🔴 Le directeur général de Business France sur le développement international de l’économie française
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
c'est déjà très bien. Nous souhaitons aborder avec vous dans un contexte géopolitique marqué par l'instabilité et l'imprévisibilité, non seulement l'activité de Business France qui a notamment pour rôle de soutenir nos entreprises, mais aussi plus généralement le développement international de l'économie française ainsi que les enjeux d'attractivité, d'innovation en France et car aussi c'est essentiel pour l'emploi et l'activité dans notre pays. Je rappelle que Business France est un établissement public à caractère industriel et commercial, un EPIC, créé en 2015 à partir de la fusion entre UbiFrance et l'Agence Française pour les investissements internationaux et qu'il est soumis à la tutelle des ministères de l'économie, des Affaires étrangères et de l'aménagement du territoire.
Sa mission est de soutenir l'export des entreprises françaises, de promouvoir l'activité de la France auprès des investisseurs étrangers et pour ce faire, Business France peut s'appuyer sur un réseau de 1400 collaborateurs répartis dans 53 pays et 70 bureaux à travers le monde. Les subventions pour charges de service public accordées à Business France s'établissent à 90,7 millions d'euros pour 2026 comme pour 2025 après une baisse de 15 millions d'euros entre 2023 et 2025. Vos résultats sont importants puisque en 2025, l'accompagnement de Business France via la Team France Export a généré pour nos entreprises 2,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires additionnel à l'export et en sens inverse, Business France a accompagné près de 60 % des 1878 décisions d'investissement direct étranger recensées en France en 2025, ce qui ce qui représente plus de 35000 emplois projetés.
Notre pays reste pour la 7e année consécutive le plus attractif d'Europe pour les investissements avec 852 projets d'investissement en 2025, même si ce chiffre a reculé de 17 % par rapport à 2024. Par ailleurs, le sommet Choose France qui s'est tenu il y a quelques jours, la semaine passée, [grognement] a permis d'annoncer un record de 93 milliards d'euros d'investissements étrangers permettant de créer plus de 15000 emplois. Au-delà de la question des investissements, beaucoup restent à faire pour équilibrer nos échanges extérieurs.
En effet, le déficit commercial demeure structurel et préoccupant et malgré une amélioration en 2025 avec des exportations en hausse de 2,5 % après de 615 milliards d'euros, le solde de nos échanges commerciaux reste inférieur de 11 milliards d'euros à son niveau de 2019, 69 milliards d'euros en 2025 contre 58 milliards en 2019. Ce qui pose bien sûr la question de la compétitivité des entreprises françaises au niveau international. Je rappelle enfin que vous êtes vous-même polytechnicien et inspecteur des finances, ancien député et directeur adjoint du cabinet du Premier ministre et que vous êtes directeur général de Business France depuis le 27 février 2026.
Avant de vous céder la parole pour une quinzaine de minutes, monsieur le directeur général, je souhaiterais donc pour introduire notre échange vous poser quelques premières questions. Vous avez donc pris la direction générale de Business France il y a moins de quatre mois. Quels ont été vos premiers constats sur l'organisation et les capacités opérationnelles de l'agence et quelles orientations prioritaires avez-vous d'ores et déjà ?
Face à la montée des droits de douane américains et aux tensions commerciales mondiales, comment Business France adapte-t-elle son offre ? Certains marchés ou filières sont-ils particulièrement ? Sur quel marché estimez-vous que Business France devrait concentrer en priorité ses efforts d'accompagnement à ?
En 2025, l'accompagnement de Business France a généré 2,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires additionnel à l'export, je le disais tout à l'heure, alors qu'une cible contractuelle de 4,5 milliards d'euros avait été fixée dans le contrat d'objectifs et de moyens 2023-2026. Comment expliquez-vous cet écart et quelles mesures correctives prévoyez-vous d'apporter pour vous rapprocher de cet ? Le baromètre EY 2026 ressemble pour le rassemble recense pardon pour la France 852 projets d'investissement direct à l'étranger en 2025 contre 1025 en 2024, soit une baisse de 17 % quelle analyse faites-vous de cette tendance et quel levier comptez-vous activer pour y ?
La team France Export associe Business France, BPI France, les régions et les chambres de commerce et d'industrie. Comment favorisez-vous concrètement les synergies entre ces différents acteurs pour éviter les redondances et maximiser les bénéfices pour les PME et les ETI ? Monsieur le directeur général, nous sommes impatients de pouvoir vous entendre sur l'ensemble de ces sujets et j'ai le plaisir de vous céder la parole et à vous seul pour une quinzaine de minutes.
Merci beaucoup euh monsieur le président, mesdames messieurs les députés, mesdames messieurs euh je suis évidemment très honoré d'être avec vous cet après-midi et euh d'autant plus que j'ai connu cette maison entre 2022 et 2024, c'est un honneur aussi un honneur de la servir et donc je suis très heureux de venir avec ma casquette de directeur général comme vous l'avez rappelé monsieur le président. Euh j'ai été nommé donc le 27 février dernier par décret du président de la République sur proposition des trois ministres chargés de l'économie, chargés des Affaires étrangères et d'aménagement du territoire et et et du Premier ministre. Euh je vais je vais revenir vous avez vous avez euh dans votre introduction, je vous en remercie, donné euh voilà les les les grandes définitions et les grandes missions qui sont confiées à à cette belle agence que que j'ai l'honneur maintenant d'animer depuis plus de 3 mois et je voudrais revenir sur quelques points et et et tenter le mieux possible de répondre à à vos légitimes questions que je d'ailleurs je me suis moi-même posé quand je quand j'ai pris la la direction générale de l'agence euh par définition on n'a pas forcément encore toute la vision exhaustive mais suffisamment exhaustive au bout de 3 mois pour vous en donner euh quelques quelques éléments, quelques éléments importants euh et pour que vous ayez aussi euh voilà l'état l'état de l'art sur ce que nous faisons, ce que nous ce ce que ne nous ne faisons pas et euh je pourrais peut-être commencer par là pour vous dire que euh je crois que le Business France est mais j'y reviendrai et euh est bien identifié dans les cercles traditionnels de l'international, les cercles de l'export, les cercles évidemment à l'étranger et cetera.
Peut-être un peu moins d'ailleurs et c'est un objet de évidemment de progression dans les cercles plus plus généraux de l'économie et plus d'entreprises, mais c'est évidemment un sujet sur lequel les équipes travaillent maintenant depuis de nombreuses années et sur laquelle elles continueront à travailler. Vous l'avez dit monsieur le président, Business France est c'est une agence publique qui accompagne à l'export. Nous ne faisons pas de financement, mais nous accompagnons et je reviendrai là-dessus, beaucoup de choses sont basées sur sur la confiance, sur le relationnel, sur les liens que les uns et les autres peuvent avoir avec des entreprises et de toute nature.
C'est à la fois celles qui exportent, celles qui investissent, celles qui distribuent, celles qui vendent, j'allais dire presque dans toute la chaîne de valeur avec des chaînes de valeur qui sont parfois d'ailleurs complexes parce que par définition elles vont de chaque de part et d'autre de nos frontières nationales et et partout dans le monde, j'y reviendrai. Donc c'est l'agence publique d'accompagnement à l'export, d'attractivité des territoires et de déploiement du volontariat international au sein des entreprises, du VIE sur lequel je reviendrai. Euh on nous on nous connaît pour nos missions de soutien à l'exportation.
On sert plus de 11000 11000 clients, 11000 PME et ETI très principalement par an. Euh notre mission d'attractivité, vous l'avez rappelé avec notamment en point d'orgue le sommet Choose France pour laquelle je remercie à nouveau toutes les équipes qui se sont mobilisées sur ce dossier euh avec des annonces particulièrement exceptionnelles, je vais revenir aussi. Et puis [grognement] aussi c'est sans doute moins connu, en tout cas c'est le fait que nous en soyons en charge, nous nous soyons chargés de cette mission, c'est sans doute un peu moins connu.
La mission du VIE qui est un un véritable programme très prisé de des jeunes professionnels. Il est accessible aux jeunes aux jeunes citoyens de l'Union Européenne, pas qu'aux jeunes citoyens français. Euh c'est important de le souligner aussi euh jusqu'à 28 ans et et et c'est évidemment un axe de encore de développement qu'il faudra qui sur lequel il faudra appuyer dans les prochains prochains mois, prochaines années.
Euh c'est une action qui est conduite évidemment en lien étroit avec les régions. Je précise que j'ai trois présidents et présidentes d'exécutifs régionaux au conseil d'administration région Pays de Loire, région Normandie et région Centre-Val de Loire. Donc on voit bien qu'il y a un axe de développement très fort entre entre entre notre agence et et la région et ses services notamment les agences de développement régional, c'est très important.
Les régions, les chambres de commerce et d'industrie en France qui sont un maillon essentiel avec lequel nous travaillons au sein de la Team France Export, je reviendrai aussi également sur ce à la fois sur cette notion mais sur cette mission qui est extrêmement importante et qui qui évidemment il faut pérenniser et sur laquelle il faut aller plus loin. BPI France bien évidemment dans sa partie financement avec laquelle nous travaillons à la fois enfin quand nous travaillons sur sur le territoire. Les les CCEF, les conseillers du commerce extérieur qui sont des maillons essentiels, des vrais relais des vrais relais en France comme à l'étranger, on pense souvent à l'étranger mais en fait on a aussi aussi en France, vous les connaissez bien dans les différents territoires que vous servez et je rappelle aussi d'ailleurs que la vice-présidente Sophie Cidou c'est la présidente nationale des CC des CCE en lien enfin au côté de de de Pascal Cani qui est le qui est le président du conseil d'administration.
Et bien évidemment les services de l'État les services de l'État qui par définition sont sont évidemment nos relais aussi sur les différentes politiques. Nous accompagnons plus de 11000 entreprises françaises par an, 11000 11000 différentes et plus plus de 25000 sur les trois ou quatre dernières années différentes et plus de 45000 missions et des entreprises qu'on accompagne sur différents types de missions, je pourrais revenir aussi bien évidemment dans le détail. 600 à 700 investisseurs étrangers par an qui donnent les 1000 décisions d'investissement que nous que nous que nous accompagnons chaque année.
Je précise aussi un point comme vous savez nous avons été comme vous l'avez rappelé monsieur le président, nous sommes restés la première destination la plus la plus attractive d'Europe pour la 7e année consécutive avec des très bons résultats quand on rentre dans le détail et eux ont noté un nombre de un nombre de de de dossiers de de 853 pour être tout à fait précis. Donc nous on en a 1000 mais les les les comptages sont un poil différents mais évidemment ils se retrouvent. Et puis 11500 VIE, je je l'évoquais à l'instant, 11500 jeunes professionnels qui sont des véritables ambassadeurs de la France partout dans nos entreprises à l'étranger dans des géographies à la fois proches, la première destination c'est Bruxelles.
Les États-Unis aussi qui arrivent qui arrivent dans le trio le quatuor de tête mais également des destinations plus lointaines. Je précise qu'on avait par exemple 200 VIE dans la zone de du proche et du Moyen-Orient. Je le précise parce que ça ça peut paraître banal mais ça ne l'est pas du tout au moment où la crise a éclaté maintenant quasiment jour pour jour au moment de la nomination, il y avait évidemment aucune coïncidence.
Et bien la moitié d'entre eux ont été dans les semaines suivantes rapatriés en tout cas le a fait l'objet d'une d'une attention particulière de nos services et et heureusement qu'ils étaient là parce que c'est nous qui les assurons leur propre sécurité, leur couverture sociale et beaucoup d'éléments de leur vie quotidienne. On est évidemment comme je vous l'ai dit dans une dans la dans une inscription totale dans une logique d'équipe de France. Très important, beaucoup de gens nous disent mais au fond voilà, il y a beaucoup d'acteurs et c'est vrai que nous sommes nous sommes un certain nombre mais comme je le disais un lien étroit avec les régions, les CCI, BPI France, les CCIF, les services de l'État en France comme à l'étranger.
On est évidemment très introduit au sein des différentes enceintes diplomatiques dans le monde sur les 70 les 70 implantations dans les 53 pays, beaucoup sont logés au sein des ambassades ou des consulats généraux. Parfois pour des d'autres raisons nous sommes nous sommes ailleurs mais évidemment le lien se fait extrêmement extrêmement simplement, extrêmement efficacement. Je voudrais sans sans sans aborder l'entièreté de nos missions, sans doute faudrait-il plus d'un quart d'heure pour les détailler mais peut-être quatre quatre ou cinq points quatre ou cinq points pour pour vous dire un petit peu la façon dont dont j'entends j'entends mener mon mener les sujets.
D'abord j'ai j'ai passé ces trois mois à un peu plus à à mener un beaucoup beaucoup d'entretiens, évidemment des consultations actives des 15 des 15 directeurs et directrices du membre de mon comité exécutif et puis 14 mais 14 directeurs de zone qui sont en fait la structuration de notre réseau à l'étranger, vous l'avez rappelé monsieur le président 700 collaboratrices et collaborateurs à l'étranger beaucoup de salariés de droit locaux d'ailleurs de droit local qui sont d'ailleurs tous trilingues français anglais pour des raisons évidentes et bien souvent la langue la langue du local du pays lorsque ce n'est pas le français ou anglais et puis j'y ajoute aussi nos directeurs régionaux puisque nous avons aussi une organisation régionale et il est très important d'avoir ces deux liens et les 15 directrices et directeurs régionaux. J'ai fait plus de 150 réunions internes et 166 rendez-vous externe, ça peut paraître anodin mais enfin c'est bien de le rappeler. J'ai fait neuf déplacements à l'étranger et sept en région parce qu'il faut pas oublier évidemment ces deux niveaux avec des joueurs à la fois à la fois de proximité, j'étais la semaine dernière en Italie et puis et puis j'ai fait quelques déplacements plus lointains aux États-Unis au Japon et en Afrique et à Dubaï permet d'avoir trois ou quatre géographies un peu différent donc ça fait pratiquement la moitié de mon temps depuis depuis le début de de ma prise de fonction.
Ce qui est important, c'est d'abord de revenir aux besoins fondamentaux des entreprises et ce ce dont elles ont besoin, c'est parfois moins de ouvrir la porte d'un ministère à l'étranger, c'est peut-être moins même si ça peut compter évidemment le cadre diplomatique est extrêmement important mais ce dont elles ont besoin, c'est d'être mis en relation avec la bonne personne avec le bon donneur d'ordre avec la bonne personne et faire ce lien entre les entreprises de nos territoires partout en partout en France partout sur sur notre territoire avec les opportunités qu'elles peuvent avoir à l'étranger, c'est extrêmement important. Et voilà cette relation qu'on appelle vulgairement mauvais français B2B business to business, c'est le cœur de ce que de ce que nous faisons et dans les deux sens, c'est-à-dire pour aider les entreprises à exporter mais aussi pour attirer faire la promotion de la France et pouvoir et pouvoir voilà faire en sorte que les investisseurs étrangers s'intéressent à la France et réalise effectivement leurs investissements. Et donc c'est vraiment par là que je que je suis rentré et que je suis rentré, c'est par là que mes équipes que j'ai l'honneur d'animer que je salue travaille travaille.
Bien évidemment faire les rencontres très importantes institutionnelles avec les acteurs dans les territoires, j'ai rencontré pratiquement tous les présidents des présidents de région de région il en manque encore quelques-uns mais je vais évidemment le faire avant avant l'été et puis et puis évidemment tous les tous les les relais économiques les les différentes que vous connaissez bien évidemment dans vos différentes circonscriptions. Vous l'avez dit dans un moment où l'environnement externe et interne change externe parce que évidemment il y a des tensions géopolitiques et commerciales et des recompositions massives des chaînes de valeur. Je pense évidemment à la zone proche et Moyen-Orient.
Nous on en a vu quelques effets j'allais dire direct qui touche la l'agence avec des événements qu'on avait organisé qui évidemment sont sont décalés un petit peu avec le temps voilà pour des raisons évidentes de sécurité et pour autant et pour autant il y a malgré des baisses sur le secteur du tourisme sur le secteur de l'énergie, on a encore de la pétanque de la France à l'étranger. Moi j'étais aux Émirats arabes unis, on a on a rencontré beaucoup d'investisseurs à la fois qui ont envie de de ça qui s'intéresse toujours à la France dont certains d'ailleurs ont fait l'objet de de d'annonce assez forte au sommet de Choose France et puis évidemment des acheteurs qui s'intéressent toujours et on et on va continuer à le porter. Ce qui est très très important, c'est de garder cette confiance.
C'est pour ça que la valeur de nos réseaux à la fois à l'étranger comme sur comme sur le réseau territorial français, il est extrêmement important parce que envoyer un mail ne suffit pas même si c'est toujours un bon début mais le le le temps que nous y passons en tout cas le temps que les équipes y passent, il est extrêmement extrêmement précieux et c'est ça qui a de la valeur. On a un CRM c'est-à-dire une base de données de l'ensemble des des personnalités morales que nous avec lesquelles nous avons été en relation au cours de ces dernières semaines derniers mois dernières années, il est composé de plus de 100000 intitulés différents Hum, 100000 intitulés et probablement un peu plus. En tout cas, on s'est qualifié 100000 plus de 100000 entreprises différentes.
Euh, ça veut dire que ça ça ça veut dire que en permanence, je sais pas si c'est toutes les minutes ou toutes les secondes, en tout cas, tous les jours, c'est certain, il y a une mise à jour parce que quelqu'un dans notre réseau a mis a appelé, a pris une information supplémentaire, a su qu'une entreprise du beau département de la Manche a a un besoin, en tout cas, une interrogation sur un pays et beaucoup d'autres. Donc, ça c'est extrêmement important. Il est mis il est mis quotidiennement à jour à la fois par nos équipes en France, nos équipes dans nos différents sièges à la fois à Paris à Marseille et également, bien sûr, dans le réseau à l'étranger.
Le troisième élément que je voulais que je voulais partager avec vous, c'est évidemment le fait [raclement de gorge] que l'international est un est un vrai levier de croissance et et ce ça permet d'avoir sur des secteurs où on est naturellement excédentaire, sur des secteurs de l'économie où la demande est plus faible en France, en tout cas, structurellement à l'offre, ça permet d'avoir des des vrais relais croissance. On a une contribution au commerce extérieur à la croissance du PIB de 0,6 point en 2023, 0,9 point en 2024 et un point en 2025. Donc, on voit bien que là, on a des relais de croissance qui sont extrêmement forts et qu'il faut évidemment l'accompagner là où c'est nécessaire.
Je le redis aussi, il y a des entreprises qui n'ont probablement et c'est la plupart des très grandes entreprises qui ont qui ont des structurations de services achats, de services export, de services internationaux, elles ont probablement pas ou moins besoin ou peu besoin de nous et c'est heureux d'une certaine façon, mais beaucoup, pour plein de raisons de taille, n'ont pas cette dimension-là et c'est c'est ce que nous venons suppléer, c'est c'est le le bon coup de pouce, le petit coup de pouce, le coup de pouce important que nous venons que vous nous venons suppléer. Vous le savez, la croissance française est modérée, elle est elle est ce qu'elle est et vous le vous le connaissez bien dans cette dans cette dans cette commission. Avec une croissance mondiale qui en comparaison est plus rapide, 1 % en France versus 3 % dans le monde et on a un commerce mondial qui a crû de 20 % en 10 ans Euh donc, c'est aussi ce dans ce dans ce mouvement-là qu'on souhaite accompagner euh les entreprises.
Le quatre le quatrième élément de de mon action et de ce de ce début de mandat, c'est évidemment euh la le principe d'action à l'étranger de jouer collectif. Euh beaucoup m'ont dit mais au fond euh Business France parmi d'autres euh enfin qui sert à ? Et je pense que c'est important de se reposer toujours à la même question, vous l'avez vous l'avez évoqué monsieur le monsieur le président.
Euh j'ai presque envie de dire que les chambres de commerce et d'industrie en France à nos côtés euh nous aident et sont évidemment dans la détection de primo export parce qu'ils ont ce réseau dense, l'adhésion au sein des au sein des chambres de commerce, c'est important. Et euh Bpifrance eux font du financement. Voilà, et c'est important, ils font du financement évidemment national, domestique, mais du financement à l'export à la fois en en financement direct et aussi en financement de de de garantie, enfin d'assurance crédit via leur filiale dans le filiale Bpifrance Assurance Export.
Les conseillers du commerce extérieur sont un véritable appui parce qu'ils eux sont vivent dans tous les pays où nous sommes bien évidemment et et ont l'expertise terrain, voilà, viennent apporter leur complément très utile à notre action. Les régions ont par définition une stratégie territoriale euh et nous on est en relation permanente euh puisque ces 1000 projets évidemment trouvent leurs sources euh d'application dans euh les différents les différents territoires régionaux. Et puis évidemment euh le réseau de l'État et son réseau diplomatique qui vient à nous à nous apporter l'appui et l'influence nécessaire euh l'influence nécessaire euh au sein évidemment des autorités politiques de chacun des pays où nous souhaitons à la fois exporter et nous souhaitons à la fois attirer. [grognement] Donc c'est très important et j'ai presque envie de dire que notre relation presque interdépendante, en tout cas notre relation avec tous ces acteurs, elle est clé et et nous essayons euh et nous y je pense que nous y arrivons euh à faire cette synthèse de cette cette synthèse.
Euh mais ce qui est important, c'est que il faut simplifier le parcours des entreprises. Euh j'ai j'ai je sais que la commission met beaucoup de travaux euh sur ce sur ce chantier extrêmement important. Euh il faut que euh quelle que soit la la à laquelle on tape évidemment, on puisse les uns les autres se passer le ballon pour pas avoir à redire les les mêmes choses et c'est extrêmement euh important.
Je voudrais ensuite euh dire un peu parler aussi rapidement de la base exportatrice et pour pas être trop long, euh vous savez, 3 % des entreprises réalisent plus de 90 % des exportations, on les connaît, ce sont des des très grandes entreprises, évidemment sur le domaine du luxe, sur l'aéronautique, sur la défense qui évidemment ont leurs propres leurs propres services et qui qui se développent euh voilà, qui se développent et c'est et c'était et c'était heureux. 100000 entreprises pardon, 10000 entreprises réalisent 95 % des exportations de biens et c'est mon les montants exportés sont très concentrés. C'est 55 % sur des grandes entreprises, 34 % sur des ETI et 11 % sur des PME.
Et [grognement] à l'inverse, 93 % des exportateurs ne représentent que 5 % des flux. Euh donc ce que nous avons vu contenu de ces chiffres un peu un peu hétérogènes, qu'est-ce que nous avons voulu faire et qu'est-ce que nous souhaitons faire en lien d'ailleurs avec le CPCE, c'est-à-dire le Conseil présidentiel pour le commerce extérieur, c'est de passer d'une logique du nombre d'exportateurs, ça pendant très longtemps en France, on a pas on a parlé du nombre d'exportateurs, on était à 120000, 130000, on a avoisiné les 150000 et puis on avait un objectif à 200000. Et on va passer plutôt d'une logique de volume à une logique d'impact, c'est-à-dire se concentrer sur les [grognement] 10000, on les a pratiquement toutes déjà, 15000, 20000 euh euh ETI bien sûr, PME d'une certaine taille, PME qui agissent dans des domaines très particuliers, euh qui ont le plus d'impact et qui vont effectivement avoir plus d'impact sur le flux.
Vous évoquiez monsieur le monsieur le président un impact global de 2,5 milliards sur nos exportations. Euh est-ce que ce chiffre demain peut être 3 milliards, 3 milliards 5, 4 ? Moi je le souhaite.
Euh ça peut paraître peu contenu des déficits commerciaux, je je et je je j'anticipe peut-être des questions de chacun, mais en revanche, si on se dit que c'est tout ou partie de la croissance naturelle des nouveaux flux qui arrivent demain sur le territoire, et ben en fait, c'est pas si mal, c'est même plutôt plutôt assez heureux. Le dernier point sur lequel je voudrais je voudrais revenir, c'est vous l'avez évoqué, c'est la question de de nos moyens, elle est importante et évidemment la question du contrat d'objectifs et moyens, on a été un des premiers voir le premier opérateur à signer un contrat d'objectifs et de moyens qui malheureusement n'a pas pu être tenu pour des raisons des raisons de décisions budgétaires au cours de ces dernières années. Vous l'avez vous l'avez évoqué notre notre surface financière, elle est liée à 90 millions d'euros de subventions principalement venant du programme 134 tenue gérée par le ministère de l'économie et puis 130 millions d'euros de chiffre d'affaires concrètement, ce sont les missions que nous vendons voilà des prix qui sont accessibles par les PME les ETI qui qui utilisent nos produits qui utilisent notre accompagnement qu'on emmène partout dans le monde qu'on emmène sur des salons qu'on emmène sur sur des des des tournées à l'étranger et et je dois saluer les équipes parce que ce sont 130 millions d'euros, il a beaucoup cru au cours des des dernières années pour essayer justement de pallier la la la diminution structurelle de de de la subvention de la subvention publique et et et malheureusement la subvention publique ayant plus baissé en tout cas en terme d'impact que que notre que notre croissance et bien nous sommes dans une situation financière qui qui n'est pas catastrophique mais qui est difficile et donc ça c'est vrai que ça va appeler à des mesures des mesures correctrices et encore une fois qui ne sont pas liées à la qualité des équipes donc je je le rappelle donc il va falloir qu'on qu'on qu'on regarde les endroits où il y a probablement effectivement un peu moins d'impact et les endroits où il y a besoin au contraire d'un accompagnement plus fort et je terminerai par là en particulier sur les VIE parce que c'est important et que partout vous pouvez aussi faire passer le message évidemment sera heureux de le de voilà d'en récolter d'en récolter les fruits donc là évidemment ce sera de ma responsabilité de proposer au ministre à mon conseil d'administration et au ministre au pluriel un plan de retour à l'équilibre parce que c'est aussi la responsabilité du dirigeant de l'entreprise que j'ai l'honneur de servir maintenant depuis 3 mois mais ça pour ça il faudra évidemment maintenir cette outil de production cette outil de production intellectuelle cette outil de production de confiance qui est très précieux euh est très précieux pour les encore une fois je vous le dis, les 11000 PME que que nous que nous servons, peut-être demain 12000, peut-être peut-être encore après, encore un peu plus, mais c'est extrêmement important.
À la fin, euh tout ça pour créer de l'emploi sur le sur nos territoires, c'est très important. Je visitais euh euh dans la Meuse, à l'occasion des Journées Choose France, une usine euh de Daimler de Daimler Truck qui fait l'objet d'un investissement étranger en France et qui va réexporter euh va exporter euh après partout dans le monde, donc c'est presque les les deux flux dans le dans le même sens, ça permet de créer de l'emploi en France, ils sont 1300, ils étaient 300 il y a quelques années et ils ont un objectif de 2000. Voici aussi des des beaux exemples qui permettent de montrer que l'industrialisation et l'industrialisation par l'international, ça marche, c'est précieux et c'est précieux pour nos territoires.
Je suis j'ai pas abordé tous les sujets, mais je je m'en tiens là pour cette introduction et je serai très heureux de répondre, évidemment, à toutes vos questions. Merci, Monsieur le Président. Merci beaucoup, Monsieur le directeur général.
Nous allons passer euh aux orateurs des groupes et pour le groupe du Rassemblement national, Monsieur Hervé de Lépineau, vous avez la parole, Monsieur le député. Merci, Monsieur le Président, Monsieur le directeur général. Alors, je précise tout d'abord que je me suis intéressé à la question des investissements étrangers en France, puisque avec euh mon confrère François Jolivet, nous avons déposé un rapport ayant comme thème le nécessaire renforcement du contrôle des IEF.
Nous vous auditionnons à la sortie de Choose France, dernier grand rendez-vous économique du macronisme avant l'échéance présidentielle. Comme chaque année, l'exécutif s'est livré à une grande mise en scène de l'attractivité française. 93 milliards d'euros annoncés, 71 projets, plus de 15600 emplois espérés.
Lorsque des entreprises choisissent la France pour produire, investir, innover ou créer des emplois, nous en réjouissons. Mais notre rôle n'est pas d'applaudir une nouvelle opération de communication, il est de regarder ce qu'il y a derrière les annonces. En effet, de nombreux projets estampillés Choose France n'ont jamais vu le jour en raison des normes, de la concurrence déloyale, du coût du travail ou de la crise énergétique.
Les usines de batteries annoncées en grande pompe par le président de la République ne sont pas sorties de terre, idem pour le projet de recyclage de batterie à Dunkerque. Les projets d'usines d'El Monte dans la Somme, SPC et Eastman en Normandie ou Suez Loop à Saint-Avold ont tous été annulés. Et le mois dernier, l'usine Carbon à Fos-sur-Mer a fini en liquidation judiciaire avant d'avoir produit le moindre panneau solaire.
Le constat est sans appel, beaucoup de communication, trop peu de production. Surtout l'édition 2026 confirme une trajectoire préoccupante. Une large part des annonces concernent les data centers américains attirés par notre énergie abondante et décarbonée.
Pourquoi ne pas soutenir en priorité nos champions français, OVH, Scaleway ou Outscale, trop souvent négligés au profit de Microsoft et ? C'est là notre divergence fondamentale avec la le macronisme. Nous ne voulons pas d'une France vitrine où Versailles sert de décor à des annonces flatteuses destinées à masquer les chiffres records de fermetures d'usines.
Nous serons Nous serons Faites-on donc comprendre pourquoi tant de projets Choose France n'aboutissent pas et savoir si votre agence compte proposer des mesures correctives d'ici au tournant de la réindustrialisation de ? Je vous en remercie. Merci, monsieur le député.
Monsieur le président. Monsieur le directeur général, pardon. Merci, monsieur le député, pour votre question.
Je je vais pas me placer sur un plan politique pour pour pour y répondre, mais mais vous apporter les éléments qui qui en tout cas qui qui me semblent devoir affirmer ce que ce que ce que le ce que vous dites. Euh d'abord on peut pas Enfin, je pense qu'il faut quand même se réjouir de ces annonces. Quoi qu'il en soit, c'est quand même toujours c'est quand même toujours des des moments heureux et et et c'est une bonne chose.
Euh avant de parler de 2026 sur les Depuis 2018 que Choose France existe dans ce format, alors il y avait eu des des prédécesseurs pas pas à Versailles, il y avait eu des journées de l'attractivité, mais depuis 2018, j'ai regardé ces chiffres. Il y a 200 230 projets qui ont été annoncés euh entre 2018 et 2025. Sur ces 230 projets, il y en a seulement, je mets bien entre guillemets le seulement, 10 qui ont été abandonnés depuis.
Là, je parle des projets de Choose France. Donc, il faut bien les 10 projets que vous évoquez, je peux pas vous dire s'ils étaient dans la liste des 230 ou des 220. Il y en a 6.
Pour des raisons de changement de législation, d'abandon de l'investisseur, parce que c'est ça. Donc, sur ces 220 et sur cette base de 220, il y en a la moitié qui sont déjà sorties de terre. C'est plutôt ceux qui ont été annoncés en 2018 en 2018-2019 et dans une moindre mesure 20 parce que il y a eu le Covid qui a un peu ralenti les choses.
Donc, sur ces 220, 50 % sont déjà sortis de terre. Et sur les autres 50 % c'est en train de c'est en train d'avancer, c'est des projets engagés, c'est des projets qu'on suit. Et là là où c'est très important et pourquoi mes mes services que j'ai l'honneur de diriger font un travail exceptionnel, c'est que on vérifie la maturité du projet.
Et d'ailleurs, si on écoutait tous ceux qui sont prêts à annoncer des choses à Choose France, il y en aurait probablement beaucoup plus. Donc, la valeur de ces annonces, elle réside dans le fait qu'effectivement, il faut s'assurer que d'abord il y a des bonnes chances d'y arriver parce qu'il y a un niveau de maturité suffisant du projet, parce qu'il est correctement financé, parce que les porteurs de projets sont sérieux, parce que c'est ça. Et ça c'est des missions que nous nous faisons toute l'année.
Et ça permet d'avoir un taux de réussite, je vous dis, de en tout cas 220 sur 230 dont la moitié des 220 qui sont déjà sortis de terre. Ensuite, sur les annonces de Choose France en elles-mêmes. D'abord, sur les 93 milliards d'euros d'annonces, on n'a pas pris la totalité des annonces qui ont été faites notamment par l'investisseur asiatique SoftBank.
Il avait annoncé 75, on en a pris que 45 pour des raisons de prudence parce que voilà, on s'est dit quand même qu'il fallait voilà. Donc, effectivement, il y a une grosse part, vous avez raison, de data center, de tout ce qui est lié et c'est pour une raison très simple, c'est qu'on est la seule économie d'Europe, peut-être même du monde, mais en tout cas d'Europe c'est certain, à avoir une électricité décarbonée, pas chère, abondante et avec une capacité à promettre, et ça c'est très important, une date d'échéance et de raccordement au réseau avec une puissance installée. Voilà, ce qui est important, c'est que s'ils ont besoin de 1 ou 2 GW, on puisse leur dire en 28, en 29, en 30, à une date raisonnable, euh mais mais mais certaine, on est capable de les raccorder de les raccorder au réseau.
Euh et si euh pour terminer, parce que je suis un peu long sur ma réponse, euh euh sur les 93, il y en a une part on l'évalue entre 10 et 15 milliards, mais il faut revenir sur les chiffres, qui est restée, qui est suffi qui est substantielle, de de d'industries plus classiques, d'industries sur l'agroalimentaire, d'industries sur la santé. Euh Choose France, c'est pas uniquement des data centers, c'est aussi Ferrero, c'est aussi l'alimentation canine, c'est aussi l'économie du quotidien. Donc euh euh voilà, c'est c'est ce qui est important, je pense, de de répondre pour pouvoir euh pour pouvoir dire que oui, ça compte, et ce Non, ce n'est pas qu'une Ce n'est pas une opération de communication.
Merci, monsieur le directeur général. Pour le groupe Ensemble pour la République, madame Marie Lebeck, vous avez la parole, madame la ministre. Merci, euh monsieur le président et monsieur le directeur général.
Je vais vous donner l'occasion de pouvoir prolonger votre réponse, puisque effectivement, ma question portera également sur Choose France. Euh en 2018, donc c'est une initiative qui a été lancée par le président de la République, avec comme euh ambition euh de faire de la France une évidence pour les investisseurs internationaux. Neuf éditions plus tard, c'est un pari euh qui a fonctionné, puisqu'il est devenu un rendez-vous incontournable pour les grands investisseurs.
Euh et derrière les annonces, c'est effectivement euh et vous en avez euh vous avez commencé à en parler, des réalités euh concrètes, des usines qui ouvrent, des emplois créés, des territoires qui se transforment. Euh et malgré tout, euh on voit bien euh dans le Nord le retour d'une forme d'attractivité euh économique que je pense ce département n'avait pas connu euh depuis un un certain nombre d'années. Ces succès, ils doivent beaucoup à une stratégie de constance et de lisibilité euh dans laquelle Business France joue un rôle central.
Vous avez contribué à structurer une véritable politique d'attractivité, en assurant la prospection, l'accompagnement, le suivi des investisseurs internationaux et euh le sommet Choose France, c'est au fond une vitrine et un accélérateur de cette de cette politique. La progression des montants annoncés, la diversification des projets euh en est l'illustration, avec euh de l'industrie verte, de l'intelligence artificielle, de la réindustrialisation de sites stratégiques. La France, elle attire par ses atouts mais aussi parce qu'elle porte une vision et dans cette au regard de ces éléments et dans cette perspective, j'aimerais donc vous poser la question qui viendra faire écho à ce que disait à l'instant mon collègue de l'Épinau, comment Business France s'organise-t-elle pour assurer dans la durée le suivi des projets annoncés lors des sommets Choose France et leur transformation effective en investissement réalisé sur notre ?
Je vous remercie. Merci madame la députée, monsieur le directeur général. Merci madame la députée, c'est effectivement la qualité des projets comme je l'ai évoqué juste avant et pour rebondir sur sur votre question, c'est la clé et en fait, j'ai des équipes à plein temps qui toute l'année font ce travail.
Alors il y a les projets, j'allais dire tête de gondole qui font l'objet d'annonces voilà parce qu'elles sont soit massives, soit un peu exceptionnelles et cetera mais derrière d'abord il y a tous les projets annoncés dans le Choose France et plus généralement, il y a les 1000 projets que nous suivons. Et ça c'est encore plus large. Donc moi j'ai une équipe à peu près de 150 personnes qui donc gèrent qui pilotent cette partie Invest, on appelle ça en bon français.
À la fois à Paris et à la fois dans le réseau international sur les grandes géographies où il y a ces investisseurs-là, ce qui est une des réussites sommet et au-delà du nombre du nombre d'annonces, c'est que l'investissement étranger en France n'est plus un gros mot et c'est plus un tabou. Alors il il implique de ne pas être naïf aussi sur certains secteurs bien évidemment, d'où le subtil équilibre entre investissement et le contrôle des investissements étrangers en France et notre activité et notre attractivité, je sais que c'est un sujet de travaux de la commission et plus généralement de cette assemblée mais mais une fois qu'on a dépassé ça, effectivement c'est très c'est très important. Donc comment nous ?
Et ben nous comptons et heureusement qu'on les a sur le sur la qualité des équipes pour pour challenger, pour pousser, pour aider. Parfois c'est simplement une mise en relation dont elles ont besoin. Et dans un cas, j'allais dire presque presque extrême, enfin le au cas opposé, c'est c'est pratiquement voilà, c'est c'est des c'est des c'est pratiquement plusieurs personnes sur le même projet qui s'en occupent et qui les aident, c'est aller sur place, c'est leur faire visiter, c'est les aider à trouver les voies pour faciliter leur accès aux différentes autorisations, les autorisations environnementales, les autorisations fiscales et cetera.
Donc en fait, on a différents services au sein de cette grande direction Invest qui permet du coup de les aider très concrètement et de faire en sorte que ces projets sortent de terre et c'est notre en tout cas, c'est notre engagement et notre conviction. Merci monsieur le directeur général. Pour le groupe de la France insoumise, madame Sandrine Nosbé, vous avez la parole madame la députée.
Merci monsieur le président. Monsieur le directeur général, Business France annonce de grands objectifs, donc accélérer la réindustrialisation du pays et la création d'emplois dans le secteur, valoriser son image économique, ses entreprises et ses et son territoire, soutenir le développement international des entreprises implantées en France, participer à transition écologique. Mais que fait votre entreprise dans l'accompagnement des projets utiles à la souveraineté industrielle de la ?
Aujourd'hui, marque un tournant particulièrement important dans notre politique industrielle, le projet Exxaro va nous laisser effondrer. Ce projet, c'était 250 emplois directs à court terme, un millier à terme. C'était une mine de sel stratégique de la chimie d'avenir, moderne et décarbonée.
Ce projet innovant a été écarté en mars par le tribunal de commerce de Lyon au profit d'un ferrailleur pour un gain immédiat de 1,5 million d'euros, mais quelle perte au long terme. Et le gouvernement, dont vous êtes proche en tant qu'ancien député macroniste, a regardé faire. La décision rendue hier par le par le tribunal de renvoyer les porteurs du projet Exxaro à une nouvelle procédure d'appel d'offres entraîne son abandon définitif.
Or lorsqu'un projet industriel sérieux se présente, lorsqu'il permet de sauver des emplois, de préserver des savoir-faire et de maintenir des capacités de production qui comptent pour le pays, il doit être réévalué à l'aune de ce qu'il apporte à l'économie et à la société, pas seulement à la lumière de ce qu'il rembourse aux créanciers. Vous vous félicitez que la France reste la première destination européenne des investissements étrangers pour la 7e année consécutive. Mais où se dirige cet ?
Comment Business France peut-elle se présenter comme le bras armé de la réindustrialisation française quand l'État est incapable de sauver un projet industriel souverain financé soutenu de longue date par les collectivités locales et porté par les salariés. Quelle crédibilité avons-nous pour attirer les investisseurs étrangers dans dans la chimie ou dans l'industrie lourde si nous sommes incapable de protéger nos propres capacités productives ? Monsieur, vous avez été le secrétaire général du comité de restructuration industrielle.
Vous savez que le droit de la liquidation judiciaire tel qu'il est appliqué avec des mandataires liquidateurs rémunérés à la commission sur les actifs vendus n'est pas neutre. Il crée une une incitation structurelle à la découpe plutôt qu'à la continuité industrielle. Business France attire des capitaux étrangers, c'est utile mais si en même temps le cadre juridique et judiciaire détruit le tissu industriel existant, vous remplissez un tonneau percé.
Alors est-ce que Business France a fait ou qu'est-ce que Business France a fait ou peut faire pour que des projets comme Exxelia ne meurent plus de cette ? Je vous remercie. Merci madame la députée.
Monsieur le directeur général. Merci madame la députée pour cette question qui est qui est importante. Je connais pas le dossier en l'espèce et je mais je serais ravi effectivement d'échanger avec vous sur voilà est-ce qu'il est passé dans mes services très honnêtement je je je je ne sais pas et si c'est le cas je vous je vous en évidemment je vous en rendrai compte mais on on a pas vocation à nous intéresser à tous les dossiers d'entreprises en difficulté mais ça peut ça peut arriver ça peut arriver qu'on puisse participer à à la recherche de repreneurs étrangers quand on les connaît et cetera.
Ça effectivement on le fait. Vous avez vous avez cité mes précédentes de mes précédentes fonctions quand j'étais patron du quand j'étais secrétaire général du CIRI je je je je me permets quand même d'ajouter que je me permets quand même de préciser que les services de l'État en particulier CIRI qui s'occupe d'entreprises de plus de 400 salariés font le maximum et et et et y compris en financement public. Et je ne dis pas qu'on y arrive toujours il y a il y a des cas où on y arrive pas pour des raisons de pérennité de modèle, pour des raisons de de prix qui ont explosé sur de la matière première et je encore une fois je le dis euh indépendamment du dossier que vous citez et que et que je ne connais pas.
Mais euh mais euh euh je ce que ce que Business France dans les fonctions que j'occupe maintenant euh peut faire, c'est que s'ils peuvent aider, bien évidemment, dans des dossiers euh où l'État est partie et l'État est très souvent partie de ces dossiers-là, ne serait-ce que parce qu'il est devient créancier de ces entreprises parce que comme elle est en difficulté, eh bien, elle ne paie plus ses charges patronales, paie plus sa TVA, ça peut arriver. Euh en tout cas, nous, on sera toujours là pour aider. Euh comment on peut faire, parce que c'était votre ?
Euh ben, on peut faire sur la qualité des investisseurs, s'assurer que ils ont bonne réputation, parce que nous, on a notre réseau qui nous permet d'enquêter sur place et cetera, euh s'assurer qu'ils sont sérieux, s'assurer qu'ils ont un bon track record, dans mon français, c'est-à-dire euh qu'ils ont eu déjà eu des expériences passées de reprise euh qui se sont soldées par un maintien d'emploi. Donc, vous avez raison. Et je crois que le pire, d'ailleurs, c'est c'est parfois de euh de de de faire croire que ça a marché pendant quelques mois et en fait, on retombe après dans le panneau parce que en fait, l'investisseur n'a pas tenu ses promesses, parce que le business était trop faible.
Donc, je Et encore une fois, j'ai conscience que c'est des réalités dramatiques pour beaucoup de beaucoup de salariés sur ces dossiers-là. Ce que je peux vous dire, en revanche, et à l'extrémité extrême du spectre, c'est que je vois aussi dans ces nouvelles fonctions qu'il y a aussi des belles histoires et il y a beaucoup de belles histoires. Nous, on a ouvert plus de 100, on a eu Enfin, c'est pas nous qui les avons ouverts, d'ailleurs, c'est les entreprises elles-mêmes qui ont ouvert pendant les journées Choose France en région, plus de 100 entreprises, il y en avait il y en avait même plusieurs par région, des belles entreprises, des belles entreprises du quotidien qui embauchent, qui continuent à embaucher.
Et donc donc donc donc, c'est quand même possible. Merci, monsieur le directeur général. Pour le groupe socialiste, monsieur Karim Ben Draïa, vous avez la parole, monsieur le député.
Merci, monsieur le président, monsieur le directeur général. Je vous remercie tout d'abord pour votre présence parmi nous cet après-midi. Si Business France a vocation à accompagner les entreprises françaises à l'export et à attirer les investisseurs étrangers sur le sol français, vos missions s'inscrivent aussi dans un contexte plus global, marqué par les transformations majeures en cours de l'activité économique.
Je pense à la transition écologique ou encore aux enjeux du numérique, avec des défis cruciaux pour notre souveraineté et pour nos emplois, mais aussi des opportunités pour nos entreprises. Ça a été évoqué tout à l'heure, le président de la République a voulu faire des sommets Choose France la vitrine des résultats de sa politique à destination des investisseurs étrangers. J'ai regardé avec intérêt les annonces du dernier sommet qui a eu lieu le 1er juin dernier. 71 annonces, plus de 15000 emplois annoncés, 93 milliards d'euros d'investissement promis.
Avec des investissements très majoritairement réalisés dans le numérique et l'IA. Ainsi SoftBank, investisseur japonais, prévoit jusqu'à 75 milliards d'euros dans le développement de centres de données liées à l'IA ou encore le fonds émirati MGX qui prévoit lui 7,5 milliards d'euros pour une infrastructure d'IA décarbonée. En la matière, la France a-t-elle des ?
Oui, à n'en pas douter, notamment des scientifiques de haut niveau, une électricité largement décarbonée et meilleur marché que chez nos principaux partenaires européens. Mais derrière ces investissements et à rebours des éléments de langage de l'Élysée, ne doit-on pas y voir avant tout le signe d'une faiblesse ? Celui de notre retard dans la maîtrise des technologies numériques.
Nos données sont déjà aujourd'hui stockées, traitées, transportées par des infrastructures, des algorithmes et des data centers très majoritairement américains et maintenant chinois dont le contrôle nous échappe largement. Ces nouveaux investissements étrangers ne vont pas corriger cette situation, ils vont l'accentuer renforçant une perte de souveraineté dans un secteur où nous devons faire émerger des champions français et européens. On peut donc légitimement craindre que ces annonces record, l'édition 2026 de Choose France, c'est plus que les huit éditions précédentes réunies, soit plus le reflet de nos faiblesses, c'est-à-dire notre incapacité à faire émerger ces champions français et européens dans des outils dont dépendent largement nos activités économiques et notre débat démocratique que le reflet de nos forces.
Mes questions sont donc les suivantes monsieur le directeur général. Quelles conditions devons-nous pouvons-nous imposer à ces ? Choix technologique européen, protection de nos données voir transfert de technologie.
Et je voudrais savoir si Business France a une politique ciblée en fonction de l'utilité des investissements pour la transition écologique ou notre souveraineté. Par exemple, est-ce que l'État vous fixe des objectifs en ce ? Je vous remercie.
Merci monsieur le député. Monsieur le directeur général. Merci monsieur le député.
C'est une [raclement de gorge] question c'est une question évidemment centrale. D'abord peut-être quelques éléments aussi sur les investissements. Je le redis les 75 millions milliards de SoftBank n'ont été pris qu'on a pris que 45 dans le calcul.
Donc voilà donc sinon il en reste vraiment plus vraiment plus beaucoup. Moi j'ai j'ai rencontré le directeur général de MGX qui est donc qui est dans le fond thématique. Je l'ai rencontré à Abu Dhabi la semaine 10 jours avant avant Choose France.
Et je lui ai dit vous avez la question mais pourquoi vous choisissez la ? J'avais compris qu'il avait choisi donc donc voilà. Et il m'a dit très simplement il m'a dit bah parce que vous avez des systèmes éducatifs qui sont relativement mieux intégrés en France que dans d'autres pays européens.
Pourquoi il n'a pas choisi ? Pourquoi il a choisi ? Et pourtant l'Espagne est plutôt un concurrent aussi sur ces ces sujets-là.
L'Allemagne aussi peut-être le cas de l'Italie aussi. Il dit vous avez vous avez des des écosystèmes qui sont plutôt intégrés avec des avec des ingénieurs bien formés avec des ouvriers qualifiés bien formés qui sont dans les écosystèmes donc on y arrive et nous on on y contribue on les aide pardon on les aide à ça. On les aide à les mettre en relation.
On est toujours l'intermédiaire qui permet de faire les de faire les bons liens. Euh il m'a dit votre réseau d'infrastructure et votre réseau logistique on peut transporter on peut se balader on peut se transporter enfin se balader pardon c'est un peu pas le bon terme mais en tout cas on peut se on peut être en mobilité assez facilement et bien évidemment vous l'avez rappelé c'est important le réseau le réseau énergétique euh qui qui est qui est très important et la capacité à avoir de la de la puissance installée rapidement. Euh vous avez aussi évoqué le chiffre de 15000 emplois.
J'ai eu beaucoup de questions sur finalement est-ce que c'est ça fait pas c'est on divise ces 15000 emplois par les 93 milliards enfin on fait l'inverse d'ailleurs on fait 93 milliards divisé par 15000 emplois je sais plus comment ça fait ça fait quelques millions par emploi. En fait d'abord les 15000 emplois sont sont des emplois d'abord c'est un calcul plutôt prudent comme ça on nous évitera de de dire que c'était c'était des affaires d'avance. Et puis surtout faut pas oublier les emplois qui sont maintenus.
Les emplois industriels sont maintenus donc il y a là on se parle d'emplois nouveaux à long créé mais il y a tous ceux qui sont maintenus grâce à cela. Après vous avez posé la question de au fond comment on arrive à faire aussi émerger des champions européens et des champions nationaux mais j'ai presque envie de dire que on peut aussi faire émerger des champions européens et des champions nationaux avec une part substantielle ou non de capitaux de capitaux étrangers. Toute la question pour et pour terminer là-dessus c'est effectivement le bon niveau entre les investissements étrangers en France le contrôle et là effectivement faut qu'on soit souverain sur la capacité avoir des sous-traitants et cetera avoir parfois des actions de préférence enfin il y a tout ça et on est plutôt protecteur en France de mon point de vue et notre capacité à intégrer donc c'est tout le débat je crois que vous menez dans la cette commission et ailleurs dans la dans l'assemblée.
Merci monsieur le directeur général pour le groupe de la droite républicaine madame Émilie Reynaud-Coche vous avez la parole madame la députée. Merci monsieur le président, monsieur le directeur général, mes chers collègues à l'occasion du sommet Choose France qui a permis d'annoncer près de 93 milliards d'euros d'investissement comme nous avons pu le rappeler la France confirme son attractivité économique. Cette dynamique est essentielle car notre pays a besoin de se réindustrialiser pour renforcer sa souveraineté, sa compétitivité et l'emploi dans nos territoires.
La France dispose d'atouts reconnus excellence de la recherche, qualité des infrastructures main d'œuvre qualifiée et écosystème d'innovation performant. Comment Business France entend-elle transformer cette attractivité en implantation industrielle durable notamment dans les secteurs stratégiques comme l'intelligence artificielle, la biotechnologie, l'électronique ou encore les technologies énergétiques. Par ailleurs, les investisseurs évoquent régulièrement les contraintes réglementaires, administratives ou foncières qui peuvent freiner certains projets.
Ces difficultés constituent-elles encore un obstacle majeur à notre ? Enfin, alors que les besoins en compétences spécifiques augmentent, quels sont selon vous les compétences qu'il est prioritaire de développer pour répondre aux besoins des industriels ? Faut-il également renforcer les liens entre la recherche et les entreprises afin de favoriser davantage l'innovation et sa transformation en un en activité industrielle sur nos ?
Merci. Merci madame la députée. Monsieur le secrétaire général.
Directeur général, pardon, je vais y arriver. Vous serez passé par tous les titres dans l'après-midi. Qui est le ?
Merci monsieur le président et et merci madame la députée pour votre question. Euh et ça me permet de compléter déjà les premiers éléments de réponse que j'ai donné à vos collègues. Euh en fait euh la la la clé, elle réside dans le dans le suivi très précis, l'accompagnement permanent.
C'est-à-dire que il y a évidemment Choose France qui est le point d'orgue, mais derrière, déjà avant, mais surtout après, c'est maintenant comment on transforme, comment on suit, comment les projets aujourd'hui euh émergeront vraiment de terre dans un an, dans deux ans, dans trois ans, et cetera. Ce que vous dites sur la complexité, je peux pas vous dire que la complexité est un facteur d'attractivité. Clairement, ça c'est c'est des questions qui se qui se posent.
Et puis je peux pas vous dire non plus qu'on nous pose pas parfois des questions du coup du travail, et cetera et tout. C'est vrai qu'on nous la pose. Euh en revanche quand même euh ça revient ce qui revient quand même beaucoup et ça c'est quand même une force, c'est nos infrastructures énergétiques au premier rang de de enfin au premier rang desquelles l'infrastructure énergie, mais aussi nos nos infrastructures de transport, nos infrastructures voilà, les infrastructures publiques.
Ça, ça revient quand même assez souvent, notamment en comparaison avec l'Allemagne, notamment en comparaison avec l'Italie. Donc ça c'est aussi un c'est aussi un non clé. Et la force de nos équipes, c'est justement de rendre plus accessible quelque chose qui peut paraître parfois complexe Euh et c'est pour ça qu'on a on a 150 personnes dédiées au sein de au sein de au sein de Business France à la fois étranger comme comme comme à Paris qui permettent justement de trouver des bons accès, les bonnes personnes et faire en sorte que bah ce soit voilà plus plus enfin en tout cas que ce soit plus facile que ce qui pourrait être ce qui pourrait être ce qui pourrait prétendument l'être voilà.
Donc c'est ça que c'est ça c'est certain. Donc bien évidemment euh il faut qu'on soit aussi vigilant. Nous on a aussi une unité au sein de nos services qui s'appelle les grands projets stratégiques.
Effectivement ces projets stratégiques doivent ils doivent évidemment rencontrer les secteurs que vous citez c'est évidemment extrêmement important. Donc donc donc bien sûr ça on va continuer mais le travail très précis presque jour par jour. Moi j'étais j'étais à Rome et à Milan la semaine dernière, j'ai rencontré la la directrice générale de Marcegaglia qui a annoncé un investissement très important à Fos-sur-Mer en acier.
Donc voilà une industrie très très importante pour notre territoire et elle disait "On trouve quand même les bonnes personnes dans ce territoire et on n'a pas besoin de parcourir toute la France ou même d'aller en dehors de France pour doter la doter sur cette aciérie qui va être une aciérie de pointe et cetera. Donc voilà ce qu'elle a dit. Donc je par ce témoignage là je peux aussi vous dire que ouais il y en a beaucoup qui reconnaissent aussi cette compétence là.
Merci monsieur le directeur général pour le groupe des démocrates monsieur Romain Dobier, vous avez la parole monsieur le député. Monsieur le président merci de la parole monsieur le directeur général de Business France merci d'être d'être parmi vous. J'ai une certaine je pense comme beaucoup de mes collègues émotion à parler aujourd'hui parce qu'il y a peut-être un décalage entre l'actualité ce qui a pu arriver à la petite Liyana et le les objectifs de Business France mais le calendrier a été maintenu donc on va s'y plier.
Euh je voulais saluer également le travail de votre prédécesseur Laurent Saint-Martin que j'ai eu le temps le plaisir de croiser sur le terrain. [grognement] Euh la bonne nouvelle c'est qu'on sait depuis là ça fait la 5e année que d'après le baromètre d'EY la France est la 1re destination pour les investissements étrangers, c'est une bonne chose. C'est une bonne chose aussi je le vois en tant que député que ça il y a des conséquences réelles derrière ces chiffres et ces 1000000000 annoncés dans mon département de l'Ain, en particulier dans le le PIPA, le parc industriel Plaine de l'Ain avec 8000 salariés et des beaucoup de beaux projets, je pense à Safran et je pense également à PTC Therapeutics qui a été annoncé lors du Choose France 2026 dans ma circonscription.
On l'explique essentiellement, je pense, par une bonne bonne connectivité, une fiscalité locale légère, de l'énergie importante et décarbonée grâce à l'énergie nucléaire et les futurs EPR2 qui vont qui vont arriver. Après, on peut pas accueillir tout le monde, malheureusement. Se pose la question notamment, j'étais il y a des data centers qui ont qui m'ont approché pour être dans dans ma circonscription.
Il y a des problèmes de disponibilité de foncier. Donc se pose l'éternelle question de dérogations ciblées pour le développement économique à la à la loi ZAN. J'en viens à mes questions.
Première question sur le ciblage territorial des investissements étrangers et du travail de de Business France. Comment les élus locaux, les parlementaires peuvent être associés et comment on peut vous aider au-delà du fait que dans mon conseil d'administration, il me semble que vous avez trois représentants de de conseils régionaux. Deuxième question, il semblerait d'après les chiffres que j'ai pu obtenir que 100 opérateurs entreprises concentrent 40 % des exportations.
Comment [grognement] on peut qu'il y ait plus de diversité pour nos PME et nos ETI même si j'ai cru comprendre dans vos propos liminaires que vous étiez plutôt dans une logique de concentration de vos vos vos actions sur les acteurs les les les plus performants. Il faudrait faire attention que des subventions publiques et que l'argent public ne serve pas des opérateurs qui ont eux les moyens déjà et les réseaux pour exporter tout seul. Et ma dernière question, il semblerait que la part du PIB, enfin que la part des des exportations PIB diminue par rapport par exemple à l'Allemagne.
Est-ce que vous pouvez nous confirmer ce chiffre, nous l'expliquer et quelle solution d' avec vos 3 mois ou 4 mois de recul, euh quelle vision vous avez ? Merci monsieur le directeur général. Merci monsieur le député.
Monsieur le directeur général. Merci monsieur le député. Pour répondre à votre question, euh d'abord sur le ciblage territorial, ce qui est très important, c'est le lien avec les agences de développement régional des conseils régionaux.
Que la plupart la plupart de des conseils régionaux ont euh ont des agences de développement régional qui d'ailleurs font à la fois de l'export enfin souvent à la fois ça ça dépend des cas mais euh peuvent à la fois faire de l'export mais très souvent font de l'invest, c'est-à-dire vraiment cette mission d'attractivité. Donc nous on a on a d'organisé, on a même un un logiciel qui s'appelle le logiciel COSP, peu importe le peu importe le nom mais qui effectivement euh est traité et géré par nous, traité par nos services et qui permet ensuite de de délivrer toute l'information aux agences de développement régional. Euh nous on les a en permanence au téléphone pour enfin nos équipes sont en permanence au téléphone.
Moi je le fais au niveau des présidents de conseils régionaux. Comme je vous dis, je les ai pratiquement tous rencontrés et et je vais essayer de mettre en place avec chacun d'entre eux une petite feuille de route avec chacune des régions euh [grognement] euh voilà euh par exemple euh renforcer en Bourgogne-Franche-Comté pour prendre une région chère à mon cœur euh la question des ETI, euh ça peut être voilà exactement. Donc à chaque fois, ça peut être la création d'un événement, ça peut être il y a évidemment euh on va essayer aussi beaucoup d'axer sur la question des ETI via les clubs ETI, via les les MEDEF et les CPME régionaux, vers et cetera et cetera.
Ça c'est ça c'est très important. Moi je suis très favorable à ce qu'il y ait un travail le plus étroit possible avec les élus, c'est pas moi qui vais dire le contraire. Euh et donc évidemment, ça c'est très important qu'il y ait euh qu'il y ait ce lien qui soit fait avec les élus euh les élus des territoires parce que évidemment, vous avez aussi euh votre approche, votre votre identification des des contraintes et au contraire des opportunités.
Donc ça c'est c'est évidemment une bonne une bonne question et j'ai oublié la fin de votre question, pardon, excusez-moi. Euh c'était c'était sur Par rapport à la dette. La donnée, je vais vérifier le je vais vérifier le chiffre parce que ce chiffre ne m'étonne pas mais je vous reviendrai là-dessus.
En tout cas, je je je je sais que donc là, part en tout cas la part du euh de l'export dans le en tout cas, de l'international dans notre PIB, c'est 20 % à peu près. Euh, donc mais je vais je vais revenir je vais revenir je vous reviendrai dessus parce que j'ai pas ce chiffre-là à portée de main. Merci monsieur le directeur général pour le groupe Horizon et Indépendants, monsieur Thomas Lam.
Vous avez la parole, monsieur le député. Merci monsieur le président, monsieur le directeur général, chers collègues. Dans un monde multipolaire marqué par le retour assumé du nationalisme économique, le commerce est un aussi un outil de puissance brute.
Les interventions publiques en matière de politique industrielle ont d'ailleurs presque doublé en quelques années à l'échelle mondiale. Face à cette guerre économique, nos structures publiques comme Business France et la Team France Export mènent un travail de terrain indispensable et sont des outils essentiels pour projeter notre économie. Au cœur de cet arsenal se trouve un dispositif phare, le Volontariat International en Entreprise, le VIE.
Chaque année, ce programme permet à plus de 10000 jeunes de partir travailler à l'étranger. Ce contrat est plébiscité par toutes les parties. Pour nos jeunes, c'est une voie d'émancipation professionnelle et d'ouverture sur le monde.
Pour nos entreprises, c'est un levier de compétitivité à l'international. Mieux encore, 77 % de ces volontaires restent à l'international à l'issue de leur contrat, assurant durablement notre rayonnement et bâtissant des ponts solides entre nos entreprises, administrations et les écosystèmes locaux. J'ai quelques questions à vous poser au sujet de ce dispositif.
Comment comptez-vous renforcer l'attractivité du VIE face à la concurrence internationale, notamment pour attirer les talents dans des secteurs stratégiques comme l'IA, la transition énergétique ou les ? Quelles mesures concrètes sont prévues pour augmenter la part des missions VIE à impact environnemental, sociétal ou social et répondre aux attentes des jeunes talents en quête de ? Quels sont les pays prioritaires pour pour déploiement du VIE en 2026 et comment Business France compte-il accompagner les entreprises françaises dans ces ?
Et enfin, comment comptez-vous sécuriser le financement du VIE à long terme dans un contexte économique ? Je vous remercie. Merci monsieur le député.
Monsieur le directeur général. Micro, Thomas. Merci.
Et celui d'à côté aussi. Tu allumes tous les micros. Merci monsieur le député de sur cette question, sur ce ce programme très important qui est géré dans notre deuxième siège de de Marseille.
En fait, on a un problème moins de moins de demandes parce qu'on a on a une base de données qui s'est réconciliée de demandes de plus de 18000 de jeunes professionnels. Mais on a que 12000 offres de VIE, ce qui donne à peu près les 11000 11400 d'ailleurs pour être tout à fait précis, 11400 [grognement] jeunes professionnels actuellement en poste en VIE. Donc ça peut durer jusqu'à une durée de 2 ans.
Et en fait, ce ce chiffre a beaucoup cru depuis la fin de la crise Covid, on est revenu au niveau d'avant Covid. Mais il stagne depuis 2 ans, un peu plus de 2 ans. Pour trois raisons pour trois pour deux raisons.
La première, c'est que on a eu quelques micro difficultés sur quelques pays qui ont eu du mal à reconnaître la qualité de volontaire slash coopérant slash voilà ce visa des politiques de visas pour délivrer des visas, mais ça c'est on est en train de le régler notamment aux États-Unis, au Canada, mais c'est en train de se se régler un peu au UK d'ailleurs aussi au Royaume-Uni. Et puis surtout parce que dans l'automobile, ça a baissé. Donc là, on a une stagnation peut-être même légèrement décroissante.
Ça c'est évidemment c'est un axe de développement extrêmement fort, il faut il faut mettre le paquet et la chance qu'on a, c'est qu'on peut mettre le paquet sur quelques dizaines, quelques centaines, je sais pas, en tout cas quelques dizaines d'entreprises, notamment les grands comptes. Moi concrètement, je vais je suis en train de contacter presque un à un tous les dirigeants présidents DGRH des entreprises du CAC 40 ou du SBF 120 pour leur dire que c'est un programme important et que s'ils en ont déjà 10, 20, 30, 40, et ben si demain ça peut être 20 20, 40, 80 et cetera, ce serait une bonne chose. Donc, on va faire une action résolue résolue sur tous ces grands comptes euh et les ETI.
Et vous avez raison, le potentiel de développement, il est extrêmement extrêmement important. D'autant plus que les 18000 euh euh étu- jeunes étu- jeunes professionnels qui voudraient partir ou étudiants en passe d'être diplômés qui voudraient partir, sont pas tous servis et et et on a même pas besoin de faire on fait un peu de publicité évidemment dans les campus étudiants, les choses comme ça, et cetera, mais on pourrait faire beaucoup plus là-dessus. Donc, leur potentiel de développement serait important.
Est-ce que ce 11000 demain peut devenir 12000, peut-être 13000, peut-être un peu au-delà à l'horizon des prochaines ? Clairement, oui. Euh et en tout cas, nous, on va mettre le paquet sur ces sur ce sur ce dossier, il est extrêmement important.
Ce sont des ambassadeurs de la France partout dans le monde et y compris, j'ai envie de dire, pour les PME qui vont en pro- peuvent en prendre une ou deux sur les technologies de pointe pour aller anticiper l'ouverture d'un bureau, et cetera. On a des très beaux exemples partout dans les territoires et c'est important. Merci, monsieur le directeur général.
Pour le groupe Libertés et Territoires Outre-mer, monsieur David Topiac, vous avez la parole, monsieur le député. Merci, monsieur le président, monsieur le directeur général de Business France. Euh bon, il a été évoqué Choose France avec évidemment toute un un volet de d'investissement étranger en France, qui est une bonne chose.
Je vais plutôt parler, moi, de l'export, qui est un des volets aussi que vous avez en charge au sein de Business France. Euh tout d'abord, le du programme parlementaire pour l'export, dont j'ai fait partie et qui avait été développé dé- déployé depuis 2023, et on s'appuyait sur ce programme pour mener des actions sur nos territoires en lien avec les chambres consulaires et la Team France Export, afin de sensibiliser nos acteurs locaux, nos entreprises à l'export. Et je regrette de voir que ce programme est est un peu euh est un peu laissé à l'abandon et qu'il n'est plus vraiment actif.
Donc, je voudrais savoir si vous avez la volonté de le relancer ou non, parce que je suis je suis persuadé que les parlementaires doivent être des ambassadeurs de l'export pour nos entreprises et dans mon département, notamment agroalimentaire et aéronautique. Concernant l'export toujours, je voulais noter moi dans dans ma région Occitanie, je suis également conseiller régional, qu'une bonne coordination entre Business France euh et l'agence régionale ad hoc qui euh et que conjointement, il y a un accompagnement assez intéressant des entreprises sur le travail à l'export et notamment, nous sommes en train de de d'essayer de développer plusieurs opérations avec le réseau des ambassades pour la promotion de nos productions agroalimentaires et je pense qu'il y a un vrai levier pour une agriculture qui est en difficulté. Nous avons quand même des fleurons dans notre agriculture, notre agroalimentaire qu'on doit pouvoir pousser ensemble et notamment par le réseau des ambassades qui sont à mon avis euh euh des des lieux intéressants qui maillent qui maillent l'ensemble de de la planète.
Pour terminer, euh des sujets un peu plus précis sur l'exportation notamment euh pour accompagner nos entreprises. Aujourd'hui, avec le contexte géopolitique, il y a plusieurs pays, notamment les États-Unis, la Chine ou la Russie, où nous avions des marchés assez porteurs, notamment sur les vins et les spiritueux, qui impactent nos filières d'excellence. Euh je me retrouve avec notamment la Russie euh des entreprises qui peuvent continuer à exporter parce qu'ils ont des produits qui rentrent euh dans euh l'embargo, c'est-à-dire en-dessous d'un prix à la bouteille.
Donc cette capacité est préservée pour certains produits. Par contre, nous avons derrière des problèmes de transactions financières et je pense que on a besoin d'accompagner nos entreprises euh du du secteur des vins et des spiritueux pour avoir la bonne connaissance des procédures de transactions financières entre la Russie et la France, notamment quand il y a des personnes sur des listes qui euh de des dignitaires du pays qui sont sur des listes et qui ne permettent pas de réaliser ces transactions. Je pense qu'il y a euh des enjeux qui sont pas toujours bien maîtrisés et je pense qu'il y a besoin d'un accompagnement très précis.
J'en ai déjà parlé euh au ministre des Affaires étrangères. Je pense qu'on a besoin de mener un petit travail là-dessus pour éviter des alignements entre des gens qui peuvent continuer à commercialiser dans le cadre de l'embargo mais qui ont des difficultés à réaliser des transactions financières. Et dire donc que le corollaire de cette situation est aussi de continuer à chercher de nouveaux marchés sur des pays émergents notamment et je voulais savoir si vous avez identifié suivant les catégories de produits ce qui m'importe ce niveau des spiritueux notamment de nouveaux marchés porteurs, on parle de certains marchés en Afrique ou en Afrique du Sud.
Je voulais savoir si vous avez des actions menées à ce sujet et des perspectives à proposer. Merci. Merci monsieur le député.
Monsieur le directeur général. Oui merci monsieur le député. Merci d'avoir évoqué le programme parlementaire pour l'export parce que dans mes vies d'avant je j'ai j'ai fait partie des parlementaires pour l'export et donc j'avais reçu j'avais reçu à Chalon-sur-Saône plus de 60 chefs d'entreprise.
Donc moi je suis très favorable à ce qu'on puisse regarder dans quelle mesure on pourrait le le relancer ou en tout cas le le le le le prolonger. Je précise aussi d'ailleurs que nous on est à votre disposition aussi dans le cadre de vos missions ou de vos déplacements à l'étranger aussi pour organiser, vous aider à organiser les les déplacements, les rendez-vous et cetera. Ça arrive effectivement, on l'a fait avec avec y compris des députés euh de de cette de cette commission avec Charles Rodwell de mémoire mais mais j'en oublie sans doute d'autres.
Donc donc ça on va le faire et c'est une bonne chose pour vous montrer aussi la réalité de ce que nous sommes capables de faire. Donc évidemment très partant pour faire le travail avec vous. Sur le cas spécifique de la Russie bon je connais un peu moins mais ce que j'en sais c'est qu'évidemment les conditions de de flux financiers et de transfert notamment via le système Swift sont sont assez restreintes.
Le système Swift vous savez c'est le système de paiement interbancaire. Euh voilà, tout prêts à regarder le dossier en question parce que j'imagine vous avez au moins un ou deux dossiers dans votre circonscription et je sais que la filière évidemment des spiritueux est est importante dans le département que vous représentez. Donc on peut toujours regarder et puis après sur les opportunités, vous avez vous avez cité les la question des pays émergents, ça fera partie de la réflexion future sur comment on se met dans le réseau parce qu'on a des géographies où on doit consolider voire améliorer notre position.
Je pense aux géographies européennes parce qu'on perd aussi des points de marché en Allemagne, on perd des points de marché c'est ça donc on va continuer. Il y a des géographies où on doit où où le marché est tellement puissant que on cherche pas à à combattre que sur ces marchés en revanche, on cherche à maintenir nos positions à être présent, je pense à la Chine et aux États-Unis. Euh voilà parce que on est la France et que il faut qu'on soit présent dans ces pays.
Et puis vous avez raison, il y a des des il y a des il y a des il y a des il y a des sujets. Euh je pense par exemple, vous avez cité le cas de l'Afrique mais je pense à l'Amérique latine notamment au Mexique où on peut être présent sur des questions euh d'agroalimentaire, de tech et cetera. et cetera et de médical donc voilà bref, il faut regarder dans le détail chacune de ces géographies bien évidemment, on le fera.
Merci monsieur le directeur général. Euh j'ai différents intervenants. Euh monsieur Benbrahim pour un rebond. 1 minute.
Toujours ? Oui. Merci monsieur le président, je pose une question au nom de madame Battistel qui ne peut pas être présente avec nous cet après-midi.
Sa question concerne le projet Exalia qui visait à relancer la plateforme chimique du Pont-de-Claix après la cession de l'usine Vencorex à un groupe chinois en avril 2025. Ça a été évoqué tout à l'heure, porté par d'anciens salariés et dirigeants du site, ce projet industriel sérieux et financé prévoyait de relancer une filière chlore-soude stratégique avec 250 emplois à court terme et jusqu'à 1000 à plus long terme. Il vient pourtant d'être définitivement abandonné non pas faute de porteur mais parce que le liquidateur judiciaire a privilégié la cession à la découpe des actifs à ferrailleur générant un gain immédiat de 1,5 million d'euros plutôt que la reprise industrielle d'ensemble.
Les questions sont donc les suivantes, comment Business France peut-elle convaincre des investisseurs étrangers de s'engager dans des projets industriels en France lorsque nos procédures collectives peuvent conduire à détruire un outil de production stratégique plutôt que le ? Avez-vous dans vos échanges avec des partenaires ou investisseurs potentiels identifier ce type de dysfonctionnement du droit des procédures collectives comme un frein à l'attractivité industrielle de la ? Merci monsieur Menbraim.
Madame Gruet. Merci monsieur le président, monsieur le directeur général, Business France est une entreprise publique qui accompagne utilement les entreprises françaises sur le chemin du commerce international. C'est un outil important pour exporter nos savoir-faire et renforcer la compétitivité de nos entreprises.
Il accompagne également le dispositif VIE très apprécié des jeunes travailleurs car il leur permet d'améliorer leurs compétences à l'international. Nous défendons des valeurs de concurrence saine et juste qui font la fierté de notre pays. Elles garantissent la sécurité et la meilleure des qualités pour les consommateurs.
Ainsi, il est parfaitement normal d'appliquer les règles nécessaires sur notre production. Or, il est demandé aux entreprises de respecter des normes pointilleuses européennes ou nationales qui dans un contexte de forte concurrence peuvent les pénaliser. En France, beaucoup d'entreprises dénoncent une concurrence internationale jugée trop asymétrique, principalement en raison d'un manque de surveillance et du respect des normes.
Par exemple, les produits agroalimentaires envoyés en France qui ne sont pas obstrués par toutes ces normes. Je suis sollicitée par de nombreuses entreprises jurassiennes qui veulent savoir qui est l'interlocuteur de référence de Business France. Il me semble qu'il s'agit de la région peut-être trop timide chez nous.
Quelles solutions pouvons-nous mettre en place pour un accompagnement plus ciblé et plus ? Je vous remercie. Merci madame la députée.
Monsieur le directeur général, je vous laisse répondre à ces deux premières questions. Oui, merci madame la députée. Avant de répondre à monsieur le député, euh et ben je vais vous donner le contact de ma directrice régionale de la région Bourgogne-Franche-Comté et je suis sûr que les les entreprises jurassiennes dans dans quelques heures ou quelques jours on aura une prise de contact.
En tout cas, ce qui est sûr, c'est que donc on fait pas toute l'économie même si peut-être un jour on le fera mais en tout cas, c'est pas notre objet aujourd'hui. Ce qui est sûr, c'est que s'il y a entreprise internationale, nous on a vocation à faire. En tout cas, on saura faire, on saura mettre les bonnes connexions, on saura mettre.
Donc donc en tout cas, on a une on a une organisation de directeurs régionaux qui me sont directement rattachés et par ailleurs de directeurs de zone à l'étranger qui me sont directement rattachés et c'est ce lien qui est important. Et donc Aleronde elle a aussi une équipe en lien évidemment avec CCI France dans le cadre de la Team France Export, j'y reviens et des conseillers du commerce extérieur et cetera. Donc ça c'est très important.
Donc en tout cas, à votre disposition et on peut s'en parler évidemment à l'issue de l'audition. Sur le cas et encore une fois je je connais pas le dossier puisqu'il a été aussi évoqué par votre collègue de la de la France insoumise. Ce que je peux dire quand même, c'est que d'abord tout ce qu'on peut faire nous pour aider l'industrialisation du pays à l'emploi, on le fera.
Réponse de un peu principielle mais réponse importante à faire. On le fait, on a fait des aides à la recherche de repreneurs de repreneurs étrangers par définition parce que c'est c'est ce qu'on connaît et c'est notre légitimité de d'avec notre réseau international et notre réseau en France. Ce qui est sûr, c'est au cas des et encore une fois au cas d'Espé, je ne le connais pas.
Ce qui est certain, c'est que on a quand même besoin de rassurer nos investisseurs et de leur dire que voilà que leur investissement, il a des chances quand même d'être de d'être rentable parce que à la fin si les gens investissent, c'est quand même pour en retirer quelque chose même si c'est dans très longtemps. C'est pour ça que la notion de capital long, elle est importante. Nous, on a besoin d'avoir des investisseurs qui sont prêts à s'engager sur le long terme notamment sur l'industrie lourde où on sort pas au bout de quatre ou cinq ans comme comme certains fonds d'investissement et cetera.
Donc on a besoin de ça, ça c'est important. Mais est-ce que le droit des procédures collectives est un ? Vous savez qu'il a il a subi une réforme subi, il a fait l'évolution il a fait l'objet d'une réforme assez importante ces quelques années avec la l'application de la directive la directive pardon pas solvabilité mais la ça a réformé une directive européenne qui a un peu équilibré la relation entre les créanciers, l'entreprise et les actionnaires.
Ça c'était ça c'est important. Et et en fait ce qui est important quand même, le droit il est assez protecteur de l'emploi et des salariés en France. Ça peut paraître bizarre de le dire ça et je sais encore une fois qu'il y a des drames dans nos territoires.
Je le dis avec beaucoup de de [grognement] de d'humilité pour toutes celles et ceux qui nous écoutent et qui nous regardent. Mais euh qui est certain, c'est que on a un droit qui est plutôt protecteur de l'activité. Donc en le en cas d'espèce, je ne connais pas, mais si Citroën et Commerce est jugé euh que c'était cette option-là, c'est que peut-être que l'alternative était jugée pas suffisamment solide.
Et encore une fois, je vous dis, je ne connais pas le le le ça le le le le dossier en tant que tel. Mais voilà, on peut toujours en parler. Ce qui est sûr, c'est qu'il est plutôt favorable à l'emploi.
En tout cas, c'est toujours des des conditions de priorité. Et la la la Enfin le la capacité de l'actionnaire à être le du créancier à être remboursé arrive plutôt dans un dans un rang de priorité deux ou trois dans la dans l'analyse du dossier. Merci monsieur le directeur général.
Madame Reillebois. Merci monsieur le président. Monsieur le directeur général, merci d'être avec nous.
Euh moi, je voulais vous poser quelques questions. D'abord, un constat, la France a engagé une remontée industrielle exportatrice sans précédent. Et Business France y est pour beaucoup.
Les [raclement de gorge] ambitions sont là. Mais Business France est-elle aujourd'hui un outil accessible aux ETI et PME des des départements ? Ou reste-elle de facto réservée aux entreprises déjà bien dotées en ingénierie administrative ou en réseau ?
Dans le Jura, il y a un savoir-faire d'excellence, industrie de précision, microtechnique, plasturgie, chimie, ciment, matériaux composites, mais aussi de très bons vins et de fromages. Comment Business France peut-elle être utile à nos PME ETI qui n'ont pas la culture de ? Comment peuvent-elles accéder à vos services sans passer par un parcours du ?
Merci Pardon. Pardon. Excusez-moi.
Monsieur de l'Épinois. Merci monsieur le président. Monsieur le directeur général, si on je reviens à Choose France, et si on devait être synthétique, selon vous, l'attractivité française auprès de l'étranger procède de ?
Un, d'une énergie euh abondante et pas chère, alors qu'on sait qu'une partie des dépôts de bilan qui sont intervenus sur les quatre dernières années procèdent du renchérissement voire de l'explosion du prix de l'électricité pour les entreprises françaises. Deux, est-ce que c'est un environnement juridique et administratif ? Alors que nos chefs d'entreprise se plaignent d'être dans un monde extrêmement contraint du fait des normes et des réglementations.
Trois, est-ce que c'est dû au fait que nos entreprises en fait sont asphyxiées par une difficulté d'accéder au crédit pour développer leur ? Et dans ce cas, ça veut dire que nous avons un tissu économique faible qui permet les prédations étrangères. Et je terminerai avec une dernière question.
Est-ce que vous seriez favorable à un renforcement parlementaire du contrôle des investissements étrangers en ? Merci monsieur de l'Épinois. Monsieur directeur général sur ces deux questions.
Pour répondre à madame la députée Brûlebois, euh ben en les rencontrant en tout cas pour celles et ceux qui euh Bon, d'abord je j'aurais dû commencer par là. Toutes les entreprises ont vocation à faire de l'international pour plein de raisons, y compris des grandes d'ailleurs. Euh sur le tissu de de TPE, on estime à peu près être entre 6500 et 7000 ETI en France, donc vous savez entre 250 et 5000 salariés, c'est une classification d'ailleurs propre à la France.
Euh on estime qu'il y en a 70 % qui font qui pourraient qui pourraient à l'export. Après il y en a 30 % qui structurellement parce que parce qu'en fait c'est juste pas leur objet social, leur objet économique et cetera. Donc voilà, ça c'est ça.
Donc en fait, il faut déjà regarder celles et ceux qui structurellement peuvent. Euh euh ensuite il y en a il y en a qui viennent sur des des marchés très spécifiques et vous avez vous avez vous c'est c'est un peu surtout le cas de de du territoire que vous servez, le territoire où vous avez été élu. Donc je pense que notre connaissance, euh si c'est pas déjà le cas, mais il faut regarder les cas, c'est d'abord de les rencontrer euh et je suis vraiment tout à fait favorable à ce qu'on puisse regarder au cas par cas dans votre circonscription, votre département et puis tout toutes celles et ceux que ça intéresse, de regarder précisément et surtout notre notre objectif, on produit pas à la à la place des entreprises, il faut être assez humble dans nos relations, c'est pas nous qui euh euh prenons des risques en investissant dans notre entreprise, c'est pas nous qui dormons mal la nuit le soir parce qu'on n'est pas sûr de pouvoir se se payer ses salariés à la fin du mois et cetera.
C'est ça voilà. En revanche, ce que nous pouvons faire une fois qu'on a créé la confiance avec le chef d'entreprise, c'est de pouvoir leur dire que exporter à l'autre bout du monde, c'est probablement pas beaucoup plus compliqué, j'exagère un peu en disant ça mais c'est pour l'illustration, que d'aller vendre son produit à 50 km. Et nous, on est capable de au moins de leur identifier les risques supplémentaires qui pourraient y avoir le risque de la culture, le risque le risque de change quand on en a parce que c'est notre devise, le risque de transport parce qu'il est peut-être un peu plus compliqué et cetera, le prix et cetera.
Mais justement, nos équipes, elles ont cette compétence qui leur permet demain de leur montrer que bah non, c'est pas si compliqué que ça qu'on leur a mis en entre les mains en relation avec la bonne personne, la bonne personne de confiance sur place parce qu'on a des équipes qui parlent aussi la langue, comme je vous dis, très souvent trilingue, parfois même plus. Voilà, donc tout ça, c'est c'est une question de confiance et cetera. Donc je dis pas que c'est exactement la même chose que de vendre à 50 km de chez soi, mais de fait, en tout cas, de ramener un niveau de risque qui soit acceptable pour l'entreprise.
Là, il faut vraiment regarder au cas par cas et je suis vraiment tout à fait à votre disposition. Euh, pour répondre à monsieur le député. Euh, heureusement qu'il y a eu des bons résultats parce que si on avait eu des mauvais résultats, je pense que la question aurait été peut-être encore euh voilà, ça aurait été peut-être différente, je sais pas, aurait été la même.
Non, simplement euh euh moi j'en ai interrogé, alors j'en ai interrogé euh 10, 15, 20, je les ai pas tous interrogés, je je suis allé aux États-Unis, je suis allé à Douai, j'aurais dit vraiment que qu'est-ce qu'on pensait de la France très honnêtement, il y a pas de caméra, pas de presse et cetera. Et ils me disent un, euh vous avez des gens bien formés, ils me le disent. Alors, est-ce que c'est vrai partout, dans tous les secteurs, tout le temps, en ?
J'en sais rien. En tout cas, ce qui est certain, c'est que c'est vrai dans la tech, c'est vrai dans l'IA, c'est vrai dans l'industrie. Euh, les gens que j'ai rencontrés n'avaient pas d'intérêt particulier à me dire que tout va bien.
Euh, ils me l'ont dit. Et en gros, je vous dis euh la patronne de Marché de Rungis, la directrice générale qui était l'ancienne patronne directrice générale ou présidente, d'ailleurs je sais plus, de Confindustria qui est l'équivalent du MEDEF italien et qui me dit "On a trouvé les bonnes personnes à Fos-sur-Mer ou en tout cas dans le dans dans le périmètre." Donc donc donc c'est qu'il se passe quelque chose.
Si elle a si ça n'avait pas été vrai, probablement qu'elle m'aurait dit "On a du mal à trouver, c'est un problème, on a investi maintenant." Vous voyez je je je vous dis très honnêtement. Donc euh ça c'est ça c'est le 2e élément.
Ce qu'ils nous disent des gens bien formés, des systèmes intégrés, je vous dis des infrastructures de transport et de logistique, des autoroutes, des infrastructures aéroportuaires, des infrastructures portuaires, ça ça tourne, ça marche, ils arrivent à le faire, et une énergie qu'ils pressentent, mais c'est l'autorité en tout cas c'est la souveraineté de de la représentation nationale, qu'ils qu'ils présentent comme étant stable parce que euh parce que ils pensent que le programme nucléaire, et moi je moi je me pense que c'est une bonne chose, euh et bien il va continuer, il va se pérenniser, il va se pérenniser dans le temps. Donc ils font ce pari-là. Et je pense qu'ils ont raison de le faire.
Alors, oui l'électricité, ça reste une des moins chères d'Europe, sinon la sinon la moins chère d'Europe. Est-ce qu'elle est plus élevée que avant la crise de l'Ucra de l'invasion de ? Oui, c'est vrai.
Mais on avait déjà à l'époque l'électricité la moins chère d'Europe et encore plus basse que ce qu'elle est aujourd'hui. Euh est-ce qu'elle est ? Est-ce qu'elle est ?
Est-ce qu'elle est ? Est-ce qu'elle est ? La réponse est oui et oui ça c'est un atout très fort.
Et sinon on n'aurait pas eu tous ces investissements dans dans dans les data centers, dans l'IA, dont je rappelle aussi que elle va être généro génératrice aussi de d'entreprises qui vont s'installer avec des campus avec des campus de formation, des entreprises et cetera. Donc je je pense honnêtement qu'il faut probablement pas s'en plaindre. Euh après euh après voilà, je je je je dis pas que tout va bien, je dis pas qu'il y a pas des histoires de il y a pas des des des des situations où c'est plus difficile parce que parce que c'est dans un secteur qui souffre, parce que c'est je sais que ça existe.
Je je tenais discours général du Siri il y a il y a 6 ou 8 ans maintenant. Il y a 8 ans. Donc je j'ai mais mais je suis mais je suis heureux de voir dans les fonctions que j'ai l'honneur d'occuper aujourd'hui qu'il y a aussi des voire beaucoup, même certainement beaucoup, des entreprises qui vont bien.
Oui je au Siri on faisait 70 dossiers par an, les plus gros, les plus importants, ceux que vous connaissez, ceux qui sont doute qui ont été cités. Euh peut-être un peu moins d'ailleurs maintenant maintenant. Euh nous nous on a 11000 entreprises euh qu'on sert tous les tous les jours euh et qui par définition vont bien ou ou souhaitent aller mieux ou bien. parlementaire en français ou sur les deux Est-ce que j'ai temps de répondre à ?
Je Moi mon Il faut trouver un juste équilibre. Je peux pas vous dire que plus on renforce et plus ça va améliorer l'attractivité. C'est forcément il y a un moment donné où où c'est un peu orthogonal.
Non non mais je je je je je je En revanche, je pense que ça pose la question mais je sais que j'étais auditionné par d'autres de vos collègues qui travaillent sur ces questions notamment par euh enfin bref par vos par vos collègues et et et ce que je dis c'est qu'à mon avis ça pose la question de la de la souveraineté. Je pense que c'est pas totalement orthogonal mais je fais juste faire attention notamment sur les projets greenfield, je sais qu'il y avait des des des idées de pouvoir renforcer le contrôle en tout cas de créer un contrôle supplémentaire sur les projets greenfield. Moi ce que je vous dis c'est qu'on a beaucoup de projets greenfield, ça irait pas forcément dans un dans un dans un bon sens de de notre point de vue.
Là je vous place d'un point de vue technique mais on pourrait en parler dans une autre enceinte. Merci monsieur le directeur général. Monsieur Buchou.
Merci monsieur le président, monsieur le directeur général. En 2025, Business France a accompagné 11120 PME et ETI françaises à s'exporter à l'étranger, à l'international. Grâce au plan d'investissement France 2030, vous indiquez vouloir intensifier la croissance et atteindre les 200000 entreprises qui sont capables de commercialiser un produit à l'étranger. [grognement] Alors moi je [raclement de gorge] souhaiterais vous interroger sur les aides destinées aux petites entreprises qui va peut-être rejoindre un peu la question de ma collègue Danielle Brûlebois.
En effet le mois dernier lors d'une réunion en marge du de l'Africa Forward à à Nairobi euh avec Business France, avec BPI France, avec les réseaux consulaires, nous avons constaté que les dispositifs d'aide profitent principalement aux grandes et aux très grandes entreprises. Pourtant ce sont souvent les petites structures qui en ont le plus besoin pour soutenir leur développement. De plus, nombre d'entre elles nous ont dit qu'elles ne sont pas suffisamment informées des aides existantes ni des conditions pour en bénéficier ce qui limite considérablement leur accès à ces dispositifs.
Vous venez de prendre vos fonctions monsieur le directeur général et je vous en félicite. Je vous en félicite. J'aimerais donc vous demander ce que vous avez prévu de faire à ce sujet si vous prévoyez d'élargir le panel des entreprises à aider.
Je vous remercie. Merci monsieur Buchou. Monsieur Lardit.
Merci euh bonjour. J'aurais une une question assez précise de revenir sur la question des data center et sur la problématique de leur financement en fait. Euh on constate que aujourd'hui euh le discours sur la souveraineté euh numérique est bien présent dans notre pays et heureusement.
Ce qu'on constate par contre d'autre part, c'est que euh effectivement on va et on construit des centres de données sur le territoire national mais en revanche effectivement aujourd'hui sont encore majoritairement des entreprises américaines qui les construisent et ces entreprises américaines comme nous le savons tous et sont soumises à des lois extraterritoriales qui font que sur simple demande d'une agence américaine, ils sont obligés de transmettre les données qu'ils hébergent à l'intérieur de leur data center. Donc ça ça pose quand même un vrai problème sur la souveraineté. Quelle est la raison pour laquelle on arrive pas aujourd'hui à financer sur fonds européens des data ?
Est-ce que c'est euh l'incapacité face aux aux aux aux sommes qui sont en jeu puisque je rappelle que des tout petits data center ça coûte 50 millions d'euros mais que les gros valent aujourd'hui enfin coûte entre 1 et 5 milliards d'euros. Quelle est la raison pour laquelle aujourd'hui on est incapable de financer sur fonds européens euh des centres de ? Merci.
Monsieur Roland. Merci monsieur le président, monsieur le directeur général, c'est une question qui se rapproche de certaines qui ont déjà été posées. Les PME représentent 34 % du chiffre d'affaires des entreprises de notre pays or s'agissant de l'export, leur part est de 12 % seulement.
Euh pour vous, quels sont les obstacles structurels qui persistent à ce que la part des PME à l'instar de ce qui se passe en Allemagne est euh soit soit plus importante s'agissant de ? Merci euh Monsieur Roland et Monsieur Jourdan pour terminer le tour des questions. Et je vous laisserai conclure après avoir répondu à ces quatre questions.
Monsieur le président, Monsieur le directeur général, dans mon département de l'Aude, la viticulture n'est pas une activité comme les autres. Elle structure nos paysages, nos villages et des milliers d'emplois. Or, la filière est prise actuellement en étau entre la déconsommation intérieure, la baisse tendancielle des volumes et une concurrence internationale toujours plus agressive.
En 2025, les exportations françaises de vin ont reculé à 10,5 milliards d'euros avec une baisse des volumes de l'ordre de 3 %. Pour nos vignerons, l'export n'est donc plus un relais facultatif, mais une condition de survie. Nous souhaiterions donc savoir si vous entendez proposer des mesures concrètes afin de contribuer au redressement des exportations viticoles françaises.
Je vous remercie. Merci Monsieur le député. Monsieur le directeur général.
Merci euh de toutes ces questions. Sur la question de euh de de comment on va faire pour élargir la base d'exportateurs. Alors, en fait, euh je le dis d'abord, toutes les entreprises n'ont pas vocation à exporter ou à aller à l'international, structurellement.
C'est c'est parce que parce que leur marché euh c'est un marché ici, ça peut être des distributeurs, enfin pour plein pour plein de raisons. Donc, y compris sur des entreprises de taille un peu plus substancielle. Euh et et comme je le dis aussi, on va passer d'une logique d'une du nombre global d'exportateurs.
Je vous dis, on était on était quasiment à 150000 exportateurs. On avait à l'époque un objectif de 200000 exportateurs. Euh on on met on n'abandonne pas totalement, mais on met un peu de côté cet objectif pour aller vers une logique d'impact.
Ça veut dire ? Ça veut dire que les 2 milliards 5, plutôt entre 2 milliards 5 et 3 milliards d'impact, ce qu'on pense que nous générons grâce à la subvention publique que vous votez euh que vous votez tous les ans que vous adoptez tous les ans dans cette dans cette enceinte, euh et bien permet de générer. Est-ce que ce 3 milliards demain fait fait 3 milliards 5, fait 4 milliards et cetera.
C'est en tout cas c'est c'est la c'est la c'est la question qui se pose et c'est l'ambition que que je souhaite porter. Euh et plus globalement, euh tous les dispositifs de soutien à l'export, d'accompagnement tout genre, parce que nous on fait de l'accompagnement humain d'une certaine façon, euh doivent tendre vers euh ce ce que notre volume brut d'exportation de 600 milliards soit demain 650 milliards, soit demain soit d'après-demain 700 milliards. Donc c'est très important.
Nous on a identifié pour répondre à la question, euh euh une cible, encore une fois, on est pas 100 100 1000 1000 entités près, mais à peu près de 20000 euh de 20000 euh de 20000 entreprises, on en sert actuellement 11000. Et je pense qu'il y en a 20000 20000 qui pourraient effectivement mais je qui pourraient faire l'objet d'un accompagnement. Je rajoute dans le Je rajoute le fait que lors dans les 11000 que nous avons, il y en a certaines qui sont déjà sur certaines géographies, qui exportent, qui ont donc l'habitude, qui savent le risque que ça représente, qui savent euh les risques qu'ils prennent et cetera.
Et on pourrait les amener sur d'autres géographies, des géographies voi- voisines, sur d'autres géographies et cetera. Donc il y a aussi celles qui exportent plus. C'est aussi ça qu'on souhaite faire.
Donc mettre un peu plus l'accent sur là-dessus. Sur la question des data centers et sur la question de de la souveraineté. Euh mais évidemment, vous avez un peu déjà répondu dans dans votre qui dans votre question, mais mais Mais non non, bien sûr sur Non, mais ce que ce ce qui est sûr, c'est que c'est que euh pourquoi le pourquoi l'Europe finance ?
Enfin, en fait, c'est il faut il faut des fonds propres. L'Europe L'Europe peut aider à la subvention, il y a des programmes et cetera, même même l'État enfin enfin même les régions peuvent aider à la subvention et cetera. Alors il y a des questions de volume parce que les on se parle d'investissements qui qui excèdent très très largement les dizaines de millions, voire la centaine de millions.
Donc on est vraiment sur d'autres ordres de grandeur. Euh mais on a besoin qu'à un moment donné de capital et cette prise de risque et et et et et c'est et c'est pas totalement sûr que ce soit le rôle des institutions européennes d'aller mettre dans le capital c'est vrai. Je dis pas que c'est impossible, je dis que c'est cette cette difficulté à laquelle on est liée.
Euh euh mais vous avez vous avez raison, il faut faire attention. Alors je connais pas le les la législation précise qui s'applique aux aux aux éléments extraterritoriaux des États-Unis des États-Unis des États-Unis et vous avez raison, il faut faire attention. Normalement, on a plutôt un programme investissement étranger en France qui est plutôt plus protecteur en France qu'ailleurs en Europe.
Alors il est un peu différent aux États-Unis, euh c'est vrai aussi. Aux États-Unis, il peut être il peut être assez il peut être assez dur, il peut y avoir quasiment des personnes imposées au conseil d'administration, il peut y avoir des ce genre de choses. Euh mais voilà, on est plutôt protecteur.
Je je pense que à mon avis, le débat il doit être doit être sur de de de définir ce qui est souverain et ce qui ne l'est pas. Euh parce que parce que voilà, et je pense que c'est ça qui doit être l'objet du débat. Et ce qui doit être souverain doit être soumis à contrôle et et et le cas échéant à obligation, comme c'est déjà le cas actuellement.
Euh mais il faut il faut il faut une fois qu'on s'est mis d'accord là-dessus, il faut pas non plus surinterpréter l'investissement étranger en France. Sur sur de mémoire, les je crois les 300 demandes d'investissement étranger en France, je veux pas vous dire de bêtises, surtout dans cette enceinte, il y en a plus de la moitié qui sont normalement pas soumis à à IEF, mais qui sont quand même faits parce que parce que les gens ont envie d'avoir un tampon supplémentaire de Bercy et cetera. Donc vous voyez, faut pas non plus surinterpréter non plus le le sujet.
Euh voilà, je pense qu'il faut se mettre d'accord et si ça doit évoluer, c'est vous qui êtes souverain pour le pour le définir. Euh mais mais voilà, je pense que la la question de la souveraineté elle est clé. Et qu'est-ce qui est ?
La défense évidemment, le nucléaire évidemment. Euh et après il y a les autres fonctions les autres fonctions. Donc donc voilà, pourquoi c'est difficile et encore une fois pour répondre à la question, pourquoi c'est ?
C'est parce qu'on a besoin de beaucoup de fonds propres, beaucoup de fonds propres longs et que et que en fait ni l'Europe ni l'État ne savent faire ces montants-là en force sur le capital quoi. Donc donc voilà. Pour répondre à la question du viticole, on en fait déjà.
Moi je suis très favorable à ce qu'on à ce qu'on regarde effectivement de votre département, de votre région ce qu'on peut faire ce qu'on peut faire de plus. On fait des wine tasting, on est présent sur des salons. On est présent euh et c'est important, on est présent sur des salons en Asie, partout ailleurs dans le monde.
Donc donc c'est ça. Et par ailleurs, parce que ça reboucle avec une autre question à laquelle je n'ai je n'ai répondu qu'imparfaitement, euh euh comment on fait pour aider plus les petits que les ? Je crois que c'était un peu ça le le sens le sens de la question.
Euh et comment on fait pour communiquer ? CF le les les rencontres qui ont été faites à Nairobi à l'occasion du du sommet Africa Forward qui était très puissant. Enfin je veux dire c'est ça ça a vraiment ça a été quand même une réussite de la France dans cette dans cette partie du continent africain.
Euh euh D'abord on adapte évidemment nos tarifs euh euh et puis en fait lorsqu'il y a un primo-exportateur et cetera, on voilà, on on est plutôt plutôt bien-disant, le mieux-disant possible dans ce qu'on va vendre comme prestation, dans l'accompagnement qu'on va faire et cetera. Donc évidemment, on va s'adapter, ça c'est le 1er point. 2e point, c'est que nous on a 25000 entreprises différentes les 3 dernières années.
Est-ce que demain ce 25000 peut être ? C'est une question de rencontre, question d'identification, question de remonter. Il y avait Donc moi je suis tout à fait favorable à ce que s'il y a des entreprises que vous avez identifiées et qui n'ont pas été contactées identifiées et cetera, on puisse on puisse le faire.
Et pour la question du viticole, encore une fois, je suis favorable à ce qu'on regarde ce qu'on peut faire. Il y en a déjà qui le font, il y en a déjà qui sont identifiés, probablement pas tous les vignerons de France parce que parce que parce que voilà, parce que c'est c'est comme ça. Mais évidemment très favorable à ce qu'on fasse Je vous dis, on fait beaucoup pas mal d'opérations sur ce secteur-là parce que c'est l'art de vivre à la française, parce que pour plein de raisons et cetera.
Donc bien sûr. Merci beaucoup monsieur le directeur général. Merci pour à la fois les les réponses que vous avez apportées aux membres de la de la commission.
On a bien noté que les délégations régionales étaient bien évidemment à la disposition des des parlementaires pour traiter les sujets de proximité et locales aussi sur les les les projets qui pouvaient être mis en œuvre et les difficultés éventuellement rencontrées. On a bien noté que vous étiez aussi à la disposition de la commission pour et bien nous irriguer de d'éléments d'appréciation, de chiffres et puis de pouvoir répondre à un certain nombre des enjeux auxquels nous devons répondre et faire face ici dans cette dans cette assemblée. Merci merci beaucoup et on se tient bien évidemment aussi à votre disposition pour et bien vous transmettre l'ensemble des des informations que vous jugeriez utiles et des travaux qui sont qui sont les nôtres.
Merci monsieur le directeur général, cher Louis Margueritte, pour votre présence. Merci mesdames et messieurs les députés. Bien mes chers collègues, nous allons suspendre quelques minutes en attendant le début de l'audition de monsieur Saadé de CMA CGM.
David Margueritte