Marche blanche après un meurtre dans une mosquée
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Elle a donc démarré à 14h30 la marche blanche en hommage aux fidèles musulmans décédés vendredi sous les cou d'un couteau de son assaillant réuni en ce moment même plusieurs dizaines de personnes dans la commune de grand colombe vous de grand comb vous voyez d'ailleurs ces images qui nous parviennent en direct tourné par nos journalistes sur place des images de Laurent Lefèvre on va y revenir dans un instant on sera en direct bien sûr avec notre envoyé spécial Maxime Laurent qui suit pour nous cette marche blanche. Mais d'abord, on va faire un point sur la traque qui est toujours en cours cet après-midi pour retrouver le fugitif. Un important dispositif de recherche a été déployé pour l'interpeller.
C'est ce qu'on va voir tout de suite avec ce reportage signé Peggy Moget. Depuis 48 heures, les barrages policiers se multiplient afin d'appréhender cet homme. Olivier H, 20 ans français d'origine bosnienne, susceptible d'être extrêmement dangereux selon les enquêteurs.
Soupçonné d'avoir sauvagement assassiné Abou Bakar que l'on voit ici juste avant sa prière vendredi. Ce malien d'une vingtaine d'années a été retrouvé mort dans cette mosquée après avoir reçu une quarantaine de coups de couteau. Une scène d'horreur capturée par les images de vidéosurveillance que ce bénévole de la mosquée a pu visionner.
Il a commencé le poard pendant 4 minutes. Donc une première série, ensuite une deuxième série. La troisème série il a sorti son téléphone alors que Bobakar était déjà mort.
Il prend son téléphone, il prend en vidéo, il poignarde encore Bouakar qui est déjà mort au niveau de la gorge et du visage. Voici le suspect à l'entrée du bâtiment face à sa victime. Ils parlent ensemble quelques instants puis vont prier.
Nous avons décidé de ne pas diffuser le reste des images. Durant l'attaque, l'assaillant a proféré des propos injurieux envers l'islam avant de prendre la fuite. Un choc, une injustice pour le frère de la victime que nous avons rencontré ce matin devant la mosquée.
Il était respecté partout ici. Il a fait du mal à personne. Il était que il était là que pour prier.
Tu peux agresser comme ça dans son dos, c'est pas im espérons que la soit renduie. Le temps presse car d'après les enquêteurs le suspect serait susceptible de récidiver. On sait qu'il peut passer à nouveau à l'âre pour nouveau d'autres personnes.
Donc on ne connaît pas encore ses réell motivation. Donc c'est sûr que on on déploie beaucoup de moyens pour aller le faire très très rapidement et dans de bonnes conditions. Une marche blanche partira à 14h30 de la mosquée de la Grand Combe pour rendre hommage à Abou Bakar.
Jean-Marie Godard, on vient de le voir donc dans ce reportage. L'attaquant est toujours dans la nature. On en connaît un petit peu plus sur son profil.
On sait qu'il est potentiellement très dangereux puisqu'il a déjà énoncé sa volonté potentiellement de repasser à l'acte. Oui. Alors pour le rechercher, pour essayer de de le retrouver, on fait aussi tout l'environnement familial et amical.
C'est pour ça qu'il y a son frère qui avait été placé en garde à vue et qui a finalement été relâché sans poursuite. Il y aura sûrement d'autres. Il y a eu plusieurs perquisitions.
Il y a il est tout à fait possible qu'il y ait d'autres placements en garde à vue euh non pas pour inquiéter des personnes, pour les accuser, mais pour les entendre dans le cadre du régime de la garde à vue. en savoir plus. Il va falloir effectivement quand on voit le déroulé de ce qui s'est passé, c'est-à-dire 40 coup une quarantaine de coups de couteau euh et la manière dont ça s'est passé où on peut effectivement se dire que cette personne est extrêmement dangereuse et qu'elle est susceptible de récidiver.
Euh donc euh les policiers, il y a la police judiciaire, la gendarmerie, euh la section de recherche de NIM qui sont engagés sur le terrain là-dessus. Euh là il c'est un dispositif que vous qualifierez comment ? Est-ce que c'est un dispositif traditionnel ou est-ce qu'il est renforcé par rapport à dispositif ?
C'est un dispositif renforcé très important. Euh là on voit des barrages. Je pense qu'il doit y avoir des engagements aussi aériens en hélicoptère pour surveiller des véhicules, avoir une vue en hauteur d'un éventuellement d'un individu isolé qui qui lui ressemble parce qu'il y a aussi c'est une zone où il y a il y a de la nature, il y a des bois.
Donc euh faut être en capacité de de chercher partout. Et puis surtout euh il y a aussi l'exploitation de tout ce qui va être téléphone mobile, euh les appels qu'il a passé avant, après euh les éventuels retraits d'argent avec une carte bancaire. Enfin, tout ça est expertisé et donc ce sont des moyens extrêmement importants qui sont mis en œuvre pour le retrouver.
Mais je doute pas qu'il sera retrouvé hein vu le dispositif desf c'est c'est seulement une question de temps après tout est possible c'està dire que là on est parti sur un acte effectivement qui en plus a été filmé diffusé sur les réseaux sociaux mis en ligne sur Snapchat avant d'être retiré mais ce que regardent aussi les enquêteur c'est si il y a des gens qui sont susceptibles de l'aider dans sa fuite. et il sera d'autant plus facilement retrouvé que si effectivement il se confirme que c'est une personne isolée qui a commis son acte sans être appuyé par d'autres personnes. Dominique Sopo, on a la réaction à l'instant qui nous parvient du président Emmanuel Macron qui assure que je le cite le racisme et la haine en raison de la religion n'auront jamais leur place en France.
Est-ce que vous attendiez vous la parole du président de la République sur ce sujet, sur ce drame ? Bah bien évidemment, je pense que c'est le rôle du président de la République parce que vous savez quand on regarde l'ambiance dans notre pays, les racistes, les antisémites, ils s'expriment parce qu'ils ont plein de moyens de s'exprimer. D'ailleurs, certains ont même des chaînes dédiées, pas ici, euh mais de la concurrence Nosé à bonde ou les réseaux sociaux ou même des partis politiques.
Donc la haine, elle s'exprime et face à la haine, il y a la nécessité d'une parole de fermeté, d'une parole qui rappelle que dans notre pays et bien on n'accepte pas que des gens puissent être traités différemment, puissent être violentés et là assassinés ou en tout cas tués quoi qu'il en soit à raison de leurs origines, de leurs religions, de leur couleur de peau, de leur nationalité. Donc évidemment, je pense que c'est aussi ce cadre qui est quand même très affaibli, ce cadre de référence commune qui est extrêmement affaibli ces dernières années et euh on peut attendre des responsables politiques, quel que soit leur leur fonction d'ailleurs hein, et qu'il soi en responsabilité ou qu'il soi dans l'opposition et bien qu'il rappelle collectivement ce cadre qui est le cadre qui est celui de la promesse républicaine. On va aller se rendre sur place pour retrouver Maxime Laurent, notre envoyé spécial qui suit pour nous tout au long de l'après-midi la marche blanche qui est toujours en cours.
On voit ses images en direct. Bonjour à vous Maxime. Vous n'êtes pas seul.
Vous êtes accompagné d'une personne donc qui a accepté de témoigner à votre micro. Tout à fait parce que dans cette marche, il y a effectivement des fidèles de la mosquée mais il y a des centaines de personnes et des gens qui ont fait de la route. Chahir, bonjour.
Bonjour. Vous vous venez d'Avignon et c'était important pour vous de venir ici ? C'est ça.
En tant que citoyen français, c'est important de venir euh apporter notre soutien à cet événement tragique, ce fetver tragique qui s'est passé dans une mosquée. Mais c'est pas tant la mosquée qui nous attire. Enfin, c'est pas tant justement cette comment dire pourquoi c'était c'est pas seulement une attaque dans une mosquée.
Dire c'est le fait qu'il y a une attaque. C'est ça. C'est en fait aujourd'hui nous sommes citoyens français que ce soit dans une mosquée, une église ou une synagogue, le plus important c'est de montrer l'unicité.
Et d'ailleurs, on le voit dans cette manifestation, les différentes cultures, les différentes origines. On est tous unis ici pour dénoncer justement ces ces faits ces fitshivers qui sont hyper tragiques et qui sont de plus en plus courants malheureusement. Mais voilà ce que nous disent les gens qu'on rencontre, c'est qu'on s'attend pas à ce que ça arrive dans un petit village comme ça.
Oui, ça peut frapper n'importe où, hein. Des petits village, les grandes villes. Malheureusement, il y a pas de il y a pas de lieu précis pour ce genre d'événement tragique.
Et puis c'est important justement, même si c'est un petit village, de montrer que tous les citoyens français sont touchés par ce genre d'événement. Merci beaucoup. De rien.
Vous le voyez donc ces gens qui continuent de défiler vers la mairie et qui devraient se rendre dans quelques instants euh direction la mairie donc pour un un moment de recueillement. Merci Maxime Laurent en direct depuis cette marche blanche. Merci également à Laurent Lefèvre pour les images et pour ce témoignage.
Dominique Sopo en lien avec ce qui vient d'être dit par cet homme qui participe à la manifestation mais aussi en lien avec de nouveaux mots d'Emmanuel Macron qui continue de s'exprimer sur le réseau social X et qui publie donc ces mots à nos compatriotes de confessions musulmanes. J'adresse le soutien de la nation. Ces mots, ils sont importants.
Ah, c'est évidemment important. surtout que on voit quand même là encore, je reprends ce que je dis tout à l'heure, ces dernières années et ces derniers mois singulièrement, comment des groupes sont ciblés. le délire xénophobe qui fait que toute une série d'actualités va permettre à des responsables politique dont monsieur Rotaillot d'ailleurs au passage de venir se rouler dans sur des plateaux de télé pour venir expliquer qu'il faut des nouvelles lois parce que de toute façon l'immigration n'est pas une chance et que ces gens posent problème dans notre pays.
Quand on voit comment les musulmans sont ciblés, vous savez ces derniers mois, peut-être même ces dernières années, il suffit de sortir l'argument parfois de la laïcité pour pouvoir dire toutes les saloperies derrière sur les musulmans. Monsieur Rota lui-même utilise cet argument très fréquemment. Pourtant, on ne peut pas dire qu'il soit quelqu'un qui philosophiquement est très proche de la laïcité.
On va dire ça comme ça pour être pour être gentil. Et donc, on va nous faire des polémiques en série euh contre un groupe de personnes qui en fait est ciblé par une forme de malveillance. Quand on regarde cette parole politique, quand on regarde des paroles médiatiques, je parlais tout à l'heure de chaîne, je peux même parler de ces news.
Si vous êtes musulman dans ce pays, mais enfin c'est insupportable en fait d'entendre ces paroles récurrentes de malveillance, d'excitation, de haine, de volonté de marginalisation, voire d'expulsion de tout un groupe de la société française. Donc oui, c'est important qu'il y ait des paroles de fermeté et que l'ensemble des citoyens lorsque des groupes sont ciblés et bien se mobilise parce que c'est ça l'antiracisme et c'est ça l'éthique antiraciste. C'est en fait on est aussi là pour les autres.
On n'est pas simplement là pour soi. C'est même le sens de notre slogan touche pas à mon pote, on est là pour tout le monde. Quand quelqu'un est ciblé, on est tous là.
On est toutes là pour dire en fait on n'accepte pas parce que ça n'est pas comme ça qu'on a envie de vivre en France. Jean-Marie Godard, il faut aussi noter que ces dernières semaines, voir ces derniers jours, on a quand même une accumulation de drames comme celui-ci qui interroge du fait de la violence et encore quelques jours à Nant, une adolescente poitgnardée par 57 coups de couteau. On a vraiment l'impression de vivre en ce moment des actes très violents qui infusent dans notre société.
Oui, on est dans un contexte particulièrement tendu. Euh ce que ce que les moi, tous les policiers avec lesquels je discute, que ce soit des policiers de sécurité publique ou même de de section de police judiciaire, sont particulièrement inquiets par le nombre d'individus visiblement qui se promènent comme ça avec des couteaux. Euh non non non. sur la circulation des de d'armes comme des couteaux.
Euh non, c'est très enfin, je veux dire, on n'importe qui peut en acheter n'importe où, y compris des couteaux de chasse. Euh voilà, c'est pas comme quand vous allez chercher une arme ou acheter une arme là c'est vraiment très encadré. Les couteaux, vous faites à peu près ce que vous voulez.
Vous pouvez acheter ça n'importe où. Euh et puis euh aussi sur l'impact euh sur tout un certain nombre d'individus des réseaux sociaux euh avec des images, des euh des informations ou plutôt des pseudos informations qui sont diffusées et que un certain nombre d'esprits faibles prennent pour argent comptant, voir le le l'utilisation justement des réseaux sociaux pour diffuser de la violence. on est plus en contact du fait de la modernité de ces actes très violents.
Tout à fait euh y compris beaucoup de jeunes qui euh euh diffuser de la violence, voir se filmer en train d'en commettre et là on a la pile un cas euh justement dans ce domaine-là. Euh donc il y a une oui, il y a une vraie violence qui se répand dans la société et qui en plus se banalise se banalise par les les images, les réseaux sociaux, euh l'histoire de Nant, enfin c'est 57 coups de couteau, faut voir ce que c'est qu'une attaque au couteau. Euh quand on a un peu de formation sur ce que c'est qu'une attaque au couteau ou ce que ça veut dire que d'aller poignarder quelqu'un, c'est pas comme dans un film où on met un petit coup et c'est faut vraiment s'acharner.
C'est c'est une force, c'est de la rage, c'est une une vraie volonté. Donc je et ça se banalise et ça a l'air vraiment de se banaliser. Heureusement d'ailleurs qu'on a une législation sur les armes quand même assez enfin je parle des armes à feu assez contraignantes en France parce que là dans le contexte actuel je ne sais pas ce qui se passerait en France si on si c'était aussi simple qu'aux États-Unis de se procurer des armes à feu.
Dominique Sopo, vous constatez vous euh une augmentation euh du nombre de ces attaques liées euh au racisme ou à euh ou euh des attaques islamophobes ? En tout cas, vous savez, c'est c'est toujours compliqué parce que les chiffres ne sont qu'une que la traduction d'une petite partie des faits qui existent. Euh, on a vu que par exemple sur l'année 2023, il y avait une très forte augmentation des actes antisémites, hein.
Ça a été beaucoup commenté, mais aussi des des actes antimusulmans, hein, liés à la religion. musulmane en 2024, il y aurait eu une baisse euh bon sur un nombre de faits relativement limité mais dont on peut penser que beaucoup ne sont pas ne sont pas répertoriés hein et donc c'est toujours pour quelle raison ils sont pas forcément répertoriés pour plusieurs raisons. D'abord parce que les gens peuvent être très loin des institutions, hein.
Je veux dire faire qu'un acte soit répertorié par les services de police encore ou de gendarmerie. Comment faut-il qu'il y a un acte qui soit fait d'aller vers l'institution pour faire connaître cet acte ? Les gens n'ont pas toujours envie qu'on les voit comme des victimes et donc même lorsqu'ils sont frappés par ce type d'acte peuvent se dire bah finalement on n parle pas parce que on est plus fort que cela ou parce que les gens se disent ça ne sert à rien, on va pas retrouver l'auteur je m'engage dans un dans un chemin qui ne mènera nulle part.
Donc il y a plusieurs raisons qui feraient que cela n'est pas répertorié. Et donc on a qu'un petit nombre d'actes. En réalité, on estime qu'il y a que 3 % des victimes de ces actes qui vont porter plainte. tout acte confondu pour les actes pour les actes de haine.
Donc on voit bien qu'il y a, comme on dit souvent un chiffre noir. Par contre, ce que l'on constate c'est que la parole politique a des effets. Pendant les élections législatives, on avait constaté très clairement dans notre permanence juridique un doublement du nombre d'appels pour des actes racistes pendant la campagne des législatives. entre le mois de juin et le début du mois de juillet deux fois plus d'appels et des gens qui disaient très clairement "J'ai été insulté euh de salle arabe, de salle noire, de salle musulman, grosso modo, je simplifie, si je puis dire, euh avec souvent des phrases qui reliaient cette insulte au fait que le RN allait arriver au pouvoir." Et donc, on voit bien que le contexte politique est un contexte qui favorise ou qui empêche euh ce type de passage à l'acte.
Et ce que l'on peut dire quand même, c'est que ces derniers mois, on a quand même une parole politique extrêmement défaillante euh de la part de beaucoup de familles politiques. Évidemment, l'extrême droite, j'allais dire mais c'est un peu son métier, hein, d'une certaine façon de faire de la haine, mais y compris dans d'autres familles politiques, monsieur Rotaillot n'est pas d'extrême droite, il est ALR pour autant. euh lui et d'autres hein puisque depuis tout à l'heure je parle de monsieur Retaillum mais il y a pas que lui euh se lance quand même dans des discours, dans des stigmatisation de groupes dans la population qui ne sont pas dignes de responsables politiques.
Vous parlez de de d'élus politiqu, on a évidemment Bruno Retaillot qui dans un premier temps a été critiqué pour son absence de réaction au sujet de ce drame qui finalement a décidé de se rendre sur place. il est en route, il devrait arriver dans l'après-mid peut-être en effet que c'est les voies qui se sont élevées ces dernières heures qui ont peut-être forcé contraint le ministre de l'intérieur à se questionner sur cette absence de réaction et donc à envisager ce ce déplacement sur place dans le courant de l'après-midi. Il ne devrait pas prendre la parole mais on attend bien sûr qu'il arrive sur place pour vous en montrer des images.
D'autres réactions politiques notamment celle du ministre des outresemères Manuel Vals il y a quelques heures qui lui a condamné l'action comme un certain nombre d'autres élus politiques avant lui ces dernières heures mais qui refuse pour autant de parler d'actes islamophobe. On va l'écouter. Non je ne parle jamais d'islamophobie.
C'est un terme qui a été inventé il y a bien longtemps. C'est le terme employé par François Baou hier. Et ben je n'aurais pas employé ignomini islamophobe.
François c'est quelque chose d'ignoble. C'est une ignominie. bien sûr ce qui s'est passé mais c'est un acte de haine sans doute.
On verra avec l'enquête, elle le dira à l'égard de l'islam. Chacun emploie les mots, mais c'est un terme qu'il ne faut pas employer. Je crois profondément, faut jamais employer les termes de l'adversaire et de ceux qui précisément veulent la confrontation avec ce que nous sommes.
Dominique Sopo, comment vous réagissez à cette réaction de Manuel Vals ? Non, je je peux entendre que des gens n'aient pas envie d'utiliser le terme euh islamophobie ou islamophobe. Ceci étant, dire que ce sont les mots de l'ennemi, je trouve que c'est quand même singulièrement décalé.
Vous savez, le terme islamophobe, il a une vieille histoire qui date du début du 20e siècle. Euh bon, et qui n'est pas du tout euh le véhicule de l'islamisme comme certains le disent. On peut entendre que dans son étymologie, il y a une confusion entre eux.
Est-ce que c'est une critique des musulmans qui est punie par la loi ? enfin des attaques contre les musulmans qui sont punis par la loi ou des attaques contre la religion musulmane qui l'a est autorisé dans un état laïque bien évidemment. Euh donc, j'entends bien, mais très honnêtement euh je trouve que lorsque l'on est face à un acte de haine de cette nature, peut-être que ce qui est le plus important, c'est euh d'employer les précieuses secondes que monsieur euh Vals a pris pour faire l'exégèse incomplette du mot islamophobie pour témoigner d'une forme de solidarité face à un groupe qui a été meurtri parce que un des siens a été assassiné manifestement, en tout cas au moins en partie en raison de sa confession musulmane.
Donc je pense que euh quand il y a des actes euh il faut pas se s'enferrer dans des polémiques sur des mots qui peuvent apparaître comme le fait que l'on est mal à l'aise à condamner tel ou tel type de haine. Quand des musulmans sont ciblés par la haine, et bien je pense qu'on n' pas trop de secondes dans une interview pour dire à quel point cela est ignomineux et qu'on le condamne. Jean-Marie Godard sur cette question de l'emploi parfois problématique, polémique de certains mots qui vont être vraiment employés avec précision par certains et pas par d'autres.
Comment est-ce que c'est perçu par la sphère policière par exemple ? est comment c'est vécu cette cette confrontation avec l'univers politique ? Euh ben ça met ça met quand même une pression assez forte sur les enquêteurs.
Ça leur rend pas forcément service mais les enquêteurs quand ils travaillent sur une enquête comme celle-là, ils ont pas trop le temps d'écouter tout ce qui se dit autour. Euh donc en même temps hein, heureusement Oui. Oui.
Heureusement. Donc eux ils se ils s'attachent à des qualifications juridiques vraiment. Euh la polémique euh politique autour, c'est un peu c'est un bruit de fond, même si ça peut effectivement mettre ça ça peut mettre la pression sur les enquêteurs parce que euh parce que la pression va être mise sur euh le les ministres de la justice, de l'intérieur.
La pression de l'opinion publique aussi peut-être la pression de l'opinion publique aussi mais parce que cette pression elle va redescendre sur la hiérarchie donc elle elle va redescendre sur le terrain. Voilà, mais les enquêteurs qui sont des professionnels qui font un travail remarquable, ce travail avec le code pénal et avec la justice et les moyens qu'ils ont à leur disposition, placement en garde à vue, audition, perquisition, euh voilà, cadre juridique qui peuvent être hors du droit commun si l'urgence le nécessite, notamment en matière de terrorisme qui permettent de faire des des perquisitions hors des heures légales Euh voilà, mais ils sont pas franchement là, je pense que les enquêteurs sur le terrain n'ont pas trop le le temps de s'intéresser à la à la polémique politique. La question du terrorisme va se poser, doit d'ailleurs dans les services se poser par rapport à la définition qu'on en fait qui est une entreprise individuelle ou collective d'actes intentionnels euh visant à troubler le gravement l'ordre public par la terreur ou l'intimidation.
Là, en l'occurrence, on a une personne euh qui massacre quelqu'un à coup de couteau parce qu'on peut pas parler d'autre chose. C'est un massacre euh qui se filme et qui met ça sur les réseaux sociaux en visant une communauté. Donc ça veut dire qu'il y a quand même un message qui est porté à l'attention du public et en particulier à tous les autres musulmans de France qui se rendent dans des mosquées qui est quand même une forme de terreur, on est d'accord.
Euh donc, il y a des juristes qui doivent sûrement être en train de travailler là-dessus. La problématique étant aussi que pour qualifier ça, il faut être en capacité de travailler sur le profil psychologique et psychiatrique de celui qui l'a commis. Ça pour l'instant on nen sait pas encore on le saura une fois qu'on l'aura à part les propos qu'il a pu tenir et éventuellement ce que peut dire l'entourage familial et amical qui va être interrogé.
On le saura quand il sera auditionné. Voilà. On attend bien sûr les suites de cette enquête.
Qu'est-ce qu'il peut se passer une fois qu'il sera euh attrapé par par les forces de l'ordre qui sont à sa poursuite ? On imagine que c'est une question de temps. Ça sera quoi la suite ?
Ah bah la suite c'est il sera interpellé, il sera immédiatement placé en garde à vue. Euh l'enquête, elle est ouverte, elle a été ouverte pour homici de départ. Maintenant, elle est elle se poursuit, elle a été requalifiée en assassinat, donc avec une préméditation.
Euh, il y aura une première audition et il va y avoir très vite une expertise psychiatrique. Et là, en partant de là, il y a un enjeu autour de cet état psychiatrique de de l'attaquant. Qu'est-ce que ça va déterminer en fonction euh de ce que le médecin va décider, va entrevoir dans la personnalité, ça va déterminer la la responsabilité pénale, c'est-à-dire euh soit il est euh il est complètement en capacité de ses moyens intellectuels et psychologiques, soit euh un psychiatre décide que là, il peut très bien être placé en psychiatrie au bout de 2 heures de d'audition.
Après derrière, il y aura des des il y aura des il y aura des expertises qui détermineront qui pourront déterminer si là si son discernement est soit altéré soit complètement aboli. Ce qui sont deux choses différentes. Altéré, ça veut dire que vous êtes vous pouvez avoir une sanction judiciaire mais qui devra tenir compte de cette altération.
Et si vous si votre responsabilité est abolie, ça veut dire irresponsabilité pénale et là ça veut dire pas de condamnation. On va on va continuer à suivre évidemment euh ces sujets dans les dans les prochaines heures. On va se rendre sur place pour retrouver notre journaliste Maxime Laurent qui est toujours en direct depuis cette marche blanche.
Maxime, toujours beaucoup de monde autour de vous d'après ce qu'on voit sur les images. Oui, la marche qui prend fin actuellement devant la mairie, sur la place de l'église avec des fidèles mais aussi des gens qui ont grandi dans la commune. C'est votre cas Ali, bonjour.
Exactement. Quand j'ai passé les 20 premières années de ma vie ici. Et ce que nous disent les gens, c'est qu'on s'attend pas à Est-ce que ça arrive dans une petite comm du tout parce que c'est une ville très calme.
Effectivement, c'est un choc pour tout le monde. Vous avez grandi ici, pourquoi vous avez l'air très ému ? Pourquoi c'est important ?
Ben il y a des quoi je connaissais pas du tout la personne mais ça concerne tout le monde, ça aurait pu arriver à n'importe qui. Donc on est on ne peut qu'être touché par ce drame. Par ce drame.
Oui. Qu'est-ce qui est aussi touchant ? Qu'est-ce qu'il y a aussi ?
Ben, un jeune comme ça qui bon, je ne le connais pas mais j'ai deux frères qui le connaissent. J'ai mon beau frère qui le connaissent me disent "Tu peux pas trouver plus sympa que ce ce jeune homme là ?" Et attendre qu'il soit prosterné et qu'il puisse pas se défendre pour le poignarder pour le lui ôter la vie.
C'est vraiment quelque chose. C'est un drame. En tout cas, c'est un rassemblement très important.
Il y a beaucoup de monde. Je pense que c'est important de le préciser. Effectivement euh je m'attendais pas du tout à avoir autant de monde.
Il y a effectivement des milliers des milliers de personnes, je pense et ça réchauffe le cœur. On voit que quand même les gens sont solidaires. Comme à l'époque où j'étais gosse.
Là, je disais justement à une de vos collègues tout à l'heure que on vivait tous ensemble. Ici, c'est une région minière. Donc il y avait beaucoup d'Algériens qu'on était allé chercher en Algérie.
Donc mon père pour aller extraire le charbon. Il y avait des gens d'origine italienne, des gens d'origine polonaise et cetera. C'était une entente merveilleuse.
On sortait de la maison, on laissait les portes ouvertes, il y avait et quand vous voyez ce que la la France est devenue actuellement, c'est vraiment très navrant. Merci beaucoup Ali, bon courage. Merci d'avoir répondu à vos questions.
Voilà la M qui est en train de prendre fin ici et Bruno Rotaillo qui vient d'arriver dans le département pourrait s'exprimer dans les dans les prochaines heures. Merci beaucoup Maxime Laurent. On rappelle également qu'un autre rassemblement doit se tenir cette fois-ci à Paris sur l'écout de 18h.
On en parlera plus largement dans nos prochaines éditions. Merci à tous les deux d'être venu sur ce plateau. Restez avec nous sur France Info.
L'information se poursuit. Il est bon de s'arrêter un instant sous un olivier pour regarder la météo avec Tramier. Un goût généreux et le respect de la nature sans résidu de pesticides.
Tramier, vous offrir le meilleur du soleil. [Musique] Bonjour à tous. C'est une semaine estivale qui s'annonce avec le retour de conditions anticycloniques sur la moitié nord et ce flux de sud qui va donner cette atmosphère et cette masse d'air bien chaude.
En attendant cet après-midi des Pyrénées aux Alpes en passant par la Côte d'Azur, les nuages vont bourgeonner. Des averses per évolution durnes sont prévues sur les reliefs. Ça va tourner à l'orage.
En revanche, au nord d'une ligne allant de Bordeaux à Strasbourg, un temps beaucoup plus calme, mitigé. alterner entre nuage et éclairci. Les températures, elles sont en hausse.
Nous serons à l'échelle nationale 2°gr au-dessus des normales compter 22°gr à Lille comme à Paris. Et ce soir, nous allons retrouver le même découpage que cet après-midi avec à l'ouest un ciel dégagé. Dans le sud, moins de pluie certes, mais encore des orages en Basse-Vallée du Rô.
Le tout avec une certaine douceur compté aux alentours de 22h encore 16° dans les rues de la capitale 17° sur les rivages de la Méditerranée. Passez un bel après-midi sur France info. L'information continue.
C'est si bon de s'arrêter un instant sous un olivier pour regarder la météo avec Tramier ? Un goût généreux et le respect de la nature sans résidu de pesticides. Tramier, vous offrir le meilleur du soleil. [Musique] Bonjour, bienvenue sur France info si vous nous rejoignez suite de votre après-midi d'information.
Bruno Retaillot est en ce moment même à la Grand Combe dans le gare suite au meurtre d'un fidèle musulman dans une mosquée vendredi. Il doit prendre la parole dans les prochaines minutes. Nous suivrons bien sûr cette prise de parole dans quelques instants en direct sur France info.
Il se trouve actuellement à la sous-préfecture d'Alè dans le gare. Il y a rencontré des représentants du du culte ainsi que des gendarmes et il arrive justement. On va l'écouter en direct.
Bien, je voudrais saluer le procureur de la République, l'autorité judiciaire bien sûr le préfet, les deux maires qui sont avec moi, Christophin maire d'Alè et surtout madame la maire de Grand Combe qui se trouve plongée dans cette affaire depuis vendredi. Je voudrais saluer aussi les représentants de la communauté musulmane et notamment le président du conseil départemental du culte musulman. J'ai souhaité venir ici pour tenir cette réunion pour plusieurs raisons.
D'abord pour exprimer un message de compassion, un message aussi de solidarité et un message de mobilisation. D'abord, un message de compassion vis-à-vis des proches, de celui qui n'est plus, d'Abouakar Sissé, de sa famille. Nous sommes à la recherche de ses parents, mais déjà quelques contacts ont pu être établis.
Et encore une fois, perdre un proche, perdre un ami, perdre quelqu'un de sa famille, c'est quelque chose qui est terrible. Donc, je voudrais leur dire vraiment ma compassion et toute ma sympathie. Je veux aussi dire un message de solidarité que j'ai pu dire ici dans le gare à la communauté de nos compatriotes français musulmans.
Je vous voudrais leur dire parce qu'ils ont été profondément choqués que je suis français que je suis très attaché à la République française et c'est la République qui nous unit tous. Nous sommes tous des enfants de la République. Être français, être membre de la communauté nationale, ça n'est pas une question de couleur de peau, ça n'est pas une question de religion, ça n'est pas une question de condition sociale.
On est français, un point, c'est tout. et jamais je ne laisserai passer quoi que cela soit qui puisse trier précisément entre nos compatriotes. Je voudrais leur dire vraiment la plus totale solidarité de l'ensemble du gouvernement, du premier ministre, du président de République, de l'ensemble des ministres et nous nous tenons évidemment en cet instant comme depuis vendredi à leur côté.
Et puis un message de mobilisation. Le procureur pourra vous parler de l'enquête bien sûr, mais en tant que ministre de l'intérieur, je peux vous dire que nous avons donné tous les moyens possibles imaginable pour queon puisse rattraper très très vite cet individu. Et croyez-moi, ça prendra, j'espère le moins de temps possible, mais nous l'aurons.
Nous l'aurons. Nous avons mobilisé plus de 70 enquêteurs qui sont des policiers, des gendarmes, qui sont de Montpellier, qui sont de Nî, qui sont de Paris et même d'autres territoires français. Il y a une force de frappe mobilisée.
Croyez-moi, les hommes et les femmes qui travaillent sous l'autorité judiciaire du procureur de la République ne ménage pas leur peine. Ils ne ménagent pas leur temps. C'est nuit et jour. ces nuits et jours qui sont à la poursuite de cet individu qui a tué dans des conditions parfaitement ignobles, inacceptable inacceptable.
Malheureusement, une vidéo a circulé sur les réseaux. D'autres notamment les enquêteurs ont pu voir ces ces images qui sont des images terribles puisque il y a eu des dizaines de coups de couteau. Et je voudrais redire que ce meurtre s'est passé dans des circonstances qui sont terribles, qui sont particulières.
C'était une mosquée, un lieu de culte, un lieu de paix, un lieu de prière et de recueillement. Et ce jeune homme priait son Dieu. Il a été assassiné dans ces circonstance.
Dans ces circonstances. On ne connaît pas encore les mobiles. Le procureur de la République vous indiquera que il ne néglige aucune piste.
Bien sûr que la piste d'un acte antimusulman n'est pas du tout négligé. Bien au contraire. Bien au contraire.
Mais une fois de plus, il est hors de question de tolérer dans cette société hyper violente ce genre d'acte. Voilà ce que je voulais dire très rapidement. Je vais passer la parole peut-être au procureur de la République.
Oui, effectivement, je rejoins monsieur le ministre et je reprends certains de ses propos à mon compte. Euh nous travaillons d'arrache-pied depuis maintenant plus de 48 he pour euh euh solutionner, lucider euh ce euh dramatique euh et tragique euh assassinat qui a été commis à l'intérieur d'une d'une mosquée, vous le savez tous, euh dans des conditions effroyables, euh les vidéos ont circulé et nous avons nous donc dans le cas de l'enquête visionné les images, elles sont vraiment effroyables. Euh je tiens aussi à indiquer toute la détermination de l'autorité judiciaire du parquet d'Alè du procureur la public que je suis avec l'ensemble des enquêteurs que ce soi les militaires de la gendarmerie mais aussi et surtout les fonctionnaires de la police nationale à travers l'ensemble du pays qui travaillons d'arrache-pied.
Nous travaillons vraiment d'arrache-pied depuis maintenant plus de 48 heures pour localiser interpeller l'auteur. Je je présumé l'auteur présumé vous le savez a été formellement identifié. Euh nous travaillons maintenant pour essayer de l'interpeller de vraiment dans des délais qui soient les plus les plus les plus contraints possibles et les plus rapides possibles.
Nous espérons le faire très très vite et puis aussi à travers cette réunion rappeler que le mobile ou en tout cas la piste d'un acte à caractère ou à connotation antimusulman était une piste qui était privilégiée, qui était sur laquelle nous travaillons, mais que ce n'était pas la seule. Ce n'est pas la seule en tant que procure République, je le dis de manière formelle, ce n'est pas la seule. Nous travaillons aussi sur d'autres pistes puisque certains éléments pourraient nous laisser penser que le le le mobile musulman n'était peut-être pas le mobile premier, donc c'est antimusulman.
Donc c'est la raison pour laquelle les autres euh hypothèses sont aussi prises en compte et ne sont pas négligées. Plus sur le profil de du suspect. Euh ce que je peux vous dire, c'est que c'est un jeune d'une vingtaine d'années, hein, né en 2004, qui euh qui est né en France, euh qui euh euh vivait depuis ces derniers temps, ces dernières années euh dans le ressort du département du gare.
Euh même certains membres de sa famille vivent. Euh ensuite quelqu'un qui n'avait pas euh je dirais d'activités particulières, qui n'était pas connu, qui qui était sous les radars euh si vous permettez cette expression euh de la justice de et et des services de police et qui euh à aucun moment euh jusqu'à euh euh ces euh tragiques euh faits euh qui qui lui sont reprochés euh n'avait jamais fait parler de lui. Monsieur, est-ce que vous criez d'autres attaques de cet individu ?
Alors, je vous cache pas euh que dans le cadre euh de la vidéo qu'il a prise euh et euh après s'être glorifié de son acte, après l'avoir même quasiment revendiqué, euh il a tenu des propos qui laisseraient penser que euh euh il entendait commettre à nouveau euh des faits de même nature. Donc c'était c'est c'est aussi l'une des raisons qui a fait que nous avons réagi immédiatement avec autant de moyens, monsieur le ministre vous l'a dit, plus de 70 enquêteurs qui sont mobilisés jour et nuit à chaque instant depuis maintenant plus de 48 he pour travailler pour essayer de le localiser et de l'interpeller. On espère qu'il ne réitérera pas mais en tout cas c'est un élément qui nous qui ne nous échappe pas et sur lequel bien évidemment nous sommes particulièrement vigilants pour éviter que celui-ci ne fasse d'autres victimes.
Comment se passe les recherches actuellement ? C'est-à-dire qu'est-ce qui est mis en place ? Qu'est-ce qui ça ça fait partie, je dirais, des secrets de l'enquête sur lesquels Monsieur je suis désolé mais je ne peux pas m' pencher euh pour des raisons que vous euh que vous comprenez certainement.
Monsieur Proeur, est-ce que des mesures de sécurité sont de la mosquée ou dans le garde tout en général dans d'autres mosquées sont imprévable prochain ? Alors ça ça c'est une question à laquelle il ne m'appartient pas de répondre. Tout ce qui concerne l'ordre public, c'est monsieur le préfet et je sais que dans le casadre de la réunion que nous avons tenue il y a quelques instants, c'est un élément qui a été abordé et je crois savoir que le le l'autorité préfectorale prendra et a déjà même pris les mesures nécessaires pour assurer la sécurité autour des lieux de culte.
Oui. De tous les lieux de culte. De de tous les lieux de culte.
Oui. Vous avez rencontré les membres de la communauté musulmane. Qu'est-ce que Qu'est-ce qui s'est dit lors de ces échanges ? qu'il le faisait confiance en la justice, qu'il faisait confiance aux services de l'État qui sont mobilisés et moi procuré public je les ai assuré de ma détermination et et de toute l'énergie du parquet d'Alè mais aussi de l'ensemble des enquêteurs pour parvenir à l'interpellation de du suspect présumé.
Euh c'est vrai que là on a beaucoup de commentaires qui disent comment est-ce que ça pourrait pas être islamophobe ? Qu'est-ce qui peut porter à croire que le critère pas islamophobe ? Il y a des des éléments sur lesquels je peux pas m'épencher.
Bien évidemment, la piste de de l'acte à caractère islamophobe, à connotation islamophobe, on on en tient compte, on y travaille. C'est même pour rien vous cacher, celle sur laquelle on travaille en priorité et et et et en premier. Mais ce n'est pas la seule.
Euh lorsqu'on fait une enquête euh je vous apprends je vous apprends rien mais lorsqu'on fait une enquête on travaille sur bon nombre de pistes puisque on il faut qu'on comprenne aussi les raisons qui ont poussé euh et qui ont motivé le passage à l'acte et il y a effectivement la question euh d'une éventuelle connotation euh euh antimusulman voire islamophobe. Euh mais ce n'est peut-être je dis peut-être pas la seule et nous travaillons aussi sur les autres pistes. Est-ce que le suspect était connu pour des des faits graves ?
Absolument pas. Absolument pas. Je le disais il y a quelques instants, il était passé sous les radars.
Est-ce qu'on a une idée de l'endroit où il pourrait être aujourd'hui est-ce qu'il pourrait déjà avoir tout le territoire ? Ça c'est une question à laquelle je ne répondrai pas pour des raisons que vous comprenez aussi lié au secret de l'enquête. Est-ce que le frère du suspect a été placé en garde à vue ?
Qu'est-ce des échanges ? Le frère du suspect a été interpellé hier, placé en garde à vue effectivement sous la direction du parquet d'Alest. que la garde à vue a été levée hier en fin d'après-midi.
À l'instant où je vous parle, aucun aucune charge n'a été retenue contre lui. Voilà. Merci.
Merci. Voilà, vous venez d'entendre en direct cette prise de parole du procureur de la République d'Alè Abdel Krim Grini qui s'est exprimé donc depuis la sous-préfecture d'Alè. avant lui.
Vous avez également entendu la prise de parole de Bruno Retaillot, le ministre de l'intérieur qui avait affirmé un petit peu plus tôt dans la journée qu'il comptait se rendre sur place dans le gare donc suite au meurtre d'un fidèle musulman dans une mosquée. Les faits se sont déroulés vendredi. On va analyser ces prises de parole et les informations donc qui nous parviennent à l'instant avec notre invité qui nous attend par visonférence.
Il est connecté avec nous. Bonjour à vous Jean Peta vous êtes politologue. Merci d'être avec nous.
Vous avez écouté comme nous cette prise de parole à la fois du ministre de l'intérieur et du procureur de la République d'Alè. Qu'est-ce qui qu'est-ce que vous en retenez ? Oui, sur les propos de monsieur Abdel Krim Grill, le procureur de la République, je ne dirai pas grand-chose parce que là, ça relève évidemment de de la sphère judiciaire.
Donc je plutôt me me contenter de ou me cantonner dans la l'intervention du ministre de l'intérieur. Ce qui est frappant d'abord, c'est euh la la réactivité, si je puis dire, de Bruno Retaillot et euh son souci d'inscrire euh la réponse euh dans le cadre de la République. On voit bien qu'il y a une volonté très nette de circonscrire, si je puis dire, toutes tous les reproches qui pourraient être fait de les de de ne pas réagir suffisamment fort face à un acte dont on peut les croire, même si le procureur de la République a indiqué que c'était une piste, même s'il dit qu'elle est privilégiée parmi d'autres dont on peut croire que le caractère islamophode est attesté.
Et donc cette dimension de l'islamophobie à traverse cet assassinat au dieu euh le ministre de l'intérieur entend y répondre très vite et montrer que la République, que l'État euh n'est pas euh euh euh inactif et n'est pas sans réponse à cet acte. Je crois qu'il y a là qu'on pourrait considérer une volonté de de d'isoler cet événement pour qu'il n'y ait pas de de d'instrumentalisation politique par exemple d'une non réponse. Sachant que il ne parle pas vraiment en tout cas on l'a pas entendu employer le terme d'islamophobie.
Bruno Retaillot a parlé d'actes antimusulman. Il y a une différence dans les termes employés ? Oui, oui, c'est vrai.
On n'est pas que dans la sémantique là, mais en même temps, si j'ai bien entendu, Bruno Rotaillot, il dit que cette acte là euh est quand même prioritairement considéré comme un acte contre contre l'islam. Il a dit que c'était un acte qui a eu lieu dans un lieu de paix, un lieu de prière, une mosquée et euh et que de ce point de vue là, la République euh et ça c'est un vrai point important, la République entend réagir. Vous savez que la particularité de la laïcité française euh c'est que l'État ne reconnaît ni ne salarie aucun culte, hein.
C'est l'article 1 de la loi du 9 décembre 1905 sur la laïcité. Mais pour autant, l'État et la République se doivent de protéger euh la liberté de culte euh et le fait que les lieux de culte sont en quelque sorte des lieux sacrés. Et donc de ce point de vue-là, la responsabilité de l'État est engagée et comme la responsabilité de l'État est engagée, celle du ministre de l'intérieur en charge de la sécurité des biens et des personnes est engagé.
Il a également Bruno Rotaillot utilisé d'autres mots forts parmi lesquels notamment cela, nos compatriotes français musulman on l'a senti appuyé sur sur ce terme là en particulier. Ça aussi ça a son importance. Oui.
Euh je me permets d'ajouter sans distinction de couleur de peau et sans distinction évidemment de de religion, hein. Voilà. Euh et donc là euh euh le ministre de l'intérieur euh ne veut pas être euh suspecté euh d'une quelconque euh j'allais dire euh inactivité, inaction, absence de réaction sur un acte qu'il faut bien considérer comme extrêmement grave, hein.
Ce ce français comme comme que l'on dit d'origine. avec une difficulté sur les termes bosnienne ou bosniaque. Il est né en France, le ministre de l'intérieur l'a dit, hein.
Ce français a commis là un acte qui n'est pas tolérable dans notre société et dans la République. Oui. Jean Peto, vous parliez tout à l'heure au début de cet entretien de la réactivité.
C'est le mot que vous avez employé pour parler de Bruno Drotaillot sur ce sujet. Pour autant, au cours des dernières heures, on lui a reproché à ce ministre de l'intérieur de ne pas avoir réagi assez vite par le biais, par exemple des réseaux sociaux comme ça a été le cas d'autres élus politiques. Comment est-ce que ça vous l'avez perçu ?
J'aurais du mal à me prononcer. J'aurais tendance à dire que le général de Gaulle disait que la politique de la France ne se détermine pas à la corbeille. Je crois que la politique de la France et la réaction de l'État ne se détermine pas aux réseaux sociaux.
Je crois qu'il faut quand même une bonne fois pour toutes considérer que les réseaux sociaux c'est une sphère et qu'il y a l'autorité de l'État qui s'exprime différemment. Voilà. Et donc même si on a pu faire tel ou tel reproche au mise à de l'intérieur de ne pas avoir utilisé réseaux sociaux, les réseaux sociaux à mon sens ne disent pas ce qu'est la réponse de l'État.
On va s'intéresser à ces autres réactions politiques de tout bord qui ont été nombreuses sur ce drame au cours des dernières heures. Et c'est ce qu'on va voir avec Lucas Bilpin Villepin qui nous attend en direct depuis la rédaction de France info. Bonjour à vous Lucas.
Le dernier un des derniers à avoir communiqué sur ce drame, c'est notamment le président de la République Emmanuel Macron. Tout à fait. Emmanuel Macron qui a réagi en début d'après-midi sur le réseau social X.
Regardez, un jeune a été atrocement assassiné dans une mosquée du gare à sa famille, à nos compatriotes de confessions musulmanes. J'adresse le soutien de la nation, le racisme et la haine en raison de la religion n'auront jamais leur place en France. La liberté de culte est intangible.
Le premier ministre François Baou à lui réagi hier sur ce même réseau social. L'ignomini islamophobe s'est exhibé sur une vidéo. Nous sommes avec les proches de la victime, avec les croyants si choqués. le monde, le les moyens de l'État sont mobilisés pour que l'assassin soit saisi et puni et puis au gouvernement, il a également eu la réaction de Gérald Darmanin, le garde des saut également hier.
L'ignoble assassinat qui s'est déroulé dans une mosquée dans le gare blesse le cœur de tous les croyants de tous les musulmans de France sincère penser à la famille de la victime. Des réactions dans l'opposition également Lucas. Oui, à commencer par celle d'Olivier Fort, le premier secrétaire du Parti socialiste.
Un homme est mort parce que musulman, le racisme conduit au meurtre. Honte à toutes celles et ceux qui propagent le venin de la haine anti-musulman. Réaction très forte également de Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France insoumuse.
Le meurtre d'un musulman en prière et le résultat des incessantes incitations à l'islamophobie, c'est un franchissement de seuil indigne. Il interpelle toute la France. Il faut une condamnation claire et un soutien. le leader de la France insoumise qui a annoncé sa participation ce soir à 18h à un rassemblement contre l'islamophobie, place de la République à Paris.
Et cela fait réagir justement Julien Odou, le porte-parole du Rassemblement national qui l'interpelle dessus. Quand le père Amel a été égorgé par un islamiste dans son église, vous n'avez pas organisé de rassemblement contre la christianophobie, condoléance à la famille d'Abouakar et honte à vous pour votre récupération immonde. Voilà pour ce tour d'horizon des réactions Paulines.
Merci. beaucoup Lucas pour toutes ces informations. Je retourne vers vous Jeanpetau, vous avez suivi bien sûr ce que nous expliquait à l'instant notre journaliste Lucas Villepin.
Comment est-ce qu'il faut analyser ces différentes prises de parole d'élus politiques de tout bord qui se sentent le devoir de réagir parfois en seulement quelques mots. On parlait tout à l'heure des réseaux sociaux quand il y a des drames comme celui-ci. Oui, c'est c'est toute la particularité ou toute la la spécificité de cet exercice.
Alors, je disais tout à l'heure que les réseaux sociaux n'étaient pas forcément le le les lieux d'expression de l'État. On on voit aussi que des personnalités comme le président de la République ou le premier ministre utilise ces canaux parce que c'est une façon de faire passer des messages. Et ce qui est certain, c'est que on le voit une fois de plus, cet événement tragique donne lieu à des interprétations, à des réactions qui sont dans de l'ordre de la réaction purement politique, hein.
C'est-à-dire que chacun d'une certaine façon trouve là l'occasion, la matière, l'opportunité de défendre son point de vue, sa thèse et de et et de mettre l'accent sur ce qui lui semble le plus important, hein. Vous avez vu la différence entre bien sûr la réaction de monsieur Mélenchon d'un côté et celle de monsieur Odoule de l'autre. C'est-à-dire tout cela est dans l'ordre des choses, hein.
Euh on peut pas euh gommer euh la dimension politique, hein, de de l'événement et surtout euh ce sacture politique. Moi je retiens une chose, c'est que l'État par la par la bouche du ministère du ministre de de l'intérieur, par la voix du ministre de l'intérieur, par la voix de monsieur Rotaillot, par ce qu'a dit le procureur de la République, monsieur Jri, mais également par la voix du garde des saut et bien sûr au-dessus d'eux le président de la République, l'État entendre tous les moyens euh d'enquête régalien euh 70 enquêteurs hein euh pour euh rapidement euh retrouver l'auteur des faits et et le et et et j'allais dire le le traiter juridiquement parlant. Et ça c'est je crois que c'est le plus important euh et c'est ça qu'il faut retenir.
Il y a euh la volonté de l'État de prendre cette affaire à sa mesure, c'est-à-dire comme un fait extrêmement grave qui ne doit surtout pas montrer à la communauté musulmane qu'elle est moins bien traitée que d'autres groupes dès lors qu'elle est attaquée. Vous parlez il y a l'instant du dispositif qui a été mis en place pour retrouver le fugitif. On va en parler avec notre nouvel invité qui nous a rejoint, toujours connecté à distance.
Bonjour à vous Axel Ronde. Vous êtes le porte-parole du syndicat CFTC Police Bruno Rotaillot qui a donc parlé il y a quelques instants de plus de 70 enquêteurs mobilisés dans cette affaire nuit et jour. Ce sont ces mots.
Comment est-ce que vous vous analysez le dispositif qui a été mis en place ? Écoutez, c'est un dispositif extrêmement lourd avec des moyens importants pour retrouver cet individu une véritable chasse à l'homme et lancée parce que au vu très inquiétant de cet individu, au vu des menaces qu'il a réitéré après avoir lâchement assassiné, massacré ce pauvre fidèle dans la mosquée, hein, il a reçu plus de 40 coups de couteau. Donc oui, on a mis en place des moyens lourds, des moyens de détection que ça soit sur les communications pour faire un travail de bornage des différents téléphones mobiles qui pourraient avoir en sa possession, ainsi que le relever des vidéos aux protection aux alentours pour essayer de retracer un itinéraire.
Donc oui, les moyens sont illimités en tout cas de l'État pour pouvoir interpeller le plus rapidement possible et neutraliser l'individu pour le remettre à la justice au plus vite. Mais euh oui, monsieur Rota notre ministre de l'intérieur a donné beaucoup de directives aux différents organes de la police et de la gendarmerie puisque ce sont ces deux forces actuellement qui sont mobilisées. la section de recherche de la gendarmerie du gare et ainsi que la police judiciaire de Nî pleinement mobilisés à à retrouver le fugitif.
On a aussi appris par le biais du procureur de la République d'Alè qui s'est également exprimé que donc l'individu recherché aujourd'hui est un jeune né en 2004 en France et qu'il n'était pas jusque-là connu des services de police et de justice. Est-ce que ça ça peut compliquer le travail des enquêteurs ? Alors ça peut ne enfin ça facilite moins parce qu'on ne peut pas avoir des points de chute où pourrait se trouver hein si il était connu pour d'autres affaires.
On pourrait savoir avec qui il communique, avec qui il a l'habitude de fréquenter quand c'est le milieu du banditisme. Effectivement là, on est dans un plutôt un individu qui n'est pas absolument pas connu des services de police et de justice, mais on le enfin en tous les cas les moyens comme je vous ai dit sont mis en en œuvre et nous allons regarder l'entourage de cet individu. Nous allons essayer de questionner, de savoir où est-ce qu'il pourrait se cacher, est-ce qu'il quels sont les endroits où il a l'habitude de fréquenter ?
Oui, c'est quelque chose qui mettra un peu de temps parce que comme vous comment l'a signé le procureur, il n'est pas connu de la justice. En tous les cas, on n'a pas d'information particulière sur lui. Jean Peto, vous êtes toujours connecté avec nous.
Vous écoutez bien sûr ce qui est dit sur ce plateau avec Axel Ronde notamment concernant ce dispositif qui a été déployé. Bruno Retaillot a saisi donc l'occasion de cette conférence de presse pour donner plus d'informations et pour montrer finalement que les enquêteurs étaient sur le coup et que tout était mis en place pour tenter de retrouver au plus vite le fugitif. C'est important de la part d'un ministre de l'intérieur de montrer euh que tout est mis en œuvre euh dans des cas comme celui-ci et que et que nous sommes en mesure de tout faire pour retrouver une personne dans les plus breves délais.
Oui. Alors, vous voyez bien l'image d'ailleurs qui que que l'on que l'on que l'on voit à l'antenne en ce moment. Vous avez vu le le ministre de l'intérieur avec les autorités euh euh qui sont sous son sous sous sous ces ordres, hein, le préfet, le directeur départemental ou le contrôleur général de la police et puis un général 4 étoiles de la de la gendarmerie euh euh avec le le procureur de la République d'Alais.
Il y a là euh la volonté euh de montrer que l'État dans toutes ces composantes à la fois euh j'allais dire de sécurité, hein, ministère de l'intérieur mais également euh de la justice euh est euh euh un euh euh travaille ensemble dans euh la volonté de de traquer d'une part et d'arrêter hein l'auteur des faits. Alors, c'est vrai que monsieur le représentant de de du CFTC police l'a bien dit, hein. La tâche n'est pas aisée, hein.
Vous avez vous l'avez dit vous-même. Voilà, vous l'avez rappelé un individu qui est, le procureur l'a dit, hein, qui est passé sous les radars. On appelle ça quelque part un loup solitaire.
Enfin, c'est une expression que qu'on employait et qu'on a employé à d'autres occasions, hein, sur d'autres actes justement censé générer la terreur. Euh et bien ça rend plus compliqué la tâche, hein, des services de police. C'est pour ça, je crois que symboliquement le ministre de l'intérieur est très clair hein dans sa réaction et je crois que d'un strict point de vue politique, moi je me lèche je je me contente et je me je je laisse à d'autres le soin de faire des analyses à la fois judiciaire ou ou juridique.
D'un strict point de vue politique, la réaction du ministre de l'intérieur est à la hauteur de la gravité des faits. Encore une fois, pour rappeler que dans un pays comme la France, la liberté d'occulte est un principe absolu et en tous les cas, les croyants doivent être protégés dans l'expression de leur de de leur liberté de conscience aussi. Axel Rond, on sait également que depuis le début d'après-midi, une marche blanche est en cours à grande combe avec plusieurs dizaines de personnes qui participent pour rendre hommage à la victime.
On sait également qu'il y a une autre manifestation ce soir à Paris à 18h qui doit avoir lieu place de la République contre l'islamophobie. Ce sont des moments, des manifestations qui vont également être très scrutées par les services de sécurité avec peut-être des dispositifs déployés afin de faire en sorte que tout se passe au mieux. Oui, ça c'est les compagnies mobiles de gendarmerie et les compagnies républicaines de CRS de sécurité qui vont sécuriser, faire un service d'ordre pour éviter tout type de débordement pour gérer aussi la foule si elle vient nombreux hein, il faut gérer toute cette foule et éviter effectivement qu'il y ait des débordements de quelque nature quel ce soit.
Donc ça c'est nos ce sont les spécialistes du maintien et de l'ordre et des services d'ordre de la police nationale gendarmerie qui ont l'habitude de gérer ce genre d'événement. Mais euh dans tous les cas, comme c'est euh démarche de recueillement, en général, ça se passe extrêmement bien, relativement bien. De toute façon, sur le gare, des dispositifs particuliers ont été demandés par le ministre de l'intérieur à mettre en place pour protéger nos compatriotes de confessions musulmanes. tout type de lieu où il pourrai se rendre, ils seront surveillés par la les services de l'État, par les services de la police nationale pour éviter que l'individu, parce qu'il l'a il a menacé hein lors de son crime, il a menacé les musulmans et de commettre d'autres exactions.
Donc c'est pour cela que nous avons enfin mes collègues ont reçu des ordres de mener des rondes et patrouilles dynamique sur tous ces endroits pour prévenir et essayer de détecter aussi l'individu pour l'interpeller au plus vite. On va retrouver tout de suite notre journaliste Maxime Laurent qui est en direct avec nous, qui suit depuis le début de l'après-midi la marche blanche à Grand Combe, qui se trouve désormais proche de la mairie. Maxime, vous suivez donc pour nous tout ce qui se passe sur place et vous avez pu apprendre notamment que la mère de la ville avait fait le choix de se rendre auprès de Bruno Retaillot aujourd'hui.
On a un petit souci technique. On essaiera de revenir vers Maxime Laurent un petit peu plus tard, le temps que le son se remette à fonctionner. Peut-être une réaction de votre part Jean Peta sur cette décision de la maire de la ville d'Alè de Grand Comb de Grand Oui, Grand Combe qui a décider de se rendre auprès du ministre de l'intérieur.
Qu'est-ce que ça envoie comme signal ? B, je crois que ça montre que vous savez un maire, on l'oublie souvent, a une double casquette, hein. C'est un un élu hein du peuple au sens de représentant des ses administrés, de ses concitoyens, mais c'est aussi un officier de police judiciaire qui est doté de part sa fonction de maire d'une fonction de représentant de l'État, hein, dans la commune.
Et donc il n'est pas du tout de ce point de vue- là aberrent, il est tout à fait dans l'ordre des choses que madame la maire soit au côté du ministre de l'intérieur dans cette dans cette dans cette situation. Je voudrais rajouter une chose aussi parce qu'on l'a pas dit mais le ministre de l'intérieur a dans ses attributions ce qu'on appelle euh la la le la relations avec les cultes hein. Euh il y a au ministère de l'intérieur placeau ce qu'on appelle un bureau des cultes.
Ça paraît surprenant parce que on a tendance à penser que depuis 1905 il y a une séparation stricte entre les églises et l'État. Et bien non euh de fait enfin il y avait cette séparation elle existe hein, je l'ai évoqué tout à l'heure hein dans l'article 1 et et l'article 2 de la de la loi 1905 mais il y a un bureau des cultes, c'est-à-dire que le ministre de l'intérieur euh est aussi en charge des contacts avec les différents représentants des cultes en France. Ça c'est important parce qu'on l'oublie souvent.
Et pour revenir à à la à l'attitude de madame la maire de Grandcombe, Oui, il est tout à fait logique et normal qu'elle soit là. Ben justement, on va retourner voir notre journaliste Maxime Laurent puisque les problèmes techniques a été rétabli. Vous êtes donc en direct et vous allez nous expliquer un petit peu cette décision.
Oui, tout à fait. Donc ce qui énerve les habitants ici, c'est que la mère est choisie de la mère de la commune de Grandcombe est choisie d'aller avec Bruno Rotaillot à 20 km d'ici quand il s'est exprimé et non pas à la marche Blanche à laquelle elle n'a donc pas pu assister. Un choix qui est regretté par les gens ici qui se demandent pourquoi elle a elle a donc choisi d'aller avec les politiques et non pas avec les gens ici qui marchent durant cette marche blanche.
Cette marche blanche qui s'est déroulé dans le calme ici plus d'un millier de personnes he qui ont défilé dans les rues de la commune pour apporter leur soutien. Alors dans un dans un calme et dans un respect, c'est ce qu'il aurait voulu nous disent les organisateurs. Les organisateurs qui se sont exprimés devant la mairie à la fin de cette marche avant une minute de silence.
Je vous propose d'ailleurs d'écouter le procure euh le procureur je vous propose d'écouter le recteur de la mosquée de Nî qui s'est exprimé. Nous avons une peine immense pour Abou Bakar qui a été qui a été tué. J'assure tout de suite sa famille en présentant la condoléance de tous les musulmans.
Que ça pas uniquement anim mais à travers la France. Je suis juste désolé que les autorités ont réagi très tard. Le préfet, le ministre de l'intérieur, le premier ministre 48 he après, il a fait un tweet sur X.
C'est quand même lamentable. Les deux poids et de mesures, on peut plus les accepter. Voilà, vous l'entendez la colère donc des gens qui ont participé à cette marche blanche et qui espèrent désormais que les politiques vont s'engager et sécuriser les lieux de culte.
Merci beaucoup Maxime Laurent en direct de Grand Comp. Merci également à votre JRI qui tourne les images. Laurent Lefèvre.
Une réaction Jean Peto, on en parlait un instant avec vous. Vous nous expliquiez que cela pouvait être dans le rôle de la mère de la ville de se tenir au côté du ministre de l'intérieur. Mais on le voit bien avec ce que nous dit notre journaliste sur place.
Cette décision, elle peut être mal comprise des habitants qui peut-être espéraient que cette mer se rende plutôt à la marche blanche. Oui, on peut comprendre des réactions des réactions à chaud de de la population. Je voudrais rappeler que Grandcombe est une ville dirigée par un maire communiste depuis 1995 que madame Baldit est membre du parti communiste et qu'elle est maire je re je revérifie mais elle est maire depuis le 4 février 2023 elle a succédé donc à Patrick Malaviel lui-même élu en en mars 2008 donc on peut pas comment dire faire le reproche à madame Baldid de d'avoir fait de la politique politicienne en étant côté de monsieur Rotaillot qui n'est quand même pas forcément qui n'est pas sur les mêmes même parti du spectre politique qu'elle.
Voilà. Donc je crois que euh la la maire de Grand Combe était effectivement à sa place auprès du ministre de l'intérieur compte tenu euh de la solennité de l'engagement de l'État dans toutes ces composantes hein euh euh du ministre donc euh à euh à à la à la mère de la de la commune. Alors bien sûr les habitants peuvent considérer les habitants de Grand Combe peuvent considérer que sa place devait être auprès d'eux hein.
Et ça, je crois qu'il faut aussi faire comment dire écouter cette cette émotion qui peut remonter de la population. C'est un débat que moi je ne je ne souhaite pas trancher. C'est pas c'est pas du tout mon ma fonction de le faire.
Je voudrais juste expliquer en tous les cas que le choix de madame Baldi, maire de maire de Grand Combe, s'inscrit en tous les cas à la fois dans une dimension régalienne et aussi euh dans les faits dans la dans dans l'importance de l'événement. Axel Ronde, peut-être une question avec vous si on prend un peu d'auteur sur la suite de cette affaire. On a donc bien compris que plus de 70 enquêteurs étaient mobilisés nuit et jour pour retrouver ce fugitif. combien de temps ça peut prendre et ensuite une fois qu'il aura été retrouvé, quelle sera la suite ?
Mais écoutez, il sera donc interpellé et traduit devant la justice. Il sera mis en garde à vue. Il sera interrogé, il sera vu par un médecin.
On verra son profil psychiatrique, psychologique, hein, et il sera déféré devant la justice ou devant enfin ou dans en hôpital psychiatrique si il a une une abolition du discernement. Mais là, pour l'instant, l'urgence, c'est de le retrouver et je peux vous garantir que tous les moyens ont été mis en place par la police et la gendarmerie immédiatement après avoir été averti euh euh de ce crime odieux, les enquêteurs euh ont utilisé les mêmes moyens euh qu'ils auraient mis pour n'importe quel autre meurtre, n'importe quelle autre tuerie, je peux vous garantir et rassurer l'ensemble des habitants de la ville que tous les moyens ont été mis en place immédiatement. Ce n'est pas la parole d'un ministre ou ou de ou ou d'autres qui vont changer quoi que ce soit sur le déroulement et le dérouler de l'enquête.
En tous les cas, euh mes collègues, comme vous l'avez rappelé, sont euh euh sur le pont H24 euh pour euh interpeller, arrêter cet individu, le remettre à la justice pour qu'il réponde de ces actes de son acte terrible et barbare qu'il a commis dans cette mosquée. Merci beaucoup à vous Axel Ronde d'avoir réagi en direct sur France Info. Merci également Jean Peta politologue pour votre analyse et votre décryptage suite donc au déplacement de Bruno Drotaillot qui se trouve toujours près de la sous-préfecture d'Alè en visite donc auprès des représentants du culte mais aussi des gendarmes qui sont chargés de l'enquête pour retrouver le fugitif auteur du meurtre d'un fidèle musulman dans une mosquée c'était vendredi.