Droits de douane pour l'Europe, guerre en Ukraine, Kim Le Court… : Le Club | 28 minutes | ARTE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Donald Trump juge-t-il les frappes russes contre l'Ukraine comme écœurantes ?
- 10:00RelanceRéponse partielle
Les États-Unis sont-ils impuissants face à la guerre en Ukraine ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Les Européens doivent-ils envoyer leurs armées en Ukraine ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Trump change-t-il de braquet sur l'Ukraine ?
- 25:00RelanceRéponse directe
Les sanctions contre la Russie fonctionnent-elles ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Les États-Unis doivent-ils exiger une capitulation sans conditions de Poutine ?
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] Bonsoir et bienvenue à toutes et tous. Ravi de vous retrouver pour ce club est de 28 minutes avec nos clubistes toujours aussi avide de débat dans la bonne humeur bien sûr. On parlera notamment des droits de douan imposés aux produits européens à destination des États-Unis. 15 % l'Europe se divise avec des Français vent debout contre cet accord quand Trump lui plastronne.
Alors, le président américain a-t-il gagné la partie ou Emmanuel Macron a-t-il encore les moyens de changer la donne ? Son rêve d'une Europe puissante s'est-il évanoui ? On en débattra puis avec son histoire de la semaine, Reza Punewachi nous racontera le parcours de cette femme hors du commun qui inscrit dorénavant l'Afrique dans le cyclisme mondial.
Quant à notre invité, il nous conduira ce soir dans ses routiers sympas. Vous les connaissez, il borde nos départementales, nos nationales, ces restaurants si différents et attachants. Et bien Guillaume Blot, on a tiré un formidable livre de photos plein phare.
Vous verrez. Voilà, vous avez une partie du programme. On y va. [Musique] Et pour m'accompagner ce soir, Julia Vanels, bonsoir à vous.
Bonsoir Frédéralement. Bonsoir. Avant de partir en vacances, ils sont fidèles au poste.
Merci à nos trois clubistes aussi d'être présents ce soir. Blanche Leidon, bonsoir. Vous êtes directrice éditoriale de l'Institut Montagne.
Votre livre Le château de mes sœurs archéologie de la sororité est paru aux éditions les pérégrines. À côté de vous Thomas Porcher. Bonsoir Thomas, économiste, professeur à la Paris School of Business et membre des économistes inérés.
Votre dernier livre, je le cite, le vacataire expérience vécue de la précarité à l'université. et paru chez stock, ça doit parler à beaucoup de monde bien évidemment. Et enfin, comment faire sans Jean 4 ?
Le voilà, il est là. Mesdames et messieurs, correspondant européen de libération, il nous éclai libérerationlish une espagnol libération et au pupitre et au pupitre Marie Morel et sa tablette magique. Bonsoir Marie, vous illustrerez notre émission de vos beaux dessins.
Frédéric, première actualité de la semaine, la Russie qui continue de frapper l'Ukraine malgré malgré les menaces d'Américaines. Oui, Donald Trump juge écurante les frappes russes contre l'Ukraine. Vous avez vu 31 personnes tuées à à Kiev, plus de 159 blessés.
Manifestement, le Kremelin n'est pas décidé à courber les Chines malgré les menaces du président américain. Faute de cesser le feu conclue d'ici une semaine. Donald Trump affirme qu'il s'en prendra à la machine économique de Moscou notamment en imposant des droits de douanes substantiels au pays qui achètent du pétrole russe.
Chaque ultimatum est un pas vers la guerre rétorque Dimitri Medvedev. C'est l'ancien président russe Jeaner. Jusque-là, les États-Unis, Donald Trump en particulier semblent totalement impuissant, indécis sur ce dossier.
C'est pas une surprise à part pour Donald Trump. On savait depuis le début que jamais Vladimir Poutine ne renoncerait à annexer purement et simplement l'Ukraine et à se débarrasser de l'idée même d'une Ukraine. Ve dire, il y a que Trump qui l'a cru et il l'a baladé pendant plusieurs mois, donc depuis sa prise de fonction le 20 janvier dernier.
Mais il n'a absolument pas relancé. la guerre continue, voyez, et ça ne s'arrêtera pas de gagner du terrain d'ailleurs. Voilà.
Et je pense que là pour les Européens, la question elle est moins américaine qu'européenne. Bon, les Américains n'ont pas envie de s'engager sur le terrain, je peux comprendre, c'est loin. Ils viennent de faire une série de guerres qui sont plutôt mal terminées depuis, on va dire depuis 1900, la guerre de Corée 1950.
Les autres guerres ont été pas très moralement justifiées et ont été plutôt perdus. Euh donc, ils ont pas envie d'aller en Ukraine. Mais nous les Européens, nous les Européens, on doit aider l'Ukraine parce que si on n'aide pas l'Ukraine, y compris sur l'envoyant nos armées sur le terrain, on tout le monde sait que dans 5 ans, on aura une guerre avec la Russie.
Je veux dire, ce qui se joue là, c'est exactement ce qui s'est joué, je dirais en Europe en 1418 et en Europe en 39 45. Si les Américains n'avaient pas envoyé des hommes sur le terrain, on perdait la guerre. C'est aussi simple.
Est-ce que Trump est aussi en train de changer de braquet quelque part ? Et les Européens sont-ils aussi en train de le convaincre de ce qu'est réellement Poutine puisque maintenant il donne un ultimatum ? Oui.
Alors le poids de ces ultimatumes et de ses comptebours, on sait à quel point il est réduit aujourd'hui. On connaît les délais que c'étaient fixés avant même le début de son mandat Donald Trump sur la résolution de ce conflit et bien sûr qu'il n'y est pas arrivé. Et puis là, je crois que il y a disons un contexte un peu défavorable aussi en défaveur de l'Ukraine parce que on a une surfocalisation en ce moment des opinions publiques internationales plutôt sur Gaza sur la reconnaissance d'un état palestinien en septembre et en plus de ça, il y a quand même eu la loi très malheureuse et controversée de la semaine dernière qui visait, vous savez, à réduire l'indépendance des agences anticorruption en Ukraine qui a été très très critiquée au sein même de la société ukrainienne.
C'est vrai que la corrélation voilà de ces deux événements à la fois une focalisation des opinions publiques internationales plutôt sur la Palestine, Gaza et Israël et en même temps un affaiblissement interne et extérieur de Zelenski couplé en plus pardon mais là je je regardais encore 18e paquet de sanctions européens pour quel résultat ? on sa que c'est vraiment l'achat d'hydrocarbure russe qui permet de financer la guerre en Russie. C'est plutôt là-dessus qu'il faut aller.
Et vous parliez de Volimir Zelenski le président ukrainien qui demande pas seulement des sanctions mais désormais un changement de régime en Russie. Bon Thomas Porschet changer le régime objectif qui semble très ambitieux pour faire dans la dans la litote alors que les sanctions jusqu'à présent n'ont pas l'air de fonctionner. Oui, elle fonctionne un peu mais c'est vrai que au départ certains commentateurs avaient dit que l'économie russe allait s'écrouler et forcé de constater que même s'il y a eu un impact quand même négatif he il faut pas le nier, il y a eu quand même un impact négatif, elle a réussi à réorienter ses flux pétroliers, même ses flux gazi en les liquifiant.
Donc elle elle résiste, elle résiste malgré tout. Et et ce qui ce qui est étonnant, c'est que moi je je pense que Vladimir Poutine, il sait très bien que Trump, même si il fait des effets de manche, il a pas vraiment envie de de s'engager là-dedans. Donc je pense que là, il est en train de chercher une réponse qui pourrait donner un petit peu l'impression que Trump n'est pas complètement humilié et que quelque part, il a eu il a il a gagné gain de cause mais il va poursuivre le conflit.
Donc pas de cesser le feu à venir justement. C'est pas c'est pas la dernière offensive pour vous Jeanre de Poutine pour pour arriver justement le 8 à un accord avec Trump qui reste quand même l'homme avec qui il discute. C'est en 1943, les alliés justement avaient envisagé d'e négociation avec les nazis.
Puis finalement, ils sont rendus compte qu'on pouvait pas négocier avec eux et c'est là où ils ont exigé une capitulation sans conditions. Je veux dire que là c'est ce qu' les Américains sont en train de comprendre. Il faut que Poutine capitule sans conditions et évacue sans conditions l'ensemble du territoire ukrainien.
Sur les sanctions, juste un mot si vous me permettez, c'est quand même que là ça marche parce que le dernier le seul porte-avion encore eff qui était encore euh euh disponible en service russe et bien désormais euh ils ont décidé de ne pas le rénover parce que ils n'ont plus les capacités de rénover le porte-avion. Donc une puissance mondiale sans porte-avion, nous en avons un, les Américains en ont une quinzaine et cetera. Ils n'ont plus de porteavion.
C'est ça la réalité. Donc ils ont dit drone bon marché. C'est ça la puissance russe.
Jean vous vous évoquez justement ce ce risque avec les États-Unis. Blanche ridon aujourd'hui Vladimir Poutine il s'est exprimé, il dit qu'il veut une paix durable mais que euh les conditions russes ne changeront pas. Donc ça veut dire que dans une semaine en fait il va rien se passer.
Bien sûr ça a priori il va rien se passer. Et encore une fois je je moi je trouve assez incompréhensible cette trétorique de Trump autour des comptes rebours. C'est c'est en terme de communication c'est vrai que ça c'est percutant.
En même temps, il a été piqué vive par la déclaration de Medvedf, l'ancien président russe qui a menacé de guerre la communication et beaucoup de rhtorique et et beaucoup de jeux là-dessus mais mais on peine avoir une issue là dans dans les jours qui se profilent. Il y a aussi peut-être du côté Trump une volonté de détourner l'attention sur d'autres sujets. L'affaire Epstein notamment dont on sait à quel point elle commence à clabousser au sein de de son pays et puis il est très occupé avec les droits de douane aussi.
Donc on doute que le conflit soit résolu malheureusement d'ailleurs d'ici 8 jours. Merci Blanche. Un premier dessin cher Marie.
Oui. Alors l'ultimatum américain c'est allez la Russie on donne la papate. Oui pas sûr qu'elle l'obt tempère.
Merci Marie on passe à votre duel de la semaine Frédéric. duel au sein même de la droite française. Attention au sang sur les murs.
Oui Benjamin. À ma gauche Rachid Dadati 59 ans, la ministre de la culture. À ma droite Michel Barnier 74 ans, l'ancien et fugasce premier ministre.
Alors au centre de ce duel et de leur convoitise à tous les deux, un siège de députés dans les beaux quartiers parisiens réputés imperdable pour la droite, siège libre puisque l'élu sortant a été déclaré inéligible. L'élection aura donc lieu d'ici le mois d'octobre. Cette semaine, c'est Michel Barnier qui a été choisi officiellement par le Parti des Républicains, par la droite et non par Rashid Adadti.
Alors, la ministre de la culture paye-t-elle son ralliment au macronisme ou bien ses ennuis judiciaires. Vous savez qu'elle est renvoyée en procès pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire Renault. Fidèle à sa réputation, Rashid Adati a en tout cas décidé de passer à l'attaque.
Elle dénonce le parachutage de Michel Barnier. Elleacuse d'avoir des ambitions présidentielles et de se servir de cette élection législative comme un simple marche-pied vers 2027. Je serai quoi qu'il arrive candidate, affirme la ministre de la culture dans le journal Le Paris.
Alors que répond le l'ancien Fugas Premier ministre comme vous dites Michel Barnier. Alors il aurait pu c'est vrai lui aussi se montrer assez offensif. Si aurait pu dire, rappelez-vous, Rachidati, elle-même a été parachutée par Nicolas Sarkozi, devenu maire du 7e arrondissement très cousin à Paris il y a il y a quelques années.
Mais non, l'ancien négociateur du Brexit a choisi la diplomatie à Mcouvert. Il salue Rachidati dans le Figaro et lu compétente et lu respecter dit-il. Je ne serai pas candidat à la mairie de Paris.
Attention, il tente de d'apaiser sa rivale qui elle, vous le savez, compte ravir à la gauche la mairie de Paris l'an prochain. Alors, je dis bien tentative d'apaiser parce que ces propos n'ont pas du tout calmé Rachid Adati. Au grand â d'ailleurs des figures nationales de la droite, halte au feu, implore par exemple Valérie PCR.
Bien sûr, la candidature de Michel Barnier me paraît tout à fait légitime, mais je pense que il faut trouver un accord avec Rachid Adati. Je pense qu'elle est de très loin la mieux placée pour faire gagner Paris et donc il y a encore un peu de temps. Je crois que cet accord est possible et je pense qu'il faut qu'on aille négocier très très vite avec Rachid Adati, un accord gagnant gagnant législatif contre municipal à Paris.
Alors un accord gagnant gagnant est-ce encore possible entre Barnier et Datil ne se joue pas seulement une opposition de de style avec elle d'un côté détonnante lui plutôt placide. Ce n'est pas non plus seulement une querelle d'affinité politique. Lui le chirakien gauliste, elle la sarcosiste.
C'est aussi un duel entre deux conceptions de la droite. Celle qui s'est ralliée à Emmanuel Macron. Rachid Adati avait d'ailleurs rendu sa carte he souvenez-vous du parti LR avant de la reprendre tout récemment.
L'autre qui refuse tout alignement persuadé qu'après le macronisme reviendra le temps du bon vieux clivage gauche-droite. Thomas Porchet Rachi Dadati est menacé par les affaires. Michel Barnier en quelque sorte est menacé par l'oubli. tous les deux jouent leur survie avec cette élection.
Ouais, c'est je pense que c'est le le jeu politique là. Bah vraiment là, on a on a typiquement le jeu politique parce que vous avez bien dit qu'il il y en a une qui pense que euh l'avenir de la droite se joue dans le macronisme et quelqu'un d'autre qui pense que le macronisme est une parenthèse et qu'après la droite reviendra mais il a quand même été premier ministre de Macron quand même et désigné par Macron. Donc ça ça enfin moi je je suis assez assez fasciné par cette capacité qu'ont les politiques à constamment revenir et à trouver des portes pour revenir.
À gauche comme à droite, monsieur Hollande a réussi à revenir euh sur un sur une forme de malentendu et puis là il peut-être il pense à la présidentielle. Là il y a eu un court espace où il a été premier ministre et il pense encore à la présidentielle. C'est assez se joue déjà à la présidentielle en fil avant avant même la présidentielle les municipales de 2026.
Et c'est vrai que me suis fasciné aussi par la capacité et la tendance un peu autodestructrice de la droite à Paris. Souvenez-vous 2001, Philippe Séin, JeanJean Tibéri, c'est à cause de ces guerres fratricides à droite que les socialistes avaient réussi à remporter la capitale. Donc c'est vrai que si c'est un avant-goût de ce à quoi ressemblera l'élection municipale de 2026 dont on sait que dans les rangs à la fois des macronistes, d'une droite plus sociale, d'une droite plus différente, on on voit que là c'est vraiment cet enjeu là et que rien n'est gagné ni d'un côté ni de l'autre.
Les gens remère, ça veut dire que là gauche a un petit espace là, un trou de souris. Ah mais cette histoire m'inéresse mais je vous dire franchement je m'en fous et je pense que 99 % des Français s'en foutent. C'est pas le sujet aujourd'hui.
Veux dire que que des que des hasbines de la droite s'affrontent mais franchement c'est pas le sujet et l'air c'est rien. Ça n'existe plus. Ça va quoi.
Cette politique politique c'est quand même le dessin de la capitale qui se joue et derrière et derrière vous ne pensez pas qu'il y a une partie de la cap mais la capitale c'est pas la France. Faut arrêter avec ça. Je veux dire là c'est vraiment des discours qui sont à l'intérieur du périf.
Moi ça me fatigue. Je Paris Ah bah très bien. On va parler justement du maillot antiparisaniste.
Le voilà le nouveau Jean Quatreem. Les municipales à Paris qui ont inspiré Marie. Oui.
Alors les municipales à Paris h pas mal cette nouvelle saison. À la fin ils vont tous en prison. C'est ça.
On verra à la fin de la saison. Merci Marie. C'est l'heure de la une internationale pour ces 1000 jours à la tête du gouvernement italien et ça va intéresser Jean Cremè Georgia Meloni en couverture du Time qui s'interroge.
Quelle direction la première ministre italienne fait-elle prendre à l'Europe selon le magazine américain qui l'a rencontré ? Et bien, Mélanie est devenue à 48 ans l'une des personnalités les plus fascinantes d'Europe, dit le magazine. Elle aurait façonné un nouveau type de nationalisme, je cite populiste, identitaire mais attaché aux alliances européennes et occidentales.
La chef du gouvernement italien rejette une fois de plus les accusations de fascisme. Mais le time ne manque pas de pointer les attaques contre la démocratie, contre les médias notamment et avec un incadrement plus strict de la justice. Une forme de mélonie toute en ambiguïté en somme.
Alors Jean 4è justement c'est quoi ? C'est du nationalisme soft ou alors c'est une nouvelle forme de droite conservatrice ? Moi, je pense que c'était vraiment une nouvelle forme de droite conservatrice.
J'ai cru longtemps que c'était euh une sorte de fascisme soft quand elle est revenue parce que sa campagne électorale et puis je dirais que son ADN politique, son héritage politique, c'est quand même l'extrême droite fasciste italienne. Et vous êtes laissé séduire facilement, alors diront certains. Jean non, elle m'a totalement étonné parce que bon sur l'Ukraine, elle a été impeccable depuis le début.
Sur tous les dossiers européens, elle a joué la solidarité sur les droits de douane avec Trump. Elle a rejoint la majorité. À chaque fois, elle est suffisamment intelligente, c'està-dire elle elle est elle intervient dans les Conseils européens pour évidemment peser sur la décision, mais elle se elle se rallierra toujours à la majorité.
Elle ne bloquera pas. Ce n'est pas une britannique, c'est une encore une fois une italienne qui sait qu'elle est quelque part, je dirais, de l'huile dans les rouages européens. Sur l'aspect économique, Thomas Porcheter.
Alors, on parle parfois dans la presse d'un miracle économique italien. Elle a réduit les déficits et cetera. Il faut dire que elle doit cela en partie au plan de relance européen post Covid au fond aux subventions qui ont été versées largement à l'Italie.
La première chose, je n'y crois absolument pas au miracle italien mais alors pas du tout. Quand on regarde que le PIB par exemple, ça a beaucoup fait couler d'encre que le PIB par habitant italien était audessus du PIB par habitant français. C'est surtout dû à des problèmes démographiques.
C'est des problèmes démographiques. Il sont en perte de vitesse. Il ont leur population qui diminue depuis une dizaine d'années.
Et donc ce qui explique que le PIB libélé en par habitant fait qu'il augmente. C'est pas le PIB, c'est pas la croissance économique qui a fait que ça ça augmentait. Puis quand on regarde un certain nombre d'indicateurs, par exemple les jeunes diplômés italiens, diplômés de grandes études continuent à émigrer, ils quittent leur pays.
Et ça ça veut dire que le pays n'est pas en bonne santé. Je veux dire, c'est pareil pour le Portugal et c'est pareil pour la Grèce. So dit en passant.
Donc euh le miracle économique enf, il y a des très fortes inégalités également entre le nord et le sud. En même temps, il y a une stabilité politique en Iselle n'a jamais eu Oui. Mais alors, écoutez, moi je pense que l'extrême droite aujourd'hui, cette nouvelle extrême droite euh a les forces euh du business, du capital avec elle et c'est ça qui font d'ailleurs c'est peut-être aussi pour ça que aujourd'hui elle peut faire la couverture du point, du Times et cetera parce qu'aujourd'hui l'extrême droite est devenue fréquentable.
Pourquoi ? Parce qu'elle ne s'attaque pas aux forces de marché. C'est c'est une extrême droite proe européenne.
C'est pas une extrême droite qui veut sortir de la zone euro comme comme Philippo et Marine Le Pen alors justement ça peut inspirer Marine Le Pen en France peut inspirer mais c'est pas du tout aujourd'hui. Déjà George Méloni elle est pas dans le même groupe au sein du Parlement européen que le groupe de Jordan Bardella et Marine Le Pen qui sont eux dans le même groupe Corban et son groupe est le seul à ne pas être affecté par le cordon sanitaire. C'est-à-dire que le groupe des conservateurs etformistes européens auquels appartient Georgia Méloni est un groupe qui a accès à des postes de rapporteur et beaucoup plus impliqué dans la discussion européenne au Parlement.
Mais c'est intéressant, l'article du Times est vraiment intéressant parce qu'il est nuancé. C'est vrai qu'en France, il y a une espèce de complaisance un peu étonnante depuis quelques semaines. Tous les titres des journaux effectivement le miracle, mélonie et cetera, même les journalistes de libération.
Et vraiment, j'invite tous nos téléspectateurs, s'ils le peuvent, parce que je crois que l'article est pas en accé libre, mais à lire ce ce portrait qui est vraiment dans la nuance et qui montre à chaque fois ce qui a été fait de positivement et et au contraire, il y a peut-être un élément qui manque, c'est sur la question migratoire parce que là, je voyais dans Roy International, il y avait un article qui montrait qu'en réalité les chiffres ne baissent pas et que là, depuis le début de l'année, vous avez plus de 23000 entrées irrégulaires de de migrants sur le sol italien, ce qui est une augmentation par rapport à l'année dernière. Vous avez 10 secondes pour euh pour vous défendre sur l'immigration. Elle a régularisé 1 million de clandestins.
Elle a fait exactement la politique inverse, celle de Le Pen. Donc effectivement, on peut être séduit. Mais par ailleurs en interne, comme vous l'avez dit, en interne, ça reste quelqu'un de très dur.
Merci Jean, vous avez respecté les 10 secondes. Vous êtes parfait. On va demander à Marie ce qu'elle pense de Jordan où elle mène l'Europe.
Oui. Alors, du coup, on se demande où est-ce qu'elle mène l'Europe ? Par là-bas.
C'est dit Frédéric. On ouvre votre deuxième dossier de la semaine, les droits de douane et une Europe divisée face à Trump avec des Français remontés comme des coucous. Oui, Emmanuel Macron n'a pas caché sa mauvaise humeur effectivement après cet accord conclu entre l'Union européenne et les États-Unis. 15 % de surtaxe, on l'a dit, pour presque toutes les marchandises européennes exportées sur le marché américain. "Nous n'avons pas été assez craint, a estimé le chef de l'État.
Mais nous n'en resterons pas là", dit Emmanuel Macron. Thomas Porschet, cet épisode vient en quelque sorte briser, j'allais dire le rêve ou le mythe d'une Europe puissance qui serait assez forte désormais pour rivaliser avec les États-Unis. Oui, je pense que c'est plutôt un mythe en fait parce que l'Europe c'est une somme d'intérêts divergent.
Euh, on le voit bien dans le marché unique hein, il y a des pays qui baissent la fiscalité pour prendre les sièges sociaux de leurs voisins et cetera et donc l'Europe a toujours de mal du mal à parler d'une seule voix. Et c'était, je veux dire, il suffisait de lire les négociations sur le le traité transatlantique, le fameux TAFTA il y a quelques années. On voyait bien aussi que les les Européens arrivaient en ordre dispersé.
Et là, c'est ce qui s'est passé. C'est-à-dire que chaque pays essaie de préserver ses intérêts et donc ils ont du mal à parler d'une seule voix. Et après la deuxième chose, je terminerai juste là-dessus, c'est est-ce qu'il fallait rentrer dans une guerre commerciale ?
Est-ce que ça ça nit pas être plus douloureux pour nous de rentrer dans cette guerre plutôt que de laisser passer et d'attendre lesm terme ? Mais ah ben alors Blanche donc de qu'est-ce que vous en pensez ? Moi je serais assez nuancé quand même parce que je trouve il y a je suis assez sidérée par l'état des réactions suite à l'annonce.
Faut pas oublier. Vous l'avez dit, on est dans une guerre commerciale. On n'est pas dans le contexte d'un accord en bonne et du forme avec des partenaires qui se mettent autour d'une table et qui veulent négocier.
Non, on est dans une guerre qui a été ouverte de façon arbitraire et unilatérale par Donald Trump. Donc partant de là, oui, les Européens ont fait du mieux qu'ils ont pu et bien sûr le résultat, il est loin d'être satisfaisant. Il est pas si terrifiant quand on compare aux autres.
Les 39 % pour la Suisse, les 50 % pour le Brésil, euh les 35 % pour le Canada, on avait on avait pas le choix et et d'une certaine manière, alors il y a un certain nombre de secteurs, vous l'avez dit, l'aéronautique, certains minerais, certains produits pharmaceutiques qui sont épargnés et et encore une fois, ce n'est pas un accord commercial. C'est pas comme le mercurû c'est ça veut dire que pour le moment il est pas contraignant pour les États. On a parlé, on parle beaucoup des douigne mais il y a aussi un autre élément dans l'accord entre guillemets, c'est les obligation d'investissement des Européens dans l'énergie américaine.
Ça ce n'est pas contraignant. C'està-dire que Donald Trump en est extrêmement fier. Il a fanfaronné là-dessus sur les communiqués de la Maison Blanche mais ça ne nous engage en rien et pour le moment il n'y a pas de document.
Donc pour le moment, on ne sait pas ce que c'est que cette on sait juste qu'il y a un décret présidentiel qui a été signé. C'est tout. Vous avez utilisé l'expression accord entre guillemets.
Ben, il y a une personnalité qui est d'accord avec vous. C'est l'ancien commissaire européen Thierry Breton. Pour lui, il ne s'agit pas d'un accord puisque ce texte n'est pas réciproque.
Oui, je rappelle que nous sommes le la seconde le second marché au monde après les États-Unis. On est donc la première puissance économique hors États-Unis. Nous avons donc comme les autres subi encore une fois non pas un accord mais ces demandes l'imposition de ce qu'il souhaitait.
Cet accord il est déséquilibré. Il est fait, c'est dit reste c'est revendiqué dans l'intérêt exclusif des États-Unis d'Amérique. Jean 4è, si on écoute Tierry Breton, c'est presque une capitulation.
Ça rappelle étrangement les traités inégaux que les puissances occidentales ont imposé à la Chine et au pays asiatique au 19e siècle. Ça s ça se paye aujourd'hui un siècle plus tard ça se paye parce que en réalité effectivement nous n'avons rien obtenu. Non seulement nos nos exportations seront taxées mais on va baisser une une partie de nos barrières douanières pour laisser entrer une partie des produits.
La seule la seule chose qu'on pouvait faire, c'était de reposter et on pouvait pas est-ce qu'on pouvait pourquoi on a pas mis 50 % sur le coca ou des choses comme ça ? Ça aurait eu un effet on pouvait on pouvait très bien le faire parce que le problème c'est au moment où les Chinois ont donné uncute du droit à Donald Trump en montant leur droit de douane, à ce moment-là, on aurait dû se concerter avec les Chinois pour sortir un pour balancer un hubercute du gauche à Trump et donc adopter les deux paquets de sanctions qui étaient sur la table. 21 milliards de dollars, 72 milliards de dollars, en gros 100 milliards de dollars de euh produits américains qui auraient été surtaxés.
On l'a pas fait. Pourquoi est-ce qu'on l'a pas fait ? Parce que Ursula von der Lion qui est un vrai problème aujourd'hui en Europe, elle est allemande.
La président de la commission, elle est allemande. Elle elle ne elle ne fait quelque chose que si Berlin lui en donne l'autorisation et les Allemands voulaient protéger leur secteur automobile. On a entendu la réaction de Tiret Breton, Thomas Porcheter.
La réaction politique en France peut-être la plus marquante, c'est celle de François Baou qui a quand même utilisé les termes jour sombre et soumission. Est-ce que selon vous l'idée c'est pas de d'éviter en fait de laisser ces sujets-là au Rassemblement national 2 ans avant la présidentielle ? Alors oui.
Peut-être mais je pense qu'il faudrait aussi que que l'Europe apprenne de ces erreurs. C'estàdire que l'Europe s'est tourné quand même vers les exportations. Euh nous avons un excédent et et même on a encouragé réaction politique française.
Oui mais mais on a quand même un certain nombre de pays qui ont voulu se tourner vers des excédents et les excédents, les exportations, c'est la dépendance de l'extérieur. Or la croissance aujourd'hui elle est tirée par trois choses. Les exportations mais elle peut être tirée aussi par la consommation et la et l'investissement.
Et donc peut-être faudrait revoir la consommation au niveau européen qui est en berne. L'investissement également, c'est le rapport Dragiy qui le dit. Donc nous avons d'autres moteurs de la croissance que nous avons laissé de côté.
Alors après on peut faire toutes les agitations politiques une fois qu'on n pas tenu compte des des problèmes qui ont amené à ça. Mais la réalité c'est que il faudrait peut-être envisager un tournant un petit peu de de politique économique en Europe. Et précis en un mot que les premiers sanctionnés a priori ce sont les consommateurs américains puisque c'est eux qui vont payer le prix.
Résultat. Merci à tous les trois. Une illustration, un dessin Marie pour vous c'est assez clair hein ce qui se passe.
Oui. Alors les droits de douane négociation terminée, ils sont passés où ? J'aime bien les gants oranges.
C'est la couleur du modèle de François Bairou. Merci Marie. C'est à vous Juliet et à votre point comme une pub américaine cette semaine qui réveille de vieux démons.
Oui, Benjamin, la marque américaine American Eagle qui a lancé sa nouvelle campagne il y a quelques jours. Je vous laisse découvrir. Alors, on y voit la star du moment, l'actrice Cé.
Je sais pas si vous la connaissez, c'est celle qui joue dans les séries Euphoria notamment et White Lotus. Très bonne série. Elle est en position très suggestive hein, blonde, cambré dans un jean très moulant, penché sous le capot d'une forte Mustang.
Bref, tous les clichés sexistes sont réunis. Mais ce qui fait surtout jaser aux États-Unis et bien c'est le slogan de cette pub jeans traduction, elle a un bon jean ou de bons gènes parce qu'en fait les deux mots se prononcent presque de la même manière en anglais. Le sous-entendu c'est dire et bien et qu'elle a un physique parfait.
My jeans are blue dit-elle aussi dans la pub. Traduction mes gènes sont bleus. Oui parce qu'elle est blonde et aux yeux bleus.
Oui, elle a une un bon ADN en quelque sorte et donc ça a créé une énorme polémique. Bon, oui, tous les réseaux sociaux sont en ébulation. Benjamin, depuis plusieurs jours, la guerre est déclaré avec d'un côté ceux qui crient au scandale comme cette femme sur X.
Ceux qui se revendiquent plutôt de gauche, je pense que cette pub sous couvert de parler de pantalon fait en fait la promo des théories eugénistes. Exemple de réaction sur Instagram, je vais vous les lire, c'est de la propagande suprémaciste. Est-ce que ça surprend quelqu'un si Nesswiini et Maga make America great again ?
On se souvient du slogan Donald Trump ou encore un autre internaute. Ce sont des je nazi maga boicoté. Voilà pour les internautes outré mais en face il y a les Américains en tendance conservateur et alors pour eux cette pub et bien ça les met en joie je cite également "La gauche traite sinuni de nazi parce qu'elle assume qu'elle est blanche feu clé gauchiste soutenez American Galou encore merci seigneur c'est la mort du wisme on t'aime sid et il y en a Julia qui ont manié la parodie bien sûr oui une parodie regardée sur X cgè comprenez-vous de Donald Trump et Ce sont ils sont encore meilleurs que ceux de Cé.
D'ailleurs, le directeur de la communication de la Maison Blanche est aussi fendu d'un tweet. La cancel culture part en vrille. L'idéologie libérale est tordue débile et fermée d'esprit.
Bref, vous le voyez he Benjamin, l'Amérique se déchire autour de cette histoire de jean. En fait, depuis le retour hein de Donald Trump à la Maison Blanche, le walkisme ne fait plus recette là-bas et cela American Engle l'a bien compris. Surfer sur ce sentiment antiw, diffuser cette publicité controversée sur les réseaux sociaux, c'était sans doute prémédité.
La marque a bondi de près de 20 % en bourse. Et oui. Alors, est-ce qu'American Eagle a tout gagné ou est-ce qu'ils vont avoir un retour de bâton ?
On verra ça dans les prochaines semaines. Jean 4 Mer je me tourne vers vous. Qu'est-ce que vous pensez de cette publicité ?
Est-ce qu'elle est sexiste selon vous ? Mais c'est la ce que je trouve totalement délirant, c'est une polémique sur une publicité comme celle-là. Je veux dire que effectivement, c'est juste de la le la réaction de la gauche américaine, c'est de l'eau à porortter euh à Donald Trump, euh euh au mouvement maga parce que c'est ce que le mouvement maga a rejeté.
Donc vraiment ça montre à quel point une partie mais non mais oui sexiste, raciste, nazi une publicité mais nom de Dieu. Donc vous montrez une blonde aux yeux bleus vous êtes un nazi dire mais dans quel monde on vit quoi ? Les gens sont dingues.
Gêné par ce ce type de polémique qui effectivement servent uniquement ceux qui siament les orgent à savoir la marque qui bénéficie d'une immense visibilité et comme vous l'avez dit avec en plus des répercussions financières plutôt positives. Effectivement crier au nazisme et à leugénisme je pense que c'est un tout petit peu euh superflu enfin démesuré pardon dans dans ce dans ce contexte. Bien sûr.
D'accord. Moi qui suis un jeune des années 90 quand même donc un ancien jeune nous on avait que des pubs comme ça avant les pubs Calvin Klein dans les années 90 le contexte a changé donc l'interprétation doit-elle changer ? Non, alors ça je ça c'est pas à moi de le dire, je met mais je ce qui m'étonne c'est pourquoi justement des publicités comme ça font font faire des bons en bourse à la marque.
Est-ce que est-ce que c'est parce que justement dans les pays riches ont vieilli et il y a une forme de nostalgie des années 90, je sais pas ou est-ce que c'est parce que il y a un combat politique derrière parce qu'il le savait. Parce qu'il savait qu'il allait avoir un début. Est-ce que c'était prémilité ?
Est-ce que c'était prémilité que ça aille aussi loin ? Je je je je ne sais pas. Mais rappelez-vous, dans les années 80, demain j'enlève le haut, demain j'enlève le vin.
Une autre époque. Certains vont diront c'est une autre époque. Gen bon, on en a beaucoup parlé à l'époque et la marque c'était la note c'est pas celle d'aujourd'hui.
C'était plutôt la vote quand même. Bon alors American Eagle qui vous inspire cher Marie. Oui alors bah American Eagle dévoile sa nouvelle collection, un nouveau logo.
En effet un logo qu'on connaît tristement. Merci à vous. C'est l'heure de notre invité de la semaine Guillaume L.
Bonsoir. Installez-vous. Bonsoir à vous.
Vous avez vous payz ce magnifique album Resto Routier. aux éditions Webbec. C'est c'est plein phare, on le voit dès le dès le dès la première dès la couverture.
Alors, vous êtes allé à la rencontre de nos restaurants routiers de notre pays. Il y en a encore 700. Aujourd'hui, il y en avait 4000.
Ça a beaucoup baissé. Vous en avez arpenté plus d'une centaine. On vous avait reçu sur ce plateau pour les rades.
Vous aviez fait un album, c'était il y a 2 ans. C'était formidable. D'ailleurs, ça ça a connu un très grand succès hein les rates.
Donc tous ces tous ces cafés, ces bistros qui disparaissent aussi, qui n'ont plus la même patine aujourd'hui. Et donc vous aujourd'hui, c'est dans les restos routiers que vous êtes rendu. Pourquoi ce choix des restos routiers ?
Pourquoi ce choix ? Tout simplement parce que pendant ce Tour de France des rades où j'ai pu étraîner ma voiture, elle à la rencontre des des rades des bistr le midi, le soir pour manger, je préférais m'arrêter dans les dans les relais routiers. Oui.
Euh pour pas être seul, pour vraiment bien manger et puis aussi pour pour prendre une douche et euh et j'y voyais des scènes de vie incroyables. J'entendais des histoire vraiment qui m'ont beaucoup touché. Par exemple, donnez-nous un exemple de de d'une personnalité parce que c'est ça, il y a des personnalités hein, il y a même les légendes, il faut les retrouver à la fin.
Vous voulez tellement les mettre en valeur que vous avez mis les légendes à la fin du livre. On a voulu faire une forme de balade en France avec Catherine Barlette, la graphiste et Marie Bonman, mon éditrice pour vraiment se promener dans les relais routiers, voir toute la vie autant qui vous a marqué ? Dites-nous qui vous a marqué.
Je pensais envoyer Catherine, la chef du de la cabane bambou petit village de la de la Somme Breille Corneaute qui une chef incroyable qui fait des petits plats avec que vraiment comme comme elle aime, elle flambe tout au cognac. C'est c'est un peu sa sa petite manière de de d'éréhausser un peu les plats et c'est une rencontre qui m'a vraiment marqué par exemple. Fréqu Alors, on croit tous savoir ce que c'est un un resto routier, ça semble tomber sous le sens mais il y a quand même des critères relativement précis.
Lesquels ? Oui, les critères sont un grand parking déjà pour recevoir les les camions, euh les douches, en tout cas les coins hygiènes pour pouvoir effectivement se se doucher. Et puis bien sûr une cuisine authentique, généreuse, copieuse entre 16 et 20 € généralement.
Donc c'est vraiment imbattable entrée plat, dessert, carte rouge et café. Donc c'est voilà plutôt plutôt généreux et et bon marché pour la qualité que l'on peut avoir là-bas. Et comment vous pardon Julien, allez-y.
Je je pensais à votre technique d'immersion en fait qui est un peu particulière he parce que vous cachez votre appareil photo notamment. C'est c'est comme ça. Vous vous cachez votre appareil photo et puis vous vous discutez comme ça avec les gens en comptoir.
C'est comme ça que vous essayez de gagner leur confiance. Exactement. Je peux pas arriver dans ces lieux avec mon appareil et consommer l'image et prendre des photos.
Le terme prendre, je l'aime pas trop notamment en photographie. L'idée c'est vraiment d'avoir un échange d'abord le plus humain possible au comptoir où je je passe un petit temps ou même en quand je mange à table avec les grandes tablé de de chauffeur et ensuite à un moment donné quand il faut que j'ai fini toutes mes questions posées de de curiosité bah il s'intéresse à moi un peu plus aussi et puis c'est là où je dis que je suis pas là uniquement pour manger une tête de veau mais aussi pour capturer en tout cas l'essence du lieu par des images euh des sons des textes en tout cas des témoignages que j'essaie de récout C'est comme ça vous capturez cette photo C'est Johnny qui était Johny couverture capturé par une magnifique photo Johny aussi. Alors pourquoi lui qu'est-ce que qu'est-ce qui vous a marqué chez lui ?
C'était une belle rencontre un un midi à Labati en Savoie au restaurant routier le tarrain. H h il était de passage pour prendre le café et on a tout sympathisé au comptoir et il va il a voulu me montrer sa son camion, sa cabine et à un moment donné où il est monté, je lu dit "Johnny, bouge pas votre cliché retourné, j'avais l'image de de Johnny. Ils acceptent facilement, juste ils acceptent facilement de se prêter au jeu des photos. sont surpris que je m'intéresse à leur métier, à leur environnement par qu'ils sont quand même plutôt peu considéré aujourd'hui les loin oui le temps de Max Meier, on les retrouvait en primetime sur RTL dans la 70 donc d'avoir un un photographe qui s'intéresse qui les écoute, qui leur propose de bah de réaliser une image un peu souvenir.
Ils sont ils sont plutôt ravis ensuite blanche. Cette esthétique des rats des et des routiers, on voit à quel point elle imprègne aussi aujourd'hui beaucoup d'établissements parisiens qui se revendiquent une espèce d'authenticité et reprennent à la fois les codes de la déco mais aussi les codes des menus. Voilà, les bouillons, les choses comme ça.
Comment est-ce que c'est quoi votre lecture de cette tendance là ? Est-ce que cette récupération elle est pour vous bénéfique à ces établissements là qui vont peut-être retrouver un peu de prestige ou est-ce qu'au contraire elles vont un petit peu aspirer leur âme ? Hm.
Pour moi, ce qui est vraiment important, c'est surtout l'authenticité et elle ne s'achète pas avec une Cara fricar ou d'autres éléments de décoration. Donc, c'est hyper important. Ça prend du temps, une authenticité, c'est insufflé par les patronnes, les patrons, les habitués.
Et pour moi, c'est vraiment ça l'essence du du rat, du resto routier et c'est ce qu'on doit avoir en tête quand on passe la porte de ces établissements. Et des clients bien sûr. Et comment vous expliquez qu'il y en ait de moins en moins ?
Il y en avait donc, j'ai dit 4000, aujourd'hui 700. D'où vient la concurrence ? des modes de voyage différents pour pour ces professionnels.
La principale raison, c'est le sort des autoroutes. Depuis les années 70, du coup, les camions bah tracent et vont sur ces grands axes autoroutiers. Il y a les déviations également dans les plus petites communes qui qui veulent éviter le passage des camions et également aussi une amélioration du confort de la cabine avec l'apparition des réchauds, des frigos, ce qui fait que les conducteurs mangent dans leur dans leur cabine aussi.
Alors, où est-ce que vous nous emmènerez dans quel routier là ce soir si on devait Ah, je vous emmènerai bien à la table d'obe superbe chourrot que j'ai photographié notamment qui donne le sourire. Alors moi je vous emmène de Il y a toujours la tête de ou mais vraiment dans ce contexte là. D'accord.
Pour moi, c'est plat emblimatique. Moi, je vous emmène à Château Surep dans l'heure, le relais normand. Moi j'adore les routiers donc j'ai adoré votre livre et c'est formidable.
C'est délicieux qu'on y mange avec des burgers incroyables. Voilà une autre adresse. Donc moi aussi je peux vous y emmener si vous le souhaitez.
Merci encore d'être venu sur ce plateau Guillaume Blau Resto routier et c'est vraiment une sorte de roman graphique des routiers des restos routiers au d'aujourd'hui. On peut voir ça comme ça. Voilà beaucoup vous encourage à y aller.
Merci. Oui, allez-y pendant vos vacances au resto routier. Un dessin Marie s'il vous plaît.
Oui. Alors j'ai une suggestion de prochain sujet nostalgie. l'hôpital public et ses soins gratuits.
Ah oui, ça c'est vrai que c'est pas Alors, je sais que Guillaume Bl, il a pas eu le temps de nous le dire mais il va s'intéresser aux artisans coiffeurs. Après, il me fait signe que oui, d'un peu plus loin. Bonsoir Reza Punewachi, merci de nous rejoindre et bien cette semaine c'est vous qui allez nous faire découvrir l'histoire de la semaine.
Une femme qui fait entrer de rénemment l'Afrique dans l'histoire du cyclisme. Je vous propose de revenir au 30 juillet dernier dans le massif central. 165 km de course, des routes qui montent et qui cassent les jambes.
Au sprint, Kim Lecour dépose, comme on dit demi-ol ring et reprend le maillot jaune du Tour de France féminin. Voici une image historique. Jamais une africaine n'avait dominé ainsi l'épreuve.
Quelques jours plus tôt, lors de l'étape 2, elle avait déjà endossé le fameux maillot. Un exploit pour cette cycliste partie de presque rien. Son frère Olivier raconte cette semaine dans le Parisien, on était comme des fous.
On était les seuls le long de la route à crier. Les gens nous regardaient bizarrement car aussi bizarre que ça puisse paraître, rien ne l'a destiné à cette gloire. Kim Lour né en 1996 à Kurpip sur l'île Maurice.
À 3 ans, elle contracte la malaria, elle en réchappe mais ce début de vie lui laisse des traces. Elle découvre le vélo à 12 ans dans un pays où le cyclisme féminin est quasi inexistant. Son père l'accompagne sur ses premières courses locales et très vite, on l'a décrit comme une petite boule de volonté discrète mais incapable d'abandonner.
En 2015 et 2016, elle tente sa chance en Europe. Échec. Elle abandonnait ou finissait avant-dernière à chaque course rappelle son entourage.
Rejeté par toutes les équipes, elle part vivre en Afrique du Sud avec son futur mari, le cycliste Yann Piénard. Elle songe à arrêter. Fin 2023, Yann la convainc de se remettre en selle et décide de contacter des équipes pour la recruter.
Une semaine avant leur mariage, l'équipe belge âgé Insurance Soud prend le paris et là tout bascule. 27 avril dernier, Liège Baston Liège pour les femmes. Cette course est un monument du cyclisme.
Kim Lecour s'y présente sans pression. Elle est distancée au début, revient puis sprinte et elle gagne. Elle est la première africaine femme comme homme à inscrire son nom au palmarès de l'épreuve.
Kim Lecour a fin. C'est un peu une folle. Une malade mentale se moque son frère.
Elle ne se satisfait pas d'un podium. Elle veut gagner. Depuis cette victoire justement, Lille Maurice vit au rythme de ses exploits.
Des veillées entières sont organisées pour l'avoir sprinté. Des gamins et surtout des gamines se mettent au vélo. Un engouement national que Kim porte avec humilité.
Je roule pour montrer que tout est possible même quand on vient d'une petite île. Oui, c'est incroyable ce qu'elle déclenche et ce qui frappe aussi Ra, c'est qu'elle a réussi tout ça après 8 ans loin du peloton professionnel. Une histoire de de persévérance he surtout pour en fait son son parcours dépasse sa propre histoire.
Il s'inscrit dans un mouvement plus large avec Dianine Gabiré au Rwanda par exemple ou encore au Nigériaovina ou PC Rayer. De plus en plus de femmes africaines persent dans le cyclisme mondial mais Kim Lour est la première à briser le plafond de verre avec cette fameuse triplette monument maillot jaune victoire d'étape. Et est-ce qu'elle est tout simplement pas en train de changer Kim Lecour l'image et bien du cyclisme mondial ?
Tout à fait. Aujourd'hui Kim Lecour sait qu'elle a déjà gagné plus qu'une course. Elle a vaincu ses doutes, renversé les pronostics et fait tomber les barrières.
Je me dis juste continue, même quand tu as peur, il faut tout tenter. Ça c'est ce qu'elle confiait après sa course Liège Baston Liège. C'est l'histoire finalement d'une outsider devenue championne et peut-être qui sait d'ici quelques jours la première africaine à remporter le Tour de France femme.
Merci Ra pour cet hommage et un hommage aussi de Marie, notre dessinatrice. Oui. Alors bah Kim, le cours et le gagnant.
Très bon. Merci Marie. C'est comme chaque vendredi et bien chers clubis, vous avez choisi une photo qui illustre un autre sujet d'actualité la semaine.
Et Blanche, on commence avec vous et une photo de la tribune de l'ONU. Oui, ma photo elle a été prise mardi à l'ONU et on y voit Jean-Noël Barre et à ses côtés le ministre des affaires étrangères saoudien. Souvenez-vous, il y a encore quelques semaines, on disait que l'initiative diplomatique française de reconnaissance, en tout cas d'annonce de la reconnaissance d'un État palestinien était un coup d'épé dans l'eau. ben forcer de constater que c'est plutôt une victoire diplomatique pour le moment puisque dans la foulée de l'annonce de la reconnaissance à venir de la France et ben on suivit le Royaume-Uni, le Canada, le Portugal encore aujourd'hui et donc on voit qu'on se dirige pour l'assemblée générale du mois de septembre à une avancée notable, alors pour le moment peut-être symbolique diront certains, mais en tout cas une véritable avancée et la France peut je crois s'en orgueillir aujourd'hui d'en être à l'origine.
On y reviendra demain dans le dans le club international de de 28 minutes. Jean à vous. On parlait des vacances des restos routiers.
Vous avez choisi vous une photo justement nos autoroutes. Voilà. Pas très glorieuse.
Non. Non mais la saleté française, j'avoue que c'est quelque chose d'assez étonnant. D'après un sondage, 20 % des Français 20 % des Français balancent leur déchets par la fenêtre de la voiture.
Alors je ne vous cache pas dans les années 50 avec mon papa, bah pas moi parce que j'étais trop petit. Mais mon père balançait effectivement ses canettes par la fenêtre. Personne se posait la moindre question.
Mais je pensais que dans ce monde merveilleux qu'on nous décrit depuis 25 ans, ce monde un peu coû euh éveillé justement au danger euh de la pollution, le monde avait changé. Et on s'aperçoit que non, d'ailleurs, il suffit de circuler dans Paris, de prendre les routes et cetera, tout est sale. Aller dans les pays asiatiques, aller en Chine, aller en Thaïlande et cetera, c'est plus aller en Malaisie, c'est plus propre, c'est plus propre.
Ici, nous sommes un pays de cochon. Alors, vous reviendrez dans 20 ans. On revi reviendrait dans 20 dans 28 minutes et vous nous direz si ça a changé.
Cher Thomas Porchet, c'est à vous pour votre photo sur une une pilule un peu particulière. Mais oui, c'est la la pilule de de la pilule pour homme, la pilule contraceptive pour homme. Alors moi qui a un certain âge maintenant, j'ai j'ai vraiment vécu toutes les tendances qu'il y a eu en terme de de de protection.
Et c'est vrai que dans les années 90, les les les filles prenaient la pilule même pour l'acné. À l'époque. On leur donnait pour l'acné, parfois très jeune et cetera.
Et puis après depuis les années 2010, on constate quand même que un certain nombre de de de personnes de de mes partenaires ne prenaient plus la pilule. Donc il y avait en fait trois solutions pour l'homme, le préservatif, la vasectomie et la technique ancestrale du retrait. Et je trouve ça bien qu'il y a aujourd'hui la possibilité d'avoir une pilule.
Sachant que quand même entre des mains mal intentionnées, si quelqu'un dit qu'il prend la pilule et qu'il a une relation sexuelle, c'est la femme qui sera enceinte et pas l'homme. Voilà. Alors justement, ça a inspiré un dessin à Marie Bah oui, à Marie Morel qui aimerait que ça aille assez vite tout de même hein cette pilule masculine.
Et ben oui, parce que avec un essai clinique en 2025, mon mec devrait pouvoir l'apprendre après ma ménopause. Merci cher Marie. Il est temps de retrouver notre désenchanté préféré, vous le connaissez, Benoît Forjar.
Ce soir dans sa dérive des continents, il se pose la question que tous les parents se posent. Comment se faire respecter des tout petits ? Voici sa réponse.
Bonsoir Benjamin. De plus en plus précocément conscient de la faiblesse des adultes, certains enfants tente d'imposer leur loi dans l'espace privé. Est-il normal que ma fille de 4 ans dise non à tout que chaque séquence du quotidien se transforme en une performance qui impressionnerait par sa fureur un actionniste vienénois automateur ?
Avant d'être papa, je pensais que je saurais faire. Quand il m'arrivait d'entendre un enfant piquer sa crise dans un train, je gardais le silence consterné, convaincu que les gens ne savaient pas s'y prendre que trop occupés, a noté leur généraliste. Ils avaient manqué de l'atention minimale apporté à leur petit bout avant d'en perdre le contrôle.
Un dégâts des eau, on bourre une chaussette dans la fuite puis on appelle le plombier. Mais un enfant de mauvaise foi que rien ne ramène à la raison. Où mettre la chaussette ?
Quel spécialiste alerté ! Nos armées sont inégales. Ma fille dispose d'une endurance que je n'ai plus et d'un large éventail de nuisance.
Sa petite taille pourrait être un handicap, mais elle en joue merveilleusement pour former au sol une boule compacte, difficile à saisir. Et puis, elle a l'opinion pour elle. Le lobby des enfants accomplit depuis des années un travail remarquable pour imposer son soft power.
La culture Kid a tout envahi. Il n'est qu'à observer les sièges Haribo des Wigo où le groupe d'intervention Macron Mertz Starmertusk, clairement inspiré par la pâte patrouille. Et nous, moi quels sont mes atouts ?
Comment répliquer ? Le dialogue encore faudrait-il que la partie adverse veuille négocier ? L'autorité au nom de quoi ?
Les bilans spectaculairement lamentables de certains adultes notoirs plombent ma légitimité. Je constate toutefois que je ne suis pas le seul parent à traverser une mauvaise passe. Derrière les sourires de façade, j'observe les cernes, les rides prématurés.
Ma fille a beau répété qu'elle sait tout mieux que moi, je le conteste. J'ai le permis B connu deux mariages et sep présidents. Sans solution, je me rabats sur la tendresse en espérant qu'elle agisse sur le long terme.
À la colère, j'oppose l'amour. On va voir ce qu'on va voir. Bien qu'adulte, nos pouvoirs ne sont pas nuls.
Merci cher Benoît. Merci à vous chers amis autour de la table et merci aux indispensables équipes en coulisse et bien sûr merci à vous pour votre fidélité. On compte sur vous d'ailleurs, demain.
Rendez-vous à 20h05 pour le club international de 28 minutes. Et comme d'habitude et bien on va se quitter en musique avec un clin d'œil à notre invité c'est resto routier hein, un roman graphique, un roman photo et non un roman graphique comme je l'ai dit tout à l'heure, l'indicatif musical de l'émission radio mythique Les routiers sont sympas. Sign s'il vous plaît par Vladimir Cosma.
À demain. Tchus. [Musique] [Applaudissements] [Musique]