20 heures : [émission du 26 avril 2010]
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« La facture du nuage volcanique pour les compagnies aériennes et les voyagistes est de 260 millions d'euros. »
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« La paralysie du trafic leur a coûté, disent-elles, 188 millions d'euros. »
- 3:35InvitéChiffre
« 31 millions d'euros de pertes selon les tours opérateurs. »
- 3:39InvitéChiffre
« 40 millions pour les agences de voyage. »
- 4:41InvitéFait
« Si la France n'a pas vu tomber de cendres, les retombées économiques du nuage se font bel et bien sentir. »
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« Si on est déchoué de la nationalité pour avoir des maîtresses, il faut déchouer... Il y a beaucoup de Français qui seraient déchoués de la nationalité. »
- 5:33InvitéFait
« Mais peut-être par le christianisme, mais pas en France. »
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« Selon le procureur, l'homme est schizophrène et son discernement était altéré au moment des faits. »
- 12:17InvitéFait
« La Grèce doit se poser la question de savoir si elle ne devrait pas quitter la zone euro. »
- 14:21InvitéChiffre
« Il faut probablement ne rembourser que 60 ou 70% de la dette grecque. »
- 14:31PrésentateurChiffre
« Les Grecs doivent faire face à une urgence, trouver 9 milliards d'euros d'ici 15 jours. »
- 19:14InvitéFait
« Officiellement, il s'agit d'un phénomène climatique exceptionnel. »
- 21:40InvitéFait
« En France, la loi protège strictement l'accouchement sous X. »
Temps de parole
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Bonsoir à tous. Dans l'actualité ce soir, le frère jumeau reprend le flambeau. Jaroslav Kaczynski annonce qu'il sera candidat à l'élection présidentielle en Pologne après la mort de son frère dans un accident d'avion. La guerre des nerfs sur le sort de la Grèce. La corne n'a toujours pas été trouvée. L'Italie accuse l'Allemagne d'être trop rigide. Athènes peut-elle être exclue de la zone euro ? Le débat n'est plus tabou. Éléments de réponse dans un instant. Un nuage volcanique à 260 millions d'euros. C'est la facture en France pour les compagnies aériennes et les voyagistes. Un médiateur a été nommé par le gouvernement pour les demandes des consommateurs. Je ne suis pas un polygame.
C'est la défense de l'homme accusé d'avoir plusieurs épouses à Nantes. Aucune plainte n'a été déposée. La déchéance de la nationalité ne semble plus d'actualité. Le gouvernement a-t-il été trop vite ? Nous serons en direct au ministère de l'Intérieur. Le Conseil de l'Europe relance une fois encore le débat sur l'interdiction de la fessée. Une pétition réunissant des non célèbres est lancée. Notre enquête ce soir sur le développement de la surveillance électronique des adolescents. C'est le dossier de cette édition. Et puis dans les coulisses du phénomène musical du moment, reportage sur la tournée de Mika qui vient de commencer en France. Bienvenue dans ce journal.
Il y a un peu plus de deux semaines, la Pologne perdait son président dans un accident d'avion. Eh bien, après le deuil, c'est un étrange exercice démocratique que seront conviés les Polonais pour élire un successeur. Ils auront face à eux le même visage, le même nom. Jaroslav Kaczynski, le frère jumeau du disparu, vient en effet d'annoncer qu'il serait candidat pour le camp conservateur. Il a attendu le tout dernier moment, la date limite, pour annoncer sa candidature à la présidentielle. Depuis la mort tragique de Lech Kaczynski, on avait vu son frère jumeau Jaroslav que silencieux, écrasé par la disparition de son double.
Bref, il a hésité longtemps, peut-être aussi parce qu'il n'est pas sûr de faire un bon candidat. Des deux frères jumeaux, il a toujours été la tête pensante. Jaroslav décidé, Lech exécuté. Chacune de leurs apparitions publiques le montrait, comme ce jour où Lech, président à gauche, nomme Jaroslav à droite premier ministre, officiellement c'est Lech le patron, leur poignée de main suffit à en douter.
Il espère pouvoir surfer sur l'impressionnante vague d'émotions qui a submergé la Pologne, et faire oublier au passage son caractère autoritaire, son intransigeance, son passé politique, il a consacré plus de temps à diviser qu'à rassembler, son programme hyper conservateur et sa vision dépassée du monde d'aujourd'hui. Les deux frères Kaczynski ont imprimé une marque forte sur les cinq dernières décennies de l'histoire de la Pologne. Comme le prédisait sans le savoir le feuilleton télévisé des années 60, qui les avait rendus célèbres enfants, les deux qui ont décroché la Lune. Seul désormais Jaroslav sera-t-il encore décroché la Lune ? Oui, l'élection aura lieu le 20 juin prochain.
C'est sans doute le chiffre du jour. Il a été donné tout à l'heure par le secrétaire d'État au tourisme Hervé Novelli. La facture du nuage volcanique pour les compagnies aériennes et les voyagistes est de 260 millions d'euros. Des aides financières exceptionnelles sont envisagées. Caroline Thébault, Alain Location.
Il y a dix jours, elles avaient les yeux rivés vers le ciel. Aujourd'hui, plus terre à terre, les compagnies françaises scrutent leur porte-monnaie. La paralysie du trafic leur a coûté, disent-elles, 188 millions d'euros. Les voyagistes aussi ont fait leur compte. 31 millions d'euros de pertes selon les tours opérateurs. 40 millions pour les agences de voyage. Total, 200 millions d'euros environ. Sur leur facture, les rapatriements, les remboursements des billets et des frais engagés par les passagers.
Selon les derniers chiffres, il reste encore 1000 français à rapatrier. Encore 1000 parce que souvent, ce sont par exemple des clients qui sont dans des petites îles assez éloignées et la fréquence de vol est très faible. Et donc, par un moment, on est obligé d'attendre une semaine ou quelques jours pour leur permettre de proposer un retour.
Et pour aider les passagers à se faire rembourser, le secrétaire d'Etat au tourisme vient d'annoncer la mise en place demain d'un numéro vert et la nomination d'un médiateur.
Ce médiateur qui se mettra au travail dans les heures qui viennent aura pour charge de clarifier les éléments d'une capacité à répondre à chacun des consommateurs français qui aura estimé avoir été lésés.
Les entreprises durement touchées pourront transformer l'absence de leurs salariés en chômage partiel et demander un étalement de leurs charges sociales. Si la France n'a pas vu tomber de cendres, les retombées économiques du nuage se font bel et bien sentir.
Les suites maintenant du feuilleton sur le voile intégral et plus particulièrement sur le cas de cet homme soupçonné de polygamie dans la banlieue de Nantes. Pour la première fois, ce commerçant s'est exprimé publiquement sur le fond, sur sa situation. Sa défense entre guillemets peut se résumer en quelques mots. J'ai des maîtresses mais je ne suis pas un polygame. Le gouvernement lui semble sur la défensive. Arnaud Comte, Romuald Bonan, Gabriel Camilla.
Soupçonné de polygamie, de fraude aux aides sociales et menacé d'être déchu de la nationalité française par le ministère de l'Intérieur, Lies et Batch se défendent d'avoir plusieurs femmes et évoquent simplement des relations extra-conjugales.
Si on est déchoué de la nationalité pour avoir des maîtresses, il faut déchouer... Il y a beaucoup de Français qui seraient déchoués de la nationalité. Donc en ce que je sache, les maîtresses ne sont pas interdites en France ni en islam, mais peut-être par le christianisme, mais pas en France.
Malgré les questions des journalistes, pas un mot sur son appartenance supposée à un mouvement islamiste radical ni sur la dizaine d'enfants dont il serait le père.
Vous avez 4 ans, vous n'avez pas 4 ans, vous n'avez pas 4 ans. Pourquoi vous piégez simplement ? Sur cette question, je l'ai dit en entrée, on conteste totalement les affirmations posées par le ministre Brice Hortefeu.
Selon les services de renseignement, Lies et Batch auraient effectué plusieurs séjours au Pakistan. En 1999, il obtient la nationalité française après son mariage avec cette femme convertie à l'islam et verbalisé le 2 avril dernier pour avoir conduit avec son voile intégral. Dans cette mosquée de Nantes, les fidèles parlent d'un épiphénomène et s'inquiètent de la stigmatisation de leur religion. Il est heureux d'avoir une femme et puis d'avoir 4-5 maîtresses, je pense que ce n'est pas interdit par la loi.
Un peu outré parce que voilà, on veut toujours montrer du doigt la religion, on veut toujours aller chercher la petite bête.
Même réaction pour les représentants des musulmans de France reçus ce matin par François Fillon lors d'une réunion sur le voile intégral. C'est un ressenti qui nous est remonté tous les jours, que les musulmans de France se sont stigmatisés. Parce que la politique est incompatible avec la réunion. La loi, il est clair sur la question. Je ne pense pas que ce type de question devrait être posée au Conseil français de culture musulman que nous sommes. Nous sommes respectueux des lois de la République et la loi, elle est claire sur le sujet. C'est très controversé.
Ce matin, le ministre de l'Immigration a reconnu qu'il serait difficile de déchoir lier ses badges de la nationalité française, car à ce jour, la loi ne le permet pas pour les cas de polygamie. Oui, la situation personnelle de cet homme peut susciter la réprobation, voire l'indignation. Mais d'un point de vue juridique, vous l'avez compris, c'est une toute autre affaire. Bonsoir Michael Darmon, vous êtes en direct au ministère de l'Intérieur à Paris. Est-ce que le gouvernement, et plus particulièrement Brice Hortefeux, n'a pas été trop vite ? On peut même dire que le gouvernement se prend les pieds dans les plis du voile intégral.
Si on fait le point ce soir, il n'y a effectivement, selon plusieurs sources gouvernementales, rien dans le dossier, puisque Eric Besson a reçu cette affaire en début de week-end, alors que le préfet n'était pas encore saisi. L'enquête aurait vraiment commencé aujourd'hui. Elle va devoir dire s'il y a polygamie de la part du mari polygame supposé, s'il y a fraude aux prestations sociales et dans l'éventualité d'une condamnation, alors seulement il sera possible d'examiner une éventuelle déchéance de la nationalité. Tout ça, vous voyez, ça fait beaucoup de conditions, beaucoup de ci, et un calendrier qui nous amène dans un an ou peut-être plus.
En tout cas, dans les couloirs de la majorité du gouvernement, beaucoup pointent la trop grande rapidité de Brice Hortefeux dans cette affaire qui manifestement a voulu lancer un message politique aux électeurs de la droite dure et aux électeurs du Front National. A l'Elysée, on temporise en disant qu'il faut finalement regarder et affronter les deux facettes de l'islam radical, polygamie et port du voile intégral. Reste à savoir ce que les Français penseront de cette nouvelle controverse qui demande surtout qu'on lève le voile sur leur avenir économique. Michael Darmon au ministère de l'Intérieur. Merci Michael.
Et puis, on a appris ce matin que la mosquée d'Istre dans les Bouches-du-Rhône ainsi qu'une boucherie halal de Marseille ont été la cible de tir ce week-end. 23 impacts de balles ont été relevés sur la façade du lieu de culte. François Fillon, tout à l'heure, a fait part de sa vive émotion. Le Parti Socialiste estime qu'il s'agit, je cite, de conséquences directes de la politique hasardeuse du gouvernement qui stigmatise une partie de la population. Ce sont ces termes. Notez que ce soir, dans Mot Croisé, Yves Kelvy revient sur le sujet avec comme invités Éric Besson et Julien Dress. C'est à suivre en direct à partir de 22h05.
Une nouvelle affaire de meurtre qui met en scène un malade psychiatrique. Un homme de 47 ans a été poignardé à mort devant son fils avec qui il jouait au ballon hier après-midi à Clichy, près de Paris. L'agresseur est atteint de schizophrénie paranoïde. Il bénéficiait, semble-t-il, d'un suivi médical. Hakim Abdelkalec, Mathieu Berden. Il n'ose pas y croire, ces chauffeurs de taxi qui, chaque matin, partageaient un café avec leur collègue Brahim. Devant son fils de 11 ans qui jouait au football, leur ami a été mortellement poignardé à six reprises.
Moi, j'étais vraiment choqué.
Je n'ai plus le goût de travailler. Je n'ai plus le congé. Ça ne peut pas arriver à moi, à n'importe qui, comme ça. Interpellé dans le quartier, le meurtrier présumé est bien connu du voisinage. Un SDF, psychologiquement instable, est très nerveux depuis quelques jours.
Il tournait en rond, il parlait tout seul. Il en voulait à tout le monde. Ça n'appuie de n'importe lequel d'entre nous.
Selon le procureur, l'homme est schizophrène et son discernement était altéré au moment des faits. Il était suivi par le centre médico-psychiatrique de Clichy, mais apparemment, il ne prenait pas de traitement.
Est-ce qu'il y avait une décision de justice qui l'obligeait à se soigner, qu'il n'aurait pas respecté ?
À ma connaissance, non. Il y a quelques jours, il avait pourtant menacé le patron du café.
Il m'a dit que je vais tuer, je vais vous tuer. Même il l'a dit au garagiste, il vient de me dire ce matin, il m'a dit que c'était mon tour, c'était le dernier jour pour moi.
Le garagiste souhaitait appeler la police, mais les voisins l'en ont dissuadé, convaincu que Kamel n'était pas vraiment dangereux.
Je laissais tomber, parce que tout le monde connaît lui longtemps et tout le monde dit que ce n'est pas la peine.
Ce n'est pas la peine parce que c'est ce gars qui grandit ici. Placé en hôpital psychiatrique, l'homme sera examiné. Et nouvelle fois pour déterminer s'il était responsable pénalement. L'économie, les jours passent et la Grèce n'est toujours pas officiellement tirée d'affaires. Aucun accord n'a encore été trouvé entre l'Europe, le FMI et le gouvernement d'Athènes, les Européens qui ont du mal à mettre fin à la cacophonie. Lors d'une réunion ici au Luxembourg, le ministre italien des Affaires étrangères s'est dit préoccupé par la rigidité de l'Allemagne sur le sujet. Depuis quelques jours, une interrogation émerge. La Grèce peut-elle être exclue de la zone euro ?
Le débat était impensable il y a seulement six mois. Est-ce prévu dans le traité ? Qui défend cette idée ? Les questions et les réponses avec Valérie Lerouge et Marie Cazot. Des grèves et des manifestations qui se succèdent en plein cœur d'Athènes, les plans de rigueur ne passent pas. Et du coup, dans le reste de l'Europe, certains préconisent leurs remèdes, permettre à un État de sortir de l'euro. L'euro est une camisole de force, asphyxie l'économie grecque, comme d'ailleurs l'économie française, et il faut bien évidemment sortir de ce système.
La Grèce doit se poser la question de savoir si elle ne devrait pas quitter la zone euro. Dans ce cas-là, elle aurait la possibilité d'évaluer sa propre monnaie et de renforcer son économie.
Encore faut-il pourvoir sortir de l'euro. Alors, que prévoient les textes européens ? Le traité de Maastricht, ratifié en 1992, a beau être très volumineux, il ne prévoit rien pour sortir de l'euro et ne fixe que les critères d'adhésion. Personne ne peut forcer un État à abandonner l'euro. En revanche, un pays peut toujours décider de quitter le groupe, une hypothèse exclue, même par les dirigeants européens les plus exigeants avec la Grèce.
On doit garder un objectif de stabilité.
Ce n'est clairement pas la bonne option,
et c'est pourquoi je dis clairement non.
Quels seraient les scénarios pour une sortie de l'euro ? En admettant que la Grèce quitte l'eurogroupe, elle reviendrait à sa dragme d'autrefois et pourrait la dévaluer librement avec certains avantages. La Grèce pourra repartir sur des bases plus saines, c'est-à-dire avec finalement une devise dépréciée, donc plus d'exportation, une croissance plus forte, moins de dette publique, parce qu'il y aura un moratoire de la dette, et ainsi de suite. Donc ça peut être malheureusement le médicament dangereux, mais qui peut aider finalement à sortir par l'eau de la crise. Une solution ultime pour les Grecs, mais qui pour d'autres ne réglerait pas pour autant les problèmes.
Il n'y a pas une sortie facile de l'euro, parce que d'abord il est très difficile de remettre en place une nouvelle monnaie, il y a des problèmes logistiques considérables, ensuite la dévaluation ne règle pas le problème de la dette, ne règle pas le problème des obligations que la Grèce a vis-à-vis des autres pays, et ensuite avant que la Grèce retrouve des avantages compétitifs, il s'écoule un certain temps, et pendant ce temps-là, il y a une désorganisation économique générale. Alors est-ce judicieux d'envisager une sortie de l'euro ? La sortie provoquerait un effet domino dans l'Europe, la seule solution semble donc de remettre la Grèce et ses créanciers autour de la table.
Il faut avoir le courage de dire, comme par le passé, qu'il faut renégocier la dette grecque, qu'il faut probablement ne rembourser que 60 ou 70% de la dette grecque, qu'il faut rééchelonner la dette grecque. En attendant, les Grecs doivent faire face à une urgence, trouver 9 milliards d'euros d'ici 15 jours. Alors question simple, quand pense-t-on sur place ? Bonsoir Alexia Kefalas, vous êtes en direct à Athènes. Est-ce que ce débat sur la sortie de l'euro est évoqué en Grèce ?
Ce débat a été massivement repris tout le week-end dans la presse, mais aussi par les commentateurs. On a eu le droit aux commentaires les plus amers. Mais il faut savoir que les experts excluent complètement ce scénario et parlent de faillite de l'euro si la Grèce devait sortir de la zone euro. Alors maintenant, ce qui est sûr, c'est que les rumeurs les plus folles circulent concernant justement cette crise grecque. Certains disent que le gouvernement imprimerait secrètement des drachmes, la monnaie nationale avant l'arrivée de l'euro justement. D'autres au contraire parient sur une faillite du pays et se pressent donc vers les banques pour retirer leur argent.
Mais tout ça est un peu ubuesque. Et le gouvernement justement appelle à un retour au calme. Ce qui est sûr, c'est que dans l'opinion publique, il y a un véritable sentiment anti-européen qui est non seulement croissant, mais qui se renforce. Donc on n'exclut pas demain dans les rassemblements des fonctionnaires de voir à nouveau des Grecs brûler des drapeaux européens ou des drapeaux allemands, comme on a pu le voir la semaine dernière.
Alexia Kefalas à Athènes. Merci Alexia pour ces explications. L'actualité sociale en France. Attention demain, si vous devez vous rendre à Paris, les accès à la capitale pourraient être bloqués plusieurs heures. 5 000 agriculteurs céréaliers à bord de 1 000 tracteurs se sont donnés rendez-vous pour défiler contre la baisse de leurs revenus. Image tournée ici en Haute-Marne, où l'on a vu passer le convoi venu de Lorraine. Bonsoir Julien Beaumont. Vous êtes porte d'Orléans à Paris en direct. A quoi faut-il s'attendre demain ? Au moment où je vous parle, il y a encore plusieurs centaines de céréaliers qui se dirigent vers les portes de la capitale.
Ils viennent de 14 régions à l'appel de la FNSEA.
Demain matin à 6h30, la plupart d'entre eux ont rendez-vous sur l'autoroute A4 au péage ou encore sur l'autoroute A6, A10.
Ils vont au ralenti se rendre vers la capitale. Attendez-vous donc à de nombreux ralentissements. Place de la Nation, 10h30, ce sera le départ du cortège avec, vous l'avez dit, 5 000 manifestants et leurs 1 000 tracteurs. Ils iront vers la Bastille, puis la République, pour un retour à la Nation. Ils devraient se disperser vers 15h. Et sur leur bord de rôle, ils n'oublieront pas de rappeler qu'ils ont perdu presque la moitié de leurs revenus en 2009. Julien Beaumont à la porte d'Orléans à Paris. Merci Julien. C'est demain également que Nicolas Sarkozy entame une visite attendue en Chine à la veille de l'ouverture de l'exposition universelle à Shanghai.
La Chine qui reste un moteur de la croissance mondiale, mais qui connaît actuellement dans le sud du pays la pire sécheresse depuis la création de la République populaire il y a 60 ans. Envoyé spécieux dans le Yunnan, Pascal Golomère. Sylvain Gio. ... à sec, du jamais vu depuis sa construction dans les années 50. Et un quart des réservoirs de la région est dans le même état. Une sécheresse comme cela, M. Zhang n'en avait jamais connu jusqu'alors. Quasiment pas une goutte de pluie n'est tombée ces 6 derniers mois. Dans la zone agricole qui dépend du réservoir, il y avait beaucoup de rizière. Mais puisqu'il n'y a plus d'eau ici, il n'y a plus moyen de faire du riz.
La campagne de Yunnan devrait être verdoyante et fleurie en cette saison. Mais aujourd'hui, elle est couleur terre. Xing shuétang, en chinois, cela veut dire le village des étangs à l'eau claire. Mais l'eau claire a disparu depuis bien longtemps. Les habitants viennent puiser les derniers litres encore disponibles pour donner aux bêtes. Des bêtes qui ne sortent plus au champ puisque rien ne peut être cultivé, faute de pluie. Quant à l'eau potable, les sources sont tarées. La seule solution, c'est le ravitaillement par camion qu'organisent une fois par semaine les autorités. Chacun se sert aussi longtemps qu'il y a de l'eau dans la citerne.
Pour se laver, on va chercher de l'eau à l'étang.
On ne va pas gaspiller cette eau-là. Cette eau, c'est pour faire la cuisine et le riz. Pour la vie quotidienne, on se débrouille. Mais l'absence de récolte inquiète de plus en plus de familles. Celle-ci peut vivre encore sur ses réserves, mais plus pour très longtemps. Ce stock de maïs, normalement, ça suffit pour tenir 6 mois. On l'échange contre du riz. Mais il faut aussi payer les frais de scolarité du petit, nourrir les bêtes. Et ça, c'est du maïs de l'an dernier ? Oui, parce que cette année, on n'a rien planté. Officiellement, il s'agit d'un phénomène climatique exceptionnel. Mais la mauvaise gestion de l'eau et l'urbanisation accélérée dans la région n'ont fait qu'accroître la crise.
Une crise qui pourrait bien se répéter dans les années qui viennent. Conséquence, là aussi, du réchauffement global. A l'étranger encore et en bref, la Belgique s'enfonce dans la crise. Le roi Albert II a accepté tout à l'heure la démission du Premier ministre Yves Le Terme. Elle fait suite à l'échec de la relance des négociations entre flamands et francophones. Il y aura de nouvelles élections dans les 40 jours. Et puis, sachez qu'au Soudan, le président sortant Omar al-Bechir a été largement réélu avec plus de 68% des voix. Résultat communiqué aujourd'hui.
Rappelons qu'il est l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour. Il est 20h18. Restez avec nous à suivre une décision judiciaire attendue en France. Des grands-parents qui voulaient établir la filiation avec leur petite-fille née sous X ont été déboutées. Le bébé restera une pupille de la nation. Enquête sur ces parents qui ont recours à l'électronique pour surveiller leurs adolescents. Logiciel espion, test de drogue. C'est le dossier de cette édition. Et puis, dans les coulisses de l'idole du moment, le chanteur Mika commence une tournée qui s'annonce triomphale en France Reportage dans un instant.
D'abord donc, ce jugement observé à la loupe en matière de famille. Il vient clore le long combat judiciaire d'un couple de grands-parents. Leur fille avait abandonné son enfant à la naissance. Ils ont tout tenté pour faire établir la filiation reconnue par les analyses génétiques. La justice vient de rejeter maintenant leur demande. Entre temps, le bébé a été placé dans une famille d'accueil. Laetitia Le Gendre avec nos bureaux à Poitiers et Marseille.
Un coup de massue pour ses grands-parents. Certes, leur fille avait accouché sous X. Mais ils cherchaient, malgré son opposition, à obtenir un droit de visite ou de garde sur leur petite-fille.
La justice avait même accepté que des analyses de sang soient effectuées, invoquant l'intérêt de l'enfant.
Mais ce matin, elle les a déboutées, niant tout lien de filiation. On pensait effectivement que la seule preuve de ce lien de parenté entre la petite et nous pouvait faire avancer les choses. Puis on s'aperçoit que bien que cet examen ait été demandé et pratiqué, ça ne servait à rien. Donc on est très étonnés, très déçus.
Sans examiner l'affaire sur le fond, le tribunal a déclaré leur demande irrecevable.
En France, la loi protège strictement l'accouchement sous X. Comment on va expliquer à cet enfant, dans 10 ans, quand elle aura connaissance de tout ce qui s'est passé autour d'elle, qu'on lui a refusé l'accès à ses grands-parents, qu'on a refusé à ses grands-parents d'avoir éventuellement un droit de visite, de pouvoir lui expliquer d'où elle venait, ce qui lui était arrivé. Je ne pense pas qu'elle le prendra, ça va être difficile pour elle, je pense, à accepter. Aujourd'hui, pupille de l'État, la petite-fille de 10 mois a été placée provisoirement en famille d'accueil. Aux yeux de certains psychologues, la connaissance de ses grands-parents est une absolue nécessité.
Si elle a ses grands-parents, elle lui dira, il peut lui dire, ta mère était fragile, ta mère n'en a pas pu,
mais nous, on est là pour toi parce qu'on est dans une filiation. On n'a pas d'avenir si on n'a pas de passé. L'avenir de cette petite-fille, c'est les grands-parents. Entre lien juridique et lien biologique, le débat a été tranché. Le couple a un mois pour faire appel.
Le Conseil de l'Europe relance une fois encore le débat sur l'interdiction de la fessée. Une campagne est lancée, une pétition aussi, signée par deux grands noms, parmi lesquels Mikhaïl Gorbatchev, la reine de Suède ou encore le prince Felipe d'Espagne. Il faut savoir que plusieurs pays européens ont déjà franchi le pas. Anne-Guerie Christophe Keng. Il fut un temps où on appelait cela une bonne rouste. Une gifle ou une fessée, c'était le mode d'éducation. Mais aujourd'hui, point d'unanimité, la fessée, on est pour ou on est contre.
Je suis pour. Ah oui ? Bah oui, c'est bien une petite fessée par toi. Est-ce que je te donne des fessées ? Non. Jamais. À 5 ans, une petite fessée, ça peut remettre les choses en place. Un jour, je me suis énervé contre mes enfants et je leur ai administré une fessée. Oui, oui. Ça les a calmés d'ailleurs, entre parenthèses.
Ainsi, 87% des Français ont déjà donné une fessée et en l'estimant bien mérité pour 62%.
Or, depuis 30 ans, la tendance en Europe est à l'interdiction. 16 pays européens l'ont aboli, en violet sur la carte. Cet État s'apprête à le faire, en orange. Mais en jaune, le Royaume-Uni, la Belgique et la France jouent les irréductibles. Sans doute parce que pour beaucoup, la petite tape occasionnelle n'a rien d'un mauvais traitement. La tape sur les fesses parce qu'il a encore touché la prise, parce qu'il a encore versé, parce qu'on est énervé, parce qu'on est fatigué. C'est l'interaction ordinaire dans les familles. Je ne pense pas que ça rentre dans la catégorie des violences légères sanctionnées par le code pénal.
Et c'est bien dommage, disent les militants anti-fessés, qui, eux, font le lien entre cette punition-là et la maltraitance.
Quand on voit qu'il y a déjà deux petits-enfants qui meurent chaque jour en France sous les coups de leur famille, est-ce que ça ne vaut pas la peine de légiférer ? Et si tu ne manges pas, tu vas t'en prendre une. C'est trop gentil avec elle. Changer les vieilles habitudes, c'était l'objectif de cette campagne anti-fessée en 2003, mais sans grand succès. Ce qui fait aujourd'hui de la France le plus mauvais élève de l'Europe.
Et toujours à propos d'autorité parentale, voici maintenant une pratique en plein développement et qui peut surprendre. La surveillance des adolescents par l'électronique, dépistage de drogue, espionnage des ordinateurs. Quand la vie de famille tourne au James Bond, c'est le dossier de cette édition. Il est signé Loubna Anaki, Hervé Pozzo.
Elio a 15 ans et comme tous les ados de son âge, il pourrait passer des heures sur Internet. Mais lorsqu'elle n'est pas là, sa mère a trouvé un moyen de le surveiller. Un logiciel de contrôle parental très spécial. S'il y en a un qui regarde une page liée au sexe, on va voir Internet Explorer, par exemple, 2 points sexe, heure de début, heure de fin. Donc là, je vais le voir assez facilement. Je sais qu'ils ont fait une ou deux expériences inappropriées, les deux grands. Bon, j'en ai discuté avec eux, j'ai fermé une session pendant une semaine. Tous les jours, la maman reçoit des mails détaillés de tout ce que ses enfants ont fait sur l'ordinateur.
Les pages visitées, les personnes contactées. Elle a un contrôle total sur les connexions Internet de son fils. Moi, je n'y apprécie pas tellement. Peut-être que plus tard, je le comprendrai. En attendant, la mère de famille a ses raisons. Le fait qu'ils aient accès à des informations pas de leur âge ou bien le fait de mettre, je pense, plus des photos sur Facebook. Inquiétude justifiée ou surveillance exagérée. Les psychologues parlent de parents de plus en plus angoissés.
C'est pas malveillant de leur part. C'est qu'ils ont l'impression que leur enfant leur échappe. Et ils sont finalement un peu angoissés par ça. Et puis, ils veulent aussi un peu compenser leur absence physique par une espèce de contrôle absolu.
Mais pour les adolescents, c'est une violation de leur vie privée. Je ne sais pas, il n'y a pas de confiance, il n'y a pas de relation. On est toujours suivi. Franchement, on est ados. Il faudrait profiter de la vie et puis sortir.
On a tous une vie privée, donc les parents, ils n'ont pas entré dans une vie privée.
On leur a refait ça à eux, ils n'auraient pas trop apprécié, je pense. Vraiment, il y a des parents qui partent un peu dans la folie, vraiment sur leur enfant. Car le contrôle peut aller loin, comme faire passer des tests de drogue à la maison. Un scandale pour certains médecins, mais une option justifiée pour ce vendeur de tests de dépistage. 5 à 15 euros le produit. Les parents représentent la moitié des clients.
Le test qui casse le dialogue, c'est la drogue qui casse le dialogue. Pourquoi attendre qu'une addiction soit installée pour s'en occuper ?
Dans des cas extrêmes, des parents vont jusqu'à recourir à des détectives privés. Dans ce cas, c'est un couple qui se trouve à l'étranger qui l'a engagé. Pour 50 à 170 euros de l'heure, il passe toute la vie de leur fille au crible. Son ordinateur, toutes ses photos, ses vidéos, les conversations qu'il a pu avoir avec ses amis. Son téléphone est équipé d'un mouchard. L'adolescente est même suivie depuis près de deux semaines. Elle est demi-pensionnaire et elle devait manger à l'école. Et là, comme vous voyez, il est 11h24 et à 11h24, elle n'était pas censée être dehors. J'ai une fille avec son petit copain. Des affaires de ce genre, le détective en traite 3 à 4 par mois.
Une pratique dénoncée par ce spécialiste. Si on fait surveiller, je veux dire, on substitue le parent, devient quoi ? Un inquisiteur, au mieux un policier, il ne peut pas être ça. Un parent, il a besoin qu'un adolescent lui fasse confiance. Si c'est pour... Alors, pourquoi pas l'alcôtesse aussi en rentrant le samedi soir ? Face aux nouvelles technologies, les parents essayent de tout maîtriser. Mais leurs ados, plus ingénieux, finissent parfois par trouver des parades.
Et pour clore ce chapitre, nous vous proposons, comme chaque lundi, notre question de la semaine. Faut-il renoncer à la fessée ? Oui ou non ? A vous de cliquer sur la page 20h de notre site France2.fr. Résultat, bien sûr, jeudi. Un gros succès musical maintenant. Si vous ne connaissez pas son nom, vous avez sûrement entendu l'un de ses tubes. Mika a commencé sa tournée en France. Il est à Paris ce soir et demain. Abdel Mostefa et Hervé Pozzo l'ont rencontré à Marseille, où il était vendredi dernier. Voici leur reportage. Le public connaît déjà par cœur les nouvelles chansons. Révélation 2007, Mika a imposé sa marque de fabrique en seulement 4 ans.
Pour son style, pour les couleurs qu'il met dans sa vie. C'est pour ça qu'il est différent. C'est interanglais.
C'est Mika, des refrains imparables, bien sûr. Et ce style, très personnel. Cet univers tout en technicolore, décalé, derrière lequel se cachent les failles du personnage.
On est en train de présenter une musique très euphorique. Beaucoup de contes de fées, beaucoup de fantaisies. Mais à la base, ça parle de la vie normale. Ça parle souvent de des choses très dures. Ça plaît à des enfants très jeunes. Et ça, ça me donne beaucoup de plaisir.
Mais aussi en même temps, quelqu'un de 30, 50 peut comprendre quelque chose totalement différent. L'ex-adolescent solitaire remplit aujourd'hui Zénith et Stade. Son second album s'est déjà vendu à un million d'exemplaires. Un fabuleux destin continue de se dessiner. Un mot de football, Marseille maintient l'écart en tête du championnat. Victoire 1-0 hier soir face à Saint-Etienne au Stade Vélodrome grâce à l'un des hommes en forme du moment, Valbuena. Voilà. Une dernière image pour le plaisir. C'est l'été au printemps, comme ici à Anglette sur la côte basque. On s'est même baigné dans une eau à 14 ou 15 degrés quand même. On va voir ça. Et voici les courageux.
Avec une combinaison sur les planches et en maillot de bain pour faire trempette. Avant de refermer ce journal, je vous en rappelle l'un des principaux titres. La guerre des nerfs sur le sort de la Grèce. L'accord n'a toujours pas été trouvé. L'Italie a accusé aujourd'hui l'Allemagne d'être trop rigide. L'Allemagne qui écarte l'idée de voir la Grèce sortir de la zone euro. Merci à vous tous. Tout de suite la météo. Tania Young qui nous promet du soleil pour tout le monde. Encore, demain encore. 20h35, The Closer, enquête prioritaire. 22h05, vous avez donc rendez-vous avec Mont-Croisé et avec Yves Calvi. A demain.
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