David Rachline : "Il y a un certain nombre d'économies à faire dans la fonction publique territoriale"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:13OuverteRéponse partielle
Pouvez-vous d'abord nous expliquer ceci ?
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De qui et de quoi parle Marine Le Pen ?
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Pas du gouvernement, là. Elle parle des fonctionnaires.
- 1:22RelanceRéponse partielle
Mais précisément, de quoi parle Marine Le Pen dans ce qu'on a entendu ?
- 1:32RelanceRéponse partielle
Mais de quels fonctionnaires s'agit-il ?
- 2:33RelanceRéponse partielle
C'est-à-dire que le ministre de l'Intérieur dit aux policiers de la police judiciaire, en l'occurrence, inventez-moi une affaire contre Marine Le Pen ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« D'un certain nombre d'opérations du gouvernement. »
- 1:03Invité politiqueFait
« M. Cazeneuve, par exemple, a dit hier, il nous a expliqué qu'il entrait en campagne contre le Front National. »
- 1:41Invité politiqueFait
« M. Hollande et M. Cazeneuve ont toujours été, et l'ont été pendant l'intégralité de leur mandat, les adversaires des fonctionnaires en réalité. »
- 1:52Invité politiqueFait
« Ils ont été les adversaires en gelant leur point d'indice, ils ont été leurs adversaires en méprisant les forces de l'ordre, en méprisant les fonctionnaires qui travaillent dans les écoles, dans les hôpitaux. »
- 2:13Invité politiqueFait
« Il y a un certain nombre d'opérations qui sont montées par le gouvernement de manière incontestable. »
- 2:44Invité politiqueFait
« reprenons le cas que nous évoquons régulièrement en ce moment, et ce fameux rapport de l'OLAF qui existe depuis le juillet dernier. »
- 2:56Invité politiqueFait
« Pourquoi n'ont-elles pas eu lieu au mois d'août ? Pourquoi pas au mois de septembre, au mois d'octobre ? Elles ont lieu quelques semaines avant le premier tour de l'élection présidentielle. »
- 3:47Invité politiqueChiffre
« cette procédure existe depuis maintenant plusieurs années, deux ans en l'occurrence. »
- 4:50Invité politiqueFait
« c'est là un faux procès qui nous est fait. »
- 5:04Invité politiqueChiffre
« la purge dont on parle ce jour-ci, elle aura lieu avec le programme de M. Fillon, qui, je le rappelle, veut supprimer 500 000 fonctionnaires. »
- 5:12Invité politiqueChiffre
« Elle aura lieu, le cas échéant, avec le projet de M. Macron, qui veut en supprimer au moins 100 000. »
- 5:25Invité politiqueFait
« Dans la fonction publique territoriale, sans doute, y a-t-il un certain nombre d'économies à faire. »
- 6:35Invité politiqueFait
« Mais ça dépend dans quel domaine, il y a des mauvaises... »
- 6:40Invité politiqueFait
« il y a des mauvaises dépenses, et nous ferons donc évidemment des économies sur les mauvaises dépenses »
- 7:15Invité politiqueFait
« Je vais prendre évidemment l'exemple de l'Union Européenne, pardon, mais qui coûte extrêmement cher tous les ans à nos compatriotes. »
Temps de parole
- David Rachline75 %
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Il est 8h22, le 7h9, Patrick Cohen, sur France Inter. Bonjour David Racheline. Bonjour. Sénateur maire de Fréjus, directeur de campagne de Marine Le Pen, pouvez-vous d'abord nous expliquer ceci ?
Je veux dire publiquement, ici, aux fonctionnaires, à qui un personnel politique aux abois demande d'utiliser les pouvoirs d'État pour surveiller les opposants, ou organiser à leur encontre des persécutions, des coups tordus, ou des cabales d'État, de se garder, de participer à de telles dérives ?
De qui et de quoi parle Marine Le Pen ?
D'un certain nombre d'opérations du gouvernement. Ce n'est pas en les fonctionnaires qu'elle n'a pas confiance, évidemment. Vous le savez bien. Elle a d'ailleurs, pendant son discours de Nantes, fait l'éloge...
Pas du gouvernement, là. Elle parle des fonctionnaires.
...fait l'éloge, non seulement de l'État, mais encore de l'administration, de nos fonctionnaires républicains. Mais il y a un certain nombre d'opérations qui sont montées par le gouvernement de manière incontestable. M. Cazeneuve, par exemple, a dit hier, il nous a expliqué qu'il entrait en campagne contre le Front National. Avec quels moyens, avec quelles équipes ? Il y a bien un certain nombre de moyens qui sont mobilisés à cet effet. Et elle rappelait simplement... En campagne, ça veut dire en argumentaire ? Oui, en campagne. En campagne, c'est ce qu'il a dit, M. Hollande.
Mais précisément, de quoi parle Marine Le Pen dans ce qu'on a entendu ?
Elle parle de cela. Elle parle de ces membres du gouvernement qui se comportent... Mais de quels fonctionnaires s'agit-ils ? Et qui sont très loin de l'esprit républicain qui doit être celui d'un membre du gouvernement. Je voudrais d'ailleurs rappeler que M. Hollande et M. Cazeneuve ont toujours été, et l'ont été pendant l'intégralité de leur mandat, les adversaires des fonctionnaires en réalité. Donc c'est un faux procès qu'on nous fait aujourd'hui.
Ils ont été les adversaires en gelant leur point d'indice, ils ont été leurs adversaires en méprisant les forces de l'ordre, en méprisant les fonctionnaires qui travaillent dans les écoles, dans les hôpitaux, en ne répondant pas à l'urgence qu'elle a l'heure. Alors, de quels fonctionnaires parlait Marine Le Pen dimanche à Nantes ? Je vous ai répondu d'un certain nombre de personnes qui sont embarquées dans les opérations du gouvernement qui consistent tantôt à fliquer en quelque sorte les policiers. qui ne pensent pas comme eux. Des policiers ? Voilà, tout cela existe. Les policiers de l'Office anticorruption de la police judiciaire ?
Mais je ne sais pas, je ne sais pas précisément, mais il y a sans doute un certain nombre d'ordres qui sont donnés par le gouvernement.
C'est-à-dire que le ministre de l'Intérieur dit aux policiers de la police judiciaire, en l'occurrence, inventez-moi une affaire contre Marine Le Pen ? Non, ce n'est pas ce que nous disons,
mais reprenons le cas que nous évoquons régulièrement en ce moment, et ce fameux rapport de l'OLAF qui existe depuis le juillet dernier. Les convocations ont eu lieu récemment, ces jours-ci. Pourquoi n'ont-elles pas eu lieu au mois d'août ? Pourquoi pas au mois de septembre, au mois d'octobre ? Elles ont lieu quelques semaines avant le premier tour de l'élection présidentielle. Il y a là un emballement médiatique, il y a eu des perquisitions médiatiques, dont le seul objectif était de faire parler d'elles, c'est évident. D'où le refus de Marine Le Pen de répondre aux convocations des policiers.
Oui, mais il y a, vous savez, elle a le droit de ne pas répondre, c'est un droit constitutionnel, qui est d'ailleurs l'article 26 de la Constitution, et qui lui permet de faire valoir ce droit.
Non, non, non, l'article 26 de la Constitution, non, non, ce n'est pas ça du tout. Là, l'argue de son immunité parlementaire. Son immunité parlementaire, tout à fait. Son immunité parlementaire. Quand on se sait innocent, David Rachid, on est pressé de s'expliquer pour être innocenté, non ?
On est pressé de s'expliquer, sauf que là, la réalité, encore une fois, c'est que cette procédure existe depuis maintenant plusieurs années, deux ans en l'occurrence. Pourquoi y a-t-il une accélération ces jours-ci ? Alors, elle se tient évidemment à la disposition de tous ceux qui voudront lui poser des questions,
après les élections. Sur le financement des campagnes électorales par le Front National, il y a une instruction qui est bouclée et un procès qui est en attente, qui n'a pas eu lieu avant l'élection présidentielle et qui devrait avoir lieu dans les mois prochains, vous le savez. Tout à fait. Bon, vous êtes mis à dos le syndicat de police Alliance, qui n'est pas un rassemblement de gauchistes échevelés. Alliance dénonce la gravité des propos menaçants de Marine Le Pen. Les policiers disent-ils œuvre pour le sens commun et non pour des intérêts particuliers.
Il n'y a aucune menace, encore une fois, de la part de Marine. Les choses sont extrêmement claires, je vous le disais. D'ailleurs, je vous invite à écouter le discours qu'elle a tenu. Il est disponible sur notre site marine2017.fr. Et donc, si vous l'avez écouté, par honnêteté, vous êtes bien obligés de dire publiquement que 80% de ce discours, c'était l'éloge du rôle de l'État, du rôle des fonctionnaires. Par conséquent, encore une fois, c'est là un faux procès qui nous est fait.
Et surtout, il est extrêmement malvenu de la part d'un certain nombre de gens qui ont passé leur temps à casser notre système, en particulier dans le domaine de la protection sociale, en particulier dans le domaine de la fonction publique, et qui d'ailleurs le propose. Parce que la purge dont on parle ce jour-ci, elle aura lieu avec le programme de M. Fillon, qui, je le rappelle, veut supprimer 500 000 fonctionnaires. Elle aura lieu, le cas échéant, avec le projet de M. Macron, qui veut en supprimer au moins 100 000.
Et avec vous, c'est une donnée qu'on ne trouve pas sur votre projet présidentiel. La France de Marine Le Pen, au bout de 5 ans, elle a plus ou moins de fonctionnaires.
Dans la fonction publique territoriale, sans doute, y a-t-il un certain nombre d'économies à faire. Et nous allons faire une grande réforme institutionnelle qui permettra de supprimer...
De très grandes économies, dites-vous, dans votre projet présidentiel, en supprimant les régions et les intercommunalités, les regroupements de collunes. Ça fait combien de fonctionnaires en moins, alors ?
Intercommunalités qui sont extrêmement coûteuses, qui ne sont pas opérationnelles, ni sur le plan politique, ni sur le plan démocratique. Je suis bien placé pour vous en parler, en tant que maire d'une commune de 55 000 habitants. C'est vrai aussi, pour ce qui concerne les régions, ces grandes régions, qui sont elles aussi extrêmement coûteuses, et assez inefficaces, il faut bien le dire. Donc, communes... Supprimées, donc ? Absolument. Combien de postes de fonctionnaires vous avez évalué ? Communes d'abord, mais on vous dira tout ça, mais communes d'abord pour... Mais de toute façon, ces fonctionnaires, ils partiront quand ils partiront à la retraite.
Il n'est pas question de les licencier, vous vous en doutez. Donc, ils seront réaffectés aux nouvelles missions des départements, aux nouvelles missions des communes, qui retrouveront leurs compétences. Ce sera des économies qui se feront progressivement, évidemment, et elles seront là, croyez-moi. Et au niveau des fonctionnaires d'État, plus ou moins ? Mais ça dépend dans quel domaine, il y a des mauvaises... Ah, ça dépend, ça les passe. Il y a des mauvaises dépenses, et nous ferons donc évidemment des économies sur les mauvaises dépenses, mais il y a aussi des bonnes dépenses. Par exemple, nos forces de police, qui doivent être en nombre supérieur.
Il en va de même pour les gendarmes, il en va de même pour les douaniers. Notre personnel hospitalier, qui souffre beaucoup aujourd'hui, en effet, oui, il y a un certain nombre de secteurs dans lesquels il faut réembaucher des fonctionnaires, et d'autres dans lesquels on peut laisser en partir un certain nombre en retraite. Lesquels, vous le disiez tout à l'heure, ces régions qui sont aujourd'hui extrêmement coûteuses, qui sont extrêmement coûteuses, et il y a toute une... Je vais prendre évidemment l'exemple de l'Union Européenne, pardon, mais qui coûte extrêmement cher tous les ans à nos compatriotes. Là aussi, je crois que c'est un échelon sur lequel on peut faire des économies massives.
Le mot d'ordre de Marine Le Pen, ce n'est plus la France apaisée. On est très loin de ce slogan, de ce mot d'ordre inventé il y a un an. On peut le dire, David, racheter ?
Non, il n'est pas inventé. La France apaisée, je pense que vous l'aurez compris, c'est un objectif. La France apaisée, c'est un objectif, en rétablissant l'ordre républicain partout. La France apaisée, c'est de lutter contre le communautarisme pour éviter les affrontements intercommunautaires. C'est un objectif que nous allons réaliser en ayant une République qui soit forte, en ayant un État qui soit respecté, et en rétablissant l'ordre partout sur le territoire.
Question au directeur de campagne de Marine Le Pen que vous êtes. Vous avez les 500 parrainages d'élus pour Marine Le Pen ?
Écoutez, les premiers documents sont arrivés chez les élus, ils vont être renvoyés ces jours-ci. Nous ne sommes pas inquiets, mais nous sommes très mobilisés, particulièrement ces jours-ci, à cet effet, bien sûr. Mais vous n'avez pas le comptage ? Non, non, pas pour l'instant, parce que j'ai reçu le document moi-même en mairie hier. Voyez-vous, le travail est en cours, le travail de récolte est en cours, et nous sommes précisément en train de faire ce travail. Mais nous ne sommes pas particulièrement inquiets.
David Racheline, sénateur maire de Fréjus et directeur de campagne de Marine Le Pen, avec nous jusqu'à 9h, et dans quelques minutes, les questions des auditeurs d'Inter au 0145 24-7000.
David Rachline