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Conférence de presseRassemblement National (sur YouTube)· 30 juin 2023 10 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileJusticeInstitutions & élections

Conférence de presse de Jordan Bardella - Rétablir la loi et l'ordre

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:33PrésentateurFait
    « Rarement dans son histoire, la France n'aura été confrontée à une situation aussi préoccupante. »
  • 0:41PrésentateurFait
    « Les émeutes de 2005, qui furent d'une gravité alarmante, apparaissent au fil des soirs comme des versions édulcorées de ce que nous vivons depuis 72 heures. »
  • 0:54PrésentateurFait
    « Incendies, mises à sacs, pillages, lynchages, attaques de commerce, d'écoles, de bâtiments publics, d'établissements bancaires, nous sommes loin d'un hommage ou d'un recueillement post-mortaire. »
  • 1:06PrésentateurFait
    « Face à ces événements qui glacent d'effroi toute la France, le pouvoir en place, qui n'aura jamais su rompre avec les politiques désastreuses, non seulement ne réagit pas, »
  • 1:16PrésentateurFait
    « mais à en juger par l'inertie d'un président plus mélomane que concerné, ne semble même pas en avoir pris la mesure. »
  • 1:56PrésentateurFait
    « Il serait faux de limiter cette haine qui s'exprime de manière violente et criminelle comme une simple défiance à l'égard des forces de police. »
  • 2:09PrésentateurFait
    « Elle est une atteinte à l'État, à la nation et à la France. »
  • 2:20PrésentateurFait
    « C'est dire si la gauche nupesse qui excuse, légitime, encourage ou même incite à la mise à sac du pays, prend une responsabilité face au désordre, aux dommages et aux malheurs humains que leurs agissements provoquent, »
  • 2:37PrésentateurFait
    « Il est tout aussi grave et inacceptable qu'un syndicat de magistrats tente, par un communiqué disons le indécent, de présenter les incendiaires comme des victimes et les actes délinquants comme une révolte qui pourrait être légitime. »
  • 4:14PrésentateurFait
    « Rien n'a été fait, ni le démantèlement des bandes, ni la résorption des ghettos, ni l'arrêt de l'immigration, ni l'imposition d'une réelle démarche d'assimilation, ni l'engagement des responsabilités de chacun. »
  • 4:32PrésentateurFait
    « Imaginez que toutes les destructions de biens publics ne sont jamais l'objet de la moindre constitution de partie civile. »
  • 4:39PrésentateurFait
    « Le contribuable est un payeur indulgent, généreux et inépuisable. »
  • 4:42PrésentateurChiffre
    « Depuis 40 ans, la glissade est ininterrompue. »
  • 4:59PrésentateurPromesse
    « Sécurité dans la rue, discipline dans les écoles, répression des trafics, lutte contre l'islamisme, expulsion des immigrés illégaux. »
  • 6:31PrésentateurPromesse
    « Je pense par exemple à la suspension des aides sociales aux parents de mineurs délinquants, »
  • 6:36PrésentateurPromesse
    « au rétablissement des peines planchées, au désarmement des banlieues par le nettoyage des caves. »
  • 7:05PrésentateurPromesse
    « Il faut arrêter de nourrir le vivier de la crise identitaire en décidant un moratoire immédiat sur l'immigration, »
  • 7:15PrésentateurPromesse
    « Il faut immédiatement expulser les criminels et les émeutiers étrangers »
  • 7:24PrésentateurPromesse
    « Tout étranger participant à un attroupement illégal en vue de commettre des violences doit être expulsé sans délai du territoire de la République française. »
  • 7:32PrésentateurFait
    « Il faut enfin rappeler l'Algérie à son devoir de non-ingérence »

Temps de parole

  • Présentateur99 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:03
Présentateur

Bonjour. Bien, mesdames, messieurs, je vous remercie de votre présence à cette conférence de presse consacrée à la situation d'une grande gravité que connaît notre pays. Rarement dans son histoire, la France n'aura été confrontée à une situation aussi préoccupante. Préoccupante pour sa sécurité intérieure et, disons-le aussi, pour la paix civile. Les émeutes de 2005, qui furent d'une gravité alarmante, apparaissent au fil des soirs comme des versions édulcorées de ce que nous vivons depuis 72 heures. Non seulement les violences s'aggravent, mais s'étendent.

Elles ont franchi les murs des cités, où elles prospéraient de manière endémique pour le plus grand malheur des habitants, pour gagner désormais la moindre commune et jusqu'au cœur de la capitale. Incendies, mises à sacs, pillages, lynchages, attaques de commerce, d'écoles, de bâtiments publics, d'établissements bancaires, nous sommes loin d'un hommage ou d'un recueillement post-mortaire. Face à ces événements qui glacent d'effroi toute la France, le pouvoir en place, qui n'aura jamais su rompre avec les politiques désastreuses, non seulement ne réagit pas, mais à en juger par l'inertie d'un président plus mélomane que concerné, ne semble même pas en avoir pris la mesure.

Cette violence touche tous les symboles de la nation, à commencer par les représentants de l'État, ses serviteurs, policiers ou pompiers, ses autorités élus, maires, agressés, mais aussi toutes ses représentations physiques, les bâtiments collectifs, les mairies, les bibliothèques, les monuments de recueillement et même désormais le drapeau national. Si rien n'est fait, l'escalade se poursuivra dans une sorte d'exaltation de la violence, d'une ultra-violence gratuite, expression d'une volonté désormais assumée de tout détruire. Il serait faux de limiter cette haine qui s'exprime de manière violente et criminelle comme une simple défiance à l'égard des forces de police.

Elle est une atteinte à l'État, à la nation et à la France. Nous assistons en effet à une convergence des haines, une convergence des haines anti-françaises qui mêlent désormais les black blocs aux voyous des cités, des activistes islamistes, aux casseurs pathologiques. C'est dire si la gauche nupesse qui excuse, légitime, encourage ou même incite à la mise à sac du pays, prend une responsabilité face au désordre, aux dommages et aux malheurs humains que leurs agissements provoquent, sans compter peut-être demain de nouveaux drames.

Il est tout aussi grave et inacceptable qu'un syndicat de magistrats tente, par un communiqué disons le indécent, de présenter les incendiaires comme des victimes et les actes délinquants comme une révolte qui pourrait être légitime. Les rédacteurs de telles exhortations irresponsables et indignes méritent d'avoir leur portrait sur le mur des complices. Je précise que je ne mets pas tous les magistrats sur le même plan et que j'ai conscience que dans leur immense majorité, ils travaillent avec une haute idée de leur mission et de leur rôle social. Ils doivent, en ces circonstances, avoir conscience de leur éminente responsabilité dans la période trouble que traverse la France.

Qu'il me soit permis de rendre hommage à nos forces de sécurité et de secours. Ils font preuve d'un courage et d'un sens du bien public hors du commun. Je veux également avoir une pensée toute particulière pour leurs familles, qui vivent dans la crainte et peut-être, elles aussi, parfois menacées, exposées aux exactions barbares. Je veux avoir une pensée pour tous les Français qui vivent et qui travaillent dans les quartiers ou les rues livrées à la violence, à une violence criminelle dont ils sont les otages, dont ils sont les victimes et que la République française ne doit pas abandonner.

Il n'y a pas de quartier en révolte, mais des zones abandonnées à des criminels qui font régner un autre droit que celui de la République française. Qu'ils sachent que notre soutien est total et sans faille et que nous entendons œuvrer sans relâche pour qu'ils retrouvent une vie normale. Ils doivent savoir que toute notre action politique conduit aussi à les délivrer en premier lieu des mafias qui gâchent leur vie et parfois emportent celle de leurs enfants.

Chacun remarquera qu'entre les émeutes et malgré les constats sur l'archipélisation de la société faite depuis plusieurs années, « Rien n'a été fait, ni le démantèlement des bandes, ni la résorption des ghettos, ni l'arrêt de l'immigration, ni l'imposition d'une réelle démarche d'assimilation, ni l'engagement des responsabilités de chacun ». Imaginez que toutes les destructions de biens publics ne sont jamais l'objet de la moindre constitution de partie civile. Le contribuable est un payeur indulgent, généreux et inépuisable. Depuis 40 ans, la glissade est ininterrompue.

Pour que tout le pays puisse enfin sortir de cette spirale infernale dans laquelle il est engagé depuis des décennies, une autre politique doit être conduite sans délai pour le préalable absolu et le rétablissement de l'ordre républicain. Sécurité dans la rue, discipline dans les écoles, répression des trafics, lutte contre l'islamisme, expulsion des immigrés illégaux. Dès à présent, le Rassemblement national appelle le chef de l'État et le gouvernement à un sursaut immédiat. Sursaut sécuritaire, sursaut judiciaire, sursaut politique et à l'évidence, sursaut national.

Le premier devoir du président de la République et du gouvernement est de témoigner aux forces engagées sur le terrain, le soutien total de l'État et de la nation parce qu'ils protègent au risque de leur vie, la sécurité de tous et les libertés individuelles. Il convient de mobiliser toutes les forces de sécurité intérieures en engageant en renfort de la courageuse police nationale, la gendarmerie mobile avec ses moyens propres, en effectif et en matériel. Il nous faut faire prendre conscience aux parents de leur devoir par un appel à leur sens des responsabilités face à une situation qui engage la sécurité de tous.

La loi doit les y contraindre par l'application de l'article 227.7 du Code pénal qui prévoit justement l'engagement de leur responsabilité pénale. Il faut appliquer la loi, toute la loi, c'est-à-dire les interdictions et la répression des attroupements illégaux, des dissimulations de visage, d'incitation explicite à la destruction ou à l'agression. S'il existe des englements juridiques qui laissent une porte de sortie aux destructeurs, les giférons sans attendre. Nous avons dans notre programme une série de mesures fortes, opérationnelles, prêtes à entrer en vigueur.

Je pense par exemple à la suspension des aides sociales aux parents de mineurs délinquants, au rétablissement des peines planchées, au désarmement des banlieues par le nettoyage des caves. Le ministre de la Justice doit adresser au parquet des instructions claires et fermes ne laissant aucune porte de sortie à ceux qui défient l'ordre public. Les meneurs politiques ou associatifs, les organisations qui coordonnent, encouragent ou favorisent ces actions criminelles doivent être identifiées et effectivement poursuivies en vertu là encore de l'article 433 alinéa 10 du Code pénal.

Il faut arrêter de nourrir le vivier de la crise identitaire en décidant un moratoire immédiat sur l'immigration, les régularisations et les naturalisations. Il faut immédiatement expulser les criminels et les émeutiers étrangers après vérification de la situation administrative et fiscale des mises en cause. Tout étranger participant à un attroupement illégal en vue de commettre des violences doit être expulsé sans délai du territoire de la République française.

Il faut enfin rappeler l'Algérie à son devoir de non-ingérence si elle croit pouvoir s'inquiéter pour ses ressortissants présents en France qu'elle n'hésite pas à les récupérer, à commencer par ceux qui violent les lois de la République française. La situation que vit le pays, nous le disons, n'est pas une fatalité. Elle résulte des politiques désastreuses sur lesquelles il n'est pas temps d'épiloguer une nouvelle fois. En revanche, il faut revenir dès à présent sur les décisions qui nous y ont conduits. Le laxisme judiciaire, la connivence avec les féodalités mafieuses, l'idéologie du pas de vagues, la culpabilisation de la France, le désarmement moral de l'État et de ses agents.

Marine Le Pen demande au président de la République, qui semble agarre, de recevoir la représentation nationale et de permettre le retour aux réalités pour celui qui dirige l'action publique, s'il en est encore capable. En ce qui concerne le RN, il assumera ses responsabilités de première force d'opposition par la mobilisation de ses parlementaires, de ses députés, de ses élus, de ses cadres, par des déplacements de soutien dès aujourd'hui et dans les prochaines heures auprès des forces de sécurité et plus largement des Français victimes de ces émeutes. Richelieu disait que la politique consistait à rendre possible ce qui était nécessaire.

Croyez-nous-en, le RN entend notamment en ces circonstances rendre possible ce qui est non seulement nécessaire, mais désormais urgent. Je vous remercie. Je vous laisse entre les mains les experts de notre service de presse. Merci à vous. Merci.

9:15
Locuteur

Merci. Merci. Merci.