L'invité de Bourdin Direct : Christian Estrosi - 01/09
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:08OuverteRéponse directe
Christian Estrosi, bonjour.
- 0:20OuverteRéponse partielle
Je vais commencer avec la présidentielle.
- 3:42OuverteRéponse directe
Pourquoi Fontainebleau est un tournant de la présidentielle ?
- 3:58FerméeRéponse directe
Combien de population représentent les maires réunis à Fontainebleau ?
- 4:38OuverteRéponse directe
Il faut de la décentralisation ?
- 5:08OuverteRéponse directe
Vous allez construire un mouvement politique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:02Invité politiqueFait
« Mais le sujet n'est pas qui nous choisiront, qui je choisirai, qui un autre choisira. »
- 1:06Invité politiqueFait
« Au titre personnel, oui, j'ai une relation de réelle confiance avec Emmanuel Macron depuis 2017 et voire même avant »
- 2:35Invité politiqueFait
« aujourd'hui, on peut dire tout ce qu'on veut, mais enfin, quand je regarde dans les autres pays, et les autres grandes démocraties, la France s'en sort plutôt mieux de cette quatrième vague »
- 2:45Invité politiqueChiffre
« il n'y a plus que 10 millions de Français qui ne sont pas vaccinés aujourd'hui »
- 4:00Invité politiqueChiffre
« Ceux qui étaient réunis à Fontainebleau représentaient près d'un tiers de la démographie de notre pays »
- 14:09Invité politiqueChiffre
« J'ai signé un contrat avec l'État de 2,4 milliards d'euros »
- 16:58Invité politiqueChiffre
« au 20 août, nous aurions eu plus de 47 000 décès de plus en France sans la vaccination »
- 19:53Invité politiqueFait
« le droit d'asile est un droit imprescriptible dans notre pays »
- 20:11Invité politiqueFait
« les services de renseignement français avaient intercepté parmi des réfugiés, des gens clairement identifiés venant de Daesh, et de l'État islamique »
- 20:59Invité politiqueChiffre
« 95% des déboutés du droit d'asile ne sont pas renvoyés là où ils doivent l'être »
Temps de parole
- Invité politique84 %
- Présentateur16 %
≈ 0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC. Christian Estrosi, bonjour. Bonjour. Mère de Nice, rentrée politique ce matin, présidentielle. Emmanuel Macron à Marseille, les réfugiés afghans, la situation sanitaire, les sujets sont nombreux. Je vais commencer avec la présidentielle. Prochaine présidentielle 2022, votre ami Hubert Falco, maire de Toulon, est clair. Celui qui est le plus à même de défendre les valeurs que nous représentons, c'est Emmanuel Macron. Il a choisi. C'était dimanche, une quarantaine de maires de droite et du centre, même 50 même, maires de droite et du centre étaient réunis à Fontainebleau. Vous y étiez, il y avait entre autres Édouard Philippe, mais vous y étiez.
Hubert Falco a choisi Emmanuel Macron pour 2022, vous aussi.
Mais le sujet n'est pas qui nous choisiront, qui je choisirai, qui un autre choisira. Ce sera un sujet. Au titre personnel, oui, j'ai une relation de réelle confiance avec Emmanuel Macron depuis 2017 et voire même avant, puisque quand j'ai eu une tragédie dans ma ville le 14 juillet 2016, avec ce terrible attentat, je dirais que le seul du gouvernement de François Hollande, qui avait en charge d'ailleurs l'économie, qui est venu vraiment vers moi pour accompagner ma ville à se redresser économiquement. C'était déjà le ministre Emmanuel Macron.
Le sujet est de savoir ce que nous allons faire, nous qui sommes des maires de droite et du centre, qui nous sommes réunis à Fontainebleau dimanche matin, dans une ambiance joyeuse, détendue, parce qu'il y a un excellent climat que nous avons bâti entre nous ces dernières années, sur ce que nous allons mettre, sur ce que nous allons obtenir d'avancer, notamment en matière de décentralisation. La confiance est une chose, mais je dirais qu'en même temps, face à la confiance, il y a ce besoin d'assurance.
Aujourd'hui, ce dialogue, et c'est la force d'Emmanuel Macron d'avoir avec moi, avec nous, ces dernières années entretenu un dialogue permanent, nous avoir écouté, la réussite de la crise sanitaire, aujourd'hui, on peut dire tout ce qu'on veut, mais enfin, quand je regarde dans les autres pays, et les autres grandes démocraties, la France s'en sort plutôt mieux de cette quatrième vague, en espérant que nous ne soyons pas confrontés à une cinquième, il n'y a plus que 10 millions de Français qui ne sont pas vaccinés aujourd'hui. La crise sanitaire a été bien gérée par Emmanuel Macron.
Emmanuel Macron a pris de bonnes décisions, et derrière, les maires volontaires, tels que ceux qu'il y avait à Fontainebleau, qui sont de droite, et je suis attaché à cette dimension, rappeler que nous étions des maires de droite et du centre droit, que nous sommes jaloux de notre indépendance, qu'en même temps, pour la première fois institutionnellement, depuis 4 ans, plus aucun maire de France ne siège ni à l'Assemblée nationale, ni au Sénat, et ne peut donc pas faire valoir pour ses administrés, pour ses chefs d'entreprise, pour ses acteurs économiques et sociaux, la réalité de ce que nous vivons et de ce que nous partageons au quotidien.
Donc, nous avons besoin aujourd'hui de dialoguer dans cette confiance avec le Président de la République.
Votre rentrée politique, vous l'avez faite à Fontainebleau, vous l'avez faite ce matin avec nous. Je dis politique parce que c'est important, c'est peut-être l'un des premiers tournants de la présidentielle. Pourquoi ? Parce que vous représentez combien... Je ne sais pas, il y avait le maire de Toulouse, il y avait le maire d'Angers, il y avait le maire... Combien de... Quel pourcentage de population vous représentez ?
35% de la population française ? Ceux qui étaient réunis à Fontainebleau représentaient près d'un tiers de la démographie de notre pays.
Alors, de la démographie de notre pays. Vous voulez peser, politiquement. Évidemment, vous voulez peser.
On veut simplement que dans le domaine de la santé, que dans le domaine des questions environnementales, que dans le domaine de la sécurité, de la gestion des flux migratoires, ce ne soit plus une affaire entre l'État et le Parlement. Ça devienne une affaire, oui, compris sur des responsabilités régaliennes, et il y ait un partage de compétences.
Donc, c'est un message envoyé à Emmanuel Macron. Il faut de la décentralisation. Il faut que l'État travaille mieux et plus avec les élus locaux, les grands élus locaux. Et, en contrepartie, nous sommes prêts à faire partie d'une nouvelle majorité présidentielle.
Mais force est de reconnaître que dans la vie, le respect, ça compte. La confiance, ça compte. Donc, naturellement, nous allons, dans les semaines qui viennent, faire des propositions. Nous verrons ce qu'il sera répondu à ces propositions. On ne va pas dire à nos administrés, on va soutenir pour soutenir. Il faut dire pourquoi la priorité des Français... Mais vous allez construire un mouvement politique ? Comment vous allez vous organiser ? Tout ça est politicien. La priorité des Français, c'est quoi ? Il y a un sondage, il faut qu'il vient de le révéler. Aujourd'hui, c'était la sécurité. Il y a trois mois, aujourd'hui, c'est la santé.
Bon, est-ce qu'on a un rôle à jouer dans la santé ou pas ? Est-ce qu'on va laisser une bureaucratie, une technostructure, continuer à peser sur l'organisation de la santé de notre pays ? Ou est-ce qu'on va déléguer entre le public, le privé et les collectivités ? Comment allez-vous vous organiser ? Eh bien, ce qui se passait à Fontainebleau était déjà un collectif de maires de droite qui sont issus des Républicains. Je vous fais observer, d'ailleurs, qu'Emmanuel Macron n'a cessé de nous consulter, de nous écouter, de prendre souvent des décisions qui répondaient à nos attentes.
Quand vous pensez que dans la propre formation politique, aucun des maires anciennement républicains ou encore républicains n'ont pas été et ne sont jamais consultés par leur propre formation politique, et notamment par des candidats qui, aujourd'hui, sont engagés dans des primaires. Bon, quelque part, ça compte, ce type de relation.
Donc, est-ce que vous êtes en train de former une nouvelle majorité présidentielle ? Exigeante, exigeante à l'égard d'Emmanuel Macron, mais est-ce votre objectif ?
Vous savez qu'une majorité présidentielle, c'est d'abord une majorité parlementaire, parce qu'il faut un président, mais derrière, il faut une majorité parlementaire. Et naturellement, ça fait partie des sujets où moi, je n'ai pas envie d'avoir sur mon territoire demain des représentants du Parlement qui ne soient pas en phase avec le maire en même temps qu'avec ce que vous qualifiez de majorité présidentielle. Je n'ai pas envie d'être soumis ni à En Marche, ni aux Républicains, ni à qui que ce soit, pour ceux qui auront à porter ce dont nous avons besoin pour notre territoire. Ça fait partie de règles aussi qui doivent être édictées et portées.
Bien, vous avez quitté les Républicains lors des élections régionales, Christian Estrosi. Que pensez-vous de leur difficulté à choisir un candidat ? Franchement, vous connaissez bien ce parti.
Entre nous, soit dit, je l'ai quitté. Oui, d'accord, mais vous avez un regard quand même sur ce qui se passe dans ce parti. Oui, je vois simplement que la dernière fois, nous avons échoué, alors que nous avions un ancien président de la République et deux anciens premiers ministres qui étaient en compétition dans une primaire. On n'a pas le même standing aujourd'hui qui nous est proposé. Donc, je ne suis pas sûr que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets. Mais ça, c'est mon regard extérieur. Primaire, bonne idée, mauvaise idée, primaire ? Vous savez quand je vois qu'au fond, les deux principaux favoris...
Je vous sens un peu désolé, non ?
De voir ce qui se passe aux Républicains ? Je les ai quittés parce que j'étais désolé de leur attitude, de leur sectarisme, de leur incapacité à trancher entre le nini. Dire aujourd'hui, Macron et le Front National, c'est pareil. Non, pour moi, ce n'est pas pareil. Je suis désolé. Que ce soit Emmanuel Macron ou un autre Républicain, si nous avions un deuxième tour avec un autre Républicain, les choses doivent être claires. On l'a montré au Régional avec Renaud Muselier dans notre région, quand il y a un danger de l'extrême droite, nous devons être mobilisés et faire des additions, des coalitions qui barrent la route au Front National.
Et malheureusement, dans ma formation politique, ce n'est pas la posture qu'on a eue, c'est la raison pour laquelle je l'ai quitté. Éric Zemmour, candidat à la primaire LR, ce serait logique ? Mais nous voyons une chose, c'est qu'au front, tous les partis politiques aujourd'hui, Jean-Jacques Bourdin, sont en désarroi total. Ils n'ont plus d'adhérents. On voit bien que les salles ne se remplissent plus. Regardez ces rentrées politiques qui sont désertes. Vous prenez l'extrême droite. Bon, finalement, il va y avoir une compétition entre Marine Le Pen et Éric Zemmour.
Vous prenez les Républicains, où d'ailleurs, les deux principaux favoris, un n'est pas candidat aux primaires, il va directement devant les Français, il n'est plus républicain, c'est Xavier Bertrand. L'autre favorite, c'est Valérie Pécresse. Elle n'est plus membre des Républicains. En fond, elle et Xavier avons le même statut. Nous devraient vous rejoindre. Nous sommes de droite et nous ne sommes plus chez les Républicains. Bon, et puis vous regardez la gauche qui est considérablement divisée. Comment vous allez rapprocher ? Il est socialiste, une écologie de décroissance, où personne n'est d'accord sur rien.
Donc, on voit bien que les partis politiques sont abîmés et que c'est là que la France est territoire. Pour qu'un État français soit fort, il faut une décentralisation, parce que je crois qu'avec des territoires forts, nous aurons un État plus fort.
Alors, on va parler de décentralisation, on va parler de l'État. Emmanuel Macron, qui est le chef de l'État, est à Marseille, arrive à Marseille pour une visite importante. Non seulement une visite, il s'installe à Marseille. Je vais y revenir, Christian, mais un mot sur les maires de France. François Baron a désigné le maire de Cannes, David Lysnard, pour lui succéder à la tête de l'Association des maires de France. Est-ce que cela vous convient ?
Mais je ne savais pas que l'Association des maires de France voyait un président sortant désigner son successeur. Je croyais que c'était parmi les 35 000 maires une immense démocratie qui ont laissé le soin à chacun de se prononcer. Donc, je vois un malaise important chez ces maires de France. Est-ce qu'il y aura une candidature concurrente ? Beaucoup sont prêts. Je ne sais pas, je ne fais pas... Non. Je n'ai pas envie de me lancer dans ce débat, franchement. On pose la question. Est-ce qu'il y aura une candidature concurrente ?
Il semblerait qu'il y en ait une avec Philippe Laurent, qui est d'ailleurs un homme qui n'a pas démérité, qui est le maire de Sceaux, qui a été derrière François Baroin extrêmement loyal et qui a animé l'Association des maires de France. Et beaucoup ne comprennent pas que quelque part, de manière très régulière et très loyale, on ne passe pas le relais. Donc, ce sont des choses que j'entends chez des maires de gauche, chez des maires de droite, puisque l'Association des maires de France a vocation à rassembler. Voilà, c'est tout. Bien. Emmanuel Macron. Alors, parlons d'Emmanuel Macron.
Trois jours à Marseille. Est-ce que l'État est en train de mettre Marseille sous tutelle ? Est-ce que Paris va gérer Marseille ?
Mais, je vois ce qui se passe à Marseille. J'ai été élu président de cette région. Aujourd'hui, j'en suis le président délégué aux côtés de Renaud Muselier. C'est la deuxième ville de France. Je suis très malheureux pour Marseillais. Au fond, parce que ces dernières années, quand je dis ces dernières années, ça remonte à loin. Nous avons vu ce déclin de la deuxième ville de France avec une incapacité à se redresser. Regardez la rentrée scolaire et c'est près de 200 écoles qui ne sont pas en état d'accueillir dignement ses élèves. Les transports qui sont en grande faiblesse. La criminalité qui ne cesse de s'y développer.
Je me réjouis au fond qu'à un moment, alors que c'est presque illégitime, c'est à l'autorité et légitimement élue au plan local de prendre les initiatives nécessaires. Le président de la République dit je ne peux pas laisser Marseille comme ça. Je serai à ses côtés d'ailleurs vendredi à Marseille. Pour ma région, pour Marseille que j'aime beaucoup, je suis triste. Mais si un espoir peut être donné aux Marseillais, je m'en réjouis et nous devrons être solidaires pour Marseille. En même temps, qu'il me soit permis de vous dire que ce n'est pas une grande première. Lorsque nous voyons comment Paris aujourd'hui replié dans son périphérique, ses difficultés de mobilité, etc.
Vous trouvez la ville triste ? Vous trouvez Paris triste d'ailleurs ? Oui, un peu. Il y a quelques années de cela, lorsque le président Nicolas Sarkozy disait on ne peut pas laisser Paris dans cette situation, je veux qu'on construise le grand Paris pour aller plus loin. Donc l'initiative du président Macron n'est pas si différente de l'initiative du président Nicolas Sarkozy à l'égard de Paris. Je souhaiterais d'ailleurs qu'elle soit reprise et amplifiée aujourd'hui. Mais on voit que partout où des maires ont pris des grandes initiatives, l'État n'a pas besoin de s'en mêler. On est en pleine relance économique.
On a 100 milliards qui sont partagés entre la France et l'Union Européenne sur la relance économique, la compétitivité, la cohésion sociale, l'attractivité, la transition écologique. J'ai souscrit, j'ai été candidat et j'ai signé un contrat avec l'État de 2,4 milliards d'euros. La ville de Marseille ne l'a pas faite. Elle ne l'a pas faite. Le président de la République dit puisque la ville ne l'a pas faite, moi je vais le faire.
Mais lorsque je vois Bordeaux qui est monté en puissance avec Alain Juppé, lorsque je vois Toulouse qui est monté en puissance avec Jean-Luc Moudin, Reims avec Arnaud Robinet et bien d'autres encore, là où les élus ont joué pleinement leur rôle et prennent des initiatives, on voit que l'État n'a pas besoin de s'en mêler directement.
Christian Estrosi, l'État, crise sanitaire, parlons-en, parlons du rôle de l'État. Vous demandez le pass sanitaire, vous défendez le pass sanitaire, Christian Estrosi, je le sais. Vos agents municipaux contrôlent le pass sanitaire. Absolument. Ce qui n'est pas le cas dans beaucoup de villes qui refusent cela.
Oui, le refuser c'est presque être hors la loi parce que c'est un devoir. Aujourd'hui, la loi dit très clairement que lorsque l'État donne instruction que l'on fasse des contrôles, le maire a le devoir de mettre ses effectifs, sa police municipale notamment, au service de cette politique. Et moi, je veille à ce que tous les jours, tous les midis, tous les soirs, dans les restaurants, dans les commerçants, chez les commerçants, nous fassions le nécessaire. Ils allaient d'ailleurs offrir 500 euros à certains commerçants pour s'équiper. Pour s'équiper d'équipements numériques, etc., faciliter leurs tâches. Et ils me disent tous merci. Ils me disent merci à l'État.
Merci à la collectivité parce qu'ils savent que le pass protège l'économie. Parce qu'ils savent que le pass leur permet de continuer à travailler. que peut-être on devrait refermer leurs activités. Nous avons même organisé dans ma ville, pour le personnel des restaurants par exemple, des rendez-vous sur place où j'envoie des personnels médicaux et sanitaires pour faire la vaccination de tous les personnels. Aujourd'hui...
Vous organisez aussi la vaccination pour les collégiens, les lycéens, j'ai vu ça. Les apprentis.
Oui, c'est un passeport pour la liberté. Et quand je vois ceux qui manifestent, il y a ceux qui le font soit par méconnaissance, mais il y a ceux qui le font de manière abjecte parce qu'ils manipulent. Et ça, c'est inacceptable. Quand vous pensez qu'un nouveau-né reçoit 11 vaccins dans les premières semaines de sa naissance sans que personne ne trouve rien à redire. Vous savez que 9 personnes sur 10 qui sont hospitalisées ou en réanimation aujourd'hui sont des gens qui ne sont pas vaccinés. Qu'il y avait un rapport hier d'experts qui disait, qui va être rendu public par le ministère de la Santé, qu'au 20 août, nous aurions eu plus de 47 000 décès de plus en France sans la vaccination.
C'est-à-dire que ceux qui manifestent souhaitaient que ces 47 000 citoyens français soient morts au 20 août dernier. Et c'est ça ? Eh bien, je dis que c'est de l'inconscience, de la manipulation. Ceux qui parlent de dictature...
Alors, est-ce que Didier Raoult était un inconscient, un manipulateur dans ses propos ? Est-ce qu'il a nourri la méfiance ? Est-ce qu'il a nourri la méfiance contre le corps médical ?
Moi, je retiens de Didier Raoult, le mois de février, le mois de mars 2020, où il n'y avait pas de vaccin, où on ne savait pas si on en aurait un à un an, un an et demi, à deux ans, et qu'il y avait la solution absolue, mais une solution que j'ai utilisée moi-même et qui en 48 heures m'a remis sur pied. C'est pour ça que je vous en parle.
Oui, vous retenez, mais vous ne retenez pas ses derniers propos sur le vaccin, sur...
Je n'ai pas envie de rentrer dans cette polémique. Didier Raoult est un des plus grands chercheurs que l'on connaisse aujourd'hui sur la Sénat.
La retraite est logique, selon vous ?
Je trouve que c'est dommage de se priver du talent, de la dimension, d'un des plus grands chercheurs reconnus sur la Sénat. Il est dommage qu'il soit mis à la retraite. Voilà, nous avons besoin de Didier Raoult pour continuer à travailler sur des sujets majeurs en matière de découverte, en matière de proposition... Même pour tenir les propos qu'il tient sur la vaccination. Mais ne mélangeons pas tout. Je ne mélange pas. Je reprends les propos qu'il tient, moi, je ne sais pas moi. Je suis en désaccord avec Didier Raoult sur la vaccination.
Pour autant, ce n'est pas parce qu'on est en désaccord sur un point que pour le reste, l'immensité du talent de Didier Raoult doit être mis au rencard alors que nous en avons besoin pour la science, que nous en avons besoin pour l'avenir de la santé, des découvertes à venir, là où pendant des années, on lui a reconnu tous les mérites. D'un coup, tout ça est à jeter aux orties. Eh bien, je ne suis pas d'accord avec ça.
Bien, Christian Estrosi, pourquoi ne souhaitez-vous pas accueillir de réfugiés afghans à Nice ?
Je n'ai jamais dit que je n'étais pas d'accord pour ne pas accueillir de réfugiés afghans. Donc, vous êtes prêt à en accueillir ? J'ai dit, alors qu'on me posait la question, le maire de Strasbourg ouvre ses bras à tous les réfugiés afghans, le maire de Bordeaux aussi. Est-ce que vous êtes dans le même état d'esprit ? J'ai dit non.
Je souhaite que la communauté internationale, et notamment les pays occidentaux, qui ont connu le pire des échecs en Afghanistan, là où aujourd'hui, on voit la charia qui va de nouveau s'imposer, la situation des femmes afghanes, qui vont se retrouver dans des situations épouvantables, tragiques, dramatiques, que la communauté internationale prenne toutes ses responsabilités. Naturellement, le droit d'asile est un droit imprescriptible dans notre pays, et il est du devoir à chacun de le respecter. Mais il faut fixer des règles, des règles qui nous sécurisent, des règles qui fassent... Avec ces règles, vous êtes prêt à accueillir des afghans à Nice ? Des réfugiés afghans ?
Il y a quelques jours, j'ai vu que les services de renseignement français avaient intercepté parmi des réfugiés, des gens clairement identifiés venant de Daesh, et de l'État islamique. Donc, lorsque je dis qu'il faut sécuriser le processus d'accueil des réfugiés, c'est d'ailleurs ce qu'a rappelé hier ou avant-hier le Président de la République, on est complètement en phase.
Moi, si des familles niçoises, demain, se proposent d'accueillir des familles afghanes qui ont obtenu leur droit d'asile, parce que je souhaiterais que le droit d'asile soit demandé aussi à l'extérieur de nos frontières, quand on voit qu'on accepte ceux qui demandent simplement être réfugiés et que 95% des déboutés du droit d'asile ne sont pas renvoyés là où ils doivent l'être, nous voyons bien que nous avons en matière de flux migratoires à organiser les choses, que la communauté internationale se partage la responsabilité.
Il y a quelques années de cela, Nicolas Sarkozy proposait qu'il y ait des quotas chaque année qui soient déterminés par un vote du Parlement, et bien venons-en à ces règles qui sont d'une évidence absolue.
Merci Christian Sarkozy d'être venu nous voir ce matin. Il est 8h55, RMC et BFM TV.