Marine Le Pen : la justice a-t-elle pris la bonne décision ?
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
C'est reparti pour les vraies voix de l'été, consacré très largement ce soir aux arrêts de la cour d'appel concernant Marine Le Pen. Évidemment, le grand débat va y être consacré. Je voulais quand même vous représenter nos trois vraies voix. Bruno Pommard, ancien membre du RAID. Vous me dites bonsoir, mais aussi pour tous les auditeurs qui nous rejoignent.
Oui, bonsoir aux auditeurs, c'est vrai, c'est le plus important d'ailleurs.
Et qui nous retrouvent dans un état un peu particulier, parce qu'on sort d'un jeu, tout ça. Oui, on était très tendus d'ailleurs.
On sort d'un jeu où Xavier et moi avons gagné, il faut quand même le redire, puisque pour les gens qui n'entendaient pas, étant donné qu'il y a un tricheur à côté, il a peut-être été patron du RAID, la réalité c'est qu'il triche comme un voyou.
Vous comprenez pourquoi, chers auditeurs, j'ai bafouillé sur cette prise d'antenne. Vous venez d'écouter notre deuxième vraie voix par Françoise Degrois. Mais vive Xavier, nous avons gagné. Je tiens à dire que nous avons remporté de hautes luttes ce jour. Françoise a gagné et elle n'en se remettra pas. Et puis, Joffroy Vuperreau qui est avec nous, chef d'entreprise et chroniqueur sur une chaîne YouTube franco-asiatique. Nous avons donc cette information importante aujourd'hui. Ouvrons le grand débat.
Les vraies voix sud radio.
La cour d'appel confirme que Marine Le Pen est coupable de détournement de fonds et complicité de ce délit. Plusieurs sanctions, évidemment. Pour bien les comprendre, ces sanctions, nous avons notre expert avec nous, maître Loïc Guérin, avocat pénaliste. Bonsoir, maître Loïc Guérin.
Bonsoir, bonsoir.
Merci d'être avec nous. Merci de nous éclairer. Déjà, alors, il y a plusieurs parties sur ce rendu, cet arrêt de la cour d'appel. Ce fameux arrêt qui m'a fait bafouiller précédemment. L'aspect inégibilité, déjà, Loïc Guérin. Il dit quoi ? Ça veut dire, déjà, de fait que Marine Le Pen peut se présenter. Expliquez-nous.
Pour le coup, c'est assez simple, puisque la décision qui avait été rendue, le jugement qui avait été rendu en première instance, c'était exécutoire. C'est-à-dire qu'elle ne pouvait pas se présenter non-obstant l'appel qu'elle avait interjeté. Généralement, vous comprenez, quand on fait appel, ça suspend les décisions qui ont été rendues à votre endroit sur le plan pénal. En l'occurrence, ça n'était pas le cas, parce que la première juridiction avait considéré qu'une exécution provisoire devait avoir lieu, ce qui est une décision assez exceptionnelle.
Et donc, ça la privait, de fait, de toute élection possible dans l'année qui suit, enfin, le temps, en tout cas, que la cour d'appel se prononce. Comme la période d'inéligibilité prononcée par la cour d'appel est sous réserve, de ne pas me tromper, de 15 mois en l'espèce, la période ferme, elle est d'ores et déjà, peu ou prou, exécutée. Et donc, il n'y a plus d'inéligibilité qui est lieu maintenant, tout simplement.
Très bien. Deuxième point, et ça, c'est important. Il y a une condamnation de prison. Alors, une année ferme, deux en sursis, mais... Avec sursis, oui. Avec sursis, et cette peine de prison, elle est particulière avec le fameux bracelet électronique, maître.
Oui, surtout en matière de condamnation politique, on considère qu'il n'y a pas besoin d'incarcérer, donc c'est quand même considéré pénalement comme une peine d'incarcération, mais vous la faites chez vous, dans des conditions qui sont aménagées sous bracelet électronique.
Il y a une possibilité de remise de peine, et là, c'est toute la nuance. Et expliquez-nous.
Alors, il y a plusieurs possibilités. Alors, petit aparté, pour les personnes que ça intéresserait, il y a un communiqué de presse qui a été publié par la cour d'appel et qui est en ligne, assez facilement accessible, qui vulgarise assez bien la décision qui a été rendue, enfin l'arrêt qui a été rendue, et j'invite toute personne que ça intéresse à aller le regarder, vous verrez, il y a un certain nombre d'informations, de droits comme de fait, qui peuvent éclairer les gens avant qu'ils ne se fassent leur opinion eux-mêmes. Alors, pour répondre à votre question sur le... Vous me demandiez sur la période de... De remise de peine. De remise de peine.
Oui.
Voilà, la remise de peine sur cette année-là, vous pouvez faire une demande de libération conditionnelle, enfin une libération tout court, ou une remise de peine. Alors, c'est le juge d'application des peines qui sera chargé dans le décider, donc ce n'est pas la cour, évidemment.
Oui.
Et vous devez saisir le juge d'application des peines et lui démontrer que vous êtes réinséré, vous voyez, je vous parle de manière un peu générale, ici, ça paraît un peu particulier, et que le trouble à l'ordre public a été corrigé, que vous avez un profil qui mérite de voir votre peine réduite. Voilà.
Bon, et on peut imaginer...
Sachant que, sur l'erreur, c'est 6 mois, c'est 6 mois de remise pour une peine d'un an, alors après, il faut voir si elle l'obtient, c'est l'obtient tout, c'est une décision qui sera prise par le juge d'application des peines.
Et même si tout cela n'est pas acquis, cher maître, on peut imaginer qu'en novembre, la logique voudrait que Marine Le Pen puisse être libérée de ce bracelet électronique. C'est ça, la tendance ?
En tout cas, c'est envisageable sur le plan juridique, oui.
Merci beaucoup.
J'ai une question vraiment très importante, maître.
Bonsoir. Il se murmure dans Paris, et de façon plus en plus probante, que Marine Le Pen pourrait, comment dirais-je, ce pourvoi en cassation ? Et qu'elle pourrait l'annoncer d'ailleurs dès ce soir, elle a 10 jours pour le faire. Qu'est-ce que ça induit, qu'est-ce que ça implique le pourvoi en cassation ? Est-ce que ça suspend ce qui a été prononcé ? Comment ça fonctionne selon vous ?
Alors, c'est assez complexe en la matière. Oui, je pense que c'est pour ça que je voulais vous l'expliquer. Je vais pouvoir vous donner une réponse totale. Mais de manière générale, le pourvoi en matière pénale suspend en principe, là aussi, les peines qui sont prononcées. Ici, il y a une configuration plus complexe, sur laquelle je ne vais pas me prononcer là, parce que ça mériterait d'être regardé de plus près, mais vous avez une exécution provisoire qui est prononcée, mais qui est purgée. Donc là-dessus, ça devrait normalement être OK sur le plan de l'inéligibilité.
Mais il y aurait une difficulté concrète pour Mme Le Pen, si un pourvoi a été initié, puisque l'arrêt est mis à néant, et on en revient à la situation intérieure. Donc, il y a une vraie configuration complexe, et je pense qu'ils sont d'ailleurs en train de regarder ça avec leurs propres juristes. Mais il y aurait un risque. Alors, le risque en plus, et ça, ça paraît évident pour tout le monde, c'est que si le pourvoi en cassation aboutissait à une cassation, etc., à un renvoi devant une nouvelle cour d'appel, où la cour d'appel de Paris m'est composée différemment, vous prendriez le risque d'une sanction plus lourde encore.
Eh oui, effectivement. Donc, elle ne le fera pas.
Non, mais non, non, ça vient. Non, non, pas du tout. Je pense que Marine Le Pen veut faire effacer la condamnation. En réalité, je pense qu'il y a aussi cela. Mais je ne vois pas dans quelle situation elle peut le faire. Et qu'est-ce que ça implique sur la campagne ? Vous n'avez pas répondu là-dessus. Est-ce que ça veut dire qu'elle est encore inéligible ? La réponse est non.
On revient à la décision initiale. Donc, ça veut dire que c'est 5 ans d'inéligibilité. Voilà, c'est l'UFD. C'est comme ça que je comprendrais aussi.
Merci mille fois, Maître Loïc Guérin, de nous avoir éclairés. Merci beaucoup. Donc, ça nous amène sur la question du soir. Vous pouvez y répondre sur notre compte YouTube, sur les réseaux sociaux. Donnez-nous, que ce soit sur Facebook ou sur X, votre point de vue. La justice a-t-elle pris la bonne décision ? Nos auditeurs sont avec nous. Xavier de Floirac, l'auditeur fil rouge. Vous, vous dites quoi ? Bonne ou mauvaise décision ? D'un point de vue, on va dire, état d'esprit. Vous nous en avez un petit peu parlé déjà, tout à l'heure. Xavier ?
Plutôt bonne décision, dans la mesure où il y a une forme de pondération, j'ai envie de dire, dans la sanction, les peines qui ont été prononcées. Et je pense que la Cour d'appel a fait preuve d'une certaine hauteur de vue, parce que ces faits-là étaient en réalité commis par le Rassemblement National, mais aussi par d'autres partis politiques. Et la Cour a aussi tenu compte de la pression. Je reviens sur ce que j'ai dit tout à l'heure. Je pense que la justice a tenu compte en partie des accusations qui étaient faites contre elle de partialité, de volonté d'empêcher les électeurs de voter pour Marine Le Pen.
D'ailleurs, c'est dit dans le communiqué de presse de la Cour d'appel, je viens de le lire, la Cour d'appel explique qu'elle a pris cette décision aussi pour permettre aux électeurs de pouvoir voter pour Marine Le Pen.
Alors, voilà pour votre point de vue, Xavier, vous restez avec nous. Autre réaction, 0826 300 300, Jacques, dans le Nord, à l'Incel. C'est ça, Jacques ? Bonsoir. Oui, bonjour, c'est de radio. Bonjour, bonsoir. Oui, on est entre les deux. Alors vous, comme ça, réaction, bonne ou mauvaise décision de votre point de vue ?
Moi, je trouve, je ne vais pas dire que c'est une bonne décision, mais c'est une décision parce que si on critique Marine Le Pen, Macron et tous ses guignols, ils ne sont pas mieux. Donc je crois qu'il faut laisser la chance à Marine Le Pen de se présenter parce que ce n'est pas pire de ce que Macron a fait.
Bon, d'accord. On a bien compris votre point de vue. Alors, vous restez bien avec nous. Il est 18h14. Nous allons rentrer dans le débat. Nos vraies voix, Bruno Pommard, Françoise Degoua, Geoffrey Vupero vont débattre. Vous, vous réagissez au 0826 300 300. La question, procès en appel de Marine Le Pen, la justice a-t-elle pris la bonne décision ? Vous restez bien avec nous. C'est parti pour le débat.
17h20, les vraies voix Sud Radio.
Sud Radio.
Parlons vrai.
Bureau Vallée.
Les vraies voix, vous débattez avec nous au 0826 300 300. La cour d'appel confirme que Marine Le Pen est coupable de détournement de fonds et complicité de ce délit. Mais la peine lui permet d'être éligible. En revanche, il y a ce port d'un bracelet électronique. Nous vous posons la question. Procès en appel de Marine Le Pen. La justice a-t-elle pris la bonne décision ? Finalement, la balle est dans le camp de Marine Le Pen. Elle donnera son point de vue à 20h. Va-t-elle relever le défi de se présenter en espérant quitter son bracelet électronique ? Nous venons de vous expliquer pourquoi dès novembre. Autour de la table, réaction ? Bruno Pommard, bonne décision de justice ou pas ?
Je crois que les trois magistrats qui se sont occupés de cette affaire l'ont fait intelligemment. Ils ont réfléchi à l'aspect politique parce qu'il y a un aspect politique dans les décisions qu'ils ont prises. Je pense que c'est équilibré. Et en même temps, ce que disait Françoise tout à l'heure, ça piège un peu Marine Le Pen dans la décision qu'elle va prendre. Est-ce qu'elle part ou est-ce qu'elle ne part pas ? Avec un bracelet, évidemment, ça pose question. Donc, je trouve que pour une fois, parce qu'on tape souvent sur la magistrature, sur le fait qu'ils font ce qu'ils veulent, là, je pense qu'ils ont été modérés, équilibrés dans leur décision.
On va voir ce que va dire le JAP, le juge d'application des peines. Et puis, pourquoi pas, si, comme tu le disais tout à l'heure, Françoise, elle fait cassation ou pas ? Geoffrey Vupero ? J'ai tendance à penser quand même, effectivement, je suis d'accord, il y a un relâchement de pression sur les magistrats grâce à ces décisions qu'on pourrait penser magnanimes. Mais je trouve dommage que dans une démocratie, on doive qualifier de magnanimes des magistrats qu'on n'a pas élus. Et tout à l'heure, on a posé la question si j'étais ministre de la Justice. Bon, je ne me permettrais pas et je n'y connais rien en droit.
Mais, un des sujets que je pense important, c'est l'obligation de résultats chez les magistrats. Est-ce qu'ils devraient être aussi responsables de leurs résultats ? Et je pensais également au fait que, aujourd'hui, je me prête au jeu du feuilleton. Je me prête au jeu du feuilleton Marine Le Pen, éligible, pas éligible, ou Asselet. Mais en réalité, je reviens toujours sur mon idée qu'on devrait parler plus de ce que propose Marine Le Pen que ce que proposerait différemment, peut-être, éventuellement, Jordan Bardella ou autre.
Oui, mais ça, c'est après. Là, c'est le temps médiatique, judiciaire, politique. Françoise de Goua, est-ce que, finalement, la justice, sur ce coup-là, ne ménage pas la chèvre et le chou ?
Écoutez, moi, je n'ai pas envie de dire qu'elle est magnanime ou pas. Je n'ai pas du tout ce point de vue sur la justice. Je pense que les magistrats ne doivent pas être élus. Je pense que les magistrats font très bien leur boulot. Je suis fatigué d'entendre taper sur la justice parce que la justice, c'est ce qui fait la différence entre un pays barbare et un pays civilisé. Le droit évolue en permanence. C'est véritablement le garant de la démocratie. Donc, pour moi, les juges ont fait ce qu'ils avaient à faire. Je ne sais pas s'ils sont malins ou magnanimes. En tout cas, ils ont laissé à Marine Le Pen la décision. C'est ça le plus important. Ils ont laissé à Marine Le Pen la décision.
C'est un piège quelque part. Mais ce n'est pas un piège. Écoutez, on fait comme s'il n'y avait rien dans ce dossier. Ils sont magnanimes. Très bien, on les remercie, cher magistrat, d'avoir été magnanimes de la candidate naturelle du camp national. Vous faites comme s'il n'y avait rien dans le dossier. C'est insupportable quand même. Bien sûr qu'il y a quelque chose. Il y a des millions d'euros qui sont détournés pour faire fonctionner un parti pour payer le jardinier de Jean-Marie Le Pen. Il faudra bien faire attention que dans tous les partis,
tout le monde est aussi...
Je finis là-dessus. C'est des millions d'euros. On fait comme si, d'un seul coup, Marine Le Pen était victime. Elle n'est victime de rien du tout à part d'elle-même. Donc, pour l'électorat du RN, ça ne pose aucun problème. Ils sont interchangeables. Bardella, Le Pen, Le Pen-Bardella. La question n'est pas celle-là. La question, c'est comment je fais pour passer le cap du second tour et arriver à la présidence de la République ? Moi, je pense que, irrésistiblement, ce soir, elle va annoncer qu'elle va être candidate. Je crois vraiment.
Ça sera à 20h.
A priori, je pense. Peut-être que je me trompe complètement, mais a priori. Mais que, de toute façon, la jeunesse de Bardella a un très grand handicap. Mais le bracelet, contrairement à ce que le romanesque veut dire oui, c'est merveilleux, c'est une donnée en plus, une valeur en plus, ça voudra dire qu'elle a souffert. C'est Jeanne d'Arc. Et moi, je pense que le bracelet électronique... Les magistrats ne sont pas les plus souffrants non plus. Je parle pas de ça. Je parle de l'électorat. Laisse-moi finir. Je veux dire que l'opinion, je pense que l'opinion sanctionnera le bracelet électronique.
Le point de vue des politiques. Alors, par-ci, par-là, vous savez que tout le monde attend, notamment dans le camp de Marine Le Pen, qu'elle se prononce d'abord. Donc, personne ne veut parler de l'UDR jusqu'au RN, etc., etc. En revanche, réaction d'un des membres de LR. Avec nous, Pierre Esplugas-Labattu, qui est aussi d'ailleurs professeur de droit public à l'école de droit de Toulouse et qui est porte-parole de la mairie de Toulouse, porte-parole LR. Bonsoir.
Bonsoir.
Merci d'être avec nous. Vous venez d'écouter le débat. Vous venez d'écouter aussi nos auditeurs qui ont donné leur point de vue. Aujourd'hui, vous seriez à la place de Marine Le Pen. Alors, je ne vous demande pas, évidemment, de vous faire une projection politique, mais d'un point de vue, on va dire, éthique. Vous y allez ? Vous vous présentez ou pas ?
D'abord, je voudrais intervenir plutôt en vrai dire en tant que professeur de droit public. Les choses sont claires. Marine Le Pen sera éligible pour être candidate à l'élection présidentielle. Ton acte, oui. Pour rebondir sur le débat que vous aviez à l'instant, je pense que même si les magistrats et les jugements ne sont pas à l'abri de critiques, là, pour le coup, c'est clairement un jugement équilibré parce que c'est à la fois un jugement qui reste sévère. Je rappelle trois ans de prison dans deux et sur six, 45 mois d'inéligibilité dans 30 ans et sur six, 100 000 euros d'amende, condamnation à rembourser 2,8 millions d'euros, ce n'est pas rien. Oui, c'est pas rien.
Il faut rappeler que Marine Le Pen a été condamnée que pour complicité, complicité, j'insiste, de détournement de fonds publics et pas d'étournement de fonds publics en tant que tel. Il n'y a pas eu des infractions graves pour une politique sur la ligne rouge comme un enregistrement personnel ou corruption. Et donc, de ce point de vue-là, c'est réellement un jugement équilibré qui, de mon point de vue, doit être salué.
Oui, voilà. Et là, vous avez bien fait de rappeler, je vous avais annoncé aussi comme ça, un professeur de droit public et effectivement, votre regard à la fois de politique et à la fois de spécialiste de droit vous permet finalement de donner cette analyse. Réaction Bruno Pommard, justement.
Non, mais je crois que tout a été dit. Je ne comprends pas très bien l'intervention de Françoise là-dessus. Il y a une peine qui a été donnée. Elle est quand même lourde. C'est ce que disait Pierre Esplugas l'abattu. C'est ce départ hier. Après, encore une fois, la décision qu'elle prendra ce soir, eh bien, évidemment, est-ce que les magistrats lui ont fait un cadeau ou pas ? Quelque part, oui et quelque part, non. Parce qu'encore une fois, c'est elle qui va devoir décider de son avenir en quelque sorte. Ça, c'est une vraie question.
0826 300 300. Jacques, qui est toujours avec nous de l'Incel dans le Nord. Je suis là, je suis là. Oui, oui, Jacques. Bien sûr, bien sûr. Vous entendez tout cela ? Ah non, non, non, ça ne coupe pas. Non, non, ça tient bien. Bon, vous écoutez le point de vue de chacun, finalement. Vous êtes soulagé, vous, de ce verdict ? Enfin, ce n'est pas un verdict, c'est un arrêt, bien sûr, mais prenons des termes simples. Voilà. Votre avis sur... Soulagé ou pas, finalement ?
Soulagé. Quand je dis, justement, quand je dis, quand on voit de tous les ordres de tout ce qu'ils ont fait, je crois qu'il faut un petit peu de tolérance. Je ne sais pas bien de ce qu'elle a fait, mais quand on voit de tout ce qui se passe, si, mettons qu'on punit Marine Le Pen, on demande à Macron qu'il démissionne avec tout sa clique. Alors ici, je suis en train de voir, il traque ceux qui disent la vérité. Alors, ceux qui disent la vérité, ils sont censurés. Ils n'ont pas le droit à la parole. Alors, ça veut dire quoi, ça ?
Et les gens, moi, ce qui m'esquinte, depuis un moment, je ne m'occupais pas de politique, mais depuis un moment, quand j'ai découvert de ce que j'ai découvert, j'ai écouté un peu Pierre de Gaulle, machin, et je ne vais pas rentrer dans les détails, quand on voit des gens qui se battent, à 70 ans, qui se battent pour notre mère patrie, pour notre France, moi, j'ai pris un engagement, je ne vais pas citer pour qui, je prends un engagement pour un monsieur qui dit la vérité, qu'il est censuré. Et j'essaie de passer mon temps à essayer d'ouvrir les yeux des gens, des Français. Il n'y a personne qui veut comprendre et on verra. On verra. On a bien compris.
On a bien compris votre passion et finalement, il y a ce côté soulagement parce que vous dites, vous, finalement, si on empêche celui qui, vous parlez d'une vérité, alors on va dire votre point de vue, parce que la vérité des uns n'est pas celle des autres, donc on va partir sur le point de vue, vous dites que finalement, ça permet de défendre ce point de vue. Françoise Degoy, pour le débat politique, avec ou sans Marine Le Pen, ce n'est pas pareil l'élection 2027 ?
Non, elle n'est pas pareil parce que Marine Le Pen, d'abord, est candidate à la présidentielle depuis la quatrième fois parce qu'elle a une histoire, parce qu'elle a un combat personnel, parce qu'évidemment, elle est meilleure, non seulement tribunicienne, mais elle est bien plus corsetée politiquement que Jordan Bardella, donc ça n'est évidemment pas pareil.
Ce n'est pas la même limonade d'avoir Marine Le Pen pour la quatrième fois consécutive, qui a maintenant une maîtrise, qui, si elle est candidate, aura, comment dirais-je, ce que les Français aiment tant, c'est-à-dire, elle est couturée, elle est combattante, elle a remporté toutes les épreuves, elle aime les chats, vous voyez, c'est un peu l'extrême-droite à visage humain, voilà. Écoutez, en tout cas, c'est comme ça qu'elle est qualifiée et c'est comme ça juridiquement, justement, par la discute, après vous pensez ce que vous voulez, on ne discute pas de ça, on s'en fout de moi, donc c'est l'extrême-droite. Vous les voyez comme ça.
Ce n'est pas que je les vois comme ça, c'est que c'est légalement vu comme cela, ils sont considérés comme extrême-droite par une décision du Conseil d'État, donc voilà.
ça c'est de la sémantique, vous concluez ? Non,
ce n'est pas de la sémantique, donc je dis juste que ce n'est pas pareil de faire campagne avec Bardella, Jordan, que de faire campagne face à Marine Le Pen. C'est un exercice beaucoup plus courriel.
Geoffroy Vuppé, on est là dessus. Alors Geoffrey, c'est joli, Geoffrey, les deux fonctionnent,
je comprends. Alors si, c'est de la sémantique. Si, c'est de la sémantique, parce que, je commence à peine, donc je dois terminer. Vas-y, finis, finis. C'est de la sémantique, parce que quand on veut s'attacher à discuter des projets, on ne démarre pas une conversation en disant c'est l'extrême droite pour disqualifier tout propos qui va être abordé ensuite. C'est pas pour non plus. Mais non, mais c'est pas pour disqualifier, c'est la réalité de la politique, la préférence nationale dans un programme, ça s'appelle l'extrême droite. Non, ça ne s'appelle pas l'extrême droite, ça s'appelle la moindre des choses pour n'importe quel pays qui existe comme une nation. c'est délirant.
C'est pas n'importe quel pays. En fait, le chinois nationaliste et alors le chinois, pourquoi ? Parce que je ressemble à un chinois ? Non, mais pas du tout.
François, vous êtes un peu tombé dans le piège. Je ne suis pas dans le piège,
mais on a un franco-nationaliste qui défend l'idée qui fait franco-chinois nationaliste. Et là, on arrive au bout de la cohérence. Mais non, mais c'est complètement
mais si, c'est cohérent. En réalité, c'est cohérent.
On aurait peut-être dit franco-chinois, ce qui est impossible parce que la Chine n'autorise pas la double nationalité. Donc je suis français
on a compris, on est bien d'accord.
Comme au Japon, il n'y a pas de double nationalité.
Juste donc, vous êtes, vous Geoffrey, soulagé que Marine Le Pen puisse finalement annoncer tout à l'heure à 20h son choix. Voilà,
c'est ça. Je suis personnellement soulagé ou pas, ce n'est pas tant plus important. Je pense que ce qui est important, c'est que la France entière soit soulagée parce que la démocratie est sous pression. Sous pression à cause du pouvoir des juges. Bon.
Et puis pour conclure, non Françoise, juste pour conclure, Pierre Esplugas, l'abattu, qui est avec nous, je le rappelle, professeur de droit à l'école de Toulouse et puis porte-parole LR à la mairie de Toulouse. Pour vous, c'est une bonne nouvelle que Marine Le Pen ait finalement les cartes en main. C'est à elle de choisir. Vous retenez ça ? Pierre Esplugas, l'abattu.
Là aussi pour faire le lien avec le verdict, le prononcé de la reine de la Cour d'Appel, la Cour d'Appel fait référence à la liberté de candidature, à la liberté de choix des électeurs. Et bien oui, effectivement, c'est une très bonne nouvelle pour la démocratie. Juste néanmoins, après avoir dit que le verdict était équilibré, il y a quelque chose qui juridiquement me chagrine. Je rappelle que les faits reprochés à Marine Le Pen remontent entre 2004 et 2016. Or, la loi pour la confiance dans la vie politique sur les peines obligatoires à dîner l'éligibilité ne peut être que du 15 septembre 2017. Ça aussi,
c'est un point important.
La loi, on applique la loi à des faits où la loi n'était pas en vigueur. Merci beaucoup.
Merci beaucoup, Pierre Espluglas, l'abattu, parce qu'en plus, ça saute un petit peu. Merci pour... On a bien compris. Le débat se poursuit, évidemment. Est-ce que Marine Le Pen est d'extrême droite ou pas ? Tiens,
on va débattre.
Vous savez ce qu'on fait ?
On doit respirer un petit peu
et on revient tout de suite. C'était une belle phase d'armes. C'est sa belle première. Allez, on y va. A tout de suite.
Marine Le Pen