LE HAUT CONSEIL POUR LE CLIMAT ÉPINGLE LA FRANCE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que le Haut Conseil pour le Climat et quels sont ses rôles ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Le gouvernement a-t-il tenu compte de vos recommandations ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Quels sont les risques majeurs de ne pas atteindre les objectifs climatiques ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quelles seraient les conséquences si la France ne suit pas vos recommandations ?
- 10:00OuverteRéponse directe
La France peut-elle devenir un leader diplomatique sur le climat ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Corinne Le QuéréChiffre
« Les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 6,4 % en 2021 par rapport à 2020. »
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la réponse de la france au réchauffement climatique progresse mais reste insuffisante c'est le constat sans appel que fait le haut conseil pour le climat organe indépendant créé en novembre 2018 par emmanuel macron c'est treize membres qui ont été choisis pour leur expertise scientifique technique et économique dans le domaine du climat appelle un sursaut de l'action climatique en france dans leur quatrième rapport annuel un rapport qui est devenu une référence pour analyser la politique climatique du gouvernement et cette année il est très clair et pointe des risques majeurs pour ne pas atteindre les objectifs fixés par la france pour la réduction des gaz à effet de serre or les impacts du dérèglement climatique s'aggrave un peu plus chaque année avec des conséquences déjà très concrètes en témoignent les derniers mois entre la sécheresse le manque d'eau les pertes de récoltes la canicule précoce etc selon les projections de météo france les épisodes de chaleur de ce type devraient être plus nombreux et durer plus longtemps à l'avenir il va donc falloir apprendre à vivre avec face à cela le hcc conseils au gouvernement de donner la priorité à la sobriété au déploiement des énergies renouvelables et à l'évolution des pratiques agricoles et alimentaires rappelons ici que le nouveau gouvernement a promis de mettre l'écologie au coeur de sa politique alors en quoi la france est elle en retard quelles pourraient en être les conséquences et comment changer de trajectoire c'est ce que nous allons voir tout de suite avec mon invité corinne le quéré présidente du haut conseil pour le club [Musique] corinne le quéré bonjour bonjour merci d'être venu sur le plateau de blast alors vous êtes climatologues président du haut conseil pour le climat écho aux tris du giec mais vous êtes aussi professeur en science du changement climatique à l'université d'istanbul et yahoo vous diriger un groupe de recherche sur les émissions et les puits de carbone et vous êtes aussi membre de l'académie des sciences du royaume uni vous siégez au sein du club med challenge prometic conseille le gouvernement britannique sur ces politiques climatiques alors avant de commencer pour vraiment aller dans le détail de ce de ce quatrième rapport du haut conseil pour le climat j'aimerais revenir avec vous sur ce qu'est le haut conseil pour le climat parce que c'est une instance qui est pas très connu du grand public mais qu'est ce que vous pouvez nous expliquer quels sont les grands rôles de ce groupe c pour le climat qui a été mis en place en novembre 2010 par emmanuel macron oui tout à fait merci donc le haut conseil pour le climat c'est un une instance indépendante qui a été mise en place par le gouvernement mais pour porter un regard indépendance sur la politique climatique du gouvernement donc le haut conseil pour le climat est chargé chaque année deux fameux rapport qui évalue où est-ce qu'on en est par rapport à la politique climatique du gouvernement est ce que ça avançait ce que ça avance pas est-ce qu'on est au bon niveau et de faire des recommandations et la spécificité du haut conseil pour le climat c'est que le gouvernement s'est engagé dans la loi à répondre au rapport du haut conseil six mois après leur parution donc le gouvernement doit répondre au rapport s'il ya eu des critiques par rapport aux niveaux le gouvernement doit dire comment il fait pour répondre à ces critiques pour mettre en place des politiques pour avancer plus vite et du coup ça fait un cercle vertueux annuel qui permet on pense on l'espère de faire remonter le niveau de l'effort alors justement il ya eu donc deux condamnations de l'état pour une action climatique dont les conclusions sont beaucoup basé sur vos rapports est-ce que vous avez l'impression jusqu alors que le gouvernement a tenu compte de vos recommandations oui tout à fait on voit dans l'avancée dans l'évolution des politiques du gouvernement plusieurs de nos recommandations sont prises en compte par exemple la recommandation la plus importante qui était de faire remonter les décisions par rapport au climat sous la responsabilité du premier ministre et là c'est fait du coup c'est la première ministre qui est responsable de l'action climatique et qui a du coup son équipe donc elle peut faire les arbitrages ça fait vraiment remonter la décision très très au sein du gouvernement et pourtant les conclusions de votre apport disent que même si les efforts progressent ils ne sont pas suffisants vous appelez un un sursaut climatique et on voit que les années passées vous rapportera 10 quand même une certaine inquiétude qui qui ne faiblit pas au fur et à mesure de vos rapports quel est le constat que vous faites aujourd'hui sur l'action climatique de la france donc le constat principal qu'on fait c'est qu'il ya eu des avancées par rapport à la réponse de la france au réchauffement climatique mais en fait on n'est pas encore au bon niveau on n'est pas au bon niveau déjà 1 parce que les impacts climatiques s'intensifie très très rapidement donc on a un besoin naturel d'accélérer vu l'avancée des impacts et deux parce que on connaît bout on a des connaissances plus fine par rapport aux actions que l'on doit mettre en place on a un relèvement des objectifs climatiques en europe et au niveau mondial qui doit se faire à l'horizon 2030 et donc du coup on a besoin de s'appuyer sur les bases et les avancées qui ont été faits pour aller beaucoup plus vite si on parle en termes de chiffres donc les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 6 4% en 2021 par rapport à 2020 c'était aussi liée à la reprise post coït puisque souvent aussi le gouvernement a mis dans son bilan 7 ces réductions des émissions qui était lié au coït donc était conjoncturelle il ya une bonne nouvelle puisque vous dites que dans tous les grands secteurs émetteurs il y à une baisse des émissions de gaz à effet serre mais cette diminution n'est pas suffisante ce que vous dites voilà exactement donc il ya eu un rebond posco vide parce que dans les années 2020 on a eu beaucoup de confinement peu d'émissions provenant du transport bien sûr parce que l'actif de l'iran ce qui est presque par les mettant en france voilà et on a eu un rebond en 2021 alors qu'il ya eu d'aidé confinement et les émissions en 2021 sont quand même au dessous du niveau de 2019 et s'inscrit dans une trajectoire de long terme à la baisse autre bonne nouvelle pour cette année c'est que on a cinq grands secteurs émetteurs en france et tous les secteurs commencent à diminuer leurs émissions pour certains secteurs ciblés n'établit pour d'autres secteurs c'est encore plus fragile ça reste à consolider mais quand même on commence à voir dans l'ensemble de l'économie les actions qui probablement portent fruit maintenant le rythme de baisse en l'émission est trop faible et à peu près deux fois trop faible on a vu en millions de tonnes de carbone une diminution de 8 millions de tonnes de carbone par année il faut qu'on passe à 16 millions de tonnes de carbone par année on va d'ici 2030 donc c'est deux fois plus vite deux fois plus c'est possible mais c'est beaucoup donc la marche est haute donc c'est pour ça que l'on appelle un sursaut de l'action en france alors vous vous écrivez dans le rapport qu'il ya des risques majeurs de ne pas atteindre les objectifs fixés par la france pour la réduction des gaz à effet de serre qui qui persistent ou où est-ce qu'ils sont concentrés ces risques aujourd'hui ils sont ils sont en fait partout dans plus dans plusieurs secteurs émetteurs donc on a des gros gros risques au niveau du transport la mobilité 30% de nos émissions où on commence à voir percer la voiture électrique qui est incontournable en fait pour réduire les émissions mais on voit pas encore au niveau de l'ensemble des territoires au niveau de l'ensemble de la france une offre de transport partagé un engouement pour le transport actif en la mobilité la marche le vélo qui seraient nécessaires à réduire en fait la demande en transport et en même temps pour appuyer le passage aux véhicules électriques le développement des infrastructures de recharge et un appui ou au cou au coût à l'achat qui existent mais qui a besoin d'être encore plus répandue donc on a l'a déjà dans le secteur en transport le plus important une grande grande un grand pas à faire on l'a aussi dans le secteur du bâtiment ou les émissions qui proviennent du chauffage en particulier chauffage au gaz qui sont très importantes on fait beaucoup beaucoup d'actes de rénovation mais très peu d'actes de rénovation globale profonde qui nous permettent vraiment de réduire notre demande énergétique provenant du chauffage donc on voit dans tous les secteurs émetteurs trop peu d'action pas assez de planification à long terme au niveau requis pas assez de planification de visibilité au niveau de financement qui permettrait d'avoir des financements privés sur le long terme des investissements privés et du coup ça fait que on a les actions mais en fait elles nous permettent pas d'atteindre le niveau attendu sur la question des logements je trouve ça assez intéressant parce que c'est il ya vraiment une question très importante par rapport à ça aujourd'hui en france et à 12 millions de français qui sont en situation de précarité énergétique et vous dites que par exemple l'éradication des passoires thermiques reste mal à accompagner avec des réglementations et des aides inadaptée et pourtant en fait le gouvernement dit qu'il ya eu six cent cinquante mille rénovation thermique en 2021 comment est ce qu'on peut avoir ce décalage là oui c'est vraiment du fait que ont fait un grand nombre de rénovations mais pas de rénovation ou peu de rénovation profonde donc on va changer on va changer de fenêtre il pourrait le faire c'est une ovation oui voilà exactement donc du coup il ya beaucoup d'actes mais pas suffisamment de planification sur l'ensemble du bâtiment donc il faudrait pour l'ensemble des bâtiments avoir une feuille de route en fait de la même façon que quand on construit une maison on a une architecte qui regarde l'ensemble de la maison qui coordonne tous les actes qui sont faits pour que à la fin on a une maison qui se tiennent il faudrait lors de la rénovation thermique du bâtiment avoir justement maître d'ouvragé architectes qui fasse une planification d'ensemble de rénovation profonde du bâtiment et là on peut faire les actes 1 à la fois mais dans une perspective d'arriver jusqu'au bout de la rénovation pour vraiment avoir le gain d'ensemble à la ville d'avoir une rénovation thermique par contre ce que je lisais une interview de vincent legrand qui est directeur de doremi qui disait qu'en fait en réalité il y avait seulement quarante mille logements qui avait été rénové de manière performante en 2021 ça peut paraître un peu un peu simples et évidents comme question mais je pense que c'est important de la pause et parce que là on a en a disons qu'on a un discours un peu technique qu'on peut tenir là qu'elle serait en fait les conséquences si le gouvernement ne l'écouté pas vos recommandations et ne doubler pas le rythme de réduction d'émissions de gaz à effet de serre la france étant un des pays émetteurs au niveau européen un des leader international donc si la france arrive pas à atteindre son niveau de baisse en émission je pense qu'il ya beaucoup de pays qui vont pas non plus y arriver et du coup les conséquences climatiques peuvent être vraiment très sévère traître est énorme on a fait dans notre rapport pour la première fois cette année en survol des conséquences climatiques qui s'appuie sur le rapport du giec qui a été publié cette année mais qui regarde pour la france avec l'aide de météo france quels sont les impacts et en france on voit des impacts très importants déjà bien sûr les vagues de chaleur et les températures extrêmes ensemble on a vécu exactement on le voit elles vont s'intensifier ça ça a aidé impact ou si sûr sur les sécheresses donc les sécheresses à cause du moindre de plus moins de pluie mais aussi la sécheresse des sols très très importante pour l'agriculture donc qui affecte la performance de l'agriculture on a en retrait des côtes due à l'élévation du niveau de la mer quand on chauffe les océans le niveau de la mer augmente et du coup les côtes se retire avec toutes les implications sur les infrastructures et dernier un pacte les précipitations très intenses qui augmente les risques d'inondations donc là juste sur le territoire france métropolitaine on à ces impacts vraiment très très énorme et ses impacts vont continuer à 6 s'intensifier tant que l'on n'a pas stabiliser le réchauffement climatique est justement là on parle pas de retourner en arrière il ya pleins pleins des raids d'impact qui sont irréversibles donc là on parle de stabiliser le réchauffement climatique et pour faire ça il faut que les émissions de gaz à effet de serre soit sens 2 à 0 au niveau global donc la france elle a les moyens de le faire elle a techniquement elle a socialement elle a les moyens d'agir au sein de l'europe et du coup on s'attend et on souhaite que la france la france est doit prendre le leadership international parce que c'est un des pays qui s'est industrialisée en premier qui a justement les moyens de le faire donc quand on aura une dynamique européenne qui pourra réduire ses émissions dans un contexte international qui qui suit et qui accompagne la france on pourra en fait commencé à avoir la trajectoire globalement les missions se réduire vers la neutralité carbone puisque j'ai tant c'est ce que recommande le giec c'est de dire qu' il faut inverser la courbe de ce gaz à effet de serre d'ici à trois ans donc arriver un pic pour ensuite redescendre absolument 0 c'est le plus rapidement possible alors justement elisabeth bornes de la première ministre a annoncé que le pays visait désormais une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 50% d'ici à 2030 alors qu'avant c'était 40 % est ce que c'est quelque chose dont vous satisfaisait aux conseils pour le climat est ce que vous pensez que c'est faisable c'est absolument faisable c'est ça s'inscrit dans la dynamique européenne c'est l'objectif climatique de l'europe qui est déclinée à la france - 50% sur les émissions qu'on dit brut donc les émissions qu'on met dans l'atmosphère presque -55% quand on inclut les plus de carbone et donc du coup c'est faisable au niveau de la france la france sera appuyé par les nouveaux instruments et les les pratiques européennes les financements européens les règles la réglementation européenne mais ça veut dire que la france il faut qu'elle bouge très très rapidement il faut qu'elle planifie 7 ce changement de pompe dans cette accélération il faut qu'elle le planifie dans tous les secteurs de l'économie dans toutes les régions et qu elle articule tout ça avec l'europe on parle beaucoup de l'atténuation du réchauffement climatique non plus fait de réduire nos émissions il ya aussi l'adaptation est là dessus vous dites que les politiques d'adaptation souffre d'un manque d'objectifs stratégiques de moyens de suivi la france n'est pas prête absolument absolument donc déjà les impacts du réchauffement climatique sont très très régionaux les impacts convoi dans l'ouest de la france sont différents de ceux qu'on voit dans le sud est et on a très peu de priorités régionales par rapport aux impacts qu'ils sont mal identifiées quand il ya des planification des investissements à long terme c'est assez rare que l'on tient compte du climat de demain et quand on regarde par exemple la façon dont tu on répond aux besoins de baisse en l'émission on a un objectif très clair atteindre la neutralité carbone pour 2030 avec des objectifs intermédiaires quand on regarde l'adaptation réchauffement climatique on n'a pas d'objectif on n'a pas de chiffres on n'a pas de trajectoire ce qu'on dit c'est que oui c'est une priorité c'est important l'adaptation mais c'est assez flou et du coup quand on quand vient le temps de d'implémenter des politiques d'adaptation on fait un peu c'est un peu hâlé aléatoire donc là il faut vraiment passer de la même façon que pour l'atténuation on a des objectifs quantifiés il faut identifier les priorités pour dire ben pour cette roma région là la priorité c'est de faire une résolution voilà exactement exactement de regarder les politiques d'assurance par exemple pour voir comment est ce qu'elles peuvent inclure le climat de demain qui va payer quelle est la responsabilité et d'avoir une trajectoire avec des chiffres et ça c'est un an pensée de nos politiques publiques au jour d'aujourd'hui ou par contre le gouvernement doit revoir sa stratégie nationale bas carbone donc ça c'est en place pour le renouvellement de la stratégie et dans la nouvelle stratégie là qui va commencer l'année prochaine donc en 2023 le gouvernement doit intégrer l'adaptation et c'est à ce moment là où on recommande au conseil pour le climat de mettre justement des jalons un calendrier avec des priorités régionales alors justement on va parler de vos recommandations parce qu'en fait on parle ici d'une accélération du rythme de réduction des émissions qui n'a jamais été vu en france donc c'est aussi assez inédit et vous fait quatre grandes recommandations pour poursuivre cela dont je vous propose qu'on l'ait qu'on les prenne une à une pour les expliquer donc la première c'est le fait de décliner de manière opérationnelle la planification écologique au niveau du du premier ministre pour chaque ministère et à l'échelle des territoires est ce que ça vous avez l'impression pour le moment la façon dont tu étais en train de s'organiser cette planification écologique qui jusqu'àlors était quand même assez flou est-ce que vous avez besoin de ça en prend la voix dans l'organisation oui c'est un bon début s'est d'ailleurs sa suite des recommandations qu'on a fait par le passé mais le fait d'avoir ramené la responsabilité sous la première ministre c'est le début de l'organisation il ya secrétariat général de la planification écologique derrière donc il a besoin des moyens il a besoin de pouvoir d'injonction il a besoin d'avoir un calendrier d'action des rencontres inter ministériel il ya besoin d'avoir des feuilles de route par ministère donc le gouvernement avait publié l'année dernière trois feuilles de route par ministère qui était aussi une façon de décliner la politique nationale par ministère mais ces feuilles de route ne démontrait pas clairement qu'elle allait atteindre les objectifs et montrer clairement qu'il y avait des choses à faire qu'il y avait des choses en place mais pas qu il y avait suffisamment d'actions c'est vraiment toujours seul le problème identifié est ce qu'on en fait assez on en fait beaucoup est ce qu'on en fait assez et est ce qu'on sait de dire si on en fait assez donc là eu le secret de la planification écologique va devoir justement mettre toute cette articulation en place par aimant avec les régions les régions ont leurs propres stratégies mais c'est mal coordonnés au niveau des calendriers ils sont en retard par rapport aux objectifs parce que à cause des calendriers passer un bon il faut que tout ça ça converge vers cet objectif national et dernier point il faut avoir une programmation du financement sur plusieurs années parce que on a vraiment besoin d'avoir ces investissements privés il y à des investissements à faire dans les infrastructures dans les filières et ses investissements les investisseurs les entreprises les ménages même ont besoin de voir que on aura des investissements sur le long terme on y va vers la neutralité carbone ça va pas changer dans le prochain gouvernement c'est vraiment une trajectoire de long terme et pour ça pour encourager les investissements prévus le gouvernement a besoin vraiment de montrer très clairement la direction est pour le moment cette direction qu'elle avait pas encore tout à fait clair elle n'est pas suffisamment clair pour l'ensemble des acteurs et est ce que les membres du haut conseil pour le climat vont accompagner aussi le gouvernement ou les rangs enfin rencontrer le gouvernement pour pour expliquer justement les grandes conclusions de ce rapport et où et oui tout à fait donc on a été reçus lors de la remise de notre rapport par la première ministre et par trois ministres aussi qui l'accompagnait donc on a été reçus pour déjà expliqué les conclusions du rapport le constat les recommandations et aussi pour entendre leurs leur perspective là où il ya des obstacles les obstacles l'articulation avec les régions ressort beaucoup par exemple comment est ce qu'on fait on a des politiques nationales comment est ce qu'on fait pour que tout le monde sache bien qu'est ce qu'on attend d'eux que nous on comprenne bien où sont les obstacles et pour encourager les forces de chaque région alors votre vote deuxième recommandation c'est de renforcer les objectifs et les mesures au plan national en rapport avec le niveau d'ambition des objectifs européens pour 2030 donc l'union européenne a décidé d'un objectif - 55 % d'ici à 2030 est ce que est ce que au regard de ce qu'on disait tout à l'heure sur justement la nouvelle annonce d'elisabeth bornes sur le fait que la france atteigne des 50% pour vous ça c'est en bonne voie à l'heure actuelle les mesures qui ont été mises en france en place vise le moins 40% donc clairement on n'est pas en moins 50 pour cent à l'heure actuelle donc on a une loi qui qui a été adoptée l'été dernier la loi qui m'a résilience qui a des calendriers qui a des niveaux visé par les différents secteurs qui sont à l'heure actuelle insuffisant donc il faut que justement le gouvernement revoie les calendriers revoit les niveaux pour renforcer accélérer les actions par exemple au niveau de l'agriculture en particulier où on a une trajectoire à l'heure actuelle pas très ambitieuse la trajectoire avec les nouveaux objectifs de 2050 serait beaucoup plus forte donc il faut vraiment accompagner les actions il faut que les incitatifs les subventions les financements du gouvernement faut que tout ça encourage justement des usages qu'ils soient soit sobre soit des usages qui soit électrifié pour réduire les émissions parce que vous parlez lui de donner la priorité à la sobriété au déploiement des énergies renouvelables à l'évolution des pratiques agricoles alimentaires donc la région à la consommation de viande du gaspillage la limitation du faux chauffage dans certains bâtiments mais le montre aussi le contre le contrôle de la publicité qui encouragea les usages très carbonée en fait tout ça est quand même très en lien avec les mesures que proposait la convention citoyenne pour le climat et qui ont été un peu des tricots facture été détricoté dans la loi climat de l'avis de beaucoup d'institutions oui il ya des il ya des mesures les mesures de sobriété en particulier sont très peu utilisés à l'heure actuelle par le gouvernement et là on parle de sobriété des infrastructures de sobriété des usages de sobriété structurels en fait la sobriété c'est pas un mot très populaire en fait on n'aime pas parce qu'on a l'impression que on ne peut pas faire ce qu'on veut mais en fait c'est vraiment le fait de avoir des choix qui soit sobre en carbone en fait par exemple au niveau de la mobilité pas leur halle à l'heure actuelle au jour d'aujourd'hui on est con s'appuie beaucoup sur la voiture individuelle voiture très gros ce qui est surdimensionné par rapport aux usages pourquoi les exploits là exactement on a des choix on a toujours on a toujours une publicité très riche en grosses voitures on nous offre des choix trés trés carbone est en fait qui ont qui ont un impact très important et de l'autre côté on a très peu d'alternatives donc la sobriété structurelles dont on parle là c'est vraiment d'encourager déjà de d'élaborer de l'offre en choix donc les lignes de trains régionaux en particulier les options de transport partagé et de réduire les choix qui sont très très émissifs donc au niveau des publicités par exemple mais aussi au niveau de la réglementation des de la production des appareils qui sont très très émissive par exemple des appareils qui fonctionnent quand on les utilise pas des buildings qui sont des bâtiments qui sont éclairés quand il ya personne dedans au des pièces qui sont chauffés quand y'a personne dedans mais tout ça ça change de manière structurelle certaines choses peuvent se changer de manière technique mais beaucoup de beaucoup de pratique ont besoin d'être accompagnés par des réglementations et par un changement de l'attitude en général oui c'est très en lien avec ce que dit le dernier rapport du giec qui explique qu' il faut accompagner la sobriété avec des politiques publiques transversale donc ne pas faire peser cette sobriété sur les ménages mais deux jusqu en exergue un maximum de choix pour qu'ils puissent moins polluer sans que sans que ça exactement sûr il ya beaucoup d'appels jeanne ya eu plusieurs appels ces dernières semaines sur le fait justement de reprendre ce plan de la convention citoyenne pour le climat jean jouzel on a parlé aussi à emmanuel maintenant quand il a rencontré ce que vous c'est quelque chose que vous recommandez avec le conseil pour le climat et nous on recommande plutôt au gouvernement de se pencher sur ces mesures de sobriété structurel de réfléchir avec l'ensemble des acteurs de dans chaque secteur pour voir où sont les opportunités structurelles mon il ya eu des bonnes idées à la convention citoyenne pour le climat mais pas que il ya plein d'autres bonnes idées ailleurs ça fait partie du travail de réfléchir aux options que l'on a et de choisir parmi ces options lesquels on veut mettre justement en évidence et en place le les choix structurelles aussi il faut dire elles ont plusieurs avantages ont déjà elles permettent de réduire l'utilisation de la demande en énergie donc l'importation de gaz elles ont des implications positives pour la société pour la guerre par exemple en ukraine elles permettent aussi de réduire les coûts donc ça on le voit peut-être moins mais au niveau de l'usagé nantes on a des infrastructures qui qui marche pas tout seul du coup ça coûte moins cher justement c'est votre troisième grandes recommandations c'est de thé accompagné la cette transformation vers une économie bas carbone et qui résiste aux chocs externes en tenant compte des des enjeux de transition juste donc pour avec des dispositifs d'accompagnement de réduction des inégalités aujourd'hui pour vous ça c'est pas cette prise en compte des inégalités sociales dans les politiques climatiques on n'y est pas encore on n'y est pas systématiquement et c'est vraiment une condition une condition pour l'acceptabilité des mesures c'est que les ménages voient que tout le monde s'y met concis mais de manière proportionnelle à ses capacités à ces revues revenu à ses options et là du coup on a besoin de faire en sorte que toutes les mesures qui sont mises en place regarde vraiment bien ses dimensions de transition juste en plus donc ça c'est vraiment une condition à l'action surtout à l'action si on accélère l'action canton max et les réactions de plus on a toute une dimension de préparer l'emploi produire une voiture électrique c'est pas pareil que de produire une voiture thermique donc on a besoin déjà de regarder notre marché de production de s'adapter aux nouvelles opportunités et de réduire celles qui sont parties seront seront pas dans le marché de demain ça ça s'anticipe la besoin de préparer le marché on a besoin de faire des reconversions besoin d'ouvrir des nouvelles usines pour produire par exemple les batteries pour préparer le recyclage des batteries pour les véhicules électriques donc on a besoin de préparer l'ensemble de la société pour réduire les obstacles le plus possible on parlait de rénovation énergétique du bâtiment tout à l'heure un des plus gros obstacles de la rénovation énergétique du bâtiment c'est la préparation de la filière parce que c'est le bâtiment de leur demande de main d'oeuvre voilà pour vraiment faire des rénovations profonde sur le long terme on a 36 millions de logements en france ça fait beaucoup ça fait un gros gros marché il faut que les écoles suivent derrière aussi mais on peut citer aussi l'exemple de l'agriculture où il ya la moitié des agriculteurs qui vont partir à la retraite dans quelques années pour le moment la relève n'est pas oui absolument l'agriculture le renouvellement des forêts le stockage de carbone dans les sols tout ça demande des nouvelles connaissances des nouvelles pratiques il faut former la main-d'oeuvre il faut que les financements encourage justement les pratiques qui permettent de stocker du carbone dans les sols les forêts dépérissent on monte dans notre rapport qu' on a déplu carbone qui ont qui ont vraiment beaucoup réduit diminué entre 2013 et 2019 en partie à cause de la réponse au réchauffement climatique et est en partie à cause de trop de prélèvements la gestion de la forêt doit se faire bien réfléchi avec une main-d'oeuvre préparés d'avancé et dans une trajectoire où on veut justement stocker de plus en plus de carbone dans les sols pour avoir une forêt vigoureuse avec beaucoup de biodiversité et qui fait son travail de forêt de me produire du bois on peut l'exploiter tant que l elle grossit en fait dans la situation actuelle où elle dépérit ça va pas du tout alors votre votre quatrième grandes recommandations c'est le fait de de remobiliser la diplomatie climatique françaises à la lumière des nouveaux enjeux géopolitique est ce que vous pouvez l'expliquer oui en 2015 la france elle a été merveilleuse de mettre en place l'accord de paris au niveau international qui a permis vraiment au pays de venir ensemble d'arrivée ensemble et là on a un accord de paris qui fonctionne qui a permis au pays de revenir ensemble mais on a des tensions internationales énorme avec la crise du de la coved dix neuf avec la guerre en ukraine avec toutes les tensions géopolitiques qui existe à l'heure actuelle on voit mal à l'heure actuelle les pays s'engager de manière très prononcé vu les instabilités globale et les priorités qui sont vraiment au niveau de la santé il faut bien voir que la réponse au réchauffement climatique c'est une réponse globale qui doit augmenter justement la cohésion international et non pas la fragmenter et on a les pays riches qui ont fait des engagements envers les pays en voie de développement de financer une partie des actions ces engagements n'ont pas été rencontrés encore et ont été dénoncés notamment pour lego a lancé voilà exactement et les pays se sont engagés à revenir cette année à renforcer leur objectif donc là ça sera fait dans le cas de la france vu le rehaussement des objectifs français et européen et mais aussi à rehausser leur engagement face aux pays en voie de développement mieux soutenir l'adaptation et on a besoin d'une remobilisation du coût du réseau diplomatique français pratiquement au même niveau qui avait été mise en place pour la coop de paris qui a mené à l'accord l'accord de paris qui sous-tend les actions au au réchauffement climatique au niveau international vous parce que vous ce que vous dites c'est que finalement la france peut devenir une sorte de lider diplomatique sur ces questions ce métier comme absolument absolument et elle peut et du coup du fait qu' elle arrive si justement à mettre cet accord de paris en place elle a la crédibilité qui est associé à cet accord il ya des actions en place en france il ya une planification en place en france on augmente le niveau de l'action donc la france elle peut vraiment aider au niveau international a engagé un ensemble de pays très importante pour justement rencontré au minimum les engagements qui ont déjà été faits et accompagner les pays en voie de développement dans l'esprit encore d'une transition juste mais cette fois entre pays pays du nord pays du sud en rond la dernière question on a parlé l'ajustement donc d'une tendance changement d'une transformation des sociétés sans précédent avec encore beaucoup de dents pensez donc c'est un effort qui est énorme en fait qui reste à faire quelques l espoir est ce que vous avez que dans votre prochain rapport baissier d'hier à la france est dans les clous maintenant les clous c'est dur à dire parce qu'un an c'est pas beaucoup en fait ce que je voudrais c'est en tout cas sur la bonne direction la bonne direction là je pense que oui avec tout ce qui a été mise en place tout ce qu'on a attendu de la part du gouvernement clairement il va avoir des avancées cette année aussi par rapport au niveau européen où ça avance beaucoup maintenant est ce que ça sera des avancées suffisante pour vraiment nous amener sur la bonne trajectoire là ça reste à voir ça dépend justement du poids politique des décisions qui vont être prises et de l'engagement de l'ensemble de la société et si le gouvernement va réussir justement à dynamiser les actions au niveau de tous les territoires de tous les filières et de l'ensemble de la société mais pour vous est ce que pour vous les éléments aujourd'hui tout est là pour que ce soit fait absolument rien absolument on a toutes les solutions on a toutes les options on sait quoi faire on sait aussi pour beaucoup ou d'actions comment les mettre en place ce qu'on a surtout c'est des obstacles politiques des obstacles sociaux on a un manque de cohésion au niveau de la nation qu'on peut mettre en place et donc ça reste à voir là si ça pourra se faire déjà cette année donc il y aura plus d'excusés finalement voilà merci beaucoup corinne ok merci à vous c'est la fin de cet entretien comme d'habitude vous trouverez tous les liens pour aller plus loin en description de cette vidéo pour qu'un maximum de personnes puissent comprendre où nous en sommes concernant l'action climatique de la france prenait s'il vous plaît un moment pour partager cette vidéo autour de vous ou sur vos réseaux sociaux et n'oubliez pas de vous 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