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interviewBFMTV· 16 juillet 2026 3 min

Remise en liberté de deux suspects dans la mort de Shemseddine: "Je suis anéantie et effondrée", réagit Valérie Pécresse, présidente LR de la région Île-de-France

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Shem Sedin, c'est ce jeune homme, 15 ans, qui avait été battu à mort à la sortie de son collège à Viry-Châtillon, en Essonne, par d'autres adolescents qui lui reprochaient d'avoir des liens avec leur sœur et qui donc l'ont battu à mort. Parmi ces jeunes mineurs à l'époque qui l'ont battu à mort, deux ont été remis en liberté il y a quelques jours et de manière quasi triomphante sur les réseaux sociaux, leurs copains les accueillaient à la sortie de la prison.

Ils avaient été mis en examen, ils étaient effectivement retenus en prison de manière préventive et le ministère de la Justice évoque une erreur de droit dans le cadre aussi de ce fameux vide juridique qui a aussi été évoqué dans ce point. La famille de Shem Sedin se dit anéantie, littéralement effondrée. Comment vous réagissez ?

0:58
Valérie Pécresse

Comme elle. Je suis anéantie et effondrée. Le problème que nous avons aujourd'hui, c'est qu'il ne faut plus que le droit soit contraire au bon sens. Il ne faut plus que les décisions judiciaires soient contraires à la sécurité des personnes. Aujourd'hui, on a des criminels ultra-violents qui sont incarcérés, qu'ils soient majeurs, qu'ils soient mineurs, ils sont ultra-violents. Il faut protéger la société de ces mineurs ultra-violents ou de ces majeurs ultra-violents, de ces criminels. Et donc, je pense qu'il faut que le juge fasse très attention. Aujourd'hui, c'est vrai que quelquefois, on a des complexités du droit et des complexités procédurales qui sont très fortes.

Mais on ne peut pas juger en procédure. On doit juger aussi avec son cœur, avec sa conscience et avec le souci permanent de protéger la société.

1:50
Présentateur

Comment expliquer à ceux qui nous écoutent, à ceux qui nous regardent, que deux hommes qui ont, semble-t-il, l'enquête évidemment d'aller jusqu'au bout, battus à mort un autre jeune homme, étaient libérés sur une histoire de procédure ?

2:07
Valérie Pécresse

Ça s'appelle une erreur judiciaire. Mais il faudrait qu'on arrive à trouver un moyen. Je ne sais pas comment on trouve la solution. Ce n'est pas simple. Parce que le juge, il juge en droit. Il juge en droit, il applique le droit. Là, il a fait une erreur de droit. Ça s'appelle une erreur judiciaire. C'est une erreur du système judiciaire. Et il faut aujourd'hui, vraiment, que le ministère de la Justice puisse avoir les outils pour contrer ces erreurs judiciaires.

2:30
Présentateur

La loi fin de vie a été adoptée hier soir.