Eric Naulleau : "Combattre le narcotrafic à la régulière c'est impossible"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Frédéric Plequin, est-ce que c'est comme cela que l'on combat le narcotrafic ?
- 5:00RelanceRéponse directe
Frédéric Plequin, vous vous avez entendu ce reportage, on parle beaucoup des narcos, on parle moins des consommateurs, il faut taper dur là aussi.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:00Frédéric PlequinFait
« La drogue d'une manière générale, de toute façon, elle elle sème le chaos partout où elle passe. »
- 15:00Frédéric PlequinFait
« La cocaïne est consommée également dans les milieux populaires. Il est consommé par des travailleurs, il est consommé par des gens qui passent euh on va dire par des marins pêcheurs de fait, par des par des agriculteurs, par des gens qui ont des travaux comme ça qui sont très prenants, très durs physiquement. »
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Punchline 18h 19h Laurence Ferrari sur C News et Europ 18h38 de retour dans Punchline sur News et sur Europain on va évoquer les questions de narcotrafic on est en ligne avec Frédéric Plequin. Bonsoir Frédéric, vous avez écrit un livre avec le commissaire Frédéric La sur l'insécurité stop à la descente aux enfers chez FA. On va en parler dans un instant.
On va juste écouter Laurent Nogèz, notre ministre de l'intérieur. Il était en déplacement aujourd'hui, vous le savez, à Marseille au côté de Gérald Darmanin, le garde des saut pour être présent auprès des magistrats, des enquêteurs qui sont en première ligne dans le combat contre le narcotrafic. Il estime que le dispositif qu'on doit mettre pour lutter contre les narcotraafquants doit être similaire à celui de l'antiterrorisme.
On écoute Laurent Nugèz. Le niveau du narcotrafic, ce qui s'est passé à Marseille nous conduit désormais à considérer que et notamment le le meurtre du frère Damine est un est un crime qui vise à faire peur qui vise un crime qui vise à faire peur et qui vise aussi à atteindre quelque part la République et l'État. C'est quelque chose qui nous interroge, nous interpelle et le dispositif que nous mettons en place, c'est un dispositif qui est tout à fait similaire à ce qu'on a fait en matière de lutte antiterroriste, hein, je veux le redire.
C'est le même dispositif, le même échange d'information avec à partir du 1er janvier la création d'un PNACO qui va voir le jour, l'étatmajor qui est déjà en place et qui fonctionne et puis des dispositifs juridiques qui ont été mis à disposition des services et qui renforcent la lutte contre le narcotrafic. Et c'était ce matin, la réunion de ce matin était l'occasion de faire un point sur ce dispositif. Voilà, pour les ministres qui étaient sur le terrain, Frédéric Plquin, est-ce que c'est comme cela que l'on combat le narcotrafic qui a pris désormais une place quasiment de contre-État dans notre pays ?
Bah là, le défi est immense, hein. Le défi qui est lancé par euh les euh trafiquants de stupéfiants marseillais euh à la République, à l'État, à nous-même, à la société civile, euh aux élus locaux euh est immense. À partir de là, euh la référence au terrorisme, elle est elle est intéressante dans de de plusieurs points de vue.
Elle est intéressante parce qu'effectivement euh cette cet assassinat parce que c'est pas un règlement de compte, c'est vraiment un assassinat destiné à intimider quelqu'un qui parle qui aux yeux des commanditaires de ce crime parle trop et dénonce trop euh la le narcotrafic et ses violences. Donc c'est c'est si vous voulez c'est c'est c'est pas un règlement de compte ça ça relève d'une volonté de terroriser la société, de terroriser l'État et la République comme c'est dit par les ministres. Donc c'est l'analogie, elle est elle est déjà là, mais elle est aussi à un autre niveau.
Le message qui est envoyé euh c'est d'abord un message au service d'enquête. C'est-à-dire que après les attentats de 2015, après la vague terroriste qui a subi la France en 2015, je vous rappelle que l'Élysée à l'époque avait sommé euh tous les services de renseignement dans ce pays de travailler main dans la main et non plus les uns contre les autres et non plus d'être en concurrence permanente pour savoir le premier qui serait le premier qui aurait l'information. et ça a fonctionné.
Ça a accouché d'une superstructure qui qui s'appelle la DGSI, la direction générale de la sécurité intérieure qui s'est substitué aux deux services de renseignement de la police, c'est-à-dire la DST et les renseignements généraux de l'époque. Et ça a porté ces fruits. C'est ça le message et le fait qu'hier était convoqué été convoqué à l'Élyée les responsables des douanes de la gendarmerie et de la police c'est en gros le même message que celui qui avait été qui avait été apporté à peu près 2015 c'est travaillez ensemble arrêtez de vous bagarrer pour savoir lequel lequel saisirait la plus grosse quantité de stupéfiants à la fin de l'année.
C'est plus ça le problème. On est au-delà de cela et vu la manière dont dont aujourd'hui se comportent les trafiquants, notamment à Marseille, il faut il faut passer à des il faut passer à une entente collective, travailler tous main dans la main et pareil le message est également adressé au magistrats. Je rappelle qu'à chaque fois que les magistrats travaillent dans leur coin, que le tribunal, je sais pas, d'Evreux, de Marseille, de Grenoble ne se parle pas, à chaque fois ça crée des trous dans la raquette.
Ça permet à des trafiquants de circuler, de commettre des faits à tel et tel endroit sans qu'il y ait de suivi. Et je je crois que je crois que là l'État a compris que ces trous n'étaient plus acceptables. Frédéric Plquin, vous restez avec nous.
On va juste écouter et vous évoquer Marseille parce que l'émotion c'est la mort de ce frère, le jeune frère d'Amine Kessie, un militant anti antinarcos. Écoutez ce qu'il a dit ce matin, ce sentiment de culpabilité qu'il a puisque c'est son petit frère qui s'est fait assassiner. À travers Medie, c'est tout le monde qu'on a voulu tuer.
À travers Medie, on parle beaucoup, on est le pays qui parle le plus de la liberté d'expression. C'est la liberté d'expression qu'on a voulu tuer à travers Medie. C'est la République qu'on a voulu tester.
À travers MDI, c'est la France qu'on a voulu abattre. Et donc aujourd'hui, on se doit pour miei, pour les autres victimes et surtout pour MDI, on se doit de se lever. Le seul sentiment aujourd'hui qui m'habite, c'est ce sentiment de culpabilité, de pas avoir protégé mon petit frère, de pas avoir été là pour prendre ce qui devait m'arriver à moi et pas à lui.
Aujourd'hui, plus personne ne pourra dire "Je ne savais pas". Plus personne ne pourra dire "Je ne savais pas ce qui se passait. Plus personne ne pourra dire je l'ignorais." Et et donc ce sont les discours place à l'action, faites des choses, mobilisez-vous.
Et juste est mort pour rien et ça il faut le rappeler est mort pour rien et moi mon frère que j'ai mardi je le reverrai plus. Éricolo effectivement il faut saluer son courage et se dire que rien n'arrête aujourd'hui les narcotrafiquant absolument rien. Non mais là les méthodes sont directement héritées des mafias italiennes et cetera.
C'est-à-dire qu'on s'en prend aux proches. C'est vraiment odieux mais au dernier au dernier degré. Et il faut bien se mettre dans la tête, enfin on vérifie tous les jours, que ces gens-là n'ont aucune limite.
Donc en effet, les combattre suppose que nous dépassion certaines limites que nous nous sommes imposés. Je pense qu'à la régulière, on y arrivera pas. Ce sont des gens qui sont trop loin dans le mal.
Ils ont des moyens illimités puis surtout ils ont aucune morale. Donc on est en position de fragilité, de faiblesse. Catherine Oui, il y a il va y avoir un entre l'état de droit et le droit tout court, le droit de défendre les citoyens, ça pose une vraie réadaptation des réactions à ce qui est un crime.
Là, on est en guerre là. Donc, il faut répondre avec des moyens appropriés. C'est et là, c'est vrai qu'avec cette cet assassinat en pleine rue de ce garçon qui n'était pour rien dans le trafic de drogue parce que son frère a pris la parole et moi je le salue parce que on voit que il est protégé aujourd'hui mais c'est un héros.
C'est dans sa ville, c'est quelqu'un du d'un courage fou et quelqu'un qui vient de cette communauté qui et qui est français et qui et qui est heureux qui qui est heureux de l'être et qui parle de la France, de la République. Euh c'est un exemple d'ailleurs à ne pas suivre parce que ça d'ailleurs ça effraye tout le monde de ça effraye ceux qui voudraient c'est c'est ce qui fait peur. Et voilà, c'est et c'est sûr que alors que le le général vient de dire que il peut y avoir des pertes d'enfants, je pense qu'à Marseille le nombre le nombre d'enfants perdus se compte par plusieurs dizaines.
On va retrouver dans un instant Frédéric Plin. J'aimerais juste qu'on écoute le reportage de Jean-Luc Bouge le correspondant de rep parce qu'on parle beaucoup des narcotrafiquants, on parle assez peu des consommateurs et le vrai problème il est là aussi. Est-ce que les consommateurs sont ont conscience qu'ils sont complices de ce narcotrafic en quête à Grenoble où les règlements de compte, vous le savez, sont extrêmement nombreux.
Les consommateurs de drogues se sentent-ils complices des trafics ? La réponse de Noël, fumeuse de cannabis depuis plus de 40 ans est sans équivoque. Compris ?
Absolument pas. Est-ce que vous financez le trafic ? Est-ce que vous pouvez fier, je préfère financer donner un gamin à 50 balles qui au moins va peut-être lui permet de s'acheter une paire de pompe que donner l'état.
Léa 27 ans qui fument tous les soirs en rentrant du travail ne pensent pas autre chose. Aucune notion de culpabilité. La seule notion qu'il y a quand on le fait, c'est la notion de danger.
De se dire qu'on va peut-être se faire attraper par la police alors qu'on fait quelque chose que tout le monde fait. Tout le monde sait. Je trouve ça un peu hypocrite quoi aujourd'hui.
Alors que dans bien d'autres pays qui sont plus avancés et qui sont autour de nous, on soigne avec des substances qui sont appelées des drogues aujourd'hui hein. Que ce soit des psycadéliques ou que ce soit juste bah du cannabis ou de la fume, on soigne des maladies, des tocs de la dépression. Donc ben la France est en retard là-dessus.
Des propos que Camille 36 ans juge inconscient. Beaucoup de ses amis, pourtant parfaitement insérés, fument régulièrement sans se préoccuper une minute des conséquences parfois mortelles du trafic. Comment on fait pour pas se sentir responsable quand on est consommateur de la violence qu'il y a ?
Et qu'est-ce qu' vous disent vos amis ? Ils se sentent pas concernés. On voit pas le lien entre le fait qu'ils injectent de l'argent là-dedans et que ça finit dans la poche de gens qui canardent des gosses.
Verbaliser les consommateurs pour enfin les responsabiliser. L'idée commence donc, semble-t-il à faire son chemin. Extrêmement intéressant ce reportage de Jean-Luc Bouchon.
Vous entendez ? Il ne ils s'en fichent ils s'en fichent les consommateurs mais les les premières personnes qu'on a entendu, c'est pas seulement du cannabis qu'ils ont inalé, ils ont inaler la propagande extrême gauchiste qui qui est là-dedans qui est en effet euh c'est juste c'est juste une question de liberté et cetera. Non, faut leur dire que ils ont le sang de monsieur qui sassis sur les sur les mains.
Ça fait partie du même système. Voilà. Et vraiment ce qu'on a entendu, moi ça me rend dingue vraiment des responsabilités.
Non mais le mépris pour ce qui se passe autour d'eux, les gens qui meurent et même sans parler des gens qui meurent, des gamins qui à 12 ans sont recrutés comme chouff, leur vie est terminé. Enfin, ce sera une vie de délinquence qui se terminera avec une balle dans la tête très très probablement. Enfin, cette irresponsabilité et ce cynisme sont d'époque, j'en suis d'accord, mais sont vraiment écurants.
Frédéric Plin, vous vous avez entendu ce reportage, on parle beaucoup des narcos, on parle moins des consommateurs, il faut taper dur là aussi. Ben écoutez, sans les consommateurs, il y a pas de guerre pour le trafic de stupéfiant puisqu'il y a pas d'argent sans les consommateurs. Il y a pas d'argent qui rentre dans les caisses, il y a plein de banchement d'argent.
Le la drogue d'une manière générale, de toute façon, elle elle sème le chaos partout où elle passe. Mais là, il est clair, ça c'est c'est évident pour tout le monde que la mane financière générée par la cocaïne a hystérisé tous ces trafiquants de stupéfiant dans la mesure où bon avec le haschich déjà, ils avaient emmagasiné un certain nombre de de millions. Alors là, pour le coup euh ça a décuplé euh on va dire le leur leur revenu et c'est pourquoi aujourd'hui on on en arrive à cet assassinat qui il faut le rappeler quand même c'est pas c'est pas un règlement de compte he c'est pas un vous voyez où tu c'est quelqu'un qui a le tort on veut punir celui qui a le tort de parler et quand il parle qu'est-ce qu'il fait ?
Il dénonce le trafic du stupéfiant. Donc effectivement il perturbe le business. Et celui qui a commandité euh qui voulait le tuer lui et qui par défaut a tué son petit frère, euh celui-ci euh n'a qu'une seule idée en tête, c'est de effectivement euh défendre son business, défendre son biftech, défendre ses revenus, défendre sa puissance financière et pas autre chose.
Donc si vous retirez les consommateurs de fait, bah oui, effectivement il y a plus il y a plus de problème. Mais mais le problème c'est que c'est que des consommateurs, il y en a en France beaucoup de plus en plus et que contrairement à ce que il a été suggéré par le président de la République à de jours, malheureusement il y a pas que les bourgeois qui consomment. Aujourd'hui, la cocaïne est consommée également dans les milieux populaires.
Il est consommé par des travailleurs, il est consommé par des gens qui passent euh on va dire par des marins pêcheurs de fait, par des par des agriculteurs, par des gens qui ont des travaux comme ça qui sont très prenants, très durs physiquement. Et ces malheureux croient que la cocaïne va les aider à à aller au bout de leur tâches. Il faut leur dire que c'est du poison, réellement du poison, que la cocaïne elle est elle contient des composants chimiques qu'elle est fabriquée et tournée avec du kérosène et que c'est cela qu'il se mettent l'emmener.
Donc je pense qu'à un moment donné, il faut aussi que l'État communique là-dessus. Je bien sûr, il il manque la partie voilà, il manque la partie santé publique. Dans votre livre que vous avez écrit avec le commissaire Frédéric Lose, vous parlez de ce défi du narcotrafic.
Vous dites qu'il s'est adapté à la mondialisation et en fait qu'il profique de nos failles structurelles. C'est bien ça aujourd'hui ce le trafic il est mondial, il est plus local. Bah la première économie mondialisée finalement c'est celle c'est l'économie souterraine, c'est l'économie illégale parce que l'économie illégale se moque totalement et des règles et des frontières.
Elle quand quand il y a une frontière, elle se elle a les moyens de soudoyer, de d'acheter le passage et cetera. Donc c'est c'est la la l'économie c'est l'économie de la de la drogue. C'est une c'est l'économie la plus ultra libérale qui soit.
C'est-à-dire que en gros dans cet ultralibéralisme on on se permet on négocie pas avec le concurrent, on baisse pas les prix, on assassine le concurrent. Vous voyez ce que je veux dire ? Quand il y a un obstacle, on le dépasse par le sang.
Donc c'est c'est l'ultralibéralisme poussé à son à son comble, on va dire. Et il profite la drogue profite à la fois. Oui, à la fois de des flux commerciaux, donc du commerce tout simplement.
Elle se glisse dans le commerce. C'est pourquoi on ne veut pas arrêter tous les cargos qui arrivent d'Amérique latine ou des Antilles et et les et les vider et les fouillés, c'est totalement impossible. Donc il il profitent des flux financiers générés par l'économie mondialisée, il profitent de l'ouverture des frontières. il profitent de tout cela pour pour acheminer leur marchandise et ensuite effectivement toutes les toutes les failles au niveau au niveau légal et notamment les failles dans les prisons puisqu'il s'avère quand même que euh ces ces individus continuent poursuivre leur business depuis leur cellule de de prison organise et commandit des assassinats depuis leur cellules de prison donc tout toutes nos faiblesses toutes nos failles il les exploite effectivement à fond et ce qui vous vous frappe et ce qui nous frappe aussi Frédéric Plin c'est le rajuniss de ceux qui sont impliqués dans ces trafics de plus en plus jeune 12 11 parfois écoutez il y a 15 ans on a été sur a été on a été surpris il y a une dizaine d'années de voir arriver effectivement sur les sur les terrains de des jeunes de au départ de 16 enfin des mineurs mais mais pas pas aussi jeunes qu'on qu'on les a aujourd'hui.
Et pourquoi est-ce que les trafiquants de stupéfiant les utilisaient ? que il savait que la justice des mineurs était bon beaucoup moins dure que celle qui s'adressait au majeur et qu'il y avait de fortes chances pour que ces mineurs s'ils étaient interpellés, il y ait pas trop de conséquences. Ils reviennent finalement ils reviennent prendre leur leur job dès le lendemain.
Aujourd'hui, il y a un rajonissement encore plus stupéfiant, si j'ose dire, puisque aujourd'hui les trafiquants de stupéfiant recrute comme Cheranon des mineurs isolés étrangers, donc dont personne quasiment ne connaît les noms, qui n'ont strictement aucune référence locale, qui risquent d'être de n'être reconnu par personne dans dans les quartiers où ils travaillent et qui ne connaissent pas les gens qui leur confient le produit, ni les gens qui les qui les recrutent sur les réseaux sociaux parce qu'ils n'ont pas leur nom. Donc ils sont sans danger, sauf pour eux. Et on a ce cas donc à Grenoble euh absolument euh étonnant et d'un jeune officiellement, on sait pas exactement quel âge il, il a entre 12 et 14 ans qui se prend des balles dans le dos alors qu'il travaille pour le compte de ses de ses narcos.
Donc voilà, rajunissement, chion. Oui, c'est c'est euh c'est c'est là que c'est c'est là que leur main d'œuvre aujourd'hui. Éidment et c'est ça que vous décrivez dans le livre insécurité stop à la descente aux enfers Chef Liti Guignant rapidement sur le narcotrafic. aujourd'h men nos sociétés c'est une menace parce que ils ont gangrainé à peu près tous et énormément d'argent et c'est un contrepouvoir comme vous l'avez dit aussi c'est un contrepouvoir face à l'État et l'État doit reprendre la main pour toutes les raisons notamment de corruption et de menace mais c'est aussi un contreemodèle civilisationnel et quand on parle de rajunissement c'est qu'en fait aujourd'hui tout le narcotrafic ne se résume pas à la des mafia mais elle elle a poussé le le elle a poussé le cran un tout petit peu plus loin c'est-à-dire qu'en fait c'est un modèle presque de d'autorité et un modèle de vie, une way of life en fait aujourd'hui pour plein de jeunes face à à l'effondrement de nos institutions, face à l'effondrement d'un projet.
Aujourd'hui, il y a beaucoup de jeunes dans les cités, mais pas que hein, qui se disent en fait pour être pour pour devenir quelqu'un, pour gagner de l'argent, en fait la drogue, la design mafia et même cherchant l'autorité vont rentrer dans ce genre de gang. Et en fait, si on ne capte pas ça, on n' rien capté parce qu'effectivement, ce sont les mêmes qui peuvent aussi devenir terroristes parce qu'en fait c'est face à à l'effondrement de nos institutions, de notre modèle, de nos valeurs, en fait, c'est il y a toute une partie de la jeunesse qui bon gré malgré va chercher d'autres repères et notamment les plus violents notamment dans les narcotrafics et notamment dans ces mafias là. Et puis c'est très présent dans la culture, la musique.
Voilà, c'est très valorisé euh dans une panel couteau, le couteau, complétant, le couteau, le voilà le le trafic et cetera, la violence et le gang. En fait, il y a une un virilisme, c'est le masculinisme façon façon quartier. Et chez les jeunes garçons notamment, ça marche parce qu'en fait des a mafia, c'est une image de l'homme finalement qui est assez cool, assez reconnue et finalement ça c'est quelque chose qu'on doit aussi avoir à l'esprit parce qu'en fait ça touche pas seulement des jeunes mineurs non accompagnés, ça touche en fait une grande partie de notre jeunesse et pourquoi ? parce qu'en fait il ne retrouve pas l'autorité dans les institutions qui sont les nôtres et qui sont celles de nos entièrement d'accord avec votre analyse Frédéric Plequin avec le commissaire Frédéric Lécurité stop à la défense la descente aux enfers aux éditions Fillard merci beaucoup mon cher Frédéric merci Éric Catherine Latitia Ho.
Laurent Nuñez