Bétharram : François Bayrou a-t-il réussi son audition devant la commission d’enquête ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
François Bayrou a-t-il réussi son audition devant la commission d'enquête ?
- 2:00RelanceÉludée
Votre formulation est-elle malveillante ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Le Figaro a salué le brio de François Bayrou, Libération a titré sur la stratégie de l'embrouille. Comment l'expliquer ?
- 6:00OuverteRéponse directe
François Bayrou a-t-il évité la catastrophe ou était-ce brouillon ?
- 8:00OuverteRéponse directe
François Bayrou a-t-il eu raison de pointer une instrumentalisation de la commission ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30François BayrouFait
« C'est une méthode, pardonnez-moi de vous dire, un peu grossière. Ce que vous dites, c'est n'importe quoi. Vous ne cherchez pas la vérité. vous la déformez tout le temps. »
- 1:00François BayrouFait
« La découverte incroyable de votre malhonnêteté, la perversité impuissante dans laquelle vous êtes. »
- 3:00Paul VanierFait
« Il a remis en cause les rapporteurs Paul Vanier et Violette Spielbou. Il a remis en cause ma présidence. »
- 3:30Violette SpielbouFait
« C'est une défense extrêmement vigoureuse d'un homme politique qui a été attaqué depuis des mois dans son honneur, dans son intégrité. »
- 5:30Jean-Baptiste DaouasFait
« Il a évité la catastrophe hier mais c'était à la fin tellement embrouillé au bout de 5h30 d'audition qu'on y comprenait plus rien. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
François Bairou a-t-il réussi son audition hier devant la commission d'enquête parlementaire dans le cadre de l'affaire Beta Ram ? On en débat ce soir avec Louis Aussalter. Bonsoir, vous êtes journaliste politique au Figaro et Jean-Baptiste Daouas, bonsoir.
Bonsoir Clément. Journaliste politique à à Libération. On va commencer peut-être par un rappel de ce qui s'est passé hier pendant ces 5h30 d'audition à l'Assemblée avec Clément Perou.
Notre question qui fâche nous replonge dans une audition sous haute tension avec un François Baïou à l'offensive. Votre formulation est malveillante. C'est une méthode, pardonnez-moi de vous dire, un peu grossière.
Ce que vous dites, c'est n'importe quoi. Vous ne cherchez pas la vérité. vous la déformez tout le temps.
La découverte incroyable de votre malhonnêteté, la perversité impuissante dans laquelle vous êtes. La cible du Premier ministre, les membres de la commission d'enquête et en particulier le corpporteur issu de la France insoumise, Paul Vanier. François Bairou se montre également très incisif dès lors qu'il évoque les témoins du dossier qui l'ont chargé en audition.
Alors, c'est extrêmement simple. Le gendarme entend soit il ment, soit il a fabule. Je veux bien accepter l'idée qu'il affabule que cette enseignante dit qu'elle a eu beaucoup d'ennui et qu'elle a été par la médecine scolaire réputée dérangée.
Elle le dit devant vous. L'attitude très offensive de François Bairou a marqué les membres de la commission d'enquête. Ce matin, ils ont réagi en conférence de presse.
Une attitude qui était un peu difficile pour nous. Il a remis en cause les rapporteurs Paul Vanier et Violette Spielbou. Il a remis en cause ma présidence.
En s'attaquant à la lanceuse d'alerte comme il l'a fait, François Bairou entretient l'OTA et tente d'intimider celles et ceux qui voudraient dénoncer des violences. Cela me paraît inacceptable. Cela me paraît extrêmement grave.
La corrapporteur Violette Spilbou trouve au contraire des raisons à l'attitude du premier ministre. C'est une défense extrêmement vigoureuse d'un homme politique qui a été attaqué depuis des mois dans son honneur, dans son intégrité par mon collègue Paul Vanier et nous en discutons sereinement. Ça peut surprendre mais nous en discutons.
Nous n'avons pas le même point de vue. Notre question qui fâche est la suivante : en lâchant ainsi ses coups, François Bairou a-t-il adopté la bonne stratégie ? Alors, je vais vous poser la question dans un instant, mais d'abord euh en fait, si on vous a fait venir face-àface aujourd'hui, c'est parce que euh vos deux journaux ont eu une lecture radicalement euh opposé, si l'on peut dire, de la prestation de François Baou hier.
Rassurant. Le Figaro a salué ce matin, je cite le brio de François Baïrou quand Libé euh a titré sur la stratégie de l'embrouille de François Bairou. Alors lui au salter, il s'en est sorti avec Briot le premier ministre.
En tout cas, il est arrivé offensif. C'est il est arrivé avec la, on l'a vu pas seulement arriver, il a mené cette audition avec la volonté de ne pas se laisser faire et face aux attaques, il a contreattaqué. Faut rappeler que c'est une commission d'enquête parlementaire qui mène des auditions.
Le décorum peut laisser penser parfois que c'est en fait un accusé. Les l'attitude des du président ou des bien sûr, mais l'attitude de la présidente ou des des rapporteurs dans cette commission comme d'autres peut laisser penser que ils peuvent parfois se prendre pour des juges, en tout cas pour des justicier. erreur.
Voilà, cette mise en scène fait que François Baou bah oui, il était il arrivé dans une position délicate et il a décidé de ne pas faire comme au tribunal parce qu'on n'est pas au tribunal. Donc il a fait de la politique, il est à l'Assemblée nationale, il a évidemment parlé des faits et on sentait quand même beaucoup de préparation chez un homme qui nous a plutôt habitué à l'improvisation y compris depuis qu'il est premier ministre. Donc beaucoup de préparation mais parfois avec un peu de mal à s retrouver dans les noms dans les éc parce que il y avait des problèmes de forme dans le dans le l'organisation de de la commission et je pense que ça a aussi perturbé l'audition mais en tout cas il y a eu cette volonté d'une contreofensive sur les faits et aussi politique et ça on en reparlera sans doute en parlant du rôle de Paul Vanier.
Ouais. Jean-Baptiste Daou, c'était François Lembrouille pour reprendre l'expression dans Oui, parce que finalement effectivement on va pas parler de brio mais il a évité la catastrophe hier mais c'était à la fin tellement embrouillé au bout de 5h30 d'audition qu'on y comprenait plus rien et au final c'est c'était peut-être ça le le but. Alors c'était extrêmement brouillon, bavard.
On avait souvent du mal à le suivre. On avait parfois l'impression que qu'il comprenait de travers des questions qui qui lui étaient posées et pour tout dire en se disant que cet homme-là est à Matignon à prendre des centaines de de décisions par jour sur des sujets extrêmement variés pour le pour l'intérêt du pays. Ça ça dégage sur la forme quelque chose d'assez inquiétant.
Mais au-delà de la forme, il y avait quand même une question d'attitude de respect démocratique. François Baot, c'est quand même le président du mouvement démocrate. On attaque ce qu'on que j'appelle la stratégie de François Bairou he qu'on vient de voir dans ce dans ce sujet. engager un rapport de force avec la présidente de la commission et puis surtout avec le rapporteur insoumis Paul Vanier mett en cause l'impartialité de la commission d'enquête.
Ça vous a dérangé ça ? Bah je je je vais être honnête au début sur le principe j'étais un peu un peu gêné par par cette mise en scène ce côté un petit peu un petit peu tribunal. On avait on avait l'impression que dans l'ad stud effectivement de de Paul Vanier, il pourrait y avoir un côté un peu procureur où finalement faire la lumière sur le les scandales était presque autant voire moins important que de coincer François Bairou.
Donc qu'il ait eu cette attitude, ça ça pouvait ça pouvait se comprendre. En revanche, François Baot, il est tenu à prendre de la hauteur aussi, à répondre aussi calmement, avec respect. Il y a pas que Paul Vanier dans cette commission.
C'est une commission qui a été votée à l'unanimité par tous les groupes politiques. Des députés de tous les groupes politiques veulent avoir des réponses sur ces faits de violence extrêmement grave commis pendant des décennies contre des enfants dans des écoles privées. Ça méritait quand même qu'on y réponde sans que ça vire au combat de catch.
Louis au salter sur ce choix stratégique du rapport de force de la mise en cause de l'impartialité de la commission. Il a eu raison. C'était un choix payant selon vous.
Il a eu raison de pointer une instrumentalisation. Oui, tout à fait. Euh alors non seulement dans les les certaines modalités d'organisation, il a remis en cause par exemple la transcription d'un témoignage.
Bon ça du coup à la fin effectivement c embrouillé. Oui mais alors il est allé pour être pour être très clair, il est quand même allé jusqu'à remettre en cause l'impartialité des fonctionnaires de l'Assemblée dans leur compte-rendu. Bah c'est il va très loin.
Il est premier ministres quand même. Il il a dit je remets en cause les retranscripteurs et ceux qui contrôlent. Donc c'était aussi une manière de de pointer euh bah les responsables de cette commission d'enquête tout simplement.
Mais je pense que le sujet, il a eu raison de poter un sujet ou plutôt une personne qui était Paul Vanier euh le coprapporteur de la commission d'enquête parce que bah on s'est posé la question parce qu'il a quand même mis en cause la présidente et puis même à un moment Violette spilbout. Ouais, mais le match comme l' souligné Jean-Baptiste, le match principal, le match de catch, il était entre Paul Vanier et le Premier ministre et il a continué ce matin lors de la conférence de presse quand il est apparu que Paul Vanier bah euh il accuse François Baou euh d'avoir menti. Donc c'està-dire que les conclusions qu'il tire de cette audition, c'est que François Baou aurait menti devant la représentation nationale.
Là où Violette Spielou l'a dit et l'a assumé au côté de Paul Vanier, elle n'en tire pas du tout les mêmes conclusions. Mais il faut quand même avoir en en tête que il y a chez Paul Van un double agent politique. Le premier, c'est de renverser François Bairou.
Je je faut pas oublier que c'est l'agenda, l'objectif de Jean-Luc Mélenchon, il l'a verbalisé. C'est faire tomber tous les gouvernements les uns après les autres jusqu'à ce qu'on précipite les choses pour que lui puisse arriver au pouvoir. Et son deuxième agenda qui n'est pas caché à Paul Vanier, c'est de mettre en cause l'enseignement privé catholique sous contrat.
Je vous rappelle qu'il a été déjà coprapporteur d'une d'un d'un rapport parlementaire, c'était l'an dernier où il dressait un réquisitoire contre l'enseignement catholique contrat. Et ça c'est vraiment dommage pour les victimes parce que les vices le c'est un continent cassé caché pardon la la violence envers les enfants et ça concerne pas uniquement euh l'enseignement catholique privé sous-contrat hors contrat et ça concerne pas uniquement l'éducation nationale. La sphère familiale est d'abord concerné.
La commission d'enquête, elle est sur catholique d'enter l'actitude de Paul Vanier et son agenda politique pas cach point précis Jean-Baptiste Daouas, elle est sortie de son rôle la commission d'enquête ou Paul Vanier lui personnellement ? B c'est ce que je disais tout à l'heure Paul Vanier est dans une attitude effectivement de vouloir faire trébucher Fonçois Baou. Ça ce le but politique, il est très net.
Mais euh il y a il y a quand même quelle commission d'enquête n'a pas un but politique, j'ai envie de dire. Mais ça ça si on est d'accord et c'est pour ça que j'allais vous dire aussi et et c'est exactement ce que j'allais vous dire Clément justement que il y avait des questions que légitimement euh les auxquels légitimement François Baou aurait aurait dû répondre. Quel moment ?
Il y a quand même ce ce ce moment où euh il y a il y a une sorte d'occasion manquée de la de la part de François Baou. On lui on lui ressort cette phrase qu'il qu'il dit la première fois qu'il est interrogé aux questions au gouvernement où il il dit "Je n'ai jamais été informé de quoi que ce soit de violence ou de violence à à forcerie sexuelle." Jamais.
C'est ce qui fait dire à Paul Vanier que il a menti à ce moment-là au vu de l'évolution. Si on laisse de côté c'est menti, pas menti. Ça il aurait très bien pu dire "Bon, je m'exprimais à chaud comme ça, je m'y attendais pas.
Je j'ai pas été précis. Euh je je voilà, je je suis désolé d'avoir dire dit ça. Laissez-moi préciser ma pensée.
Il y a aucun mais à coule pas de la part de François Baïou. Jamais jamais un bouger. Jamais le fait de dire je vais faire un petit recul, je vais préciser quelque chose, je vais m'excuser.
Jamais. C'est vraiment il il était dans une confrontation extrêmement dure et on a l'impression qu'il n'avait absolument rien à se reprocher et c'est assez perturbant. Al il aurait fallu un petit ma coup pas.
J'ai un point d'accord avec Jean-Baptiste sur en fait l'erreur de François Vaot effectivement son erreur initiale c'est sa première réponse parce que là il ne parle pas des victime il parle de lui-même et effectivement il il s'avant il improvise en fait on sent bien qu'à ce moment-là il est très touché personnellement il a une réaction assez sanguine mais il n'est pas préparé il ne va pas il n'est pas suffisamment factuellement préparé et ça je pense que cette erreur initiale dans sa réponse au députés il n'a pas fini en 2 secondes quel impact dans l'opinion qu'est-ce que les français vont retenir de tout cela les commissions parlementair heureusement ou malheureusement les commiss ces commissions d'enquête parlement On ne retient pas grand-chose. Je pense que l'opinion n'a pas retenu grand-chose de celle qui pourtant un grand spectacle entre 14 et 17 % de code de confiance, il pourra difficilement creuser plus bas. Donc ça va pas changer grand-chose.
Merci à tous les deux d'être venu débattre sur le plateau de ça.
François Bayrou