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Podcast / conversationLCP — La Politique et moi (sur Podcast)· 7 juillet 2025 13 minComplaisantPortrait personnelEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Nicolas Thierry, député Écologiste et Social de Gironde | La politique et moi

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:52OuverteRéponse directe

    La vraie question, c'est pourquoi un tel silence autour d'une des plus graves contaminations chimiques depuis des décennies ?

  • 1:31OuverteRéponse directe

    On va voir comment vous avez orchestré cette bataille qui a été autant de communication que de politique.

  • 1:44OuverteRéponse directe

    En tout cas, sur le sujet des pifaces, c'était un sujet qui était sous les radars.

  • 2:27OuverteRéponse directe

    Vous pouvez nous raconter cette initiative ?

  • 3:23OuverteRéponse directe

    Pourquoi être passé par ce relais de l'opinion ? Vous saviez par avance qu'il y aurait un blocage politique ?

  • 4:29OuverteRéponse directe

    Comment s'y sont-ils pris pour tenter de bloquer votre loi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:27Invité politiqueFait
    « Le 20 février 2025, vous avez fait adopter une loi qui interdit les pifaces en France. »
  • 0:33Invité politiqueFait
    « Alors les pifaces, ce sont des polluants éternels qu'on utilise dans les vêtements, les cosmétiques ou les poils anti-adhésifs. »
  • 2:33PrésentateurFait
    « Alors on a lancé une grande campagne de tests sur les cheveux. »
  • 2:56PrésentateurChiffre
    « Et malheureusement il n'y a pas de surprise puisque c'est 99%. »
  • 4:10PrésentateurChiffre
    « J'avais des centaines de milliers de gens qui étaient derrière moi. »
  • 4:13PrésentateurChiffre
    « les députés ont reçu près de 200 000 mails de citoyens partout en France »
  • 5:25PrésentateurChiffre
    « Mais ça a marché, puisque à 8 ou 10 voix près, le texte n'est pas passé. »
  • 6:05PrésentateurFait
    « on pourrait très bien sourcer les amendements qui sont déposés. »
  • 6:30Invité politiqueFait
    « Il reste autorisé pour certains, juste en cile de cuisine. »
  • 8:14PrésentateurFait
    « Ça me donne une capacité aujourd'hui de dialogue. »
  • 8:37PrésentateurFait
    « J'ai été vice-président d'une région en charge de la biodiversité en Nouvelle-Aquitaine. »
  • 9:02PrésentateurFait
    « pour nous les réapproprier parce que derrière terroir, il y a la bonne bouffe, il y a une agriculture de qualité, il y a le bien-vivre. »
  • 10:02PrésentateurFait
    « c'est comme ça que les choses ont débuté. »
  • 10:10PrésentateurFait
    « J'ai fait sa campagne présidentielle. »
  • 12:09PrésentateurFait
    « ça m'a appris la discipline et la tempérance. »

Temps de parole

  • Présentateur72 %
  • Nicolas Thierry28 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Nicolas Thierry

Mon invité est plutôt discret, peu connu du grand public, mais il a fait voter une loi qui fera date dans la lutte contre les polluants éternels. Il siège au sein du groupe écologiste depuis 2022. Bonjour Nicolas Thierry. Bonjour. Le 20 février 2025, vous avez fait adopter une loi qui interdit les pifaces en France. Alors les pifaces, ce sont des polluants éternels qu'on utilise dans les vêtements, les cosmétiques ou les poils anti-adhésifs. Ils se répandent un peu partout, dans les sols, dans l'eau. Ce sont des perturbateurs endocriniens qu'on retrouve aussi dans nos organismes. On va regarder un extrait de la conférence de presse qui a lancé votre combat sur ce sujet.

0:52
Présentateur

La vraie question, c'est pourquoi un tel silence autour d'une des plus graves contaminations chimiques depuis des décennies ? La réalité, c'est que nous sommes tous contaminés. On a tous des pifaces dans la peau. Et dans des démocraties d'opinion, comme la nôtre, et malheureusement, le législateur ne bouge que parce qu'il est contraint de le faire suite à une émotion soulevée par une question.

1:31
Nicolas Thierry

Alors on va voir comment vous avez orchestré cette bataille qui a été autant de communication que de politique. On le voit, mais d'abord un mot sur le mot qu'on vient d'entendre. L'émotion, c'est un levier que vous assumez. Il ne faut pas avoir peur de s'appuyer dessus en politique. Et ça a été la clé du succès ?

1:44
Présentateur

En tout cas, sur le sujet des pifaces, c'était un sujet qui était sous les radars. Aux Etats-Unis, ça fait 25 ans que c'est un scandale sanitaire. C'est un sujet malgré tout technique, même si c'est un vrai sujet sanitaire, au même niveau que l'amiante ou le chlordécone. Mais le premier défi qu'on avait à relever, c'était déjà de faire entrer le sujet dans le débat public. D'où cette technique qu'on a vue en conférence de presse, qui n'est pas tout à fait dans mes habitudes, mais c'était le seul moyen en tout cas pour lancer le sujet.

C'est moins jouer sur l'émotion qu'effectivement d'arriver à mettre la lumière sur un sujet extrêmement technique pour au moins susciter l'attention et derrière pouvoir faire de la pédagogie. C'est pour ça qu'on avait fait ce choix de conférences de presse un peu particulier.

2:19
Nicolas Thierry

Alors pour marquer les esprits, vous aviez aussi rendu public des résultats d'analyse assez inquiétants en mettant en scène des députés et des personnalités. Vous pouvez nous raconter cette initiative ?

2:29
Présentateur

Alors on a lancé une grande campagne de tests sur les cheveux. Donc on a testé les cheveux des députés. J'ai aussi fait un tour de France pendant près d'un an, où on a testé 150 citoyens partout en France. Et ensuite il y a des personnalités qui nous ont contactés en nous disant on a vu le combat que vous menez, on voudrait effectivement vous aider. Et effectivement on a choisi de les mobiliser pour qu'eux-mêmes testent leurs cheveux et avec l'audience qui était la leur, de pouvoir rendre public les résultats. Et malheureusement il n'y a pas de surprise puisque c'est 99%. Marie-Charlotte Garin, députée.

Exactement, qui était d'ailleurs une des plus jeunes du groupe écologiste et la plus contaminée puisqu'elle vit dans la vallée de la chimie en Rhône-Alpes. Et c'était des résultats extrêmement frappants. Donc ça, ça a aussi permis de sensibiliser le grand public. Il ne faut pas se le cacher, quand on a des résultats à annoncer, ça permet aussi que la presse puisse s'y intéresser et aussi expliquer les enjeux. Donc ça a été un vrai levier.

3:23
Nicolas Thierry

Alors on imagine souvent que pour faire voter une loi, un député doit d'abord chercher à convaincre ses collègues députés pour dégager une majorité. Pourquoi être passé par ce relais de l'opinion ? Vous saviez par avance qu'il y aurait un blocage politique ? Oui, évidemment.

3:36
Présentateur

Le premier enjeu, c'était de sortir le sujet de l'Assemblée nationale, de mettre une coalition en place. C'est ce qu'on a fait pendant nos longs mois. Je dis « on » avec mon équipe. Ça a été avec des ONG, avec des activistes, avec des scientifiques, où en effet, on a réussi à monter une coalition extrêmement solide. On a mené, il faut l'assumer, une bataille d'opinion, une bataille culturelle dans la société. Et quand le sujet est devenu beaucoup plus mûr, qu'il était traité par les médias, que les gens commençaient à nous en parler, on est revenu à l'Assemblée. Et contrairement au début du combat, j'étais plus seul. J'avais des centaines de milliers de gens qui étaient derrière moi.

Pour vous donner une idée, je finis là-dessus, qu'au nom de la loi, les députés ont reçu près de 200 000 mails de citoyens partout en France qui les ont sensibilisés au fait qu'il fallait qu'ils votent pour cette proposition de loi. Donc on est revenu beaucoup plus fort une fois qu'on avait sorti le sujet, en tout cas, des quatre murs de l'Assemblée.

4:29
Nicolas Thierry

Alors vous expliquez que dans votre combat, vous vous êtes heurté au lobby de la chimie et de l'industrie. Comment s'y sont-ils pris pour tenter de bloquer votre loi ?

4:40
Présentateur

Il y a différents arguments qui ont été mis dans le débat public. C'est-à-dire par exemple le chantage à l'emploi, qui est assez classique, qu'on connaît et où on laisse penser qu'en fait, finalement, la santé publique devrait être une variable d'ajustement et que pour l'emploi, il faudra absolument tout sacrifier, en grossissant les chiffres. Mais ça a toujours un effet, en tout cas, sur un certain nombre de députés. On voit bien que les groupes industriels ont été voir des députés dans des circonscriptions précises qui pouvaient être concernés. Par exemple, les fabricants de poêles qu'on voit ici.

Exactement, Tefal, exactement, qui ont été voir leurs députés, qui ont fait un lobby d'ailleurs beaucoup plus grossier parce qu'ils ont même suivi devant l'Assemblée nationale en tapant dans des casseroles le jour du vote pour demander justement un retrait de la loi, en exagérant considérablement les effets. Mais ça a marché, puisque à 8 ou 10 voix près, le texte n'est pas passé. Et après, il y a la stratégie du doute aussi, où en effet, il y a des enquêtes scientifiques qui sortent par des scientifiques qui sont très liés au lobby, qui sortent des études, qui nuancent les choses.

Donc on est sur des choses assez classiques, mais contre lesquelles il faut lutter, puisque dans une équipe parlementaire, on est 3 ou 4. Ils ont des moyens quasiment illimités, donc c'est un peu David contre Gauliat. Et nous, on y est arrivé.

5:50
Nicolas Thierry

Vos collègues députés sont encore trop perméables au lobby. Il faudrait plus de transparence et plus de garde-fous.

5:56
Présentateur

Je pense clairement qu'il y a un vrai sujet aujourd'hui d'encadrement, et moi je l'ai vécu maintenant pendant 3 ans, entre les lobbies et les parlementaires. Un exemple très concret, on pourrait très bien sourcer les amendements qui sont déposés. Une grande partie des amendements qui sont déposés aujourd'hui à l'Assemblée, ils sont co-écrits avec les lobbies. Il n'y a pas de problème avec le fait que les industriels ou le secteur privé défendent ces intérêts. Mais il faut que quand ça soit défendu dans l'hémicycle ou en commission, les députés soient obligés de dire ce travail a été mené avec nous. On le fait avec les ONG, ça doit être pareil avec les industriels.

6:27
Nicolas Thierry

Alors j'ai dit que vous avez fait interdire les PFAS en France, ce n'est pas tout à fait exact. Il reste autorisé pour certains, juste en cile de cuisine. Ça a été difficile d'accepter ce compromis ? Vous avez hésité ?

6:39
Présentateur

C'est une vraie déception, mais on n'a pas eu le choix. C'est-à-dire qu'on n'avait plus de majorité sur le sujet et c'est vraiment un objet du quotidien qui contamine malheureusement toutes les familles et dans lequel on peut supprimer les PFAS, sans qu'il y ait de conséquences, à part que votre poêle, elle va coller un peu plus quand vous faites des crêpes. N'empêche qu'on a perdu là-dessus. Donc oui, c'est une déception. Après, on a gagné une vraie bataille culturelle et on voit bien que sur le sujet des pollutions et au-delà des PFAS, il y a quelque chose qui a changé. C'est-à-dire que les industriels, maintenant, sont beaucoup plus sur la défensive après, en tout cas, cette loi.

Et je pense qu'au-delà du contenu, c'est la bataille culturelle qui a été extrêmement importante.

7:16
Nicolas Thierry

Allez, on va revenir sur votre parcours, Nicolas Thierry. Et d'abord, votre prise de conscience écologique. Elle remonte, je crois, à l'enfance. Vous aviez 10 ans et un jour, un bulldozer est venu détruire le petit coin de nature où vous aimiez vous rendre. Ça a été un traumatisme fondateur pour vous, je crois.

7:31
Présentateur

J'y allais depuis tout petit et ça sent encore une fois, ça sent assez anodin comme ça. Mais quand, depuis l'âge de 4-5 ans, vous avez l'habitude de ce lieu, vous le connaissez absolument par cœur. Et puis quand vous avez 10 ou 11 ans, vous vous réveillez un matin et c'est une dalle de béton, pour un enfant, c'est assez traumatisant. Et je réalisais après que le premier sentiment de colère, je l'ai ressenti à ce moment-là. Et après, je l'ai transformé, cette colère-là, je l'ai transformé en engagement. Mais il y a une graine qui a été semée à ce moment-là.

7:58
Nicolas Thierry

Alors, vous avez grandi dans une famille d'agriculteurs, de viticulteurs en l'occurrence. Vos parents n'étaient pas spécialement écolo. Ils utilisaient des pesticides dans leur vie. Ils étaient plutôt conservateurs. Et chez vous, tout le monde pratiquait la chasse. Comment conciliez-vous ces racines familiales avec votre engagement écologiste à gauche ?

8:14
Présentateur

Ça me donne une capacité aujourd'hui de dialogue. C'est-à-dire que moi, je n'ai jamais un rapport frontal aux agriculteurs ni aux chasseurs parce que je sais que derrière, ce n'est pas des anti-écolos de base. Ce sont des gens qui aussi, ont un mode de vie, ont une forme d'attachement à la nature. On a des divergences. Mais en tout cas, je crois que ça m'a donné la capacité de dialoguer. J'ai été vice-président d'une région en charge de la biodiversité en Nouvelle-Aquitaine. Et j'ai beaucoup parlé, même si on avait des désaccords, avec les chasseurs. En tout cas, ça m'a donné, je pense, une capacité à discuter.

8:48
Nicolas Thierry

Vous avez fait votre campagne au Régional en 2021 avec ce thème, nos terroirs, notre avenir. Normalement, derrière ces notions de terroir, on trouve les notions d'identité, de tradition, sont plutôt des marqueurs de droite que de gauche habituellement. Vous êtes à l'aise avec ça ? Ce sont des notions que vous voulez réconcilier ?

9:04
Présentateur

Oui, c'était volontairement pour nous les réapproprier parce que derrière terroir, il y a la bonne bouffe, il y a une agriculture de qualité, il y a le bien-vivre. Et il n'y a aucune raison de laisser ces termes-là, cette sémantique-là, effectivement, à des partis politiques qui veulent les rabougrir. Donc, j'ai volontairement pris ce sujet pour montrer qu'on pouvait, en étant écologiste, et de gauche, se l'approprier.

9:28
Nicolas Thierry

Alors, on va remonter le fil de votre parcours politique. Vous vous êtes engagé chez les écologistes assez tard, à 35 ans. Et ça s'est fait un peu par hasard pour vous, en 2005, en tombant sur une petite annonce,

9:39
Présentateur

c'est ça ? Oui, exactement. En fait, j'avais toujours voté écologiste. Et j'étais à Paris. Et je me suis installé dans la rue où les écologistes avaient leur siège. Et il se trouve qu'en fait, j'y ai été. Ils recrutaient à ce moment-là. Moi, j'étais entre deux expériences professionnelles. Et j'ai commencé à travailler, à travailler pour eux. Et c'est comme ça que, alors que je n'avais jamais mis les pieds dans un parti politique, c'est comme ça que les choses ont débuté. J'ai rencontré Dominique Voinet et que les choses se soient assez vite enchaînées. Et j'ai fait sa campagne présidentielle.

Et elle est d'ailleurs, maintenant, elle siège avec moi dans le groupe écologiste depuis 2024, pour l'anecdote.

10:16
Nicolas Thierry

Alors, qu'est-ce qu'on pourrait dire de votre manière de faire de la politique ? On a vu le rôle de la communication ? Mais j'ai lu aussi que vous disiez ceci. Je déteste l'outran. Ça cache une absence de pensée. Vous n'êtes pas forcément très à l'aise dans la manière de faire de la politique aujourd'hui à l'Assemblée ?

10:33
Présentateur

En tout cas, je ne suis pas très à l'aise en effet avec l'idée qu'on fasse systématiquement des raccourcis, qu'avec le clash permanent, je pense que ça rabougrit le débat public, que la possibilité de dialogue n'existe plus et que du coup, ça affaiblit la démocratie et qu'à force de trop polariser, on n'arrive pas à avancer alors qu'on est dans des années absolument critiques, des règlements climatiques, heureusement des inégalités. On a quelques années pour agir. Il faut tenir ses convictions mais je ne suis pas très à l'aise en effet avec le clash permanent mais c'est très lié à l'époque sur les réseaux sociaux, sur la manière d'être entendu dans les médias.

Vous disiez en début de reportage que j'étais discret et peu connu du grand public. C'est aussi sûrement parce que je fais le choix de ne pas clasher de manière permanente mais c'est un choix.

11:19
Nicolas Thierry

Allez, on va terminer notre émission par notre quiz habituel Nicolas Thiry avec quelques phrases que vous allez devoir compléter. Je suis devenu maître nageur et sauveteur en mer car... Car il fallait que je paie mes études

11:33
Présentateur

et par amour de l'océan. Quand je vais aux cèpes en forêt... C'est le moment où je suis le plus heureux. D'ailleurs, même là, avant de venir, il n'y a plus à Bordeaux, il y a eu des grosses chaleurs et juste avant de venir, j'étais en train de me renseigner si justement il y a des cèpes qui poussaient. Ça reste un moment pour moi extrêmement important qui est un peu une Madeleine de Proust aussi. J'irais à mon grand-père qui me rattache à l'enfance. C'est des moments où vous pensez politique ? Non. C'est un des rares moments où je ne pense pas politique. Et quand je fais du karaté aussi,

12:02
Nicolas Thierry

c'est le cas. C'était ma dernière question. Grâce au karaté que vous pratiquez assidûment, je crois.

12:07
Présentateur

Depuis l'adolescence, ça m'a appris la discipline et la tempérance. En karaté traditionnel, il y a un maxime, on dit toujours, ne tire pas ton sabre sur un coup de tête. Et j'essaie de vraiment appliquer cette maxime tout le temps. Et je pense que la tempérance, on en a vraiment besoin. Et j'essaie en tout cas de me l'appliquer en politique. Et vous le pratiquez vraiment tous les jours ? Pas tous les jours depuis que je suis député, mais j'en fais deux fois par semaine. Très bien. Un député vert, ceinture noire de karaté. Je ne suis pas le seul puisque Marie-Charlotte Garin est aussi ceinture noire de karaté. Très bien. On est deux dans le groupe écologiste.

12:42
Nicolas Thierry

On apprend des choses que vos adversaires politiques se tiennent à carreaux, Nicolas Thierry. C'est un art de paix. Merci.

Nicolas Thierry, député Écologiste et Social de Gironde | La politique et moi — Nicolas Thierry · Pourquijevote