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AutreFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 16 mars 2026 37 minContradictoireMixte

Municipales : quelles leçons tirer du premier tour ?

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  • Présentateur 222 %
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  • Invité 210 %
  • Présentateur 310 %
  • Invité 34 %
  • Invité 44 %
  • Invité 54 %
  • Présentateur 43 %

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0:00
Présentateur

France Inter France Inter Fabienne Syntheste On a beaucoup fusionné cet après-midi à Lyon, à Limoges, à Toulouse, à Besançon, à Clermont, à Lille, à Brest, fusion aussi PSLFI à Nantes, à Avignon, fusion écolo LFI à Strasbourg, fusion à droite à Nîmes, fusion à droite à Paris, d'Atibour-Nazel, c'est tout récent, pas de fonds républicains à Nice, fusion LRRN à Reims, je parle sous le contrôle de mes invités, c'est la seule ? D'accord, merci, pas de mariage d'amour en tout cas, beaucoup d'alliances techniques, on va vérifier, mais je crois que c'est la seule.

A Poitiers, il faudra apprendre à dire exangulaire pour 6 candidats, merci beaucoup au journal Le Monde, pour le vocabulaire assez inédit, septuagulaire aussi, vous l'avez entendu à 19h tout à l'heure, à Saint-Jean-de-Védas, c'est près de Montpellier, ça veut dire 7 candidats en lice, ainsi vont ces élections municipales, ce premier tour en tout cas, cette journée de tempête de cerveau a surtout conforté, donc les insoumis sortis renforcés de ce premier tour, on demandera à nos invités si c'est le mot qui convient, en tout cas la stratégie si elle est fiée à fonctionner, les dérapages en meeting de Jean-Luc Mélenchon ces dernières semaines n'ont pas fait trembler devant l'urne les électeurs, et si le PS reste puissant dans les grandes villes, il faut être puissant comme Marseille ou Paris pour dire non à toute forme de fusion de listes ou d'alliances, on verra si c'est payant sans mauvais jeu de mots.

On va aussi regarder du côté du RN, l'autre partie qui tire son épingle du jeu, dans une moindre mesure peut-être, on verra, le RN conserve ses fiefs assez tranquillement, a du mal à s'ancrer dans d'autres très grandes villes de ce point de vue, c'est peut-être un pari raté attendant quand même Toulon et Marseille par exemple, mais le parti remporte aussi beaucoup de petites communes. Est-ce que ce premier tour, c'est avant tout un avant-goût du duel Mélenchon-Bardella des présidentielles qui a déjà fait l'objet de multiples conjectures et même sondages ?

Eh bien, nous posons la question, je vois déjà des noms autour de la table par ici, le reste, eh bien qu'elle reste, LR n'est guère dans le jeu des grandes villes, continue à peser quand même dans beaucoup de moyennes communes nous y viendrons, le centre macroniste est très stable par rapport à l'élection précédente c'est-à-dire absent ou quasiment en n'oublions pas le chiffre le plus impressionnant peut-être, celui des abstentions il y a, faut-il le râper, un peu plus de 50 millions d'électeurs en France 22 millions ont choisi de ne pas voter hier c'est le téléphone sonne, les amis, soyez les bienvenus François, vous êtes le premier et vous êtes le bienvenu, bonsoir

2:29
Invité

Oui, bonsoir D'abord, je voudrais vérifier si à Lille, c'est les trois parties de la gauche qui sont prévues pour le second tour ou seulement deux sur trois ?

2:39
Présentateur

Eh bien, écoutez, on a ce qu'il faut pour répondre à ce genre de questions, c'est vous Maxence Lambrecq

2:44
Invité

Bonsoir ! Oui, alors, eh bien non, il y a une fusion entre le socialiste Arnaud Deslandes, héritier de Martine Aubry et la liste écologiste portée par Stéphane Bali ça a été un long 24 heures de tractation pour les écologistes qui ont vraiment hésité entre faire tomber le socialiste et rejoindre les insoumis ou rallier les socialistes donc non, deux listes de gauche, une PS écolo et une autre LFI

3:08
Présentateur

Voilà, donc pas de fusion à trois, vous aviez une suite de questions François on vous écoute, maintenant que la précision est donnée

3:13
Invité

parce que là, j'ai envie de les engueuler c'est pas normal que les trois je vois aucun problème, moi en ce qui concerne la candidate de LFI à réunir, à faire l'union et pourquoi je dis ça ?

parce que j'ai en vision 2027 et puis apparemment, il n'y a pas eu trop de disputes dans le coin entre eux voilà et 2027 pour moi c'est important, bien sûr et j'ai fait une projection et j'ai regardé trois candidats possibles si Mélenchon y va c'est entre 50 et 53% de chances qu'il réussisse à passer face au RN si c'est Marine c'est osé si c'est Marine Tondelier c'est entre elle n'y arrivera pas quoi ok et votre troisième option, rapidement François, s'il vous plaît la troisième option, c'est Lucie Castex ok il faut la remettre en route sans attendre les primaires on scris les primaires et on choisit Lucie Castex

4:31
Présentateur

ben voilà, François nous a donné son ordre et la manière dont il faut réagir moi je trouve ça intéressant quand même qu'il nous parle déjà de 2027 on va y venir je vous présente notre tour de table de ce soir Maxence Lambrec c'est bon l'entendu Maxence vous êtes le chef du service politique de France Inter Stéphane Zumstek, bonsoir il est Lillois il est Lillois, voilà bonsoir vous êtes directeur du département politique et opinion évidemment à l'institut de sondage Ipsos BVA vous allez nous dire ce que vous pensez des projections de notre ami François, il y a Françoise Fressos qui est là également éditorialiste politique au monde Françoise, bonsoir bonsoir à tous et Thomas Legrand vous êtes journaliste éditorialiste politique à Libération est-ce que qu'est-ce qu'on dit de Lille d'ailleurs effectivement de ces trois listes-là est-ce qu'on dit qu'on est dans une espèce de cas à part en fait dans le le paysage municipal ou dans un cas d'école de ce premier tour ou pas qui veut répondre à ça Thomas c'est un cas il y a beaucoup de il y a beaucoup de cas particuliers mais là c'est un cas intéressant d'abord qui montre la puissance de la gauche dans les grandes villes mais là ce sont des chiffres quand même assez impressionnants ces trois listes enfin les écologistes les socialistes et les insoumis à eux trois trois quarts je parle sous le contrôle de Maxence donc le Lillois les trois quarts et dans dans toutes les grandes villes finalement la gauche est très très puissante mais c'est puissance de la gauche dans les grandes villes ou c'est puissance toujours du PS quand même est-ce que c'est toujours un peu l'apanage PS le PS est quand même très puissant le PS va sans doute remporter Paris le PS va sans doute remporter Marseille et à Lyon ce sont les écologistes et d'autres grandes villes vont tomber je pense que dimanche prochain alors là je pars peut-être sous le contrôle de notre sondeur ici mais dimanche prochain il y aura quand même une liste de mairies socialistes importantes et ce qui est intéressant c'est que ça confirme cette espèce de ce fait que au niveau national ceux qui animent le débat national tous les jours dans une conversation nationale tous les jours dans le débat du pays c'est-à-dire les mélenchonistes le RN et les macronistes finalement au niveau local pour ce qui est des mairies mais c'est aussi vrai pour ce qui est des départements et des régions ce sont les socialistes et LR donc il y a disons qu'il y a ce qu'on pourrait appeler une vie politique en lasagne à deux étages en France Je retiens le terme de vie politique en lasagne Françoise Fressos j'ai vu que vous aviez levé le doigt et j'ai une question pour vous Stéphane Zumsteig Je voudrais moi nuancer un petit peu l'analyse je trouve que la gauche reste globalement puissante mais elle est quand même morcelée c'était la succession de Martine Aubry qui était en jeu et on a quand même un nombre de listes importantes et du coup je me demande si les maires élus seront bien élus ou si au fond ils vont souffrir un peu de cet émiettement politique qui au fond reproduit aussi ce qui se passe au niveau national Moi je suis assez fascinée j'ai sous les yeux le gros baromètre Ipsos c'est Stéphane Zumsteig et ce que je vois c'est notamment sur les souhaits d'alliance entre LFI et les autres parties de gauche et les souhaits d'alliance aussi entre RN et LR ça marche dans les deux sens et je vois opposer 75% là c'est pour ce qui est de la gauche à droite opposer à 60% mais le principe de réalité en fait nous dit exactement l'inverse et cet après-midi là a été la démonstration de ce principe de réalité à gauche à droite dans une moindre mesure à gauche si on ne s'allie pas

7:59
Invité

on perd c'est peut-être aussi simple que ça Oui il y avait quand même une impression de sauf qui peut notamment de la part du parti socialiste évidemment que selon moi en tout cas le principal événement qu'il faut retenir d'hier soir c'est cette forte progression des insoumis parce que si la gauche est forte si on cumule surtout elle est forte là où il y a trois listes comme l'exemple de Lille c'est la même chose à Strasbourg c'est aussi parce que les insoumis dans la quasi-totalité pas dans toutes mais dans la quasi-totalité des grandes villes progressent progressent fortement par rapport à il y a six ans et c'est d'autant plus remarquable que les insoumis partaient de rien du tout ils partaient de zéro ils n'avaient aucune ville la ville la plus peuplée qu'ils dirigeaient c'est Fachtuménil 18 000 habitants et en fait il y a quand même une triple réussite pour les insoumis hier soir d'une part dès le premier tour ils gagnent des villes symboles on parlait de Saint-Denis c'est fait Roubaix c'est pas totalement fait mais c'est fait voilà deux villes de plus de 100 000 c'était les deux seules grandes villes qui étaient citées 140 000 c'était les deux seules villes gros trophées dont on parlait pour les LFistes Paris gagné dès le premier tour deuxième Paris ils arrivent et ça personne ne l'avait vu venir ils arrivent devant le reste de la gauche dans des villes comme Toulouse et Limoges et ils sont en mesure de remporter ces villes-là compte tenu des alliances et troisième Paris et je trouve que c'est le plus grave pour le Parti Socialiste pour le reste de la gauche c'est qu'on a besoin des LFistes quand on est un maire socialiste bien établi je prends les exemples de Brest de Nantes sans doute de Clermont-Ferrand ces villes-là ne resteront dans l'escarcelle du Parti Socialiste que parce que les insoumis ont bien voulu fusionner avec eux la victoire de premier tour en tout cas elle est totale de mon point de vue pour les insoumis

9:27
Présentateur

Moi je voudrais poser la question qu'on a tous en tête depuis le début de cette journée est-ce que ça veut dire c'est à vous que je m'adresse Thomas Legrand mais à vous aussi peut-être Maxence Lambrec est-ce que ça veut dire que ce qui se passe nationalement n'a eu aucune prise localement et quand je dis ce qui se passe ça veut dire les polémiques qu'il y a eu ça veut dire les sorties de routes pendant les discours ça veut dire tout ça mais au fond quand on regarde le Rassemblement National aussi un parti qui est mangé par les affaires mais localement il ne se passe rien ça veut dire que toutes ces discussions-là n'ont pas de prise pas seulement sur les électeurs locaux d'ailleurs Thomas sur les électeurs d'une manière générale il y a un refus à gauche il y a un refus de la diabolisation de LFI qui se manifeste à travers ces résultats voilà l'espèce de diabolisation qu'on peut voir encore dans cette grande conversation nationale dans le débat entre éditorialistes sur les plateaux des chaînes toutes infos cette diabolisation elle est refusée par les électeurs et aussi par les militants et par certains élus parce que quand on voit les accords qui se font assez facilement finalement c'est vrai que toutes les sorties le jeu assez trouble de Jean-Luc Mélenchon avec les codes de l'antisémitisme et bien il y a beaucoup de militants et de responsables locaux qui se disent non mais ça ne doit pas nous empêcher de nous unir même s'ils ne sont pas d'accord il faut savoir que des militants dans une ville moyenne des militants LFI et des militants socialistes ont les mêmes associations d'aide aux devoirs sont dans les mêmes salles des profs ils se côtoient et ils ne voient pas pourquoi parce que Jean-Luc Mélenchon provoque tout le monde ils ne voient pas pourquoi eux ils laisseraient leur ville à la droite qui est une vraie leçon peut-être de ce scrutin avant de vous redonner la parole je voudrais qu'on entende Marc bonsoir Marc

11:10
Invité

parce que vous aussi

11:12
Présentateur

vous êtes dans cette interrogation donc allez-y sautez dans la discussion

11:16
Invité

je saute alors non parce qu'effectivement ça a été dit juste avant moi je trouve quand même assez stupéfiant cette espèce de diabolisation permanente de LFI sur deux sujets deux espèces d'épouvantail qu'on essaie de coller à LFI c'est un ce serait un parti d'extrême gauche et alors l'extrême gauche pardon mais enfin on sait ce que c'est en France on connaît l'extrême gauche les partis trotskistes ça existe donc ça l'extrême gauche simplement c'est un parti de gauche je veux dire c'est ce que la gauche devrait porter comme valeur d'équité de justice sociale etc qui a été complètement désertée par le PS quand j'entends encore ce matin sur l'antenne de France Inter François Hollande François Hollande aujourd'hui qu'est-ce qu'il a fait pour la France il nous a offert Emmanuel Macron c'est quand même génial comme le parti socialiste donc LFI c'est juste la gauche donc ça a été repeint hurluré en extrême gauche ça fait plaisir à la droite puis alors le côté de l'antisémitisme pardon alors Gérard c'est cette espèce de là aussi on reproche quoi à Mélenchon et à LFI on reproche de critiquer l'attitude d'un gouvernement israélien génocidaire qui massacre des dizaines de milliers de civils à Gaza en Cisjordanie non c'est pas ça qui est reposé pardon Marc

12:27
Présentateur

je veux pas puis surtout pardon

12:30
Invité

je termine juste pardon les mots un peu malabroits etc mais ça vient de loin l'accusation de l'antisémitisme ça a commencé au moment où on a commencé à LFI à soutenir la Palestine

12:41
Présentateur

alors après ce qu'a fait j'entends ce que vous dites Marc ce qu'a fait ce qu'a bousculé ce dont on a cru que ça pouvait bousculer les élections législatives c'était le fameux jeu de mots je sais pas comment on appelle ça sur Epstein-Epstein c'est ça dont on parlait à l'instant et qui a soulevé à nouveau une politique une polémique autour de Jean-Luc Mélenchon mais dans les résultats Maxence Lambrec clairement ça on ne l'entend pas on ne le voit pas en tout cas

13:06
Invité

ça a peut-être été un moteur électoral pour certains ou peut-être même à l'inverse oui je pense que ça a mobilisé et on n'aurait pas atteint ses scores dans certaines villes pour LFI s'il n'y avait pas eu finalement une cristallisation du débat politique dans les dernières semaines autour de LFI pour ou contre avec une espèce de duel RN-LFI après la mort de Quentin de Ranck qui a sans doute aussi participé de la campagne malgré tout et bien sûr que Jean-Luc Mélenchon montre à travers ce premier tour des municipales que sa pré-campagne présidentielle il était à 2 à 3 meetings par semaine ces derniers temps a servi et a été la bonne stratégie de nationalisation et en effet il a de quoi faire 15 à 20% au premier tour de la présidentielle si on regarde les résultats d'hier

13:49
Présentateur

mais est-ce que ça parle aussi d'une nouvelle réalité politique voilà c'est notre nouvelle réalité politique en France enfin nouvelle je ne sais pas vous reviendrez Thomas c'est promis mais la radicalité Françoise est un moteur désormais et ça ça s'appelle notre paysage politique français je pense qu'il a réussi à capter une certaine forme de radicalité je pense qu'il a réussi à capter aussi l'électorat jeune étudiant dans les grandes villes et une partie de l'électorat populaire donc du point de vue électoral et de démarche électorale il est dans une réussite là où je trouve que c'est inquiétant c'est que je trouve que c'est une approche communautariste de la politique avec des risques de tensions très fortes entre communautés et c'est en cela que pour moi c'est un sujet aussi pour la gauche Thomas je ne suis pas tout à fait d'accord avec Maxence parce que là on se focalise sur des résultats de grandes villes avec une spécificité on le voit maintenant les villes et les campagnes le rural et le citadin ne votent pas pareil et là ça ne fait pas du 20% c'est-à-dire que les 22% les 22% de Jean-Luc Mélenchon en 2022 c'était parce que beaucoup de socialistes avaient voté Jean-Luc Mélenchon il y avait une sorte de précipiter à la fin de la campagne parce qu'il pouvait battre Marine Le Pen au premier tour ça ne sera plus le cas plus personne ne va penser pouvoir battre Jordan Bardella ou Marine Le Pen au premier tour elle sera qualifiée et donc ce vote stratégique n'existera plus donc je pense que le fait de dire aujourd'hui la puissance de la LFI qu'on remarque parce qu'on ne voit que les grandes villes évidemment les petites villes ou les villages où il n'y avait qu'une seule liste le fonds de l'électorat rural RN il ne s'est pas mobilisé il existe toujours il ne s'est pas mobilisé

15:38
Invité

et comment là le PS et les écolos peuvent organiser une primaire contre Jean-Luc Mélenchon demain comment ils peuvent réussir à relancer le récit le 23 mars d'une alternative absolument indispensable à Jean-Luc Mélenchon il y a simplement

15:54
Présentateur

cette idée qui va être ancrée et si Jean-Luc Mélenchon ne change pas d'attitude ne change pas de ton l'idée sera assez simple de dire que Jean-Luc Mélenchon versus le RN ça ne marchera pas c'est tout c'est ce que martèle François Hollande comment le candidat émergera c'est exactement le même sujet que pour la droite et pour le centre il y a on voit l'analyse mais on ne voit pas le processus qui conduirait à faire émerger ce candidat là c'est une sorte de précipité dans les sondages que tout le monde attend je voudrais rejoindre ce que dit Maxence à l'instant est-ce que ces résultats et ce premier tour là ne plaident pas pour de toute façon une obligation pardon je le dis comme ça une obligation de primaire à gauche comme ça on met tout le monde sur la même ligne et on verra bien Mélenchon compris une obligation de primaire comme ça au moins les choses sont beaucoup plus claires en termes électorales parce qu'on sait bien ce qui se passe au bout du compte quand on voit le nombre de fusions qui ont lieu en l'espace de deux heures dans une après-midi c'est très facile de faire des fusions pour des villes le programme municipal des insoumis des verts et des socialistes est tout à fait compatible il n'y a pas de politique étrangère il n'y a pas de grande politique économique la position des insoumis sur les russes sur la Russie par exemple elle est absolument incompatible il n'y a pas d'international vous avez raison par quelques jumelages ou mettre un drapeau ou pas il n'y a pas d'international mais ce qui est intéressant c'est que les deux parties qui ont beaucoup nationalisé au sens de problèmes nationaux ces parties cette élection municipale c'est Stéphane Zumstek LFI et le Rassemblement National tous les deux

17:37
Invité

il y a des parties les plus politisés les parties qui n'ont pas de barons locaux les parties qui ont tout intérêt à tirer profit au sens positif du terme de la situation de la colère qui peut être présente au sein de la société de l'anxiété d'un certain nombre de français mais pour revenir à Jean-Luc Mélenchon les résultats de ce premier tour je suis assez d'accord avec Maxence sur ce point ça met ou ça remet je ne sais pas s'il n'était plus en selle ça remet en selle totalement Jean-Luc Mélenchon dans la perspective lundi prochain après le second tour il y aura beaucoup beaucoup plus de mairies socialistes que de mairies mais quel est le parti qui à mon avis en sortira le moins grandi je ne parle pas de soldes de villes gagnées de villes perdues non non non à gauche c'est le parti socialiste parce que après avoir expliqué qu'il n'y aurait pas d'accords nationaux après avoir expliqué qu'il y avait deux gauches irréconciliables après avoir même Olivier Faure c'était converti quand même à la rupture avec Raphaël Glucksmann à Limoges jeudi pour dire jamais au grand jamais et là Raphaël Glucksmann enlève ses colistiers de la liste à Limoges ses six colistiers pour dire non je reste sur ma ligne et Olivier Faure lui signe et la numéro 2 du PS Johanna Roland signe ce soir il y a quelques minutes avec LFI et Jean-Luc Mélenchon donc je pense est remis en salle ou mis en salle dans le cadre de la présidentielle et qu'est-ce qui a fait le succès de Jean-Luc Mélenchon en 2017 et en 2022 de réussir à asphyxier à peser en 2022 plus de 80% du vote de gauche c'était aussi l'insuffisance de l'offre politique alternative à gauche on ne peut pas dire que la gauche avait présenté ce qui se faisait de mieux dans l'histoire de ces 50 dernières années à gauche et c'est le même pari se dire finalement ils ne se mettront pas d'accord et on me mettra quelque part pas des seconds couteaux mais des gens qui n'ont pas ma capacité à un moment donné à apparaître comme un candidat pouvant accéder au second tour de l'élection présidentielle c'est ça le principal anciennement quand on se projette dans la présidentielle et c'est une mauvaise tout ce qui se passe actuellement est très mauvais pour le parti socialiste quelle lisibilité dans son action mettez-vous à la place d'un sympathissant de gauche parti socialiste c'est la guerre c'est fini avec la France insoumise mais nous fusionnons à tout va il n'y a pas une ville pour l'instant on verra demain il n'y a pas une ville que le PS est prêt à sacrifier en disant non nous ne nous allions pas dans cette ville avec les insoumis quitte à perdre cette ville pour l'instant les ralliements sont complets mais c'est stématique il ne s'agit pas

19:41
Présentateur

que là où ils peuvent gagner sans les insoumis effectivement à Marseille à Marseille ou à Paris pour l'instant quand des françoises je vous ai vu mais je voudrais justement qu'on écoute Mimosa parce qu'elle est pile là où nous sommes et la voici bonsoir Mimosa

19:52
Invité

oui bonsoir moi je déplore très très très fortement la poussée des deux extrêmes LFI et RN qui font leur trou qui font leur place qui grignotent petit à petit mais sûrement qui gagnent des villes ou des villages enfin bref de toute taille où ils n'étaient pas qui s'agrandissent là où ils étaient déjà je crois que la France va devenir de plus en plus violente pour référence l'histoire de l'assassinat des militants je ne suis pas spécialement pour les militants d'extrême droite mais faire suer un homme à coup de pied c'est vraiment vraiment immonde et quant à l'extrême droite on connaît sa violence depuis des décennies et des décennies alors quand on aura deux parties de ce genre de extrême qui sont trois même parce qu'il y a reconquête qu'il ne faut quand même pas oublier notamment à Paris et bien on s'entre je ne sais pas les gens s'entreteniront partout les fusions je suis contre vous venez de parler du PS etc on ne sait plus où on en est j'ai eu voté à gauche comme on dit une bonne partie de ma vie vraiment PS avec LFI non non vraiment merci non le LR qui se vote avec la reine non plus on vous a entendu Mimosa

21:29
Présentateur

pardonnez-moi de vous interrompre mais on a compris que pour vous la fusion c'était niaite on a bien compris et pas d'extrême ni d'un côté ni de l'autre François Sressot oui c'est pour prolonger je pense qu'effectivement il y a montée d'extrême il y a montée de la polarisation et pour la gauche la montée de Mélenchon n'est peut-être pas forcément une bonne nouvelle parce qu'on voit que dans les projections pour la présidentielle le rejet de Mélenchon est supérieur maintenant au rejet que peut susciter un Bardella ou une Marine Le Pen donc ça pose un problème pour l'ensemble de la gauche et je pense que ça renvoie à la crise globale du politique c'est-à-dire l'efficacité du politique qui est questionné tous les partis de gouvernement que ce soit LR que ce soit le Parti Socialiste et aujourd'hui que ce soit les Macronistes sont questionnés dans leur capacité à résoudre les problèmes des Français et je pense que la crise nationale s'est diffusée au niveau local à l'occasion de cette élection parce que dans les grandes villes on voit cette polarisation mais dans les petites villes ou dans les petites communes on voit aussi une montée de l'abstention comme si finalement le maire qui reste une puissante figure était dans l'incapacité de résoudre les problèmes qui deviennent la numéro 1 des préoccupations des Français je pense notamment à la sécurité Alors rejet de la figure de l'extrême gauche de Jean-Luc Mélenchon rejet de la figure de l'extrême droite mais enfin au bout du compte au bout de cette journée de ce premier tour des élections présidentielles c'est eux dont on parle le plus on a l'impression que LR n'existe pas renaissance pas tout à fait encore moins avec cette analyse je pense je pense que les électeurs de gauche ont le sentiment qu'au niveau local les insoumis c'est pas de l'extrémisme voilà et je pense qu'ils auront ils auraient une autre attitude encore faudrait-il qu'il y ait effectivement des candidats crédibles mais ils auraient une autre attitude s'ils devaient voter pour un candidat national pour une politique nationale mais au niveau local ils voient bien les électeurs ce que font les uns et les autres ce que proposent les uns et les autres et je trouve que s'il y a une crise de l'impuissance publique comme vous dites Françoise elle est au niveau national au niveau local les gens voient bien les changements les changements que les maires font et à Paris on dit tiens mais c'est peut-être Rachida Dati n'était peut-être pas la bonne candidate et si simplement à Paris les gens étaient contents des changements réels qu'on a vus il y a vraiment eu des changements on peut les questionner on peut être pour ou contre mais enfin il n'y a pas d'impuissance publique au niveau local je suis d'accord sur Paris je suis d'accord que les changements écologiques à Paris sont sans doute un bon point pour la gauche mais dans un tas de communes rurales je prends par exemple l'histoire du narcotrafic c'est extrêmement cité parmi les préoccupations des français et en fait la lutte contre le narcotrafic qui maintenant touche des villes moyennes c'est pas du tout le maire qui a la prise c'est parce que c'est pas le maire qui a le pouvoir que les électeurs savent très bien qu'en votant pour un insoumis ils n'ont pas l'impression à ce moment là de voter à l'extrême gauche parce qu'ils n'ont aucune compétence régalienne ils auront une autre attitude à mon avis ils auraient une autre attitude dans une élection nationale je pense est-ce que ça veut dire que c'est vers vous que je me tourne du coup Stéphane Zumstek monsieur le sondeur est-ce que ça veut dire que rien de ce qui se passe là aujourd'hui de ce qui se passe surtout après le deuxième tour dimanche prochain n'est transposable d'une manière ou d'une autre avec ce qui se passera l'année prochaine en 2027

25:01
Invité

alors non je suis d'accord je suis d'accord avec cette idée on ne peut pas transposer

25:05
Présentateur

transposer non mais en tout cas est-ce que ça nous donne une idée ou est-ce que à l'image de ce que dit Thomas Legrand on regarde on n'imagine même pas que ça nous donne une indication au moins

25:17
Invité

non ça donne une indication sur les écuries présidentielles en fait voilà il y a une indication c'est Édouard Philippe il ne va pas être battu normalement au Havre donc il ne sera pas éliminé de la compétition Jean-Luc Mélenchon je l'ai dit il se remet en salle après pour les autres il n'y a aucune traduction tangible ce n'est pas M.

Payan qui sera le candidat exactement ce n'est pas Johanna Roland non plus donc de ce point de vue là c'est compliqué de faire un parallèle ou de faire une sorte de projection de la situation politique telle qu'elle sera l'année prochaine à la veille du premier tour mais malgré tout pour en finir avec cette radicalité j'entends il y a une radicalité la radicalité séduit de plus en plus parce qu'il y a une majorité de français aujourd'hui qui s'estiment très mécontents voire en colère et la colère c'est un carburant après sur j'entends le discours sur la radicalité mais ça renvoie aussi à l'arc républicain quand on explique ni les insoumis ni les gens qui votent insoumis ni les gens qui votent Rassemblement National n'entrent dans l'arc républicain en 2022 Marine Le Pen c'est 23% Jean-Luc Mélenchon c'est 22% 45% des français est-ce à dire que la moitié du corps électoral vote ou quasiment la moitié aurait voté pour des gens qui n'étaient pas dans l'arc républicain là encore je pense qu'il faut faire attention aux critiques et attention aux mots qui sont utilisés par ceux qui s'estiment faire partie de cet arc républicain quelqu'un qui vote Rassemblement National nous ne sommes pas les gens qui votent pour le Rassemblement National ou pour les insoumis ne s'imaginent pas dans une sorte d'ambiance pré-insurrectionnelle pour faire simple Allemagne de la République de Weimar à l'aube des années 30 non et ils prennent ça comme une insulte personnelle ça ne fonctionne pas c'est comme à l'époque comme à l'époque quand on parlait du Front National on disait c'est un parti de collaborationnistes et d'OS et ça a continué jusqu'à peu de temps c'est créateur et c'est carrément il n'y a pas les électeurs et dire des insoumis ou du Rassemblement National qui ne jouent pas le jeu de la démocratie et bien c'est d'insulter et d'insulter durablement leurs électeurs et ça ça ne fonctionne plus comme dire les insoumis sont antisémites les électeurs antisémites sont antisémites mais ce qui glissait sur Jean-Marie Le Pen glisse maintenant sur d'autres

27:05
Présentateur

y compris d'extrême gauche de ce que je lis là sur les messages WhatsApp qui sont en train de tomber et qui nous engueulent tous très allègrement

27:11
Invité

mais beaucoup d'électeurs RN hier ont choisi le maire sortant d'hiver droite il ne faut pas se lurer il n'y a pas eu 9 millions de votes RN hier soir et beaucoup beaucoup se sont positionnés localement en se disant que le maire sortant faisait bien l'affaire point

27:22
Présentateur

je reviens Stéphane Zumstek sur ce que j'ai sous les yeux des français apaisés ou en colère les chiffres ils sont quand même assez raides en colère ou très contestataire 48% France mécontente mais pas forcément en colère donc on est quand même un peu en colère 50% France satisfaite et apaisée 2% c'est tout petit on a presque envie de les mettre ouverts c'est vraiment tout petit

27:48
Invité

mais c'est dramatique pourtant il y a plus que 2% de la population qui se porte bien et malgré tout l'immense majorité de l'unanimité quasiment des français s'estiment que les choses vont très mal et qu'ils sont soit comme vous venez de le dire mécontents voire très mécontents ou pire en colère

28:02
Présentateur

satisfaction individuelle et insatisfaction collective je voudrais vous soumettre à tous cette question de Camille sur WhatsApp que je trouve intéressante comment expliquer que les électeurs ne votent pas la même chose suivant les élections moi je vous explique dans mon village par exemple d'Ital il y a 4000 habitants aux deux législatives le RN est arrivé en premier à plus de 50% et le maire élu est PRG à 55% et il y avait deux candidats de droite donc où est la logique ?

Mais le vote RN et on le voit dans leur difficulté Parti radical de gauche pardon On le voit dans leur difficulté à trouver des cadres et à continuer même après les victoires en 2022 et 2024 ils n'ont pas réussi à trouver un encadrement suffisant à faire des listes crédibles on a vu avec ce qu'on appelait les brebis galeuses par dizaines et dizaines le vote RN c'est aussi quelque chose qu'on fait un petit peu rageusement en secret derrière son écran dans son isoloir alors que les partis radicals de gauche le PRG les partis plus installés ce sont des partis dont les militants sont aussi membres des associations et ils ont un ancrage dans la démocratie quotidienne pas simplement la démocratie des élections mais la démocratie quotidienne vous savez quand quand un nouveau candidat dans une petite ville un nouveau candidat RN apparaît généralement les journalistes ne le connaissent pas ils viennent nulle part quand un nouveau candidat LR ou PS apparaît les journalistes savent que c'est le dentiste le patron de l'association de boulies de...

voilà donc le vote RN reste encore même s'il est massif un vote à mon avis encore de protestation allez-y Françoise moi je pense pas qu'il reste seulement un vote de protestation mais je pense qu'il faut des années et des années pour travailler une implantation locale et que on voit bien la limite quand même du parti et par ailleurs il y a quand même un affaiblissement très fort des structures locales du parti socialiste et de LR et qui nourrissent aussi la crise du politique actuelle

30:06
Invité

il y a eu quelques contre-exemples la Ciotat par exemple ils ont réussi à attraper le patron de la chambre de commerce il me semble et ils ont retiré le militant historique RN et donc c'est ce notable local qui a porté la liste autrement dans neuf départements par exemple il n'y a eu aucune liste RN juste parce qu'ils n'ont pas réussi à en constituer et après dans beaucoup d'autres villes les députés RN ont été priés de se lancer c'est le cas de Julien Sanchez à Nîmes qui peut gagner c'est l'une des villes à suspense de dimanche prochain Julien Sanchez a été missionné là-bas sans vraiment connaître la ville

30:36
Présentateur

vous disiez Maxence Lambrecht tout à l'heure que les alliances et fusions ont été extrêmement rapides aujourd'hui ah oui

30:42
Invité

après il y a une histoire d'impression de bulletin de vote mais c'est spectaculaire de fait c'est spectaculaire le sens de ma question

30:48
Présentateur

c'est est-ce que ça veut dire que est-ce que ça ressemble à ce qu'était le front républicain des élections précédentes cette idée que cette fusion oui cette idée que cette fusion peut exister et exister vite ou pas du tout

31:04
Invité

ils n'ont jamais arrêté de se parler ils se connaissent tous dans les villes les insoumis les socialistes ils ont parfois été ensemble au conseil départemental à la région ils ont tous les 06 de tout le monde

31:15
Présentateur

il y a quand même des intérêts électoraux bien compris en matière de siège

31:19
Invité

évidemment et il y a déjà eu beaucoup d'accords là sur la suite sur la métropole où il y a des sièges à prendre sur tel ou tel adjoint et bien sûr qu'ils n'ont pas

31:28
Présentateur

c'est le rapport entre intérêts politiques et valeurs quand les socialistes n'ont pas du tout besoin des insoumis comme à Paris à Marseille où ils pourront gagner 100 et même ils gagneront mieux 100 qu'avec ils mettent en avant les valeurs et puis quand ils en ont besoin parce qu'ils sont à touche-touche les valeurs ont un petit peu moins il y a cette zone grise

31:48
Invité

de la politique le dernier communiqué qui est tombé c'est celui de la France insoumise à Lille les écologistes ont préféré piétiner le vote populaire et monter à bord du Titanic socialiste il a préféré le François Hollande local à la solidarité avec le peuple palestinien Stéphane Bali donc le candidat écolo a préféré la lâcheté du maire sortant il le groupit bien quand même mais voilà c'est quand même assez violent c'est quand même assez violent à côté dans d'autres villes LFI est ravie de se marier avec le PS et avec les écolos c'est quand même spectaculaire en une journée

32:21
Présentateur

voici Solène qui nous attend bonsoir Solène oui bonsoir on vous écoute Solène moi j'avais juste une remarque en fait donc je suis à Lyon et en fait quand j'ai voté pour le candidat en question j'ai juste regardé un programme et je pense qu'à partir du moment où en fait on regarde un projet on se met à voter enfin pour moi en fait c'est ça les municipales et je trouvais que ça faisait du bien en fait de pas forcément chercher à sans arrêt politiser dans le sens national etc moi je ne me suis pas demandé pour quelle partie je votais j'ai juste regardé un projet de me dire ok je fais un bilan par rapport à un candidat est-ce que j'ai trouvé ça bien ou pas et je trouve que finalement se projeter sur les élections de l'année prochaine de nous parler depuis 4 ans 5 ans de qu'est-ce qui se passera en 2027 ça fait juste du bien de voter là pour des municipales pour du local sans forcément trop voilà mettre tout de suite faire des projections avec les sondages etc sans voter contre sans voter pour et sans voter contre là on peut voter pour en regardant les projets qui sont assez concrets compréhensibles et c'est vrai et vous avez raison et c'est vrai plus la ville est petite d'ailleurs et plus c'est vrai probablement c'est vrai aussi dans les grandes villes mais on ne peut pas s'empêcher de voir quand on regarde les pourcentages les résultats et quand on regarde les sondages de se dire qu'il y a quand même beaucoup de votes qui sont des votes nationaux y compris pour des élections municipales ce sont les statistiques qui le disent oui et puis ce qui compte ce qui compte aussi c'est quand même la personnalité du maire et puis ce qui compte aussi c'est la probité du maire c'est à dire que vous pouvez avoir des projets très très qui vous intéressent beaucoup puis vous êtes quand même obligé de vous interroger sur la capacité à le réaliser et donc voilà donc moi je nuancerai là-dessus en disant quand même la personnalité compte quand même beaucoup

34:10
Invité

mais Solène si je peux me permettre vous avez trouvé des différences fortes entre les projets entre les différents candidats je ne sais pas si Solène Solène est partie

34:18
Présentateur

Solène à l'instant je la vois à virer de couleur parce qu'elle n'a pas beaucoup de différences c'est pour ça qu'on peut comprendre plus facilement les fusions malgré le débat très polarisé au niveau national au niveau local les lecteurs qui regardent les programmes et il y en a encore c'est vrai qu'il peut peut-être un peu mieux comprendre que nous les débatteurs de plateau pourquoi les fusions se font plus facilement

34:44
Invité

parfois c'est juste un nombre de policiers municipaux en plus et un nombre de caméras qui varient

34:48
Présentateur

on en a parlé évidemment mais je voudrais revenir quand même un tout petit peu sur le rassemblement national est-ce qu'on dit le pari est réussi pour ce premier tour pour le rassemblement national est-ce qu'on est quand même un peu au milieu du guet entre deux eaux pour l'instant qu'est-ce qu'on dit Stéphane Zomsteg

35:01
Invité

donc plus de mairies

35:03
Présentateur

ça c'est sûr les fiefs rien à dire le pourtour méditerranéen égal à lui-même mais

35:08
Invité

le pari est sans doute réussi dans la perspective du premier tour quand on fait le bilan du premier tour ce ne sera pas forcément la même chose quand on fera le bilan du second tour dimanche soir prochain premier tour qu'est-ce que ça veut dire deux chiffres Louis Alliot la plus grande ville Perpignan détenue par le rassemblement national en 2020 il obtient 36% des voix au premier tour il en a obtenu 51% hier soir c'est bien la preuve que lui aussi d'ailleurs a bénéficié de l'enracinement de la prime au sortant mais ça veut aussi dire que quand le rassemblement national dirige une ville on n'est plus dans la situation chaotique de 1995 où les choses s'étaient très très mal passées pour lui notamment à Toulon à l'époque Marine-Yannes Vitrolles ainsi de suite les élus du rassemblement national peuvent faire sur la base des résultats du premier tour la démonstration élus par leurs administrés puisqu'ils sont réélus au premier tour je n'ai plus en tête le chiffre d'Enin Beaumont mais je crois qu'on est précis oui on est à 70% élus au premier tour ça n'a pas toujours été le cas donc rien que ça c'est une victoire après ils n'ont pas franchi une marche après ils avancent lentement si le rassemblement national avance lentement scrutin municipal après scrutin municipal parce que quand on voit les gains possibles maintenant le balotage est plutôt défavorable à Marseille c'est vraiment pas fait à Toulon et il y a évidemment une victoire qui est d'ores et déjà annoncée c'est celle d'Éric Ciotti à Nice mais c'est plus lié à une question de rivalité entre deux personnes et Éric Ciotti n'est pas membre du rassemblement national il n'est pas perçu comme ça je pense par beaucoup d'électoraux et puis c'est aussi un ancrage local au fond Éric Ciotti donc les gains seront limités probablement au second tour après il faudra voir le nombre de conseillers municipaux il y en aura forcément plus qu'en 2020 ils avaient reculé par rapport à 2014 et sans doute beaucoup plus de sénateurs quand même RN à l'issue

36:38
Présentateur

Françoise vous aurez le moule de la fin oui et juste par ailleurs il y a quand même une forte volonté des électorats à la fois RN et LR au fond de faire une fusion ou en tout cas de s'entendre et ça ça profite quand même au rassemblement national

36:52
Invité

et vous avez raison à Reims c'est la seule on est d'accord parce que j'ai foncé les sourcils tout à l'heure Reims c'est bien la seule union alors le candidat LR qui fusionne avec la candidate RN est menacé d'expulsion

37:02
Présentateur

d'exclusion mais pour l'instant c'est

37:04
Invité

mais vous avez raison

37:05
Présentateur

c'est la seule c'est pas grave vous pourrez revenir quand même Maxence merci

37:09
Locuteur

merci