan d'investissement mais comme vous me demandez des un plan en quelque sorte d'interdiction moi je vous dis je suis pour il n'y aura aucune exploration exploitation quelle que soit la technique de gaz de chist sur monquinquen OK autre sujet d'actualité vous avez dit récemment alors on a eu des dizaines et des dizaines de questions sur Notre Dame des land évidemment notamment parce que vous avez dit récemment sur France Inter que vous étiez favorable au projet de Notre Dame des l de l'aéroport près de Nantes on a sélectionné une des questions je ne fais pas lister l'ensemble des des noms et des prénoms qui sont sur l'écran ce je cite cette question ce projet date des années 60 n'est-ce pas paradoxal pour une personne qui comme vous veut incarner certaines formes de modernité alors j'ai pas dit que j'étais favorable au projet Notre-Dame d'And sur France Inter j'ai pas dit comme ça j'ai dit que ce projet il avait des fondamentaux des bases qui économiquement n'étaient plus conformes à ce qu'on ferait aujourd'hui je l'ai dit comme ça donc je pense qu'aujourd'hui on lancerait pas un projet type Notre-Dame des Landes mais ce que j'ai dit rappeler c'est qu'il y a eu une consultation publique de type référendaire qu'elle s'est exprimé et qu'elle a dit oui au projet donc je je ne peux pas aujourd'hui être dans une situation où je déchire j'arrive et je dis avec moi il y aura pas Notre Dame des Landes parce que à la fin des fins ça envoie deux messages qui sont très négatifs le premier on respecte pas les consultations publiques quand elles nous arrange pas ça va pas et le deuxième ça veut dire que on peut plus avoir quelqu projet que ce soit dans le pays parce que vouloir le bloquer en quelque sorte suffit à à à tout empêcher de manière durable néanmoins donc je vous dis je le déchirerai pas néanmoins je tiendrai ma ligne sur trois principes le premier la prise en compte du vote et donc de la consultation des gens sont exprimés pour que ce projet se fasse donc je ne l'écarterai pas je me donne 6 mois après l'élection et je regarderai deux choses la première c'est la situation d'ordre public je ne veux pas qu'il y ait une situation absolument intenable en terme d'ordre publique parce qu'on veut faire coup coup ce projet là-dessus d'ailleurs je dois saluer la position que Bernard casen quand il était ministre de l'Intérieur pr dire je pas d'évacuation de la oui je ne veux pas non honnêtement je pense que sur ce sujet je ne veux pas de violence je ne veux pas d'évacuation donc il faut être très vigilant sur ce sujet je il y aura pas de brutalité sur ce fait et le troisème point donc respect du vote préoccupation en terme d'Andre publique le troisème point c'est que je souhaite qu'on regarde en parallèle durant ces 6 mois et donc je nommerai un médiateur pour se faire et pour regarder le projet nantatlantique le réaménagement de l'aéroport actuel et et de réaménagement et qu'on regarde en terme économique en terme environnemental en termme évidemment d'empreinte carbone de capacité à développer qu'on regarde une dernière fois les choses euh en bon ordre donc je reste dans la ligne de ce que j'ai dit sur France Inter sur le projet Notre-Dame des land c'est-à-dire que on ne déchire pas une consultation publ mais je vous précise la procédure que je suivrai je me donnerai 6 mois avec une personnalité indépendante des passionnés pour mettre sur la table les éléments de comparaison qui éclaireront ma décision finale entre deux projets qui sont d'un côté l'aéroport d'red Land et de l'autre le réaménagement de l'aéroport actuel oui exactement très bien alors d'autres questions qui arrivent on va passer de non à la Guyane vous avez déjà dit quelque chose de très important tout à l'heure sur le permis de Total que vous n'allez pas accorder il y a d'autres sujets en Guyane vous savez l'orpillage qui est aujourd'hui une menace majeure sur l'Amazonie donc on a reçu beaucoup de questions peut-être un mot sur la façon dont vous abordez cette stratégie là-dessus nos forces de l'ordre angvien sont très mobilisées sur le site sur le le problème de leur paillage illégal ell font un travail remarquable je vis saluer l'armée la police la gendarmerie c'est un fléau terrible c'est un fléo économique parce que c'est faut bien voir que ces 139 ses dont vous parlez c'est de l'argent volé au guyané hein parce que il ne va il n'est fait pas l'objet de taxation il va pas dans les bien souvent chez les familles c'est derrière de l'esclavage moderne et enfin contemporain parce que vous avez énormément de Brésiliens d'Amérindiens qui sont exploité par par justement ces sites Lego et puis c'est de la pollution terrible et donc on sacrifie la forêt parce que on utilise le canur les techniques ne sont pas conformes éradication complète poursuite du travail qui a é engagé par les forces de l'ordre sous l'autorité du préfet je serai intraitable et en même temps développement des projets de manière orchestrée limité mais pour aider au développement économique de la Guyane dans le cadre de la charte mine responsable des projets type PME ou plus grands projets qui eux sont respectueux de l'environnement et du développement économique là aussi beaucoup de questions pour qu'il questionneent cette idée que la mine pourra être responsable mais je pense qu'on a on a malheureusement pas temp làdus là-dessus on peut admettre parfois des des désaccords je suis je suis très très vigilant tous les acteurs le sont mais je ne veux je sous mon quinquen je ne bloquerai pas le développement sur ce sujet en particulier de la Guyane mais je le ferai de manière très encadrée très respectueuse de l'environnement très bien on va maintenant passer au deuxième groupe de questions qui vont concerner la santé l'agriculture les pesticides le diesel on va commencer par celui-là il nous reste à peu près euh 10 15 minutes euh la question qui est posée par Pascal Bertin en France la pollution atmosphérique tu 48000 personnes par an plusieurs mères dont la mère de Paris s'engageent à la fin du diesel en 2025 est-ce que vous soutenez cet engagement ou est-ce que vous enprenez d'autres sur le diesel je veux prendre des engagements responsables euh est-ce qu'on sait dire qu'on supprime totalement le diesel pour 2025 non non on peut le dire peut-être à Paris euh il y aura qui qui sera sacrifié les ménages modestes qui vivent en banlieu et qui doivent venir à Paris bon donc j'accompagne les maires quand ils régule la circulation au moment des pics de pollution lorsqu'il décide de circulation alternée ou d'autres types d'organisation ça j'y suis favorable et je pense que c'est important que des initiatives comme ça soient prises et généralisées ce qu' a fait aussi Paris je souhaite que on puisse par contre accélérer la reconversion du parc français notre problème c'est le vieux diesel c'est ça le cœur du problème français si on regarde les choses en face et là-dessus on doit articuler je vous le disais tout à l'heure en préambule l'objectif écologique et l'objectif social si on fait ça on sacrifie les Françaises et les Français qui en ont besoin pour aller travailler qui ont pas d'autre choix et qui peuvent pas se repayer une voiture en même temps on a un paradoxe français c'est que depuis des décennies on subventionne le diesel on l'avantage sur le plan de la fiscalité donc je prends deux décisions sur ce sujet qui me semble plus réaliste que de de dire on interdit tout en 2025 sans expliquer comment la première c'est que durant le quinquena je fais la convergence totale entre le diesel et l'essence et donc chaque année j'augmente un peu la fiscalité sur le diesel je ne baisse pas c sur l'essence céit ma question parce que c'est une rentrée fiscale qui m'aide à financer cette transition et ce modèle donc chaque année j'augmente un peu la fiscalité sur le diesel pour qu'elle rejoigne en fin de quinena celle sur l'essence je fais la convergence totale sur un quinena c'est progressif c'est responsable et derrière ça m'aide d'ailleurs à financer mon modèle de transition la la deuxième décision que je vous annonce c'est que pour accompagner cela en particulier à destination des ménages les plus modestes je mets en place une prime à la conversion de 1000 € pour les ménages qui ont des vieux diesel qui sont encore euro 1 EUR 2 EUR3 donc il sont très polluants on le sait et qui achètent un véhicule hybride ou non diesel et donc je fais une évidemment électrique en plus et qui viendra s'ajouter pour être parfaitement transparent au bonus existant h de plus 1000 € de plus et qui seront et qui seront possibles pour l'achat d'un véhicule qu'il soit neuf ou d'occasion là aussi je suis très précis parce que beaucoup de ménages modestes ils ont jamais cru au prix malacass et autre parce qu'il peuvent pas s'acheter une véhicule neuf on sait l'importance du marché d'occasion et donc moi je souhaite aussi que ça soit éligible au marché d'occasion c'est comme ça qu'on fait la transition et puis mon troisième engagement sur ce sujet c'est d'accompagner les industriels parce que là-dessus faut être cohérent pourquoi vous m'avez parfois entendu m'opposer à des décisions trop brutal sur le diesel c'est qu'il faut penser la transition comme on l'a fait tout à l'heure ensemble pour le nucléaire et donc on a des sites productifs français qui sont très dépendants du diesel aller à Tremery dans l'Est de la France les usines Peugeot elles font du moteur diesel pour ces salariés quelle est votre proposition aller à Rodez à la comme on dit là-bas il y en a des dizaines il y en a beaucoupos d'abord je dis je ne dis pas que je supprime le diesel je dis que j'arrête l'avantage ensuite évidemment tout tous les sites productifs français ne font que de l'euro 6 diesel et rien d'autre je renforce les normes européennes parce que ça doit être un débat européen pour accroître la le sérieux des tests et encore les normes qu'on doit admentter progressivement dans le temps et 4 j'engage avec l'ensemble des industriel dès le début du quinena une concertation qui passera d'ailleurs par des aides et des accompagnements pour faire la transition de ces sites productif et diversifier leur production pour pour qu'il ne soi plus diesel dépendant diversifier vers quoi diversifier vers l'électrique vers l'hydrogène vers l'hybride et donc la production de moteur qui correspond à notre stratégie nationale de déploiement on a eu beaucoup de questions sur le véhicule électrique est-ce que vous avez une proposition et quelle est votre vision de la mobilité au-delà de la question à court terme du diesel et la pollution de l'air sur la façon dont on se déplacera demain voiture électrique massive voiture thermique diesel alors sur ce sujet que que j'ai beaucoup suivi et porté quand j'étaé ministre de l'Industrie dans le cadre de ce que on a appelé les solutions d'avenir un l'électrique est un choix technologique très important Renault l'a pris très tôt avec Nissan il faut l'accompagner les développer et là on a un objectif de déploiement des bornes on est un peu en retard donc là-dessus il faut continuer les engagements publics public privés de déploiement des Bordes rechargeables c'est très important c'est l'avenir c'est l'avenir des transports non seulement urbains mais également au sein justement de déplacements régionaux c'est tout à fait possible on a un vrai sujet de déploiement des bornes l'engagement de l'État là doit être tenu et on a à booster quelques engagement privés qui avaient été pris qui ne sont pas totalement en ligne avec le calendrier de l'hybride on est un peu en retard par rapport à nos partenaires européens et la concurrence internationale donc je souhaite que les constructeurs s'engagent encore davantage dans cette dans cette trajectoire c'est très important je maintiens sur ces sujets le système de bonus malus qui a été pris par le gouvernement actuel qui est je pense un bon système trois on a la technologie sur l'hydrogène qu'il faut développer les Allemands sont un peu en avance sur nous je souhaite qu'on développe des co opération franco-allemande sur le sujet et là-dessus je crois beaucoup dans le leadership du CEA en particulier du Len qui est un laboratoire très important en la matière et qui est une vraie une vraie avancée technologique faut pas avoir un choix unique mais pour moi c'est les trois c'est les trois priorités un dernier point je favoriserit la multimodalité et en particulier le développement des usages ça à quoi je crois beaucoup surtout c'est qu'on va sortir de une personne ou un foyer un véhicule et qu'on va aller de plus en plus vers l'usage et c'est là où cette cette nouvelle écologie est en même temps une source de nouvelle économie c'est que par le covoiturage permis justement grâce à l'utilisation collaboratif des données par la capacité que vont avoir les villes à développer ce qu'on appelle les Smart ci c'est-à-dire de l'interconnexion urbaine de la multimodalité où on optimise l'information selon les périodes selon les individus on va avoir de plus en plus de l'usage de mobilité et de moins en moins de la possession en quelque sorte d'instruments de mobilité je vous arrête sur la mobilité on passe à à un autre sujet qui sera pas forcément celui qu'on a face à l'écran une question qui avait été posée sur le principe de précaution très simple est-ce que vous êtes sur la position de François Fillon qui consiste à remettre en cause le principe de précaution ou la positionition de tous les autres qui consiste à dire on garde le dispositif existant oui ou RP rap pas tout pour l'enlever ça ne sert à rien je suis pour maintenir le principe de précaution et tout tout l'appareil juridique qui en a découlé mais je suis pour en même temps ce qui est totalement compatible c'est culturel je suis pour que la France soit un pays qui aime le risque qui accepte l'échec et et qui valorise l'innovation l'invention la technologie et il faut qu'on sorte de cette idée que le principe de précaution empêche l'innovation ça n'est pas vrai et là c'est un un aspect pour moi qui est très culturel qui est très organisationnel c'est d'ailleurs pour ça que j'ai lancé samedi dernier je le relille devant votre caméra un appel à tous les chercheurs tous les entrepreneurs tous les enseignants chercheurs américains qui travaillent sur le climat qui travaille sur l'effacement énergétique qui travaille sur toute la transition énergétique sur les perturbateurs endocriniens qui font une recherche essentielle et qui sont aujourd'hui menacés par les choix de l'administration américaine je leur dis pour qu'il viennent en France welcome venez en France et on créera un statut spécifique d'ailleurs pour les aider et encourager sur ces sujets la recherche bien évidemment je rassure les chercheurs français j'aurai des engagements très fermes aussi pour eux question précise sur les né niictinoïde est que vous revenez sur la règle actuelle c'est l'interdiction 2020 que vous la confirmez confirm très bien une question plus institutionnelle sur le ministère de l'écologie question posée par Catherine maton quelle place et quel sera le périmètre du ministère de l'écologie dans votre futur gouvernement je m'exprimerai de manière précise ant voulu sur l'organisation gouvernemental que je souhaite retenir donc comme on a beaucoup de questions puis que vous n'avez pas d'annonce je propose je pense que c'est un ministère qui doit avoir un statut à part comme ça a d'ailleurs commencé à partir du Grenel de l'environnement donc je maintiendrai cela pour moi il y a trois vou dire ça veut dire un ministère très très transversal qui a vocation d'ailleurs être pour moi un ministère d'État pour moi il y a trois sujets qui sont transversaux et qui qui doivent irriguer toute l'action du gouvernement que je souhaite mettre en place c'est l'égalité homme-femm et et la diversité parce que c'est la vitalité de la société française c'est la transition numérique parce qu'elle transforme absolument tous les modèles productifs de consommation de pensée et c'est la question écologique pour la même raison parce que c'est une question transversale c'est pas une case coche dans un coin ou un bloc qui serait dans son couloir de nage si vous voulez c'est quelque chose on l'a bien vu d'ailleurs qui doit être en chapeau ça c'est sur le plan de la méthode très bien une question avant de venir à la dernière séquence qui vous concernera sur des questions plus particulières une question sur l'agriculture biologique la restauration collective est-ce que aujourd'hui il y a eu un engagement d'aller vers 20 % de produits biologiques dans la restauration collective est-ce que vous maintenez cet engagement est-ce que vous êtes prêt à aller plus loin non je veux aller plus loin parce que on a un sujet aujourd'hui il y a c'est pour moi un des grands objectifs de ma stratégie c'est l'écologie du quotidien c'est très important parce que tout est lié on en a parlé pour la qualité de l'air avec le diesel et je veux qu'on ait une vraie qualité de l'alimentation c'est fondamental parce que c'est du mieux-être parce que c'est un respectueux de la biodiversité si on a une vraie bonne alimentation c'est respectueux du modèle agricole et c'est c'est bon pour nos enfants et c'est une politique de santé publique h l'alimentation donc d'abord moi je lance serait dès mon arrivée un Grenel de l'alimentation pourquoi parce que je veux mettre autour de la table le monde agricole les industries agro-alimentaires les associations de consommateurs l'ensemble des ONG qui qui traitent de ce sujet les professionnels de santé est-ce que tout ça se tient mais d'ors et déjà je veux prendre quelques engagements très clairs sur le sujet moi je prends l'engagement d'ici la fin de mon quinquena donc 2022 qu'il y ait dans toute les structures de restauration collective cantines scolair restaurants d'entreprise restaurants de ministère et autres hôpitaux 50 % de produits consommés qui sont des produits ou bio ou écologiques ou de circuit court qu'est-ce que ça veut dire écologique écologique ça veut dire exactement qui répondent à des labels ou des certifications c'est on sait moins lourd moins contraignant que le bio parce que je veux pas là-dessus être déraisonnable ou trop contraignant mieux que l'agriculture est conventionnelle on va dire c'est mieux et puis surtout c'est je mets dedans aussi les circuits courts parce que les agriculteurs le veulent et là-dessus moi je c'est très important sur ce sujet le monde agricole souhaite ce changement il souhaite valoriser aussi les circuits courts ça n'empêche pas de reconnaître qu'il y a une part de notre agriculture qui a vocation à s'exporter qui a une industrie agroalimentaire qui est un de nos fleurons de compétitivité je continuerai à le développer mais en même temps on doit avoir une agriculture qui est cohérente avec notre modèle d'alimentation et ce qu'on veut promouvoir c'est pour ça qu'il faut aider le monde agricole et bien à monter en gamme c'est mon plan d'investissement d'avenir de 5 milliards d'euros il faut les aider à avoir un juste prix sur leurs innovations c'est pour ça que je veux vraiment qu'on réorganise les filières en faisant pression sur les distributeurs pour que les organisations de producteurs puissent négocier le bon prix c'est pour ça que je veux une politique européenne qui accompagne aussi cette transformation mais c'est c'est pour moi extrêmement important en terme d'alimentation et puis dans cette transition il y a des engagements très concrets qu'il faut prendre parce que c'est aussi comme ça qu'on prend en compte le bien-être animal çaz on va justement y venir il y a beaucoup de questions sur le sujet on arrive à la dernière séquence de ce panda live les 5 dernières minutes en quelque sorte première question Yan Olivier question donc c'est une séquence qui vous concerne peut-être plus à titre personnel la question est très simple l recommande de manger moins de viande Jean-Luc Mélenchon a dit qu'il mangeait moins de viande quels sont vos engagements personnels sur ce sujet et évidemment sur la politique d'alimentation de non moi je je je j'aime bien la viande donc je continuerai à manger manger quel que soit le l'impact carbone que avoir sur la planète mais non parce que c'est pas une fatalité d'abord il y a il y a il y a de la viande française qui est formidable donc je continuerai à manger l'agneau des Pyrénées ou d'ailleurs justement moins de viande mieux de viande ça peut être quelque chose dans lequel vous retrou bien sûr mais totalement moi je je j'adore le le monde de l'élevage parce que c'est un honnêtement ça c'est pas c'est parmi les professions qui sont les plus bouleversantes je vous dis parce que quand on fait une campagne on voyage beaucoup on voit beaucoup de gens je veux dire les éleveurs français il y a pas beaucoup de gens qui prennent aucun jour de vacances qui se lèvent très tôt le matin donc évidemment je suis pas pour aller chercher de la viande à l'utre bout de la planète avec un empreinte carbone folle mais faut arrêter de leur dire qu'ils sont condamnés qu'ils ont pr place c'est pas vrai et en plus la bonne viande française c'est délicieux donc je continuerai person manger question sur une espèce en particulier avec un grand débat qu'on connaît quelelle est votre position sur le loup non je pense que objectivement on peut là aussi faut dépassionner le débat c'est 300u après je crois 300 loups sur le territoire français vous connaissez ça beaucoup mieux que moi euh on peut pas donner des leçons sur la biodiversité prétendre organiser une conférence internationale expliquer à tous les à tous les pays par exemple d'Afrique qui doivent protéger qui l'éléphant qui ceci ou cela et dire nous on est inf fichu de vivre avec quelques loups quelques LyX quelques ours bon donc après il faut simplement c'est c'est des débats qui sont très locaux moi je le connais bien parce que j'ai la moitié de ma famille dans les Pyrénées pas le LOU c'est plusourour dans les pyén sachant qu'on est on est dans une situation où maintenant les les vallées locales qui sont concernées sont beaucoup plus ouvertes à cette idée comme dans beaucoup d'autres pays est-ce que sous votre quinquena il y a la réintrtroduction de l'ours dans les pyranées il y a une réintroduction harmonieuse discutée comme on l'a fait pour pour le l il y a une réintroduction mais ils y sont déjà moi dans les vallées que je connais il y est le sujet qui traumatise les les les beaucoup d'exploitants sur des malentendus c'est qui disent quand il y a une attaque je la vois je peux pas tirer ce qui n'est pas vrai on le sait bien donc on sait que on peut pas faire de la chasse ou du braconnage c'est toute la polémique qui autour du loup et ça faut être très rigoureux faut pas autoriser le braconnage par contre on a des régulations qui sont possibles totalement encadré et on le sait très bien c'est le cur de la polémique pour le loup donc il faut le faire donc sur l'ours dans les Pyrénées de manière négociée r avec jeux dire faut être très clair moi je faut être très pragmatique je suis pour le réintroduire parce que je suis pour la biodiversité je suis pour l'expliquer je suis pour accompagner indemniser les exploitants quand ils ont des problèmes qu'il ne voient pas il faut toujours expliquer que c'est infinitimal par rapport au reste par contre faut être clair quand vous avez quelqu'un qui voit l'ours se débarquer et attaquer son troupeau faut qu'il puisse réagir parce que vous n'arriverez jamais à convaincre sinon les bergers des Pyrénées que je connais bien et que j'aime beaucoup de dire sil voit l'ours débarquer qui attaque leur troupau qu' est fou dans R plus en plus convaincu et on y travaille donc non mais je dis parce que justement on cherche les voilà mais c'est très mais je sais bien que vous êtes pragmatique donc moi je le dis faut pas de faut pas de débat théorique sur le sujet faut un esprit de responsabilité je suis pour que ces espèces soient réinttroduites en bon ordre que ce soit encadré suivi et et extrêmement voilà précautionneux et en même temps qu'on donne la possibilité de se défendre de se protéger quand il y a des attaques de trois dernières minutes si vous étiez un animal lequel seriez-vous question d'Ali atouani un aigle dans les Pyrénées un aigle dans les pyranée très bien ça va être commenté ça là on a aussi des questions sur la sensibilité des animaux et comme vous l'évoquz vous-même à l'instant la question de des abattoirs est-ce que vous êtes prêt à changer les règles à les durcir oui euh je pense qu'il faut là beaucoup de surtout les animaux d'abord je me félicite qu'on ait fait des modifications elles ont été portées avec je pense beaucoup de de d'esprit de responsabilité durant ce quinquena c'était le travail de d'alin grindubourg de quelques autres pour introduire dans le Code civil des des modification et la prise en compte justement des animaux c'était je pense important dans ce sens-là et il y a tout le travail qui est fait sur les animaux de compagnie euh qui est très important ensuite il y a en effet l'exploitation euh euh dans le cadre des exploitations agricole et le l'abattage on est très en retard sur les techniques d'abattage et la modernisation des abattoirs quand j'étais ministre avec Stéphane Lefol on avait lancé un programme de modernisation avec abattoir du futur qui sont des techniques beaucoup plus humaines beaucoup plus encadrées qui sont pas la sauvagerie qu'on voit parfois mais qui est très traumatisante pour les les gens aussi hein celles et ceux qui travaillent dans les abattoirs c'est très traumatisant qui sont d'ailleurs les premiers àès les vidéo je me suis rendu célèbre par une extraordinaire maladresse de ma part à l'égard de salariés de d' abattoir en Bretagne et je suis allé m'excuser devant elle elles m'ont raconté les scènes qu'ell vivait c'est abominable et donc la modernisation des abattoirs c'est de la condition animale mais c'est de la condition humaine c'est du respect de la personne humaine aussi donc là-dessus je suis pour qu'on aille au bout de cette modernisation qu'on se mette au standard et qu'on soit beaucoup plus exigeant au niveau européen parce que les abattoirs européens ne sont pas assez normes aujourd'hui et c'est inacceptable ensuite je suis que je suis pour que dans la modernisation de notre agriculture on prenne en compte le bien-être animal et là aussi faut pas se tromper de bataille les agriculteurs ils sont favorables parce qu'un agriculteur qui qui vit toute la journée avec ses bêtes il est favorable à ça c'est pour ça que mon programme justement d'investissement les 5 milliards il valorisera des projets pour le bien-être animal pour l'amélioration de tout cela en équipant par exemple les animaux aussi on sait on a maintenant la technologie permet de beaucoup plusieux accompagner la souffrance animale moi j'étais chez Monsieur Dedel qui est un éleveur dans le finisterè il a équipé il a 50 vaches les primolstein il les a équipé comme ça de ses petits capteurs il lui permet de voir la souffrance animale et du coup de beaucoup mieux prévenir les risques c'est extraordinaire et il y a il y a ce souci donc là il faut les accompagner et les aider et derrière il faut être très rigoureux sur certains points il y a un sujet on le sait c'est l'élevage des poules en batterie là-dessus faut être très clair sur les œufs moi je souhaite que je prends même l'engagement que donc d'ici 2025 on ne vende plus dans les qu'on ne vende plus que ce soit interdit dans les grandes surfaces de vendre des œufs issu justement des élevages en batterie on doit le laisser pour l'industrie agroalimentaire on le sait encore quelques temps et ça veut dire on accélère la modernisation on rentre tous dans un objectif cohérent et on a vraiment maintenant la garantie moi je veux qu'on puisse l'apporter à nos concitoyens que quand on va acheter ses œufs au supermarché dans une épicerie ou ailleurs et bien derrière il y a le respect du bien-être animal qui est en même temps le respect d'une qualité pour le consommateur les objectif se rejoignent et qui est le souhait là-dessus de nos exploitants en même temps chacun doit pouvoir vivre donc celles et ceux qui continuent à élever en batterie à vendre des œufs ils le vendent mais à l' industrie agroalimentaire dernière question je vous laisse le le lire c'est une question de Stéphanie payes qui a obtenu le plus de like dans toutes les questions qui vous ont été posées parce que c'est un proverbe indien que je vous laisse commenter lire d'abord et commenter ensuite quand le dernier arbre aura été coupé quand la dernière rivière aura été empoisonnée quand le dernier poisson aura été attrapé seulement alors l'homme se rendra compte que l'argent ne se mange pas qu'est-ce que vous en pensez pour conclure j'espère que nous nous en sommes rendus compte je pense que nous nous en sommes rendus compte je pense qu'il y a un travail qui a été fait par beaucoup depuis depuis des décennies d'engagement qui paraissait fou au début qui a montré tous les chiffres tout ce qu'on tout ce dont on a discuté là parfaitement illustré que on peut pas penser vivre sans savoir où l'on est encré enraciné il y a un très beau livre de Simon veale la philosophe qui s'appelle l'enracinement et où elle explique justement tout cela et le les droits et devoirs dans lesquels l'homme doit s'inscrire elle le fait sur le plan moral mais l'écologie relève de cela on a oublié moi-même je t'avoue j'ai vécu ça dans ma vie d'avant on pense parfois qu'on est des parfaits nomades qu'on va s'échapper des gens qui vivent avec soi du monde d'où on vient et que on est dans un monde où tout va bien parce que on peut gagner de l'argent parce que ça se passe bien mais à la fin on revient quelque part le jour où on est blessé le jour où on est malade le jour où on se repose et on croise la personne qui vit à côté de chez soi et on est tous des enracinés et donc parce que nous sommes des enracinés il y a des arbres à côté de nous il y a des rivières il y a des poissons il y a des frères et des sœurs et et c'est ce commun notre trésor et donc si on pense qu'on peut être heureux en l'oubliant on oublie les devoirs de nos raciné mais c'est une folie donc je pense que j'espère que le proverbe aura une fin plus heureuse l'argent ne se mange pas il permet de faire beaucoup de choses moi je fais partie de C ceux qui ont rapport très décomplexé à l'argent mais quand on est décomplexé on n pas fasciné par l'argent pour autant h il ne se mange pas je confirme il se respire pas il ne s'aime pas ou alors on devient très dangereux il ne se partage pas vraiment et pas assez et donc c'est tout le reste tout ce dont on a parlé qui fait notre vie et dont nous avons besoin c'est aussi pour cela que le projet écologique que je veux porter c'est pas une case à cocher c'est un projet de civilisation c'est ça fait partie du défi qui est le nôtre aujourd'hui de réinventer quelque chose de neuf pas en effaçant non plus l'ancien pas en pensant que c'est un combat du neuf contre l'ancien ou un combat moral non c'est un défi de civilisation où chacun do doit trouver sa place mais c'est la condition pour que chacune et chacun ait sa place dans notre humanité au sens large tel qu'on l'a évoqué dans le monde qui advient merci beaucoup on est arrivé au terme de cet échange je pense que vous avez fait beaucoup d'annonces qui viennent compléter celle que vous aviez déjà faite on a une vision plus précise de ce que vous voudriez porter dans un éventuel quinquena je vous remercie beaucoup et je remercie tous ceux qui ont posé des questions encore une fois il y en avait plus de 200 au moment où on a commencé ce live donc je m'excuse auprès de ceux dont on n' pas pu tenir la question évidemment on a inauguré ces Liv avec Emmanuel Macron il y en aura d'autres et le prochain rendez-vous que nous vous fixons c'est dors et déjà le 22 février avec le candidat écologiste Yannick jado et je répète l'ensemble des candidats qui ont une représentation parlementaires ou des députés qui les soutiennent ont reçu une invitation de notre part et nous organiserons les live Facebook exactement dans les mêmes conditions à à partisan avec l'ensemble des candidats qui souhaiteront se livrer à cet exercice merci merci beaucoup Emmanuel merci à vous merci beaucoup au revoir au revoir au revoir à tous

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