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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 7 mai 2025 26 min

ArcelorMittal : "Qu'est que le Premier ministre attend pour se saisir de ce dossier ?"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonjour Xavier Bertrand. Bonjour. Bonjour.

Vous avez participé hier à une réunion sur l'avenir d'Arcelor Mital. On le rappelle, plus de 600 emplois sont en jeu dans votre région autour de la table. Donc vous, les élus locaux, le ministre de l'industrie et les organisations syndicales.

Est-ce que vous êtes ressorti rassuré de cette réunion ? Bah, j'ai surtout passé plusieurs messages que je vais passer à nouveau ce matin. La première des choses, qu'est-ce qu'il attend le Premier ministre pour se saisir de ce dossier ?

Il y a 636 postes qui sont supprimés. 636 familles dans lesquelles on se dit que demain il y a plus de boulot et qu' faudra en retrouver un. Il attend quoi ?

Il est capable d'aller à peau régulièrement de l'hôtel Matignon jusqu'à peu. Il doit y avoir 2h30. Je lui dis s'il a besoin que Matignon d'Inker c'est pas plus loin, c'est pas plus longtemps.

Donc qu'est-ce qu'il attend pour réunir une table ronde avec l'ensemble des partenaires pour pouvoir se soucier de la façon dont les 636 personnes vont être traitées ? Marc Ferat, le ministre de l'industrie, c'est pas suffisant. Écoutez, 636, il en faut combien ?

Il en faut 1000. Il en faut 2000 sur le carreau pour qu'il se déplace. Pourquoi c'est pas le ministre de l'industrie qui peut tout régler ?

Il y a des questions de ministre du travail, c'est-à-dire pour savoir comment ils vont être accompagnés pour pouvoir rebondir et retrouver un emploi. Il y a aussi le ministre des territoire. Moi, vous savez, je me suis mobilisé à l'époque sur le dossier Bridgestone pour permettre à chacun de pouvoir retrouver un emploi.

Là, il y a 636 postes supprimés. Qu'est-ce qu'il attend ? Vous vous en appelez au Il est allé il est allé hier à Marseille et Dunker, c'est compliqué pour venir.

Franchement, ça c'est aujourd'hui quelque chose qui me semble essentiel et urgent. On vous sent colère ce matin euh oui parce que qu'est-ce qu'il faut ? Qu'est-ce qu'il faut ?

Et après, on se dit oh il y a de la colère, on va s'occuper de la proportionnelle. Non, 636 personnes, 636 familles et l'obligation parce qu'elle ne concerne pas cette obligation que la région des Haut-Fance, elle concerne aussi la région Grand Est. J'en parle et je le mobilise avec Franck Lerois, le président de la région Grand Est.

C'est une question essentielle pour l'ensemble du pays. C'est au premier ministre de se mobiliser. Bon, l'idée de nationaliser harcelor Mital, proposition de Fabien Roussell qui est maire de la commune du nord de Saintam Saintamant lesau, vous en pensez quoi ?

Alors déjà la première chose, on s'occupe des 636 personnes et ensuite on doit apporter des réponses pour les plus de 15000 personnes qui dans les Haut-Fance Grand Est-ce mais aussi dans la région sud veulent savoir est-ce que demain on continuera à produire de l'acier en France et en Europe ? Je vous le dis, moi je me bats et je vais continuer à me battre pour qu'on garde une production d'acier en France et en Europe. Ça passe par quoi ?

Ça passe par quoi ? Je vais vous répondre. Ça passe tout simplement parce que l'Union européenne doit décider de limiter à 15 % de la demande les importation.

C'est-à-dire que c'est plus open bar l'Europe. Ça fait partie du plan acier. Non non non non.

Les 15 % ça fait pas partie du plan acier. J'en ai parlé avec Stéphane Séjourné pas plus tard que ce weekend. Je pense l'avoir convaincu sur ce point.

Il faut limiter à 15 % les importations qui viennent de partout dans le monde parce que ça permettra de protéger la production et les emplois. Ça c'est le deuxième sujet. Faut faire ce que Donald Trump fait chez lui.

Et écoutez, vous êtes dans un monde où qu'est-ce qui compte ? La réciprocité, c'est pas un gros mot la réciprocité. La réciprocité, c'est même quelque chose de sain.

Il faut que l'Europe et moi je je veux que l'Europe puisse montrer qu'elle est forte et qu'elle est capable de prendre des décisions fortes et fermes. On limite à 15 % y compris. y compris les importations qui vont venir d'Inde dans des proportions importantes dans les années qui viennent à bonne entendeur pour harceler l'orbital également donc au limite à 15 % et ensuite et ensuite il y a un autre aspect qui pour moi est aujourd'hui très important quand il y a ces éléments-l et là c'est l'orbital qu'est-ce que vous faites vous jouez carte sur table vous restez vous investissez ou pas garder toute la production d'acier est-ce que vous avez l'idée de garder bien les haut fourneaux ou de les fermer à terme c'est C'est la raison pour laquelle avec les organisations syndicales, avec les élus, dont Patrice Vergrerque, on veut qu'il y ait tout le monde autour de la table, tout le monde, les ministres concernés, l'Union européenne et également Arcer le Mital et qu'à l'issue de cette réunion, on sache clairement ce que Mital fait comme investissement et quand.

Mais vous répondez pas à la question. Est-ce que le mot nationalisation est un gros mot dans votre bouche ? Vous voulez que je vous dise une chose ?

Si vous ne faites pas la limitation à 15 % des importations, 15 % de la demande, il y a aucune nationalisation qui tiendra la route. Et je vais même plus loin parce que c'est un dossier sur lequel je me bat comme je l'ai fait à l'époque sur le dossier Ascoval et on a sauvé cette usine Ascoval à Saint-Solve à côté de Valencienne. C'est tout simplement que ces questions sont stratégiques.

Si demain on pense qu'on va importer de l'acier de Chine, d'Inde ou des États-Unis, mais on est fou, on sait qu'on va devoir produire davantage demain de char d'avion. les les voitures vont pas non plus être construites en plastique. Attendez, attendez, c'est essentiel, c'est une question de souveraineté et donc on va pas dans les années qui viennent espérer que les autres vont nous vendre de l'acier qui plus est de l'acier vert pour pouvoir justement se se dire bah excusez-moi, on a une production à faire chez nous mais on sait plus faire d'acier.

Et dans ces cas-là, s'il y a une initiative à prendre le moment venu, si Arcormital ne veut pas investir, l'initiative, elle doit être européenne et pas franco-française. Euh, il y a la question de la nationalisation, il y a aussi la question des aides publiques. Comment est-ce qu'on fait pression sur Harcelormital ? plusieurs centaines de millions d'euros d'es public y renoncer he il y a plus efficace c'est l'intervention au niveau européen les cot carbone gratuit les échéances qui sont prévues qui peuvent être avancées il y a un certain nombre d'aquelles je pense qu'on n'a pas besoin aujourd'hui d'en dire trop mais l'important encore une fois pardonnez-moi aujourd'hui la politique n'est pas un monde de bisous nourours.

La politique c'est aussi une question de rapport de force et moi je me bats en tant que président de région, je me bats en tant que responsable politique pour que l'État Marc Feratci est mobilisé pour que l'Europe Stéphane Séjourné doit aussi imposer à l'ensemble de la Commission européenne un changement de politique. Écoutez, ça fait des années que l'Union européenne a mis des bâtons dans les roues de l'industrie. On prend l'industrie automobile, on les assommer avec des contraintes et avec des amendes et après on s'étonne qu'il soit pas en forme.

Vous avez vu l'initiative à la fois de de Renault c'est pas seulement la naïveté et qu'il faut arrêter de penser qu'on doit s'imposer toutes les contraintes en Europe alors que les autres n'ont pas de contraintte et qu'ils envahissent nos marchés. C'est une question d'emploi, c'est une question de souveraineté, c'est une question de force et d'indépendance pour l'Europe et c'est maintenant que ça se joue. Xavier Bertrand, autre dossier à la SNCF grève aux effets limités sur les grandes lignes à en croire le PDG de l'entreprise.

Reste qu'elle cette grève dérange beaucoup les usagers des TER, notamment dans la région que vous présidez, les Haut-De France. Qu'est-ce que vous dites ce matin au gréviste ? Qu'il faut faire évoluer ma loi de 2007.

C'est moi qui ai fait voter à l'époque la loi sur le service minimum qui permet d'ailleurs aujourd'hui de limiter les effets d'une grève qui aurait dû être massive et qui permet aussi de savoir exactement sur quel train on pourra compter. Ça c'est ce qui était fait en 2007. On est 18 ans après.

La loi que j'ai fait voter doit évoluer dans le sens du système italien, dans le sens de la proposition de loi der Marseille qui constitue une très bonne base et qui dit qu'il y a des moments dans la vie de la nation, que ce soit les départs en vacances, que ce soi des ponts qui peuvent s'assimiler des vacances, que ce soi des moments importants, notamment les épreuves du baccalauréat ou alors ça ne sera pas demain qu'on va les connaître à nouveau, jeux Olympiques, coupe du monde qu'il y a des moments où ce droit de grève, il est singulièrement limité. violer, c'est pas le violer ce droit de grève qui constitutionnel tout c'est constitutionnel et la loi précise la constitution prévoit bien que le droit de grève est régi par les lois en vigueur donc c'est à la loi de le faire mais il faut aujourd'hui faire je suis d'autant mieux placé que c'est moi qui l'ai fait voter à l'époque et aujourd'hui une loi n'est pas immuable elle doit forcément évoluer et je vais même plus loin sur cette question du droit de grève c'est que pourquoi aujourd'hui les grévistes décident de faire à ces moments précis parce que avec la loi sur le service minimum et notamment le télétravail pour beaucoup de salariés, elles n'ont plus le même impact en semaine et donc ils font exprès de s'en prendre aux possibilités de loisir des Français, aux possibilités justement de se déplacer au moment important comme notamment les passages de l'épah oui d'accord que ça a de l'impact mais de toute faç oui mais on pense aussi aux usagers la liberté de circulation c'est aussi un principe constitutionnel donc si vous voulez qu'il y ait un équilibre je demande et je souhaite doit être pour ma part que l'on fasse évoluer la loi que j'ai porté à l'époque. À propos de des transports, le patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou qui va partir dans quelques semaines se lâche ces jours-ci.

Faute d'investissement, disait-il hier chez nos confrères de France Inter. Le transport ferroviaire est en voie de popérisation. Il donne à peine 13/ 20 à nos infrastructures ferroviaires.

On rappelle que c'est l'échelon régional notamment qui est en charge des transports régionaux. Vous avez donc une responsabilité dans la dégradation du matériel. Alors, on va remettre les pendules à l'heure.

Moi, je fais chaque année un chèque à la SNCF pour faire circuler les trains. Les infrastructures, c'est qui ? C'est l'État.

C'est l'État. Je suis pas du genre à me planquer derrière mon petit doigt. Quand j'ai des responsabilités, je les assume.

Mais les infrastructures, c'est l'État et c'est normal. C'est SNCF réseau. L'État, il a plus d'argent, hein.

Oui, d'accord. Mais enfin et quoi ? Moi, je François Baou disait avanthier, il faut plus de 100 milliards.

Il faut il faut des dizaines de milliards pour pour ce système de transport à bout de souffle. Il y avait le rail et les autoroutes et les routes pardon. est-il or il y a 100 milliards à trouver dans les qu prochain alors Jeanpierre Farandou qui est quelqu'un de bien qui a fait un un vrai travail à la à la SNCF ça fait des années qu'il le dit sur ce besoin d'investissement d'ailleurs Ellisabeth Borne avait dit elle-même qu'il y avait besoin de cette somme.

La vraie question c'est est-ce que l'État croit encore aux infrastructures de transport ? Si aujourd'hui vous avez une dégradation du transport ferroviaire c'est parce que l'État qui est actionnaire de la SNCF n'a pas fait son boulot d'actionnaire et d'investisseurs depuis des années. Donc les régions ont été obligées de compenser autant qu'elles ont pu le faire.

Mais la vraie responsabilité, c'est celle de l'État. Et j'attends de cette conférence sur le financement des infrastructures qu'elle nous disent clairement si l'État croit encore au service public qui relie les territoires, qui relie les Français entre eux pour que ceux qui habitent en milieu rural soient pas des relégués de 4e zone comme c'est le cas aujourd'hui et que clairement sur ces sujets, on est enfin un état qui prépare l'avenir du pays. C'est ça le boulot, c'est ça la responsabilité des politiques.

L'avenir du pays, c'est le budget hein Xavier Bertrand, vous n'êtes pas Crésus. Pourtant François Baou vous demande à vous collectivité territoriale de faire des efforts. Il y a 40 milliards d'économies à faire hein pour l'année prochaine.

Votre région est prête à consentir à ces efforts ? Mais vous croyez qu'on l'a attendu ? Les collectivités locales des communes jusqu'aux régions n'ont pas le droit de voter un budget en déficit en déséquilibre.

Et on va nous faire la leçon. Cette année quand l'État nous a fait les poches, moi j'ai décidé de voter un budget où il y aura 128 millions d'euros. d'économie sur les dépenses et je le dis, c'est un effort très important.

J'ai j'ai veillé à ce qu'on ne casse pas de politique, notamment chez moi dans ma région, la culture restera protégée, les politiques de la jeunesse resteront protégé et je ne demande pas non plus, je ne fais pas les poches moi des gens de la région, j'ai refusé en revanche d'appliquer un nouvel impôt parce que il y a des régions qui ont dit à l'État vous nous faites les poches, autorisez-nous à prendre un nouvel impôt sur les entreprises. J'ai refusé d'appliquer ce nouvel impôt. Si j'avais accepté cet impôt, qu'est-ce qui serait passé ?

Je n'aurais jamais fait la baisse des dépenses. Il y a aujourd'hui un principe qu'on doit comprendre. L'overdose fiscale, c'est quelque chose qui est très présent.

Le consentement à l'impôt est en train de se déliter. C'est ce qui fonde pourtant le contrat républicain. Et très clairement aujourd'hui, il n'y a que la baisse des dépenses qui peut être entendu par nos concitoyens.

Mais alors si on touche pas aux investissements, on va quand même faire des économies. C'est pas seulement les investissements, c'est qu'il faut toucher au fonctionnement. Monsieur Beirou nous dit, on fait un référendum.

Bah attendez, si son référendum c'est il faut plus ou moins d'impôts, faut plus ou moins de dette, faut plus ou moins de déficit et je connais la réponse, on peut s'en passer dans ces cas-là. Si en revanche dans son référendum, il nous dit "On va mettre en place une règle d'or, l'État ne pourra plus voter à l'avenir de budget en déficit." Là, c'est intéressant.

Là, ça demande du courage. C'est ce que font les collectivités locales depuis longtemps. Et vous me disiez notamment pour les collectivités, moi je vous fais une proposition qui sera une proposition structurante et forte.

Si on veut faire simple et efficace, fusionnons les élus départementaux et régionaux. Vous avez aujourd'hui là, vous mettez le feu partout, hein, Xavier Bertrand avec votre proposition. Et bien, ça c'est l'objet d'un référendum possible.

Alors parce que ce que vous êtes en train de me dire c'est qu'il y a beaucoup de politiques qui ne ciront jamais la branche sur laquelle ils sont assis. Vous avez certainement raison. Alors demandons au français de trancher.

Les élus dans les communes et dans les intercommunalités, communautés de commune, communauté d'agglomération, métropolevol, ce sont les mêmes élus. Pourquoi vous n'auriez pas les mêmes élus, les élus départementaux ? qui sont liés à la population, qui soit à la fois au département et à la région.

Vous avez fait simple, vous avez fait efficace et vous allez avoir des économie. Pourquoi ? Bah la restauration plutôt que les départements achètent pour leur cantine scolaire, plutôt que les régions achètent pour leur cantine scolaire, ça serait le même regroupement.

Vous avez une cité scolaire collège et lycée. Mon dieu, aujourd'hui, pour se mettre d'accord sur le calendrier, sur la nature des travaux, bon courage, vous aurez le même service du personnel, le même service informatique et ça fait l'objet justement d'un texte qui pourrait être soumis au français. Et là, on n pas besoin d'attendre encore ces 2 ans d'immobilisme qu'on nous annonce pour que les choses changent en profondeur.

C'est simple, il y a aussi du bon sens. Ça demande du courage. Moi, je suis convaincu que les Français sont courageux.

Xavier Bertrand est avec nous jusqu'à 9h sur France info 8h46. On laisse passer le fil info. Maurine Suignard, une messe, une prière et puis le début d'un isolement drastique.

Les 133 cardinaux chargés d'él vont s'enfermer cet après-midi dans la chapelle six du Vatican. Sans téléphone portable, sans aucune communication pour ne pas être influencé. Un premier vote aura lieu ce soir.

Le successeur de François doit recueillir au moins 89 voix pour être élu. Le Pakistan tient en ce moment un comité de sécurité nationale. Réunion alors qu'une escalade militaire est en cours avec son voisin indien. 26 morts au Pakistan, 8 en un Inde ces dernières heures.

L'armée indienne a riposté après un attentat meurtrier au Cachemir qu'elle attribue au Pakistan. Londres se dit prête à intervenir pour une désescalade. Encore une journée compliquée pour les voyageurs de la SNCF.

Le trafic des TER est perturbé par la grève dans de nombreuses régions françaises. En Île-de-France, certaines lignes de RER et de Transiliens sont aussi touchées par ce mouvement social. Pour le pont du Imè, la direction assure que 90 % des trains circuleront.

L'agence nationale de sécurité du médicament rappelle plus de 32000 boîtes de lisine au prix. Un médicament contre l'hypertension et l'insuffisance cardiaque. Il y a un défaut d'impression sur les plaquettes qui peut entraîner un surdosage. [Musique] France info le 830 France info Jérôme Chapui.

Salli avec Xavier Bertrand le président et de la région des Haut de France 22 boulangers et pâtisseries ont été contrôlés le 1er mai dernier. La ministre du travail avait dit que que voilà, il fallait changer la loi en vigueur qui interdisait à ces boulangers pâtissiers de de travailler ce 1er mai. Il y a eu des contrôles malgré tout.

Oui, 22 de trop. 22 contrôles de trop. Moi-même, j'ai saisi le préfet des des Haut de France pour demander à ce qu'il n'y ait pas de contrôle.

Pourquoi ? Tout le monde reconnaît que c'est une aberration. Il y a des gens qui veulent travailler.

Il y a des salariés qui en plus ce jour-là voudraient être payés davantage, payer double et et on leur interdit de le faire. Alors, on en prend conscience. Hervé Marseille encore lui au Sénat a déposé une proposition de loi pour que ça change.

N'attendons pas que ça change. Moi, j'aurais dire deux choses. Je voudrais dire aux commerçants qui ont été contrôlés, s'ils sont verbalisés, faites un recours gracieux à propos de cette décision auprès de la ministre et je demande à la ministre d'accepter ce recours gracieux et qu'il n'y ait aucune verbalisation et aucune sanction.

Les 22 en question, s'il n'y en a que 22, vous êtes verbalisé. fait un recours graciaux auprès du ministère et je demande aujourd'hui à la ministre de donner suite à ce recours gracieux et qu'il n'y ait aucune sanction. La loi va changer, c'est aussi une question de bon sens.

Qu'est-ce qu'on attend ? N'attendons pas que l'année prochaine les choses échangaient. Prenez notamment nos fleuristes.

Les fleuristes payent des charges dans leur commerce toute l'année. Ce sont des commerces physiques. C'est le seul jour, il y a une tradition.

Vous avez aussi des des des vendeurs occasionnels qui sont dans la rue et eux le risque qui payent des charges toute l'année sont obligés de fermer. Allons un peu de bon sens en politique, ça ça fait du bien hein. Xavier Bertrand, vous avez été auditionné hier par la commission d'enquête parlementaire sur les violences dans les établissements scolaires, publics et privés à propos euh euh notamment du lycée privé musulman à Veros de Lille dans votre région.

Ce ce lycée qui a perdu son contrat d'association avec l'État après une décision de la préfecture du Nord, mais le tribunal administratif a a décidé de de rétablir ce contrat. Euh hier, vous vous êtes présenté devant les députés ministères a décidé de former appel. Il y a il y a un appel en cours.

Hier devant euh devant cette commission, vous vous êtes présenté, Xavier Bertrand, euh comme un lanceur d'alerte dans ce dossier. Pourquoi ? Tout simplement parce que si à partir de 2017 je ne saisis pas l'éducation nationale pour qu'il regarde précisément ce qui se passe dans ce lycée, si je ne refuse pas de verser le forfait d'externaat qui pourtant est obligatoire, je sais ce que je fais à l'époque, en refusant de voter cette dépense obligatoire, rien n'aurait bougé.

Rien n'aurait bougé. Et c'est vrai qu'il y a eu le préfet du nord George François Leclerc qui a pris ses responsabilités en regardant le dossier et qui à la suite d'un rapport de la chambre régionale des comptes a décidé de mettre un terme à ce contrat d'association. Actuellement la justice est passée.

Xavier Berchan le tribunal administratif a décidé de rétablir le contrat d'association avec le lycée AOS parce qu'après investigation il n'y a aucun manquement grave aux fondamentaux de la République qui a été constaté. Donc logiquement vous vos subventions, vous devrez les rétablir. Vous devez les rétablir.

Plusieurs choses si vous me permettez. La première c'est que moi je respecte l'institution judiciaire. Il y a une décision qui a été rendue en première instance par le tribunal administratif.

Le ministère d'éducation nationale par la voix d'Élisabeth Borne a indiqué qu'elle formait un appel. Tant qu'il n'y aura pas un jugement définitif dans cette affaire, je ne reprendrai pas. Mais à vos yeux, quel est le problème auour madame, je viens de vous le dire à l'instant, un jugement est définitif quand toutes les voies de recours sont utilisées.

Le gouvernement a décidé en motivant son recours de faire. Il a eu raison. Mais c'était aussi lanceur d'alerte.

Quand on lance une alerte, c'est qu'il y a quelque chose de grave. Qu'est-ce qu'il y a de grave dans le cas du lycée Avos ? Je vous invite et j'invite celles et ceux qui nous écoutent ou qui nous regardent à prendre justement le rapport de la chambre régionale des comptes.

Mon vice-président à l'éducation hier a rendu public sur les réseaux exactement ce qui était dit. C'est-à-dire que il y avait un cours sur l'éducation religieuse dans ce lycée où on mettait en avant un ouvrage un ouvrage qui clairement montrait que les femmes ne sont pas légales de l'homme. Pour moi, c'est intolérable.

Pour moi, c'est contraire aux valeurs de la République. Vous avez ensuite une autre question qui avait été révélée par l'ouvrage de Messieur Chenot et Malb Bruneau qui montrait que cet établissement avait bénéficié de financement étrangers. Je n'ai jamais obtenu de réponse à pour savoir s'il y avait eu des contreparties à ces financements d'origine étrangère.

Tout est rapporté par la chambre régionale des comptes. La chambre régionale des comptes. Ce sont des magistrats, des magistrats indépendants qui ont fait un travail sérieux.

Le tribunal administratif a donné sa position. On verra maintenant ce qui sera décidé en appel. Mais c'était aussi intéressant hier parce que j'ai vu aussi deux choses à la fois de la part de l'un des rapporteur et des élus du Front National qui étaient là.

Ce qui montrait une chose, c'est que sur tous ces dossiers, moi je me garde toujours et je refuse et je combat les amalgames entre les islamistes parce que il y a clairement pour moi la main des frères musulmans, l'entrisme derrière ce qui s'est passé à Avoses et puis il y a également ceux qui profitent de la situation clairement la stigmatisation de nos compatriotes musulmans, c'est le Front National et l'instrumentalisation c'est LFI. C'est la raison pour laquelle je combats les dirigeants de ces deux parties extrêmes. Et hier, c'était très clair entre les questions qui m'ont été posées par le Front National et l'attitude du rapporteur et lesfi.

Et maintenant, je vais vous dire une chose, ça serait à refaire. Je referai tout de la même façon parce que si je n'avais pas bougé et lancé l'alerte sur ce dossier, rien n'aurait changé à l'intérieur du lycée et l'État ne se serait pas saisi de ce dossier comme il a fini par s'en saisir. Donc moi qui suis très attaché aux valeurs de la République, ce combat restera juste pour être complet sur ce sujet et après on pense on passe à un autre.

Les magistrats du tribunal administratif ont estimé euh que les faits reprochés n'étaient pas suffisamment démontrés, hein, euh euh ce que vous avez cité, euh qu'il n'y avait pas de caractère contraire aux valeurs de la République du du cours d'éthique musulmane ou l'existence d'un système de financement illicite. Et bien, c'est maintenant l'appel qui dira exactement le droit. Vous savez, le ministère, le ministère de l'éducation nationale a formé un recours, c'est pas n'importe comment.

Et en plus, ils ont mis en place autre chose. Un contrôle a été refusé par l'établissement. Vous trouvez ça pas surprenant ?

Le lycée Veros a été contrôlé 14 fois. Attendez, attendez. Vous ne parlez pas du même contrôle.

Là, c'est un contrôle qui était diligenté par l'éducation nationale. Donc moi, très clairement sur ce sujet-là, je vous le dis, c'est à refaire, je le refais. Et si demain des choses changent parce qu'il y en a des dirigeants, monsieur Lfare qui avait les intérêts privés et qui étaient dans le lycée qui a mis un terme à sa collaboration, c'est aussi parce que je suis intervenu.

Donc clairement, si les choses changent et si chacun respecte la valeur de la République, le combat que je porte, je ne suis pas le seul à porter. Il vaut la peine d'être mené. Xavier Bertrand, demain 8 mai 45, 80e anniversaire euh de la fin de la Seconde Guerre mondiale.

C'est aussi le 80e anniversaire de manifestation indépendantiste en Algérie qui avait été euh sévèrement réprimé par les forces françaises à l'époque. Déplacement demain avec d'ailleurs dès ce soir une délégation de députés et de sénateurs en Algérie dans le cadre d'une visite pour ce pour cet anniversaire des placements d'élus français. Est-ce que c'est une bonne chose à vos yeux ?

Et qui il y a dans sa délégation qui est à l'origine ? Il y a un certain nombre de députés notamment la France insoumise et des écologistes de gauche et de centre hein. Oui.

Enfin France insoumise qui est à la manœuvre. Qu'est-ce qu'ils cherchent eux ? C'est absolument pas à ce qu'on trouve des solutions notamment à ce qui est aujourd'hui véritable conflit entre la France et l'Algérie.

D'ailleurs, si je ne me trompe pas, il y avait hier une proposition de loi, une résolution pour demander la libération de Bolhem Sensal. Qui a voté contre la France insoumise ? Non mais qui a voté contre la France insoumise ?

On parle de quelqu'un d'un écrivain qui symbolise la liberté, la liberté d'expression, qui est aujourd'hui hospitalisé, qui a été condamné. Et quand vous avez un texte qui est déposé à l'Assemblée nationale, l'indignité de la France insoumise les pousse à ne pas voter ce texte. Cette visite ne peut pas être l'occasion précisément de d'évoquer le cas Bolem Sainsal.

À l'origine de la France insoumise qui a refusé de voter pour sa libération ? Certainement pas. Là encore pardon juste on va être précis sur sur la résolution en question.

Ils disent à la France insoumise de pas ne pas avoir voté cette résolution parce qu'il était question aussi de remettre en cause le partenariat de l'Algérie avec la France ou de l'Europe avec l'Algérie parce que donc la liberté n'est pas au-dessus de tout pour eux. Ça m'étonne pas d'eux. Question rapide, réponse rapide.

Il y a tout à l'heure à l'Élysée une rencontre entre le président syrien par intérim Ahmè Alara qui a renversé Bachar Elassad il y a quelques mois et Emmanuel Macron. Est-ce que il faut se féliciter du fait que la France est le premier pays européen à l'accueillir ? J'aurais rencontré ce président Syrien et ceux qui font des reproche à Emmanuel Macron n'ont rien compris à la fonction qui est celle de chef de l'État.

Stupeur et Consternation, précise un Jordan Bardella qui dit que Alchar est avant tout un dijihadiste passé par Daesh et Al-Qaida. On le sait mais la question qui est posée aujourd'hui c'est est-ce qu'il va s'engager à condamner les auteurs des exactions ? Est-ce qu'il va s'engager à protéger notamment les chrétiens, les Druses et les Alaïes ?

Est-ce qu'il va s'engager pour la paix ? Vous savez, je peux pas être suspect de macronisme, hein, c'est le moins qu'on puisse dire depuis toutes ces années. Mais ce qui est vrai, c'est que le président de la République a raison de parler aux uns et aux autres et de chercher aussi des solutions pour faire avancer la paix.

Et vous savez, les premiers qui sont à dire "Ah, il faut pas le recevoir" serait les premiers à dire "La France connaît une perte d'influence." ce serait les premiers, ça serait les mêmes. Ils sont pas à une contradiction prêt.

La seule chose qui compte pour eux, c'est de critiquer en ne voyant pas qu'ils affaiblissent la position de la France. Si demain président syrien ne tient pas les engagements qu'il peut prendre, il sera toujours temps de fermer la porte. Il sera toujours temps de changer de politique.

Mais un grand pays comme la France doit pouvoir parler aux uns et aux autres, surtout s'il s'agit de la paix et de protéger. Monsieur le président de la République, nous vous demandons de retirer sa légion d'honneur à Nicolas Sarkozi dans une lettre ouverte. Plusieurs descendants de titulaires demandent à Emmanuel Macron de retirer la légion d'honneur à à l'ancien président de la République, définitivement condamné, hein, dans l'affaire des écoute, est-ce que Nicolas Sarkozy mérite encore sa légion d'honneur ?

Il a été président de la République, oui ou non ? Bah oui. Voilà, il a eu cette légende d'honneur à ce titre là.

Ils veulent quoi ? l'effacer aussi des tableaux des présidents de la République. Le code de la Légion d'honneur indique que peuvent être exclus de l'ordre les personnes condamnées à une peine d'emprisonnement sans surcis égale ou supérieure à 1 an.

Or Nicolas Sarkozi a écopé de 3 ans de prison dont un enferme pour corruption et trafic d'influence. On zappe donc le code de la Légion d'honneur. Il est écrit quoi ?

Vous venez de le dire à l'instant peuvent. Et est-ce qu'en plus toutes les voies de recours ont été actionné utilisé ? Pas encore.

Définitivement condamné. Je viens de vous le dire. Xavier Bertrand.

Xavier Bertrand a été l'invité de France Info ce matin. [Musique]

ArcelorMittal : "Qu'est que le Premier ministre attend pour se saisir de ce dossier ?" — François Bayrou · Pourquijevote