"80 % des mineurs qui tuent ont entre 0 et 4 ans assisté à des violences intrafamiliales" (M.Dupont)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
puisqu'à San mer, un professeur a été poignardé au-delà du choc, une alerte santé mentale fragilisée, repère brouillé, un rapport à l'autorité de plus en plus conflictuelle chez certains jeunes quand l'école n'est plus un refuge mais un champ de tension. Qu'est-ce que cela dit notre société et vous l'autorité ? Est-elle encore audible aujourd'hui ?
Appelez-nous au 01 80 20 391. Merci Marie Estelle Dupont d'être avec nous dans le studio d'Europein. Est-ce qu'on observe une réelle dégradation de la santé mentale chez les jeunes et quel regard vous portez sur ce fait dramatique hier à Sanarie sur Mer ?
Alors, deux choses. D'abord, je rappelle toujours que le mal et la maladie mentale, ce sont deux catégories qui peuvent euh s'intriquer mais qui ne se recouvrent pas et que on peut pas toujours faire appel à la psychiatrie pour se consoler de l'émergence du mal et que la barbarie ça existe et le but même de toute civilisation, de toute société, c'est précisément que pour éviter que l'espèce s'éteigne du fait de la violence et de l'instinct de mort, on ait des cadres qui permettent à la pulsion de mort de se sublimer. De toute évidence, malgré tous les progrès technologiques dont nous pensons qu'ils vont nous sauver du mal, et bien ça n'est pas le cas.
Et on a peut-être jeté le bébé avec l'eau du bain, le bébé du symbolique, le bébé du cadre, le bébé du spirituel, le bébé de l'autorité. L'autre chose aussi, c'est que moi, il y a 5 ans pendant la crise sanitaire, j'avais j'avais écrit justement dans le Figaro que on aurait des jeunes d'une part très violents et d'autre part très déprimés. Et aujourd'hui euh on constate que c'est le cas.
Pourquoi ? Pas parce que je lis dans le mar de café. Parce que les observations cliniques depuis 30 ans en pédopsychiatrie montrent bien que la dégradation de ce qu'on appelle les enveloppes psychiques, c'est-à-dire la capacité à élaborer ses ses émotions et ses pulsions, s'appauvrissent de plus en plus, c'est que on a des passages à l'acte de plus en plus violents, de plus en plus tôt dans tous les milieux sociaux et sans motif.
C'est-à-dire que il y a 30 ans, la délinquence c'était du vol de mobylette. C'était allez je crache devant un policier pour le provoquer. Marie Estelle du pont sur un repas. quelque part une recherche d'une figure d'autorité qui n'était peut-être pas assez là à la maison, mais en tout cas, il y avait euh il y avait des des motif.
Aujourd'hui, il y a quelque chose de complètement gratuit qui nous sidère tous chez chez des mineurs très jeunes. Alors, on s'est penché sur cette ultra violence des mineurs. Maurice Berger le décrit très bien dans son rapport sur la violence en France. 80 % des mineurs ultraviolents, c'est-à-dire des mineurs qui tuent, hein, pas des mineurs des des mineurs qui volent simplement des mobylettes.
Les mineurs qui tuent, qui ramollissent comme ils le disent une vieille dame parce qu'elle était sur leur passage et que ça les gênait. euh qui poignardent sont des mineurs qui entre l'âge de 0 et 4 ans ont 80 % c'est énorme ont assisté à de la violence intrafamiliale. Et donc à un âge où ils n'avaient pas le langage pour élaborer ce qu'il voyait et pour prendre de la distance, il y a des images qui se sont imprimées dans leur cerveau et qui se sont dissociées de la pensée.
Et ces images vont agir comme des sortes de de petits de petites archipel qui vont revenir en pilotage automatique et conduire plus tard le jeûne quand la puberté a fait son travail et que il a une force musculaire pour passer à l'acte à la moindre frustration sans motif à jeter quelqu'un par la fenêtre ou à le poignarder. Je vous écoute Christ. Oui, j'ai une question à vous poser.
Est-ce que par exemple dans ce panel vous prenez aussi en compte les jeunes qui ont une violence envers eux-mêmes ? Ensuite, on prendra Anaïs qui nous appelle de la drome. C'est-à-dire que est-ce que ces jeunes aussi qui se scarifient, qui sautent de la fenêtre, qui se suicide, qui se pendent, c'est horrible.
Mais ça aussi, ça fait de la partie de de la réalité, on le voit dans l'actualité. Est-ce que eux aussi ils font partie de ceux qui ont vu entre 0 et 4 ans de la violence train familial ? Alors euh vous voyez, on disait que pendant le confinement, il y avait eu 299 % d'augmentation des gestes suicidaires, des intentions suicidaires et des suicides chez les moins de 15 ans.
C'est c'est moins de 15 ans, on est quasiment encore un enfant. Un enfant. Euh donc euh c'est des jeunes qui sont euh dans un environnement euh et c'est là que je remets toujours la responsabilité sur les adultes.
Ils sont manifestement dans un environnement collectif ou privé qui ne répond pas aux besoins développementaux de l'enfant. Et l'immense erreur qu'on a fait pendant le Covid et dont on paye aujourd'hui le prix en terme de santé mentale, c'est qu'on a cru qu'on allait pouvoir appliquer les mêmes mesures à des adultes et à des jeunes qui étaient en train de construire leurs compétences sociales. Donc ces jeunes qui se sont désocialisés, qui ont perdu leur empathie ont aussi été incités à plus de violence.
C'est pour ça qu'aujourd'hui la violence explose. Donc on a beaucoup de facteurs mais depuis 40 ans, la destruction de l'autorité et des cadres a évidemment favorisé le passage le passage à l' puisque il y a aussi une impunité qui est un encouragement. Alors on va écouter.
On a beaucoup de questions à vous poser. Gabriel Clusel, Éric Tner veulent aussi vous poser des questions. Bonjour Anaï, vous nous appelle la drome et vous êtes une ancienne éducatrice et professeur au lycée.
Oui, bonjour. Merci. Euh déjà, merci de prendre mon témoignage.
Je tiens tout d'abord à m'exprimer euh et surtout exprimer tout mon sentier à ma collègue et sa famille. Je m'excuse, je suis un peu malade. Euh donc moi, j'ai fait 9 ans dans l'éducation spécialisée.
J'ai travaillé d'abord à la protection gestire de la jeunesse, puis j'ai fini l'aide sociale à l'enfance et depuis du coup 9 ans également, je suis professeur euh notamment avec des secondes. Donc là, il s'agit d'un élève de 3e. En fait, je pense que pour moi cet acte, c'est le reflet de l'État de notre jeunesse en corrélation avec l'état de l'éducation nationale, du système de santé et surtout des services de psychiatrie de la police et de la justice.
Ça fait 20 ans depuis la RGPP qu'on réduit les dépenses de l'État, qu'on qu'on remplace pas un départ à la retraite sur deux, qu'on privatise et qu'on délègue. À la fin de mon parcours à l'aide sociale à l'enfance, on faisait des délégations de services publics à des services de techniciens dans l'intervention sociale et familiale à qui on passé des commandes et nous les éducateurs, on était des petits chefs et du coup on déshumanisait complètement le service public et ça construit du coup un système à deux vitesses ou bien sûr les plus aisés comme vous comme moi hein parce que du coup moi je fais partie je pense des plus aisés ben on peut accéder à des bons services de santé pour nos enfants. Moi, j'ai trois garçons de 2 ans, 7 ans et 11 ans et quand il faut que je les fasse soigner, ben je fais des choix des fois dans le privé.
Euh donc des services de santé au délai correct, à une éducation de qualité. Ici, nous dans la drôme, c'est 18 mois à 2 ans d'attente pour une place en CMP. H il y a qu'une trentaine de lit en pédiatrie en psychiatrie.
On marque une pause. On est obligé de marquer une pause. Très intéressant votre témoignage.
Ancienne éducatrice professeur au lycée. Vous dites que c'est un mélange entre cette déshumanisation du service public, cette jeunesse en souffrance, cette éducation nationale en souffrance. Marie Estelle Dupont vous répond dans un instant.
Marie Estelle Dupon qui est avec nous dans le studio d'Europain. Psychologue clinicienne pour analyser ce fait dramatique à Sanarmer. Et vous aussi réagissez au 01 80 20 39 21.
Numéro non sur taxé 12h42. Vous écoutez Christine Kelly sur Europe. Europein Christine Kelly 12h45 sur Europein.
Vous écoutez Christine Kelly et vous de 11h30 à 13h [musique] chaque jour sur Europein. Vous réagissez au 01 80 391 nous revenons sur cette professeur poignardé [musique] à sonaris sur mer avec cette question les professeurs victimes de la santé mentale [musique] des ados. On en débat avec votre invité chère Christine Marie Estelle Dupont, psychologue clinicienne et présentatrice de l'émission ici sur Europain.
Et si on en parler chaque jour de 15h à 16h avec Romain des arbres. Oui, je donne la parole à Naïs dans un instant puis à à Marie Estelle Dupont. On a appris là ce matin à l'instant que le collégien de 14 ans reconnaît en garde à vue avoir prémédité son geste a annoncé le procureur.
Anaïs, il y a comment dirais-je ? Marie Estelle Dupont veut répondre justement à ce que vous avez souligné, c'est-à-dire à la fois ce mélange de de de déclin entre l'éducation nationale, la jeunesse, la déshumanisation du service public. Marie Estel Dupont vous répond en direct Europe.
Ce que vous soulignez, c'est essentiel et je vous remercie de le faire Anaïs parce qu'en fait ce qui s'est passé c'est que on a euh mal alloué l'argent. On a continué à prélever beaucoup d'argent euh aux Français, sauf que nos impôts, euh sans nous demander notre consentement non plus été alloués euh aux policiers, aux enseignants, aux psychiatres. On a que 35 professeurs de pédopsychiatrie en France.
Euh, il y a des bassins, il y a des des des endroits dans le pays où il y a euh sep lits de pédopsychiatrie pour des bassins de population de 400000 habitants. Enfin, c'est une honte absolue. Donc quand les ados se présentent avec des idées suicidaires, on les renvoie chez eux euh avec des médicaments pas forcément adaptés à leur corpulence et ça fait des catastrophes.
Euh donc en fait, on a retiré cette force vive euh au nom d'une gestion extrêmement comptable, bureaucratique et administrative. et et évidemment que ça a tout déshumanisé, ça décourage les soignants et les enseignants. Et puis surtout ça fait que nous quand on nous amène les enfants, on nous les amène beaucoup trop tard même en libéral, on a 6 mois d'attente.
Donc quand c'est la première émergence d'idée suicidaire, on peut très vite aider un adolescent parce que ils sont ils sont assez flexibles et il y a des un moyen de leur redonner une espérance. Voilà. Mais quand ça fait déjà des mois et des mois qu'ils se scarifient, des mois et des mois qu'ils ont des idées très agressives et qui vont donc aller se renforcer dans leurs obsessions sur les réseaux sociaux et avec les algorithmes être enfermés dans des boucles cognitives où ils vont voir des contenus qui vont les inciter à tuer, qui vont abolir la différence entre le virtuel et la réalité.
Évidemment, on se retrouit avec des situations irrécupérables. Et au premier pas des pensées suicidaires, que faire ? au premier pas des pensées suicidaires, il faut euh et surtout pas essayer de rationaliser.
Il faut pas dire "Mais non, euh la vie vaut la peine d'être vécu" puisque dans cet instant-là, l'adolescent éprouve et exprime le contraire. D'abord, remerciez-le parce qu'un ados qui vous fait assez confiance pour vous en parler, c'est déjà une énorme porte ouverte et ensuite, il faut le prendre au sérieux. Donc, il faut aller parler de ses angoisses, parler de son mal-être.
Ce sera pas forcément avec un psi. Le premier adulte de confiance, c'est peut-être son prof de danse, son prof de piano. Donc, il faut trouver l'adulte de confiance.
Euh et puis euh je crois aussi que quand on a euh arrêté de de verticaliser les relations entre les adultes et les enfants, on a cessé d'être des exemples pour eux. Les profs sont pas des animateurs et les parents sont pas des copains et l'autorité ça rassure. L'autorité se rassure.
Anaïs, merci beaucoup de nous avoir appelé de la drôme et d'avoir partagé votre témoignage en tant qu'ancienne éducatrice et professeur au lycée. Marie Estelle Dupont vous a répondu en direct sur Europain. On aura Iris qui nous appelle de Paris dans un instant.
D'abord Gabriel Clusel, ensuite Eric Tegner. Écoutez, je je reviens peut-être à l'affaire de de Sanari, à ce type d'affaire parce que j'ai pas d'éléments particuliers sur cette affaire, mais il me semble quand même que c'était des faits dont on n'entendait pas parler autrefois ou pas cette fréquence là. Je pense que tous les Français se se disent cela.
Et ce qui me frappe, c'est qu'on a quand même eu derrière nous des dizaines d'années d'éducation bienveillante, positive, avec des injonctions faites aux parents, nous expliquant que les gens étaient trop durs avec leurs enfants. Moi, j'ai l'impression quand même que c'est un peu le processus de décivilisation inverse à celui développé par Norbert Elia. C'est-à-dire que pas assez d'éducation conduit à la fin à beaucoup de répression.
C'est comme il y a pas eu d'atensure tout petit, on est à se demander si on va pas mettre des adoss en prison parce qu'on a pas d'autre choix. C'est quand même assez terrible. et des port pour voir s' ont pas des couteaux ce qui évidemment ne sert à rien puisque au mois de juin il y a un ados qui a tué une surveillante le jour même où il y avait les gendarmes qui fouillaient les sacs pour voir s'il y avait pas des couteaux he donc la réponse strictement sécuritaire elle marche pas parce que le problème c'est qu'on a effondré la colonne vertébrale interne on a effondré le surmoi collectif alors là dans ce cas-là c'est pas l'éducation bienveillant je pense que c'est l'exemple de la violence c'estàdire quand vos propres parents se tapent dessus se hurlent dessus ne savent pas se réguler en tant qu'enfant vous imitez ce que vous voyez et donc bien évidemment il Et donc il y a il y a aussi ce problème de la violence.
Il y a pas seulement le problème de l'éducation bienveillante. Maintenant faut comprendre que je suis pas pour l'éducation malveillante parce que cends bien ce que dit effectivement Gabriel Cous qui avait effectivement de la violence avant. Qu'est-ce qui s'est rajouté ?
Peut-être que elle parle du Covid qu'est-ce qui s'est ajouté qui fait que là maintenant on devient dans des Je pense que d'abord les parents ont été pris dans des injonctions paradoxales très culpabilisantes. C'est-à-dire qu'à force de leur dire il est interdit d'interdire, on les a on leur a dit faites des enfants sans exercer d'autorité. Mais l'interdit est un dû à l'enfant qui vient au monde.
C'est-à-dire que pour moi euh la violence, l'humiliation comme moi j'en ai vécu, c'est une maltraitance. Mais l'absence de limite, c'est une autre maltraitance. On doit l'interdire à l'enfant.
Donc, il y a des parents qui n'osent plus exercer leur autorité parce qu'ils ont mal compris peut-être peut-être que l'éducation bienveillante était un moment nécessaire de la compréhension de la pédagogie pour sortir de la pédagogie par l'humiliation et par les par les coups de ceinture, mais que il y a des parents qui l'ont mal compris ou qui se sont sentis culpabilisés et complexés de poser des de poser des limites fermes. Enfin, moi j'ai tu trois garçons, pardon, mais c'est pas toujours dans la bienveillance moelleuse, quoi. Il y a des moments où faut que le ton monte un peu.
Bien sûr, sinon [rires] je meurs. Bien sûr, bien sûr. Et eux meurent. et eux meurent après.
Voilà, c'est-à-dire que ils ont besoin non voilà, ils ont besoin d'autorité. On va prendre Iris qui nous appelle de Paris. Elle dit qu'elle a un enfant de 12 ans.
Iris, vous dites que vous avez un enfant de 12 ans 12 ans et vous dites que c'est comme il est dans une école privée, un établissement privé sous contraint, vous dites que ça protège. Oui. Bonjour.
Bonjour Cine et bonjour tout le monde. Merci de me prendre. Oui, effectivement, j'ai je moi je avec le vécu que j'ai avec mon fils, j'ai qu'un seul enfant et euh et effectivement, c'est pas évident un enfant, deux ou trois, je pense que la difficulté est la même.
Et encore et je pense que mon fils, c'est encore plus parce que je ne reporte toute l'attention et et tous les dangers et j'essaie de de de le protéger au maximum, mais c'est pas évident. et j'ai nous avons fait le choix de de le mettre dans une école privée. Au début, nous nous n'étions pas à Paris parce que l'offre n'était pas assez bonne au niveau éducation.
Et je peux vous assurer que dans l'école où il est euh il y a un sas d'entrée donc et les élèves ont une carte euh où il badge, vous savez, il y a quelqu'un à l'entrée qui badge l'entrée et qui badge la sortie. Intéressant. et et euh et euh il y a pas un enfant h euh qui apporte un objet euh contendant, une arme, un couteau ou n'importe quoi.
Et et en fait, ils sont hyper cadrés parce que ils ont des signalements. Euh les signalements les pires, ce sont les signalements pour comportement. Au bout de trois signalements pour comportement, ça peut être tout, hein.
Ça peut être mal parler à un élève, mal parler à un prof, ne pas avoir une une un comportement digne pour vivre. en société, c'est-à-dire maltraiter ses copains. Euh ça c'est du comportement.
Au bout de trois, ils sont convoqués chez le directeur et je peux vous assurer que ils ont ils ont peur. Merci ma chère Iris. Voilà, je ne vous retiens pas très longtemps parce que l'émission on arrive à la fin de l'émission et cet exemple du fait.
Oui, on a bien compris. Voilà. Et je pense que dans le laï euh ça voilà, ils le font pas.
Si l'offre était différente, je l'aurais je l'aurais mis au lake comme j' étais moi quand j'étais petite. Merci Iris, pour votre appel depuis Paris, rappelons quand même qu'il y a eu un jeune garçon qui a poignardé une are dans une école privée. Éric Teer un mot et ensuite le mot de la fin.
Il nous reste que 2 minutes. Le mot de la fin à Marie Estelle Dupot. Rappelons que dans cette affaire de scénarie, on a appris que le jeune garçon de 14 ans avait prémédité son geste et qu'il dit qu'il avait trop de haine pour reprendre ces mots.
Oui, Marie Stelle Dupom, ma question, elle concerne un peu les nouveaux parents, pas les parents qui ont 45 50 ans mais la nouvelle génération parce que quand il y a 10 ans on parlait des jeunes adolescents qui pouvaient poser problèmes, ces jeunes adolescents aujourd'hui sont devenus parents. Est-ce que on n'est pas parce que c'est ma génération une génération qui s'écoute trop, c'est-à-dire qui systématiquement va donner énormément d'importance au petit problème, au petits questionnements et qu'il ne sait plus tout simplement avancer en raison d'une forme aussi de on psychologise absolument tout aujourd'hui. Ah oui, mais ça je le dis, il faut pas il faut pas tout psychiatriser et effectivement oui, bah Christopher Lash avait prédit la la civilisation de Narcisse, hein. on est euh on a du mal à se dépasser vers l'autre parce qu'on a aussi bibronné les les jeunes générations avec un individualisme forçonné et avec un matérialisme forçonné.
Maintenant, je crois aussi que nos jeunes, ils ont besoin, c'est ce que demandait Christine, est-ce qu'il y a pas un autre facteur ? Mais je crois que le facteur, c'est qu'on ne leur parle que de crise, on ne leur offre aucune espérance. On a détruit les symboles, il y a plus de sacré, il a plus, plus de spiritualité.
Je suis d'accord. Dans le matérialisme, il y a pas dans le matérialisme, par exemple, dans le porno, on en parlait hier, il y a pas de choix qu'il y a du sacré. Donc si on méprise le passé, que l'histoire errance, qu'on a rien à apprendre de nos anciens, que de toute façon c'est la crise écologique, la crise économique, la crise géopolitique, la crise sanitaire, la crise institutionnelle, ils ont pas beaucoup de motifs d'espérance pour se mettre debout et donc ils essayent de se d'exister par le négatif et par la destructivité au lieu d'exister par le haut.
Retour à l'identité, retour au sac pour monter l'exigence de l'école, hein. C'est l'instruction qui ferme les prisons, hein. Ouais.
Merci beaucoup Marie Hastelle Dupont d'avoir éclairé cette émission. Yeah.
Stella Dupont